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8 mars 2017

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https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-nicole-ferroni/le-billet-de-nicole-ferroni-08-mars-2017

                Orchidée

En cette Journée du Droit des Femmes l’orchidée est un précieux symbole de la féminité : deux pétales ouverts sur un bouton, un calice, entrée subtile pour l’abeille qui la butinera.

Et de rêver que telle la fleur, le sexe des femmes  ne soit plus profané, ne soit plus entaillé,  ni excisé, ni les femmes violées. Qu’elles ne soient plus une arme de guerre pouvant être violées, vitriolées à défier la loi imposée par les hommes.

« On ne nait pas femme, on le devient » écrivait Simone de Beauvoir.

Elle le deviendra, femme respectée, en refusant la soumission au nom de l’amour;

Elle deviendra  femme en cessant d’être un objet consommable sans son consentement;

Elle deviendra femme en restant libre d’aimer, de partager, ou pas, son quotidien…

A toutes les femmes qui me liront sans oublier les hommes qui ne font pas la roue comme le paon : « Si un paon pouvait parler, il se vanterait d’avoir une âme et dirait que son âme est dans sa queue. » (Voltaire)

 

 

Qu’attends-tu de l’été ?

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Et toi, amour qu’attends-tu de l’été ?

 

  • Du plaisir sans tyrannie?
  • De l’insouciance joyeuse?
  • Des histoires d’amour aussi brèves que passionnées?
  • Des plages de sable blanc?
  • Une remise à niveau du corps défaillant?
  • Du désir revigoré prêt à jaillir?
  • Des rires et des chansons à boire jusqu’à plus soif ?
  • S’acagnarder dans l’herbe verte des prés pour un repos bien mérité?
  • Des voyages lointains sans espoir de retour?
  • Les doigts de pieds en éventail s’échappant de la tente, les yeux tournés vers des cieux étoilés murmurés de romances?
  • Des fruits de saison à mettre en bocaux?
  • Des rêves d’enfants réalisés?
  • Des sexes d’hommes encapuchonnés prémunissant des MST?

Il y a tant à faire chaque jour de l’année.

À vouloir réunir tous les manques accumulés, tous les désirs frustrés pour les vivre dans un mois d’été est pure folie. Mais n’est-ce pas ainsi que les hommes vivent?

Profitons donc de l’été pour être fous. Soyons fous, soyons dionysiaques. Soyons inspirés par l’extase sexuelle, enthousiastes autour de tables pantagruéliques, tandis que libidosexualite.com veillera sur vous en garde-fou, sera le parapet où vous raccrocher  en cas de vide. Le blog, tel un chaman rééditera certains articles jugés à propos pour baliser votre mois d’août et transformer la folie orgiaque en une  folie contrôlée.

Plaisir, rires, rêves, amour : ingrédients nécessaires pour préparer l’usine à  anticorps qui déjouera le conditionnement forcené  qui nous promet d’être attaqués par toute sorte de choses qui doivent sévir à la rentrée.  Soyons prêts pour déjouer les plans des restrictions automnales.

Construisons cet été un pare-feu pour l’automne et l’hiver 2015. Continuez un bel été!

Compulsion sexuelle

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femme serpent carte du tarot perso

La demande de plus en plus importante en consultation, les sites pornographiques de plus en plus nombreux étalant des sexes béants sur des cuisses ouvertes, des seins hypertrophiés autant que des verges turgescentes, des culs, des langues, et des et des… Autant d’images que l’on peut voir de chez soi sans se cacher en achetant des magasines pornos. Ne plus s’obliger à regarder en cachette accompagné d’une branlette vite faite dans les toilettes de son appartement pendant que bobonne remplit le lave vaisselle. Et puis se relever la nuit parce que « je n’arrive plus à faire l’amour à ma femme, il n’y a plus que le sexe par écran interposé qui m’excite. » Cette plainte là se répand  de plus en plus souvent dans mon cabinet avec une supplique pour que s’arrêtent les dégâts occasionnés par cette dépendance sexuelle compulsive.

La sexualité compulsive, fait des dégâts. À tous les niveaux : dans le couple d’abord, dans la vie professionnelle, dans la pensée obsessionnelle, dans les finances – les sites coûtent chers – dans les relations amicales…

Alors qu’est-ce que la sexualité compulsive ? D’abord ce qu’elle n’est pas : on ne doit pas la confondre ni avec l’érotomanie – qui est une illusion d’être aimé – ni avec la nymphomanie qui est  une exagération du désir sexuel chez la femme.  Ces deux formes ont toutes un objet de désir, un partenaire sur qui elles ont jeté leur dévolu. Ceci étant dit, regardons maintenant ce qu’est la sexualité compulsive.

Appelée aussi hypersexualité  la sexualité compulsive se rattache d’abord :

– Encore et toujours aux fantasmes accompagnés par des comportements sexuels et des pulsions récurrents et intenses. C’est leur durée sur un long terme qui définit cette pathologie, au moins six mois.

À cela s’associent quelques autres critères significatifs :

– Une grande partie du temps est utilisée par les fantasmes et les pulsions sexuelles qui doivent, pour la personne atteinte de sexualité compulsive, impérativement être planifiés. Question lancinante : comment vais-je satisfaire ma sexualité dans mon emploi du temps ?

– Se livrer de manière répétitive à  ses fantasmes, pulsions et comportements sexuels dès que l’humeur de la personne change, lorsqu’elle est en difficulté. L’anxiété, la dépression, l’ennui, l’irritabilité seront les motifs inconscients et le prétexte pour avoir recours à la compulsion sexuelle. Les événements stressants du quotidien  font partie des dérèglements de l’humeur qui impliquent cette activité.

– Les efforts répétés autant qu’infructueux ne parviennent pas à contrôler ou à réduire de façon significative les fantasmes, pulsions et comportements compulsifs sexuels.

– S’adonner de manière répétitive à une activité sexuelle en ne tenant aucun compte du préjudice physique ou affectif pour soi ou pour autrui.

On retrouve une détresse personnelle ou une altération dans les domaines sociaux, dans les occupations ou tout autres domaines importants du fonctionnement qui sont associés à la fréquence et à l’intensité des fantasmes, pulsions et comportements sexuels. Ces comportements ne sont pas forcément liés à la prise de drogue ou de médicament. Ce comportement se manifeste sous diverses formes comme la masturbation, la pornographie, comportement sexuel (entre adultes consentants), cybersexe, sexe au téléphone, club de striptease… Quoiqu’il en soit c’est la pensée obsessionnelle et répétitive qui fait de la sexualité compulsive un état dramatique pour celui ou celle (en moindre proportion pour les femmes) qui la vivent.

La sexualité compulsive n’est pas la paraphilie (sexualité socialement anormale, déviante comme l’exhibitionnisme, pédophilie). Cette sexualité se manifeste par des comportements sexuels normaux qui devient compulsive par leur répétition excessive et/ou désinhibée. Elles peuvent cependant être concomitantes.

Voilà vous savez tout sur cette manifestation sexuelle qui s’immisce dans le quotidien du couple et dans toute activité ne laissant aucune place à quoi que ce soit d’autre.

– Ça se soigne ? me demandait Roland après qu’il m’eut exposé ce qu’il nommait (à juste raison) son drame. Oui, ça se soigne même si cela ne se règle pas en trois coups de cuillère à pot.  Le temps est nécessaire pour endiguer ce besoin compulsif  qui dépend de tant de phénomènes souvent traumatiques, là encore, de l’enfance. Nous continuerons à y voir plus clair, très prochainement.

Prenez soin de vous.

Après le 1er le 2 Mai

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L’âge avance. On peut toujours essayer de l’arrêter, on n’y arrivera pas. Quoiqu’on fasse on ne peut l’empêcher de courir. Mais qu’importe si l’on avance avec humilité à la cadence du Temps qui lui, est éternel. Humble, toujours. Et savoir pour mieux reconnaître que l’on ne sait jamais rien. Qu’au terme de la vie, peut-être, là, aurons-nous quelques certitudes de la fin certaine qui approche ; peut-être aurons-nous compris ce qu’il y avait à comprendre ; aurons-nous appris ce qu’il y avait à apprendre, aurons-nous su ce qu’il y avait à Savoir. Merci à l’ignorance de nous pousser à aller plus loin dans la Connaissance.

La Connaissance quel grand mot ! Quel gros mot dans la bouche de la jeunesse persuadée de connaître la Vie en l’absence d’expériences. La jeunesse tâtonne, revendique et se rebiffe. Et elle a bien raison de se comporter ainsi, elle a raison d’être dans la prétentieuse voie d’un savoir livresque. D’une illusion d’un savoir de plus en plus virtuel. Expérience. Rassurante Joie, aussi, quand elle cherche à s’inscrire dans le futur d’un avenir pour l’instant n’existant que dans le néant, foisonnant de « lorsque je serais… ».

Un autre pan de mur tombe, ce faisant se consolident d’autres liens. Un autre point de vue, d’apparence serein mais qui arrivait directement de Babylone, est venu enrichir ma Vision. Se sentir compris et aimés pour ce que nous sommes et s’en réjouir empêchera de se laisser éblouir par une prétendue lumière venue de l’extérieur de nous-mêmes. Apprendre à repérer celle qui est enfouie à l’intérieur de nous, et remercier l’autre de passage qui en est le révélateur. D’une lueur jaillit une étincelle. Là encore, je suis réveillée par l’amie dans la nuit passagère qui assombrissait mon séjour sur Terre. Comme un écho bienfaisant, bienveillant j’accepte humblement de recevoir ce cadeau.

Mois de Mai. Heureuse Fête du Travail à continuer à faire sur Soi. Belle Fête embellie de milles brins aux clochettes d’un blanc étincelant que je vous offre.

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Le ciel ce matin moutonné de nuages coton laissent apparaître du bleu, enfin. Le vent n’agite pas les palmes ni les cycas et des orangers presque tous les fruits sont tombés à terre qu’un gamin en colère a écrasés.

Cette journée a commencé avec, venant de Corse, une belle jeune femme au cœur éclaté de chagrin. Pour elle, de moi, le baume au bout des mots, la voie-conseil à suivre, tendresse-empathie à distiller, pour reprendre dans l’autre sens, le chemin aux trous colmatés où, encore affleurent ses plaies.

Par extension métaphorique seront considérés deuils, la perte de l’être aimé suite à une rupture amoureuse, la perte d’un bien matériel, ou la perte professionnelle. Ces pertes peuvent impacter aussi profondément un être que la séparation suite à un décès. Et impliquer deux réactions possibles de deuil.

Le deuil n’est pas une maladie mais peut le devenir si la mélancolie s’engouffre dans la faille laissée par la perte.

Le deuil normal fait souffrir ; le prix à payer en est la douleur à la hauteur de l’attachement tissé à la personne partie. La plupart du temps la durée d’un deuil « normal » est inférieure à 6 mois. Chaque séparation réactualisant l’originelle symbiose entre la mère et son enfant, faire son deuil, passera par l’acceptation consciente de la séparation. Passage obligé des étapes de détresse, tristesse, colère, pleurs, culpabilité, honte, insomnie, manque d’appétit, fatigue…
Plus tard le souvenir amènera à vivre avec la nostalgie (étymologiquement retour de la souffrance), cet état d’âme qui tendrait à revenir vers un passé regretté auquel l’imagination – et le peu de mémoire – donnerait du sens à l’histoire (d’amour, d’amitié) pour en être consolé ; souvenir qui ajouterait sens à la tristesse d’avoir été heureux le temps de « l’être ensemble ».

Par contre le deuil pathologique, lui, fait perdre pied à l’endeuillé. Pathologique est considéré comme tel si sa durée dépasse une année.

Pour la personne qui se trouve dans l’incapacité de remonter la pente parce qu’elle ne peut abandonner l’idée d’une « jouissance » en tant que vécu sur laquelle elle ne cessera de vouloir revenir, tel l’enfant devenu adulte voudra revenir dans le giron maternel, le deuil se transformera alors en deuil pathologique. Lorsque passées les différentes étapes du deuil dit « normal », et si la tristesse, la mélancolie, le manque de désir persistent il y a deuil compliqué. La personne ne peut entamer une phase de résolution, de guérison et d’adaptation. S’il lui est impossible de rétablir ses intérêts précédents le deuil, s’il s’installe un manque de désir à s’engager dans de nouvelles relations ou de nouveaux projets, on peut alors pencher vers un deuil pathologique…

Puisque guérir c’est changer…
C’est accepter que le printemps succède à l’hiver.
De ça nous n’y pouvons rien changer.

Et si nous laissions la morte saison ensevelir les douleurs ? Si nous laissions au printemps le temps nécessaire pour retrouver les forces vitales enfouies au plus profond de l’hiver et permettre leur jaillissement le moment venu, au printemps annonciateur d’un renouveau après le passage mortel mais indispensable de l’hiver.

Prenez soin de vous.

« Être femme ICI est une blessure ouverte qui ne peut guérir » écrivait Toni Morrison dans « Un don » en 2008

CARE rappelle au passage les chiffres alarmants de la condition féminine dans le monde : les femmes représentent les deux tiers des adultes analphabètes, ne gagnent que 10 % des revenus mondiaux alors qu’elles exercent les deux tiers des heures travaillées. Une femme sur trois est victime de violence au cours de sa vie. Plus d’un pays sur deux ne condamne pas le viol conjugal. Toujours d’après l’ONG, une baisse de 10 % des mariages forcés entraînerait une diminution de 70 % de la mortalité maternelle. Des violences et une précarité qui ont un impact direct sur le bien-être des familles, l’éducation et le développement économique et social des pays 

Qu’est donc une femme, sinon un être humain identique à l’homme mais sans roupettes?  Et sans droits identiques, non plus.

Déjà 3 jours qu’a été célébrée La Femme. Et puis l’actualité fabrique des infos qui tombent dans nos oreilles comme les cheveux sous les ciseaux du coiffeur. Vite, ils s’amoncellent en tas, balayés. Ceux qui restent sur (et dans) la tête sont séchés, brushés. Et au suivant ! A la tête suivante. A l’évènement suivant. Au drame suivant…

En fait les femmes se battent depuis la nuit des temps… Être femme est un combat de chaque jour pour ne pas reléguer aux oubliettes les (si durement) acquis. Ces acquis menacés encore et toujours aujourd’hui malgré les apparences trompeuses.

À travers le monde et depuis plusieurs siècle, les femmes se battent  pour obtenir les mêmes Droits que ceux accordés à la population masculine qui eux, n’ont qu’à naître hommes pour les avoir. Je ne dirai rien sur Olympe de Gouges, qui n’était pas une femme mais une féministe comme me le fit remarquer ma voisine qui n’aime pas les féministes. C’est en 1791 qu’Olympe publie la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. » Elle insiste sur les droits de la citoyenne pour rappeler que la citoyenneté masculine ne concerne que la moitié du genre humain, l’autre moitié étant des femmes. Elle fut décapitée en 1793. Un homme sur deux est une femme : ce slogan féministe parle de l’oubli de cette moitié de la population, le masculin se considérant comme universel.

Les Louise Michel (mai 1830/janvier 1905) sœur en souffrance de toutes les causes des opprimés et des crève-la-faim. Sœur des jeunes filles dont elle défend le droit à l’instruction. « Ce que nous voulons « nous les femmes » c’est la science et la liberté » – l’instruction qui les libérerait de la soumission à l’époux – et la liberté de prendre des décisions prises par d’autres, les hommes, pour elles, les femmes. Déportée en Nouvelle Calédonie elle épousa la cause des Kanaks. Sa façon à elle de jamais arrêter le combat à la cause des opprimés.

Non soumises mais debout à défendre ce qui pour certains est considéré comme utopie; ne jamais baisser la garde, ne jamais oublier que s’arrêter c’est régresser. La soumission des femmes renforce la toute puissance des hommes.

Et ça Eunice Katleen Waymon le savait avant même de devenir Nina Simone; elle prend conscience qu’elle est noire dans un pays gouverné par des blancs et femme dans un monde dirigé par des hommes.1

Accéder aux mêmes  droits qu’ont les hommes parait tellement indéniables aux jeunes filles modernes qu’elles prendraient bien leurs aïeules pour des demeurées. Sauf pour celles dont les grand-mères ont participé à ces luttes là. Mais beaucoup trop de femmes – y compris ici et maintenant – continuent à souffrir du joug conjugal, du machisme, de l‘ignorance, de la brutalité, de la violence de certains hommes…

Plus d’un pays sur deux ne condamne pas le viol conjugal.

Rien, jamais, n’a été donné sans combat aux Femmes : ni égalité, ni dignité, ni la pleine citoyenneté, écrit Françoise SELIGMANN.

Dans certains pays on ne peut continuer à ignorer que l’absence de virginité pour une  jeune fille est un crime. Et qu’à ce titre elle court le risque d‘être lapidée, battue, vitriolée, enfermée, le soir de ces noces. Si le sang de la défloraison n’a pas  tâché les draps. Oui, ici en France ça l’est plus que jamais. Certaines Femmes peuvent être répudiées si elles ne donnent pas d’enfants mâles à leur mari. L’ignorant ne sachant pas qu’il est le seul à détenir le chromosome Y qui donnera le sexe masculin à sa progéniture. Et ce malgré les dizaines d’années qui nous séparent du premier planning familial en 1956 qui ne portera ce nom qu’en 1960.  Combien  a-t-il fallu de combats pour avoir le droit de prendre la pilule anticonceptionnelle? Combien d’autres en a-t-il fallu pour avoir le droit à l‘avortement? En 1971 « Le manifeste des 343 salopes » déclarent avoir avortées, manifeste publié dans le Nouvel Observateur, je crois. En 1975 est créée la loi SIMONE VEIL relative à l’interruption de grossesse(IVG) qui ne sera votée définitivement qu’en 1979. Il a fallu attendre 1980 pour dénoncer le viol comme étant un crime ! Qui sont les juges et les violeurs?

Ni putes ni soumises, créé en 2003. Ce mouvement des Femmes révoltées des banlieues a repris le flambeau du MLF. Ce mouvement met en évidence le mariage forcé, le viol, l’excision.  L’identité humaine n’est pas composée de deux entités, femme et homme, mais d’un humain unique qui se différencie en Femme ou en Homme.

Combien de Norma Jean déguisée en Marilyn se sont battues pour sortir du « schéma d’idiote » décidé pour elles par les hommes de pouvoir (du cinéma, du foyer conjugal). La place de la femme était « sois belle et tais-toi » pour le cinéma; derrière les fourneaux et à torcher des mômes (en quantité) résultat du devoir conjugal. Combien en moururent de n’être pas regardées autrement que pour satisfaire la lubricité des mâles et la production de chair à canon? Combien moururent sous l’infection d’un avortement clandestin ?

Plus près de nous et de notre époque : qu’elles aient été et soient noires, – Angela Davis, Nina Simone, Toni Morrison – ou blanches – Barbara, Joyce Carol Oates, Janis Joplin, Simone de Beauvoir – tant et tant d’autres artistes, comédiennes, écrivaines chacune à leur manière, chacune avec leur blessure ont défendu, solidaires, la cause des femmes. Leur blessure à l’origine de la cause qu’elles défendent. Cette partie d’elle-même qui a été abimée, salie, violée. Inces-tuées ; certaines mises enceintes par leur propre père. En chacun de ces grands noms qui tant ont fait pour les droits des femmes, s’y retrouvent les combats familiers : contre la servitude du mariage, pour le droit d’une femme de disposer de son corps, pour le droit d’aimer librement autant d’hommes ou de femmes sans que cela soit dit contre nature, amoral. Complètement dévolues à leur art qui a souvent exorcisé leurs tourments. Chacune à leur manière elles se sont battues par ce pourquoi elles ont survécu et lutté. Ségrégation raciale, racisme, violence incestueuse, viol-ence conjugale; la violence omniprésente des pauvres; l’alcool qu’engendre la misère.

Qui mieux que ces femmes, si proche de nous, simples mortelles, qui mieux que ces écrivaines, artistes, peuvent dire inlassablement, à cause des blessures qui les ont constituées, la violence au sein du couple, d’une famille qui s’étend comme tentacules au pays, au monde tout entier ?

Voyez vous, dans ces combats, les femmes sont loin de revendiquer le refus des tâches ménagères, de passer la serpillière et l’aspirateur. C’est vraiment ailleurs que « ça » se passe.

Bien sûr, et heureusement ils existent des hommes qui se battent aux côtés des femmes… En petit nombre mais avec toutes les Femmes qui se sont battues pour que leurs semblables aient une vie plus douce. Un combat pour ouvrir les yeux fermés sur l’immonde. Ne baissons jamais les bras, il y a encore tant à faire, tant de droits à acquérir avant que La Femme et l’Homme soient à égalité.

Saint Valentin :14 février

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coeur2coccinellessur  feuille

Il n’est jamais venu les mains vides. Des fleurs en bouquets, en pots, racines comprises ou encore un livre chaque fois les remplissaient. Comme pour remplir l’espace que les absences laissent vide. Comme pour rassurer du temps qui passe trop lentement entre deux visites. Et qui s’enfuit à toute vitesse dans sa proximité. Aurait-il peur de ce temps qui se rétrécît devant nous ? De ce temps de l’automne qui annonce un hiver sans printemps, sans été ? Un hiver où rien ne se perd tout se transforme comme les rejetons du mimosa des 4 saisons sort sa tige du sol fendu par les fortes gelées? Aurait-il peur de cet hiver définitif qui s’annonce ? De cet hiver du Sud où les terres brûlées ressemblent aux visages burinés par le soleil d’été.

Le coeur dans les mains-mitaines

Quand le besoin pressant de certitudes sur le futur n’est pas rassuré, l’amant amoureux serait prêt à ânonner un proverbe chinois « ce qui est fait pour durer est lent à croitre » et inciter à croire que le temps présent est fait pour durer.

Car voilà bien une drôle d’idée de croire qu’en ne parlant pas des problèmes on les résout !

C’est pour cela que les amoureuses veulent des mots traduits en actes sincères pour s’y accrocher lorsque la pluie dure trop longtemps.

Soyons fous, soyons fêlés. Les interstices laissent passer la Lumière.

Très belle Saint Valentin !

Coccinella_septempunctata_couple_(aka)

7 janvier 2015

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tu es Charlie

Tag Rayan C.

Ils sont morts de la bêtise monstrueuse, de l’ignorance grasse, un crayon à la main

Même si,

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites

je me battrai jusqu’à la mort pour que

vous ayez le droit de le dire »

(Cette phrase n’est pas de Voltaire mais lui est souvent attribuée à tort. Son auteur est en réalité Evelyn Beatrice Hall qui l’écrit dans « The friends of Voltaire » en 1906, ouvrage dans lequel elle résume la pensée de Voltaire)

Parce que trop souvent les Hommes, fanatiques, ignorants ne savent pas que « la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme. (Préambule à la DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME)

Article 19 de cette même déclaration universelle:

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Bouleversée, d’une tristesse infinie, nouée comme un vieux cep de vigne, je repars pour le combat avec comme arme les mots, écrits.

Ne sachant pas parler j’ai l’hommage silencieux mais les mots finiront par sortir à force de me gonfler le cœur.

Restons unis et cultivons-nous pour endiguer l’ignorance meurtrière.

Prenez soin de vous !

lyli

Mes vœux 2017 pour vous

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Jour après jour une année a fait le tour du cadran solaire. De nouveau nous voilà repartis à égrener le chapelet du temps aussi je nous souhaite du soleil pour chaque jours de l’année avec quelques fois une douce pluie pour le plaisir de la terre et la beauté des fleurs; je nous souhaite d’avoir des étoiles plein les mirettes pour illuminer notre regard et adoucir, s’il y en, les durs instants.

A Judith, Esther, Martine, Magaly, Anne, Françoise, Hélène, Delphine, Joëlle, Stéphanie, Florence, Leili, Anna, Olivia, Nathalie, Isabelle, Alexandrina, Pascale, Arielle, Liliane -avec un i- Marie, Anne, Chantal,Alexia, Magalie, Michèle, Julie, Christian, Christophe, Philippe, Luc, Louis, Laurent, Julien, Marc, Olivier et ne pouvant tous les nommer j’ajoute tous les prénoms féminins du calendrier auxquelles je souhaite un Roméo attentionné, joyeux, complice, élégant du cœur autant que de l’habit, aussi bien dans sa tête que dans ses baskets, sachant mettre le couvert sans rechigner à le débarrasser, ne connaissant pas la soupe à la grimace; un Roméo idéal, celui dont nous rêvons toutes… En quelques mots, je vous souhaite un rêve parce que je le sais possible à le réaliser !

Je vous souhaite des (ré)jouissances sans tyrannie, des ivresses sans alcool fort ni dépendance.

Je nous souhaite de doux paysages intérieurs dont le regard, miroir de l’âme, les reflètent; de la joie débordante, avec des moments d’accalmie pour pouvoir l’apprécier; des encens parfumés de vigilance et de gratitude s’élevant comme prière vers notre propre maître et guide intérieur.

Je nous souhaite un présent riche de beaux projets à réaliser dès le proche printemps; de  vibrer d’énergie pour exercer nos talents; de libérer nos émotions pour en faire la mesure vivifiante à satisfaire nos désirs.

Je nous souhaite des voyages lointains avec l’amour pour bagage; des îles désertes  repeuplées de réussites et de rêves réalisés; des retrouvailles renouvelées à chaque instant; des musiques pour transporter nos sentiments dont le corps se fera l’écho avec douceur ou avec rage selon  l’état du moment; de petits bonheurs qui vont et viennent comme les vagues d’une mer calme…

Je vous souhaite plus prosaïquement : de la santé à revendre, des comptes en banque créditeurs, des bas de laine sous le matelas, de l’amour sans MST, de la Sagesse pour apprécier la vie, de l’énergie pour vivre avec talent et déjouer les difficultés, des parents bienveillants et généreux, des enfants heureux de vivre;  de réaliser vos rêves à la hauteur de vos espérances. Et…et…

Une Excellente Année 2017

quand l'acte sexuel peut entrainer la mort

quand l’acte sexuel peut entrainer la mort

Il y a 40 ans Simone Veil prononçait le discours sur le droit à l’avortement : Au terme de trois jours d’échanges houleux, la dépénalisation de l’avortement sera votée dans la nuit du 29 novembre 1974, par 284 voix pour et 189 contre.

Le corps d’une femme n’appartient qu’à elle et elle seule doit décider d’interrompre ou non sa grossesse ; personne ne devrait s’y opposer. Et pourtant !

Et pourtant 40 ans après nous devons rester attentifs car certains mouvements veulent reprendre le contrôle sur le corps et l’esprit des femmes. Nous  nous devons d’être vigilants pour ne pas régresser. Ne jamais croire, que les acquis obtenus grâce aux signataires du Manifeste des 343 femmes « les 343 salopes », qu’il est impossible de revenir en arrière.Rien n’est jamais définitif. 

Des noms célèbres ont permis cela : Agnès Varda, Catherine Deneuve, Benoite Groult, Simone de Beauvoir, Jeanne Moreau, Françoise Sagan et 337 autres en avouant  publiquement avoir avorté.

En France aujourd’hui beaucoup de centre où se pratique l’IVG ferment et les Planning Familial ont de moins en moins de moyens. Encore aujourd’hui des femmes partent aux Pays Bas pour se faire avorter. 

L’avortement solution de confort ? Non! Avorter est toujours un drame, une souffrance pour la femme qui doit le pratiquer.

Bien sûr que l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour les situations sans issue, comme le déclarait Simone Veil. Bien sûr que l’IVG ne doit pas se substituer à la contraception. Cette Loi a évité les aiguilles à tricoter, les sondes, l’eau de Javel. Et l’horreur pour beaucoup d’entre elle qui en mourraient ou restaient abimées, mutilées à vie.

La contraception masculine ? Hier un rejet massif de cette solution auprès des hommes qui était pour eux une atteinte à leur virilité. Aujourd’hui il y a une demande masculine pour ne pas avoir à endosser des paternités qu’ils refusent.

Nul n’a le droit de se désintéresser des conséquences de ses actes (Aaron) sera la conclusion. 

 

Les souvenirs-écran

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boite à chapeau photos

Dès l’ouverture de la boîte à chapeau où les photos sont enfermées surgissent de ma mémoire des images qui s’affichent : 17ans la tête pleine de rêves, le corps réserve de l’avenir, l’odeur de la rose à peine éclose, le tiki à la bouche juste pour la photo : mon cœur revenu du voyage des îles restait à quai, quai où très vite j’attachais mes amarres et gonflais mon ventre de sève promesse d’un futur printemps.

lyli-tiki-rose

Plus de 40ans se sont écoulés de là-bas à ici; l’eau s’est souvent tarie de mes yeux pour mouiller ma bouche et humecter les mots d’amour restés coincés au travers de ma gorge; le corps s’est fait lourd, oh, à peine un peu plus, par trois fois. Le temps qui passe est à l’amour chante je ne sais plus quel troubadour des temps modernes quand les images continuent à affluer en souvenirs-écran masquant ainsi une réalité qui fut quelques fois grise, mais que le temps a peint en rose. C’est cela à quoi servent les souvenirs-écran, à rendre plus agréable ce qui ne le fut pas forcément et qui appartient à l’enfance.

Parce que finalement que signifie « se souvenir »? Quelle part de rêves, de fantasmes, confectionne le voile que nous étendrons devant nos yeux pour y projeter nos propres visions? Nous avons vécu côte à côte et n’avons pourtant pas les mêmes souvenirs. Pourquoi ?

Parce que la vie n’est pas ce que l’on a vécu mais ce dont on se souvient et comment on s’en souvient. Les souvenirs reflètent nos humeurs, ils nous gouvernent, influencent nos décisions, nos choix…

La tempête s’est calmée; ma tête ne brinquebale plus d’un côté, de l’autre; le souvenir de nous n’est plus ce désastre de pleine mer qui s’écopait à seaux les jours de tourmente.Nous ne parlerons plus du temps qui nous agitait ni de la couleur de nos bleus au cœur encore moins de l’épaisseur de nos murs intérieurs. S’ils ont existé nous les cacherons derrière nos souvenirs-écran pour qu’on ne voit de nous que notre vain désir à maintenir l’ouvrage que l’organe des générations continue à tisser.
Aujourd’hui mon esprit est bien moins agité que les nuages du ciel par le vent qui les pousse dans ce milieu d’automne et les dégage, laissant le bleu limpide sans pour autant éclaircir mes pensées.
Allez ! Continuons à créer des souvenirs, la route est encore longue même si pour la parcourir il ne reste plus autant de temps.

 

Pendant ce temps, Éros qui s’est préparé, bien avant le solstice d’été, à réveiller de sa baguette magique Psyché, a fait la règle  de la chasse à l’homme souvent confondue avec la pêche au bonheur. Et à l’amour, spécialité d’Éros.

Comme si le bonheur et l’amour pouvaient être chassés !

Poursuis-le et il t’échappera puisque le bonheur comme le désir est fait d’instants magiques impossibles à  emprisonner. Le désir ne vient pas quand on l’appelle, il surgit au détour d’un mot, d’un regard, d’un geste. Ce même mot, geste, regard qui peut annuler en quelques secondes et au moment décisif de la rencontre, toute la trame fantasmée avant la rencontre. Et l’amour ne jamais transpercer de sa flèche au cœur de l’amant.

La plage presque déserte frisonne sous septembre ; mes seuls pas, effaçant ceux d’un pigeon blanc, marquent le sable d’où l’ami est absent.  Il y avait là, qui n’est plus non plus, la femme, chercheuse de pierres magnifiques qu’elle m’exhibait comme trophées devant le soleil qui les traversait les magnifiant encore ; certaines, la transparence laiteuse, d’autres couleurs bouton-d’or, d’autres encore de lumineux ocre-rouge-cuivre.  Le prochain été ramènera-t-il la chercheuse de pierres ?

La plage est aussi le rendez-vous du marin qui mesure la température de l’eau  « Vous pouvez y aller ! La mer est encore à 24° et sans méduse, aujourd’hui  » Alors je m’engouffre en brasses coulées dans son eau souvent claire à côtoyer les poissons nombreux cette année. Jusqu’à frôler un barracuda de plus d’un mètre aussi gros que ma cuisse. Lui, même pas peur ; moi tétanisée.

Après la nage rivage/ponton et ponton/rivage, ponton qui n’est plus là ce matin, après des allées et venues crawlées dans la crique formée par les masses rocheuses Est/Ouest, la sortie de l’eau bien que topless mais quand même plus vêtue que la « Vénus sortant des flots » de Titien, je m’allonge sur le sable et rêve à ses yeux. Ses yeux bleu-porcelaine et leur profondeur dans laquelle je me plongerais avant d’arriver à la mer.

Et puis, en partage la joie instillée qui lentement se déverse laissant libre ce bonheur fugitif qu’un appel  a suffi à insuffler faisant battre le cœur. Comme un pressentiment. Serait-il la route ? Cette route retrouvée qui  couperait  l’envie de se perdre à nouveau  sur des chemins de traverse…  Retrouver le chemin et suivre la flèche lancée par Cupidon ; ne plus s’immoler  à la pulsion dévastatrice mais s’abandonner au creux de bras forts et tendres à la fois.

Le bonheur ? Il est là, prêt à remplir d’amour le sac de plage bientôt rangé jusqu’à l’année prochaine où nous irons ensemble recréer le mythe d’Éros et de Psyché.

La verge des hommes en Corse

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rocher phallique en Corse

Ce qui occupe mon esprit en ce moment est la verge des hommes, jusqu’à aller rechercher dans la boîte à photos celles prises en Corse il y a plus de 15ans. En exhumer ce magnifique rocher phallique sortant des eaux. La Corse où tant de pierres ceinturant les falaises figurent des formes humaines, où leur anatomie rebondies telles des fesses  ou des verges érigées droites vers le ciel, mouillées par les vagues et le ressac incessant de cette merveilleuse Nature.  Tout m’émeut chez un homme y compris son sexe tendrement engoncé entre ses œufs pas encore éclos ou droit et dur comme ce rocher de pierre émergeant des eaux, prêt à pénétrer ma grotte.

« Ah! votre ami s’appelle Pierre ? Et sa virilité est quelques fois recroquevillée tel un oiseau dans son nid attendant la becquée ? Non, non, me répondit-elle fièrement, le sien n’est jamais défaillant. Je dirai presque que c’est le contraire : toujours prêt à s’engouffrer dans ma terre, à creuser le sillon, à m’inonder  de son jus. »

Adolescente, courroucée je demandais à ma mère: « Hein ? Qu’a t-il de plus que moi mon frère ? Pourquoi lui ne ferait-il pas la vaisselle, son lit et ne rangerait-il pas sa chambre ? » « C’est un garçon »! répondait ma mère  aussi fièrement que si mon frère, en tant que garçon, avait été la 7ème merveille du monde… Ce que je compris bien plus tard (quand je commençais à fréquenter les garçons) était que mon frère avait quelque chose entre les jambes qui pendouillait. Ce quelque chose lui donnait des avantages dont on me privait ; cette petite chose le dispensait des menus travaux ménagers. Cette chose appelée pénis en faisait un garçon  avec des privilèges dont les filles étaient exclues.

Oh! cette étrange chose qui au repos paraît bien inoffensive et qui soudain comme mue par un ressort, projette la chose hors de sa boîte,  se dresse et cherche à pénétrer…

Oh, là, là ! Sachez regarder tout alentour la Nature et vous y verrez des modèles qui rendront le désir bien humain.

Allez ! Passez une belle nuit !  Avec des rêves érotiques ? Ben, oui, pourquoi pas la Pleine Lune est là !

Bon sang, tu ne penses qu’à ça ! Et par ricochet j’en fais autant ! Une chose m’inquiète cependant : peur que la routine s’installe car on n’a qu’un nombre de trous limités, un sexe chacun (oui, je sais tu peux par quelques processus extensibles, et tu en as la possibilité, en mettre d’autres à ma disposition), une paire de mains, de pieds, de fesses où entre les deux tiennes je me vois plonger un doigt à la recherche de ta jouissance que j’ai déjà pu apprécier plus grande.

Oui, j’ai peur de l’escalade, comme un toxico qui est à la recherche de l’extase provoquée par son premier shoot ; j’ai peur d’être accro à ce que tu me conditionnes autant avec tes mots que tes approches câlines et sulfureuses…Finalement j’ai peur de t’être soumis, à toi, au désir que tu crées et qui par définition est incomblable, soumis au plaisir qui une fois satisfait se recrée comme une hydre à mille têtes.

J’ai peur de moi.

A lire à ton retour dans ta maison où ton lit m’a vu nu. Qui exige réponses.

 

 

Qu’attendons-nous de l’été?

  • Du plaisir sans tyrannie?
  • De l’insouciance joyeuse?
  • Des histoires d’amour aussi brèves que passionnées?
  • Des plages de sable blanc?
  • Une remise à niveau du corps défaillant?
  • Du désir revigoré prêt à jaillir?
  • Des rires et des chansons à boire jusqu’à plus soif ?
  • S’acagnarder dans l’herbe verte des prés pour un repos bien mérité?
  • Des voyages lointains sans espoir de retour?
  • Les doigts de pieds en éventail s’échappant de la tente, les yeux tournés vers des cieux étoilés murmurés de romances?
  • Des fruits de saison à mettre en bocaux?
  • Des rêves d’enfants réalisés?
  • Des sexes d’hommes encapuchonnés prémunissant des MST?

Il y a tant à faire chaque jour de l’année.

À vouloir réunir tous les manques accumulés, tous les désirs frustrés pour les vivre dans un mois d’été est pure folie. Mais n’est-ce pas ainsi que les hommes vivent?

Profitons donc de l’été pour être fous. Soyons fous, soyons dionysiaques. Soyons inspirés par l’extase sexuelle, enthousiastes autour de tables pantagruéliques, tandis que libidosexualite.com veillera sur vous en garde-fou, sera le parapet où vous raccrocher  en cas de vide. Le blog, tel un chaman rééditera certains articles jugés à propos pour baliser votre mois d’août et transformer la folie orgiaque en une  folie contrôlée.

Plaisir, rires, rêves, amour : ingrédients nécessaires pour préparer l’usine à  anticorps qui déjouera le conditionnement forcené  qui nous promet d’être attaqués par toute sorte de choses qui doivent sévir à la rentrée.  Soyons prêts pour déjouer les plans des restrictions automnales.

Construisons cet été un pare-feu pour l’automne et l’hiver 2014. Continuez un bel été!

L’amour physique ne suit aucune règle autre que celle de la parfaite bienveillance de l’un pour l’autre(Duyckaerts). L’érotisme suit un rythme qu’un rien détraque (page 256 de « Cette chose là »)

Et vous à  quoi pensez-vous pendant l’étreinte ? Vous laissez-vous envahir par les fantasmes en dérivant  sur la vague de vos rêves ? Échafaudez-vous une tour de béton dans laquelle vous vous enfermez pour être hors d’atteinte? Repassez-vous en boucle tout ce qui vous reste à faire pour le lendemain ? Ne pensez-vous qu’à son plaisir en oubliant le vôtre qui lui en donnerait ? Fantasmez-vous d’être brutalisée pour arriver à la jouissance ? Seriez-vous cette succube qui profiterait du sommeil de son homme pour le séduire parce qu’éveillé il est inoffensif ? Seriez-vous de celles qui simulent pour garder un compagnon, au risque de  le perdre à tout jamais ? Préférez-vous votre propre monde intérieur à la présence d’un homme amoureux ? Vous pensez-vous objet sexuel alors qu’il est fou de vous son seul moyen de le montrer étant de bander ? Et l’utilisation d’un objet sexuel communément appelé sextoy, qu’en pensez-vous ?

Alors que votre amant n’est que raffinement vous arrive t-il de prendre cela pour du vice ? Vous est-il arrivé de vous sentir humiliée par le manque de désir d’un partenaire? Celui-là va trop vite : trois petits coups, trois petits tours, il se retire. Ou bien celui-là qui reste à l’entrée, sans jamais pouvoir pénétrer sa tige étant trop flexible,  pas assez rigide… Et puis certains dont la raideur ne se répand jamais pris dans un priapisme douloureux. Cet autre marqué par l’impuissance sera catalogué par la femme de «pauvre mec.» Et méprisé par elle. A moins que lui impuissant et elle frigide ce couple n’accommode de tiédeur leur problématique qui les soude.  Jusqu’au réveil de l’un d’eux. Catastrophe pour l’équilibre que le  couple avait trouvé dans ce compromis.

Voilà quelques troubles qui sévissent malgré la prétendue libération sexuelle. La difficulté à dire, à parler des véritables entraves à une sexualité épanouie qui au-delà de ce que disent les magazines est toujours tabouisée, bien qu’exposée sans pudeur… Quel monde complexe, ne trouvez-vous pas ?

 

Heureux 1er Mai

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Tous mes souhaits pour que le travail soit une fête et non pas une corvée.

Joyeux 1er Mai

D’un rendez annulé, je saisis l’aubaine, trop belle, pour aller faire un tour dans le jardin. Je descends lentement les marches qui mènent au parc où je n’irai pas. Les  branches  des arbres ont été coupées et il ne reste du seul eucalyptus qu’un tronc débarrassé de ses écailles et des moignons qui rendent l’aspect de ce qu’il en reste  tristounet. Amputé, l’eucalyptus n’a plus rien d’élégant encore moins de majestueux; il est maintenant isolé de la fraternité des pins dont les branches pareilles à des bras se touchaient, s’embrassaient presque. Pauvre Eucalyptus ! Il paraît bien seul au milieu du parc et les pins, dont les jardiniers ont aussi raccourci les branches, sans toutefois les transformer en arbre-tronc, se détournent, arrogants, de cet arbre castré qui n’a plus rien à exhiber qu’un tronc pâle, lisse, triste à pleurer.

Assise sur une marche face au soleil, je respire profondément en méditant sur la beauté de la végétation qui m’entoure. Le bruit léger d’un craquement me fait ouvrir les yeux sur un écureuil dont la queue en panache roux, saute de branche en branche et, se retrouvant sur l’herbe, sa tête, un coup à droite, un coup à gauche, disparaît dans le laurier sauce…

Trop malin lui ! Prévoyant (n’est-il pas l’emblème de l’épargne ?) il s’éloigne du genre humain.

Et ma tête s’en va à New York. Les écureuils là-bas ne sont pas qu’à gambader dans Central Parc; ils viennent  sur le rebord des fenêtres frapper leur museau sur la vitre. Les écureuils de la ville de NY ne sont pas beaux comme celui-ci. Gris, le pelage d’un rat des villes. Comme les Roms au carrefour de la voie rapide implorent pour avoir de l’argent, les écureuils de leurs petits yeux vifs implorent leur nourriture. Jamais on n’ouvrait  la fenêtre de peur d’être mordus par ces petites bêtes affamées.  Leur morsure pouvait – se disait-il – provoquer la rage…

Les étirements, la tête d’un côté, de l’autre sur mes épaules endolories remettent en place mon dos maltraité par l’assise devant l’ordinateur… Je remonte lentement les marches en humant les iris parés de leur couleur mauve; ils embaument l’escalier. C’est au tour des glycines à peine ouvertes à prendre le relais par leur parfum tenace. Décidément, je n’ai pas envie de rentrer. Pas tout de suite. Pas si vite. Pas de consultation qui m’y obligerait. Alors, je vais rendre visite au camélia rouge qui a déjà perdu toutes ses fleurs. Ne restent que ses tiges vertes, épaisses.   Le cadeau de ma fille, un pommier magnifique dont les fleurs presque toutes ouvertes annoncent le printemps chéri à mon cœur. Et puis, dans une des jardinières qui marquent l’interdit à stationner, une tulipe jaune tombée là par hasard parmi les géraniums qui lui ont fait une place.

Hésitante, je n’avais toujours pas envie de me poser devant l’écran. C’est alors que je succombais. »Allez, prolonge un peu ta promenade ! Profite encore du soleil, » disait ma voix intérieure ! Sans trop me faire prier, je contournais la bâtisse. Il fallait que je vérifie une chose étrange pour savoir si cette chose  relevait d’un effet d’optique ou de la réalité de ce que mes yeux avaient vue.  Il y a quelques jours, regardant le ciel chargé de gros nuages noirs, j’aperçus par la fenêtre de la cuisine située plein Nord, une tige de tomate.  Elle était là, dressée dans la jointure, coincée dans le renflement des canalisations qui s’imbriquaient l’une dans l’autre. Quelques jours en arrière après cette constatation il m’a semblé voir sur la tige une petite, toute petite fleur jaune. Ce n’est qu’aujourd’hui que je pus vérifier la  véracité  de  la petite fleur jaune  qui entre temps s’est transformée en une toute petite, mais bien réelle, tomate rouge cerise.  Encore une fois je m’ émerveillais d’être témoin de Dame Nature qui contournait tous les obstacles en donnant la vie.

N’allez pas croire à un poisson d’avril. N’allez pas croire non plus qu’avec cette tomate-cerise il y a de quoi faire une salade. Je vous invite seulement à constater  par vous-même l’étonnante force de la vie qui s’infiltre partout et réussit à s’adapter quels que soient les obstacles…

 

 

L’amour physique ne suit aucune règle autre que celle de la parfaite bienveillance de l’un pour l’autre (Duyckaerts). L’érotisme suit un rythme qu’un rien détraque (page 256 de « Cette chose là »

La femme frigide ne « supporte pas le climat créé par la présence charnelle de l’autre »(Edita Fried) Elle ne désire rien que l’objet de son rêve.

Et vous à  quoi pensez-vous pendant l’étreinte ? Vous laissez-vous envahir par les fantasmes en dérivant  sur la vague de vos rêves ? Échafaudez-vous une tour de béton dans laquelle vous vous enfermez pour être hors d’atteinte? Repassez-vous en boucle tout ce qui vous reste à faire pour le lendemain ? Ne pensez-vous qu’à son plaisir en oubliant le vôtre qui lui en donnerait ? Fantasmez-vous d’être brutalisée pour arriver à la jouissance ? Seriez-vous cette succube qui profiterait du sommeil de son homme pour le séduire parce qu’éveillé il est inoffensif ? Seriez-vous de celles qui simulent pour garder un compagnon, au risque de  le perdre à tout jamais ? Préférez-vous votre propre monde intérieur à la présence d’un homme amoureux ? Vous pensez-vous objet sexuel alors qu’il est fou de vous et son seul moyen de le montrer est de bander ?

Alors que votre amant n’est que raffinement vous arrive t-il de prendre cela pour du vice ? Vous est-il arrivé de vous sentir humiliée par le manque de désir d’un partenaire? Celui-là va trop vite : trois petits coups, trois petits tours, il se retire. Ou bien celui-là qui reste à l’entrée, sans jamais pouvoir pénétrer sa tige étant trop flexible,  pas assez rigide… Et puis certains dont la raideur ne se répand jamais pris dans un priapisme douloureux. Cet autre marqué par l’impuissance sera catalogué par la femme de «pauvre mec.» Et méprisé par elle. A moins que lui impuissant et elle frigide ce couple accommode de tiédeur leur problématique qui les soude.  Jusqu’au réveil de l’un d’eux. Catastrophe pour l’équilibre que le  couple avait trouvé dans ce compromis.

Voilà quelques troubles qui sévissent malgré la prétendue libération sexuelle. La difficulté à dire, à parler des véritables entraves à une sexualité épanouie qui au-delà de ce que disent les magazines est toujours tabouisée, bien qu’exposée sans pudeur… Quel monde complexe, ne trouvez-vous pas ?

Avez-vous trouvé de beaux œufs dans le jardin des délices ?

Sexualité et fruits du jardin d’Eden

Posted by EarnestWhitehea. Comments (7).

« Si le potage avait été aussi chaud que le vin, le vin aussi vieux que la poularde et la poularde aussi grasse que la maîtresse de maison, cela aurait été presque convenable » Curnonsky, fondateur de l’Académie des gastronomes.

Tout engagement important, qu’il soit contrat d’affaires,  sentimental ou relationnel se prépare autour d’une table… à manger. Penserions-nous à nous reproduire, nous attablerions-nous aussi volontiers autour d’un repas à faire frémir nos papilles  sans plaisir au rendez-vous ? C’est le plaisir, seul, qui fait le lit de la table et transforme la table en lit. Le plaisir est un convive qui s’invite à notre insu; il émoustille nos ébats amoureux, il se partage autour d’un plat, ne fut-il  que de pâtes.

Ève et la pomme

Adam aurait-il porté à sa bouche la pomme qu’Ève la tentatrice lui présenta s’il n’avait senti monter en lui le désir ? En même temps que son geste ne lui offrit-elle pas la révélation d’un plaisir terrestre ? Le plaisir de  croquer la chair de l’amour.  Ce plaisir qui conditionne notre nature humaine, prétexte pour multiplier les plaisirs de la bouche et les plaisirs sexuels.

L’histoire de Marie-Lise, haute comme trois pommes, et d’Édouard avec ses oreilles en feuilles de chou vous sera ici contée.

Édouard  qui n’en pouvait plus de bouffer de la vache enragée avec les femmes proposa à sa « fiancée » qu’il n’avait pas encore consommée, d’aller dans les sous-bois ramasser des champignons. Ce n’était pas  encore la saison, Marie-Lise la naïve au cœur d’artichaut, lui dit sa préférence  à cueillir des fraises. Des fraises des bois, insistait-elle. Fraises ou champignons qu’importe, lui répondit Édouard en la mangeant des yeux, le plus beau fruit  à manger est là devant moi.

Marie-Lise ragaillardie par la remarque sans équivoque d’Édouard rajusta  son corsage sur ses seins gros comme des pomélos qui en débordaient. Elle enlaça son ami, prit son chapeau de paille et bras dessus-dessous ils cheminèrent sur le sentier qui conduisait au bois. Heureuse de cette promenade Marie-Lise retrouva  une pêche d’enfer, la banane fendait son visage d’une oreille à l’autre.

Édouard sans être végétarien rêvait de lui manger l’abricot. Il rêvait de lui ouvrir le coquillage et de s’engouffrer dedans comme l’anguille pénètre la fente des rochers. Il fantasmait sur le festin que mijotaient ses pensées. Il était prêt, si elle se laissait faire, à la dévorer entièrement. Il devenait un ogre pantagruélique à la vue des  appâts de Marie-Lise.

Chemin faisant les pensées de Marie-Lise, s’agitaient. Malgré ses formes callipyges, sa façon de manger ressemblait à celle d’un oiseau : aussi peu mais aussi souvent qu’eux. Elle picorait comme une poulette. Aussi après qu’ils aient fureté sans succès dans les buissons pour y dénicher des fraises, au pied des arbres pour y déloger des champignons, Édouard invita sa belle à s’assoir dans l’herbe épaisse. Les mains croisées sous la nuque, Édouard se laissait butiner les lèvres, grignoter le lobe de l’oreille, mordiller les tétons… Sûr qu’elle y prenait plaisir autant que lui. Marie-Lise dont les mains s’aventuraient au niveau de la ceinture, transforma par leur pouvoir le cornichon russe en concombre libanais et les deux figues qu’elle imagina sèches et ridées se retrouvèrent au creux de sa main gonflées de désir.

Excité par ces préliminaires, sorte d’entre-mets savoureux, Édouard impatient salivait à l’idée de déguster le dessert. Il se voyait déjà trempant son biscuit dans la crème, retourner  sa Marie-Lise comme une crêpe et l’appeler dans la foulée Suzette.

Marie-Lise ne l’entendit pas de cette oreille. Son désir à elle était de continuer les préliminaires, de se gaver de sensations nouvelles pour elle; de faire durer ce plaisir qui n’en finissait pas de monter comme une mayonnaise. Pas assez mûre pour  l’instant elle n’avait nulle envie de passer à la casserole quand soudain…

Un rire éclata dans la gorge de Marie-Lise. Ivre. Elle était ivre, d’une ivresse qui succède à l’ingestion d’un vin chaud, épicé et capiteux et succomba à la tentation de le boire jusqu’à la lie…

Les souvenirs écrans

Posted by lyli. Comments (6).

Dès l’ouverture de la boîte à chapeau où les photos sont enfermées surgissent de ma mémoire des images qui s’affichent : 17ans la tête pleine de rêves, le corps réserve de l’avenir, l’odeur de la rose à peine éclose, le tiki à la bouche juste pour la photo : mon cœur revenu du voyage des îles  restait à quai, quai où très vite j’attachais mes amarres et gonflais mon ventre de sève promesse d’un futur printemps.

47ans se sont écoulés de là-bas à ici; l’eau s’est souvent tarie de mes yeux pour mouiller ma bouche et humecter les mots d’amour restés coincés au travers de ma gorge; le corps s’est fait lourd, oh, à peine un peu plus, par trois fois. Le temps qui passe est à l’amour chante je ne sais plus quel troubadour des temps modernes quand les images continuent à affluer en souvenirs-écrans masquant ainsi une réalité qui  fut quelques fois grise  mais que le temps a peint en rose. C’est cela à quoi servent les souvenirs-écrans, à rendre plus agréable ce qui ne le fut pas forcément et qui appartient à l’enfance.

Parce que finalement que signifie « se souvenir »? Quelle part de rêves, de fantasmes, confectionne le voile que nous étendrons devant nos yeux pour y projeter  nos propres visions? Nous avons vécu côte à côte et n’avons pourtant pas les mêmes souvenirs. Pourquoi ?

Parce que la vie n’est pas ce que l’on a vécu mais ce dont on se souvient et comment on s’en souvient. Les souvenirs reflètent nos humeurs, ils nous gouvernent, influencent nos décisions, nos choix…

La tempête s’est calmée; ma tête ne brinquebale plus d’un côté, de l’autre;  le souvenir de nous n’est plus ce désastre de pleine mer  qui s’écopait à seaux les jours de tourmente.Nous ne parlerons plus du temps qui nous agitait ni de la couleur de nos bleus au cœur encore moins de l’épaisseur de nos murs intérieurs. S’ils ont existé nous les cacherons derrière nos souvenirs-écrans pour qu’on ne voit de nous que notre vain désir à maintenir l’ouvrage que l’organe des générations continue à tisser.
Aujourd’hui mon esprit est bien moins agité que les nuages du ciel par le vent qui les pousse en ce début de printemps et les dégage, laissant le bleu limpide sans pour autant éclaircir mes pensées.
Allez ! Continuons à créer des souvenirs, la route est encore longue même si pour la parcourir il ne reste plus autant de temps.

coccinellebrancheenfleur

Je vous propose un jeu qui consiste à écrire un scénario au fur et à mesure des acteurs en présence et en scène. Autrement dit : vous ne projetez rien, mais attendez qu’il  soit chez vous près de vous. Vous n’attendez rien…Et de surcroit vous aurez !

La seule chose que vous êtes autorisée à mettre en place est le décor : pensez à certains éléments qui rendront l’atmosphère légère. Ici une fleur ; là des serviettes d’invités ; le choix d’un thé ou d’un bon café que vous lui proposerez (selon l’heure de son arrivée) ; cela s’appelle l’accueil. Vous mettrez tout ce qui vous semble bon pour accueillir cet ami que vous n’avez pas vu depuis longtemps et qui a certainement changé… Qui ne correspond plus tout à fait à la photo du dernier mail pas plus qu’à l’image que vous en avez gardée.

L’histoire s’écrit à partir de maintenant. Il se peut que certains souvenirs refassent surface que vous jugerez opportun ou pas de les évoquer. Ressentez l’ambiance qui règne en sa présence. Tout en restant dans l’instant, consciente des émotions qui vous traversent, soyez attentive à vos impressions ; sans focaliser sur la première impression, sachez en tenir compte ; c’est toujours la bonne…

Et puis viendra la première soirée qui dépendra elle aussi de l’atmosphère de vos retrouvailles et là vous saurez votre désir  – ou non – et le sien, votre envie de partager ou pas…

Quant à dormir ou non ensemble, puisque jamais vous n’avez consommé,  laissez vous guider par cette première impression, elle déterminera le choix que vous lui proposerez : « Où veux-tu dormir ? Avec moi ? (si vous en avez envie, seulement.)  Seul sur le canapé ? »

De l’humour à saupoudrer comme une épice ; de la gaieté transmise par la dopamine. Laisser le naturel revenir au galop en étant vous-même (vous pouvez me dire « si seulement je savais qui je suis ! »)

Quoiqu’il en soit, dans l’interprétation, jouez la spontanéité ; ne sur-jouez pas ; ne faites pas ce dont vous n’avez pas envie pour seulement faire plaisir à l’ami, cela se sentirait, mettrait des fausses notes dans la partition. Acceptez sans les nier le plaisir, le désir; soyez respectueuse de vous-même…

N’anticipez pas les minutes d’après ; restez là, présente à l’instant et tout se passera bien.

Ainsi vous écrirez l’histoire au fur et à mesure. Et si un mot, une phrase sort spontanément et quelle vous semble inadéquate au sujet, au moment, à l’idée que vous vouliez exprimer … qu’à cela ne tienne vous avez le droit de poser la question tout haut « mais pourquoi j’ai dit ça ?! » en rire et en discuter avec lui.

Pour les repas lui proposer de vous accompagner en continuant la conversation pendant que vous préparez ou mieux l’inviterez à mettre la main à la pâte ; donnez lui un « truc à faire », c’est un bon test qui donnera un idée de sensualité…

L’enfant : Vous ferez les présentations de votre ami à votre enfant. «Marc est mon ami, je le connais depuis … il est venu me voir et va rester quelques jours avec nous. Présenter votre enfant à Marc : « voilà ma perle… » Là vous pourrez remarquer: Est-il attentionné ?Lui demande-t-il son âge ? S’intéresse t-il à l’enfant, à l’école, à ses jouets ? Au moment de dormir couchez votre enfant comme d’habitude avec la routine habituelle, (câlin, histoire…) et revenir vers Marc.

Projeter un futur heureux ne le fera se réaliser comme tel qu’en vivant un « ici et maintenant » heureux. Rappelez-vous « le futur est le résultat du passé qui lui-même se vit au présent » Si maintenant vous êtes confuse le futur le sera aussi. C’est aussi simple que ça. Demain n’existe pas, dans l’absolu. Demain me rappelle toujours ce dessin : une pancarte dans un magasin sur laquelle était écrit « demain on fait crédit ». Une manière comme une autre de dire que demain n’existe pas plus que l’achat à crédit.

C’est difficile de discipliner son esprit ; il est comme un cheval jeune et fou ; de plus nous ne sommes pas arrivés à l’état de Sagesse ; là encore il faut du temps pour canaliser nos pensées, nos émotions… Tous les jours une certaine pratique vécue avec douceur est une bonne manière d’arriver à être en paix avec soi-même.

Prenez soin de vous.

8 mars et après ?

Posted by lyli. Comments (4).

Il y a quelques jours mourrait Antoinette Fouque : le 20 février 2014 exactement. Figure  « phare » du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) qu’elle créa; psychanalyste, elle était totalement engagée politiquement. Ce sont ses mots qu’elle a donnés à une interview pour Télérama peu avant son décès ; ses mots recopiés ici pour  lui rendre hommage et à travers elle c’est à toutes les femmes (enfin presque)  que cette journée rendra hommage.

« Toute femme n’a pas le talent pour être écrivain, mais, Rimbaud l’a dit, toute femme a le génie de l’écrivain! J’appelle ça la génialité, ou la génitalité, c’est à dire la compétence ou la capacité à donner la vie. Procréer c’est créer. Toute femme est créatrice de sens, c’est à dire de vie, donc d’œuvre. Une œuvre d’être ou une œuvre d’art, ou les deux.

Car c’est la naissance de sa fille, sa  maternité, où elle prit conscience des difficultés qui s’imposent aux femmes dès lors qu’elles sont mères et mariées.

Contrairement à Freud pour qui la libido est d’essence masculine, Antoinette pose la question de la femmes et du corps dans la théorie psychanalytique. Au phallus, centre des thèses freudiennes, Antoinette propose l’existence d’une libido spécifiquement féminine, qui s’oppose à la génitalité masculine phallique-anale. Elle évoque une « libido utérine »  qu’elle nomme « libido2 » puis, changé plus tard par «  libido creandi « 

Toutefois, elle mettait en garde  » Attention à ne pas régresser ». Car si au phallus elle oppose le vagin, l’utérus, comment peut-on oublier que les organes féminins  sont plus que jamais lieu de viols, de cruauté, armes de guerre et de torture ? En détruisant les femmes c’est tout le tissu social qui  est détruit…

Elle n’était pas de ces féministes qui condamnaient la maternité bien au contraire : « Avec la maîtrise de la fécondité (contraception) beaucoup de femmes, même partiellement, même maladroitement, se sont appropriées la victoire (du combat de nos aînées). La grande conquête, c’est d’affirmer l’enfant comme objet de désir. »  Et non plus subir des grossesses non désirées ou/et imposées.

Plus ça va, plus vous faites l’éloge de la lenteur, lui dit Marine Landrot :

« Le monde actuel vit sur le temps frénétique de la digestion (je mange, j’expulse et je recommence) et sur le temps industriel de la gestion. C’est le temps phallique qui gouverne l’entreprise, le temps de l’érection, le temps du flash, le temps de la drogue. Pour ma part, je ne suis ni sur le temps de la digestion ni sur celui de la gestion. Je suis sur celui de la gestation. Un temps long qui se déploie sur 9 mois, un lieu d’économie vivante, charnelle.Un temps du vivant plutôt qu’un temps de la technique, du calcul, de l’accumulation. Le temps de la création permanente, de l’échange et du partage. « 

Oui, prenons le temps de poser les actes. Prenons le temps de nous préparer pour créer de belles relations « femme/homme-femme/femme-homme/homme ». Prenons le temps de l’amitié. La lutte doit continuer pour ne pas perdre ce qui a été si dur à obtenir.

Le 8 mars est la fête des Femmes. Tout le monde en parle de cette journée. Et après qu’en reste-t-il ?

Comme m’écrivait  un homme cher à mon cœur « En ce jour particulier pour les femmes, je continuerai à fêter les femmes tous les jours. C’est mesquin un seul jour pour les aimer. »

« Ah ! Parlons en des marques d’amour de mes parents, » s’exclamait Josiane en séance. Ma mère était tellement en phase avec sa vie de merde, qu’elle nous a abandonnés, mon petit frère et moi; j’avais 3ans. Et mon père ? Lui était seulement responsable de sa bouteille; ses valeurs étaient celles du PMU. Lorsqu’il misait sur des canassons, des tocards ou des outsiders dont un avait la chance d’être dans les trois premiers il allait au bar du coin s’arsouiller jusqu’à ce qui ne lui reste plus une thune. Vous en voulez des parents responsables de leur progéniture ? Venez chez moi ! sanglotait-elle.

Régine évacuait ses larmes discrètement. Mon père ? Mon père, ricanait-elle férocement à son souvenir. Il est parti avec la meilleure amie de ma mère qui pleure encore vingt ans après.

Et pourtant ces quatre là, ces deux couples parmi tant d’autres qui donnèrent Vie, ont prononcé à un moment donné le « JE T’AIME » fatidique sans aucun autre engagement que celui qui les a enchaîné à un destin sordide

Que signifie cette déclaration d’amour qui, pour Derrida « est un mot valise qui signifie qu’un message conformément à son destin ne peut arriver à destination »

« Je t’aime, je t’aime c’est tout ce qu’elle sait dire » chantait Claude Nougaro dont c’est aujourd’hui l’anniversaire des 10ans de sa mort: Un’ petit’ fille en pleurs dans une ville en pluie/Où est-ell’ Nom de Dieu !/Elle a dû remonter par la rue d’Rivoli/J’ai d’la flott’ plein les yeux/Parc’ qu’elle avait rêvé je ne sais quel amour/Absolu, éternel/Il faudrait ne penser, n’exister que pour elle/Chaque nuit, chaque jour/Voilà ce qu’elle voudrait.Seulement y a la vie/Seulement y a le temps/Et le moment fatal où le vilain mari/Tue le prince charmant/L’amour, son bel amour, il ne vaut pas bien cher/Contre un calendrier/Le batt’ment de son cœur, la douceur de sa chair…/Je les ai oubliés./Où donc est-ell’ partie ?/Voilà qu’il pleut des cordes/Mon Dieu regardez-moi/Me voilà comme un con, place de la Concorde !/Ça y est, je la vois/Attends-moi !/Attends-moi !/Je t’aime !Je t’aime !Je t’aime !…(Vous entendrez les paroles en musique en cliquant sur ce lien :

« Je t’aime  » Alors que les portes du train se fermaient, sa bouche en un rond formait un « je t’aime » distinct. Que voulaient dire ces mots là dans sa bouche qui ne l’avait jamais prononcés, qui ne le prononcerait plus parce que sa vie le quittait ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ne m’a-t-il jamais dit je t’aime quand il aurait pu le dire ? À qui le disait-il? À sa vie qui s’enfuyait ? À sa mère qui ne le lui avait jamais dit ? À son fils qu’il ne reverrait pas ? À toutes les femmes qu’il avait aimées et dont je représentais un échantillon de l’amour inconditionnel  donc masochiste ? Voulait-il avant le grand saut s’assurer de mon amour  éternel pour lui ?Je ne saurais jamais si ce « je t’aime » m’était totalement destiné mais qu’importe puisque sur le quai de la Gare de Lyon, un homme que j’ai aimé jusqu’à me renier me disait enfin JE T’AIME.

Dire « je t’aime » n’est-ce-pas attendre de l’autre une déclaration d’amour ? Car les gens qui s’aiment ont -ils besoin de se le dire ? Je vous laisse répondre à ces questions.

Pleine Conscience

Entre mes jambes repliées en lotus je posais le combiné du téléphone et essayais de me reposer quelques instants, tout en méditant sur ce que je venais de lire – Le Trou. Le trou sur lequel viennent se poser régulièrement les objets pulsionnels. Sur ce trou dans l’image, en référence au miroir évoqué par Lacan vient se poser petit « a » cause du désir. Ma pensée partit dans le jeu de mot que mon imagination transforma en  con biné. Mon con à moi n’avait pas été biné depuis des lustres où je m’accrochais pour ne pas sauter sur le premier apollon venu. Heureusement les apollons ne courent pas les rues ce qui me permet de rester à ma place. Mon con qui n’avait pas été biné depuis longtemps faisait de mon jardin intime une friche. A l’origine du mot grec hystéricon, le con veut dire sexe de femme ; le verbe biner quant à lui me rappela ma grand-mère maternelle qui régulièrement partait dans son potager avec un petit binoir pour aérer la terre autour des salades…

C’est à ce moment là de ma réflexion que le combiné se mit à vibrer entre mes cuisses transformant  en sextoy vibrant cet objet de communication. Et vous savez quoi ? A  l’autre bout du fil, un amoureux, heureux enfin de pouvoir me joindre, me proposa de venir me retrouver quelques jours afin d’aérer mon potager.

Joyeuse St Valentin de Thaïlande par un farang (français) tendrement respectueux des personnes et de leurs coutumes. Qu’il soit ici remercié pour le partage de son beau texte.

Sourire Thaïlandais

Il fait chaud, à midi passé, je tourne à gauche sur Phun Suk dans cette rue sans nom où se trouve le cybercafé. Une jeune femme mince, à la poitrine généreuse, vient en sens inverse, dans une rue tiède du quartier « chaud » de Hua-Hin, un sac de provision à la main, quatre ou cinq plats complets dans leurs emballages isothermes blanc. Un sourire, qui m’est manifestement destiné, lui aussi est blanc et généreux. J’y réponds avec un « sa wat di khrap » dont l’accent la fait rire. Elle me prend par le bras, me propose un « drink » dans son bar le Coconuts, manifestement un bar à filles. Rien ne distingue cette jeune femme, sans maquillage aucun, d’une passante quelconque, rien, si ce n’est cette invitation à prendre un verre dans un girlies-bar, le HARD BANG KOK CAFE COCONUTS espèce « d’épicerie arabe » des bars à hôtesses.

Je sens contre mon bras la douceur ferme d’un sein et un parfum léger ; je la suis et m’assieds à l’ombre, sur la terrasse. Un chiot minuscule, âgé de quelques semaines accourt et quémande une quelconque friandise. Je lui caresse la tête, il se roule sur le dos, me mordillant les doigts. Nam, c’est son surnom d’amitié, a déballé son repas, après avoir distribué les autres aux jeunes et ravissantes filles qui s’affairent dans le bar.
Je reconnais, outre les brochettes de poulet grillé, la fameuse salade de papaye verte, « som tam ». Elle m’en propose. Je refuse, c’est bien trop épicé pour moi. La mama-san m’a servi mon eau minérale. J’ai soudain très faim. Par geste et en anglais de cuisine j’explique que je vais aller chercher à manger. Je reviens avec un poisson grillé, traversé de part en part par des tiges de citronnelle, aromatisé de coriandre et d’ail et du riz gluant. Il fait chaud, un air frais circule à l’ombre des cocotiers, Nam me sourit, décontractée. Les filles ont cessé de s’agiter et mangent, le chiot Li-Vaï s’est endormi à l’ombre, sur une marche. Lorsqu’un rare Farang passe dans la rue, elles l’appellent, peu convaincues d’un « Beer, drink » ou d’un « where you going ». Je suis particulièrement bien, je déguste mon repas, délicieux, le temps, atemporel, s’écoule en silence.

Nam m’a initié au parler thaï, invité à quelques leçons. Leçons aboutissant à des travaux pratiques, ma fois, plus qu’agréables, le jour du quatre-vingtième anniversaire du Roi. Nam a trente-sept ans.

Avec Nam, sa douceur, son rire, son sourire, j’ai pu mesurer le danger que représente une bar-girl de dix-huit ans pour n’importe quel homme, même fortement prévenu, hostile même à ce genre de rencontre. Nam m’a décrit, avant tout autre, le parcours et les motivations de ces filles de l’Isan, vendues et louées par leurs familles, par leur mère. Pour Nam, First is Money… avec en prime parfois, lorsque le farang est doux, amical et sobre un peu de tendresse vraie, un nuage de tristesse passe alors dans le regard…

Avec Nam a débuté et s’est achevée ma première expérience, au Pays du Sourire, mêlant sentiments et sexe vénal. Nam m’a envoyé ses vœux pour Noël, elle est repartie dans l’Isan avec un Farang. Elle m’appelle parfois…

 

 

La nuit, déjà, est tombée et la mer et le ciel sans étoile se confondent en un noir obscur. Le temps passe trop vite il glisse sur les jours comme une étole glisserait de l’épaule d’une belle.

Bien des similitudes dans nos vies respectives qui se recroiseront un jour,  en un point fixe,  ici ou là-bas ; le temps sera suspendu dans cette rencontre probable bien que les secondes fuiront à même allure que le sable de la plage quand il file entre les doigts…

C’est alors que,

le sommeil froissera nos visages  que l’amour au réveil repassera.

Dans  tes yeux l’éclat des étoiles

Suspendu à tes lèvres le sourire de l’extase

La trace de tes mains sur mon corps offert à tes caresses

Et mes mains inlassablement parcourront le tien

Imprimant sur ta peau encore chaude de la courte nuit,

Leurs empreintes indélébiles.

Quand ?  est la question

« Un jour prochain » répète l’espoir en écho à mon cœur en attente

Le temps en sommeil glisse sur mes nuits comme le drap glissera dénudant les corps endormis.

Bientôt.

ciel d'aroage - plage déserte

Après la boue plein les chaussures d’avoir pataugé gaiement dans les flaques d’eau qu’a laissé la pluie sur la terre trop longtemps séchée par le soleil

Après avoir ressuscité  les souvenirs heureux de nos tendres années

Après avoir aimé comme seule l’insouciance de l’enfance le permet

Après avoir tant ri de croire à un futur ensemble

Après avoir figé sur photos nos visages épanouis

Après avoir regardé les vagues lécher le sable et mouiller nos pieds

Après avoir cru que le bonheur ne pouvait être éphémère

Après que la vérité sorte de nos bouches redevenues enfant

Après que ma vie même à cet instant dépendrait de la tienne…

Après l’instant d’après l’amour, la vie recommencera pour toi, sans moi…alors éteignons la lumière pour ne pas nous perdre dans l’après d’un futur sans nous.

ciel d'aroage - plage déserte

Prêtes à tomber, les feuilles encore rouges sur les arbres de la forêt  ont attisé le feu qui doucement s’éteignait dans ce début d’automne languissant. Il a suffi que sa démarche féline allonge son pas jusqu’à toucher l’écorce pour que ressuscitent la jeunesse, presque oubliée, les fleurs dans les cheveux détachés et la liberté  d’oser la vivre.

Ce n’est pas un Pierrot qui réveilla ma plume qui n’attendait que lui pour s’envoler mais le balancement chaloupé de son corps que le roulis roula dans mon lit devenu navire.

L’été indien  offrait à nos yeux une palette aux couleurs somptueuses, rares, dans le jour qui déclinait assombri par le ciel noir charbon chargé d’orage. Heureux, nous avancions  vers le soleil, certains de laisser derrière nous,  éclairs et pluie torrentielle qui s’abattirent sur la terre en effaçant les traces du temps passé. Encore, il fut donné de  revivre à l’automne un printemps tissé d’amour et d’amitié en retrouvant l’empreinte familière de l’étreinte .

La rareté crée le miracle, la répétition l’efface, disait je ne sais plus qui.

Je vous souhaite un bel automne quelle que soit la saison de votre âge.