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La perte du triple A : ça veut dire quoi? Le départ de la gardienne qui coûtait trop cher aux résidents, ça, c’est une réalité constatée. La tête que l’on perd à trouver des solutions. En pensant que c’était LA solution, il n’y a pas si longtemps je l’ai perdue. Les jambes que l’on retrouve à courir après le bonheur; ça c’est l’espoir qui se remet en place. La crise dont on nous martèle les oreilles à longueur d’ondes…Ilseterra, ilseterra…Sommes-nous, vous, moi, fragilisés par toutes les infos que nous ingurgitons? Le climat se confond avec une sombre météo médiatique déversée tous les matins sur nous, pauvres auditeurs. Que faire si ce n’est changer de radio ? Écouter FIP par exemple qui envoie les watts d’excellents vieux blues, rock… « Revenir à ce bon vieux temps d’une époque, disait la vieille dame, où on n’avait peur de rien, parce qu’on avait de tout. C’était l‘abondance après la pénurie de l’après guerre. » Bien sûr on peut refuser de  se connecter au monde par l’intermédiaire des médias pour éviter les scènes où nous ne pouvons qu’être spectateurs sans possibilité d’intervenir. Ou encore attendre que ça passe ? Quel est l’impact de la crise sur notre moral? Sur nos pensées ? Amplifie t-elle nos angoisses, nos manques ? Génère t-elle nos fantasmes en réveillant nos peurs.

Parce que nous sommes devant un système qui nous dépasse, un système qui nous met au pied du mur à exécuter des choix imposés, qui nous oblige à vivre des situations où nous n’avons aucun contrôle, parce que nous ne comprenons rien à ce que l’on nous impose… Que nous reste-t-il comme possibilités ?  Subir, se révolter (mais contre quoi, contre qui ?) ou bien mettre en place  un système D? Le drame est tel qu’il nous donne l’impression de nous retrouver dans un monde sans perspective et nous confronte à la pénible sensation de notre propre incompétence.

En d’autres temps Lavilliers chantait « N’appartient jamais à personne! » Pas bon pour l’enfant de n’appartenir à personne; un enfant sans appartenance est condamné à la mort ou à un mauvais développement… Moi j’ai envie d’appartenir à un monde où l’on ne te met pas le couteau sous la gorge quand t’es déjà entrain de suffoquer. Moi j’ai envie de croire en moi, d’abord, en elle, en lui. Moi j’ai besoin d’aimer la vie en faisant confiance à mes dragons propulseurs d’idées.  J’ai envie de partager du sentiment, des idées, des joies; des vins capiteux autour d’une table à deviser toute la nuit…

Alors la crise ? Oui, je peux vérifier (en clientèle) qu’elle a un impact déstructurant sur les pensées; qu’elle agit sur le moral des personnes qui n’ont pas pour bagage une puissante confiance en elles-mêmes. Par contre nous pouvons faire en sorte qu’elle ne nous transforme pas en mouton bêlant, en machine à l’automatisme décérébrant.En citron pressé. En boule stressée. 

Et contre la crise que peut-on faire ? Le prochain article nous parlera de la manière d’y faire face.

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Rencontres sur site

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Il est encore tôt et la lune prête à disparaître derrière l’Estérel.  De ma fenêtre ouverte je vois le liseré rose qui borde l’horizon et touche le bord de la mer; encore un jour où le soleil va réchauffer les palmiers. Nulle agitation sur la mer étale, personne en vue qui arriverait à la brasse, les croissants qu’il n’aurait pas pris le temps d’acheter pour être sûr d’être là à mon réveil…Mes pensées rejoignent ce nageur à contre courant des ténèbres et nous nous retrouvons ensemble dans un bar coquet du vieux port où pour moi qui ne bois presque jamais de café j’en choisirai cependant un qui vient des îles de Jamaïque. Le Blue Mountain, c’est son nom. Je le prendrai en bouche comme un breuvage rare, le siroterai à petites gorgées tant son parfum est enivrant et son coût élevé.

Tiens donc !  Celui là dont le prénom a le son de notes de musique m’inspire plus qu’un autre. Ce n’est pas le son de sa voix que je ne connais pas  mais bien plus des mots écrits qu’il m’offre à lire. Il fait partie de ces hommes qui ne se cachent pas derrière un flou artistique. Pas plus que sous un avatar flouté unique symbole du site. Il dit qui il est et il insiste quand la dame à l’autre bout du territoire plus proche d’une autre mer que de l’océan lui dit que la distance qui les sépare est un handicap; elle lui fait remarquer aussi que ce qu’elle est ne correspond en rien à sa demande à lui, à ses choix. Au profil idéal qu’il a en tête. Mais il insiste. C’est son insistance qui la séduit.

Le site de rencontres est-il le lieu idéal pour mettre en scène sa vie sans jamais en jouer le moindre rôle? Un ailleurs fictif on l’on peut se rêver paré de tous les attributs charmants en prenant soin de cacher le petit défaut oubliant que c’est en lui  d’où émane tout le charme.

Le site de rencontres repère des coquins-coquines; des forts en gueules et des naïfs; des m’as-tu vu et des « je veux passer incognito ». Des Anges et des démons. Des romantiques et « qui y croient ». Des chasseurs et des chassés. Des qui se la racontent et qui racontent des fadaises. Des gens comme toi et moi. Des ceussesqui passaient là par hasard à hauteur d’un clic. On trouve de tout au menu d’un site de rencontres. Les nuances n’existent pas dans les listes proposées. Puis faut bien que rencontre se fasse; un jour faut se jeter à l’eau.Ou se mettre à table. C’est alors que le plat servi ne fait plus saliver; on avale avec difficulté la tambouille des mots qui se  précipitent à nos oreilles. Le  met n’a rien à voir avec la recette ni l’image  qui parvenait par écran interposé. Arrêter tout tout de suite pour éviter  l’indigestion.

Pourquoi s’inscrit-on sur un site de rencontre ? Qu’y trouve t-on ? Quelle est la place du fantasme ? Quel tissage l’imaginaire vient tricoter à partir d’une photo,  souvent vieille photo,d’un instant volé et fixé ?

Racontez-moi tout, je peux tout entendre!

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 Pour vous, pour moi je souhaite des mains enlacées en marche vers l’avenir.

 

 

Je vous souhaite d’être la cible de l’arc tendu par Cupidon.

Je vous souhaite des richesses autres que matérielles inaccessibles au fisc.

Je vous souhaite de prendre de la distance, face à la crise, face à la mort,  face à l’amour, même. Éloignez vous de tout ce qui peut vous éloigner de vous.

L’amour est le vœu  le plus demandé, que faisons nous pour qu’il soit exhaussé?

Je vous souhaite de réinventer le désir dans sa dimension mouvante, non figé par des tabous ou des excuses d’un autre monde. Je vous souhaite d’avoir l’érotisme imprévisible et sauvage; l’improvisation joueuse en cassant les rituels qui enlisent et fragilisent les amants dès lors qu’ils ne peuvent être respectés.

Je nous souhaite d’accepter nos imperfections. Le trop parfait est ennuyeux, le plus que parfait invivable. Seul le présent a de l’avenir et l’imparfait du charme.

Je vous souhaite de toucher le cœur de la personne qui vous est destinée et surtout de savoir la reconnaître.

Que pouvons nous faire qu’accepter cet été indien qui dure  en faisant de l’hiver un temps anachronique, hors saison?  Sinon l’apprécier comme s’il nous était redevable sur recette 2012 et compensatoire d’une époque en crise présumée en hauts lieux encore plus tourmentée.

Je vous souhaite d’entrer

d’un pas léger,

joyeux  en l’année 2012


Le Père Noêl : la commande

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De Rebecca Princesse de la Molle

Princesse de la Molle

« Princesses oubliées et inconnues » écrit par PH.Lechermeier

Père Noël,

Quelques petites questions à te poser :  éloigne un peu de tes oreilles ta capuche rouge bordée de blanche fourrure et écoute :

Faut-il croire en toi pour que les vœux, les souhaits, les demandes se réalisent ? Faut-il fermer les yeux et dormir  pour ne plus croire aux discours mensongers ? Philippe Lechermeier fait dire à la Princesse de la Molle (celle qui pionce tranquillou, abandonnée à ses rêves ) que dormir  « c’est se raconter des histoires qu’on ne connaît pas encore. » Et moi je suis forte pour me raconter des histoires. Enfant j’ai longtemps cru au Père Noël, j’en suis restée naïve et trop souvent j’y crois encore au père Noël. Le problème c’est que j’y crois toute l’année. Alors on va récapituler les raisons qui me feront croire qu’il vaut mieux ne plus croire au Père Noël et ne compter que sur soi-même pour continuer à avancer.

Tout d’abord, Père Noël, peux-tu glisser dans les santiags ou les baskets de mes compatriotes  que les mots doivent s’inscrire au travers de paroles authentiques, de paroles vraies, pleines de vérité, sinon autant qu’ils la ferment. Peux-tu suggérer aux politiques d’arrêter les bla-bla qui usent de termes qui ne veulent rien dire ? De parler simple et vrai. Père Noël, peux-tu dire aux enfants, mais surtout aux grands enfants aujourd’hui adultes qu’ils doivent penser ce qu’ils disent et dire ce qu’ils pensent ? Peux-tu les inciter à cesser de dire le contraire de ce qu’ils vivent ? Peux-tu leur rappeler qu’en chacun d’entre nous il existe un chemin qui nous est propre qui a pour sens le langage; priver les individus de s’exprimer au travers des mots qui leur sont propres, qui font sens pour eux,  c’est prendre le risque de les enfermer dans une prison où ils vont périr.

Père Noël aurais-tu oublié que nous avons besoin de temps pour aller bien. Nous avons besoin de temps pour apprendre; nous avons besoin du temps pour nous parler  et travailler ensemble; il faut du temps pour être solidaire et jouer collectif; il faut du temps pour faire le point et avancer intelligemment.

Peux-tu faire quelque chose contre le temps qui passe et enlever des années au temps passé pour retrouver l’insouciance de la jeunesse ? Non ? Mais à quoi sers-tu ? J’ai comme l’impression que tu es bien impuissant sur ton traîneau. Tu te traînes parce que tu ne crois plus  en ton pouvoir de rassembler les humains en une ronde joyeuse? Tiens donc ! Toi aussi t’es obligé  de faire du rendement, de produire plus pour survivre ? Ah ! T’es obligé de te  poster devant les  grands magasins, d’installer des enfants sur tes genoux, leur raconter des fadaises pour faire dépenser des thunes aux parents ? Les photos ! Ah ! T’en as marre des photos ! Bon sang comme je te comprends ! C’est sûr que t’as l’air con avec ton sourire niais autant qu’hyprocrite …Eh, oui, t’en peux plus de te taper Tino Rossi et son Petit Papa Noël …  Tu te jures de ne pas recommencer l’année prochaine, c’est trop humiliant ?

Bon, Papa Noël, tu m’as filé le bourdon je vais faire comme la Princesse de la Molle et me ramollir devant un film. Au hasard « Le Père Noël est une ordure ». Tu l’aimes pas ce film ? Et pourtant, ses répliques cultes…C’est c’la, oui ! C’est c’la !

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Dans ce dernier Sex-o-café l’émotion régnait en maître, d’où qu’elle provienne, femmes et hommes confondus. De là à croire que les participants de cet événement ont des caractéristiques qui ne sont pas exclusivement masculines ou féminines mais s’imbriquent selon la loi des 80-20, y a pas loin! Parce que les fidèles  du sex-o-café ont, ce soir là, permis à leurs émotions de s’exprimer. Cette loi des 80-20 quelle est-elle? Certains hommes se retrouveront parfois du côté féminin; certaines femmes se retrouveront parfois dans une description du masculin.Et cela en vertu de la loi des 80-20 qui s’applique tout autant dans les différences homme/femme.Par exemple, l’on sait que 80 des demandes de conversations dans un couple sont le fait des femmes; que 80 des dépendants émotifs sont des femmes; que 80% des parents qui s’investissent à fond dans l‘éducation des enfants et des soins aux autres sont des femmes… mais on y retrouve aussi 20% d’hommes. Alors que 80% d’hommes préfèrent aimer en silence, que 80% de ceux-ci cherchent à défendre l’intégrité de leur territoire ou s‘investissent davantage dans leur travail ou leurs projets personnels…Cependant un certain pourcentage de femmes manifestent ces tendances. Comme au Sex-o-café, où les hommes (tel Marco) ont pu se dévoiler émotionnellement (ce qui est plutôt le fait des femmes).

La différence entre une femme et  un homme tient dans le bain hormonal dans lequel l’individu mâle ou femelle est plongé dès la gestation: œstrogènes ou testostérones les différencient. Ainsi une femme obligée par ses œstrogènes exprimera ses émotions, parlera sans réfléchir, aura besoin de partager ses idées, son temps, ses sentiments. Partager verbalement et communiquer caractérisent une femme. Les mains d’une femmes sont un modèle de précision grâce à ses doigts d’une très grande dextérité. Son sens du toucher possède jusqu’à 10 fois plus de récepteurs cutanés pour le contact. Chez elle l’ocytocine et la prolactine (hormones de l’attachement et des câlins) multiplient son besoin de toucher et d’être touchée.  Une femme  a besoin d’intimité pour apprécier la sexualité. Son odorat est plus développé (jusqu’à 100 fois plus au moment du cycle). Même si la vison est plus développée chez l’homme, la femme possède une meilleure mémoire visuelle. Une femme qui n’est pas heureuse dans ses relations a du mal à se concentrer sur son travail, contrairement à l’homme qui lui a besoin d’être au top professionnellement pour se sentir à l’aise dans sa relation. Les femmes, c’est bien connu, donne du sexe pour avoir de l’amour. Elles sont moins émotives parce qu’elles s’expriment davantage que les hommes. Elles sont orientées dans le temps ce qui fait qu’elles se rappellent ce que les hommes oublient. Leur ouïe est beaucoup plus développée, certainement pour entendre, malgré la fatigue,  leur progéniture. On comprend dès lors l’importance pour elles des mots (tendres  ou pas) de l’intonation, du timbre de la voix, sa musicalité ou son agressivité qui seront autant d’impacts qui avertiront une femme de ce à quoi elle peut s’attendre venant de la personne en face. En général les femmes ont un attrait particulier pour le mâle  dominant, fort et expérimenté, socialement reconnu, donc moins jeune mais susceptible de la protéger.

Stress féminin et masculin : Si une femme est stressée elle refusera les avances d’un homme ou toute proposition de nature sexuelle. Cela serait dû au cortisol, hormone du stress, qui bloque l’action de l’ocytocine dans le cerveau, supprimant toute envie de sexe et de contact physique. De plus la perspective d’une grossesse (9mois) et des soins à donner à l’enfant dans des conditions de stress n’a pas la même signification pour elle que l‘éjaculation spermatique chez l’homme. Dans le cerveau masculin par contre un stress élevé stimule les circuits de l’amour. Après une épreuve physique et /ou psychique (défi, combat, peur) beaucoup d’hommes cherchent un rapport sexuel immédiat.

Une femme se repère : Une femme est agi par son cerveau gauche (hémisphère gauche du cerveau)qui fait qu‘elle se repère d’après des objets ou des signes concrets (noms des rues par exemple)

Alors qu’un homme s’oriente : Un homme est orienté dans l’espace, il est agi par son cerveau droit (hémisphère droit du cerveau) ce qui lui permet de s’orienter dans une direction abstraite. (Par exemple capable de prendre des raccourcis)

Plein de testostérones (hormone masculine, du désir, de la sexualité et de l‘agressivité),  l’homme centré sur l’action agira sans réfléchir; il contrôle et retient ses sentiments pour transmettre des informations,  chercher des solutions; il est porté sur la compétition, l’instinct de domination (le mâle dominant engendre et maintient la qualité de l’espèce). Par le fait de la testostérone la force musculaire des hommes  est développée à 40% contre 23% chez les femmes. Leur vitesse à réagir, l’impatience, l’agressivité, la compétition, l’endurance, la ténacité sont des comportements induits par cette hormone spécifiquement masculine.  La vue de ces messieurs est comme un véritable téléobjectif  qui assure une vision de loin. Cette vision, à l’époque de nos lointains ancêtres qui servait à repérer les animaux est aujourd’hui un vestige qui fait retourner les hommes, sans aucune discrétion, sur une femme à leur goût, cette même hormone  leur donne l’attrait  pour une jeune femme à protéger et surtout susceptible d’engendrer… Ne peut-on voir là le reliquat d’un petit quelque chose du prédateur en tout homme?

Allez ! Ce sera tout pour ce soir!  La suite pour très bientôt.

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Par les effets cycloniques des hormones déversées lors d’un rapport amoureux -  voir l’article du 13 mars, la chimie de l’amour le corps physique  répond allégrement pendant que le psychisme envahi par la poussée hormonale perd le sens de la réalité rendant la relation amoureuse idyllique.

De ce fait la confusion (le con et la queue en fusion) pénètre l’esprit nous faisant croire que l’amour est là alors qu’en réalité il s’agit d’un état physiologique bouleversé qui tendrait vers l‘illusion du sentiment amoureux.

Non, je ne suis pas une empêcheuse de tourner en rond mais il faut arrêter de confondre l’émoi sexuel et l’amour, deux ressentis différents, même s’ils sont souvent complémentaires.

L’amour est comme un enfant, on le porte en soi. Ou pas.

L’amour se construit  avant la naissance selon que l’enfant est désiré ou pas. Il se construit d’abord dans le giron maternel, ensuite il est circonscrit par un père aimant et respectueux de l’enfant qui lui donnera les limites en étant le tiers séparateur. C’est au travers du regard d’amour que les parents se portent et se manifestent au travers des gestes et de la parole (quand celle-ci n’est pas défaillante) qui fait grandir l’enfant. Si cette parole parentale est juste et respectueuse, elle apportera des réponses satisfaisantes au questionnement de l’enfant, la transformant en un véritable réservoir d’amour dans lequel il puisera pour vivre, dans l’harmonie, ses futures relations amoureuses.

La sexualité est la cerise sur le gâteau :

La sexualité se construit dès le berceau à partir de l’inconscient et des fantasmes. L’érotisme est une affaire de communication principalement psychique. La sexualité implique  une rencontre affective, une sympathie, une complicité fantasmatique, un accord entre les inconscients. Or, les fantasmes se construisent dans l’enfance toujours dans le rapport aux parents dans ce qu’ils disent et ce qu’ils taisent. De ce que les parents mettent en mots en regard de leur sexualité et celle qu’ils autorisent à l’enfant. D’où l’importance de la parole (là plus qu’ailleurs) pour la construction sexuelle de l’enfant. Si la parole est inexistante l’enfant aura comme seul recours son imagination pour se représenter la place du sexe dans les relations humaines et son rapport au corps.

La sexualité est animée par deux mouvements : l’horizontalité et la verticalité. L’horizontalité (référence à la jouissance, à sa génération) et la verticalité (référence aux rapports de filiation, à la mort et au sacré.) Masculin et féminin concernent l’horizontalité ; leur complémentarité est responsable de la santé de l’individu. Paternel et maternel concernent la verticalité ; leur complémentarité relève de la santé de la famille.

Cela met en évidence la difficulté d’être parents (le seul métier qui ne nous soit pas enseigné) où la parole devrait passer par une communication claire, un échange verbalisé autrement que dans l’interdit, l’autorité…

L’idée qu’une personne se fait de sa sexualité est déterminée toute à la fois par sa culture, son milieu social et son expérience personnelle. Surtout de la première expérience qui selon l’impact laissé dans son corps et sa mémoire  déterminera une sexualité bien vécue ou non.

Le sentiment amoureux mêlé à une sexualité épanouie, parce que comprise, vécue dans le plaisir offrira toutes les chances d’une vie amoureuse réussie. Par contre ne rechercher que la satisfaction sexuelle en vivant une sexualité en excès est un mouvement de mort qui transgresse les interdits. Les deux interdits essentiels concernent la mort et la sexualité : « Tu ne tueras point » et l’interdit de l’inceste. Or, la violence est libérée dès qu’il y a transgression ; elle efface les limites par la levée de l’interdit, faisant ressortir la violence résiduelle, en tant que pulsion immédiate. La sexualité est le lieu où s’exprime facilement cette violence, lieu où la raison cesse d’agir…

« Pourtant que la montagne est belle » comme le chantait Jean Ferrat qui chantait aussi dans mon adolescence sans que j’en comprenne le sens « Verticalement tu n’es pas une affaire/ Je sais bien/ Mais horizontalement c’est toi que je préfère/ Et de loin/

Le pain est sur la planche…il nous reste beaucoup de travail pour arriver à tout comprendre de notre fonctionnement psychosexuel.

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Non, les hommes ne pensent pas au sexe toutes les 7 secondes ! Si j’en crois l’article du « Journal of sex Research », (revue de la Société for the Scientific Study of Sexuality) qui semble être un sacré sérieux journal, les hommes penseraient au sexe 19 fois par jour et non toutes les 7 secondes. C’est à dire sur une moyenne de 16h du temps d’éveil les pensées des hommes se tourneraient vers le sexe toutes les cinquante minutes. Donc les hommes ne pensent pas au sexe en permanence même s’ils y pensent plus souvent que les femmes. Ils pensent aussi à se nourrir, à dormir. C’est à dire à satisfaire leurs besoins vitaux.

Il est écrit dans l’article  » Les résultats indiquent que certes, les hommes pensent plus fréquemment au sexe que les femmes, mais pas tout le temps,(!!!) et c’est aussi le cas pour les autres besoins biologiques. Et un autre commentaire intéressant « Ce sont les hommes le plus à l’aise dans leur sexualité qui y pensent le plus souvent dans la journée »

Mais n’est-il pas tout à fait normal de penser souvent à ce qui donne du plaisir? Normal aussi de penser à ce avec quoi l’on est en accord? Normal encore d’avoir des pensées érotiques sans pour cela être un obsédé ou un compulsif sexuel ?  Non, mais ! Être traversés par des pensées sexuelles signe que l’on est en bonne santé psychique, que la sexualité est débarrassée des tabous pénalisants, de la gêne et du malaise qui encombrent la sexualité mal vécue.

Les pensées s’échappent et deviennent sexuelles 19 fois par jour pour les hommes; 10 fois par jour pour les femmes. Presque 10 fois moins pour les femmes qui ne se privent pourtant pas de penser au sexe. Heureusement ! Surtout quand les neurosciences nous démontrent que le plaisir éloigne le stress, renforce l’immunité, rend joyeux et équilibré. En ces temps de disette, de crise dont les médias nous rabattent les oreilles et la vue  pourquoi négligerions-nous ce qui nous coûtent rien et qui fait tant de bien ?

Hein ? Pas le temps de penser à batifoler ? Mais qui parle de batifoler ? Il est juste  question de penser au sexe sans passer à l’acte, sinon faut consulter !

pétales de fleur qui se donnent

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La vieillesse c’est parcourir le temps qu’il reste à vivre à la manière d’une couturière qui pose des fils et les relie  entre eux pour fixer sa vie dans un canevas à la trame solide, aux points de croix serrés où repose son utilité; c’est tirer ici et là les nœuds jusqu’à les défaire pour les inclure dans l’ouvrage, une fois dénoués.

La vieillesse c’est regarder la taille parfaite – ou qui se voulait parfaite au moment de la coupe – et juger après coup de sa qualité ou de son imperfection. Peut-on à ce moment là en rectifier l’ouvrage? Non pas mais certainement peut-on y attribuer l’indulgence – l’erreur justifiant notre humanité – comme on le faisait si volontiers pour la jeunesse – qui oeuvre, légère et spontanée à un devenir. Jeunesse, sais-tu que ton devenir est vieillesse?

La vieillesse c’est mesurer la valeur de l’automne aux feuilles mortes et aux nombreux couchers de soleil qui tout délicatement s’engagent dans l’hiver, bien au chaud dans la fourrure des ans – et attendre.

Attendre sereins, le squelette et la faux. Attentifs à ce que la Mort ne nous surprenne pas au détour d’une absence, au détour d’une inconscience qui nous laisserait inertes et froids comme le marbre sous lequel nous reposerons tous un jour, ou légers comme cendres répandues sur l’eau bleue de la mer à donner à grappiller ce qu’il reste de nous aux oiseaux.

La vieillesse c’est avancer à petit pas sans précipitation, sûr que la fin est au bout.

C’est un dernier adieu aux nuages qui s’effilochent dans un ciel d’une nuit étoilée.

C’est la rivière à suivre jusqu’à la mer pour s’y jeter enveloppée d’écume. N’en jamais revenir.

Du vin d’ici à l’eau de là je vous souhaite un beau dimanche, quel que soit votre âge et l’état de vos artères.

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Sans aucune sonnerie, sans aucun appel de cor, le matin tire de sa torpeur un mort-vivant de son lit-tombeau. Avant de s’en être extirpé et en l’absence de  charentaises, avant même  d’avoir posé ses pieds par terre, Antoine  frotte vigoureusement ses yeux pour tenter d’y effacer, en vain,  les colonnes rigides que forment le montant de ses dettes. Oh, Antoine, ne doit aucun argent pour des dette de jeu, pas plus qu’il n’en doit à quelques maffieuses organisations. Non, non, c’est à l’état, qu’il dit maffieux, qu’il doit. L’état  lui réclame des taxes. Taxe professionnelle parce qu’il travaille encore. « Tu travailles à mon âge, tu dois payer des taxes pour travailler! » Alors qu’il aimerait se la couler douce entre soleil et ombre de ses points retraite. Insuffisants les points pour qu’il s’arrête de travailler.Taxe d’habitation plus élevées que le loyer de son petit studio qu’il a du mal à payer. Alors qu’il rêve d’une cabane de branchages sur une île déserte. « Tax,tax,tax, écoute ça fait un joli son » répète t-il comme une sinistre écholalie.

Encore un jour qui s’annonce mal pense Antoine qui depuis quelques mois cachetonne. Là, encore me fait-il remarquer « je ne cours pas le cacheton comme un artiste ». Pourtant je trouve à Antoine un sens de l’humour bien particulier qui pourrait le mener sur les planches. « Mais j’avale, précise t-il, avec mon jus de chaussettes qui me tient lieu de café, deux gélules rouges pour me mettre le cœur à l’ouvrage. Il tourne dans ma tête  sur un air de java la complainte « C’est fou comme l’argent permet de supporter la pauvreté ». Alphonse Allais enfonce le clou de la dérision. Je préfère en rire, je ne sais plus pleurer ».

Pour remonter le taux de sérotonine que le stress lui a complètement pompé, Antoine se cachetonne avec comme devise « Nous sommes complètement comprimés, alors pour vivre heureux vivons cachets. » Et hop! il s’envoie dans le gosier que les vitupérations enrayent des comprimés de toutes les couleurs. Les rouges le matin pour le réveiller. Les bleus en début d’après midi pour prévenir l’angoisse. Les blanches le soir pour passer une bonne nuit, sans cauchemar. Entre temps des moitiés verts, moitié blancs. « Le rêve quoi », me fait-il remarquer. Mon regard interrogateur, lui fait préciser  » Ben, quoi? C’est gratos, les cachets. La sociale sécurité me tient en laisse; même si je sais qu’à ce rythme je finirai par y laisser la peau, en attendant je peux bosser et obéir au président. »

Écoutant Antoine  me raconter les péripéties sa vie comprimée, j’oublie de descendre du bus et continue avec lui  jusqu’au terminus.

Sur le retour dans le bus vide ma pensée vagabonde : finalement c’est quoi le bonheur ?

Automne temps de la récolte

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Avec le passage de l’équinoxe d’automne, les jours sont plus courts que les nuits. L’ombre augmente. Au plein cœur de l’automne la fête de la Toussaint annonce la réalité de la vie que nous tentons de poursuivre se terminant invariablement par la mort.

Nous sommes tous confrontés à l’angoisse, à la difficulté de vivre, à l’échec, au désir de mourir, y compris mourir de plaisir. Nous sommes tous embellis par la joie, la réussite, la confiance en soi. Je nous espère tous cherchant un sens à sa vie.

Le cheminement intérieur parcourt l’immensité de l’intime en créant des désordres de l’âme. Dans ce chemin difficile qui nous reflète en nos miroirs déformants, puisse-t-on y trouver la richesse qui nous habite, inviolable, sans vol possible. Richesse accessible à qui sait lire les maux pour traduire en mots après avoir déchargé les humeurs puis rechargé notre cœur de persévérance, de gratitude, de beaux sentiments pour nous faire continuer la route jusqu’à l’hiver …définitif.

L’automne entamé depuis peu de jours, nous rend compte, si on veut bien s’y attarder, de la progression de notre vie affective liée à l’évolution psychique, intellectuelle. L’automne incarne la troisième phase de la vie. Les semences déposées au creux du sillon après le labour et le repos de la terre, éclosent au printemps, mûrissent l’été. Puis vient l’automne période de la récolte des fruits. Chaque saison inspire des sentiments différents. Si les esprits chagrins oublient la flamboyance des couleurs automnales, ils ne retiendront de l’automne que le recul des jours qui rallongent les nuits, le vent d’autan lourd et chaud, les épaisses brumes matinales, le retour en force d’un soleil capricieux.

Les optimistes y redécouvriront le cuivre des forêts, les vendanges offrant un après de vins capiteux, la douce châtaigne dans sa bogue hérisson, les moissons engrangées dans les greniers modernes. L’incendie des forêts, que nul pyromane n’allume, réchauffe les yeux et le chemin parcouru sans brûler nos pas feutrés dans la douceur d’odorants tapis de feuilles colorées mais mortes.

A l’automne, la terre a donné sa richesse tandis que le paysan va continuer son inlassable travail de retournement, de labourage, ensemencement, re-taillage de la vigne, préparation des futures moissons. Cette terre morcelée détruira les débris des racines enchevêtrées, lacérées, restées en elle, puis entamera un processus de décomposition, préparant le sol à d’autres semences, à d’autres futurs.

Nous pouvons comparer le cycle des saisons aux différents stades de la vie. Chaque étape de la vie représente une évolution qui peut se traduire ainsi :

  • Enfance : graines semées par les parents, les éducateurs. La naissance jusqu’à la pré adolescence.
  • Adolescence : bourgeons, fleurs prêts à éclore. Le printemps.
  • Jeunesse : formation des fruits. Fin du printemps, début de l’été.
  • Adulte : cueillette et dégustation des fruits. Séparation du bon grain de l’ivraie. Le plein été et début de l’automne
  • Vieillesse : Réaliser et vivre de la récolte. Profiter des acquis en attendant la fin dans la Sagesse. Fin de l’automne et l’hiver. La mort.
  • Chaque saison changera la qualité du pâturage  où de la naissance à la mort nous irons en courtes transhumances renouvelées à chaque étape de la vie.

 Qu’en est-il de notre psychisme quand vient l’automne ? Récolterons-nous ce que nous aurons semé ?…

Le désir naît de la stimulation des cinq sens (vue, odorat, toucher, goût, ouïe) mais aussi de ce qui naît à l’intérieur de notre cerveau (pensées, images, fantasmes). Le désir met en branle le système dopaminergique pour secréter la dopamine (rappelez vous l’histoire du rat qui se donnait du plaisir en appuyant sur un levier), dopamine qui provoque le plaisir et l’attente d’une récompense. Lors du désir sexuel diverses hormones affluent dans le sang et se fixent sur les ovaires. Et les hommes, alors ? (Eux aussi y ont droit, cet afflux sanguin va gonfler leur pénis). Il y a production d’images mentales, de fantasmes sexuels. Un vrai cinéma. Les humeurs et les émotions sont ragaillardies grâce à la sérotonine dont l’importance est grande dans le désir sexuel – le manque de sérotonine, favorise la dépression.

Tout ce processus va plus vite que moi pour l’écrire :  le désir se transforme en excitation sexuelle. Les organes génitaux se vasodilatent : clitoris et vulve se gorgent de sang tout comme le pénis du monsieur. Le vagin se lubrifie et s’élargit; les zones érogènes excitent les nerfs périphériques… Tout s’enchaîne, tout se déchaîne, c’est un tsunami dans la tête, dans le corps. Le cerveau quasiment épileptique fait son boulot de messager en envoyant la pression dans les organes génitaux. Tension électrique au maximum qui contracte le tout, tend les muscles à l’extrême, vagin, utérus, sphincters compris. Jusqu’à l‘orgasme ! Tout ça bien évidemment en raccourci, pour ne pas vous saoûler  avec les détails compliqués, les noms des hormones imprononçables qui vous feraient perdre le plaisir de lire. Et perdre le plaisir,  quel dommage!

Le corps désire le plaisir et non le pouvoir. Le plaisir du corps est la source de tout bien-être. Si un sujet n’a aucun plaisir dans son corps il devient aigri, frustré, odieux. Refouler ses pulsions (source de plaisir) sans les utiliser au profit de la sublimation, déformera l’esprit qui perdra tout pouvoir de créativité. Le plaisir est une force créatrice par excellence. Le plaisir sourd à l’improviste, il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue. Le plaisir a une composante inconsciente; le corps est le lieu secret du plaisir et dans ce lieu, le plaisir et le désir ne peuvent y venir sur commande.

Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté en se lançant dans sa recherche effrénée, va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Le plaisir ne peut surgir que si le corps est libre de tout barrage à l’ouverture des sens. La volonté dans la sexualité, est une entrave au lâcher-prise, à l’abandon requis pour que le corps s’épanouisse. La volonté se cache dans le mental, or  mental et lâcher-prise sont incompatibles. Pour que le plaisir envahisse le corps, aucun des 5 sens ne doit être retenu. Cela signifie exister au travers et dans la présence du corps. Autrement dit avoir la conscience de Soi. Vivre la dichotomie corps /esprit ne peut qu’amener du pathos.

Ceci étant dit, je vous souhaite bien du plaisir à faire exploser mille feux d’artifice dans votre corps. Mais d’abord dans votre tête,  puisque c’est là que ça se passe. Profitez de ce week-end annoncé grisâtre pour vous donner du plaisir et satisfaire votre désir.

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Comme précédemment c’est avec l’aide  du livre « Eloge de la masturbation » de Ph.Brenot que nous allons continuer le pèlerinage vers notre centre intime. Avant S.A.Tissot (1728) maître après Dieu  et créateur du mythe du fléau masturbatoire, on se masturbait allègrement dans les chaumières, sans y trouver à redire, sans que cet acte soit répréhensible ni comme pouvant mettre un terme à l’espèce humaine. Un siècle plus tôt avant ce médecin, la masturbation n’était condamnée ni par l’Eglise ni par la médecine ni par la société qui mettait seulement en garde contre ses excès. Il a suffit de la publication d’un ouvrage de Samuel Tissot en 1758 « Essai sur les maladies produites par la masturbation«   pour mettre le feu aux poudres et réveiller la chasse aux sorcières en transformant durablement les habitudes et la morale jusqu’au début du XX° siècle…  Mais avant cela, la découverte du spermatozoïde par Leeuwenhoek et  de son contenu vivant changea la donne des savants et des philosophes de l’époque  qui durent repenser la morale sexuelle à la lumière de cette nouvelle et étonnante perspective.(Ph. Brenot)  La publication d’un ouvrage anonyme attribué par Tissot à un certain Dr Bekkers : Onania ou le Péché infâme de la souillure de soi et toutes ses conséquences affreuses chez les deux sexes, avec des conseils moraux et physiques  à l’adresse de ceux qui ont déjà eu préjudice de cette abominable habitude dont Voltaire en recense  vingt quatre édition – rien que ça!-, met en marche le complot médico-religieux en condamnant la masturbation.

Au cours des XII et XIII ème siécle,  l’acte solitaire se vivait librement dans le plaisir, aucune condamnation n’y portait atteinte en ne laissant que peu de traces dans la littérature, si ce n’est quelque satire burlesque qui fait toujours de l’acte solitaire une alternative plaisante, mais stérile, au plaisir fécondant.  Elle (la littérature) nous informe sur l’acte solitaire comme étant un substitut quand il ne peut se réaliser à deux, un jeu de l’amour dans les préliminaires recommandé par Ambroise Paré; elle a toujours chanté la légitimité et …l’honnêteté de l’acte le plus naturel et le plus nécessaire à la nature humaine. Cette ambiance libre, érotique relativement libertine, est à mille lieux de penser à la tourmente qui va s’abattre au XVIIème causée par Tissot et ses préceptes liberticides auprès duquel  se confesseront Rousseau et Diderot qui tout deux se compromettent dans cette morale assassine. Ces deux là avaient le sexe solitaire, coupable, d’autres tourmentés par lui comme le fut Julien Green; certains refoulèrent les « mauvaises habitudes » ainsi firent Proust et Gide, et d’autres encore comme Sachs et Emmanuelle y trouvèrent une immense joie…

Il semblerait que le terme masturbation soit apparu sous la plume de Montaigne, écrivain lucide empreint de sagesse. Libre penseur et penseur libre de tout dogmatisme, Montaigne s’appuyant sur la Raison et la Nature était défenseur du loisir, du bonheur et de la Liberté de l’homme. Pendant plus d’un siècle coexistent deux mots manustupration (de manus, main et stupratio, action de souiller) et masturbation (du latin masturbatio, ou du grec mastropeuein, prostituer). L’usage de ces mots était rare puisqu’en ce temps de Montaigne la masturbation n’est pas frappée d’interdit mais a plutôt sa place naturelle  dans la maturation et dans l’épanouissement sexuel (Ph.Brenot) Il fallut attendre 1835 pour que ce mot fasse son apparition dans la sixième édition le Dictionnaire  de l’Académie ! Avant la naissance du mot masturbation, on se manuélisait, on se clitorisait. Se manuéliser ou se clitoriser était le seul moyen d’être sage au couvent, en prison, avant le mariage et en toutes circonstances où il ne fallait user des organes de la génération qu’à des fins de procréation.

À la fin du XIX on doit à un médecin anglais l’invention du terme autoérotisme qui définit la masturbation comme un fait naturel sans conséquence pathologique. Mais avant d’en arriver là, il faudra encore faire la différence entre celle-ci et l’onanisme. A bientôt pour la suite, en attendant soyez sage!

Illusion au Coeur de la Rose

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Au son du dub, repiqué d’un commentaire de Vera, (voir l’article « Eros, l’amour ailé » du 17 février sur ce site),  nous parlerons de rose…  Montez le son. C’est parti!

http://www.nadinespinoza.com/cube/leili/interview.htm

Ce matin, réveillée par le chant mélodieux du rossignol, le teint frais comme une Rose,  je dispensais  mes joues du fard « Rose des sables » qui habituellement les colore. Un je ne sais quoi me persuadait que la vie n’est pas aussi triste qu’elle le paraît quelques fois. Dans ma tête la chanson de Piaf   » La Vie en Rose » tournicotait comme le carrousel de la Croisette près du Palais. D’un naturel à voir tout en rose, l’optimisme matinal m’étonnait à peine mais traçait déjà des signes de préciosité comme le Bois de Rose, mélange de plusieurs arbres d’Amérique du Sud qui en fait un bois précieux. D’où venait ce soudain romantisme, loin de toute sentimentalité à l‘eau de Rose? Pas  des roses thé séchant dans la coupelle en cristal bleu de Bohème? Pas des bras qui m’enlacent ni de murmure tout bas à mon oreille, comme le chante Édith? Pas de téléphone rose ou de minitel rose; ces choses là, loin de sentir la rose, n’attirent que certains hommes et les déshonorent. Pas du Roman de la Rose ce poème allégorique, ce chefs-d’œuvre Médiéval qui relate la quête amoureuse dans un  merveilleux univers? Alors quoi?

Le souvenir peut-il faire ressurgir des émois colorés de rose? Sans épines? « Quel intérêt une rose sans épines ? » proteste le Petit Prince. Sa Rose est précieuse, elle lui parle de la vie avec ses fragilités et son point final qui arrive trop vite.  Ma Rose de ce matin, celle qui a inondé ma journée, décline dans sa palette de couleurs les sentiments qu’elle symbolise. Son blanc évoque la pureté ; son rose celui de la tendresse et son rouge crie la Passion.

Le printemps est passé, l’été s’achève. Les roses ne parlent plus d’amour mais bien d’un passé révolu que l’absence a flétries. La main en avait délicatement coupé les tiges pour les disposer, séchées et racornies, dans la coupelle bleue en cristal de Bohème. La pensée encore vive du symbole floral a arrêté cette même main prête à les jeter pour leur cacher la flamboyance de l’automne  à laquelle elles ne participeront pas et la froideur de l’hiver qui cache toujours un printemps dans son cœur.

Le point final arrive trop vite…

Qu’arrive t-il à Lyli pour afficher un tel titre? Certains d’entre vous se poseront la question. D’autres (la plupart) vont se jeter dessus en pensant y découvrir, du graveleux, du vulgaire, du coquin, un moyen d’attirer  l’attention. Chacun de vous aura raison. La minorité (celle qui se pose des questions) sera rassurée, tandis que la plupart, que les faits divers attirent comme le fait l’aimant(et non l’amant) pour la  limaille, n’y trouveront pas leur compte. Tant pis!

Voyez-vous moi aussi je me pose des questions. Des questions à moi-même (seul moyen d’avancer) mais pas seulement. Je m’interroge sur le degré d’intérêt que, vous,  lectrices et lecteurs (moins nombreux) vous avez à visiter le blog et j’aimerais en savoir plus sur ce que celui-ci vous apporte. Pour ma part une certaine curiosité presque enfantine, m’a fait jouer avec le nom du blog (libidosexualite.com) pour en dernier ressort, en accepter la proposition qui m’a été faite de ce titre, un tantinet provoquant, j’en conviens; mais là encore pas seulement! Loin de moi l’idée de me justifier, j’assume mes choix. Par contre je  tiens à rappeler l’importance  de la sexualité qui nous donne la vie et pourquoi pas, non convaincre mais  partager mes idées et mon intérêt conscient qui concerne tous les êtres humains doués de réflexion. Et des dégâts que la sexualité entraîne quand elle est vécue sans respecter cette vie même qu’elle nous a donnée.

D’après les statistiques que je consulte tous les matins pour voir le nombre de visites (augmentant de jour en jour, merci à chacun de vous) et m’étant aventurée plus avant dans les détails, j’ai pu y lire que les mots fortement connotés sexuellement ont le plus de succès. On s’en serait douté. Partant de cette constatation j’ai pensé que les friands de pornographie, les gloutons de  sexualité débridée, les aficionados de masturbation devant écran recherchant un article affriolant ont dû être pour le moins désappointés…

Vous en conviendrez, les sujets traités n’ont rien de pornographique, rien de vulgaire, rien qui puisse choquer la pudeur des plus réservés, rien qui puisse non plus exciter les pulsions libidinales. Rien de tel sur ce blog au nom fumant mais beaucoup de réflexions. Avec à la clé l’espoir de nous amener à poser les bonnes questions sur le sens de la sexualité,  à méditer sur  les propositions qui sont faites afin de la vivre au mieux et tenter pour certains d’en réduire les troubles. Parler de cette chose qui encore aujourd’hui est maltraitée, dévoyée, détournée de sa réalité première, consentie ou non – la VIE - pour en faire, non pas un titre sulfureux mais un contenu ô combien prétentieux, d‘informations, d’éducation

Ce blog, traite avec PASSION le SEXE sans hémoglobine et si votre désir est de le conserver en l’état ou d’en modifier le contenu, il ne tient qu’à vous de le dire en répondant aux questions posées et de les faire parvenir en commentaires sur  http://www.libidosexualite.com/ Merci!

Statistiques et  sondages sont à la mode, suivons la!

  • Aimez-vous, ou non,  la manière dont les sujets sont abordés?
  • Trouvez-vous les sujets trop sérieux? Incompréhensibles?
  • Trop littéraires? Inaccessibles?
  • Les sujets traités sont, d’après vous, suffisamment cernés, ou
  • Préféreriez-vous qu’ils soient plus approfondis? Lesquels?
  • Quels sujets aimeriez-vous aborder ?
  • Aimeriez-vous un blog plus coquin, plus grivois?

Puisse le week-end vous inspirer. À vos claviers!

Vous n’êtes pas sans savoir que les signes de reconnaissance sont aussi indispensables au nouveau-né que le sein maternel pour son développement harmonieux, plus que nécessaires pour qu’il s’en nourrisse, grandisse, se construise, s’organise psychiquement et physiquement. Satisfaire son besoin de reconnaissance est un besoin vital de la naissance à la mort. L’absence de signes de reconnaissance, et au delà de la souffrance qu’ils engendrent,  créent des manques tels que les carences s’installent qui peuvent conduire à la mort.

L’air que l’on respire, l’eau, la nourriture, le sommeil sont évidemment vitaux.  Or, l‘identité, le sentiment d’exister ne peuvent se construire sans les échanges et la qualité des signes de reconnaissance avec l’environnement. Aujourd’hui, nous vivons  dans un environnement paradoxal où la communication tient toute la place (médias, internet, téléphones portables…) sans pour cela que s’améliore la qualité relationnelle , bien au contraire il semblerait qu’elle se dégrade.

Alors? Qu’est-ce-que ce besoin vital dont on ne peut se passer aussi indispensable que les éléments dont on a parlé plus haut? Comment manifester sincèrement des signes de reconnaissance alors que la plupart d’entre nous en a manqués ( je t’aime, je t’admire, j’apprécie ce qui tu es)) ? A été blessé (quelle idiote!) ? N’a pas été stimulés ( c’est bien, tu vas y arriver). On ne nous a jamais appris comment s’y prendre pour dire ce qui va. Le « ça va ? », balancé comme une épluchure de banane dans une poubelle, n’incite pas à répondre, « je ne vais pas bien, »  ou « oui, merci je vais bien » n’est-ce-pas ? Dans ce monde où tout va si vite, on répète comme un automate des « ça va » sans en attendre la réponse. On s’entrebise sans avoir la conscience de donner un baiser: (Au fait, je t’ai dit bonjour ?). Les relations quotidiennes (travail, famille, amis) ne sont que l’accumulation de désillusions, de frustrations, alors que nous avons besoin de tendresse et d‘attentions, d’être reconnu pour ce qui nous sommes.

Être touché est un besoin tant biologique que psychologique. Le couple, les amis, les parents avec leur enfant qui n’échangent pas de caresses, de contacts, de câlins, de paroles réconfortantes, de signes de reconnaissance, vont dépérir comme le nourrisson dont la mère se désintéresse de lui. En l’absence de toutes ces marques d’affection, d’amour, la  tristesse s’empare des individus… Les mots, les gestes sont vitaux pour toucher le cœur, stimuler les affects. Le Dr Spitz nomma sous le terme « d’hospitalisme » les carences affectives dont étaient atteints les très jeunes enfants devant rester longtemps dans des milieux institutionnels – prisons, maternités, orphelinat, hôpital.

Ce besoin psychologique fondamental, vital, incontournable est ce qu’on appelle le besoin de reconnaissance

Très vite nous en reparlerons. En attendant je vais consulter le site  www.libidosexualite.com/ avec l’espoir d’y lire de nombreux commentaires qui sont pour moi des signes de reconnaissance dont j’ai autant besoin que vous.

Depuis quelques mois,  la terre, les arbres et toute la végétation à l’agonie,  criaient « à boire! à boire! ». Depuis quelques jours la terre, les arbres et la végétation ont été reconnus dans leur soif. Le ciel a déversé sur la terre des trombes d’eau, a criblé de grêle le tapis de l’asphalte, a imbibé le sable des plages, a grossi la mer de gros rouleaux qui labouraient sa surface, a cabossé les toitures des voitures.

De l’été nous passons à l’automne dont le préambule météorologique quasi cataclysmique donne la mesure de ce que sera notre automne. Le ciel a donc annoncé  la couleur; ainsi nous ne pourrons plus nous plaindre de la chaleur. Les signes négatifs présents justifient le changement de saison.

Tout comme la végétation, les arbres ne peuvent se fortifier en l’absence de vent, d’orages, de l’agitation des éléments, la moelle contenue dans notre colonne vertébrale se flétrit sans signes extérieurs de reconnaissance.

Tout sauf l’indifférence. L’indifférence gangrène les relations, les fait mourir et nous avec. À petit feu.

Baisers, câlins, remontrances, déclarations d’amour ou de haine, gifles, compliments ou engueulades, caresses sont autant de stimulations données ou reçues, agréables ou désagréables. Toutes ces manifestations, y compris négatives,  sont préférables à l’indifférence, au silence, au fait d’être ignoré. Tous ces signes prouvent que nous existons pour la personne qui nous les donne.  L’enfant battu préférera l’être que d’être ignoré. A partir de là il peut mettre une stratégie en place qui va lui permettre de survivre. Attention !!! Je ne dis pas de battre les enfants !

De la naissance, où les paroles, les mimiques vont accompagner les gestes de tendresse, d‘amour, à son corollaire, la vieillesse et la mort, les stimulations physiques et verbales sont vitales pour rester en bon état de marche…Malheureusement, le plus souvent, seules les paroles (positives ou négatives) sont présentes au détriment du toucher. « Dès que mon père a su par ma mère que j’étais devenue une jeune fille (menstruée) il a cessé de me câliner; à peine m’adressait-il la parole« , pleurait  Mélodie. Il est important de réapprendre à se toucher dans les couples (caresses), dans la fratrie (bagarres, disputes; oui, oui, c’est utile) entre amis (se serrer dans les bras pour se dire bonjour en s’embrassant). Qu’entendons-nous ? « On se couche, se tourne chacun de notre côté, on s’endort après avoir lancé un bonsoir idiot » disait Gisèle. « Mon frère et moi redevenions les meilleurs amis du monde après des bagarres mémorables » racontait Christophe…Une dame âgée  » Cette jeune femme est délicieuse, chaque fois qu’elle me visite,  elle me gâte de chocolats et tout le temps de l’échange elle tient mes mains entre les siennes »

Trois signes de reconnaissance :

  • Le signe de reconnaissance positif : vous l’aurez deviné, il est le signe le plus apprécié. Quand nous sommes félicités, encouragés, reconnus, complimentés nous avançons dans la vie épanouis, surs de nous. Revalorisés par ces signes, nous sommes habités par une bonne énergie, la joie de vivre nous accompagne, nos relations sont de bonne qualité.
  • Le signe de reconnaissance négatif : se manifestera par des paroles mettant en cause notre incapacité (t’es incapable de manger proprement), notre peu de valeur (t’es bon à rien)… Cette manière d’aborder les situations et les individus va induire du déplaisir, de la souffrance, de la méfiance et du doute. Mais bien que nous préférons recevoir des signes de reconnaissance positifs les signes négatifs sont préférables à
  • L’absence de signes de reconnaissance : pour activer les signes de reconnaissance stimulant notre organisme nous sommes prêts à tout et y compris à créer des scènes de ménage, des disputes, des bagarres, des conflits. Tout plutôt que l’absence de reconnaissance. Tout plutôt que  l’indifférence.

N’est-ce-pas ce qui se passe dans les grandes entreprises où les employés pressés comme citrons, sans rien pour les valoriser finissent par se suicider? Le malaise de nos sociétés où la solidarité (chacun pour soi est la règle) a pratiquement disparu au profit d’un rendement exténuant et compétitif sont autant de signes révélateurs où le travail sans reconnaissance provoque la mort.

Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Eh oui, cher Louis (Aragon), de plus en plus. Terrible non ?

Lettre à un inconnu

Posted by lyli. Comments (3).

J’ai soif et je viens me désaltérer à la source pour le moment tarie.

Que fait-il ? Est-ce le jour qui l’empêche d’être présent? Attend-il la nuit pour présenter ses hommages?
Me reconnaîtra-il ? Que fait-il ? Comment va-t-il?
N’a-t-il pas compris que l’absence de mots m’angoisse ? Et la plainte qu’elle provoque en moi m’exaspère.

Avec l’amie nous refaisons le voyage en marche arrière dans le passé qui nous entraîne assez loin et  précise certaines choses que l’on ne voudrait plus vivre au nom de l’amour.
Pourtant nous sommes prêtes à en vivre d’autres au nom de l’amour. De l’amour qui bouillonne en nous comme un torrent prêt à se déverser dans l’océan.

Qui es-tu, toi que je ne connais pas mais cependant que je soupçonne d’être là pour moi? Peut-être es-tu cet océan qui vient à point nommé pour recueillir les  torrentielles émotions qui s’échappent de moi?

Toi l’inconnu, vas-tu penser  (mais  qu’importe?) que je délire ? Mais il n’en est rien. Ma lucidité est telle que j’en suis moi-même étonnée et j’ai beau extrapoler des scénarios du plus au moins catastrophiques l’avenir se dessine avec un toi idéal en filigrane.

Le temps ? C’est mon ami. Saturne est ma planète et la tienne aussi qui sait? Le temps, mon compagnon des randonnées solitaires, me donnera-t-il raison, toute raison gardée ? Le croire au nom d’un lointain engagement : celui de ne rien détruire et de ne rien faire qui puisse nuire…

Une bouteille jetée à la mer revient toujours sur le rivage si elle ne se fraccasse pas sur les rochers. La patience : un élément du devenir semble dire le flacon flottant sur les flots.

Qu’arrive t-il à Lyli pour afficher un tel titre? Certains d’entre vous se poseront la question. D’autres (la plupart) vont se jeter dessus en pensant y découvrir, du graveleux, du vulgaire, du coquin, un moyen d’attirer  l’attention. Chacun de vous aura raison. La minorité (celle qui se pose des questions) sera rassurée, tandis que la plupart, que les faits divers attirent comme le fait l’aimant(et non l’amant) pour la  limaille, n’y trouvera pas son compte. Tant pis!

Voyez-vous, moi aussi je me pose des questions. Des questions à moi-même (seul moyen d’avancer) mais pas seulement. Je m’interroge sur le degré d’intérêt que, vous,  lectrices et lecteurs (moins nombreux) vous avez à visiter le blog et j’aimerais en savoir plus sur ce que celui-ci vous apporte. Pour ma part une certaine curiosité presque enfantine, m’a fait jouer avec le nom du blog (http://www.libidosexualite.com/) pour en dernier ressort, en accepter la proposition qui m’a été faite de ce titre, un tantinet provoquant, j’en conviens; mais là encore pas seulement! Loin de moi l’idée de me justifier, j’assume mes choix. Par contre je  tiens à rappeler l’importance  de la sexualité qui nous donne la vie et pourquoi pas, non convaincre mais  partager mes idées et mon intérêt conscients  qui concerne tous les êtres humains doués de réflexion. Et des dégâts que la sexualité entraîne quand elle est vécue sans respecter cette vie même qu’elle nous a donnée.

D’après les statistiques que je consulte tous les matins pour voir le nombre de visites (augmentant de jour en jour, merci à chacun de vous) et m’étant aventurée plus avant dans les détails, j’ai pu y lire que les mots fortement connotés sexuellement ont le plus de succès. On s’en serait douté. Partant de cette constatation j’ai pensé que les friands de pornographie, les gloutons de  sexualité débridée, les aficionados de masturbation devant écran recherchant un article affriolant ont dû être pour le moins désappointés…

Vous en conviendrez, les sujets traités n’ont rien de pornographique, rien de vulgaire, rien qui puisse choquer la pudeur des plus réservés, rien qui puisse non plus exciter les pulsions libidinales. Rien de tel sur ce blog au nom fumant mais beaucoup de réflexions. Avec à la clé l’espoir de nous amener à poser les bonnes questions sur le sens de la sexualité,  à méditer sur  les propositions qui sont faites afin de la vivre au mieux et tenter pour certains d’en réduire les troubles. Parler de cette chose qui encore aujourd’hui est maltraitée, dévoyée, détournée de sa réalité première, consentie ou non – la VIE - pour en faire, non pas un titre sulfureux mais un contenu ô combien prétentieux, d‘informations, d’éducation

Ce blog, traite avec PASSION le SEXE sans hémoglobine et si votre désir est de le conserver en l’état ou d’en modifier le contenu, il ne tient qu’à vous de le dire en répondant aux questions posées et de les faire parvenir en commentaires sur  http://www.libidosexualite.com/ Merci!

Statistiques et  sondages sont à la mode, suivons la!

  • Aimez-vous, ou non,  la manière dont les sujets sont abordés?
  • Trouvez-vous les sujets trop sérieux? Incompréhensibles?
  • Trop littéraires? Inaccessibles?
  • Les sujets traités sont, d’après vous, suffisamment cernés, ou
  • Préféreriez-vous qu’ils soient plus approfondis? Lesquels?
  • Quels sujets aimeriez-vous aborder ?
  • Aimeriez-vous un blog plus coquin, plus grivois?

Puisse le beau temps revenu vous inspirer. À vos claviers!

Avec le passage de l’équinoxe d’automne, les jours sont plus courts que les nuits. L’ombre augmente. Au plein cœur de l’automne la fête de la Toussaint annonce la réalité de la vie que nous tentons de poursuivre se terminant invariablement par la mort.

Nous sommes tous confrontés à l’angoisse, à la difficulté de vivre, à l’échec, au désir de mourir, y compris mourir de plaisir. Nous sommes tous embellis par la joie, la réussite, la confiance en soi. Je nous espère tous cherchant un sens à sa vie.

Le cheminement intérieur parcourt l’immensité de l’intime en créant des désordres de l’âme. Dans ce chemin difficile qui nous reflète en nos miroirs déformants, puisse-t-on y trouver la richesse qui nous habite, inviolable, sans vol possible. Richesse accessible à qui sait lire les maux pour traduire en mots après avoir déchargé les humeurs puis rechargé notre cœur de persévérance, de gratitude, de beaux sentiments pour nous faire continuer la route jusqu’à l’hiver …définitif.

L’automne entamé depuis peu de jours, nous rend compte, si on veut bien s’y attarder, de la progression de notre vie affective liée à l’évolution psychique, intellectuelle. L’automne incarne la troisième phase de la vie. Les semences déposées au creux du sillon après le labour et le repos de la terre, éclosent au printemps, mûrissent l’été. Puis vient l’automne période de la récolte des fruits. Chaque saison inspire des sentiments différents. Si les esprits chagrins oublient la flamboyance des couleurs automnales, ils ne retiendront de l’automne que le recul des jours qui rallongent les nuits, le vent d’autan lourd et chaud, les épaisses brumes matinales, le retour en force d’un soleil capricieux.

Les optimistes y redécouvriront le cuivre des forêts, les vendanges offrant un après de vins capiteux, la douce châtaigne dans sa bogue hérisson, les moissons engrangées dans les greniers modernes. L’incendie des forêts, que nul pyromane n’allume, réchauffe les yeux et le chemin parcouru sans brûler nos pas feutrés dans la douceur d’odorants tapis de feuilles colorées mais mortes.

A l’automne, la terre a donné sa richesse tandis que le paysan va continuer son inlassable travail de retournement, de labourage, ensemencement, re-taillage de la vigne, préparation des futures moissons. Cette terre morcelée détruira les débris des racines enchevêtrées, lacérées, restées en elle, puis entamera un processus de décomposition, préparant le sol à d’autres semences, à d’autres futurs.

Nous pouvons comparer le cycle des saisons aux différents stades de la vie. Chaque étape de la vie représente une évolution qui peut se traduire ainsi :

  • Enfance : graines semées par les parents, les éducateurs. La naissance jusqu’à la pré adolescence.
  • Adolescence : bourgeons, fleurs prêts à éclore. Le printemps.
  • Jeunesse : formation des fruits. Fin du printemps, début de l’été.
  • Adulte : cueillette et dégustation des fruits. Séparation du bon grain de l’ivraie. Le plein été et début de l’automne
  • Vieillesse : Réaliser et vivre de la récolte. Profiter des acquis en attendant la fin dans la Sagesse. Fin de l’automne et l’hiver. La mort.
  • Chaque saison changera la qualité du pâturage  où de la naissance à la mort nous irons en courtes transhumances renouvelées à chaque étape de la vie.

Qu’en est-il de notre psychisme quand vient l’automne ? Récolterons-nous ce que nous aurons semé ?…

À suivre…

Article à lire pour en apprendre de vertes et de bien mures sur l’usage du vibromasseur en d’autre époque ! Cliquez sus lien < http://bibliobs.nouvelobs.com/20090924/14798/gode-sauve-les-femmes> et vous saurez tout de nos aïeules…

Gode sauve les femmes
nouvelobs.com – France
… de l’hystérie n’est que le paradigme d’une sexualité
«androcentrée» qui … elle est un ange sans libido, en proie aux
assauts bestiaux du mâle. …
Gode sauve les femmes
nouvelobs.com – France
… de l’hystérie n’est que le paradigme d’une sexualité
«androcentrée» qui … elle est un ange sans libido, en proie aux
assauts bestiaux du mâle. …
<http://bibliobs.nouvelobs.com/20090924/14798/gode-sauve-les-femmes>

Nos maux présents, nos pensées actuelles sont le résultat de nos problématiques passées. Certains nomment cela le Karma. Et pourquoi pas l’appeler ainsi ? Il s’agit bien d’une relation de cause à effet, d’un enchaînement d’actes ou de pensées avec pour conséquences un résultat se répercutant quelques temps après.

« Plus besoin d’aller chercher dans nos vies antérieures, le Karma nous le fabriquons maintenant ! » Alexia l’affirmait avec conviction quand elle vint m’entretenir de ses maux d’automne. Pour vous rappeler l’histoire, puisque c’est celle d’Alexia que nous allons suivre, je vous propose de vous replonger dans la lecture des articles la concernant.

http://www.libidosexualite.com/?m=20090709

http://www.libidosexualite.com/?m=20090814

Qu’avez-vous fait cet été ? Avez-vous aimé, été aimé comme il est bon de l’être pendant cette période ? « Rien, je n’ai rien fait de réjouissant ; ni j’ai été aimée, ni dorlotée dans cet été étouffant…J’ai juste attendu un signe dans la chaleur insupportable ; j’ai espéré le retour de sa voix au téléphone, j’ai rêvé l’hypothétique retour d’un week-end. Je suis restée confinée chez moi de peur, si je sortais, d’être liquéfiée par le soleil. »

Et aujourd’hui insistais-je ?

« J’ai l’impression d’être déchirée comme labourée de l’intérieur. Mon deuil est difficile à faire puisque à son absence s’ajoute sa perte virtuelle. Ma tête est encore pleine de pensées confuses comme mes étagères de livres mal rangés » me dit-elle quand je voulus savoir comment elle se sentait maintenant. « Une tristesse poisseuse me colle aux poumons et m’empêche de respirer. » Alexia parle très bien de l’automne sans le savoir.

La tristesse est un des symptômes négatif des poumons. Les poumons sont les organes qui correspondent énergétiquement à cette saison. Les poumon régis par l’énergie Métal, lui-même relié à Vénus (planète de l’amour de la beauté) arrive de l’Ouest, sa force est à son maximum pendant cette saison. Les poumons contrôlent la peau, les pores et la transpiration. Plus l’énergie des poumons sera forte plus l’organisme sera protégé des virus (de la grippe, par exemple), des microbes envahissants, des bronchites qui se déclenchent souvent à l’automne.

L’énergie du Métal est à son apogée à l’automne. Une énergie positive nous aidera à ressentir les contrastes de nos sens, notre esprit sera clair, vigoureux. C’est une énergie sérieuse, calme et sobre. L’automne est le moment de la contemplation, du calme intérieur, des résolutions après avoir accepté les contradictions. Le temps des récoltes. Cette énergie, si nous avons bien compris ce qu’elle veut nous apprendre, nous donnera courage, droiture, solidité, partage, générosité et indulgence.

Pour le moment Alexia ne vit que dans les émotions négatives du Métal. Elle ressent l’hypocrisie et la malhonnêteté du monde qui l’entoure. La tristesse et le chagrin se sont emparés d’elle. Sa confiance chancelle ; elle se sent irresponsable et attribut son malheur à la mesquinerie, la jalousie de son entourage. « J’ai tout fait pour cet homme… » Elle étouffait de l’avoir perdu.

Les bras ont manqués à Alexia, la voix de l’aimé s’est tue.

Pourtant le travail psychique qu’elle fit n’est pas vain. En retournant sa terre, elle en a exploré, labouré la moindre parcelle. De son esprit en friche est remontée la chaleur de l’été prête à se transformer en douceurs automnales d’où jaillira la lumière rousse qui éclairera sa voie encore sombre pour réchauffer l’hiver qui l’attend. Retrouverons-nous Alexia à la saison prochaine ? Certainement la persévérance est une de ses qualités et sa fragilité quand elle s’aperçoit de l’absence de constance chez les autres.

« Le travail de plusieurs générations sera nécessaire pour obtenir que la sexualité soit prise au sérieux aussi bien par les savants officiels que par les profanes…

Abordé ici la fonction de l’orgasme tel que Wilheim Reich en parlait dans un livre portant ce titre et depuis repris par tant d’autres…Ici quelques lignes  de l’auteur pour démontrer, parce qu’il est encore besoin,  l’importance d’être bien dans son corps et dans son esprit par la part négligée, bafouée d’une sexualité qui se veut, en apparence libérée,  mais qui est maintenue sous le joug liberticide et anti-démocratique d’une société se pensant affranchie, ce n’est que pure illusion.

« Jusque là, la vraie démocratie et la liberté responsable demeureront une illusion, et la soumission sans espoir aux conditions sociales existantes caractérisera la vie humaine; l’anéantissement de la vie prévaudra, ne fût-ce que dans l’éducation obsessionnelle, dans les institutions obsessionnelles, ou dans les guerres.

« Les hommes d’aujourd’hui sont ainsi faits : ils réagissent par un rire gêné ou par un ricanement lorsqu’on aborde ce qui est au cœur de leurs désirs et même de leurs sentiments religieux…

« Le fait que l’homme est la seule espèce qui ne suive pas la loi naturelle de la sexualité est la cause immédiate d’une série de désordres dévastateurs

« Le processus sexuel, c’est à dire le processus biologique expansif du plaisir, est le processus vital producteur en soi.

« La théorie de l’économie sexuelle peut s’exprimer en quelques phrases :

« La santé psychique dépend de la puissance orgastique, c’est à dire de la capacité de se donner lors de l‘acmé de l’excitation sexuelle, pendant l’acte sexuel naturel. Sa base est l’attitude caractérielle non névrotique de la capacité d’aimer. La maladie mentale est le résultat d’un désordre dans la capacité naturelle d’aimer. Dans le cas de l’impuissance orgastique dont souffre la plupart des humains, l’énergie biologique est inhibée et devient ainsi la source de toutes sortes de comportements irrationnels. La guérison des troubles psychiques exige en premier lieu le rétablissement de la capacité naturelle d’aimer

« Les troubles psychiques sont les effets des perturbations sexuelles qui découlent de la structure de notre société…

« Les énergies vitales, dans des conditions naturelles, ont une régulation spontanée, excluant des formes obsessionnelles du devoir et de la moralité…Le comportement anti-social naît de pulsions secondaires qui doivent leur existence à la répression de la sexualité naturelle.
« La structure caractérielle de l’homme d’aujourd’hui (qui perpétue une civilisation patriarcale et autoritaire vieille de quelques quatre à six millénaires) est marquée par une cuirasse contre la nature en lui-même et contre la misère sociale extérieure à lui-même.
« Cette cuirasse du caractère est à la base de la solitude, de l’insécurité, du désir ardent d’autorité, de la peur de la responsabilité, de la quête du mystique, de la misère sexuelle, de la révolte impuissante, de la résignation à un type de comportement pathologique et contraire à sa nature.

« Depuis lors, le devoir a remplacé le plaisir naturel de travailler et d’agir…à suivre.

Nous explorerons l’orgasme sous différentes cultures très prochainement. Qu’on se le dise !

Orgasme : comment arrive-t-il?

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Les Taoïstes ont pu expliquer les secrets de l’amour, ont examiné avec précision ce qui se passe dans le corps humain au moment de l’amour. C’est avec respect pour leur immense travail que je vous offre ce qui suit.

  • Le corps est le lieu secret du plaisir.
  • Le Plaisir est un état résultant de la satisfaction d’un sens comblé. Lorsque il s’agit du plaisir sexuel tous les sens sont comblés. Rappelez-vous plutôt :Vous le voyez et votre bouche salive. Vous le prenez dans les bras, vous touchez sa peau (du visage, des mains d’abord, nous ne sommes pas des bêtes !) Vous sentez sa peau, (là, à l’endroit derrière l’oreille : quelle délicieuse odeur)Vous entendez le son de sa voix…Non, non, ne vous pâmez pas encore…Attendez que
  • L’énergie arrive aux poumons, votre respiration devient pressante, le souffle et les soupirs rapides.
  • Écoutez votre cœur, il bat de plus en plus fort, la langue est activée, la bouche salive.
  • Les organes se mettent à l’unisson du cœur, la rate et le pancréas sont activés. À ce moment là les muscles veulent saisir. Ça y est, vous en êtes là ?
  • C’est au tour des reins (siège de l’énergie sexuelle) de s’activer (la vessie en plus pour les femmes). La révolution microcosmique se met à tourner, les organes génitaux pulsent.
  • À cet instant l’énergie arrivent aux os (l’énergie des os est régie par les reins). Vous n’avez rien à faire, le corps sait et va ouvrir les articulations au point du bassin.
  • L’énergie atteint le foie et le système nerveux, les jambes entourent.
  • Le sang devient vivant en parcourant le corps. Tout de vous se met en mouvement, s’ensuivent les poussées orgasmiques qui amèneront le plaisir à son paroxysme.
  • L’extase orgasmique : c’est ce que vous vivez quand vous êtes dans l’amour, quand vous vous donnez entière à l’amour avec amour. Femmes et hommes, tous égaux devant l’amour.

Faire l’amour avec amour (j’insiste) est le plus beau cadeau que vous faites à votre corps. Tout de vous, des hormones, du système nerveux, osseux, respiratoire, digestif, génital, circulatoire, tout se réjouit ; tout de vous en profite. Faire l’amour participe à la bonne santé de votre être. Faire l’amour éloigne la maladie physique et psychique. Éloigne la guerre dans les couples. Ne dit-on pas se réconcilier sur l’oreiller ?

L’amour rend vivant. C’est un moteur : celui de la vie.

Bien sûr on peut se faire du bien en faisant l’amour sans amour, juste pour réveiller son corps quand ce dernier est en état de manque, quand il y a longtemps qu’il n’a pas eu de secousses sexuelles. En général en ce qui concerne l’acte au féminin, (sauf cas particulier que j’aborderai dans les troubles) les femmes ont du mal à faire l’amour sans amour pour le partenaire – sans l’éros qui régit le sentiment amoureux. Lorsque c’est le cas, le plaisir s’estompe dans le temps, devient occasionnel (lors de la montée hormonale) et l’acte sexuel devient vite une corvée… Le plaisir crée l’être, l’expanse. Or, sans amour on devient dépendant d’un acte supposé apporter du plaisir et nous rend obsessionnel. Sans amour on est dans la recherche, jamais satisfaite, de l’amour.

L’amour est une force fantastique qui permet toutes les récupérations, toutes les guérisons. Sans amour il devient impossible de guérir d’un symptôme sexuel. (Torjmann) Sans amour, l’humanité ne pourrait survivre un seul jour (Eric Fromm dans « L’art d’aimer).

Bon, oui on a compris ! Je les entends d’ici les embouchés à la littérature pornographique, les abonnés à la prostitution, les débauchés sexuels, les baiseurs à couilles rabattues qui n’ont rien à faire du sentiment d’amour. Et ce n’est pas à eux que je m’adresse même si pour eux, il serait profitable d’essayer d’aimer autrement qu’avec leur seul sexe.

Mais revenons à nos moutons : l’orgasme comment s’obtient-il ? demandent certaines femmes. Éprouver un immense plaisir, toujours intense qui ne se termine pas en apothéose orgasmique, est-ce normal ou alors faut-il que chaque fois il y ait orgasme authentique ?

Nous venons de voir la manière dont le corps réagit sous la poussée de l’amour, comment le système hormonal répond à cette extraordinaire pression en répandant la dopamine, molécule du plaisir, comment le corps s’ouvre pour se donner…si tel n’était pas le cas, il n’y aurait pas de plaisir. Les femmes sont assujetties, à l’inverse des hommes, à leur cycle hormonal et faire l’amour pour elles ne se termine pas toujours par un orgasme. Tant qu’il y a du plaisir, intense, tant que leur corps ne se refuse pas, le sentiment d’amour est présent, fait vibrer le corps entier, nourrit la vie.

Demain nous parlerons anatomie féminine et de ce qu’il se passe quand le corps et l’esprit sont sous l’emprise du sentiment amoureux…

À suivre donc, mais avant cela passez une courte nuit longue d’amour.

Orgasme et Anatomie féminine

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Les femmes et les hommes sont complémentaires (Yin et Yang) dans leurs organes génitaux. Dans la vision Taoïste l’homme est considéré comme Feu qui brûle vite alors que la femme, comme l’Eau,  a besoin de temps pour bouillir. Cette image constitue le modèle sur lequel nous allons nous appuyer pour parler des différences apparentes des deux sexes alors qu’en réalité la similitude est réelle. Les organes génitaux sont « cachés » chez la femme, visibles chez l’homme.

Partant de ce principe (Feu/Eau) les femmes et les hommes n’ont pas le même temps de réaction pendant l’amour, ce qui entraîne des frustrations chez les femmes ne pouvant aller jusqu’au bout de leur excitation sexuelle. Lorsqu’une femme n’a pas atteint son potentiel orgasmique, le plaisir dans sa totalité, elle se sent abandonnée, frustrée et dans la  solitude la plus complète. Elle deviendra facilement acariâtre, agressive; on dira d’elle, vulgairement mais justement, qu’elle est mal baisée. A qui la faute, hein? Je vous le demande ? Il faut savoir que l’interruption répétée de l’acte sexuel crée des déséquilibres, des tensions, un mal être qui engendrent bien des maladies psychosomatiques.

Anatomie féminine :

Dans ce qui est visible du sexe féminin, il y a peu : sur le mont de Vénus une touffe de poils en broussaille (ou un triangle bien épilé) va dissimuler les grandes lèvres. A l’abri de ces dernières les petites lèvres, ou lèvres internes. Pendant l’excitation sexuelle, les petites lèvres, très irriguées par les vaisseaux sanguins, se gorgent de sang, enflent (pouvant atteindre jusqu’à 2 à 3 fois leur taille). C’est le point de non retour qui annonce l’orgasme proche. Les petites lèvres protègent, sous son petit capuchon nommé gland,  le clitoris, très innervé. Le clitoris  est pour la plupart des femmes le point le plus sensible de leur anatomie sexuelle. C’est alors, tout comme chez l’homme, qu’au sommet de l‘excitation, le clitoris, encapuchonné, tendu sur sa tige,  entre en érection. Comme chez l’homme, il y a souvent chez la femme une importante modification de la taille et de la forme du clitoris.

Le point G est repérable pendant l’excitation sexuelle grâce aux vaisseaux engorgés  de sang qui vont rendre proéminent le fameux point qui se trouve dans le vagin juste au dessous de l‘os du pubis.

Le muscle d’amour: Au dessous des organes génitaux (dans le vagin) se situe le  muscle pubococcygien (PC) appelé « muscle d’amour ». C’est un muscle qui entoure l’urètre, le vagin et l‘anus. Ce muscle se contracte lorsqu’on contractez le vagin. Muscle associé à la force du périnée, il est considéré par les sexologues comme étant la clé d’une sexualité réussie aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Sa faiblesse contribuera aux difficultés sexuelles, (difficulté lors de l’accouchement) à l’incontinence urinaire. Un PC tonique procurera bien du plaisir aux femmes qui en donneront aux hommes par les contractions qu’elles exercent sur ce muscle d’amour.

À l’intérieur et faisant suite aux organes visibles, nous trouverons les organes génitaux internes. Le vagin, l’utérus en forme de poire renversée,  de chaque côté les trompes de Fallope se terminant par les ovaires. Ovaires : organes de reproduction des femmes et des femelles où se logent les ovules...

Masters et Johnson, décrivent l’orgasme féminin en 4 phases :

  • Excitation   phase 1
  • Plateau         phase 2
  • Orgasme      phase 3
  • Résolution  phase 4

Les praticien(ne)s en  Taoïsme (Yoga sexuel) peuvent faire durer la phase 3 -  l’orgasme – beaucoup plus longtemps voire indéfiniment…Ça vous tente ? Faut pratiquer !

La question s’est posée longtemps : d’où les femmes jouissent-elles ? Du clitoris ? Du vagin ? Des petites lèvres ? Et si elles tiraient leur jouissance de tous ces endroits  à la   fois, tous hautement innervés, tous érectiles ? En tout cas, il a été démontré qu’elles possèdent autant de zones sensibles que les hommes, que leur organe sexuel est un  tout dont les parties sont impliquées dans leur totalité pendant l‘excitation sexuelle.  Une semblable structure laisse supposer un fonctionnement similaire. La pulsion et l‘expérience sexuelle ne sont pas différentes d’un sexe à l’autre. Par contre elles sont tributaires de notre éducation et de notre milieu social.

Notre sexualité dépend aussi de la qualité de ce que l’on donne et de ce que l’on reçoit; de la conscience que l’on met dans la pratique amoureuse et du sort que l’on réserve à cette pratique qui demeure le moteur de toute relation.

à suivre…

6 petits jours pendant lesquels vous allez méditer sur la pratique orgasmique.

6 petits jours où vous vérifierez l’état de votre souffle, les sensations envahissant le corps au moment de l’amour, la joie ou le désenchantement après l’amour…

6 petits jours pendant lesquels le travail continuera pour moi avec remise à niveau des pratiques corporelles et psychiques garantissant la mise sur Orbite microcosmique avec point de chute orgasmique.

« Seule ? s’inquiète Sophie. « Oui, seule, c’est le meilleur moyen  pour se rapproprier le souffle, les battements du cœur, sentir l’énergie parcourir le corps, vérifier là où le  « ça » coince. Mise au clair des désirs, investigation  totale avec révisions des paramètres libido-sentimentalo-érotico.  Beau programme en si peu de temps, n’est-ce-pas ?

Allez ! On se retrouve au 7ème jour, après la Pleine Lune d’Octobre. Nous partagerons ensemble la manière de mettre en pratique le festin orgasmique.

Soyez amoureux pendant mon absence,  puisque suite à l’amour la joie arrive de surcroît.

Orgasme et fantasme.

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L’avion pris en sandwich entre deux couches de ouate nuageuses incite déjà à lâcher prise. Lâcher-prise sur les événements incontrôlables tels que le rendez-vous avec le destin en différant l‘orgasme annonciateur de  petite mort, condition indispensable pour renaître encore et encore à l’amour quand, comme le printemps, il reviendra. Dans cet avion  nulle trace d’érotisme qui puisse faire songer à rejouer « Histoire d’O » d’Emmanuelle. En révisant les conditions nécessaires à l’orgasme et ce bien après le décollage,  le  souffle en hyper ventilation prend possession des poumons, du sang et du cerveau. Ce faisant, par l’oxygénation massive provoquée, s’installent de nouveaux fantasmes qui très vite occupent soigneusement tout l’espace.  L’utilité de cette mise en oeuvre psychique appelé fantasme rend supportable cette position bien inconfortable d’un siège d’avion en rééquilibrant la réalité frustrante en scénarios satisfaisants. Sans atteindre le 7ème Ciel,  bien que s’en approchant, le fantasme donc, redonne ses  lettres de noblesse au  principe de plaisir en lieu et place d’une montée en puissance d’une pulsion libidinale. Vous l’avez compris c’est ce à quoi sert le fantasme : à rendre plus agréable une réalité qui ne l’est pas toujours. Ne vous en privez donc pas pour vous mettre en appétit sexuel quand la faim vient à manquer, le fantasme prendra le relais et fera d’un plat de pâtes un repas de roi.

Le lâcher-prise, le fantasme, l’hyper-ventilation, le dialogue, le partage, le désir sont aussi nécessaires  à la montée orgasmique, que de se libérer des tabous. Laisser faire et ne rien vouloir, ne pas faire de la volonté une condition de réussite puisqu’elle nuit à la réalisation du plaisir.Tout est permis dès l’instant où rien n’est imposé, où chacun respecte le désir de l’autre, où il n’ y a pas de contrainte…

Difficile dans un avion de pratiquer un yoga sexuel. Toutefois il est possible de faire circuler l’énergie, la dirigeant par la pensée dans tout le corps tout en restant sagement assis dans ce fauteuil inconfortable. Les yeux fermés. Le dos aussi droit que possible, la tête dans la continuité, le menton légèrement rentré et la bouche fermée, les poumons se remplissent d’air par de longues aspirations nasales. Cet air inspiré  va envahir la boîte crânienne par la jonction de la pointe de la langue sur le palais et redescendre le long de la colonne vertébrale. Au niveau du sacrum cette énergie va se séparer et redescendre le long des fessiers qui seront contractés, parcourir les jambes,  puis se disperser au niveau des pieds. Faites cet exercice plusieurs fois en concentrant votre pensée sur le souffle. Les mains sous le nombril ressentez l’énergie chaude qui s’en dégage. La bouche se remplit de salive. Le bien être envahit tout votre corps, toutes vos pensées…

Ouvrez les yeux et ne soyez pas déçus en voyant  le steward ou l’hôtesse; il ou elle vous proposera un thé ou un café mais pas de quoi vous expédier dans un fantasme délirant. Leur tête fatiguée, à peine souriante, n’invite ni aux jeux sexuels ni à leur représentation. Il suffit de fermer les yeux pour se reconnecter à l’énergie et retrouver sa chaleur bienfaisante, s’y envelopper et  s’endormir en attendant que l’oiseau se pose.

Orgasme : ses vertus

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Outre le Plaisir qu’il procure, les bienfaits de l’orgasme sont multiples. Grâce à lui le cerveau fera le plein d’endorphines avec effet relaxant garanti jusqu’à plonger  beaucoup d’hommes dans le sommeil d’après l’amour. Pourquoi donc ne pas utiliser ce somnifère qui dispensera des petites pilules avec effets secondaires déplaisants ?  Analgésiques puissantes, les endorphines ou endomorphine, régulent le stress, dispersent l‘angoisse, atténuent les douleurs. Activateur de la sérotonine, l‘orgasme, puissant antidépresseur, fait la nique à la tristesse, aux idées noires, au coup de blues. L’ocytocine (hormone de l’amour) libérée dans le cerveau consolidera les liens amoureux. Pas besoin de vaccin.  L’orgasme fabrique de solides défenses immunitaires qui font barrage à toutes les grippes de l’alphabet, de la grippe  A à  la grippe Z, défenses qui barreront la route aux bronchites, rhumes, allergies fréquents à cette saison…

Osons parler, demander, faire, bouger, dire  ce que nous désirons pour  entretenir  l’excitation, pimenter l’amour afin qu’il ne devienne pas une pratique hygiénique encore moins une routine rébarbative.

N’est-on pas jamais mieux servi que par soi-même ?

Mesdames, messieurs, n’attendons pas que le, la partenaire nous procure tout le plaisir pendant que nous ferions la planche espérant qu’il, qu’elle nous « donne » ce que l’on peut, pour ne pas dire, ce que l’on doit aller chercher soi-même. Communiquons notre  désir, nos envies, nos fantasmes ce qui aura pour effet secondaire l‘excitation et l’ouverture pour les femmes, l’excitation et l’amplification de la verge qui, si elle n’est pas encore aussi dure que le jade, le deviendra bientôt. Il est temps de changer de position, l’époque du missionnaire est révolue ! Devenons des cavaliers, chevauchons confortablement notre partenaire à notre rythme, en mouvements  profonds qui fera de l’attelage un stimulateur clitoridien puissant, ajustera notre étui à sa dague, moyens supplémentaires pour provoquer l’orgasme. Entretenons par ce moyen idéal notre pompe cardiaque et notre réseau circulatoire et respiratoire. Ces flux, qui en irriguant notre épiderme, transformeront notre corps en un sublime champ vibratoire et notre peau en un tissu soyeux.

Ne nous laissons pas perturber par des pensées castratrices, refouloir de joie mais portons notre attention sur ce qui se passe à l’intérieur. Ainsi les hommes (jeunes et moins jeunes) qui souvent s’inquiètent de ne pas « durer », d’être trop rapides, apprendront à caresser les femmes dont certaines voudraient que ça se passe plus vite. Une tabatière doit tenir la promesse d »une pipe dosée à point. Concilier les deux est possible en vivant dans l’instant présent,  en étant dans l’ici et maintenant et non au four et au moulin ou à sa feuille d’impôts. On reconnaît une vie sexuelle active et satisfaisante à la vitalité, au dynamisme qui en découlent, au regain énergétique visible dans la forme physique et psychique, et qui augmentent l’estime de soi.

Faisons de la vie sexuelle des instants magiques puisque l’absence de sexualité satisfaisante contribuera à la névrose, aux maladies mentales, au mal-être.

L’orgasme : à consommer sans modération.

tabo-162tabo-161Beaucoup de femmes se plaignent de leur compagnon quant à leur sexualité virtuelle. Beaucoup d’hommes confirment la plainte se disant « accros » à des sites dont le contenu pornographique les  éloignent de leur partenaire. Ces sites, disent-ils, font appel à leurs fantasmes dont ils ingurgitent les images sur le mode passif  sans aucune obligation de résultat si ce n’est leur propre jouissance. La masturbation, partenaire  idéale toujours satisfaite, est l’objet assouvissant la pulsion…  J’entends déjà quelques agacements réprobateurs signalant qu’il n’y a pas que ça dans la vie, du sexe! Bien évidemment il n’y a pas que du sexe, même si  pour beaucoup  d’individus le quotidien s’articule autour de l’hyper-consommation qui  veut faire croire à la  jouissance immédiate. La technologie va de plus en plus vite pendant que la pensée, qui n’a pas le temps de suivre, se ralentit. Tout est fait pour mettre la personne en état de dépendances multiples et toute dépendance est ramenée au pulsionnel à satisfaire coûte que coûte. Et c’est en cela que chaque image produite fera du spectateur un voyeur ou un exhibitionniste, un sadique ou un masochiste ou encore un bourreau ou une victime d’actes qui se révèleront de nature purement sexuelle; en ce sens que l’imaginaire convoque les souvenirs, réactualise les traumatismes d’où ressurgissent les frustrations qui en appelant le manque réalisera le désir au travers du fantasme, celui-là même qui  pourvoira à l‘excitation.

« Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps »…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.

Évoquer avec tendresse ces amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre;  vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer  sur une mer étale aux eaux limpides…Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les  rejaillissements; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour  réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux  pour ressusciter le fantôme nommé Djlésir; et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le…Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques  pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux  pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on se donne !

Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à  identifier un événement perturbateur en particulier  puisque, les news débitées en un vrac  pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d »oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF.  Mais là un D se glisse entre les lettres  S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse  sur le devant de la scène.  Elle a gagné  le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite.

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.

Si nous continuons à poursuivre le sens nous  finirons bien par le trouver, non ?  Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit…
Comprenez-vous ce que je dis, là? Oui, eh, bien tant mieux !

Bon dimanche.

Vous n’êtes pas sans savoir que les signes de reconnaissance sont aussi indispensables au nouveau-né que le sein maternel pour son développement harmonieux, plus que nécessaires pour qu’il s’en nourrisse, grandisse, se construise, s’organise psychiquement et physiquement. Satisfaire son besoin de reconnaissance est un besoin vital de la naissance à la mort. L’absence de signes de reconnaissance, et au delà de la souffrance qu’ils engendrent,  créent des manques tels que les carences s’installent qui peuvent conduire à la mort.

L’air que l’on respire, l’eau, la nourriture, le sommeil sont évidemment vitaux.  Or, l‘identité, le sentiment d’exister ne peuvent se construire sans les échanges et la qualité des signes de reconnaissance avec l’environnement. Aujourd’hui, nous vivons  dans un environnement paradoxal où la communication tient toute la place (médias, internet, téléphones portables…) sans pour cela que s’améliore la qualité relationnelle, bien au contraire il semblerait qu’elle se dégrade.

Alors? Qu’est-ce-que ce besoin vital dont on ne peut se passer aussi indispensable que les éléments dont on a parlé plus haut? Comment manifester sincèrement des signes de reconnaissance alors que la plupart d’entre nous en a manqué ( je t’aime, je t’admire, j’apprécie ce qui tu es)) ? A été blessé (quelle idiote!) ? N’a pas été stimulé ( c’est bien, tu vas y arriver). On ne nous a jamais appris comment s’y prendre pour dire ce qui va ou ne va pas. Le « ça va ? », balancé comme une épluchure de banane dans une poubelle, n’incite pas à répondre, « je ne vais pas bien, »  ou « oui, merci je vais bien » n’est-ce-pas ? Dans ce monde où tout va si vite, on répète comme un automate des « ça va » sans en attendre la réponse. On s’entrebise sans avoir la conscience de donner un baiser: (Au fait, je t’ai dit bonjour ?). Les relations quotidiennes (travail, famille, amis) ne sont que l’accumulation de désillusions, de frustrations, alors que nous avons besoin de tendresse et d‘attentions, d’être reconnu pour ce qui nous sommes.

Être touché est un besoin tant biologique que psychologique. Le couple, les amis, les parents avec leur enfant qui n’échangent pas de caresses, de contacts, de câlins, de paroles réconfortantes, de signes de reconnaissance, vont dépérir comme le nourrisson dont la mère se désintéresse de lui. En l’absence de toutes ces marques d’affection, d’amour, la  tristesse s’empare des individus… Les mots, les gestes sont vitaux pour toucher le cœur, stimuler les affects. Le Dr Spitz nomma sous le terme « d’hospitalisme » les carences affectives dont étaient atteints les très jeunes enfants devant rester longtemps dans des milieux institutionnels – prisons, maternités, orphelinat, hôpital.

Ce besoin psychologique fondamental, vital, incontournable est ce qu’on appelle le besoin de reconnaissance

Très vite nous en reparlerons. Je file sur les statistiques de <http://www.libidosexualite.com/ pour y lire les commentaires, autant de signes de reconnaissance dont j’ai besoin pour me relier à vous.

Ouf! Enfin débarrassée de l’affligeante habitude consistant à téter un filtre d’une cigarette roulée avec application dans une feuille de papier très fin. Par une aspiration  goulue la fumée à la saveur âcre d’un tabac garanti sans conservateur, sans agent de texture, était avalée. Par cette manie, devenue plus un rituel qu’un plaisir, je m’autorisais des pauses « réflexion »,  des arrêts tabac comme d’autres font des arrêts pipi lors d’un trajet sur l’autoroute. Une pause comme un  prétexte pour trouver le mot qui convient à préciser au plus près ma pensée…Depuis trois semaines, non plus recroquevillée sur cette fâcheuse addiction, les poumons, ventilés par un souffle profond sans ajout d’aucune sorte, reprennent toute leur place; cependant le manque de nicotine se fait ressentir. Le chocolat par ses effets euphorisants vient compenser le manque.

Noir s’il vous plaît le chocolat. C’est bon pour la santé, c’est bon pour le cœur; c’est un allié contrairement au tabac qui détruit, le chocolat Noir est un remède. Permettez-moi d’insister sur la couleur du  chocolat. Il faut savoir que les protéines du lait interfèrent sur les qualités de la fève …

La fève de cacao est une mine de constituants essentiels tels que potassium, magnésium ( anxiolytique puissant) calcium, phosphore. Et hop!  une petite barre d’un noir à 74 %! minimum et avec elle nous sommes surs d’avoir notre dose de  fer; quelques carrés nous faisons le plein des vitamines A, de plusieurs  vitamines du groupe  B, la vitamine PP et la merveilleuse vitamine E. Qui l’eut cru qu’en croquant du chocolat et grâce à la vit.E contenue dans la fève de cacao, nous avons une arme délicieuse pour  lutter contre le vieillissement? De puissants anti oxydants y sont associés : polyphénols, tanins, les fameux flavonoïdes. En outre et après expérimentation (des hommes se sont dévoués) il a été remarqué que le chocolat était un excellent stimulant cardiaque, un efficace décontractant musculaire, un anti dépôt du mauvais cholestérol sur les artères, sans oublier l’intellect activé et l’effet euphorisant.

Plus que le thé vert, plus que le cassis et la myrtille, la fève de cacao détient la palme en concentration d’un flavonoïde, l’épicatéchine. Manger du chocolat noir  favorise la dilatation des vaisseaux permettant ainsi  au sang de circuler plus librement… Cela aurait-il une incidence favorable pour fortifier les érections ?A vous messieurs de me le dire, après avoir mangé du chocolat, évidemment. Cet afflux de sang chargé de flavonoïde inhibe l’agrégation des plaquettes, empêche les caillots de sang, entretient le cerveau et éloigne les risques de la maladie d’Alzheimer.

C’est bien connu qu’un coup de flip sera chassé par un carré de chocolat noir. Finalement il est bien facile de se faire plaisir tout en se faisant du bien. Tenez ! Essayez un petit massage avec une huile parfumée au chocolat. Oui, ça existe ! C’est un régal. Le massage ou l’huile ? Les deux ensemble, pardi ! Vous n’avez pas idée des vertus aphrodisiaques de l’odeur du chocolat associée au massage ! La séance terminée vous pouvez vous croquer mutuellement.  Un régal, vous dis-je !


Il pleut c’est tout ce qu’il sait faire. Bien d’accord avec Brigitte Fontaine… La terre s’en réjouit, pour l’instant. Depuis deux jours elle réceptionne la gueule ouverte et avale les trombes d’eau qui s’épanchent du ciel. Dans sa phase assoiffée elle ingurgite  jusqu’à déborder. La nuit dernière, j’ai même cru que Dieu déménageait. Un tohu-bohu incroyable agitait  le ciel; là haut se jouait une scène de famille – œdipienne – entre le Père et ses enfants  fouteurs de désordre. D’ailleurs ce matin là, la météo  avait prévenu du passage en zone de turbulence orange lors de l’orage qui a sévi au plus fort en inondant la plaine du Var, en remplissant les bouches du Rhône,  en tordant les côtes d’Azur… L’interrogation du choix se fait lancinante. Faut-il, comme l’eau,  s’engouffrer sous la couette ou aller au cinéma ? Les deux, répondrais-je gourmande. Le cinéma d’abord et la couette ensuite.

Le premier film que je vous propose est MERES ET FILLES, la réalisatrice une femme, Julia Lopez-Curval, parle de femmes. Catherine Deneuve (Martine) est médecin. Profondément blessée dans l’enfance, abandonnée par Louise, sa mère qui s’est volatilisée, Martine est dure, sans aucune tendresse envers sa propre fille encore moins envers son mari, son frère.  Audrey, fille de Martine, (Marina Hands la merveilleuse Lady Chatterley) découvre dans la maison de Louise sa grand-mère, où elle loge le temps de sa visite à ses parents,  un carnet annoté de recettes de cuisine où se mêlent des pensées, des réflexions qu’Audrey fait revivre en reconstituant sa vie au  fantôme de Louise.  Au fil des pages l’histoire de cette parfaite femme d’intérieur, comme l’exigeaient l’époque et le milieu bourgeois des années 50, pointe son désespoir. La mère et la fille s’affrontent à petits coups rapides de paroles acérées.  Mais Audrey à force de persévérance, de fidélité et de solidarité féminine, rend la mère à sa propre mère, restituant au fantôme  grand-maternel  sa dignité de mère…Dans ce film trois générations  se racontent. Chacune parle de son temps où l’on parcourt le chemin long et difficile pour  accéder en tant que  femme à un semblant d’autonomie… matérielle et affective.

Le deuxième film, PARTIR, est aussi un film d’une femme réalisatrice Catherine Corsini. Là, le film raconte la passion dévorante d’un couple improbable. Elle, Christin Scott-Thomas, bourgeoise ronronnante d’ennui, devenue zombi dans sa belle demeure. Par des travaux d’aménagement de son cabinet de kinési elle va rencontrer son amant ouvrier du bâtiment. Un mari médecin, Yvan Attal superbe de machisme, imbu d’une toute puissance friquée, qui s’approprie avec panache les êtres – Ma femme, Mes enfants, Mes employés – les objets, – Ma maison, Mon cabinet. Troisième personnage l’amant, l’intrus malgré lui. Un ouvrier espagnol, Sergí López met le feu à cette belle quiètude; la belle lui tombe dans les bras sans qu’il ait rien demandé. Coup de pied dans la fourmilière, le monde de ces deux là chavire, jusqu’à la mort.

La problématique soulevée dans les deux films est  la position de la femme à travers le temps et  son rapport à l’argent quand de la loi du plus fort (l’homme, le mari) dépendent la bourse et la vie. L’argent jouant le rôle de décideur de vivre ou d’empêcheur de vivre décemment; l’argent représentant la lutte du pot de terre contre le pot de fer à celui qui en dispose et qui s’en sert comme d’une arme contre la femme. Dans les deux films, le nerf de la guerre est l’argent que les hommes possèdent, avec lequel ils  asservissent, l’autre, la femme, l’amour. L’argent, ciment au service de la cohésion familiale. Le décalage social entre les classes possédantes et les déshéritées, c’est aussi cela dont parle PARTIR…

Finalement rien ne change vraiment malgré les apparences depuis la moitié du siècle dernier…La pluie a cessé, le soleil rayonne de nouveau. Sachons en profiter.

J’ai le plaisir et la joie de vous informer de l’ouverture du site http://www.therapeute-en-ligne.com/ afin de satisfaire aux demandes que j’ai reçues, aussi bien personnelles que via le blog  (voir commentaire ci-après)

Je trouve largement mon compte dans vos “chroniques” pertinentes, riches, originales, et si fines.
Mais je constate, au fil des jours, que, malgré tout ce qu’elles m’apportent et même si elles étaient quotidiennes, j’ai besoin d’un échange personnel avec vous, pour approfondir ce lien de confiance qui s’est tissé au fil des semaines.
Je souhaite pratiquer avec vous une thérapie à distance (vu notre éloignement géographique).
Que me proposez-vous pour commencer : rendez vous téléphoniques ou sur hotmail, vidéo conférences, échanges de mails?
Merci de me dire sous quelle forme se fera le paiement.

Que vous soyez femme, homme, adolescent et, où que vous soyez sur la planète Terre, vous pourrez entreprendre une thérapie en toute discrétion.

Quelle que soit votre problématique elle sera toujours considérée avec attention. La réponse, fidèle à  la déontologie et à mes engagements de psychothérapeute, sera rendue dans le cadre d’un échange où vous seul(e) aurez accès.

Être au plus près de vous avec confiance et conscience, maîtres mots du site http://www.therapeute-en-ligne.com/ que je vous propose de consulter.

Fantasme, désir, orgasme, sexuel …profusion de mots qui sortis de leur contexte deviennent pornographiques.

La pornographie est la tendance perverse qui sous-tend toute l’économie. Actuellement  l’hyper-consommation gère l’économie et si l’on en croit le philosophe Dany-Robert Dufour la pornographie est devenue une activité ordinaire qui s’affiche, s’exhibe publiquement dans les comportements. Le sexuel s’expose dans la démesure où l’obligation de jouir semble être la seule voie possible. Une sexualité vite consommée (speed dating); un contact instantané via Internet Aka Aki (procédé comparé aux phéromones chimiques, celui-ci étant électronique). Voici parmi tant d’autres activateurs sexuels pour ne citer que les plus softs.

La pornographie dans notre monde est devenue une industrie majeure. Les chiffres sont éloquents : la pornographie génère à elle toute seule, un chiffre d’affaire de 1000 milliards de dollars par an. Plus que les industries de l’armement et de la pharmacie. Hallucinant, ahurissant, non?

L’obscène est partout. Tout,  tout autour de nous, incite à la jouissance. Dans le cinéma, la télévision, l’internet, dans tous ces divertissements des masses  intervient l’obscène. Dans la vente des programmes télé du MIPTV à Cannes viennent en tête du palmarès : le sexe, le jeu et la spiritualité, les trois pouvant se combiner allègrement afin de multiplier les retombées pécuniaires.

Les Anciens distinguaient trois formes de libido qu’ils nommaient concupiscence :

  • Libido  de la passion des sens et de la chair (concupiscence de la chair)
  • Libido impliquant la passion de posséder et de dominer toujours plus (concupiscence de la vie)
  • Libido qui demande à voir et à savoir (concupiscence des yeux).
  • On peut donc jouir  sexuellement mais aussi jouir en possédant, en dominant ou en se procurant de la jouissance par le savoir. Ces formes libidinales procèdent toutes du même processus qui consiste à exciter l’une des trois libidos en tenant éloigné tout ce qui pourrait empêcher cette excitation  d’aboutir à la jouissance.
  • Oh! Ce n’est pas tant la jouissance l’élément nouveau du fonctionnement humain,  de tout temps elle fut présente, mais la manière d’exhiber sa jouissance. L’exhibition, là est l’obscénité. Pour les Anciens philosophes il était obscène (malsain de porter au devant de la scène) de montrer ce qui devait être caché aux autres pour la simple et bonne raison que ce qui était vu pouvait être instrumentalisé par le jouisseur. Par cet acte de ne pas montrer aux autres découle le respect de l’autre qui interdit l’exhibition de la jouissance. Respecter l’autre, consistait à refuser sa libido (quelle que soit sa forme) dès lors qu’elle devenait envahissante,  dès l’instant où la personne était en compagnie ou se devait d’éviter l’expression de sa jouissance devant n’importe qui au risque de se retrouver à devoir pactiser…
  • Je vous souhaite de beaux rêves en attendant la suite qui ne saurait tarder.

Halloween !!! Ce mot dont l’étymologie purement anglaise qui découle de ALL HALLOW EVEN  signifie textuellement « le soir de tous les saints du Paradis ». Cette fête folklorique d’origine celtique dont les enfants du monde entier raffolent  (y compris en Chine, en Russie) est à l’origine une fête religieuse « Samain » en Irlande et nommée Samonios chez nos ancêtres les Gaulois; Samain se déroulait sous l’autorité des druides pendant 7 jours. Halloween a été transportée dans les baluchons lors des grands déplacements des immigrants catholiques Britanniques sur le continent Nord Américain. Halloween correspond à la fête chrétienne de la Toussaint instituée au IX siècle par le Pape Grégoire IV. Voilà pour situer un peu la provenance de cette fête devenue dans les pays  de langue non anglaise une date intermédiaire avant Noël et le premier de l’an dont les retombées commerciales arrivent en troisième position pour les ventes de friandises et chocolats.

Halloween résonne avec la saison d’automne où les nuits de plus en plus longues favorisent le rapport au mystérieux, au sombre, à tout ce qui peut épouvanter, évoquer la mort, la magie et les monstres; les fantômes, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les squelettes, les maisons hantées, les chats noirs, araignées… Tout cet arsenal de terreur nous le retrouvons dans les films d’horreur dont les Américains sont spécialistes, personnifiés par Dracula, Frankeinstein et bien sûr les momies.

Orange et noir sont les couleurs de Halloween, dont France Télécom s’est inspirée pour lancer sa marque de mobiles « Orange »… La citrouille n’a pas seulement un aspect décoratif mais elle fait partie intégrante de la traditionnelle nourriture, avec les graines que l’on mange grillées,  sa chair dont on garnit les  tartes ou que l’on prépare en confitures ou en pains.

Pendant cette fête les enfants déguisés frappent aux portes en réclamant des bonbons, des friandises en clamant « des bonbons ou je te jette un sort ». C’est le jour idéal pour les enfants qui peuvent s’en « péter » le ventre.

Un peu partout sur la planète, (même le Japon commence à être envahit par les gadgets) Halloween se fête. Une particularité dans les Caraïbes, notamment sur l’île Bonaire où Halloween n’est presque pas fêtée, il existe une coutume où les enfants se regroupent et passent Halloween dans les confiseries au lieu de faire du porte à porte.

Halloween qui n’est pas une tradition française s’est seulement médiatisée au début des années 2000, pour devenir quasiment sans intérêt, voire carrément dépassée dès 2008. Halloween fête païenne, est proche des fêtes célébrées par les catholiques : la Toussaint le 1er  Novembre et la Fête des Morts le 2 Novembre. À cause de cette proximité de dates, l’Église Catholique Française a constaté que les non chrétiens s’intéressaient beaucoup plus au sens de la mort depuis Halloween. Suite à une enquête commandée au CREDOC (centre de recherche pour l’étude et l’observation de vie) par le syndicat des arts funéraires en 2005, il a été constaté une progression du succès commercial de la Toussaint.

La Toussaint jour de célébration de tous les saints est liée à la fête des morts. Au Vsiècle pendant les jours de Samain, le monde des vivants communiquait avec celui des dieux sur le plan symbolique.  Cette fête était l’occasion de rituels chez les druides, où l’on faisait banquets et beuveries, quasiment orgiaques.

Cette nuit ne vous étonnez pas, si, levant les yeux au ciel, vous apercevez des sorcières à califourchon sur leur balai, elles ne font que passer.

Nouvelles des murs

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nyc-taggDu mur de Berlin depuis 20 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !

Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur  fontanelle.

Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants  sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.

Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.

Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci, identique aux autres auxquels elle a cru ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?

D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent  vie au plus sordide des murs de NYC. Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.

Effet miroir

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Un conte m’a été offert. A mon tour je vous l’offre. Puissions-nous nous en inspirer pour avancer sans trop de souffrances.

“(…) Un matin il [un Maharajah] quitta la pièce  [aux miroirs] sans refermer la porte. Son chien y pénétra. Voyant d’autres chiens il les renifla : comme ils le reniflaient, il grogna ; comme ils grognaient, il les menaça ; comme ils menaçaient, il aboya et se rua sur eux. Ce fut un combat épouvantable : les batailles contre soi-même sont les plus féroces qui soient! Le chien mourut, exténué.

Un ascète passait par là tandis que le maître du chien, désolé, faisait
murer la porte de la pièce aux miroirs.
- Ce lieu peut beaucoup vous apprendre, lui dit-il, laissez-le ouvert.
- Que voulez-vous dire?
- Le monde est aussi neutre que vos miroirs. Selon que nous sommes
admiratifs ou anxieux, il nous renvoie ce que nous lui donnons. Soyez
heureux, le monde l’est. Soyez inquiets, il l’est aussi. Nous y
combattons sans cesse nos reflets et nous mourons dans l’affrontement.

Que ces miroirs vous aident à comprendre ceci : dans chaque être et
chaque instant, heureux, facile ou difficile, nous ne voyons ni les
gens ni le monde, mais notre seule image.

Voyez cela et toute peur, tout refus, tout combat vous abandonneront.”

Passez une très belle journée à l’image de celle que vous rencontrerez dans votre miroir.

Amour / Haine – Lumière /Obscurité
Joie / Tristesse – Pulsion / Répulsion
Passion / Indifférence – Amour / Désamour
Autonomie / Indépendance

Et le vice versa dans la débauche; débauche par la recherche excessive du plaisir sexuel, ça va de soi. Au nom de l’hygiène, au nom de la religion les petites filles  ont été et sont toujours excisées. Interdites de plaisir; seulement autorisées à se soumettre. Caressez un cercle il deviendra vicieux. Mais je m’égare… Allons voir la transformation d’un sentiment d’amour quand l’amour s’est fait la malle.

À l’amour s’oppose la haine; toutes les émotions positives ressenties dans l’état d’amour se transforment négativement dans son corollaire la haine, dès lors que cesse cet état. S’y ajoutent le mépris là où était la considération; la rancœur là où était l’admiration; la peur là où était la sécurité. Une très mince frontière sépare ces sentiments extrêmes quand les digues de l’amour bafoué cèdent. L’amour s’extravase des vaisseaux du cœur, vient grossir les veines de la gorge qu’expulse en un cri l’amour transformé en haine. Comme une hydre, le couple amour/haine forme un sentiment monstrueux. Bien que  mort, croit-on, on cherche encore à le tuer, à l’anéantir dans l’oubli. Pareille à la tête terrifiante de l’hydre éradiquée, la haine multiplie ses rejetons qui à leur tour grandissent et détruisent. Malgré les apparences, la violence de  la passion n’est pas destinée à détruire l’autre  mais seulement à se détruire soi-même au risque de la folie.  Quand bien même est-elle extirpée le poison de la passion continue à ravager le corps, le cœur,  la tête, les tripes. Quel est ce mal d’amour qui comme une hydre aux têtes décapitées revient en force harceler, s’emparer de l’être ?

Dans ses comportements, la passion dévorante, la fusion totale, révèle des aspects semblables à l’altération d’un état mental perturbé. L’humeur est exaltée, les pensées obsessionnelles, intrusives accompagnent très souvent de troubles bi-polaire, des troubles alimentaires compulsifs.

Il a été constaté qu’à partir du sentiment amoureux s’élabore un mécanisme de récompenses (revalorisation narcissique, confiance et estime de  soi, humeur dopée de dopamine)  dont la personne devient dépendante. La perte de l’amour dépossède la personne des récompenses générées par l’état amoureux; s’instaure alors un état de manque identique à celui dont souffrent les toxicomanes. C’est ainsi  que l’amoureux trahi, abandonné, largué, sera à la recherche de tout ce qui va pouvoir combler le manque,  l’absence.

Ô, souffrances qui justifient le trop plein donné; qui révèlent la chute d’autant plus haute que l’idéal semblait atteint (il avait tout ce que je désirais enfant); souffrances qui existent au même titre si les rejets sont virtuels comme on a pu le constater avec Alexia…

Que le temps passé avec vous-même vous soit doux.

Organisation du Travail

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Merci à Incognito d’avoir envoyé cette histoire édifiante sur la manière dont chacun prend sa responsabilité en charge. Il était une fois, c’est ainsi que commencent les histoires.

Il était une fois quatre individus qu’on appelait Tout le monde, Quelqu’un, Chacun et Personne.

Il y avait un important travail à faire et on a demandé à Tout le monde de le faire. Tout le monde était persuadé que Quelqu’un le ferait. Chacun pouvait l’avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit. Quelqu’un se fâcha car c’était le travail de Tout le monde!

Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire et Personne ne doutait que Quelqu’un le ferait. En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun parce que Personne n’avait fait ce que Quelqu’un aurait pu faire.

MORALITÉ : Sans vouloir faire de reproche à Tout le monde, il serait bon que Chacun fasse ce qu’il doit faire sans nourrir l’espoir que Quelqu’un le fera à sa place. Car l’expérience montre que là où on attend quelqu’un, généralement on ne trouve Personne !

Je transfère donc à tout le monde afin que chacun puisse l’envoyer à quelqu’un sans oublier personne.

Petite histoire à méditer pendant le week-end que je vous souhaite beau.

Visibles ou non, les murs sont partout et il faudra beaucoup de temps, si cela arrive un jour, pour qu’ils s’effondrent. En attendant sommes-nous prêts à abattre les murs que nous avons érigés dans nos pensées ? Sommes-nous prêts à franchir les frontières de  notre inconscient ? Sommes-nous prêts à libérer notre Ego dictateur, falsificateur des entraves qui l’asservissent ?

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/photo.aspx?cp-documentid=150700649

Les frontières sont celles que l’on se pose. Les frontières psychiques sont faites de murs intangibles,  séparations immatérielles transformées par l’échelle sociale.  Les frontières permettront-elles, un jour,  la libre circulation d’opinion, s’ouvriront-elles à la tolérance envers l’autre quels que soient sa classe, sa caste, sa couleur, son âge, son origine ethnique, sa langue, sa culture…Ou bien cela restera t-il une utopie de soixantehuitarde attardée, entravée par un Peace and Love révolu ?

Les frontières peuvent être celles de l’horizon que l’on retrouve sur la route sinueuse aux deux cents virages, disait Cire qui  accompagnait l’amie sur la route de l’Estérel entre ciel bleu et roche rouge. La mer en toute saison est émouvante et particulièrement en cette saison d’automne où les mimosas des quatre saisons laissent présager ses jaunes éclatants… Tout est particulièrement calme, la folie de l’été s’est assagie. Les voitures, bien plus nombreuses depuis 20ans, ne s’entreparechoquent pourtant pas. Avec pour seule limite, l’horizon, le ciel touche d’une inlassable caresse la mer et les deux se rejoignent dans une éternelle et fougueuse étreinte. Le ressac projette les vagues sur les falaises déchirées, les rouleaux s’étalent à nos pieds, les éclaboussent à peine. Les yeux se réjouissent  et le cœur s’apaise dans ce décor de carte postale.

La maison surplombe la falaise, en bas la plage de galets. Un havre de paix.

La maison est là, sans porte, sans fenêtre, dans l’oubli et l’attente de règlements de successions, d’héritage. Assise, souveraine, sur le majestueux rocher que les blanches écumes enveloppent,  il émane de sa carcasse, en même temps qu’une force jaillissant de la mer une faiblesse dans le dépouillement inachevé du gros-oeuvre. Les briques jamais recouvertes de plâtre ou de crépis, sont prises à l’assaut du lierre rampant. Le toit de tuiles laisse entrevoir le ciel, mouillant quand il pleut, le sol de terre battue. Un escalier dont les marches défoncées par quelques vagabonds squatters irrespectueux grimpent à un premier étage. Jamais de salle de bains, jamais de cuisine, l’eau claire n’a jamais pénétré l’inexistante tuyauterie, pour preuve les emplacements prévus à cet usage. Abandon et désolation que cette maison aux murs délabrés, taggués, défoncés, renvoie à la pétrification d’un monde en mouvement. Un monde  qui avance vers où ?

Quelle belle journée ! Chacun a récupéré des images dans ses clés USB respectives branchées directement sur  le cerveau.  Plus tard chacun les mettra en boîte  à sa manière. L’amie a fixé les images,  pour recréer la vie, ailleurs ;  Cire  a dit des mots qui vont créer mes propres images que je mettrai en mots. Bientôt.

Passez une belle semaine entrecoupée d’une commémoration.

ONZE : la Force

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11- La Force de la Pensée11-11-2009. Ce onze Novembre 2009 n’est pas un onze Novembre comme les autres, en ce sens que le jour est 11, le mois est 11 et les chiffres de l’année 2009 réduits se résument en 11. La carte 11  du tarot se nomme la Force, elle symbolise la Pureté morale, l’innocence parfaite : Innocentia inviolata qui trouve dans cet état même les énergies du combat. Sur la carte 11 une Vierge terrasse un lion gueule ouverte entre ses mains. Cette force là représente les énergies féminines bien plus efficaces employant douceur et subtilité plutôt que  colère et  force brutale. Il y a opposition entre la Force spirituelle de la Vierge et la Force brutale, matérielle du lion. Cela implique une transformation en une victoire de l’esprit sur la matière et signifie une sublimation des instincts.

Dans  les traditions ésotériques africaines le 11 est sacré. Il est mis en relation avec les mystères de la fécondité. La femme mère a onze ouvertures alors que l’homme n’en a que neuf. Le sperme est censé mettre onze jours pour parvenir à destination et féconder l’ovule. L’enfant qui vient au monde recevra les onze forces divines par les onze ouvertures de la mère (Dictionnaire des symboles)

Rugir, agresser ne sert à rien. Par contre, utiliser son énergie et sa force mentales est bien plus profitable. Sur le plan psychique la Force symbolise notre volonté qui doit dompter les pulsions et utiliser les ressources de l’inconscient pour réaliser le meilleur en nous-même.

Si le 11 est réduit à sa plus simple expression il devient le 2. Le 2 symbole féminin par excellence symbolise l’opposition, exprime la dualité, la lutte intérieure, la révolte, la transgression de la loi. Obtenu par l’addition du 5 et du 6, le 11 réuni le microcosme (5) et le macrocosme (6), le Ciel et la Terre. Le 11 est le nombre du Tao.

Le 11 Novembre a été choisi pour commémorer l‘armistice. Signer l’armistice consiste à arrêter les combats, à déposer les armes après accord entre les combattants. Que penser de ce choix, est-il dû au hasard ?

Ne laissons rien au hasard en ce qui nous concerne. Arrêtons le combat intérieur, ce duel permanent qui nous met à terre. Employons notre conscience pour réduire la brutalité de la vie, faisons la notre alliée et non notre combat…

Information pour laisser un commentaire qui d’après la plupart des visiteurs du blog est un casse-tête et un véritable combat pour y accèder :  il suffit de cliquer sur le titre de l’article qui réapparaît seul, sur une nouvelle page à la fin de laquelle une fenêtre est ouverte où vous pouvez laisser un commentaire.

Le bus avance cahotant, s’arrête. Les portes s’ouvrent. Les voyageurs, avalés par la bouche affamée, s’entassent,  se poussent du coude, les uns écrasent les pieds des autres, sans excuses. Les corps se frôlent, les mains s’agrippent pour soutenir le corps prêt  à s’avachir sur le voisin.  Avancée difficile vers l’arrière du bus; dix heures du mat’ c’est l’heure de pointe des mamies endimanchées allant lécher boutiques pendant que des mamans poussant poussette contenant bébé vont pointer à la CAF; c’est l’heure réjouie des papis portant panier à remplir au marché, des lycéennes casquées MP3 dans les esgourdes et des femmes décidées qui vont à la  Gare SNCF.  Le tout tangue comme un boat people en mer agitée.

Premier arrêt où les portes s’ouvrent sur une marée humaine qui s’extirpe du ventre de l’autobus et se répand à l’air libre sur le trottoir comme les vagues sur la plage. Moins à l’étroit, une poussette apparaît avec pour contenu une petite chose, un tout petit bonhomme qui psalmodie désespérément des mamanmamanmaman à une mère absente derrière lui qui ne semble pas l’entendre ; elle regarde ailleurs, elle est sourde à cette lancinante mélopée  qui s’amplifie peu à peu et se transforme en un cri sourd. Le désespoir en marche. Je capte ce regard d’enfant, il  contient toute la misère et la détresse humaine, la tristesse du monde, l’abandon des déshérités. À son tour mon regard posé sur lui se fait doux, compréhensif.  Mes lèvres doucement articulent des mots de réconfort vers cet enfant qui se calme, qui ralentit sa litanie sans pour cela la cesser.

Ce bébé réclame l’attention de sa mère, visiblement il ne l’a pas souvent, là il ne l’aura pas; en tous cas pas dans ce bus, pas dans cette virée babylonniène. Cette indifférence maternelle fait froid dans le dos. Cette absence du regard sur l’enfant accompagnée de surdité est insupportable. Je ne peux m’empêcher de penser aux traumatismes  futurs se créant là sous mes yeux. Je ne peux  éviter d’y voir  les répercussions que de tels comportements maternels, de telles négations de l’existence de cet enfant vont produire dans l’avenir de cet adolescent et plus tard de cet homme devenu adulte. Sa vie sera entachée par ces appels restés sans réponses… Les enfants dont on ne s’occupe pas, niés par les parents,  absents de leur regard, de leur écoute, de leur tendresse, non sollicités affectivement fabriquent du pathos. Ces enfants là se transforment en usines où se fabriquent l’agressivité, la révolte, la violence… à moins d’une résilience miraculeuse.

Arrêt à la Gare SNCF, pour moi le terminus. Montées des marches, non du palais mais atteindre la réservation, faire la queue  et attendre sagement que passent les 19 numéros avant mon tour. Ça me laisse le temps de penser à ma mère et à l’image d’elle qu’elle m’a laissée. Elle était mère, tant et tant pour ses enfants mais elle l’était aussi pour tous les enfants qu’elle voyait dans les adultes qui venaient à elle. C’est de ça dont j’ai hérité dans mon enfance. Cette présence attentive que, plus tard,  j’ai intégrée comme faisant partie  intégrale de mon fonctionnement. Aujourd’hui comment pourrais-je être autrement avec cette mère là? La queue se réduit assez vite, comme celle d’un homme après éjaculation. Mon numéro est appelé au guichet 4. Un agréable agent senecefe me dit au vue de ma réservation sur internet d’un billet Idtgv, que je ne peux être remboursée mais peut-être puis-je l’échanger contre un autre billet en suivant le même parcours. C’est à dire seulement sur internet et non pas  au guichet de la SNCF. C’est bon à savoir. Plus jamais je n’achéterai de billet IDtgv si je ne  suis pas certaine de partir. Le bon marché finit par devenir cher.

Temps perdu, ne se rattrape pas…Alors perdu pour perdu, je fais du lèche vitrine. Il fait beau, le temps est doux et nombreux sont les anniversaires à souhaiter en ce temps de novembre. Bientôt celui de la sœur jumelle née sous le signe des… Scorpions.  Je rentre dans cette boutique, sûre d’y trouver mon bonheur qui fera la joie de la frangine.

Joyeux anniversaire aux amies et aux amis, aux lectrices et lecteurs de la blogosphère nés sous le signe du Scorpion.

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On est mal barré avec Guillain puisqu’on ne sait qui de la poule ou de l’œuf, qui de la grippe ou de Guillain a commencé…C’est chaque fois un véritable casse-tête qui peut nous mettre le corps en vrac si on chope la grippe. Mais se peut-il qu’après s’être fait vacciner on ne soit plus là pour en parler? Nous ne le saurons jamais. Éternelle question. Qui a commencé ? Qui a tué qui ?  Qui a  déclenché Guillain Barré ? La grippe ou le vaccin ? D’ailleurs,  sur  France Inter Boulibaï interviewait  un groupe qui disait « On a pécho les vibes. » De quelles vibrations parlait-il ? Je ne sais plus mais pas celles de la grippe c’est sûr, elle n’existait pas en ce temps là, du moins, pas sous la forme AH1N1. Ce chopeur de bonnes vibes ne parlait pas non plus des vibrations Yé-Yé en vigueur dans les années 60. En ces temps là on twistait. Aujourd’hui on ne twiste plus. Les téléphones sont mobiles, les disques CD, les films DVD, les livres ebook,  les baladeurs MP3 et on twitte. On quoi ?

Oui, oui on twitte sur Twitter. Késaco Twitter ? Un réseau social comme Facebook, MySpace et d’autres. Bon alors ! À quoi ça sert je vous le demande ? Avec Twitter on suit l’événement au plus prés et on est suivi par des mini-messages. Leur but est de répondre  à la question « Que faites-vous en ce moment ? » C’est y pas curieux ça de poser cette question ? La  démarche de ces réseaux sociaux consiste à agrandir le cercle relationnel alors qu’on a plutôt l’impression du contraire, que nous nous  renfermons  sur nous-même à rester scotché devant l’écran en attendant de pouvoir répondre :  » J’attends mon rendez-vous » « Je mange une gauffre bio au miel » « Je bois un thé » « Je me promène dans le bois pendant que le loup n’y est pas » « Je mets ma culotte » « Si le loup venait il me mangerait  » Mais Twitter est là et nous sauve du loup, il nous sauve du désert intérieur. Twitter n’est-il pas encore un moyen pour reformater le narcissisme secondaire ? N’est-il sous une autre forme,  une façon encore de s’exhiber virtuellement ? Twitter nous fera-t-il oublier que nous sommes seuls ? Nous naissons seuls, nous mourrons seuls. Nous sommes seuls dans la bataille à mener avec nous-même, avec nos propres démons, nos passions. Oh, là, là ! Toujours en train de casser la baraque, le moral. Lui arrive t-il quelques fois d’être optimiste, joyeuse ?

Stop, stop je t’arrête ! Parce qu’aujourd’hui c’est la journée de la gentillesse. Alors tu n’élèves pas la voix, tu restes calme, tu réponds gentiment à mes questions même quand il s’agit de Twitter. Tu n’oublies pas que je suis là, tout ouïe, pour toi. Pas seulement aujourd’hui! Tous les jours, à chaque instant. Aimable en toute circonstance. As-tu pensé à ces prêtres qui aiment d’amour humain et auxquels l’église catholique interdit d’aimer, interdit le mariage. Juste autorisés à aimer Dieu et leur prochain seulement de manière virtuelle, non? Tu peux pas toucher, tu vois pas ce qui tu aimes. C’est virtuel, ça, non? Est-ce humain cet amour ?

Encore quelques heures à être gentil avec votre voisin de palier, avec le chauffard qui est devant vous, avec moi en commentant. D’ailleurs pour commenter cliquer sur le titre de l’article à la fin duquel il y a une fenêtre, là vous poserez votre commentaire.

La corrélation entre délinquance juvénile et ignorance de la sexualité a été mise en évidence par une étude menée par les services de la Santé et de l’administration pénitentiaire.  Parmi les jeunes délinquants, il a été démontré que les relations avec le sexe opposé étaient quasiment inexistantes. Du sexe féminin, ces jeunes ne connaissent que la proximité familiale (mère, sœurs, tantes). Les jeunes garçons ne se mêlent pas plus aux filles à l’intérieur de la cité qu’à l’extérieur – leur milieu scolaire ou établissement professionnel -  bien que dans ces milieux la mixité est bien représentée.

En l’absence d’échange avec le féminin ne peuvent se développer les relations amicales, sentimentales et encore moins sexuelles; cela confine les jeunes gens à se rassembler en bande et vivre une sexualité par écran interposé où règne la pornographie (films X, internet, téléphone portable) comme on peut le voir dans le film « La jupe« .  La sexualité est une préoccupation majeure de l’adolescence. Ici, l’information spéciale et incomplète se fait en vase clos par le biais de la bande et comporte ainsi qu’on peut l’imaginer des carences tant anatomiques, physiologiques que psychologiques où la contraception et la protection des MST sont complètement occultées. Ces comportements sont engendrés par le manque d’éducation sexuelle, la peur du féminin qui n’est jamais approché autrement que par une mère  souvent seule, omniprésente. Son autorité incontournable consolide le tabou de l‘inceste dans l’environnement sexuel du garçon et si la barrière est  franchie elle ne le sera que par la transgression.

S’instaurent alors des codes, des comportements d’où les penchants homosexuels, s’ils existent, ne peuvent être vécus que dans la plus grande discrétion, cette pratique étant par trop considérée par le groupe, homophobe,  comme étant honteuse et marque de faiblesse.  Par contre l’homosexualité imposée et subie sert à asseoir un pouvoir, signe particulier de la sexualité des bandes. On peut voir cette obligation de soumission dans le film « Un prophète » où le jeune Malik qui en a pris pour 6ans arrive là, vierge, seul, analphabète, angoissé par sa virilité. Il sert d’appât homosexuel,  il subit pour se faire accepter du caïd…

De pareilles frustrations entraînent forcément des transgressions qui se manifestent par des viols collectifs, « tournantes« , attaques des homosexuels, actes barbares, sodomie des plus faibles et des inférieurs  qui transforment la bande en une prison où règne la misère sexuelle. Ces comportements sont évidemment cachés et tombent sous la loi du silence.

L’information et l’éducation sexuelles  sont d’autant plus urgentes à l’extérieur qu’elles  sont  inexistantes à l’intérieur du cercle familial et scolaire, d’autant que la séparation des sexes est bien réelle et tend à se durcir. Au collège, toutes les informations de nature sexuelle abordent des sujets bien loin des préoccupations de la jeunesse que sont les problématiques humaines, relationnelles et pratique de la sexualité. Il y a urgence à aborder les sujets aussi importants que les relations de consentement au sein du couple; parler du plaisir, du désir, des pulsions, de tout ce qui fait le bon fonctionnement des relations sentimentales, mais aussi amicales. Tout cet éclairage sur la sexualité afin que celle-ci ne soit plus confrontée aux frustrations et aux violences qui en découlent.

« On voudrait, on ne peut pas faire son pipi partout comme le chien de grand-mère » avec cette chanson Marie-Josée Neuville chatouillait mes oreilles d’enfant. Bien sûr la pudeur, la décence, l’éducation nous empêchent de nous soulager ailleurs que dans les lieux réservés à cet effet, tout comme elles nous empêchent de s’accoupler n’importe où, devant public et dans les lieux publics. Pour faire la bête à deux dos, crac-crac, des câlins – quel que soit le nom que l’on donne à l’acte sexuel, il se pratique caché. Le fait de s’isoler a rendu difficile de rendre compte de l’activité sexuelle des humains. D’ailleurs le mot « sexualité » est apparu tard et n’était que peu utilisé sauf dans certains romans érotiques dont le but était de faire jouir. Tout change quand au XVIIIe siècle la médecine découvre le fonctionnement des organes reproducteurs féminins. Dès lors, par la connaissance de la biologie des sexes,  les rôles de reproductions chez l’homme et la femmes sont différenciés; il est enfin accepté qu’une femme éprouve  du désir et du plaisir sans que ces derniers ne soient liés à la reproduction. Il en va de même pour la jouissance féminine tant sont différents les organes et le plaisir qu’ils procurent à une femme qui n’ont rien à envier à l’orgasme de l’homme.

On ne s’accouple plus par désir ou par nécessité de se reproduire depuis la mise en évidence freudienne de la vie psychique et physique qui rendent compte d’une pulsion sexuelle moteur universel de l’activité humaine. Pulsion que l’on découvre aujourd’hui présente dans la nature entière sans que, là encore, la reproduction en soit l’enjeu. Ainsi peut-on dire  « Gays sont les animaux » puisque l’homosexualité animale est largement démontrée. Elle n’est pas une anomalie mais une activité plus pratiquée que l’hétérosexualité. La question que se posent les chercheurs est « Pourquoi les animaux préfèrent l’homosexualité à l’abstinence? » Moi qui ne suis pas un animal ni un chercheur je pense qu’il est plus agréable de se faire du bien, se donner du plaisir que de s’en abstenir.

Avec le XIXe siècle la répression de la libido s’intensifie. À cette époque la médecine fait la chasse aux troubles de la sexualité (voir la série d’articles sur la masturbation qui relatent la répression). Elle s’attaque à la masturbation, à l’hystérie et à ce qui était considéré comme des  déviances (sodomie, masochisme, homosexualité). Ces pratiques étaient vues comme des fautes morales pour ensuite être répertoriées comme des maladies. La médecine du XIXe siècle mesure les excès, les insuffisances de sexualité; elle condamne, elle punit ou remet aux normes en vigueur. Elle satisfait à la curiosité scientifique pour les conduites sexuelles et leurs effets sur la santé physique ou morale pour devenir au XXe siècle la préoccupation majeure au même titre que la diététique, le sport ou la communication.

Le plaisir au féminin: une réalité enfin considérée

Dans le milieu des années cinquante de nombreuses enquêtes ont donné droit de cité au plaisir féminin. Plus tard la contraception, l’avortement, la procréation artificielle assistée, lèvent les tabous, libèrent les femmes en séparant la sexualité de la procréation, même s’il fallut attendre longtemps encore pour la vivre débarrassée des préjugés sociaux et religieux.

De tout temps la sexualité (tout ce qui touche au sexuel) est regardée, analysée, cataloguée avec ses limites, ses tolérances pour chaque époque…Selon les cultures, les changements, les évolutions, les normes sociales ont reculé, les individus sont libres de choisir leurs préférences sexuelles. Il est de nos jours courant de faire appel aux conseils de professionnels en sexothérapie, sexologie. La pharmacie prend le relais des pannes érectiles, les jouets sexuels viennent à bout des froideurs orgasmiques.

Les codes ont eux aussi changé.  Le respect de la personne, son consentement et son désir doivent être respectés afin de protéger son intégrité physique et morale. Les plus faibles  (enfants, personnes sans défenses) sont  plus facilement protégés des  contraintes sexuelles de leurs aînés. Harcèlement sexuel, exhibition sexuelle, sont autant d’agressions punies de lourdes peines. Ce qui était considéré  autrefois comme un devoir conjugal peut être aujourd’hui considéré comme un viol conjugal. La loi protège les femmes d’un mari reconnu violent et violeur.

Du plaisir, de la joie à vivre léger et bien dans vos pompes que vous aurez pris soin d’enlever pour laisser la pulsion chevaucher votre désir…Bon dimanche.

Sharon II 002Dans une salle faite d’attentes où s’entassent des magasines people. Sur l’un d’entre eux, un Paris Match pour ne pas le nommer, s’allonge toute en jambes et en bustier ne cachant pas  ses seins, la silhouette de Sharon Stone. Avec cette apostrophe « J’ai 50 ans et alors ! » Elle revendique. Et alors quoi ? L’œil d’Alix Malka n’est pas le seul à la voir magnifique, qui, on le comprend,  a pris plaisir à la mitrailler de son objectif, à la réinventer comme dit Sharon. Il l’a (très peu) vêtue de noir, chaussée d’aiguilles, bustier et cuissardes non pour marquer un deuil mais pour souligner les courbes de cette femme splendide qu’Alix Malka, artiste photographe, transforme en oeuvre d’art. Il montre l’architecture parfaite d’un corps  aimé par sa propriétaire. En fait ce n’est pas tant une anatomie qui se donne à voir mais la joie, l’énergie d’un corps sculpté qui exulte.  Non pas un corps de gamine, ni un corps rabiboché, siliconé, puisque dit-elle « Je ne comprends pas ces femmes qui veulent toutes se ressembler et se font tirer la peau en perdant toute expression ». « Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie de l’habiter »est ma devise mais certainement aussi la sienne.

Sharon Stone affiche son âge  » La moitié de la vie, ça n’est pas la fin » dit-elle. Ce n’est pas moi qui vais la contredire. Je vais simplement la remercier de se faire porte parole des femmes et de les autoriser à s’accepter dans leur corps et âme, dans ce qu’elles sont. Dans leur intégrité. Illustration du rêve américain, Sharon Stone a connu bien des tempêtes mais malgré elles ou grâce à elles (ce qui ne tue pas renforce) elle se tient droite, fière à l’avant du bateau. Courage, énergie, travail qu’elle met au service de son talent, elle enfourche de vraies causes humanitaires, se bat pour aider les autres (sida, enfants, victimes de catastrophes…) Elle agit.

À la question de Marc Levy (oui, oui, c’est Marc Levy qui l’interviewe) qui aborde son âge et la perfection de son corps à 51 ans comme d’une provocation, elle répond  » Y a t-il un âge auquel on devrait s’interdire de faire certaines choses, de montrer son corps ? De faire l’amour par exemple (ça c’est moi qui l’ajoute !) Ne pas se résigner. Personne n’a à décider de l’âge auquel on doit commencer ou arrêter sa vie ! Ne jamais renoncer. Sharon ne renonce pas  en continuant le combat, en dénonçant  l’indécence  qui s’affiche dans la plupart des magasines qui exhibent de toutes jeunes filles encore pubères; là est le choquant, pas dans la pose d’une femme de son âge. L’âge ne fait pas basculer la vie, il ne change rien que l’idée qu’on s’en fait. Elle s’étonne que l’on ait plus peur d’un sexe de femme (évoquant Basic Instinct) que d’un pic à glace. « Ce qui dérange, c’est la personne qui a le contrôle sur son corps, le fait d’incarner la puissance sexuelle de la femme, c’est ça qui dérange ».

Elle qui vit le bouddhisme comme une philosophie en appliquant ses préceptes et mettant sa célébrité au service des autres.  Elle qui s’est impliquée dans la réinsertion de jeunes filles prostituées à la frontière chinoise. « Nous en avons sorti six mille de l’esclavage sexuel et les avons ramenées sur le banc de l’école. »

Pour Sharon Stone, la beauté est une question d’âme, pas d’âge. Cela est passé par un nettoyage profond extérieur et intérieur. Le jour de ses 50 ans , elle s’est débarrassée de ses possessions, délestée du superflu, de l’inutile, en donnant vêtements, bijoux, œuvres d’art. En elle, elle s’est aussi débarrassée de ses idées reçues, de tout l’inutile et vain. Retourner aux origines, à ce que l’on est au plus profond; accepter qui l’on est vraiment; avancer avec sa personnalité et non avec celle que l’on voudrait vous voir porter.

Chapeau Madame !

Vous tous passez une belle journée.


Un être qui veut s’ouvrir à l’amour doit savoir que toute forme d’amour représente une menace pour son Ego. Ainsi écrit Gerd Ziegler, dans son Tarot : Miroir de tes relations. Aujourd’hui c’est Gerd qui va s’exprimer sous ma « plume ». Ce qu’il dit m’a encore une fois interpellée, et peut certainement aider chacun  d’entre nous à avancer sur la route difficile de la vie.

Amour Tarot des relations

S’ouvrir à l’amour est donc une menace pour l’Ego parce que l’Ego est la partie de notre conscience qui s’appréhende comme étant séparée de l’univers. L’Ego ne peut exister que dans la dualité, dans la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, entre le Moi et le Toi.

Le chemin de l’amour nous fera souvent rencontrer la peur. Inexorablement, il nous montre que rien de ce que nous cherchons ne se trouve à l‘extérieur, mais uniquement en notre propre être intérieur. Et pourtant, c’est le miroir d’un pôle contraire situé à l’extérieur qui nous renvoie cette vérité et nous la rend perceptible.

Dans la plupart de nos relations amoureuses nous rencontrons les côtés les plus sombres de nous-mêmes. Ceux-ci nous renvoient souvent à des situations qui ont marqué notre passé et que nous n’avons pas assimilées…

Quelle que soit la forme sous laquelle se présentent les difficultés que nous rencontrons dans nos relations, elles indiquent chaque fois d’anciennes blessures qui ne sont pas guéries. Afin qu’elles puissent guérir il faut qu’elles soient rouvertes et nettoyées…

Notre capacité à aimer et à être aimés dépend de notre disposition à regarder en face les côtés les moins agréables de nous-même que nous cherchons le plus à cacher pour les clarifier…

Nous créons toujours pour nous-même les situations qui nous permettent d’apprendre ce qui est important pour nous à un moment donné. Chacune des différentes formes de relations, y compris la solitude et la séparation sont là pour nous guérir et nous transformer

Si l’on s’accroche aux situations de proximité ou de distance de façon rigide on interrompt le flux naturel de l’amour. Tout comme l’inspiration et l’expiration maintiennent tout organisme en vie, l’alternance d’intimité et de distance est nécessaire à toute relation humaine. Une relation ne s’éteint pas s’il n’y a pas, au même moment quelque chose d’autre, quelque chose de plus important qui nous attende. Bien entendu, il ne nous est pas toujours possible, de notre perspective réduite, de comprendre cela tout de suite. De telles situations nous sont toujours offertes  afin que nous puissions vivre l’expérience d’un plus grand amour dont chaque expression entre êtres humains, n’est qu’une allégorie…

Réjouissant, non? Je pense à Alexia, à Patrice, à Aline et à tant d’autres qui pensent que l’histoire d’amour, celle qui s’achève en ce moment en les faisant tant souffrir est la dernière… Ces bribes de texte réconfortant, recopiées il y a belle lurette, au moment où j’étais persuadée que l’amour était ce qui nous construisait. Entre temps, j’ai oublié cette dimension qui nous propulse, j’ai perdu la foi en l’amour…Un séisme puissant, ébranlant mon organisme m’a remis sur le chemin du carnet oublié… Un cadeau sous forme de coupe d’amour …

pétales de fleur qui se donnentLa vieillesse c’est parcourir le temps qu’il reste à vivre à la manière d’une couturière qui pose des fils et les relie  entre eux pour fixer sa vie dans un canevas à la trame solide, aux points de croix serrés où repose son utilité; c’est tirer ici et là les nœuds jusqu’à les défaire pour les inclure dans l’ouvrage, une fois dénoués.

La vieillesse c’est regarder la taille parfaite – ou qui se voulait parfaite au moment de la coupe – et juger après coup de sa qualité ou de son imperfection. Peut-on à ce moment là en rectifier l’ouvrage? Non pas mais certainement peut-on y attribuer l’indulgence – l’erreur justifiant notre humanité – comme on le faisait si volontiers pour la jeunesse – qui oeuvre, légère et spontanée à un devenir. Jeunesse, sais-tu que ton devenir est vieillesse?

La vieillesse c’est mesurer la valeur de l’automne aux feuilles mortes et aux nombreux couchers de soleil qui tout délicatement s’engagent dans l’hiver, bien au chaud dans la fourrure des ans – et attendre.

Attendre sereins, le squelette et la faux. Attentifs à ce que la Mort ne nous surprenne pas au détour d’une absence, au détour d’une inconscience qui nous laisserait inertes et froids comme le marbre sous lequel nous reposerons tous un jour, ou légers comme cendres répandues sur l’eau bleue de la mer à donner à grappiller ce qu’il reste de nous aux oiseaux.

La vieillesse c’est avancer à petit pas sans précipitation, sûr que la fin est au bout.

C’est un dernier adieu aux nuages qui s’effilochent dans un ciel d’une nuit étoilée.

C’est la rivière à suivre jusqu’à la mer pour s’y jeter enveloppée d’écume. N’en jamais revenir.

Du vin d’ici à l’eau de là je vous souhaite un beau dimanche, quel que soit votre âge et l’état de vos artères.

amours et mort

Hé ! toi l’Amour-adolescent où es-tu ? Comment vas-tu ? Peut-être un jour me diras-tu de tes nouvelles ? Dans quel coin sombre te caches-tu ? Es-tu resté accroché à un rocher dans un quelconque détroit ? As-tu eu peur des monstres de Charybde pour préférer t’écraser contre Scylla et te laisser engloutir avec tes espérances ?

À l’engagement dans l’Amour aurais-tu préféré la Mort cette grande voyageuse? Et si oui, t’aurait-elle amené ailleurs dans un autre pays pour te réchauffer sous les soleils de l’utopie ?  Et t’empêcher de croire, en partant,  que l’amour est une triste et belle invention des hommes et non   un roi- enfant-de-bohème-qui-n’a-jamais-connu-de-loi ?

Hey! Amour, quand tu voudras, tu diras lors de ta prochaine et brève apparition, la nature du voyage dont on ne revient pas, voyage qui pour toi s’est confondu avec  le bout de ma nuit.  À persister dans le mutisme le silence emplit  ce qu’il reste d’espoir à enterrer avec les illusions, celles d’avoir cru encore et encore à la bonté des hommes.

De toi, Amour-à-cheval-sur-la-Lune qui demain sera pleine, qu’ai-je gardé sinon nos nuits qui rejoignaient nos jours dans la pâleur du petit matin ? Et au creux du cœur, un son distinct venant d’une île des Caraïbes qui  encore aujourd’hui rub-a-dube en sourdine à mes oreilles.

Et toi, Amour-œil-aux-aguets, tu as immortalisé sur les murs de ma chambre les êtres chers, où es-tu à cette heure ? Guitare et œil de lynx à fixer l’horizon d’une dernière échappée en fond d’écran?

Et toi dans Sarajevo mon Amour, quand me tenant par la main nous déambulions dans les ruelles étroites, rendues glissantes par la neige fondue, tes pas nous conduisaient près de la tour du minaret qui côtoyait la synagogue et le clocher de l’église sans autre revendication qu’un partage des cultes. T’en souviens-tu ?

Ô, Monsieur Pao ! Que sont devenues tes cendres répandues dans les oliviers ? Envolées ? Mais il reste de toi, un cahier d’inventaires où sont consignées les lettres  qui racontaient tes îles.  Ta passion pour les îles, toutes les îles. Des lointaines Kho Samui, Kho Tao, Kho Phi Phi à l‘île de Beauté toute proche. Toutes visitées ensemble ou séparément, mais chacune relatée en mots l’amour  pour elles comme unique mesure sacralisé par ta mort. Tu es partout chez moi ! Les herbes corses ne suffisent plus pour te cacher ni les rochers pour te servir de sofa, mon poète pour toujours disparu.

Ferré chantait : L’Amour et la Mort miracle des voyelles/ Il semble que la Mort soit la sœur de l’Amour/ La Mort que l’on attend et l’Amour qu’on appelle / S’il ne vient pas elle viendra un jour/La Mort, la mort, la Mort…

Certaines personnes se sont construites sur leur seule volonté (je veux y arriver), cimentées par le seul  désir de parvenir à leurs objectifs (j’y arriverai), bétonnées par leur réussite (je me suis faite toute seule). Alors, pourquoi parvenues à un tournant de leur vie, tout  l’édifice se fissure, se délabre, finit par s’effondrer? Parce qu’un corps ligoté, sous tension d’une pensée exigeante, tyrannique, s’enferme dans un carcan, une cuirasse qui semblait, pour ces personnes, indestructible. Parce qu’un corps muselé comme  la presse iranienne ne distribue plus l‘énergie du centre vers les  organes périphériques – visage, mains, pieds et organes génitaux – organes des sens, extrémités qui établissent le contact avec le monde extérieur. L’excitation – pulsion de vie – prend sa source dans le ventre, dans les viscères, celle-ci ne se déplace plus à la périphérie. Cette excitation est bloquée par des tensions musculaires chroniques à la base de la tête – cervicales -, aux épaules, au pelvis, aux hanches et au coccyx. Le fonctionnement énergétique des organes est faible, le contact avec le corps et les sensations fortement réduit. Les émotions se dissocient du cœur qui malgré  une charge pulsionnelle faible peut paradoxalement devenir explosive. Effet de compression. Tension/ extension. La personnalité se scinde dès lors que les tensions musculaires qui maintenaient la cohérence de la personnalité s’effondrent; la périphérie est coupée  de son centre énergétique et de ses émotions.

Tous les signes de robustesse dont la personne tirait fierté,  effondrent son dos, créant un vide d’énergie qui  ne soutient plus la charpente. La sève ne monte plus dans le tronc vertébral. Pareille à la kundalini, la sève stagne dans le réservoir sacré, au sacrum, bouillonne à cet endroit,  sans  pouvoir monter le long du canal énergétique.  Les zones de tension se situent à la base du crâne,  aux articulations omoplates-épaules, à l’articulation coxo- fémorale, entravant les jambes qui se déplacent avec difficulté, voire se paralysent.

Ce sont les genoux (je-nous) qui restent raides comme la justice en refusant de plier à une demande émotionnelle : ces personnes sont coupées de leurs émotions, des relations aux autres.gache pas tes capacités Si elles s’y attardent, elles en sont fortement perturbées. La pensée est bien trop rigide, bien trop disciplinée et ne peut agir selon un ressenti inexistant.

Ce sont les hanches, le bassin, inflexibles d’immobilité. Ne jamais pivoter, encore moins se retourner sur de possibles erreurs, leur rectitude, leurs certitudes tiennent lieu de tuteur. Socle du bas du dos, la ceinture pelvienne sous-tendue par la volonté d’avancer droit devant, aveugle à l’éventualité d’un obstacle, finit par se plier en deux en penchant inexorablement vers la terre. La cause serait-elle le trop de terre à terre sans s’y être jamais connecté?

De telles personnes ne se plaignent jamais (elles n’ont pas le temps pour ça; elles ont d’autres pragmatismes autrement plus importants qui ne concernent pas leur joie de vivre). Elles n’ont pas accès à leurs rêves nocturnes « Je ne rêve pas » disent-elles. Pas plus qu’elles n’ont de rêves diurnes. Comment pourraient-elles  rêver quand leurs émotions sont bâillonnées  par la pharmacopée en vigueur  qui les soulage de leur souffrance intense? Cortisone, morphine gonflent leur chair, contrôlent leurs muscles bloqués depuis longtemps tendus. Souffrance physique prise en charge par  un arsenal chimique qui fait barrage aux intempestives ondes émotionnelles,  endort le corps et l’esprit. Elles sont devenues toxicomanes et dépendantes de la prescription pharmaceutique.

Oui, et alors? Que faut-il faire demandent-elles, suppliant presque pour qu’on leur délivre l’ordonnance miracle qui les remettra droit dans leurs bottes qu’elles ne peuvent plus chausser?

Peut-on vivre sans corps? Sans tête? Le corps parle de Je en tant que sujet. Il raconte l’histoire de nos émotions ignorées. Il somatise (conversion des troubles psychiques en symptômes corporels). Je, sujet somatise l’incorrigible façon de le maltraiter. Je révèle nos failles, notre opiniâtreté, nos doutes, nos certitudes, nos croyances erronées… Il raconte tout ce qui a été refoulé, remisé aux oubliettes, sacrifié au plaisir de vivre, à la joie,  au plaisir d’aimer. La tête séparée émotionnellement du corps a érigé en devoir sa façon de vivre oubliant le droit que tout être respectueux de lui-même se doit.

Notre corps est notre maison, prenons-en soin.

Comme précédemment c’est avec l’aide  du livre « Eloge de la masturbation » de Ph.Brenot que nous allons continuer le pèlerinage vers notre centre intime. Avant S.A.Tissot (1728) maître après Dieu  et créateur du mythe du fléau masturbatoire, on se masturbait allègrement dans les chaumières, sans y trouver à redire, sans que cet acte soit répréhensible ni comme pouvant mettre un terme à l’espèce humaine. Un siècle plus tôt avant ce médecin, la masturbation n’était condamnée ni par l’Eglise ni par la médecine ni par la société qui mettait seulement en garde contre ses excès. Il a suffi de la publication d’un ouvrage de Samuel Tissot en 1758 « Essai sur les maladies produites par la masturbation«   pour mettre le feu aux poudres et réveiller la chasse aux sorcières en transformant durablement les habitudes et la morale jusqu’au début du XX° siècle…  Mais avant cela, la découverte du spermatozoïde par Leeuwenhoek et  de son contenu vivant changea la donne des savants et des philosophes de l’époque  qui durent repenser la morale sexuelle à la lumière de cette nouvelle et étonnante perspective.(Ph. Brenot)  La publication d’un ouvrage anonyme attribué par Tissot à un certain Dr Bekkers : Onania ou le Péché infâme de la souillure de soi et toutes ses conséquences affreuses chez les deux sexes, avec des conseils moraux et physiques  à l’adresse de ceux qui ont déjà eu préjudice de cette abominable habitude dont Voltaire en recense  vingt quatre édition – rien que ça!-, met en marche le complot médico-religieux en condamnant la masturbation.

Au cours des XII et XIII ème siécle,  l’acte solitaire se vivait librement dans le plaisir, aucune condamnation n’y portait atteinte en ne laissant que peu de traces dans la littérature, si ce n’est quelque satire burlesque qui fait toujours de l’acte solitaire une alternative plaisante, mais stérile, au plaisir fécondant.  Elle (la littérature) nous informe sur l’acte solitaire comme étant un substitut quand il ne peut se réaliser à deux, un jeu de l’amour dans les préliminaires recommandé par Ambroise Paré; elle a toujours chanté la légitimité et …l’honnêteté de l’acte le plus naturel et le plus nécessaire à la nature humaine. Cette ambiance libre, érotique relativement libertine, est à mille lieux de penser à la tourmente qui va s’abattre au XVIIème causée par Tissot et ses préceptes liberticides auprès duquel  se confesseront Rousseau et Diderot qui tout deux se compromettent dans cette morale assassine. Ces deux là avaient le sexe solitaire, coupable, d’autres tourmentés par lui comme le fut Julien Green; certains refoulèrent les « mauvaises habitudes » ainsi firent Proust et Gide, et d’autres encore comme Sachs et Emmanuelle y trouvèrent une immense joie…

Il semblerait que le terme masturbation soit apparu sous la plume de Montaigne, écrivain lucide empreint de sagesse. Libre penseur et penseur libre de tout dogmatisme, Montaigne s’appuyant sur la Raison et la Nature était défenseur du loisir, du bonheur et de la Liberté de l’homme. Pendant plus d’un siècle coexistent deux mots manustupration (de manus, main et stupratio, action de souiller) et masturbation (du latin masturbatio, ou du grec mastropeuein, prostituer). L’usage de ces mots était rare puisqu’en ce temps de Montaigne la masturbation n’est pas frappée d’interdit mais a plutôt sa place naturelle  dans la maturation et dans l’épanouissement sexuel (Ph.Brenot) Il fallut attendre 1835 pour que ce mot fasse son apparition dans la sixième édition le Dictionnaire  de l’Académie ! Avant la naissance du mot masturbation, on se manuélisait, on se clitorisait. Se manuéliser ou se clitoriser était le seul moyen d’être sage au couvent, en prison, avant le mariage et en toutes circonstances où il ne fallait user des organes de la génération qu’à des fins de procréation.

À la fin du XIX on doit à un médecin anglais l’invention du terme autoérotisme qui définit la masturbation comme un fait naturel sans conséquence pathologique. Mais avant d’en arriver là, il faudra encore faire la différence entre celle-ci et l’onanisme. A bientôt pour la suite, en attendant soyez sage!

Cet article a déjà été publié en mai. Vu la demande concernant la masturbation tous les articles la concernant déjà édités le seront de nouveau.

Manuèlisation pour désigner l’occupation de ses mains sur son sexe afin de se donner du plaisir.  Quand le mot n’était pas encore inventé on se manuèlisait, maintenant on se masturbe… Est-ce que se prendre  la tête entre les mains  est se masturber? Oui, si on considère la masturbation intellectuelle, mentale ! « Arrête de te prendre la tête ! Ou encore   » Arrête de te  masturber tck-copenhagenles méninges ? Masturbation des méninges jamais jouissive, toujours obsessionnelle virant à la pathologie. Un serpent se mort la queue. Transgression – Préoccupation – Obsession – Promotion (sur canapé ?) Réalisation – Idéation – Radicalisation – Fermeture – Ouverture légale -

Non, non, illégale dans ce cas présent. Transgression par la loi des hommes qui font violemment la loi en la transgressant. Les violeurs de loi. « Ils sont rentrés chez moi comme des cambrioleurs, par la fenêtre entre-ouverte! » Alexia, revenait pour sa consultation d’hiver. Toujours poussée par l’urgence elle déversait à son habitude et en vrac ses tourments; elle en avait gros sur la patate. Mais de quoi parlait-elle, me demandais-je en lui laissant le temps de reprendre ses marques et ses esprits ? Alexia finit par remettre de l’ordre dans ses précipitations, réajuster son zoom arrière et visionner en flash-back l‘intrusion, la violation de son territoire par des huissiers.  Tout dans son énumération laissait penser que la rumination désordonnée, obsessionnelle agaçait son estomac jusqu’à le trouer; tous ses événements se bousculaient sans avoir pu prendre une place définie et constitutive de sens.

« Mon côlon est squatté par un bouchon de merde que je n’arrive pas à expulser » fut sa deuxième tirade qui laissait entrevoir  dans son corps  un plein de vide occupé par l’absence totale de repères. La dimension symbolique volait en éclat, l’éthique était piétinée. Depuis l’intrusion de son domicile par la fenêtre et non comme il se doit par la porte une dictature merdique omniprésente impossible à évacuer bloquait ses viscères;  sa pensée confinée dans un périmètre abdominal au péristaltisme absent quoique douloureusement présent, Alexia se concentrait sur son ventre pour acheminer les matières vers la sortie dans  des douleurs qui ressemblaient plus à un interminable travail d’accouchement, terme d’une grossesse non désirée.

Alexia faisant référence à la réplétion de ses organes se disait colonisée sans pouvoir désobéir aux ordres de ce côlon avec chapeau qui se retrouvait coincé dès l’instant où elle apprit la violation de son domicile… « N’y a t-il pas un moyen de …?  » sans me laisser terminer ma phrase elle m’assura qu’elle allait porter plainte compte tenue de la réponse  qu’elle reçut et déplia devant mes yeux la page qui stipulait ceci :

Question:

Un huissier, accompagné de toutes les personnes dûment requises A T-IL LE DROIT DE RENTRER PAR LA FENÊTRE comme UN CAMBRIOLEUR, d’autant plus que le serrurier et un commissaire de police étaient présents; ils auraient dû rentrer par la porte et non par la FENÊTRE comme le stipule la loi. N’est-ce donc pas une infraction à la loi que de RENTRER PAR LA FENÊTRE ? Merci de me répondre à cette QUESTION … (Question posée le 01-12-2009 / )

Chère Madame ; En cas d’absence du débiteur l’huissier de Justice doit se faire assister d’un Commissaire de Police et d’un serrurier ; il ne peut pénétrer par une fenêtre laissée ouverte. En effet, doit respecter des formalités pour entrer dans le logement. Il doit faire appel à un serrurier pour ouvrir les portes. En conséquence vous pouvez engager la responsabilité de cet huissier. Vous pouvez saisir la Chambre Nationale des Huissiers de justice. Elle joue un rôle de représentation et de défense de la profession. Elle est compétente pour recevoir les réclamations. Et vous pouvez aussi engager sa responsabilité pénale en déposant une plainte auprès de procureur de la république pour violation de domicile. Nous restons a votre entière disposition si vous désirez obtenir un complément de réponses, ou de plus amples information, n’hésitez pas a nous le faire savoir, nous serons ravis de répondre et de vous prodiguer tout élément susceptible de vous aider à résoudre votre problème juridique. Cordialement.
Alexia allait enfin pouvoir vider sa tête et ses intestins de cette masturbation indécente et douloureuse. Allait-elle retrouver le courage qui lui permettrait d’aller au bout de sa démarche  ? Remettre les choses en place, réhabiliter son territoire qui par cette transgression, cette violation de domicile a sali la Loi dans sa dimension symbolique. La séance permit de rétablir le respect touché par l‘humiliation.
PS: L’image fait référence aux emballages tétrapak recyclable. Un petit signe pour Copenhague

Pour tout savoir en se divertissant sur l’histoire et l’origine du sex toy.

Parler de sexualité défaillante n’est jamais facile. Parler de son désir ou de son absence est toujours délicat dans la manière de l’aborder. Dire avec subtilité ce qui vous plaît ou vous déplaît s’apprend…
feuille coeur
Savez-vous pourquoi Jules tous les matins armé de son braquemart saute sur sa Julie ? Et pourquoi la Julie se défile « Pas le temps; les enfants vont se réveiller; tu vas être en retard au boulot » Ne pas croire en son amour fou comme au premier jour des fiançailles ! Non,  le désir de Jules est simplement agit par  ses hormones. Testostérone et cortisol sont au top niveau après une nuit de sommeil, les batteries rechargées sont pleines à décharger sur Julie qui n’en veut pas. Pour elle, ça ne correspond ni à ses humeurs ni à son désir ni à ses hormones; c’est pourquoi elle refuse de se faire chevaucher sauvagement par Jules comme au début. Au début de l’histoire, Jules et Julie se séduisaient réciproquement, jouaient, entretenaient le désir avec joie et batifolage…Mais ce temps là est révolu, la vie est sérieuse, elle n’a plus le temps de s’amuser… Très peu de femmes sont du matin;  pourtant elles auraient tord de se priver si le temps le leur permet,  si elles jouent la carte du dimanche avec gras’mat’ sans enfants, en retournant sous la couette pour y saisir la barre en mettant cap sur le plaisir d’une journée qui commence bien.

Et puis c’est aussi une histoire de chrono-biologie. Les biorythmes des hommes sont différents de ceux des femmes. Tandis que Jules est plein d’une pulsion matinale à secouer sous la douche à défaut de sa Julie, elle,  elle aura plutôt tendance à préférer le 5 à 7 des amants. Cette heure là est l’heure énergétique des reins, et les reins conditionnent, contrôlent la sexualité. D’ailleurs, pour la thérapeute bioénergéticienne que je suis, connaître l’état des érections matinales et des femmes les pulsions de fin d’après-midi, me renseigneront sur l’état des reins et de la forme vitale, elle aussi conditionnée par les reins. Le 5 à 7 la performance physique est au top, l’énergie à son maximum, le psychisme en éveil, c’est le seul moment où Chronos et la biologie sont au diapason pour les deux sexes.

Pour éviter de jouer au chat et à la souris du désir qui se barre quand le chat miaule, il est capital d’entretenir une bonne santé psychique et physique, santé indispensable à  une bonne libido. Si le désir n’est plus aussi souvent au rendez-vous mais que la tendresse et le dialogue sont là, rien n’est perdu. La quantité n’est pas indispensable si la qualité est présente. Par contre si le désir s’est fait la malle il serait bon d’introspecter un peu plus loin et voir ce qui cloche dans le couple.

Attention de ne pas se servir d’un retrait de libido pour faire passer un message, pour mettre en évidence une problématique sans aborder le fond du problème. Vaut mieux en parler que sanctionner. Psifff…plus envie de bagatelle. Stress, problème financier, professionnel, tensions familiales, fatigue physique, lassitude mentale, la routine (rien que le mot est assassin) tout cela à de quoi mettre la libido en berne.

Après avoir vérifié les causes physiologiques comme les variations hormonales (peuvent induire une baisse de libido ou l’accentuer ), la prise de certains médicaments et si  malgré cela les troubles persistent, il est important de consulter pour vérifier si des troubles plus anciens  (traumatismes occultés, douleurs lors d’un précédent rapport, expérience mal vécue ) ne referaient pas surface. Consulter, seule ou à deux, est la solution efficace pour renouer le dialogue, d’abord avec soi-même ensuite au sein du couple. Ne jamais oublier qu’une relation se construit à deux.

Une sexualité ralentie jusqu’au point mort signale un malaise, met en danger  la relation. Dédramatiser, dialoguer, rassurer car il y a toujours une explication au désir qui s’évapore. Mettre entre parenthèse la sexualité après avoir fait le point n’implique pas devoir arrêter la relation.  Les hommes ne parlent pas beaucoup et encore moins quand il s’agit de sexualité, d’autant quand ils ont l’impression de perdre leur virilité. Les difficultés sexuelles, les baisses de désir, ont un impact dévastateur plus important chez les hommes que chez les femmes; ils sont touchés dans leur virilité, dans la confiance en soi, dans l’estime de soi.

La sexualité est complexe, la dimension psychique ne doit pas être négligée. Si la tête n’est pas au rendez-vous la corps sera absent…

C’est encore l’automne, profites-en pour aller  aux champignons …

Il s’agit d’un soutien-gorge tout en douceur, tout en candide-candeur-candy, tout en sucre que vous pourrez laisser fondre sous la langue lors de câlins tendresse ou encore dévorer à la manière d’un cannibale affamé … Céder à tous les fantasmes avec des dessous sucrés, c’est aujourd’hui possible pour faire de vos ébats un dessert amoureux.

Coup de foudre

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Enlèvement d'Europe La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…

Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?

Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.

Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie,(1) cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps. Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, de la confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…

Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence : «   Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines » …  De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?

Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous ? Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.

L’amour c’est de rendre l’autre libre.

(1)Thérapie : un site pour vous aider efficacement  en toute discrétion : <http://www.therapeute-en-ligne.com>

Père Noël : la commande

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De Rebecca Princesse de la Molle Princesse de la Molle Illustration de Rebecca pour l’album « Princesses oubliées et inconnues » écrit par PH.Lechermeier

Père Noël,

Quelques petites questions à te poser :  éloigne un peu de tes oreilles ta capuche rouge bordée de blanche fourrure et écoute :

Faut-il croire en toi pour que les vœux, les souhaits, les demandes se réalisent ? Faut-il fermer les yeux et dormir  pour ne plus croire aux discours mensongers ? Philippe Lechermeier fait dire à la Princesse de la Molle (celle qui pionce tranquillou, abandonnée à ses rêves ) que dormir  « c’est se raconter des histoires qu’on ne connaît pas encore. » Et moi je suis forte pour me raconter des histoires. Enfant j’ai longtemps cru au Père Noël, j’en suis restée naïve et trop souvent j’y crois encore au père Noël. Le problème c’est que j’y crois toute l’année. Alors on va récapituler les raisons qui me feront croire qu’il vaut mieux ne plus croire au Père Noël et ne compter que sur soi-même pour continuer à avancer.

Tout d’abord, Père Noël, peux-tu glisser dans les santiags ou les baskets de mes compatriotes  que les mots doivent s’inscrire au travers de paroles authentiques, de paroles vraies, pleines de vérité, sinon autant qu’ils la ferment. Peux-tu suggérer aux politiques d’arrêter les bla-bla qui usent de termes qui ne veulent rien dire ? De parler simple et vrai. Père Noël, peux-tu dire aux enfants, mais surtout aux grands enfants aujourd’hui adultes qu’ils doivent penser ce qu’ils disent et dire ce qu’ils pensent ? Peux-tu les inciter à cesser de dire le contraire de ce qu’ils vivent ? Peux-tu leur rappeler qu’en chacun d’entre nous il existe un chemin qui nous est propre qui a pour sens le langage; priver les individus de s’exprimer au travers des mots qui leur sont propres, qui font sens pour eux,  c’est prendre le risque de les enfermer dans une prison où ils vont périr.

Père Noël aurais-tu oublié que nous avons besoin de temps pour aller bien. Nous avons besoin de temps pour apprendre; nous avons besoin du temps pour nous parler  et travailler ensemble; il faut du temps pour être solidaire et jouer collectif; il faut du temps pour faire le point et avancer intelligemment.

Peux-tu faire quelque chose contre le temps qui passe et enlever des années au temps passé pour retrouver l’insouciance de la jeunesse ? Non ? Mais à quoi sers-tu ? J’ai comme l’impression que tu es bien impuissant sur ton traîneau. Tu te traînes parce que tu ne crois plus  en ton pouvoir de rassembler les humains en une ronde joyeuse? Tiens donc ! Toi aussi t’es obligé  de faire du rendement, de produire plus pour survivre ? Ah ! T’es obligé de te  poster devant les  grands magasins, d’installer des enfants sur tes genoux, leur raconter des fadaises pour faire dépenser des thunes aux parents ? Les photos ! Ah ! T’en as marre des photos ! Bon sang comme je te comprends ! C’est sûr que t’as l’air con avec ton sourire niais autant qu’hyprocrite …Eh, oui, t’en peux plus de te taper Tino Rossi et son Petit Papa Noël …  Tu te jures de ne pas recommencer l’année prochaine, c’est trop humiliant ?

Bon, Papa Noël, tu m’as filé le bourdon je vais faire comme la Princesse de la Molle et me ramollir devant un film. Au hasard « Le Père Noël est une ordure ». Tu l’aimes pas ce film ? Et pourtant, ses répliques cultes…C’est c’la, oui ! C’est c’la !

SEX-O-CAFÉ

Priape la peséeLyliane Engelmajer-Rivera Psycho-Sexo-Thérapeute, Energéticienne (my self) et Christophe Ghibaudo, Chirurgien Urologue ont le plaisir de vous convier à un rendez-vous mensuel traitant de la sexualité.

* Il vous sera proposé

* de discuter ouvertement sur un thème défini à l’avance,

* de débattre de sujets qui touchent à notre sexualité et notre intimité, ceci afin d’apprendre à mieux nous connaître,

* à comprendre et connaître les différences physiques, psychiques, émotionnelles qui agissent, entravent et motivent les femmes et les hommes.

Durant ces 2 heures nous évoquerons :

* les troubles liés à la sexualité (ils concernent toujours les deux partenaires),

* les pratiques possibles pour pallier les défaillances, les améliorations envisageables,

* les réponses aux questions souvent posées,

* le moyen de trouver le meilleur chemin thérapeutique (soit avec le Docteur Christophe Ghibaudo, soit avec la Psy Lyliane Engelmajer- Rivera, soit les deux.) Il est bien évident qu’il s’agira d’un débat concernant l’ensemble des personnes présentes et non de traiter de cas particuliers.

SEX-O-CAFÉ se déroulera à Cannes le premier jeudi de chaque mois. Le lieu, la date ainsi que le sujet abordé vous seront communiqués ultérieurement.

En attendant le Père Noël je vous souhaite des préparatifs tout en scintillements, une dinde bien farcie, des marrons qui crépitent dans la cheminée et des paquets de joie accrochés au sapin.

Vacance de Noël

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Couple câlin

A mes lectrices et lecteurs du monde entier (oui, oui, je peux le vérifier tous les jours sur la carte du monde : libidosexualite.com est visité dans le monde entier) : Une semaine d’absence d’article sur le blog mais près de vous par la pensée, le temps de me faire plaisir à me transformer en Mère Noël et souffrir du manque d’écrire qui créera le désir de vous retrouver avant la fin de l’année.

Joyeux Noël !

Souhaits, voeux 2010

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LotusJour après jour une année a fait le tour du cadran solaire. De nouveau nous voilà repartis à égrener le chapelet du temps aussi je nous souhaite du soleil pour chaque jours de l’année avec quelques fois une douce pluie pour le plaisir de la terre et la beauté des fleurs; je nous souhaite d’avoir des étoiles plein les mirettes pour illuminer notre regard et adoucir, s’il y en, les durs instants.

A Patricia, Stéphanie, Leili, Anna, Olivia, Nathalie, Pascale, Arielle, Liliane -avec un i- Marie, Anne, Alexia, Magaly, Michelle, Julie (et ne pouvant tous les nommer j’ajoute tous les prénoms féminins du calendrier) et leur souhaite un Roméo attentionné, joyeux, complice, élégant du cœur autant que de l’habit, aussi bien dans sa tête que dans ses baskets, sachant mettre le couvert sans rechigner à le débarrasser, ne connaissant pas la soupe à la grimace; un Roméo idéal, celui dont nous rêvons toutes… En quelques mots, je vous souhaite un rêve parce que je sais qu’il existe !

Je vous souhaite des (ré)jouissances sans tyrannie, des ivresses sans alcool fort ni dépendance.

Je nous souhaite de doux paysages intérieurs dont le regard, miroir de l’âme, les reflètent; de la joie débordante, avec des moments d’accalmie pour pouvoir l’apprécier; des encens parfumés de vigilance et de gratitude s’élevant comme prière vers notre propre maître et guide intérieur.

Je nous souhaite un présent riche de beaux projets à réaliser dans le proche printemps; de  vibrer d’énergie pour exercer nos talents; de libérer nos émotions pour en faire la mesure vivifiante à satisfaire nos désirs.

Je nous souhaite des voyages lointains avec l’amour pour bagage; des îles désertes  repeuplées de réussites et de rêves réalisés; des retrouvailles renouvelées à chaque instant; des musiques pour transporter nos sentiments dont le corps se fera l’écho avec douceur ou avec rage selon  l’état du moment; de petits bonheurs qui vont et viennent comme les vagues d’une mer calme…

Je vous souhaite plus prosaïquement : de la santé à revendre, des comptes en banque créditeurs, des bas de laine sous le matelas, de l’amour sans MST, de la Sagesse pour apprécier la vie, de l’énergie pour vivre avec talent et déjouer les difficultés, des parents bienveillants et généreux, des enfants heureux de vivre;  de réaliser vos rêves à la hauteur de vos espérances. Et…et…

Une Excellente Année 2010

Déjà le 7…

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soleil tarot miroir des relationsDéjà le sept janvier pendant que la vie frénétique a repris son cours qui nous ferait presque oublier  les souhaits formulés sous le gui, les résolutions d’avancer avec le cœur plus léger, avec le cœur plus aimant, plus compassionnel. Certains diront que nous pourrions aller mieux si la vie était plus tendre, sans soucis, les contraintes absentes; s’il n’existait de part et d’autre aucune tourmente; si la vie de chacun des êtres qui nous entourent, que nous aimons et dont toi, et toi, et vous, faites partie intégrante, n’aviez pas, vous aussi, votre lot de souffrance, de difficultés à vivre, de joies cachées à ne pas oser faire remonter à la surface…

Alors oui, allons gaiement autant qu’il est possible, le cœur éclairé par le Soleil intérieur qui soulèvera l’optimisme; vivons à travers nos pensées et dans notre corps de manière la plus écologique possible… Émerveillons-nous  de la simple « beauté des choses » et soyons heureux de petits riens qui accumulés finissent par faire une trame où s’incruste le bien-être satisfaisant.

Les bras de l’ami entourent et racontent la force du lien à serrer le bonheur pour qu’il ne s’échappe. Oui, oui, elle partageait cela dans un texte court et Ô combien révélateur de ces instants magiques qui l’habitaient et avec elle je me réjouissais à sentir que le possible est là, à portée de main. Aujourd’hui.

Les instants d’un plus tard apaisé se préparent maintenant et la tendance à l’oublier est grande. Chaque nouvelle année n’est que la répétition des jours avec, si l’on est vigilant, la leçon apprise qui évitera les sempiternelles erreurs. Les anniversaires sont là pour resserrer les liens. Profitons-en.

Allons chercher notre Soleil intérieur. Il est là qui attend, prêt à nous réchauffer.

Anniversaire

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Le coeur dans les mains-mitainesAnniversaire

Fête au temps qui passe l’anniversaire se rit des rides, marque de sourires l’épreuve du temps… Au dernier en date ils étaient tous là et parmi eux il y avait même Richard Gere, Murray Head et Herbert Léonard… Ah, bon ? Oui, certains étaient venus d’ailleurs, bravant le froid, la route, les airs et le rail, les bras chargés de cadeaux.  La fratrie, la précieuse descendance, l’amitié étaient réunies  pour fêter qui la sœur, qui la mère, qui l’amie, qu’en d’autres lieux et en temps moins actuel on aurait pu appeler la «mama». C’est pour elle qu’ils étaient tous là. Leur vue lui chavirait le cœur, mettait de la transe dans ses vibrations, du rub-a-dub dans son corps, reconstituait cette part d’elle-même qui ces derniers temps avait été méchamment écorchée. L’ombre des nombreuses bougies vacillait sur les murs où les Bouddhas de pierre, de cire ou de bois figés dans leur sage sourire, faisait de l’atmosphère un bain de sérénité propice au partage, à la joie. Et la musique toujours présente. Aux sons  des basses du Reggae ou lancinants d’une transe tribale les invités  tanguaient le sous le pont du bateau jamais ivre.

Anniversaires au cœur de l’hiver sont pareils à deux mains jointes emmitouflées de mitaines réchauffant un cœur de neige jusqu’à ce qu’il fonde de bonheur…

Anniversaires de printemps c’est découvrir sous la rosée des perles précieuses du sentiment et les poser autour du cou en rivière d’amour…

Anniversaires d’été c’est offrir la chaleur d’un cœur de braise qui s’épanchera comme le sablier du temps.

Anniversaires d’automne c’est moissonner pour engranger le grain à moudre qui servira à chaque saison  au pain en partage de la précieuse amitié.

L’anniversaire c’est se rappeler que le plaisir érotique fait son apparition à la naissance pour nous quitter qu’à notre mort.

Puisque la vie est faite d’anniversaires je vous souhaite d’en célébrer autant qui passent à fêter joyeusement la vie.



SEX-O-CAFE  se prépare. Pour situer notre réflexion nous allons aborder le pourquoi du sujet sexuel. Pourquoi donc parler de  sexualité dans un tel cadre? Répondre que la sexualité est l’origine du monde est-il suffisant ? Est-ce satisfaisant ? Dans le monde où nous vivons, si  l’on considère l’intervention des moyens de contraception qui ont libéré les femmes, les couples et leur façon d’appréhender la sexualité, contraceptifs qui ont contribué à la libération sexuelle, faire l’amour est devenu, pour la plupart, un acte banal. Les médias – presse, cinéma, télévision, internet – nous saturent d’images où le sexe tient la première place, où la pornographie exploite les pulsions destructrices en exacerbant la violence. De ce fait la sexualité est dévalorisée, ravalée à un monde d’avidité où la fange côtoie les délires salaces.

Le pari de SEX-O-CAFE sera de réhabiliter la sexualité dans un contexte actuel qui nous démontre que la licence effrénée ne conduit pas davantage à l’épanouissement, à l’harmonie, au bonheur que la vertu coercitive. C’est dans un autre contexte que nous devons rechercher une source de joie, un équilibre. Nous les trouverons ailleurs que dans la complaisance ou dans la répression. C’est ce à quoi nous nous engageons dans nos rendez-vous mensuels de SEX-O-CAFE…

l’Origine du monde
Origin-of-the-World.jpg
Gustave Courbet, 1866
Huile sur toile
46 × 55 cm
Musée d’Orsay, Paris

Parler de sexualité défaillante n’est jamais facile. Parler de son désir ou de son absence est toujours délicat dans la manière de l’aborder. Dire avec subtilité ce qui vous plaît ou vous déplaît s’apprend…

Savez-vous pourquoi Jules tous les matins armé de son braquemart saute sur sa Julie ? Et pourquoi la Julie se défile « Pas le temps; les enfants vont se réveiller; tu vas être en retard au boulot » La raideur matinale de Jules  est simplement agit par ses hormones. Testostérone et cortisol sont au top niveau après une nuit de sommeil, les batteries rechargées sont pleines à décharger sur Julie qui n’en veut pas. Pour elle, ça ne correspond ni à ses humeurs ni à son désir ni à ses hormones; c’est pourquoi elle refuse de se faire chevaucher sauvagement par Jules comme au début. Au début de l’histoire, Jules et Julie se séduisaient réciproquement, jouaient, entretenaient le désir avec joie et batifolage…Mais ce temps là est révolu, la vie est sérieuse, elle n’a plus le temps de s’amuser… Très peu de femmes sont du matin; pourtant elles auraient tord de se priver si le temps le leur permet, si elles jouent la carte du dimanche avec gras’mat’ sans enfants, en retournant sous la couette pour y saisir la barre en mettant cap sur le plaisir d’une journée qui commence bien.

Et puis c’est aussi une histoire de chrono-biologie. Les biorythmes des hommes sont différents de ceux des femmes. Tandis que Jules est plein d’une pulsion matinale à secouer sous la douche à défaut de sa Julie, elle, elle aura plutôt tendance à préférer le 5 à 7 des amants. Cette heure là est l’heure énergétique des reins, et les reins conditionnent, contrôlent la sexualité. D’ailleurs, pour la thérapeute bioénergéticienne que je suis, connaître l’état des érections matinales des hommes, et, des femmes les pulsions de fin d’après-midi, me renseignent sur l’état des reins, de la forme vitale, elle aussi conditionnée par les reins. La performance physique devrait être au top de 5à7, l’énergie à son maximum, le psychisme en éveil; c’est le seul moment où Chronos et la biologie sont au diapason pour les deux sexes.

Pour éviter de jouer au chat et à la souris du désir qui se barre quand le chat miaule, il est capital d’entretenir une bonne santé psychique et physique, santé indispensable à une bonne libido. Si le désir n’est plus aussi souvent au rendez-vous mais que la tendresse et le dialogue sont là, rien n’est perdu. La quantité n’est pas indispensable si la qualité est présente. Par contre si le désir s’est fait la malle il est bon d’introspecter un peu plus loin pour voir ce qui cloche dans le couple.

Attention de ne pas se servir d’un retrait de libido pour faire passer un message, pour mettre en évidence une problématique sans aborder le fond du problème. Vaut mieux en parler que sanctionner. Psifff…plus envie de bagatelle. Stress, problème financier, professionnel, tensions familiales, fatigue physique, lassitude mentale, la routine (rien que le mot est assassin) tout cela à de quoi mettre la libido en berne.

Si les troubles de la libido persistent après  avoir écarté les causes physiologiques  – comme les variations hormonales qui peuvent induire une baisse de libido ou l’accentuer -, ou la prise de certains médicaments,  il est important de consulter afin de vérifier si des troubles plus anciens (traumatismes occultés, douleurs lors d’un précédent rapport, expérience mal vécue ) ne referaient pas surface. Consulter, seule ou à deux, est la solution efficace pour renouer le dialogue, d’abord avec soi-même ensuite au sein du couple. Ne jamais oublier qu’une relation se construit à deux.

Une sexualité ralentie jusqu’au point mort signale un malaise, met en danger la relation. Dédramatiser, dialoguer, rassurer car il y a toujours une explication au désir qui s’évapore. Mettre entre parenthèse la sexualité après avoir fait le point n’implique pas devoir arrêter la relation. Les hommes ne parlent pas beaucoup et encore moins quand il s’agit de sexualité, d’autant quand ils ont l’impression de perdre leur virilité. Les difficultés sexuelles, les baisses de désir, ont un impact dévastateur plus important chez les hommes que chez les femmes; ils sont touchés dans leur virilité, dans la confiance en soi, dans l’estime de soi.

La sexualité est complexe, aucune des dimensions physique, physiologique, psychique ne doit être négligée. Si la tête n’est pas au rendez-vous le corps sera absent…

SEX-O-CAFE pour le bien être sexuel féminin, masculin… Nous vous y attendons pour en parler.

Dans une récente interview donnée au Point Boris Cyrulnik déplorait que nous soyons passés d’une sexualité métaphysique, sacrée, dans le sens où elle donne la vie, à une sexualité physique, mécanique pourrait-on même dire, dans le sens où l’acte sexuel tend à devenir la performance physique. Bander, tiendrait plus de la qualité de la pilule avalée avant l’acte que de la personne avec laquelle se pratique  l’acte. Femmes et hommes deviendraient-ils objets sexuels avant d’être d’amour?

La pilule contraceptive en libérant les femmes des grossesses non désirées,  leur a donné le choix de leur désir d’enfant, de leur plaisir, la jouissance de leur corps. Depuis quelques dizaines d’années on a recourt à la procréation médicale assistée, puis au sexe chimiquement assisté par la fameuse pilule bleue. Il y a dissociation de l‘acte et du sentiment sexuel, « émotion provoquée par une représentation qui participe au plaisir, dit Boris Cyrulnik. Performances sexuelles sans sentiment. L’homme machine  comme un marteau piqueur va s’enfoncer dans la femme en secousses de plus en plus frénétiques, durables, de  moins en moins revalorisantes, encore moins satisfaisantes émotionnellement. Jouir, jouir à tout prix, de tout et en particulier de la sexualité. Plaisir inextinguible qui va forcément conduire à la souffrance. Une société qui ne s’organise qu’en fonction des plaisirs vivra à court terme le dégout, l’amertume d’être frustré des promesses non tenues …

Boris Cyrulnik dit encore « Le sexe est l’endroit le plus civilisé de notre corps. » Avec la sexualité la nourriture sont les interdits originels qui fondent toute société. En faisant sauter les interdits (inceste, le meurtre),les tabous sexuels on libère la violence. N’ayant plus de contenant que sont les interdits, l’homme est de nouveau soumis à ses pulsions. La pilule bleue (Viagra) n’entrave pas les pulsions mais au contraire les augmente. Elle permet de les mettre en action sans aucun état d’âme, sans aucun sentiment.  On s’aperçoit de l’augmentation des agressions sexuelles, de viols, d’incestes. D’autre part et pour réagir un autre versant de la société va renforcer les interdits.

Où se situe la « normalité » et peut-on parler d’une norme dans le domaine sexuel? Est-il utile qu’un homme se transforme systématiquement en marteau piqueur sans états d’âme ? Où est l’intérêt d’avoir des performances qui ne seraient dues qu’à la chimie, annulant tout désir, qui ne serait que le résultat d’un mécanisme mis en marche chimiquement?

Voudrions-nous d’hommes qui ne seraient que godemichés, que sextoys?  Pour éviter cela  les femmes doivent admettre quelques  défaillances de  leur partenaire;  elles  doivent oser, si les défaillances  se répètent, ouvrir le dialogue, être compréhensives…

<http://www.femmes-mariees-rencontres.com/amour/548-crise-d-adolescence.php>

Olivier, que je remercie ici, m’a expédiéCouple enlacé texte de St John Le Perse d’un clic sur un blog de femmes mariées. Après avoir lu le descriptif  – digne d’un site matrimonial – de chacune des treize femmes au superbe profil qui met l’eau à la bouche, je furète à gauche et tombe sur un titre qui retient mon attention. L’article  concerne la Sharon Stone « normale » et la Sharon retouchée telle que je vous l’ai relatée, présentée par Paris Match (voir <http://www.libidosexualite.com/?p=953>

Á ce rythme là, à rajeunir coûte que coûte de retouche en retouche et mine de rien, en 2020 elle sera redevenue bébé. Dans l’article de Paris Match, il était raconté que Sharon avait eu un pet au casque, avec intervention chirurgicale, cerveau ouvert et tout le tintouin, ce  qui a chamboulé sa vie. Je veux bien croire qu’après ça sa vie fut chamboulée,  non pas la croire elle, quand elle dit assumer son âge, ses rides (gommées pour la circonstance), son ventre stérile plat d’adolescente pré nubile…

Mais de quoi Lyli parle-telle, direz-vous, quand on assiste impuissants à la terre  qui s’ouvre, engloutissant des milliers de gens ? D’autres ajouteront : pourquoi tant d’agressivité ? Lyli ne nous a pas habitué à ce ton. Est-ce l’ouverture du MIDEM ce soir qui rend Lyli fébrile ? Non, pas vraiment ! Les Musics Awards ne l’intéressent pas.  Est-ce ces chants de lutte,  de combat pour une vie meilleure, plus équitable qui tournent dans sa tête comme un carrousel infatigable, qui affleurent sa sensibilité  avec mise à fleur de peau la révolte des insoumis ? Oui, il y a de ça. De plus elle est tracassée par cet article qui depuis des jours lui taraude le cerveau mais qu’elle a du mal à pondre.

Elle veut parler de  la confusion que peut engendrer le sexe dans la relation amoureuse. Confusion, con fusion :  toutes ces questions qu’un jour ou l’autre les femmes se posent. Qu’est-ce-que j’aime chez lui? Lui ou le plaisir qu’il me procure ? Suis-je amoureuse de lui ou suis-je amoureuse du regard énamouré qu’il pose sur moi ? Aimer ses défauts n’est-ce-pas aimer, même si quelques fois il ne bande pas terrible ? Et celle qui me racontait qu’elle ne l’aimait que bandant, autrement elle pouvait s’en passer et se donner du plaisir toute seule…Voilà la matière qui sera traitée prochainement.

Certainement qu’un lancinant rub-a-dub  va ouvrir les digues aux flots des mots qui feront la différence.

Personnalité hystérique ou histrionique quelles différences ?La maison histrionique Peu de différences à vrai dire si ce n’est que l’une s’applique plus spécifiquement à une femme (hystérie), alors que l’histrion se dira plus volontiers d’un homme au comportement cabotin, théâtral. Ainsi pourrait-on dire d’une personne qu’elle est hystérique puisque femme et en tant que telle caractérisée par un  utérus. Non pas que ce dernier se déplaçait dans le corps, créant les symptômes  comme le croyaient Charcot et ses acolytes, mais plus particulièrement parce que dans l’hystérie l’histoire de la psyché d’une personne  est impliquée, exprimée symboliquement par des phénomènes, des troubles corporels. Le symptôme corporel est observable et cède à l’analyse en révélant le passé psychique d’une personne. Le terme d’hystérie  fut réservée à la femme puisqu’en grec il veut dire utérus.

Ce terme était associé à un trouble essentiellement féminin dans les sociétés où la femme était opprimée, leur féminité réprimée.

Histrionique du latin histrio, comédien, caractérise les hommes qui ont tendance à exagérer leurs émotions, à surjouer de manière explosive. La différence n’en est une que par la définition étymologique. Le comportement de l’hystérique ou de l’histrionique  serait relié à un trouble psychique qui s’originerait dans l’histoire psychosexuelle du sujet. Autrement dit l’hystérie serait une réponse corporelle à un traumatisme sexuel subi dans l’enfance.

Tiens donc, Baudelaire s’était en son temps intéressé à l’hystérie en écrivant ceci « … s’exprimant dans les femmes par la sensation d’une boule ascendante et asphyxiante, se traduit chez les hommes nerveux par toutes les impuissances et aussi l’aptitude à tous les excès » En tant que poète hystérique lui-même (chez les hommes…l’aptitude à tous les excès) Baudelaire ouvre la voie des outrances en littérature. L’hystérie est une névrose, le résultat d’un conflit intérieur d’ordre psychologique, une réponse émotionnelle excessive en quête d’attention. On pourra noter :

  • Un sujet mal à l’aise si n’est pas le centre d’intérêt; tente d’attirer l’attention par tous les moyens, en dramatisant sa situation, désirant attendrir
  • Comportement de séduction inadaptée ou attitude provocante; tentatives de suicide ou de passage à l’acte toujours sous le regard de témoins
  • Se sert de son physique pour attirer l’attention
  • Parle de manière subjective avec un vocabulaire pauvre
  • Forte dramatisation (théâtral, exagération du pathos) et exagération de l’expression émotionnelle
  • Facilement influencé par autrui ou par les circonstances
  • Persuadé qu’il vit des relations à haut niveau d’intimité alors qu’il n’en est rien.
  • Changements d’humeur fréquents; affects et émotions intenses quoique superficiels. Les émotions changeantes provoquent de fortes crises de nerfs
  • Un tel sujet sera angoissé si l’on ne porte pas sur lui l’intérêt qu’il veut susciter.
  • Est dépendant des autres ; les relations avec le sexe opposé seront faites de séduction sans approfondir les relations affectives qui resteront superficielles.
  • De tels sujets ne supportant pas les frustrations  compensent par une hyperactivité émotionnelle source de souffrance provoquant des décompensations dépressives.

Ce sera tout pour ce soir ! Je vous souhaite une bonne nuit pendant que la pluie tombe doucettement sur Cannes et sur le MIDEM, moi je vais m’engouffrer sous ma couette et dormir sur mes deux oreilles.

Petit rappel pour informer les personnes intéressées afin qu’elles n’oublient pas de confirmer leur participation en retour de mail ou par un commentaire.

Lyliane Engelmajer-Rivera Psycho – Sexo -Thérapeute, Énergéticienne et

Christophe Ghibaudo, Chirurgien Urologue ont le plaisir de vous convier à un rendez-vous mensuel traitant de la sexualité.

Il vous sera proposé de discuter ouvertement sur un thème défini à l’avance, de débattre de sujets touchant à notre sexualité et notre intimité, ceci afin d’apprendre à mieux nous connaître, à comprendre et connaître les différences physiques, psychiques, émotionnelles qui agissent, entravent et motivent les femmes et les hommes.couple

Durant ces 2 heures nous évoquerons :

  • les troubles liés à la sexualité (ils concernent toujours les deux partenaires)
  • les pratiques possibles pour pallier les défaillances
  • les améliorations envisageables
  • nous répondrons aux questions le plus souvent posées…

Il est bien évident qu’il s’agira d’un débat concernant l’ensemble des personnes présentes et non de traiter de cas particuliers.

Á l’issue de cette rencontre il vous sera possible de convenir de rendez-vous en entretien privé avec  les intervenants.

Lyliane Engelmajer-Rivera, Psycho-Sexo-Thérapeute -Énergéticienne et le Docteur Christophe Ghibaudo se tiendront à votre entière disposition.

SEX-O-CAFE se déroulera à Cannes, le premier jeudi de chaque mois.

Ce premier rendez-vous est fixé au 4 Février 2010 de 20h à 22h.

Le sujet abordé jeudi 4 février ainsi que le lieu seront communiqués la veille du rendez-vous.

Votre bien dévouée

Lyli

Le coeur-nuage (D.Diderot)Qu’est-ce qu’un anniversaire sinon ajouter quelques heures à la veille? Sinon égrener les minutes, en faire des chapelets d’heures et les regarder s’empiler en jours?

Un anniversaire c’est le souvenir d’une naissance pareille au métronome dont la mesure est calendaire. C’est  vouloir grandir quand on est enfant. Grandir, sans vieillir, sans jamais se lasser du chemin qui reste à parcourir. L’adolescent tout en désir de pousser vite avancera dans l’âge jusqu’au jour où, ses tempes devenues grises tandis que sa tête,  inexorablement sous le poids des ans penchera vers la Terre,  soupirera « ah! si j’avais su que temps file si vite! ».  Un anniversaire c’est marquer le passage du temps et apprécier les fleurs offertes, les respirer avant qu’elles ne se fanent et apprendre d’elles que la jeunesse n’est pas éternelle. C’est apprivoiser ses rides pour les poser tendrement en étoiles aux coins des yeux.

L’anniversaire c’est la joie de souffler les bougies sur le gâteau à partager avant qu’elles ne se répandent en cire et leur mèche en cendre. C’est faire le vœu que ce qui suit sera meilleur que ce qui fut. C’est la vie qui progresse et se décline en rejetons de l’arbre portant fruits. L’anniversaire c’est transformer la raison en rêves et les rêves en réalités. C’est s’évertuer à Vivre de nombreux anniversaires pour dépasser les peurs en avançant coûte que coûte, en continuant à tirer d’impossibles penaltys pour les transformer en autant de possibles réussites. Le possible étant aussi de ne jamais fêter d’anniversaire, pas d’arrêt sur image d’une histoire qui n’a jamais commencé.

Plus tard, bien plus tard, l’anniversaire, sera l’occasion inespérée d’effectuer un état des lieux, une invitation à fermer le livre sans oublier les erreurs consignées qui élèveront au rang de sagesse les expériences retenues. C’est apprendre à s’accommoder de la solitude et vivre au plus loin jusqu’à toucher sa mort, l’usure suprême du temps.

Longue vie à libidosexualite.com

Couleurs d'Orient

Beaucoup de femmes se plaignent de leur compagnon quant à leur sexualité virtuelle. Beaucoup d’hommes confirment la plainte se disant “accros” à des sites dont le contenu pornographique les éloignent de leur partenaire. Ces sites, disent-ils, font appel à leurs fantasmes dont ils ingurgitent les images sur le mode passif sans aucune obligation de résultat si ce n’est leur propre jouissance. La masturbation, partenaire idéale toujours satisfaite, est l’objet assouvissant la pulsion… J’entends déjà quelques agacements réprobateurs signalant qu’il n’y a pas que ça dans la vie, du sexe ! Bien évidemment il n’y a pas que du sexe, même si pour beaucoup d’individus le quotidien s’articule autour de l’hyper-consommation qui veut faire croire à la jouissance immédiate. La technologie va de plus en plus vite pendant que la pensée, qui n’a pas le temps de suivre, se ralentit. Tout est fait pour mettre la personne en état de dépendances multiples et toute dépendance est ramenée au pulsionnel à satisfaire coûte que coûte. Et c’est en cela que chaque image produite fera du spectateur un voyeur ou un exhibitionniste, un sadique ou un masochiste ou encore un bourreau ou une victime d’actes qui se révéleront de nature purement sexuelle ; en ce sens que l’imaginaire convoque les souvenirs, réactualise les traumatismes d’où ressurgissent les frustrations qui en appelant le manque réalisera le fantasme au travers du fantasme, celui-là même qui pourvoira à l‘excitation.

“Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps”…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.

Qu’il est doux d’évoquer avec tendresse ses amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre ; vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer sur une mer étale aux eaux limpides… Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les rejaillissements ; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner ; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux pour ressusciter le fantôme nommé Désir ; et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le…Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on s’autorise !

Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à identifier un événement perturbateur en particulier puisque, les news débitées en un vrac pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d’oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF. Mais là un D se glisse entre les lettres S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas ! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse sur le devant de la scène. Elle a gagné le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite. “Est-ce ainsi que les hommes vivent ?” Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.

Si nous continuons la poursuite de la recherche de sens nous finirons bien par le trouver, non ? Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit… Comprenez-vous ce que je dis, là ? Oui, eh, bien tant mieux !

SEX-O-CAFE-LIEU et THEME

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logo 3.14 LER- CH.GSEX-O-CAFE aura lieu à l’hôtel 3.14,

5, rue François Einesy à Cannes

LE THÈME

Évidemment le premier thème sera de définir ce qu’est le SEXE !

  • Qu’est-ce-que le SEXE ?
  • Pourquoi parler du sexe et de la sexualité ?
  • Qu’elle importance le sexe a dans notre vie ?
  • A quoi cela peut-il servir d’en parler ?

Si pendant des décennies le sexe n’était officiellement « pratiqué » que pour la reproduction – on l’appelait d’ailleurs « organe de la génération » – qu’en est-il à l’heure actuelle?

  • Un moyen d’avoir accès au plaisir ?
  • Mais aussi partager le plaisir ?
  • Une preuve d’amour ?
  • Un signe de désir ?
  • Qu’en pensez-vous ?

Quelles images du sexe nous donnent :

  • Les médias ?
  • Les célébrités (people)
  • Les institutions religieuses ?

Quels sont les tabous ?

  • Existent-il encore des tabous dans nos sociétés hyper sexualisées ?

Comment aborder la sexualité ?

  • Médicalement ?
  • Psychologiquement ?
  • Historiquement ?
  • Spirituellement ?

Nous aurons à réfléchir ensemble à ces différentes questions (la liste n’est pas exhaustive) y répondre pendant le temps imparti, fait partie des challenges.

SEX-O-CAFE : compte rendu

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SEX-O-CAFÉ – 4 février 2010 au 3.14 Hôtel

Intervenants : Liliane Cassar (modératrice) – Lyliane Engelmajer-Rivera (psycho-sexothérapeute)  –  Dr Christophe Ghibaudo

Ont participé 17 femmes – 9 hommes

Gilles se lance : il est venu pour comprendre pourquoi les hommes et les femmes se comprennent si mal. On lui reproche souvent d’être violent (timbre de voix ?). Il ne comprend pas toujours les messages que les femmes veulent lui communiquer; il trouve qu’on vit une époque où la femme prend de l’ascendance sur l’homme. Il évoque les femmes d’aujourd’hui et leur force.

Régis : l’homme propose, la  femme dispose. Elle détient l’œuf (Régis fait référence à la procréation) ; les hommes sont comme les animaux.

Marie : les femmes sont actives donc deviennent plus indépendantes. Marie travaillait et vivait avec son mari; par lui elle n’a jamais connu le plaisir, l’orgasme.

Dr Ghibaudo intervient; il précise ce qui distingue l’homme de l’animal, le déterminisme de la sexualité ; explique : l’homme détient 2 cerveaux (Animal + couches superficielles qui amènent le plaisir). La plupart des troubles médicaux viennent de la difficulté à gérer les deux cerveaux.  La sexualité dépend de l’environnement, de l’éthique et de la culture d’une société.

Anne : La femme se libère mais a perdu le côté « cœur ». Elle se demande si les femmes ne prennent pas de revanche sur les hommes. On doit prendre le temps de se connaître, de se découvrir.

Liliane : On vit dans le culte de la performance ; on est bombardé de messages, d’injonctions de perfection (Liliane fait référence aux images véhiculées par les médias – magazines, célébrités, télé –. On devient exigeant – où se situe l’exaltation ?

Régis :La force physique masculine des civilisations antérieures n’existe plus ! Régis évoque sa nostalgie d’un machisme perdu !!!

Question du Docteur : Peut-on parler librement de la sexualité ?

Christine, pleine d’humour; parle de l’homme à Femmes ; pense qu’un homme qui n’a pas envie d’une femme pourra parler de sexualité avec elle ; les hommes sont attirés par les garces ! Elle organise avec ses amies des rencontres du club de la « garcitude » – cherche une garce qui leur donnerait des cours !  Àla question qu’est ce qu’une garce ? Une garce allume, n’éteint pas et profite de toutes les situations, différemment de la salope qui elle va jusqu’au bout !

Nathalie (jeune-femme) dit que les jeunes parlent plus facilement de la sexualité.

Régis reprend la parole : La mère devrait apprendre à sa fille autant la cuisine que la procuration du plaisir à un homme !!! Ce à quoi Liliane réplique : d’après toi Régis, la mère devrait transmettre à sa fille aussi bien la recette du pot-au feu qu’une fellation ? Cette question fit rire l’assemblée.

Un autre homme : pourquoi le père n’apprendrait-il pas à son fils à donner du plaisir aux femmes ?

Alice : on naît avec une prédisposition à aimer le sexe ou pas. Elle précise que notre nature profonde refait surface malgré l’éducation stricte.

Régis a opté pour la provocation : on devrait faire participer les enfants aux clubs de « garcitude » !!! Les garçons sont des filles et changent de sexe à la puberté (initiation dans différentes cultures; il  évoque notamment la Bar mistva qui fait rentrer le  jeune garçon à 13 ans dans le monde des adultes )

Docteur : évoque le mythe de la Vierge et de la putain ; nous sommes tous déterminés pour le plaisir. Du temps des mérovingiens pendant 90% de son  temps, l’homme était naturellement en érection. En réaction d’urgence, le corps secrète de l’adrénaline qui en cas de stress permet la fuite ou la pétrification. C’est un mécanisme de survie. Or, le poids de la vie quotidienne entraîne un stress qui créé une répétition d’une petite quantité de sécrétion d’adrénaline ; cette répétition trop souvent renouvelée transforme la fonction érectile en un contraire puissant qui devient anti-érectile. A la longue se crée l’impuissance masculine.

Une femme demande si c’est ce pareil pour les femmes ?

Docteur : pour les femmes, c’est plus compliqué, car le sexe est caché (l’appareil génital) mais  cela va se jouer au niveau du désir  et par son absence.

Anne pose une question clinique : Que signifie le fait qu’un homme bande tout le temps sans désirer de relation sexuelle ?

Docteur : Tendance perverse et message à décrypter.

Anne : Le poids d’une éducation religieuse stricte est-il irréversible ? Peut-il bloquer la façon de profiter et de se faire plaisir ?

Docteur : Oui l’éducation bloquera si on ne s’efforce pas à  comprendre d’où viennent les blocages et si on ne recherche à améliorer une situation difficile proche du masochisme.

Stéphanie se dévoile et parle de ses rapports douloureux, a l’impression de ne pas pouvoir se libérer, elle aussi, d’une éducation trop stricte.

Liliane : Une thérapie sert à changer son image et va amener à  rencontrer d’autres gens, des personnes différentes que celles habituelles avec lesquelles on ne vit pas forcément dans l’entente; de ce fait la vie prend un autre sens.

Marie toujours inquiète : Quand sait-on que c’est le bon ?

Christine toujours joueuse : Quand c’est fini !

Liliane : l’idéal n’existe pas ; apprendre à partager, à communiquer ; à considérer l’amitié, l’amour et ses nuances.

Alice : Les endroits libertins peuvent-ils réparer l’ennui ? Un thérapeute peut-il proposer ce chemin ?

Docteur : Un médecin ou un thérapeute (n’est-ce-pas Lyliane demande le Dr Ghibaudo?) n’indiquera pas cette voie parce que ce n’est  jamais une voie thérapeutique ;  mais si  le désir du couple est d’essayer autre chose pour pigmenter sa vie sexuelle, dans ce cas pourquoi ne se permettrait-il pas le libertinage ? Ce n’est pas à nous de le conseiller …

Exemple concret : homme 30 ans Femme 45 ans qui veut un enfant. La raison de vivre de cet homme est de faire jouir sa femme mais n’a pas éjaculé depuis 3 ans ½; il est atteint d’anéjaculation. Ne veut pas perdre la maîtresse pour retrouver une mère…

Anne : Comment peut-on amener quelqu’un à faire une thérapie ? Quand le compagnon refuse.

Lyliane : t’es-tu posé la question de son refus ?  A-t-il peur de découvrir des situations qu’il refuse de voir? Anne répond qu’il n’a pas d’envie. Lyliane demande comment « ça » se passait au début de leur rencontre. Au début de la relation il faisait l’amour trois fois par jour, répond Anne…

Alice :  quand un homme demande à une femme une caresse anale, est-ce tabou ?

Le docteur Ghibaudo prend la parole :  L’homme ne fait toujours pas la différence entre le plaisir anal et l’homosexualité. Le plaisir anal pour un homme est similaire au plaisir vaginal chez une femme. Pour un homme les caresses anales, quel que soit le moyen employé – doigt, langue, objet -  sont la plupart du temps vécues comme tabou car assimilées à l’homosexualité.

Marie : Si on n’a jamais aimé le plaisir anal avec son mari, peut-on l’aimer avec quelqu’un d’autre ?

Docteur : Bien sûr. Dans un couple le dialogue est indispensable même s’il est choquant ; il vaut mieux déranger que de se taire. L’absence de communication, de dialogue entraînera la relation dans une impasse. On s’intéresse à une personne parce qu’elle est différente ; chacun cherche la différence.

Gilles : En parlant d’adrénaline, les grands sportifs ont-ils des problèmes d’érection ?

Docteur : Les anabolisants sont d’anti-érectiles puissants. L’injection de testostérone empêche les testicules d’en produire ; il faut donc être très prudent, faire très attention.

Dans l’œuf, puis dans le fœtus les caractères sexuels sont déterminés à la septième semaine sous influence hormonale. L’hermaphrodisme est très courant chez les patients. Plus facile de transformer un homme en femme que le contraire…

Je pourrais ajouter que Freud fut le premier à mettre  en évidence la bisexualité psychique. Ce n’est qu’à l’adolescence que le choix de la sexualité ( hétérosexualité – homosexualité) se précise avec tout ce que cela comporte comme difficultés si l’orientation sexuelle n’est pas dans ce qui est considéré comme étant la norme. Oui, encore de nos jours.

Le débat se termine lentement. Les participants, satisfaits des échanges, ont continué à débattre hors du salon Ganesh…

Prochain thème demandé par les participants : LE DÉSIR – LE PLAISIR !!!

  • Le lieu du 3.14 hôtel pour le SEX-O-CAFE : LOV-BOX
  • L’hôtel du 3.14 m’est apparu le lieu évident  pour un SEX-O-CAFE ; le décor est des Milles nuits, les mystères de l’Inde et la LOVE BOX dans l’intimité des chambres  dont le contenu est une l’incitation à l’amour.
  • En tant que psychothérapeute j’écoute beaucoup avant de parler et quand je parle je m’adresse à une personne, voire à deux dans la thérapie de couple. Parler de sexualité n’est facile pour personne… donc chacun doit être indulgent pour la personne qui prend la parole et qui va s’exprimer sur ce sujet difficile … Ainsi fut fait.
  • Mon intérêt pour le sujet sexuel vient d’une constatation faite, entre autre, en thérapie :
  • l’harmonie d’une relation amoureuse dépendra de l’entente sexuelle des partenaires,
  • de la complicité, des échanges,
  • de la communication verbale,
  • de la manière dont vont s’exprimer les émotions dans la relation.
  • Le but de SEX-O-CAFE est de sortir le sexe et la sexualité de l’ignorance,
  • de l’image graveleuse, irrespectueuse ; de le sortir de la pornographie, de la prostitution
  • de rendre à la sexualité ses lettres de noblesse, culturelles, érotiques ;
  • cesser de confondre pornographie et érotisme
  • Ne naissons-nous pas d’un accouplement sexuel ?
  • le sexe n’est-il pas à l’origine du monde ?
  • le sexuel n’a que faire de la survie de l’espèce puisqu’il n’obéit de tout temps qu’à la pulsion ;
  • pulsion qui agit les actes, quel que soit l’objet et le sens qu’on lui donne.
  • Freud a fait de la pulsion sexuelle le moteur universel de l’activité humaine.
  • Il y a encore quelques décennies, on pensait que seul l’être humain s’accouplait sans nécessité. Or, on sait aujourd’hui que de nombreuses espèces animales pratiquent couramment la masturbation, l’homosexualité et bien d’autres satisfactions sexuelles.
  • Le  désir, le plaisir sont en jeu.
  • Le sexe,  à des fins de reproduction n’est plus le courant actuel ; pourtant et malgré l’évolution  des mœurs la sexualité est toujours regardée sous l’angle de normes, normal/anormal,  bon/mauvais, bien/mal… et cela dans toutes les cultures, dans toutes les sociétés. Cette assemblée n’a pas porté ou en tout cas n’a pas manifesté de jugement; l’ambiance était vraiment bon enfant et joyeuse.
  • Le plaisir permis, licite, devient un droit ;
  • L’ignorance d’une sexualité bien vécue, équilibrée et les problèmes, voire les drames qu’elle suscite se retrouvent partout, dans toutes les instances :
  • pour les pannes du désir, les rapports douloureux, l’anorgasmie, le vaginisme, l’impuissance ou la faiblesse des  érections, les obsessions sexuelles, les fantasmes, on consulte des spécialistes médicaux, urologue, sexothérapeute, psychothérapeute ;
  • le droit (juriste) intervient dans les cas de déviances, (viol, inceste) de perversions, d’atteintes à la personne.
  • la psychiatrie dans les cas de pathologies sexuelles lourdes…
  • Le côté dramatique de la sexualité, ses violences n’ont pas été abordées. Seule l’éducation religieuse stricte a été reconnue comme ayant fait des dégâts psychiques, avec répercussions somatiques surtout auprès des femmes; quant aux hommes, s’ils  ont subi des violences sexuelles, la pudeur, l’humiliation  les empêchent d’en parler en public.

Les participants très vite à l’aise  s’exprimaient avec spontanéité. Autour d’un verre, regroupés autour de Ganesh qui présidait au débat (et non aux ébats), les questions furent posées. Liliane, modératrice hors pair, menait rondement l’affaire; Anne script émérite et camera-wo-man consciencieuse notait, filmait; voir les notes retranscrites sur l’article d’hier; Christophe Ghibaudo en bon  chirurgien qui connaît son affaire et l’endroit à inciser n’hésitait pas à ouvrir des brèches dans lesquelles les avis s’extirpaient;   il remit tout en place et a recousu l’ensemble avec l’énergie qui clôture un travail bien fait. Quand à moi, (certains l’ont  remarqué) – j’ai surtout écouté, c’est une déformation professionnelle;  mais rassurez-vous j’étais bien présente auprès de chacune et chacun sans en perdre une miette.

Le sujet est vaste et le temps court vite. Déjà 22 h, il fallait clôturer. Déjà ? Eh, oui déjà! rappelait Liliane. Nous aurons l’occasion de continuer ce débat le jeudi 4 Mars…Bien qu’à priori le thème demandé par les participants en fin de soirée est « le désir et le plaisir » je vous tiendrai informé.

Passez un bon week-end.


À l’origine de la vie, du monde, de la société, de l’art, de la créativité, est le DÉSIR. C’est donc à partir du désir que l’on se construit ; la parole est le lien qui s’articule autour du manque et du fantasme comme représentation. D’ailleurs si le désir se fait la malle la dépression prendra sa place, de la créativité à la joie de vivre tout s’évanouira.

L’Autre m’attire, tout de moi tend vers lui, vers elle. Pourquoi ? Le désir reste un mystère bien qu’assouvit il restera à élucider. Se  dévoilera-t-il au travers de la psychothérapie, de lanalyse ? Certainement. Les philosophes avant Freud ont bien démontré que le désir provient d’un manque : on ne désire que ce dont on manque, on ne veut posséder que ce que l’on n’a pas. La théorie de Freud (qui d’emblée rattache le désir à la sexualité) suppose que nous sommes tous en manque du sein maternel, nous passons notre vie à le chercher ; celle de Lacan est que nous voulons être et avoir le phallus ; nous passons tous notre vie à désirer l’inaccessible étoile. Jacques Brel le chantait désespérément  dans « La quête ».

Le désir caractérisé par le manque, fait du désirant un sujet immature vivant dans la nostalgie d’un passé révolu ou se rêvant dans le futur, meilleur qu’aujourd’hui… La sagesse ne serait-elle pas de vivre au présent, de s’accommoder de petits riens qui finiront par combler l’essentiel du manque ? Par la transformation intérieure un désir impétueux  de posséder se métamorphosera en désir plus subtil, nettoyé du pathos névrotique.

Qu’en est-il du désir sexuel quand celui-ci s’étiole, quand il a des ratés, qu’il se manifeste sous forme de pannes pour finalement s’éteindre ? Le quotidien abîme le désir. La cohorte de soucis, la peur des MST, une naissance non désirée… La recherche de solutions ailleurs que dans le couple, par le virtuel (Internet et  la pornographie) ne font qu’accentuer sa perte. Soyez le jardinier  de votre désir, cultivez-le ! Qu’il devienne Essentiel à la manière proposée par Paul Diel qui disait que nos désirs et nos nombreux besoins cachent un « désir essentiel » propre à chacun. Connaître ses désirs c’est se connaître.

Réaliser ses désirs, les rendre possibles, vivants n’est pas du domaine du rêve mais une attitude devant la vie. Une présence au monde actuel mêlée à  une dynamique où les souhaits se transformeront en faits.

« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie, sans être forcément obligé de satisfaire le désir en l’épuisant » dit le merveilleux conteur  Henri Gougaud. Éros et le désir qui le sous-tend est souvent malmené, travesti, chosifié sous des apparences légères. Ne faudrait-il apprendre à sublimer nos pulsions pour apprécier toute la valeur du désir ? Apprendre à se responsabiliser par  ses choix et devenir conscient de désirs plus grands chargés de vie.

« Même chez le Bouddha il y a du désir ! Tout le monde a des désirs…L’important est de ne pas en devenir esclave » Dagpo Rimpoché.

galets coeur 001Si l’on garde en mémoire que le désir par nature ne peut être satisfait il en est autrement du besoin qui lui se doit d’être satisfait. Nous ferons un parallèle avec le besoin de manger provoqué par la faim  et le désir de manger qui est une envie.

Si le sujet névrosé entretient son insatisfaction c’est qu’enfant il n’est pas parvenu à articuler son désir à la loi symbolique qui en autoriserait une certaine satisfaction, la réalisation. Quelle est cette loi symbolique et quelles impasses peuvent en découler pour le désir d’un sujet?  L’enfant ne peut avoir accès au phallus qui est la représentation de la libido (pour les deux sexes) nécessaire au désir et à la jouissance sexuelle. De ce fait le phallus devient l’interdit primordial, l’interdit de l’inceste. Au delà du désir la recherche du sein maternel.

Quelle influence peut-on avoir sur le désir d’un autre ? Aucune ! On ne peut forcer une personne à avoir du désir, celui-ci sourd à l’improviste, ne se commande pas. Notre désir n’a aucun pouvoir sur le désir de l’autre. Terrible constat ! C’est cette constatation et  sa répétition  qui nous blesse, nous faisant perdre notre toute puissance, celle  que nous avions dans l’enfance.  Bébé, au moindre pleur maman accourait,  donnait le sein,  comblait son désir avant même  qu’il soit formulé. Toute la relation à la mère est remise en question quand l’enfant se rend compte qu’il n’a plus de prise sur ses désirs à elle, qu’il n’est plus le centre du désir maternel même s’il peut l’influencer dans ses actes. (L’enfant qui n’est plus un nourrisson, crie, la mère ne vient pas; qu’à cela ne tienne, il crie encore plus fort, elle arrive en rouspétant, manifestant son mécontentement). Cette revendication du « vouloir être » tout pour la mère  situe l’enfant dans son désir et dans son manque. Selon qu’il sera éconduit ou pas, une frustration ou une satisfaction sera engendrée et fera d’un enfant devenu adulte (et parent) un sujet dans le pouvoir ou dans la soumission puisqu’il aura ou non renoncé à désirer de l’autre qu’il satisfasse son désir.

L’enfant repoussé va alors jouer sur les sentiments de la mère, ce qui va induire chez cette dernière la culpabilité (si tu me repousses, c’est que tu ne m’aimes pas); la peur, de n’être pas suffisamment à l’écoute de l’enfant, (je n’en fais pas assez pour mon enfant); l’angoisse d’en faire trop qui étouffe l’enfant et le parent. L’enfant va jouer sur l’image négative qu’il va renvoyer à la mère. C’est ainsi qu’un enfant devient tyrannique avec ses proches (enfant roi), dépendant du regard de l’autre jusqu’à obtenir satisfaction. Devenus adultes ces personnes auront tendance à manipuler, à séduire et à contraindre l’objet de leur désir.

Ce sont ces comportements qui vont se revivre dans la relation amoureuse avec en première ligne le désir sexuel.

Ne faut pas confondre DÉSIRER SEXUELLEMENT et AIMER ! Cette confusion est fréquente quoiqu’il existe une différence d’interprétation  entre  l’homme et la femme. Un homme soutiendra que son désir est une preuve d’amour, il pensera qu’une femme sans désir de lui ne l’aime pas. Le désir est spontané, une énergie intérieure qui sort de nous pour rencontrer l’autre. Le désir est variable, instable, il peut apparaître et disparaître sans en connaître la raison. Le désir sexuel chez une femme peut disparaître parce que son état de mère la comblera ; chez un homme (sans raison apparente) le désir s’atténuera, se diluera; rien ne pourra le rallumer. Cet état de choses met les couples en souffrance, dans l’incompréhension, dans l’interrogation  qu’aucune réponse ne viendra rassurer. Le, la partenaire qui désire toujours cherche désespérément à comprendre, puis à vouloir influencer l’autre. Comportements qui confinent au harcèlement à vouloir non seulement récupérer ce qui est perdu mais qui plus est à exiger de l’autre la restauration de son image renvoyée par les yeux du désir.

« Quand il m’aimait j’étais belle. Il me comblait. Depuis qu’il ne m’aime plus je me sens abandonnée, nue, sale, humiliée. Je ressemble à une coquille vide. Par son désir j’existais, sans son amour vivre n’a plus de sens ». Ces plaintes là, mille fois entendues en consultation ne font que réactiver les manques de l’enfance, remettent à vif les cicatrices jamais refermées. Régis disait « J’étais tout pour ma mère jusqu’au moment où elle a connu un autre homme que mon père. Après ça elle m’a abandonné. Pour elle je ne comptais plus »

Le retrait du désir d’un des partenaires  va réactualiser de manière disproportionnée, inadéquate  ses représentations erronées du manque de la chose perdue.

La neige a cessé de tomber sur Cannes. Dans le parc les lourdes parures blanches se désagrègent des arbres qui pleurent sur  l’incompréhension du temps…

Suite et fin au prochain article

Roses rouges -jet'aimeRappelez-vous le 14 février 2009, vous m’aviez promis de faire de chaque jour une St Valentin.  Quel est le bilan un an après ?  La cata chez Juliette et Roméo ?  Ah, bon ! Heureusement d’autres  Roméo et Juliette existent, ces deux amoureux en sont la preuve : l’une vient de France, l’autre d’Italie mais c’est en Angleterre qu’a fleuri leur amour. Cette belle histoire continue avec bonheur et  réconforte les célibataires, les « mal accompagnés », les autorisant   à croire que  l’amour existe sans déchirement, sans s’étouffer, dans l’harmonie avec fougue et tendresse mélangées.

Et puis il y a ceux pour qui la St Valentin est l’occasion de ranimer un feu qui s’éteint; ils soufflent sur les braises encore tièdes et repartent gaiement pour un tour.

Il y a le timide qui attend ce jour pour déclarer sa flamme. Éros lui donne des ailes  pour  bander  son arc et February.[1]exprimer son amour. Fête de la fertilité la St Valentin ajoute des bourgeons sur les bouches en cœur en attendant le printemps pour éclore.

Poursuivis par la peur de s’engager les amoureux de l’amour courent après, sûrs de ne pouvoir le rattraper. Ces amoureux là pressentent que dans une histoire d’amour s’entremêlent l’histoire personnelle et  le chemin à suivre, à comprendre, à assumer. Trop peur, trop dur, ils préfèrent courir.

Ce 14 février, il fait froid, même ici à Cannes. La neige a fondu mais le ciel n’a pas retrouvé son bleu azur. L’envie de chanter me prend à demander à l’amour « Dis quand reviendras-tu? / Dis au moins le sais-tu?/ Que tout ce temps qui passe ne se rattrape guère/Que tout ce temps perdu ne se rattrape plus.

Ce 14 février est aussi le nouvel an chinois. L’année du Tigre. Grrrrr !

Allez ! Allez embrasser qui vous aimez ! Que diable !

Tao you and meÇa ne date pas d’aujourd’hui puisque Sade parlait déjà si bien de son rapport à la jouissance. Nous vivons une époque où ce rapport se vit dans les domaines les plus éloignés et autres que sexuels : nous devons jouir à tout prix : jouir de tout,  surtout de tout ce qui est inaccessible et qui ne respecte point l’autre : « L’autre n’est rien d’autre que l’objet de ma jouissance« . Il n’est pas nécessaire que les gens se parlent, se connaissent ou s’aiment pour jouir. Sade dans « Juliette » « Il me paraît , encore une fois, que c’est une chose très différente que d’aimer et de jouir, et que non seulement il n’est pas nécessaire d’aimer pour jouir, mais qu’il suffit même de jouir pour ne pas aimer ». La jouissance serait donc un rempart contre l’amour ? Oui, si l’on devient un automate, égoïste ne pensant qu’à son propre profit, qu’à son propre plaisir. Et dans ce cas qu’importe l’autre puisqu’il est asservi à ma jouissance.

Oooh!!!Le lendemain de la St Valentin voilà t-il pas qu’elle nous fond un plomb, la Lyli ? Non, ce qui fond c’est la crédulité, la croyance en la générosité des  êtres. Un constat, un de plus ! De cette constatation lucide des conclusions s’imposent sur l’état du monde qui comme chaque fois me laissent aussi tremblotante que deux ronds de flan. L‘impuissance, le dépit attaquent le corps entier et c’est chaque fois dans des états identiques aux miens qu’Alexia vient consulter.

La désolation de ce dimanche de  la St Valentin fit apparaître Alexia ce lundi pour me raconter son mal. Elle est atteinte de lucidité et ça la fout en l’air, la lucidité ! Collée au plafond, araignée prise au piège de sa toile,  elle éclate soudain :

- Je ne suis plus dupe : le plaisir que je lui ai donné a servi à me l’attacher ! C’est à ça que j’ai toujours utilisé le plaisir. Ça crée des liens quasiment indestructibles. En lui donnant du plaisir, je savais que je l’attachais; du plaisir j’en faisais une chaîne qui le retenait à moi. Mais hier je me suis retrouvée seule, sans amoureux, sans même un coup de fil qui aurait signifié que je comptais pour quelqu’un… J’osais l’interrompre :

-  Et celui que vous avez attaché, où est-il ?

-  Lui ? C’est sûr que de là où il est il ne peut me téléphoner !

- De qui alors attendiez-vous un appel, un signe ? Pourquoi tant de colère, d’amertume ?

- C’est un tout ! J’ai passé la journée à faire des rapprochements, des constats, à râler, à ranger, à récurer et pour finir à me coucher au beau milieu de l’après-midi pour dormir !

- Avez-vous rêvé ? Non, elle n’avait pas rêvé.

Parce que moi si je me couche c’est avec l’intention de rêver. Rêver pour créer un monde beau, d’où la spéculation serait absente, les sourires authentiques, les attentes comblées, les désirs satisfaits;les repas savoureusement dégustés, les câlins amoureux, les liens resserrés, les amants aimant partager sans déposséder. L’égoïsme n’existe pas dans mes rêves et souvent l’érotisme y joue sa partition…Un rêve quoi !

Encore une fois Alexia repartit rassérénée ayant compris l’hiver, ses frimas qui la ratatinaient. Elle comprit que d’attendre de l’autre était vain, tant qu’elle ne mettait pas son cœur à l’ouvrage du partage. Tant qu’elle se servirait du plaisir comme moyen tyrannique d’asservir. J’attendais le printemps qui ferait réapparaître Alexia comme edelweiss sur le flanc de la montagne.

Prenez soin de vous par les temps qui courent.

Meryl sur la route de Madison 003Meryl et Clint cheminent depuis 15 ans sur la route de Madison loin du jeunisme ambiant, loin de l’arrogance de la séduction. Sans le savoir, tout les pousse à vivre un amour interdit, court, intense, fait de paroles  fragiles,  vraies, parfois violentes, souvent désespérées, d’actes manqués, d’élans qui les rapprochent malgré eux. Le vent lourd et chargé agite doucement la campagne d’une petite bourgade de l’Iowa.  Le temps passe chaud et paisible que vient déranger un tumulte amoureux. Tout se passe essentiellement dans la cuisine formica jaune  bouton d’or, buffet vert bouteille, parfaitement équipée où Meryl se débat avec ses casseroles troublée qu’elle est par la présence dérangeante de cet homme qui lui susurre à l’oreille, prévenant et respectueux  » Si vous voulez m’arrêter il faut le dire maintenant » Elle de moins en moins effarouchée, de plus en plus désirante, consentante  » Personne ne vous le demande! » scelle d’un baiser son consentement. Ils continuent à tourner certainement comme leur tête et se retrouvent cloués au bûcher passionnel, crucifiés « Emmène-moi ailleurs! » Alors qu’ils sont déjà ailleurs, dans leur terre, dans leur corps, dans leur esprit, où s’inscrit à jamais l’amour et le chagrin inexorable d’une histoire… Cet ailleurs, ils vont le chercher ailleurs, dans un autre État où personne ne la connaît, loin des ragots intrusifs et malveillants de la petite ville; ils  se retrouvent  et retrouvent ailleurs, dans une boîte de Jazz,  leur identique plaisir pour cette musique. Leur soif d’eux-mêmes inextinguible ne fait que s’aggraver…

Caroline, la fille de Meryl qui reconstitue la scène qui se déroule devant nos yeux, n’en revient pas de ce que sa mère ait pu vivre sans en parler  » Je me rends compte que ma mère était une vraie Anaïs Nin!

Oh, non ! ai-je eu envie de lui dire ; pas Anaïs Nin. Si intensément cet amour la consuma jusqu’au dernier jour. Le temps passe vite quand on en a si peu. Concentrer l’amour d’une vie en quatre jours, quatre petits jours à vivre l’amour d’une vie : Robert/Clint « Je n’arriverai pas à condenser toute une vie entre maintenant (on est mercredi) et vendredi » Oh, que c’est beau le peu de ce qu’ils se disent!

Dans la baignoire, par ce bain purificateur de son esprit autant que volupté de ce qu’elle vient de vivre « Tout ce qui concernait Robert me semblait érotique » consignera-t-elle  dans son journal. Et « l’amour n’obéit Meryl sur la route de Madison 004pas à mes espérances ». Avec elle on pleure, on gémirait presque de désespoir.

Un dernier repas, deux valises qui se bouclent, elle est décidée à partir avec lui. Pourquoi le ferait elle ? Elle n’a rien à reprocher à son mari qui est « correct », gentil, travailleur, bon père ». Même si elle se rend compte que ce n’est pas la vie dont elle avait rêvée en quittant son Italie natale pour suivre son mari américain. Elle écrira « J’ai eu tort de rester mais je ne pouvais pas partir ». Déchirements, choix de rester, de partir. Elle ne sait plus et fait le choix de se sacrifier. »Nous sommes les choix que nous avons faits » décrète t-elle sachant qu’elle ne partirait pas.

Et lui « Ce que j’ai fait jusqu’ici est pour faire le chemin jusqu’à toi » lui dit-il en colère en la prenant dans ses bras.  Elle pleure, se tord de douleur mais elle reste. Il part.

Son mari et ses enfants reviennent; Meryl et son mari vont faire des courses en ville où ils croisent le pick up de Robert. Il pleut des trombes d’eau, le tonnerre gronde pareil à leurs cœurs qui tapent dans leur poitrine; espèrent-t-ils encore ? Trempé comme une soupeRobert remonte dans son pick-up, suspend à son rétroviseur la croix accrochée à la chaîne  comme un double symbole, qu’elle lui a offert. Il repart définitivement…

Entre eux une histoire de pont qui n’a pu être franchi.  Ce pont où elle le conduisit quand ils firent connaissance. Ce pont qui a la particularité d’être couvert. Le désir de Robert/Clint, qu’elle satisfait à titre posthume, est qu’on répande de ce pont ses cendres.

Film vu et revu, à voir et à revoir.  Film sans pathos, sans mièvrerie qui parle d’une histoire comme il en existe encore.

Meryl sur la route de Madison 006

coeur île

À la demande générale des participants du premier rendez-vous, le thème du prochain SEX-O-CAFE, qui aura lieu le jeudi 4 Mars, est le Désir/ le Plaisir. Déjà édités plusieurs articles sur le désir vous les retrouverez sur le blog.

« Désir: quelle influence peut-on avoir sur le désir de l’Autre » <http://www.libidosexualite.com/?p=1252>

« Désir l’origine de la vie »<http://www.libidosexualite.com/?p=20100209>

Spontanément Désir et Plaisir ont été accouplés dans la demande à juste raison puisque l’un ne fonctionne pas sans l’autre;  aussi c’est avec plaisir, que nous allons satisfaire le Désir en faisant un tour du côté du Plaisir.

Pour atteindre la jouissance sexuelle, il faut mourir au plaisir – Une saison chez Lacan -Pierre Rey

Avant que celui-ci ne meure revenons à lui! Plaisir, le mot à lui seul remplit la tête de sucreries! De pensées sucrées, ai-je envie de dire. Mais pas toujours. Le plaisir est un état affectif lié à la satisfaction d’un désir, d’un besoin, d’une inclination. C’est une sensation, un sentiment agréable. Ne dit-on pas : j’ai plaisir à te voir; à manger du chocolat; à écouter Gregory Isaac? Il peut être aussi lié à une morale : celle-ci s’appelle épicurisme, hédonisme. L’hédonisme, j’en parlerai une autre fois. Restons sages!

Le plaisir lié à une activité particulière est plaisir physique, sexuel. Celui-ci intéresse le sujet qui nous occupe. Analysons-le.

Le plaisir dans sa forme analytique est un principe selon lequel l‘activité psychique a pour but d’éviter le déplaisir et de procurer le plaisir. Le principe de plaisir est lié au principe de réalité. Ce dernier intègre les conséquences imposées par le monde extérieur. Le principe de plaisir, présenté comme principe de diminution des tensions – quoique certaines tensions peuvent être reconnues comme agréables – consiste à réduire l’excitation dans le but d’éviter le déplaisir.

Le plaisir, comme principe, consiste à l’apaisement d’un besoin (j’ai faim-tension-je mange-apaisement de la faim.) Il est lié à la satisfaction des pulsions d’auto-conservation; cependant le principe de plaisir conserve un sentiment de perte avec la réalité. D’après Freud, sous l’influence du plaisir, le nourrisson hallucine le sein plutôt que de se nourrir. Les deux principes (plaisir et réalité) sont donc intimement liés. Si le principe de plaisir a une tendance à entraîner trop loin dans la satisfaction, et cela par des chemins les plus rapides, les plus courts, voire hallucinatoires, l’autre, le principe de réalité, vient réguler cette démarche en soumettant le Moi détenteur de cette instance réaliste.

Tant qu’il y a vie, il y a “tension“. Celle-ci ne s’épuise donc jamais. Tant qu’il y a tension, il y a déplaisir; le plaisir va surgir par la suppression de la tension. Dans le  psychisme l’excitation est toujours interne jamais externe. La source peut être externe mais sa répercussion est interne au psychisme. Dans le psychisme, le plaisir total n’est jamais atteint puisque la décharge absolue n’est pas possible, d’une part. D’autre part la tension est en permanence réactivée par l’excitation endogène (qui provient de l’intérieur) véhiculée par les images, les représentations, les pensées.Toujours dans le psychisme les métaphores ne vont induire des décharges que partielles.

Moi, corps, plaisir:

Le Moi n’a pas la maîtrise du corps mais demeure son fidèle et obéissant serviteur. Le corps désire le plaisir mais non le pouvoir. Le plaisir du corps et de l’esprit est source de tout bien être. Sans plaisir du corps, sans plaisir psychique on va devenir aigri, frustré, odieux. Si le corps est frustré de toute source de plaisir, les pulsions de vie refoulées et non détournées au profit de la sublimation, déformeront la pensée qui perdra tout pouvoir créateur. Le plaisir est la force créatrice par excellence.

Le plaisir sourd à l’improviste; il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue et non reproductible. Le plaisir a une composante inconsciente, il ne peut donc venir sur commande dans le corps qui est le lieu secret du plaisir. Or, le plaisir, dans la sexualité pleinement vécue, très proche de l’être, parce qu’il le crée (par la procréation) fuit l’analyse. Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Vivre la dichotomie corps / esprit ne fait qu’engendrer du pathos…

Nous reviendrons très vite sur le plaisir. En attendant passez un agréable week-end.



Plume blanche dans l'eau bleue Comme nous l’avons vu précédemment nous sommes régis par deux principes : le couple plaisir/réalité. Le principe de réalité entraînera souvent le déplaisir. Pour éviter le déplaisir (surtout dans l’enfance) il se met en place  un processus qui repousse dans l’inconscient tout ce qui pourrait provoquer le déplaisir; ce processus, n’est autre que le  refoulement.

Cependant le développement psychique d’un enfant se construit sur des refoulements successifs : de la succion au repas à la cuillère, de la couche au pot, etc… Ces petits déplaisirs là, inhérents à la vie d’un être, le font évoluer. Toutefois, si tout est autorisé à l’enfant sans aucun discernement, si tout lui est donné sans qu’il ait à demander, si tous ses caprices sont satisfaits sans qu’on lui oppose de limites raisonnables, l’enfant sera immergé dans un flot émotionnel qu’il ne pourra gérer. Dans de pareilles circonstances, dont la répétition entraînera du stress, l’enfant ne connaîtra pas le plaisir, ne pourra se situer dans son désir ; partant du principe qu’il suffit d’exiger pour obtenir il n’éprouvera aucune joie à avoir. À recevoir. Il sera pareil à un marin sans boussole dans une mer déchaînée. Croyant bien faire, par ignorance ou laxisme, les adultes transformeront ces enfants en futurs adultes blasés, désabusés.

Cet état émotionnel sera d’autant plus violent quand l’adolescent devra vivre le bouillonnement des pulsions sexuelles au moment de la puberté. Si par la difficulté, voire l’impossibilité (parce qu’on ne lui a pas appris) à apprivoiser ses pulsions, s’il continue à les vivre sous le registre du plaisir en niant la réalité à laquelle la vie sociale (entre autre) nous oblige, le jeune individu se confrontera à des dilemmes angoissants pour lui . « On voudrait, on ne peut pas faire son pipi partout comme le chien de grand-mère » chantait Marie Josée Nat quand j’étais gamine; or, ne vouloir rester que dans le plaisir finira par créer des dommages physiques autant que psychiques. Ces dégâts engendrent un conflit entre le plaisir – état désiré – et le déplaisir auquel on est contraint. Papa Freud disait : La pulsion est la représentation mentale d’une excitation corporelle. Elle a sa source dans le corps.

Le corps s’exprime par un langage particulier, non verbal. Au travers de ce langage corporel on peut discerner ce qui a été refoulé,: elle somatise. Un corps  ou un esprit qui souffre n’a pas de plaisir. Dans le cas contraire, si il y a plaisir, il y a « amour » de la douleur qui par des mécanismes pervers composent le masochisme. On en parlera une autre fois. s’inscrit dans la personne

Or, le plaisir ne peut surgir si celui-ci a été refoulé suite à un traumatisme quel qu’il soit. D’un trauma physique, psychique (l’un entraînant bien souvent l’autre) le corps en garde une trace mnésique indélébile; l’inconscient le garde en mémoire en le refoulant.

C’est dans l’expérience vécue de l’enfance qu’il faut rechercher les causes profondes du conflit sexuel, écrivait la doctoresse H.MICHEL-WOLFROMM dans « Cette chose là ». Dans la proximité de l’écoute en consultation, on entend la plainte de personnes dans leur relation de couple. On note souvent le déplaisir, quand par exemple, l’acte est vécu comme une obligation (devoir conjugal); par le seul désir d’un partenaire –  » Mon mari ne pense qu’à ça » disait cette patiente. Ou encore « Je suis frigide; ou, j’ai des douleurs au moment de la pénétration; j’ai l’impression d’être anesthésiée : je ne ressens ni désir ni plaisir ». Toutes ces paroles entendues signent le déplaisir par le symptôme qui en dit plus long sur la nature de l’inconscient que du désir de retrouver un quelconque plaisir à satisfaire.

Parce que les enfants non entendus deviennent des adultes sourds, indifférents, violents voire cruels. Ils reproduisent les mêmes schémas vécus dans l’enfance sous une forme violente peu visible de l’extérieur. La sexualité est le lieu où s’exprime cette violence. Les atteintes à l’intégrité de la personne – comme c’est le cas dans le viol, l’inceste, la prostitution – sont camouflées dans des plaintes qui déguisent la réalité de ces drames et qui se révèlent dans un esprit tourmenté et un corps morcelé.

L’horreur, la honte, le dégoût, la culpabilité, l’angoisse ont chassé – et souvent pour toujours – l’idée même du plaisir en créant des liens de dépendances, entraînant chez la personne des comportements compulsifs…

« Eh, bien dites donc ! Il y a urgence à changer mon comportement avec mon fils » me disait Aline, mère d’un enfant qu’elle rendit tyrannique à force de tout accepter de lui. Il a 10ans et lève déjà la main sur sa mère, espérant sans doute qu’elle se rebiffe.

Nous en débattrons au SEX-O-CAFE. Passez une semaine légère et joyeuse, dans le plaisir, sans excès.


adolescence-violenceQu’est-ce-que l’adolescence sinon un âge entre deux eaux,un passage qui annonce la fin de la puberté et propulse dans l’âge adulte? C’est l’âge où tous les espoirs pubertaires sont en devenir de réalisations d’adultes. La violence pubertaire est réelle, tant l’adolescence recèle d’aspirations élevées et de déceptions dont toute la vie d’adulte sera empreinte.  L’effondrement de l’idéal ou a dépression d’idéal est le risque encouru de cette période de la vie.

Pendant ce passage, la plupart des adolescents ont des conduites violentes intenses ou moindres selon le milieu socio-culturel auquel ils appartiennent. La conduite est d’autant plus violente qu’elle menace le « Moi », c’est à dire l’identité : le Moi de l’adolescent est la principale victime des adultes qui pratiquent  (pour leur bien !) l’intrusion, la dépossession,  l’envahissement, manipulation : toute manifestation  qui se voudra protectrice du jeune. Période où l’adolescent se cherche, psychiquement, physiquement, sexuellement.

A ce moment là de la vie l’intensité des pulsions est à son comble ; gérer le dedans de ce qui se passe à l’intérieur (du corps et sa force hormonale)  avec le dehors et la qualité de la représentation afin de préserver l’image qu’il a de lui (narcissisme) met l’adolescent dans le déni et déstructurent les liens parentaux qui jusqu’alors le tenaient. Ce qui est rejeté  est ce lien vécu par l’ado comme une dépendance dangereuse, un pouvoir du parent qui aliène sa liberté en tant qu’individu.  Bataille du Moi de l’adolescent et du Surmoi (instance parentale, sociétale) où l’importance prise par l’investissement  parental sera l’élément déclencheur, essentiel de la violence. Il y a dès lors séparation (et non conflit) entre le MOI et le SURMOI. Entre l’adolescent et les parents, la société. Crise d’adolescence (qui peut être réactualisée à tout moment de la vie). L’ado devient fragile face à l’agressivité du monde et son environnement, ses contraintes, ses vides, ses séductions abusives ; tout l’agresse. Il se rebelle.

Il se rebellera d’autant plus qu’il vivra dans un contexte familial difficile où culture et éducation familiales seront différentes de celles  qui se vivent à l’extérieur; quand une parole pauvre fera obstacle aux échanges ( c’est autour du langage que se cristallisent les conflits individuels et collectifs).

La violence n’est pas nouvelle. Ce qui est nouveau est sa sur-médiatisation. Elle existe de tout temps avec les comportements impulsifs qui lui sont associés. Les blousons noirs dans les années 70, les skins heads  quelques années après, les banlieues aujourd’hui… La violence faite aux jeunes fera ressurgir la violence faite par les jeunes en amenant des troubles du comportement et des troubles de conduite dont on parle beaucoup (trop) dans les médias.

« Si la cruauté, tout autant que la violence et l’amour, est une dimension de l’homme, elle (la violence) a cependant la particularité de produire une angoisse étrange, inaccessible au processus de symbolisation ininscriptible dans la psyché et donne de son « agent » - celui qui la produit -, une image de mutant de l’espèce », écrivit LOUFTI BENHABIB dans la « Passion Algérienne »

La violence dans les mots, dans les actes, conjugale, scolaire, professionnelle. La violence visible et celle invisible parlent de notre monde qui ne change pas vraiment dans les mentalités. Ne serait-elle pas plutôt exacerbée tant elle est médiatisée avec pour but de servir  un jeu politique pour lui donner le pouvoir de mettre en place par la peur une hyper sécurisation ? Tout aussi violent que ce qu’il  prétend défendre.

Quand on sait que faire acte de violence, comme le disait un jeune « fait couler l’adrénaline » « c’est même un sport extrême », « je suis fier d’être un violent homophobe, ça me fait jouir », on comprendra ( ce qui ne veut pas dire qu’on acceptera) qu’il s’agit là d’un palliatif à l’évacuation du trop plein de fureur servant à exprimer des pulsions qui n’ont jamais été régulées.

Allez ! Assez de violence pour ce soir. Passez une bonne nuit dans la tendresse de bras protecteurs.



Écriture d’invention par Oriana, adolescente de 16ans.

L’énoncé :  Imaginez la suite du discours sur l’autodafé que Candide (de Voltaire) pourrait prononcer pour sa défense devant le Tribunal d’Inquisition.

Pris de cours dans ses réflexions peu approfondies sur le triste sort de ses compagnons, Candide se fit conduire au tribunal de l’Inquisition non loin de Lisbonne, sans se faire prier. Une fois rendu, des hommes d’Eglise vêtus de blanc et ceux de Justice en noir étaient dressés de chaque côtés du condamné ; cela le fit penser à une cérémonie matrimoniale.
Un homme, placé en hauteur et dominant admirablement l’ensemble de la salle prit la parole :

« - Vous, jeune homme, êtes condamné pour avoir survécu  à ce bel autodafé, ce qui a réveillé la rage de notre si belle terre comme vous le dites si bien et qui, pour nous le faire savoir, l’a faite remonter à la surface une deuxième fois.

- Moi ? Un condamné? Qu’ai-je fait ? Moi pour qui tout était merveilleux… Comment cela peut être un délit ? Comment peut-on trouver la mort à ne pas manger de lard ou épouser celle que l’on aime qu’elle soit amie ou commère ? Comment cette terre où nous vivons puisse t’elle être considérée comme la plus belle des terres possibles s’il on vous condamne pour avoir soutenu que tout ce qu’elle avait à nous offrir était bien ?
Bien entendu, nous ne répondrez pas à mes questions, d’ailleurs qui pourrait  y répondre?…Moi je suis condamné ? Pour avoir subi depuis mon exil toutes les mauvaises aventures que le ciel avait à offrir ? Je suis fessé en cadence devant des spectateurs émus du spectacle et par cette belle musique. Aurais-je dû trouver la mort, comme la somptueuse Cunégonde aux entrailles sanglantes? Comme le vaillant Pangloss qui a emporté toutes ses théories avec lui ? Que va-t-il penser du plus merveilleux des mondes désormais? Il doit sûrement avoir une vision de la chose bien différente de l’endroit où il se trouve à présent… »
Candide regarda en direction du ciel, en direction du sol, ce sol qui l’avait jusque là porté et qui en tremblant allait lui enlever toute liberté ; puis il releva la tête et une larme coula le long de sa joue ; dans cette larme aussi petite soit-elle se trouvait la réponse à toutes ses questions. Il comprit alors qu’il était innocent. Il fit un pas en avant en regardant longuement ce damier gigantesque d’hommes se trouvant face à lui.

« … Moi, le condamné qui fus fessé pour avoir simplement soutenu, et, pour mon plus grand malheur, que cette terre diabolique était la plus belle. Moi qui viens de perdre femme et compagnons pour celle qui m’a aveuglé ! Moi je suis Innocent ! Je ne peux être condamné pour l’amour aveugle que j’ai porté à ce monde qui aurait dû, d’après les sages, être conçu pour nous accueillir, pour faire de nous des hommes libres, non pour nous y enfermer. Ce n’est pas le monde qui nous fait mais nous qui faisons le monde. Nous ne sommes rien face à cette immensité féroce, dont un simple battement de cœur fait trembler et démoli une ville entière.
Ce ne sont pas vos cérémonies carnavalesques et vos flammes bienfaitrices qui pourront y changer quoi que ce soit.

Regardez-vous échiquier géant ! Tous vêtus de noir et blanc dans l’attente que l’on vienne vous donner des ordres à exécuter tels des pions à vous approprier la liberté d’un homme. De cette liberté qu’en ferez vous ? Personne ne voudrait d’une liberté volée.
Le monde est en réalité un être cruel qui souffre du mal que les hommes lui infligent et s’infligent entre eux.

« Je suis innocent, innocent d’avoir cru que tout cela était vrai ! Insouciant à tel point que je n’ai pas pu me rendre compte du réel spectacle de la vie, celui qui se déroule derrière le rideau. Vous êtes condamnés, condamnés du monde, répandant le mal, le vice et l’injustice autour de vous. Vous ne voyez qu’au travers des usages, en vous cachant derrière vos rôles et vos costumes aussi beaux soient-ils. Vous vous êtes condamnés vous-mêmes.
Je suis innocent, je suis libre. Je suis en vie. »

À ces mots Candide comprit qu’il s’était passé quelque chose en lui, comme si la rage que la terre cherchait à faire remonter à sa surface avait traversé son corps, son cœur et son esprit afin qu’il prenne enfin conscience de son rôle sur terre, cette terre qui va lui permettre enfin de grandir et de s’épanouir.

Les adolescents s’opposent pour mieux se poser. Et même si Candide n’était pas un adolescent mais un adulte, il est utile de relire les textes d’une autre époque, les fables et les contes, nous pouvons y vérifier l’omniprésence  de la violence.

Merci à Oriana de m’avoir confié sa belle et lucide imagination et d’avoir accepté que je le publie sur le blog.

Au cours de ce deuxième SEX-O-CAFE et à la demande générale des participants nous aborderons le Désir et le Plaisir. Sans élaborer un plan qui ne sera pas suivi puisque les questions alimentent spontanément le débat, voici cependant un rappel de quelques pistes pour les situer dans la sexualité. Vous pouvez retrouver  les articles concernant l’origine du désir en vous reportant sur ce blog…

  • Le désir est à différencier d’un besoin qui lui peut être satisfait alors que le désir ne le sera jamais.
  • Tout désir est désir de l’Autre
  • Le désir est l’effet d’un manque lié à la parole, au langage
  • La poursuite d’un désir à satisfaire vient buter contre un manque et un fantasme (écran du manque) qui ressurgit dans la vie sexuelle.

Quand au plaisir il régit en:

  • son principe le fonctionnement psychique selon lequel l’activité psychique à pour but d’éviter le déplaisir et de procurer le plaisir.
  • il peut-être conçu comme l’apaisement d’un besoin en  satisfaisant  la pulsion  d’auto-conservation
  • le plaisir  aura pour but de diminuer la tension.

Pour éviter de me répéter et si vous êtes intéressés par les sujets rendez-vous sur ce blog où vous aurez tout loisir d’y retrouver le désir et le plaisir  en attendant le SEX-O-CAFE où nous aurons le plaisir d’accueillir les chanceux participants.

Quand à vous les fidèles lecteurs  du blog il vous sera relaté, dans le compte rendu qui suivra, la totalité de la soirée du SEX-O-CAFE qui se déroulera au 3.14.

Que le passage de février à mars se fasse dans la douceur et le plaisir de vivre.

http://www.therapeute-en-ligne.com>un site pour vous aider à y voir plus clair.

Fantasme,désir,orgasme, sexuel …profusion de mots qui sortis de leur contexte deviennent pornographiques.

La pornographie est la tendance perverse qui sous-tend toute l’économie. Actuellement  l’hyper-consommation gère l’économie et si l’on en croit le philosophe Dany-Robert Dufour la pornographie est devenue une activité ordinaire qui s’affiche, s’exhibe publiquement dans les comportements. Le sexuel s’expose dans la démesure où l’obligation de jouir semble être la seule voie possible. Une sexualité vite consommée (speed dating); un contact instantané via Internet Aka Aki (procédé comparé aux phéromones chimiques, celui-ci étant électronique). Voici parmi tant d’autres activateurs sexuels pour ne citer que les plus softs.

La pornographie dans notre monde est devenue une industrie majeure. Les chiffres sont éloquents : la pornographie génère à elle toute seule, un chiffre d’affaire de 1000 milliards de dollars par an. Plus que les industries de l’armement et de la pharmacie. Hallucinant, ahurissant, non?

L’obscène est partout. Tout,  tout autour de nous, incite à la jouissance. Dans le cinéma, la télévision, l’internet, dans tous ces divertissements des masses  intervient l’obscène. Dans la vente des programmes télé du MIPTV à Cannes viennent en tête du palmarès : le sexe, le jeu et la spiritualité, les trois pouvant se combiner allègrement afin de multiplier les retombées pécuniaires.

Les Anciens distinguaient trois formes de libido qu’ils nommaient concupiscence :

  • Libido  de la passion des sens et de la chair (concupiscence de la chair)
  • Libido impliquant la passion de posséder et de dominer toujours plus (concupiscence de la vie)
  • Libido qui demande à voir et à savoir (concupiscence des yeux).
  • On peut donc jouir  sexuellement mais aussi jouir en possédant, en dominant ou en se procurant de la jouissance par le savoir. Ces formes libidinales procèdent toutes du même processus qui consiste à exciter l’une des trois libidos en tenant éloigné tout ce qui pourrait empêcher cette excitation  d’aboutir à la jouissance.
  • Oh! Ce n’est pas tant la jouissance l’élément nouveau du fonctionnement humain,  de tout temps elle fut présente, mais la manière d’exhiber sa jouissance. L’exhibition, là est l’obscénité. Pour les Anciens philosophes il était obscène (malsain de porter au devant de la scène) de montrer ce qui devait être caché aux autres pour la simple et bonne raison que ce qui était vu pouvait être instrumentalisé par le jouisseur. Par cet acte de ne pas montrer aux autres découle le respect de l’autre qui interdit l’exhibition de la jouissance. Respecter l’autre, consistait à refuser sa libido (quelle que soit sa forme) dès lors qu’elle devenait envahissante,  dès l’instant où la personne était en compagnie ou se devait d’éviter l’expression de sa jouissance devant n’importe qui au risque de se retrouver à devoir pactiser…
  • Je vous souhaite de beaux rêves en attendant la suite qui ne saurait tarder.

ψ

Une autre manière de relater  le SEX-O-CAFE vu par Reine et d’autres personnes dont les points communs convergent.

Ci-joint un extrait de commentaire avec lequel je suis totalement d’accord. C’est celui de Reine posté sur le blog.

Je viens de relire le compte rendu du dernier Sex-o-café et je me permets de te faire quelques remarques.La  simple chronologie des interventions,  les remarques qui partent dans tous les sens, les questions le plus souvent sans réponses (ou sans réponses retranscrites?) font, à mon jugement, un ensemble très brouillon. Dans l’ambiance de la réunion, ce n’est pas la même chose, mais « à froid » c’est frustrant, plutôt foutoir et ça manque d’intérêt.

Les pages de ton blog ont du fond , du style et de la tenue.
Le compte rendu à la va vite est bien loin de tout ça et ne rend justice ni à la qualité supposée des pros qui interviennent ni à la motivation des intervenants spectateurs.
Ne devrais-tu pas  opter:
- soit pour une synthèse standard qui restituerait en style indirect l’essentiel des propos, mettant en valeur les informations essentielles et en ne rapportant pas forcément certaines digressions à intérêt limité. Cela densifierait les informations.
- soit pour une synthèse condensée qui irait à l’essentiel et qui restituerait, même sous forme de liste, les points essentiels des propos
(quitte à la fin , à citer les prénoms des intervenants du public…)
Ce genre de synthèse te donnerait aussi l’occasion de t’exprimer plus que tu ne l’as fait à la réunion.
Je regrette que tu soies si « discrète ». Il faut que tu arrives à être plus intervenante.
Alors c’est ainsi dorénavant que je retranscrirais la soirée sous forme d’histoire, plus dans le ressenti que d’essayer de vouloir tout poser, (c’est impossible je ne suis pas sténo!)
Passez un bon week-end pendant que je me reposerai.

La salle n’était pas la même, je sais! Il y faisait chaud, trop chaud, je sais! La clim était détraquée m’a-t-on dit le lendemain. Des 54 inscrits, seulement (et heureusement!) 33  ont tenu leur engagement et c’est bien ainsi. Notre chère Anne a noté que 30°/° des personnes sont revenues ce qui a permis à 70°/° nouveaux participants de connaître le sex-o-cafe. L’ambiance était aussi joyeuse et décontractée que lors du premier rendez-vous.

Derrière la table qui nous servait d’écritoire, de repose verres et de points d’appui nous étions sagement assis. Liliane toujours modératrice experte menait le débat avec conviction. Á son côté droit Christophe Ghuibaudo en verve ce soir là. Et moi, Lyliane, écoutant le discours en intervenant sur la pointe des mots mais bien à propos malgré la mauvaise acoustique de la salle. Le décor en place que se passât-il dans cette deuxième session?

  • Christophe nous fit un long exposé dans lequel médecine et psychiatrie se mêlaient.
  • La douleur et le plaisir se passent dans la même zone du cerveau.
  • Les Schizophrènes  et les psychopathes sont dans l’incapacité à atteindre le plaisir. Les pervers ont du mal à canaliser leur plaisir.
  • Le désir provient d’une pulsion. Volonté irrésistible d’obtenir quelque chose.
  • Évoque les théories de Lacan : tout désir satisfait est automatiquement détruit. De Goethe : le désir satisfait s’accroît; il demande à l’assistance qui est pour la théorie de Lacan, qui pour celle de Goethe ? Le désir a la capacité de se détruire pour perdurer.
  • Le désir amoureux est une pulsion. Une volonté très importante de se rapprocher d’une personne – rêve obligatoire des désirs amoureux.

Lyliane : quand on parle de rêve, on parle de fantasme avant tout; le désir étant une pulsion formatrice d’un fantasme.

  • Le désir amoureux continue Christophe se décompose ainsi:
  • 1er temps     : ressenti corporel (on n’a plus faim, plus sommeil). On peut vivre d’amour et d’eau fraîche.
  • 2ème temps : image des représentations, volonté de s’imbriquer, état fusionnel.
  • 3ème temps : préserver toujours la distance.
  • 4ème temps :  attraction, valorisation de toujours plaire à l’autre. Accepter les différences en les valorisant.

Olivia ouvre le débat : Dans le désir il y a un facteur temps; elle cite F. Beigbedé qui dit que l’amour dure 3 ans. Alors que ce que dit Christophe paraît génial !

Liliane : 3ans ont été déterminés par la fonction originelle : donner la vie, la procréation.  Temps nécessaire pour que le passage de l’acte sexuel à l’enfantement jusqu’à l’autonomie de l’enfant et que ce dernier puisse se « débrouiller » sans ses deux parents.

Lyliane : la venue d’un enfant transforme les liens du couple. Trop souvent les femmes oublient leur féminité tandis que les hommes « tuent » la femme et ne voient que la mère.

Francis : il y a des animaux qui sont ensemble pour la vie !!!

Liliane : il faut sortir de ce schéma et travailler sur l’entretien de ce désir.

Nadège : Si on entretient la distance on entretient le désir. Le désir n’aboutit pas forcément au plaisir

Lyliane : le désir ne provient que d’un manque…ce à quoi Nadège rétorque en évoquant Nietzsche et sa philosophie.

Nadège : s’adressant à Lyliane : c’est votre position mais le désir peut venir d’un trop plein, d’un débordement.

Lyliane : je me positionne en tant que psychothérapeute et non philosophe.

Aline : on sait très bien donner le plaisir à l’autre

Bernadette : Les disputes dans le couple peuvent amener à des discussions qui peuvent engendrer des distances qui font renaître le désir.

Lyliane : comme le rappelle le titre d’un bouquin de   « Du bon usage des crises »

Anne : Il est nécessaire de se créer des limites et de ne pas sombrer dans l’amour fusionnel.

Edith : Le désir est-il toujours partagé? Qu’est-ce qui se passe quand il ne l’est pas ?

Anne : sa différence m’intéresse.

Christophe : Si la personne est névrotique, elle en arrive à des actes « médico-légaux ».

Liliane : On peut être dans le plaisir permanent de désirer.

Olivier : Le désir est différent à chaque étape de la vie. Plus tard : l’idéal est-il dans le fait de ne pas vivre en couple pour entretenir le désir ? La fameuse distance…Olivier raconte l’histoire d’un couple dont l’appartement séparé par un très long couloir, chacun des membres vivant à l’extrémité du couloir…

Éric : Les jeunes mamans ont très souvent de très longues périodes pendant lesquelles le désir n’existe plus. L’enfant d’abord. C’est pour ça que je suis là, au SEX-O-CAFE. Mesdames, laissez-vous aller et ne pensez qu’à votre plaisir.

Olivier : Dans un couple, il est indispensable de ne pas culpabiliser et de se retrouver régulièrement pour redevenir amants – toute la famille s’en portera mieux – les enfants recevront des signaux de bonheur et d’indépendance. Une autre fois : le désir ne fait que se renforcer si on est autant dans l’attente, l’espoir. Différents niveaux au sujet de la distance; avoir des pôles d’intérêts séparés, et communs pour mieux se retrouver.

Lyliane pensait mais ne l’a pas dit : « C’est beau et vrai comme du Didier Dumas, ce que vient de dire Olivier »

Coralie : BHL entretient le désir avec Arielle en habitant dans des appartements séparés, à l’étage au dessus. Distance qui respecte l’activité de l’autre.

Christophe : parle des différents stades de la sexualité (stade oral…)et de la fée qui viendrait supprimer ce premier désir.

Laura avec son merveilleux accent : c’est vrai mais dur à établir.

Femme brune au fond (je n’ai pas entendu son nom, si elle l’a dit, qu’elle m’en excuse) : le plaisir d’un homme est aussi un plaisir pour la femme. Tout la pub, les chansons, les vidéos sont construites dans ce sens (pour donner du plaisir à l’homme)

Nathalie : c’est difficile d’entretenir le plaisir et le désir dans un couple avec enfants après 15 ans de vie commune.

Éric : l’idéal est quand les deux participent. Désir + plaisir + amour c’est l’idéal.

Liliane : je voudrais savoir comment font les hommes pour pouvoir faire l’amour sans sentiment et est-ce que la jouissance est la même?

Laura : il faut aussi savoir demander de l’aide

Anne : Les femmes gèrent plusieurs domaines à la fois; elles oublient le moment présent.

Liliane : il faut arriver à se défaire du contexte social.

Nathalie (autre) : poids des images que la société renvoie, schémas familiaux, influence réaliste de la femme.

Éric : Avis aux femmes : en matière de plaisir ne se concentrer que sur lui( le plaisir).

Olivier : parle de performances, des enfants dès que l’on cesse d’être amants pour n’être que parents et de la culpabilité qui enferme.

Laura : être un peu égoïste si on n’est pas heureux, personne ne peut l’être autour de nous.

Nathalie : vive les sex toys ! Elle a découvert le moyen de se faire plaisir, plaisir efficace de surcroît.

Eric : on peut utiliser les sex toys pour découvrir comment donner du plaisir à sa femme.

Christophe : le plaisir où se situe t-il le plaisir de l’homme ? Et dans le plaisir solitaire quelle est la place du désir?

Frédéric : problème d’éducation sur la sexualité. En France le sex toy et tout ce qui touche à la sexualité est glauque, le plus souvent se résume à un sex shop près de la gare…Contrairement à certains pays comme l’Allemagne, la Suède…

Coralie : le sex toy ne parle pas !

Anne : Le désir est sublimé dans la création.

Lyliane : Anne  évoque la sublimation : il s’agit d’une pulsion qui, si elle n’atteint pas son but dans le sexuel  et sans  pour cela être refoulée, est détournée au profit d’un acte artistique.

Liliane :  mystère pour les hommes : différence entre sexualité physiologique et désir amoureux?

Eric : L’homme aura moins de plaisir dans la masturbation donc recherchera avant tout l’acte sexuel avec la femme; une femme aura autant de plaisir avec son sex toy – si on parle de plaisir physique.

Liliane sonne l’heure de la fin et Marie s’écrie : C’est déjà fini ? Je n’ai pas vu ces deux heures passer.  Ça a paru tellement plus court, cette fois-ci!

Quand au sujet du prochain SEX-O-CAFE, il n’a pas été défini cette fois-ci. Patricia (me semble t-il) a prononcé « jalousie »; une jeune femme  » libertinage »; les amours libertaires ?

Nous avons clôturé la séance sur des propositions à faire et à poser sur le blog ou sur le mur de Facebook pour ceux qui ont ce média.


La maladie de la valeur, moderne épidémie. Ce virus attaque et peut détruire l’individu

Par Max Dorra, Le Monde du 03/03/2010

Compétitivité, rentabilité à court terme, évaluations individuelles, suppressions de postes. Suicides à France Télécom, Renault, PSA, Thales…

« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés. » Nulle maladie n’a été si longtemps méconnue. Aucun traité de médecine, aucun manuel de psychiatrie n’en a jamais parlé. Elle se présente en effet comme une forme de la « normalité », celle que nous recommande l’idéologie régnante relayée par les grands médias. Difficulté supplémentaire : cette pathologie met à mal l’opposition objectif-subjectif, bref, les cloisonnements universitaires (sociologie, psychologie…).

La maladie de la valeur, si contagieuse, est due à une sorte de virus qui attaque l’être en son noyau. Pour en contrecarrer les effets, ou même simplement en parler, la plus grande prudence s’impose. D’autant que cette peste s’accompagne d’une sorte de déni collectif si puissant, qu’il faut prendre bien garde de ne pas être considéré soi-même comme fou, face à cette folie dont on se croit épargné.

Dans un chapitre du Capital, Marx dépeint le tableau clinique saisissant de cette impressionnante affection. C’est une table qui en est atteinte. Devenue marchandise elle a instantanément oublié, dès que le virus l’a infectée, le travail humain nécessaire à sa fabrication et s’est alors mise à danser, face aux autres marchandises, tout en se contorsionnant comme si elle cherchait à les séduire.

La possibilité d’une transmission à l’homme fait tout le danger de cette maladie de la table folle. Des mimétons, sortes de prions idéologiques, provenant de ces objets endiablés, peuvent en effet se diffuser à la quasi-totalité d’une population. Ils font alors, d’hommes et de femmes atteints sans le savoir, de simples marchandises capables dans une sorte de cécité (un des signes de la maladie) de se rendre spontanément au marché pour s’y tortiller à leur tour. Jouant ainsi le jeu que l’on attend d’eux, celui d’une concurrence libre et non faussée, ils font l’objet d’échanges dans une atmosphère de « fête », sur une musique de bazar. Le spectacle est indescriptible, et d’autant plus inquiétant que, dans cet univers où tout est classé donc classant, la violence n’est jamais très loin. D’autant que certains de ces humains-marchandises, laissant croire qu’ils ont plus de valeur que les autres, en profitent pour les dominer et les exploiter impunément.

On a le plus souvent affaire, d’ailleurs, à des associations de malades, groupés autour d’un chef – en général le plus atteint. Chacun de ces réseaux a sa « langue » propre, dont les mots, infectés, sont porteurs de ségrégation sociale, de mépris – source d’humiliation et de haine. Le désir même, dans le monde de la valeur, est dévoyé, réduit, par une sorte d’addiction, à se chercher des substituts. N’importe quoi pourvu que l’on y trouve l’estampille, la « griffe » d’un groupe prestigieux parce que dominant.

Cela seul fait mesurer l’appauvrissement engendré, dans le monde de la valeur, par l’idéologie de la « performance », de la « communication », du « management », une idéologie scientiste (qui n’a rien à voir avec la scientificité véritable) fétichisant le chiffre, objectivant les êtres, supprimant l’affect, interdisant le rêve : un monde dépourvu de sens. « C’est mon n 1, mon n 2 », dit-on dans certaines grandes entreprises pour désigner ses supérieurs hiérarchiques.

Ainsi le moi, ce carrefour, lorsqu’il est atteint par la maladie de la valeur, devient lui-même une valeur d’échange. Cette valeur d’échange, liée à sa propre image aux yeux des autres, à leur regard évaluateur, signifie au moi un rôle dans lequel plus ou moins de sens parviendra tant bien que mal à se couler -, ce dont dépendra sa force d’exister.

C’est dire que la pensée elle-même n’est pas épargnée. D’où l’importance d’une action de prévention. Apprendre, très tôt, à penser autrement. A résister.

Pourquoi parler de maladie, de virus, à propos de la valeur ? Un virus ne se reproduit qu’en parasitant le noyau d’une cellule dont il subvertit le génome en y greffant son propre code. La valeur, de même, introduit au coeur d’un être, de sa substance – à son insu – une signification étrangère, infantilisante, trompeuse parce qu’elle est vécue comme un sens. D’autant que toujours s’enchevêtrent la valeur vénale et le mythe de la « force virile », la violence symbolique qu’induit la domination masculine. « En avoir ou pas. »

L’intérêt de la métaphore biologique tient à la nature même des virus – des filaments d’acide nucléique – qui en fait des écritures vivantes. Les virus peuvent avoir pour origine, en effet, des fragments d’acides nucléiques « échappés » d’un noyau cellulaire. D’où leur capacité de s’y réintroduire grâce à cette similarité, à la faveur d’une sorte de faux en écriture. Dans un monde où les mots deviennent des virus, certaines phrases peuvent tuer dans la mesure où leur contenu, le ton, l’attitude, la position symbolique de celui qui les profère leur permettent, parce qu’ils affectent, d’envahir la mémoire d’un individu.

Allant droit à l’enfance, ces mots, ces représentations, en dictant leur loi et en l’imposant font douloureusement revivre le rôle ancien qu’ils ont réveillé. Ils inscrivent un faux destin : « C’était écrit .» Touché à l’enfance, on se sent alors – étrange certitude qu’apporte l’angoisse – « nul », « coupable », « exclu ». On croit être, et on s’est fait avoir. Un tour d’illusion à la fois ontologique et politique.

Il n’est ainsi guère étonnant que, sous un masque ou un autre, lorsque se perpétuent, se reproduisent les inégalités sociales les plus insolentes, une déprime puisse frapper les humains stigmatisés par un jugement de valeur. Cette déprime peut être due à l’effondrement d’un moi, de son image, de sa cote, l’origine du krach étant souvent multiple : souffrance au travail, chômage, mais aussi discrimination quelle qu’elle soit, liée à l’ethnie, par exemple, ou à l’âge. Y aurait-il – horreur ! – un marché du désir ?

Lorsqu’il en arrive à croire qu’il ne suscitera plus le désir, qu’ « au-delà d’une certaine limite son ticket n’est plus valable », que la source de sa force d’exister lui est désormais inaccessible, un être peut en venir à se supprimer. On serait autorisé à parler de destruction d’âme déguisée en suicide. On est loin, ici, des considérations hypocrites sur « le stress au travail » et les remèdes dérisoires que l’on prétend y apporter. La maladie de la valeur tue parce qu’elle prive de sens des êtres. Isolant les individus, elle leur dissimule la réalité : un autre monde est possible.


L’amour :

Comment se constitue t-il ?

L’objet de ce premier article va tenter d’éclaircir l’origine du sentiment d’amour :


« La mort ni le soleil ne se peuvent regarder dans les yeux » disait Pascal. Mais l’amour n’est-il pas un soleil qui brille en aveuglant les amoureux ?

Qui n’a pas connu cet état d’Être amoureux lors de la rencontre de l’être aimé ? L’amour se présente et voilà que deux êtres en état de grâce redeviennent des enfants. Ils ont quinze ans ou mieux encore redeviennent des enfants venant au monde (de l’amour) et s’en remettent totalement en s’abandonnant, en s’offrant à leur objet d’amour comme ils le faisaient étant nourrisson avec leur mère.

Selon les chercheurs, le lien originel, la première histoire d’amour,  ne serait qu’une continuation de la quête à toutes les histoires amoureuses convoitées.

Jean-Pol Tassin, neurobiologiste au Collège de France, « indique que les histoires d’amour sont les éléments émotionnels dans le processus cérébral qui sont le prolongement du lien maternel »

Dès la naissance c’est la recherche de plaisirs sensoriels qui créent le lien à la mère par le biais des orifices du corps, créant des images de la communication archaïques. L’enfant intègre ses premières satisfactions et va passer sa vie à rechercher chez les autres des stimuli analogues.

C’est donc dans les périodes préœdipiennes que s’installe l’érotisme par le biais de la mémoire des sensations occasionnées par le plaisir de téter et à être touché par la mère. Le pouvoir du nourrisson qui a d’abord communiqué avec sa peau ressurgit lors d’une rencontre amoureuse où le corps à corps des amoureux fusionne.

Freud parle de « relation hypnotique de l’état amoureux »

Et Lacan dit ainsi de l’amour « l’amour c’est donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. »

Cela voudrait dire que le sujet veut (inconsciemment) donner ce qu’il n’a pas reçu – c’est-à-dire le l’amour sexuel du parent – à quelqu’un qui veut autre chose que ce qu’on veut lui donner – c’est-à-dire qu’il veut recevoir autre chose que de l’amour maternel.

Roland Gori le dit autrement « Cette passion se nourrit du besoin insatiable d’être aimé pour venir combler les manques de l’autre ; processus auxquels l’interdit œdipien fait barrage et objection.»

C’est donc avec ce bagage que l’enfant qui vient au monde s’engage dans la vie. Dès lors, une histoire d’amour où la sexualité est satisfaisante commence par l’éthique de vie qui puise sa source dans le réservoir d’amour rempli par la mère d’abord, avec son maternage adéquat et le père ensuite qui, donnant les limites, sera le tiers séparateur. Réservoir d’amour dans lequel on puise pour continuer à se désaltérer quand on en est séparé.

Selon que la « valise » de l’enfant sera pleine ou vide de ce que les parents y auront déposé – puisque l’on ne peut donner que ce que l’on a reçu – on revient à la case départ avec pour manteau qui a gage de fardeau. Ce fardeau dont nous charge notre naissance appartient aux parents, fardeau dont il est nécessaire de se débarrasser (psychothérapie, psychanalyse) puisqu’il contient nos névroses avec lesquelles nous ferons de notre vie un enfer ou un lieu de bien-être…

Ok, ok ! Mais ce n’est pas très poétique ni romantique, tout cela ! Alors que « tomber amoureux » est la chose la plus extraordinaire qui puisse exister. L’amour avec un grand A on l’espère quand on ne le connaît pas, on le pleure quand il s’en va, on le cherche quand on l’a perdu. L’amour est l’étincelle, la lumière dans  la nuit…

Bonne soirée ! Partez retrouver votre amoureux, votre bien-aimée…Demain nous verrons comment l’amour est défini par ses contraires.



Tout l’univers manifesté se développe et se déploie selon un rythme bi-polaire. Ainsi il en va de l’activité et de son contraire la passivité, du mouvement et de l’immobilité, et évidemment de l’amour et de la haine. La haine est ce sentiment extrême d’autant plus violent que l’amour aura été passion. La haine est de l’amour exacerbé. Le fait  de n’être pas ou n’être plus aimé va susciter un sentiment de vengeance qui se transforme le plus souvent en haine. Il l’a quitte pour une autre et  la jalousie, la haine s’emparent d’elle, à moins que la notion oblative se soit développée en elle.

Outre la haine, nombreux sont les sentiments opposés qui, de plus s’opposent à l’amour :  l’indifférence, la peur de l’autre, le mépris, la rancœur. Aux émotions suscitées par l’amour telle la joie, l’enthousiasme, la générosité, la vie, s’y opposent  la tristesse,  le pessimisme, la cupidité (et je reprends ma moulinette, mon frigidaire…comme le chantait Boris Vian)  la déprime et la mort dès que l’amour a déserté les amants.

Le couple des contraires Eros et Thanatos sont en permanence entremêlés. L’amour et la mort, miracle des voyelles…

L’amour que l’on porte à une personne naîtrait-il de ce que l’autre nous apporte ou est susceptible de nous apporter ? Aimer ne serait-il pas une façon inconsciente d’avouer son manque d’autonomie ? On reste parce que l’on a peur de rester seul. Dans ce cas là on peut se rendre compte qu’il ne s’agit plus d’Amour, ce sentiment extraordinaire, mais d’un sentiment ordinaire fait d’habitude soumis à la peur de se retrouver seul. Que me reste t-il si il n’est plus là pour m’appuyer dessus ? Combien de couples sont ensemble parce qu’ils ne savent pas aller seuls?

La route de l’amour est difficile. Elle demande des remises en questions, des partages, une communication véritable, un sentiment de Soi fait de clarté et d’honnêteté.

Demain nous aborderons l’amour sous l’aspect de la chimie qui gouverne le sentiment amoureux. En attendant soyez amoureux de la vie à défaut d’un autre !

La chimie de l’amour

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Ceux qui pensent que l’amour n’est que dans la tête se gourent comme la fillette de la chanson:  fillette, fillette ce que tu te goures !

On le sait maintenant le sentiment amoureux provoque de profondes variations hormonales qui ont un impact important sur l’organisme. Les études sur les comportements ont montré différents types d’attachements (filial, fraternel, romantique, amical) dont les bases neuro-biologiques sont pour la plupart communes. Chez l’humain l’attachement « romantique » met en jeu certaines structures identiques impliquées dans les récompenses qui lui-même dépendrait en partie du contexte socio-culturel.

L’amour nous bourre d’amphétamines :

Tomber amoureux  va déclencher une véritable tempête hormonale en envahissant notre corps de dopamine, adrénaline, ocytocine avec la phényléthylamine en tant que chef de file de l’excitation, amphétamine naturelle de l’amour et du bonheur. Rappelez-vous nous avions évoqué  dans un article sur le chocolat cette amphétamine que l’on y retrouve en petite proportion.

Or avaler des tablettes de chocolat (seul-e) ne nous transportera pas sur un nuage mais plombera notre foie. À l’inverse de l’amour qui par les câlins, la présence de l’être aimé favorisera la production d‘endorphines équivalent à la morphine que notre corps fabriquera naturellement. L’amour nous rend légers, joyeux,  supprime les douleurs grâce à ces endorphines et à l’ocytocine, hormone de l’attachement. L’ocytocine sécrétée dès le premier rapport sexuel fait disparaître l’anxiété, le stress et toutes autres tensions perturbatrices. L’organisme appréciera les vertus de l’amour puisque réduire le stress contribuera à éviter les troubles cardio-vasculaires, les désordres métaboliques.

Mais il y a un mais : l’organisme s’habitue aux hormones de l’amour comme à toute substance (illicite). Dès lors, il y a accoutumance aux endorphines avec le manque sous-jacent, leur effet s’estompe sans que l’on puisse en augmenter les doses. C’est ainsi que le sujet, sans chercher plus loin, sera tenté de retrouver ce bien-être en allant « batifoler » ailleurs pour retrouver la sensation du premier shoot amoureux. De là naîtraient l’infidélité, la tromperie, le manque de désir et tous les troubles qui remplissent les cabinets des psy. Parmi ces  troubles, dont certains sont de véritables fléaux par les dérèglements qu’ils occasionnent,  nous trouverons les dépendances, les « drogués » de l’amour, les obsessions envers l’être aimé, les séparations à l’origine de nombreuses dépressions, altération de l’état mental, exaltation de l’humeur, pensées intrusives de l’aimé… L’état amoureux favorise la mise en place d’un système de récompenses (facteur primordial de la sexualité humaine) qui induisant une dépendance, un attachement envers l’être aimé conduit à des états de manque lorsque cette personne devient inaccessible.

Va falloir que je rappelle près de moi mon amoureux qui est parti courir le monde du côté de LA où alors que je sublime un maximum en écrivant, puisque l’origine des arts (peinture, littérature…) passe par la sublimation quand la sexualité n’est pas refoulée mais mise au service  de la créativité.

Passez un très bon week-end.

ΨψΨψ

Par les effets cycloniques des hormones déversées lors d’un rapport amoureux -  voir  l’article <http://www.libidosexualite.com/2010/03/13/la-chimie-de-lamour/> le corps physique  répond allégrement pendant que le psychisme envahi par la poussée hormonale perd le sens de la réalité rendant la relation amoureuse idyllique.

De ce fait la confusion (le con et la queue en fusion) pénètre l’esprit nous faisant croire que l’amour est là alors qu’en réalité il s’agit d’un état physiologique bouleversé qui tendrait vers l‘illusion du sentiment amoureux.

Non, je ne suis pas une empêcheuse de tourner en rond mais il faut arrêter de confondre l’émoi sexuel et l’amour, deux ressentis différents, même s’ils sont souvent complémentaires.

L’amour est comme un enfant, on le porte en soi. Ou pas.

L’amour se construit  avant la naissance selon que l’enfant est désiré ou pas. Il se construit d’abord dans le giron maternel, ensuite il est circonscrit par un père aimant et respectueux de l’enfant qui lui donnera les limites en étant le tiers séparateur. C’est au travers du regard d’amour que les parents se portent et se manifestent au travers des gestes et de la parole (quand celle-ci n’est pas défaillante) qui fait grandir l’enfant. Si cette parole parentale est juste et respectueuse, elle apportera des réponses satisfaisantes au questionnement de l’enfant, la transformant en un véritable réservoir d’amour dans lequel il puisera pour vivre, dans l’harmonie, ses futures relations amoureuses.

La sexualité est la cerise sur le gâteau :

La sexualité se construit dès le berceau à partir de l’inconscient et des fantasmes. L’érotisme est une affaire de communication principalement psychique. La sexualité implique  une rencontre affective, une sympathie, une complicité fantasmatique, un accord entre les inconscients. Or, les fantasmes se construisent dans l’enfance toujours dans le rapport aux parents dans ce qu’ils disent et ce qu’ils taisent. De ce que les parents mettent en mots en regard de leur sexualité et celle qu’ils autorisent à l’enfant. D’où l’importance de la parole (là plus qu’ailleurs) pour la construction sexuelle de l’enfant. Si la parole est inexistante l’enfant aura comme seul recours son imagination pour se représenter la place du sexe dans les relations humaines et son rapport au corps.

La sexualité est animée par deux mouvements : l’horizontalité et la verticalité. L’horizontalité (référence à la jouissance, à sa génération) et la verticalité (référence aux rapports de filiation, à la mort et au sacré.) Masculin et féminin concernent l’horizontalité ; leur complémentarité est responsable de la santé de l’individu. Paternel et maternel concernent la verticalité ; leur complémentarité relève de la santé de la famille.

Cela met en évidence la difficulté d’être parents (le seul métier qui ne nous soit pas enseigné) où la parole devrait passer par une communication claire, un échange verbalisé autrement que dans l’interdit, l’autorité…

L’idée qu’une personne se fait de sa sexualité est déterminée toute à la fois par sa culture, son milieu social et son expérience personnelle. Surtout de la première expérience qui selon l’impact laissé dans son corps et sa mémoire  déterminera une sexualité bien vécue ou non.

Le sentiment amoureux mêlé à une sexualité épanouie, parce que comprise, vécue dans le plaisir offrira toutes les chances d’une vie amoureuse réussie. Par contre ne rechercher que la satisfaction sexuelle en vivant une sexualité en excès est un mouvement de mort qui transgresse les interdits. Les deux interdits essentiels concernent la mort et la sexualité : « Tu ne tueras point » et l’interdit de l’inceste. Or, la violence est libérée dès qu’il y a transgression ; elle efface les limites par la levée de l’interdit, faisant ressortir la violence résiduelle, en tant que pulsion immédiate. La sexualité est le lieu où s’exprime facilement cette violence, lieu où la raison cesse d’agir…

« Pourtant que la montagne est belle » comme le chantait Jean Ferrat qui chantait aussi dans mon adolescence sans que j’en comprenne le sens « Verticalement tu n’es pas une affaire/ Je sais bien/ Mais horizontalement c’est toi que je préfère/ Et de loin/

Le pain est sur la planche…il nous reste beaucoup de travail pour arriver à tout comprendre de notre fonctionnement psycho-sexuel.


Amour sous toutes ses formes

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L’amour aux différents noms chez les grecs :

Qui ne pense pas à Éros, la divinité de l’amour, représenté par un enfant ailé bandant son arc ?

Mère de Éros, Aphrodite – déesse de l’amour et de la beauté chez les grecs, Vénus chez les latins, déchaîne les passions chez les humains. Éros est l’attirance sexuelle, le désir.

Epithumia pour Platon concerne une passion néfaste, celle des appétits, une divine folie.

La philia, est ce que nous appelons l’amitié. Une estime réciproque entre deux personnes de statuts sociaux proches. Entre l’amour et l’amitié il n’y a qu’un lit de différence chantait Tachan. L’amitié est  l’amour sans sexualité.

La storge représente l’affection, l’amour filial, d’un parent, des frères et sœurs. L’amour – affection – que l’on éprouve pour la famille.

Agapê amour du prochain, considéré comme une forme d’altruisme, d’empathie envers l’autre quel qu’il soit.

La philantrôpia qui aime le genre humain dans son ensemble.

La Passion est un autre visage de l’amour, une rencontre magique et miraculeuse entre deux êtres. Souvent destructrice. Un sortilège qui fait que je suis lui, il est moi, échappant aux lois de la logique et rentre dans le champ psy pour en démontrer la pathologie.

Le « Peace and Love » cher à notre jeunesse ; s’aimer sans guerre, sans dispute, sans violence érotiquement tendre et sexuellement sans entrave.

Bien qu’il existe des couples fusionnels jusqu’à ce que la mort les sépare pour la plupart des couples l’amour ne rime pas avec toujours. L’amour éternel demeure un mythe, celui des contes qui s’arrêtent quand le Prince charmant a enfin rejoint Cendrillon. D’eux nous ne saurons que la nombreuse descendance promise par le conte « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Les sentiments sont fragiles et semblent être la règle des désunions.

Comme l’a mentionné Olivia lors du dernier SEX-O-CAFE, approuvée par Liliane qui disait qu’il existait une loi implacable du cycle amoureux, sa moyenne ne dépassant pas trois ou quatre ans, tout au plus. Cela correspondrait à un « cycle naturel ». C’est le temps qu’il faut pour nouer une relation, faire un enfant et s’assurer des soins nécessaires à la petite enfance. Dès lors, le couple pourrait alors se séparer et chacun trouver un nouveau partenaire. Loi évolutionniste ou pas, les sentiments sont fragiles.

Regarder les couples est très instructif. Les indices physiques ne trompent pas. Le haussement de sourcils lorsque l’autre parle est une marque de mépris ; au contraire, une façon de sourire avec émerveillement quand l’autre parle est très révélatrice. De même, la complicité ou au contraire l‘indifférence se lit dans le regard. Lorsque l’on aborde des sujets sensibles – la satisfaction sexuelle, les griefs que l’on peut avoir vis-à-vis de l’autre -, les mouvements d’irritation ou de sollicitude apparaissent immédiatement.

Peut-on apprendre à aimer ?

L’Art d’aimer est le titre d’un livre publié en 1956 par Erich Fromm (1900-1980), l’un des philosophes freudo-marxistes de l’école de Francfort. En substance il disait : « La première démarche qui s’impose est de prendre conscience que l’amour est un art, comme vivre est un art » On ne « tombe » pas amoureux malgré l’expression consacrée. L’amour ne devrait pas être un état passif parce qu’il relève d’une capacité à entretenir centrée non sur l’objet (la personne aimée) mais sur la relation. Apprendre à aimer et entretenir l’amour comme on le ferait d’un corps par le yoga, par exemple. L’amour authentique, continue E.Fromm, suppose de surmonter notre narcissisme ou notre dépendance pour fonder une relation amoureuse basée sur le respect de l’autre. Et je partage avec lui l’idée que l’amour n’est pas un sentiment qui va de soi, mais il s’entretient et se cultive.

Alors quoi ? Je vous laisse cogiter pour être (je pense donc je suis et non je panse donc j’essuie) faire le point et savoir où vous en êtes dans votre relation.

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Rouge comme passion et ses lèvres cerise

Bleu comme myosotis et ses yeux lavande

Gris comme l’asphalte sous la pluie et son teint de fumeur

Vert comme la colère et les branches des palmiers même en hiver

Noir comme la nuit sans étoile, le khôl de ses yeux et ta peau que tu brûles au soleil

Jaune comme le bouton d’or sous ton menton qui me dit ton amour. Tout près la pâquerette annonce le printemps qui parsemant les prés feront un tapis où nous irons  rouler pour déguster nos bouches

Blanc comme la neige et l’ivoire de tes dents

Rose comme tes lèvres humidifiées par mes baisers.

Brun comme le toast du matin que tu enduis de miel.

Oranges, comme celles du triptyque de Jérôme Bosch pour éclairer la prison où tu t’enfermes

Sépia comme la photo où mon grand-père se tient debout droit et fier devant sa forge.

Arc en ciel comme une peinture de Vincent,

Violet comme les iris de ce même Van Gogh et de tes yeux après l’amour.

Turquoise comme la pierre que tu portais à ton doigt.

Poivre et sel comme ta barbe d’après nous…

Voici quelques couleurs pour égayer nos cœurs et nous mettre au diapason du printemps qui pointe son nez. Enfin !

Le baiser

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Le fait de s’embrasser – se donner un baiser - puisque c’est de cela dont il s’agit, est la réunion des lèvres. Quatre en principe  et d’une langue dans le baiser amoureux ou de deux lèvres et d’une main ou d’une joue. Mais ce n’est pas cela qui nous intéresse bien que de ces deux manières l’une est une marque de respect, l’autre d’affection.

Seul le genre humain a le visage pourvu de lèvres avec un extérieur et un intérieur qui renferme un système sensoriel similaire à celui du clitoris et du pénis : c’est à dire un organe érectile… Cet organe érectile – appelé corpuscule de Krause – est identique aux trois endroits (lèvres, clitoris et pénis). Il libère la fameuse ocytocine. On comprend dès lors l’importance du baiser puisque  cette hormone déclenchera le processus de l’orgasme. Par la contraction des lèvres et le relâchement du corps l’hormone s’y répand pendant un baiser amoureux.

Échanger notre salive nous immunise, renforce notre bien être et notre vitalité, raffermit la tonicité de nos lèvres. D’où l’intérêt du baiser, qui en libérant les hormones anti-stress, stimule l’excitation. Le baiser servira de messager aux préliminaires incitant à s’unir et couvrir de baisers toutes les parties du corps.

À l’origine du baiser « intra buccal – c’est la nourriture qui était donnée au bouche à bouche aux nouveaux nés, aux petits enfants. On retrouve ces pratiques chez les grands singes et chez les humains dans certaines cultures.

Viens là, toi, que je te mange. Un doigt sur la bouche et chut je n’en dirai pas plus !

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Adulte, on ne se demande plus  pourquoi tous les gars du village accouraient pour voir « quand  Margo dégrafait son corsage pour donner la gougoutte à son chat », parce que les affiches publicitaires nous exemptent de tout questionnement en faisant sauter le côté coquin et ludique de la chanson de Georges Brassens. Autre temps autres mœurs, nous allons faire avec!

Le sein nourricier, créateur du monde pour les Dogons du Mali de même pour les Anciens Grecs  qui voyaient l’origine de l’Univers créé par un jet issu du sein d’une déesse. Il n’y a pas si longtemps l’allaitement maternel était dans tout imaginaire et le sein représentait la Mère. La médecine avec les nouvelles techniques prend en charge l’enfant de la conception jusqu’à l’adolescence, tant la maternité de nos jours est pratiquement  conçue comme un état maladif. Ceci a pour effet d’éloigner les mères de leur maternité au profit d’une entreprise collective, gérée par le médico-social. Là encore c’est un autre sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire…

Contrairement à la déesse grecque Artémis d’Ephèse qui pourvue d’une multitude de seins symbolisait la fécondité, de nos jours, ma pauv’ dame, le sein a quitté sa réalité physiologique pour envahir l’imaginaire. Le sein s’affiche partout : sur les murs, sur les premières de couverture des magasines (autres que Play boy), le sein s’exhibe et fait vendre. Tout. Tout se vend grâce à lui. Ou à cause de lui. Le sein omniprésent fait vendre du stylo à la machine à café (quoique maintenant, pour le café, il y a Georges Clooney : what’ else ?), des lunettes  aux voyages sur des îles lointaines. Le sein d’aujourd’hui renvoie à d’autres fonctions que celui de la maternité.

Pour l’homme occidental il est devenue symbole sexuel. Objet sexuel convoité mais aussi l’image de la mère disparue. Pour la femme actuelle le sein est de plus en plus souvent une préoccupation esthétique qu’elle assumera ou non en faisant intervenir la chirurgie plastique ou réparatrice. Quelques fois le sein est source de souffrance quand sa santé est menacée. Pour les deux, femme et homme et dans toutes les cultures, le sein restera le désir de la symbiose mère-enfant. Le nourrisson qui enfouit sa tête entre les seins de sa mère me rappelle une publicité pour Airbag dans les voitures…

Le sein est le sexe de la femme et l’organe de son identification (Dr D.Gros) Pour la femme il est la réalité physique, narcissique, sexuelle, relationnelle, sociologique. Une représentation psychique de la féminité.  Le sein à tout âge est symbole du féminin, du maternel, du sexuel, de la féminité. Quand le sein est dégradé par la maladie tout un monde s’écroule en entraînant des conséquences qui affectent l’identité de la femme.

La dictature du beau sein médiatique conduit au sein-objet et à l’aliénation de la femme. Or la réalité est loin de tout cela, loin de l’idéal créé par les médias. Car le sein comme le corps qui avancent dans l’âge subissent les attaques du temps. Le sein obéit aux lois de l’apesanteur, à la physiologie, à la maladie. Il est douloureux, souvent hyper sensible aux moment des règles. Trop gros ou trop petits jamais ils ne conviennent aux femmes formatées par les médias. Beaucoup trop de femmes s’identifient à leur poitrine qui devient le centre de gravité de leur vie relationnelle, le pouvoir de séduction et bien souvent le critère de leur réussite.

Croyez-vous que j’exagère? A peine ! Trop de plaintes en consultation confirment mes assertions. Avant la chirurgie, après la chirurgie, sans chirurgie. Sans parler de la peur du cancer du sein qui rode  entretenue par un médical toujours tapi dans l’ombre. S’ajoute à cela la démesure de l’obligation à se conformer à la performance esthétique qui viendrait anéantir la chirurgie qui a fait des miracles.

Est-ce l’époque qui veut ça ? Certainement!

Alors ? Alors  » Cachez ce sein que je ne saurais voir/ Par de pareils objets les âmes sont blessées/ Et cela fait venir de coupables pensées. (Tartuffe de Molière)

Demain ou très bientôt nous continuerons à en parler.  Plus érotiquement, car là, je vous l’accorde c’est peu réjouissant.

Pour illustrer les paragraphes précédents sur le sein dont on n’a pas fini de faire le tour (ne vous inquiétez pas nous le ferons) je vous propose un cas vécu en thérapie. L’histoire de Robert est vieille de plus de dix ans. Robert a accepté que je puisse l’évoquer comme exemple pour illustrer  l’article précédent. Il consultait  pour se débarrasser de l’obsession qu’il avait sur contenu des corsages féminins…Bien entendu le prénom a été changé.

Robert n’est pas loin de la soixante décatie physiquement mais intellectuellement très alerte. Il traîne sa vie comme un boulet « parce qu’à mon âge il devient difficile de trouver des femmes qui se laissent aimer comme j’en ai besoin, à ma manière. J’ai besoin d’aide » furent les mots pour l’entrée en matière de la première séance. Robert me confia son obsession pour la poitrine des femmes. Il aimait les femmes menues avec une grosse poitrine et le « pied » pour lui était qu’il puisse se masturber entre leurs seins et bien sûr, si elles le laissaient faire, éjaculer en cet endroit. Sans cela, ne prenait pas son « pied » il ne jouissait pas. Lors des séances suivantes, en déroulant le fil de sa vie, j’appris que sa mère n’avait pu l’allaiter. Ce qu’il mit longtemps à confier était qu’il avait un frère  aîné qu’il haïssait. Cette haine prit sa source quand sa mère lui révéla (à sa demande «  Je lui ai demandé si je l’avais tétée ; j’avais six, sept ans« ) – que son grand frère lui avait bouffé les seins. Des crevasses, des infections – aux dires de celle-ci – l’avaient traumatisée en faisant de ses seins des masses informes que « moi, le petit dernier » c’est à dire Robert n’avait pas eu le droit de téter…De séance en séance, il avoua avoir toujours fantasmé sur la poitrine de sa mère qui la « cachait par des vêtements près du corps » sans jamais l’exhiber.  » Je ne l’ai jamais vue en maillot de bain alors que nous avions une piscine. Elle était trop pudique ». Sa mère avait trente huit ans de plus que lui et «  il s’agissait d’une époque » où les femmes « comme il faut, ne s’exhibaient pas en dehors du mari.« 

Je passe les détails concernant la haine du frère qui faisait écran à la colère qu’il avait envers sa mère…Elle touche une autre problématique débusquée par  cette psychothérapie qui concerne le sujet de la masturbation…Donc, sa quête désespérée et épuisante est le seul but de sa vie, mais il n’en peut plus  » parce que les femmes en ont marre que je les prenne pour des vases à sperme; je suis en plus très cruel avec elles. » Il finit par convenir qu’il était très en colère contre sa mère. « J’avais deux ans de moins que mon frère; elle aurait pu essayer au moins une fois, pour voir; en deux ans ses seins étaient guéris et moi je ne les aurais pas abîmés, j’aime trop ça les seins. Pourquoi me l’a telle dit? » En fait la mère finit par avouer à Robert qu’il n’était pas désiré: « En ce temps la pilule n’existait pas; je suis le rejeton d’un diaphragme rejeté » D’où la haine pour le frère qui faisait écran à la haine pour sa mère qu’il aimait démesurément. Et qu’il cherche en vain sous le corsage des  femmes.

La demande de cet homme : que son corps devienne sage. Son désir: vivre normalement une relation sexuelle où le corsage des femmes ne soit plus une obsession. Il dit bien aller maintenant, il est serein; il vit en couple avec une femme depuis plus de huit ans dans une belle relation de partage.

Le cas de Robert montre à quel point nous recherchons toujours soit ce que nous n’avons jamais eu, soit la même chose que ce que nous avons eu. Sans jamais trouver la chose qui nous manque puisque ce qui nous manque est une représentation fantasmatique par essence inatteignable.

 » Travailler  » sur soi permet la clarté de nos émotions, cheminer avec le passé sans qu’il encombre notre chemin. Pour ce faire,  le  site

<www.therapeute-en-ligne.com> peut être une aide à distance.

Passez un bon week-end en n’oubliant pas de changer d’heure !

Changement d’heure

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Ce matin, comme tous les matins vers 6h30, je me réveille, m’étire…

Dehors la pluie fait des claquettes et depuis elle n’a pas arrêté de rebondir sur l’asphalte de l’avenue, d’imprégner le parc, royaume des écureuils et des iris sauvages. « Comment ça va? demande-t-il, un œil ouvert l’autre encore dans le sommeil. « Je ne sais pas comment mon ça, va, mais mon moi,va bien. Comme tout le monde je suis vécue par quelque chose d’inconnu, un phénomène qui préside à tout ce que je fais et à tout ce qu’il m’arrive. Alors mon cœur, mon amour, ma jeunesse qui fout le camp à des milliers de kilomètres, à cette heure-ci mon ça baigne encore dans le jus de l’inconscient« . « Mais tu ne vas remettre ça? » Un cri presque angoissé lui fit ouvrir l’œil qu’il tentait désespérément de laisser fermé rêvant déjà de rejoindre Morphée et son inaccessible ça, royaume des ténèbres où je ne puis aller sans le déranger. Alors, tant pis, je me lève et vais dans la cuisine.

Un thé bien chaud fume déjà dans la tasse et l’oreille rivée à la radio j’entends que sonne la demie de 7h. Ça n’est pas possible, ça ne fait pas une heure que je suis réveillée; suis encore trop engourdie pour réfléchir; suis encore dans le creux de son bras qu’il tenait serré autour de mon corps pour m’empêcher de le quitter. Que se passe-t-il? Bon sang! Depuis que le Ça accapare mon esprit j’en ai perdu jusqu’à l’heure. En quelques secondes le temps s’est étiré jusqu’à bondir sur l’heure suivante. Mais où est-elle passée? Obligée de chercher l’heure. Comme si je n’avais que ça à faire. Le temps passe si vite que je ne peux me permettre d’en perdre. Je retourne dans la chambre en bousculant presque le corps  replié en chien de fusil, lui retire le coussin qu’il tenait serré. « T’en va pas, déjà, disait-il, sans s’apercevoir que déjà partie et revenue, je  voulais récupérer l’heure. Mais où est-elle? Mais où est-elle passée cette heure de printemps pluvieux, cette heure d’amour fiévreux? « Qu’as tu à t’agiter comme ça? Ne cherche pas l’heure, ne sommes-nous pas dimanche? Qu’en as-tu à faire de l’heure un jour comme aujourd’hui? »

Avant que cette histoire d’heure ne tourne au vinaigre, je me suis rallongée près de mon homme en laissant vagabonder mon esprit auprès de mes semblables.  Il faut que je leur dise  combien beaucoup se trompent si ils pensent qu’en vieillissant ils cesseront d’être amoureux. Je leur rappellerai qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux. Et pour  quatre heure je nous ferai du pain perdu; à perdre une heure qui ne sera rattrapée qu’en hiver autant ne pas jeter le pain.

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Au XIX siècle une corsetière avait affiché, pour promouvoir son enseigne,  » Contient les forts, soutient les faibles et ramène les égarés. » Quelle belle définition, n’est-ce-pas que celle définissant le soutien-gorge de cette boutique ? Faibles, forts mettent en avant la dualité contenue dans la représentation féminine et en chaque personne le dualisme existant  entre le spirituel et le charnel. Les forts symbolisant la femme triomphante, bien en chair, la poitrine opulente et la sexualité épanouie représentent la victoire du charnel; alors que les faibles représentés par leur petitesse, leur faible rondeur, symbolisent la femme idéalisée, pure de toute sexualité caricaturant la vision spirituelle de l’amour.

A chaque époque ces deux visions s’opposent l’une à l’autre. Les artistes (peintres, sculpteurs, poètes, photographes) ont fait des seins, tantôt l’emblème du féminin versant maternité avec la femme aux seins hypertrophiés, vision morale et finalité de la femme-mère. Tantôt la poitrine plate à la garçonne, faisait des femmes l’alter ego des hommes partis à la guerre (14/18, par exemple) et palier ainsi  leur absence. Les femmes par la force des événements se  masculinisaient et avaient le devoir de rester pour entretenir les champs et reprendre les rênes des affaires. Il y avait encore les seins, jamais oubliés, de la prostituée, à la manière de  Georges Rouault qui  les représentait par un amas desséché, fripé et sans forme; la laideur  exprimait la décadence morale en symbolisant la honte et la corruption. La femme a été tour à tour vertueuse, dévergondée ou jouisseuse selon la représentation que faisait l’artiste de ses seins.  Et ainsi par son art, lui-même mettait en lumière l’importance et les qualités qu’il accordait à la femme.

A travers l’art le sein reste un motif d’attraction et un élément chargé de significations. Le sein définira toujours dans l’iconographie mammaire, sujette à de nombreuses variations, le symbolisme d’une époque et d’une culture donnés. Il définira d’autant plus l’idéal esthétique, la diversité des attitudes face à la femme, à la sexualité, à la morale, à la maternité. L’art traduit un regard de la condition humaine.

Seins opulents, généreux, coquins pour les libertins; entravés de baleines, armurés sous la Renaissance; hauts les seins ou cachés pour mieux attiser le désir; pommadés  pour maintenir fermes et rondes les deux pommes suspendues sur le buste ou les mettre au régime sportif ou hypocalorique. Le sein se décline sous toute ses formes, sous toutes les latitudes et toutes les cultures. En forme de poches de gants mouillés aujourd’hui réparés, siliconés par la chirurgie esthétique, la femme par intermédiaire de ses seins est soumise ou se soumet à la dictature de l’imaginaire collectif.

Le sein organe sexuel :

Tout comme la quasi absence de pilosité et la voix aiguë des femmes sont des caractères sexuels secondaires, l’un des plus importants reste les seins et marquent la différentiation sexuelle. Les  seins occupent une place prépondérante dans la relation sexuelle. Par la pratique des exercices sexuels Taoïstes nous apprenons que les seins sont reliés par un canal (énergétique) au vagin. Stimuler la poitrine par des caresses ou des massages entraînera des modifications de la région génitale. Sexuellement stimulés nous verrons le mamelon se durcir, l’aréole se rétracter, leur volume augmenter ainsi que leur fermeté.  Les médecins de l’époque d’Hippocrate savaient déjà le lien entre les seins et l’utérus. La succion des seins déclenche à elle seule les contractions utérines et favorise l’involution de l’utérus après l’accouchement.

Les seins sont le seul critère fondamental visibles à l’œil nu de l’identité sexuée féminine. Ils sont le sexe de la femme non seulement physique mais également psychique et culturel.

Dans ce monde où la ressemblance entre femme et homme est de plus en plus fréquente, le sein est l’identification de l’identité sexuelle féminine, et, orgueil de la femme, il fait obstacle à l’androgynie.

à suivre….

Sein et fantasme

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Il existe la réalité d’un fantasme qui habite l’imaginaire de certains hommes. Celui d’être pourvu de seins. Ce fantasme n’est pas en tant que nostalgie de la mère mais vécu comme appropriation inconsciente de la puissance féminine de procréation. Le désir masculin d’avoir des seins rejoint le mythe dans l‘inconscient collectif de  l’hermaphrodite : être double homme et femme à la fois. Ce désir exprime la bisexualité psychique, aspiration majeure de toute espèce vivante qui veut se perpétuer. Il renvoie au mythe de nos origines.

Dans nos sociétés contemporaines l’image de la mère moins prégnante s’est effacée au profit de la Femme érotique. Le sein reflète les préoccupations narcissiques, médicales, érotiques, esthétiques et relationnelles. Le sein est porteur de sens, d’identité, de symbolique…et de fantasmes.

Les seins occupent une place importante dans les jeux érotiques. Ainsi la « caresse espagnole » appelée communément « branlette espagnole » est appelée par les sexologues « cinépimastie. »f Elle fait partie des fantaisies amoureuses. Appelée aussi « Jeu de la petite oie » qui consiste pour un homme à  frotter son sexe dans le sillon entre les seins. Se masturber à cet endroit était, rappelez-vous, l’obsession de Robert. Bien sûr la caresse espagnole était considérée comme une abomination par les « Manuels de confessions du XVIII siècle.

Les seins sont souvent l’objet de jeux amoureux; ils conditionnent l’éveil du désir. Telle Lilith qui renonça aux joies de la maternité pour ne se consacrer qu’à celles de la sexualité, ne laissant approcher et toucher ses seins que par ses amants.

Le fantasme reste un fantasme,  il devient paraphilie (perversion) dès qu’il est réalisé sous une seule forme sexuelle pour obtenir satisfaction  à défaut de tout autre comportement.

Ainsi il en est du fétichiste, homme qui idolâtre les seins; celui-là ne ne s’intéresse qu’à eux à l’exclusion de toute autre partie du corps. Il réduit la femme à une paire de seins, un corsage, un objet qu’ils peuvent fourrer dans leur bouche, un lieu de jouissance lorsqu’ils s’y masturbent, qu’ils pourront mordre, punir ou humilier se sentant ainsi maître d’une puissance exaltée. Cette perversion est consécutive, la plupart du temps,  à un traumatisme de l’enfance dont ils se vengent par ces pratiques. Là encore voir l’histoire de l’obsession de Robert.

Le sein est un leurre :

« Qu’est-ce-que je ne donnerais pas pour retourner dans le sein de ma mère ! Là au moins, nous n’étions pas en conflit » me disait Béatrice lors d’une consultation.

Or, le sein se trouve être le premier objet du désir et non objet de besoin. C’est lui ou son substitut, le biberon, qui nous nourrit dès la naissance. Le sein est objet de  désir, le lait qui en coule l’objet de besoin. C’est là, toute la problématique du désir. On peut toucher les seins d’une femme,  les regarder mais jamais les posséder : c’est en ce sens que le sein est un leurre. Ainsi très vite se manifestent les pleurs du bébé qui appelleront de son désir le sein pour combler autre chose que la faim. Son objectif, encore inconscient, sera de retrouver le plaisir de sucer, d’être accueilli dans le sein maternel pour y retrouver chaleur, tendresse. Que cette satisfaction se fasse attendre ou ne vienne pas à la demande pleurée ( pour diverses raisons : pas l’heure de la tétée, par exemple) l’enfant manifestera par des cris ses émotions, sa frustration. Colère, voire haine seront contenues dans ses pleurs mettant en place les fantasmes  associés… Par ce processus du fantasme du sein perdu l’enfant sera sous influence maternelle, influence qui accompagnera toute sa vie. L’adulte sera toujours dans la  poursuite du sein fuyant,  fantasmé, sein dont il ne sera jamais sevré, dont il n’aura jamais assez.  Le désir est  par définition inaccessible  parce qu’ insatisfait et fuyant. Adulte, il cherchera, sous sa forme érotique, ce que fut la relation à sa mère, événements heureux ou malheureux confondus.

La recherche du sein dans ce cas n’est plus un sein nourricier mais devient un sein sublimé, métaphorique

C’est par l’analyse que l’on retrouve la trace des hommes sadiques particulièrement pervers. Ceux là même qui se servent de la poitrine des femmes pour y éteindre des cigarettes incandescentes, qui se servent d’aiguilles pour les transpercer. Tant d’autres comme l’attestent les annales judiciaires qui relatent de telles horreurs.

Bien heureusement pour les femmes la plupart des hommes sont amoureux des seins bien qu’il existe des hommes complétement indifférents à leurs atours.

Là ne s’arrête pas le sujet du sein …Quelques autres informations précieuses pour les femmes suivront très bientôt.

A suivre donc.

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Aujourd’hui les seins sont devenus objet de culte qui s’inscrit dans le mouvement d’une société qui glorifie le corps. De ce fait leur fonction esthétique s’est hypertrophiée.

Rares sont les hommes qui aiment les femmes en n’aimant pas s seins. Parmi eux il y a ceux qui expriment leur besoin d’être maternés en rêvant de se perdre ou se perdent dans ces globes  qui leur rappellent la toute première enfance où se blottir dans le sein maternel n’était ni interdit ni indécent, y compris en public.

Et puis il y a ceux qui aiment tant ces sphères qu’ils sont appelés les globophiles. Ce terme est apparu dans un magasine justement nommé « Globes » qui faisait une large part aux gros seins :  « La revue des amateurs des femmes aux charmes opulents », présentait des femmes aux grosses poitrines sous une forme qui se voulait érotique. Ainsi pouvaient-elles par leurs globes voluptueux capter le regard et l’attention masculine dominant par cet attrait le sexe dit fort. Ce magasine a disparu depuis 1993, car de mensuel il est passé hebdomadaire, croyant augmenter son tour de poitrine avec un tirage à 45000 exemplaires il perdit tout, il dut s’arrêter de publier…

Un amant qui, amoureusement léchouillera, mordillera, empaumera les seins de sa belle fera d’elle une femme comblée, se sentant aimée, rayonnante. Oui, mais!  » Il existe des femmes qui n’aiment pas qu’on leur voit et encore moins qu’on leur touche les seins »me disait Franck  frustré dans son désir mamelu. Oui, c’est vrai, j’entends quelques fois dans ma clientèle des femmes jeunes et moins jeunes me parlant de cette part d’elle qu’elles ne supportent pas. Leurs seins sont douloureux à l’approche des règles. Elles les trouvent envahissants par leur grosseur. Ou ridicules par leur petitesse. Ou encore effrayées par le risque de cancer à la moindre douleur. La ménopause les obsède quand à leur disparition, avachissement…

Alors que faut-il faire pour les rassurer ? D’elles-mêmes elles pensent à la chirurgie esthétique. On travaille là dessus. Le travail se fait sur ce qui changera dès lors leur rapport au monde, leur propre regard sur leur apparence et leur narcissisme retrouvé.  Le sein étant le phallus de la femme et la preuve de sa féminité, symboliquement bien évidemment. A l’heure actuelle, il est vrai qu’il existe de très bons, performants chirurgiens esthétiques.

Mais peut-être avant d’en arriver là il est bon d’essayer un exercice pratiqué dans la sexualité taoïste. Il donne d’excellents résultats pour peu que l’on soit persévérante à le faire tous les jours. Pratiqué assidûment quelques minutes par jour, cet exercice aura pour effet et très rapidement d’augmenter la masse mammaire, quel que soit votre âge. Cela en vertu du lien entre les seins et les organes génitaux…

Si cela vous tente d’essayer, il suffit de me le faire savoir sur un commentaire.  Je vous indiquerai la marche à suivre par un prochain article. Pas drôle ? A vous à faire la démarche! Pourquoi serai-je la seule à travailler, hein? Je vous le demande ?

Car comme le dit le dicton populaire :  « Il vaut mieux parler au bon dieu qu’à ses saints. »

 » Oh, là,là vraiment pas drôle la Lyli….

Joyeuses Pâques quand même.

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Bordel au café aurait pu s’intituler ce dernier SEX-O-CAFE ! Oh, là, là Lyli n’y va pas de mains mortes et pourtant elle n’a pas tort ! Merci de le reconnaître. Éric, entre autre, était très mécontent. D’ailleurs il est le seul à l’avoir manifesté ouvertement avant la clôture.  Fidèle  depuis le premier rendez-vous et prenant la parole bien à propos, cette fois-ci, pour lui, il en fut tout autrement. Puisqu’il n’a pu parler que pour dire en fin de séance sa (presque) fureur.

Que s’est-il passé dans ce troisième rendez-vous ? D’abord une arrivée massive de personnes qui ne s’étaient pas inscrites ou qui avaient transgressé la règle – en sexualité la règle se transgresse facilement. Dans le cas qui nous occupe il faut savoir que nous ne pouvons guère dépasser une trentaine de participants compte tenu de l’exiguïté de la salle. Or, les participants sont arrivés par flots successifs bien au delà de 20h45 pour atteindre le nombre de 56. (56 c’est le nombre où Anne s’est arrêtée de compter. Elle y perdait son latin (les gens continuaient à rentrer) et la pagaille aidant elle se perdit dans les comptes.  Onze messieurs. Il ne vous reste qu’à faire la différence pour avoir les dames.

Deuxième point donc concerne le retard. Les retardataires rentraient la fleur aux dents en produisant un sacré remue-ménage. Jojo (qui est Jojo? : le maître d’hôtel du bar, dévoué et très attentif aux allées et venues  de la clientèle du 3.14) Jojo donc, en bon papa-poule doit ramener à chaque fois de quoi poser le postérieur des personnes  en retard et en surnombre. Comment remplir un œuf? C’est la question que Jojo a due se poser ce premier avril. Oui, c’est vrai c’était aussi le premier avril, et peut-être certains étaient là pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une farce, que nous allions bien parler d‘Amour et de confusion. Pour la confusion c’est sûr, elle régnait. Quant à l’amour d’après certaines qui s’en plaignaient on en parlait pas beaucoup mais beaucoup trop de la sexualité.

Lyli, vas-y ! Raconte-nous autre chose que l’intendance, autre chose que de la promiscuité ! Je vais en parler mais d’abord faut planter le décor, non? Oui, parler de l’ambiance est importante pour les lecteurs du blog. Reine et bien d’autres ayant justement critiqué le mauvais rapport antérieur. Aujourd’hui je m’applique.

Anne avait réglé la caméra prête à filmer, et ce, bien avant le comptage. C’est donc dans cette ambiance désordonnée, bruyante que Liliane, notre  modératrice,  rappela les règles élémentaires, demanda un peu de silence – qui se fit attendre longtemps -  pour que nous puissions commencer.  Cette fois, je pris la parole en premier.  Tremblant de tout mon corps tout autant de la main qui tenait le texte j’arrivais me sembla-t-il à lire haut et fort le résumé d’un livre de Georges Abraham intitulé « Tout savoir pour comprendre l’érotisme de l’homme et de la femme » Ce texte résume dans sa totalité ce que j’essaye de faire passer comme idées. Est-ce utopique ? Sortir la sexualité de la boue dans laquelle elle se vautre, la sortir du graveleux, de la pornographie. Il est utile de considérer la première phrase du texte : « Ce n’est pas la sexualité qui épanouit l’être mais son accès à l’érotisme. S’ensuivit l’énumération des chapitres avec un très bref récapitulatif sur l’amour : Où prend-il sa source? Il est défini par ses contraire – La chimie de l’amour et la tempête hormonale qu’elle déchaîne dans le corps amoureux – L’amour sous toutes ses formes et ses appellations – et pour finir La confusion que sème la sexualité dans la relation amoureuse. Vous pourrez retrouver les articles sur le blog. Ouf! Je respirais mieux, bien même; j’avais passé le cap en me lançant à l’eau et vaincu cette paralysie qui les autres fois, me rendait muette. Ah, bon ? Les anciens n’avaient pas remarqué ma panique de prendre la parole en public?

Ensuite, Christophe prit la parole en parlant des différences entre femmes et hommes dans la sexualité. Pour les hommes, le corps sait et ça marche tout seul. Ils découvrent l’orgasme sans avoir à l’apprendre. Par contre pour les femmes qui ne le connaissent pas spontanément, l’orgasme sera le fruit d’une découverte plus ou moins heureuse du corps. Il décompose l’orgasme en quatre temps :

1- La phase d‘excitation. Elle se manifeste pour les femmes par humidification des parties génitales, les seins gonflent ainsi que les lèvres et les mamelons se dressent en durcissant. Pour l’homme lui, son érection prouvera son excitation. L’adrénaline se déversant à ce moment là entraîne une tension agréable. 2- La deuxième phase en plateau maintient l’excitation pendant que toutes les modifications de l’appareil sexuel sont exacerbées sous l’effet d’hormones. 3- Vient ensuite l’orgasme à proprement parlé qui envahit d’une douce euphorie avec des contractions plus ou moins fortes, notamment des contractions utérines. 4- La phase de résolution : le pénis, le clitoris, le vagin, les mamelons retrouvent leur taille initiale.

Le point G : Christophe renseigne sur son emplacement. Petit détour du côté des yogis tantriques : pour eux il existe 4 points répartis autour du point G.

Le moment est venu pour Christophe de parler d’amour et de philosophie. Platon et Aristote sont au menu. Amour difficile pour Platon puisqu’il est désir et que le désir provient d’un manque (utile de faire une piqûre de rappel du 2ème sex-o-cafe) alors que pour Spinoza (ou Aristote) l’amour est une joie qui se traduit par « aimer c’est se réjouir de ».  Quoiqu’il en soit dans l’amour s’opposent les contraires. Au même titre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir faim pour aimer manger; il suffit de manger d’un bon appétit et aimer ce que l’on mange. Pour l’amour il en est de même. On n’a pas besoin d’être frustré pour faire l’amour…

L’éveil érotique est caractérisé par une grande violence émotionnelle. La rencontre sexuelle rend possible la propagation des ondes de plaisir… L’érotisation du corps de l’adolescent provoque un tumulte subi.

L’hormone du Plaisir est l‘ocytocine. C‘est elle qui lie l’enfant à sa mère lors de la tétée et serait garante de la fidélité dans le couple. Expérience de laboratoire sur des rats qui deviennent monogames suite à l’injection d’ocytocine dans le cerveau. Mesdames vous savez ce qu’il vous reste à faire. Une picouse d’ocytocine et tout rentrera dans l ‘ordre  et votre homme au bercail dans ses charentaises ! Cette hormone est aussi et surtout responsable de l’attachement. Attachement dont j’aurais bien aimé qu’on le développât. Mais qui fut passé sous silence. Manque de temps.

Christophe terminant son exposé donna le top à l’assistance qui se leva pour aller chercher un verre. Re-branle-bas de combat, l’assistance relativement assagie, s’ébroua, sortit en trombe pour s’abreuver. Au retour dans le salon Ganesh, Christophe fit une place à la Garcitude qui s’installa en quatrième position sur le canapé. La Garcitude de retour, j’étais contente.

Ensuite ce fut tout et n’importe quoi. Un charivari au retour du bar. Des questions rarement posées. Un certain parla à plusieurs reprises de la confusion existant entre l’amour le désir. Il insista pour dire que l’amour mettait du temps pour arriver. Il évoqua la générosité indispensable sans attente de quoique ce soit en retour; (ce en quoi il a totalement raison). J’ajouterai à la générosité le respect de l’autre. Il décrivait, nostalgique, l’amour idéal dont on rêve tous. Liliane prit pour exemple « L’art d’aimer » d’Erick Fromm et mentionna qu’il y a autant de voies que d’individus.

Une participante fait un parallèle « entre la cellule animale et la part animale de  l’homme qui oscille de l’un à l’autre : tendance pulsionnelle rééquilibrée par la satisfaction qui  diminuera la tension. L’éducation bien intégrée fera de la relation sexuelle le bonheur ou le malheur de le pratiquer. C’est compliqué pour se mettre en état de réceptivité. » Les interventions de cette personne étaient bien à propos, intéressantes. Et l’amour dans tout ça ? « Nous aussi (les femmes) nous pouvons avoir un côté bestial » l’air de dire que ce côté pulsionnel, animal n’était pas seulement réservé aux hommes. Oh! combien elle a raison !

Une autre avait envie que l’on lâche le côté sexuel pour parler d’amour: « On ne parle que de sexe et si peu d’amour » se plaignait-elle!. Ce à quoi il fut répondu par une autre femme « Quand on aime on connaît ce sentiment profond. Mais il faut une certaine maturité et vivre certaines expériences pour arriver à faire l’amour sans amour ». Ce fut un grand moment car ce que voulait exprimer cette dernière était que l’amour est un art; faire l’amour sans forcément éprouver un sentiment amoureux relevait d’une générosité, du don de soi et d’aimer faire l’amour.Un retour du nostalgique pour l’amour idéal où le charme a besoin de temps pour agir; la notion de l’amour qui s’enracine avec le temps est important pour aimer… Ce à quoi il fut rétorqué  » Ça me décevrait de savoir que je n’aurais qu’un homme dans ma vie! »

Faudrait-il encore savoir et vouloir apprendre à prendre son temps; chose fort peu probable dans nos sociétés d’hyperconsommation où tout doit se faire vite et passer à autre chose si cela ne marche pas dès le début. À moins que la remise en question de nos valeurs…Mais c’est un autre sujet !

Christophe parle d’un code qui suivrait un fil génétiquement déterminé qui nous conduirait… Un autre participant : 50°/° des gens se rencontrent sur leur lieu de travail. C’est l’endogamie qui prime! Est-ce la facilité ? Est-ce pour cela que les couples vont si mal ? Ce sont des questions qui peuvent se poser.

Comme l’heure avançait à grand pas vers 22 heures la plainte d’Éric se fit entendre. Il ne viendra plus au SEX-O-CAFE dans  de telles conditions. J’ai reconnu là de la frustration et presque de la colère…Liliane informa du thème du prochain SEX-O-CAFE : La sexualité compulsive. Christophe remercia chaleureusement  l’assemblée. La grosse et magnifique porte s’ouvrit, l’œuf plein se fissura libérant les participants et les conversations continuèrent. Je fus remerciée par de jeunes femmes des précisions que j’avais apportées, de la compréhension qu’elles en ont eue. Merci à elles. Merci à tous les intervenants : Sylvain,Nathalie, Muriel, Anne, Nadège, Pascale, Caroline, Steve…et tous les autres dont je n’ai pas retenu le prénom. Merci à ceux qui ont osé parler et à ceux qui ont écouté.

Passez de belles Pâques.

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Anne, Liliane et Lyli nous trois inséparables du SEX-O-CAFE sommes sorties sur la terrasse-bar gazon du 3.14. Échapper à la chaleur et la tension, en griller une tout en faisant un débriefing sur ce qui s’était passé ce soir là. Non, je ne vais pas remettre le couvert et vous infliger un  compte rendu supplémentaire. Tout a été dit à ce sujet.

Nous voilà donc assises autour d’une table contenant cendriers pleins (pas par nous, ils n’avaient pas été vidés) lorsque deux adolescentes jolies, aériennes dans leurs mouvements s’approchent de notre table pour nous demander du feu. Cigarettes allumées, elles s’installent sans qu’aucunes de nous trois leur propose de partager notre table et encore moins notre discussion. Je me levai, je dois le dire, agacée par ce que je ressentais comme un envahissement, et allais commander Perrier tranche et Coca light. À mon retour les demoiselles étaient en grande discussion avec Anne et Liliane. Je tendis l’oreille, attentive à ce que disait l’une des deux jeunes filles. Son prénom évoquait l’Australie, bien qu’elle soit Suissesse. Sa manière de parler, rapide, difficile, entravée dans une bouche pâteuse.  Ses mouvements  quelque peu désordonnés paraissaient avoir du mal à se coordonner. Elle parlait de Cannes et de la difficulté, voire de l’impossibilité dans cette ville de « s’amuser » si on ne buvait pas.

« Pourquoi ce n’est pas comme ça en Suisse? Peut-être, répondit-elle, mais pas de la même manière. » Elle nous avoua qu’à deux, mais surtout elle, elles avaient vidé trois bouteilles de vin en apéritif. (Petite précision : il était presque 23h et elles en étaient à l’apéritif, n’avaient encore pas dîné; ce qu’elles sont parties faire en nous quittant, lorsque deux jeunes gens les ont rejointes.) D’ailleurs c’est un des deux plus jeunes homme qui alla chercher le verre resté sur la table du salon intérieur – à moitié plein – à la demande de la belle au nom de la ville Australienne…et comme il était fou amoureux dès l’instant où il la vit, il ne se le fit pas dire deux fois.

Liliane voulut savoir comment ça se passait. Pourquoi cette débauche, d’alcool? Avait-elle conscience qu’elle se foutait en l’air en se faisant exploser le foie. « Non, à mon âge, je ne risque rien, je m’en rendrais compte avant, j’aime boire mais pas au point d’avoir une cirrhose. Vers 60 ans, peut-être, mais je m’arrêterai avant. « J’essayais de lui faire entendre, que la cirrhose ne dépendait pas de son désir mais d’une maladie du foie provoquée – entre autre – par l’abus d’alcool. On ne pouvait décider du moment où l’alcoolique en serait atteint, d’autant plus si l’organisme est carencé de certains enzymes pour y palier. Que l’on devenait alcoolique en buvant régulièrement l’on se trouvait piégé quand on ne pouvait plus s’en passer. Ce qui arrivait très vite et à son insu. Elle savait tout cela…

Pendant ce temps là, l’autre jeune fille parlait à Anne. Elle ne buvait pratiquement pas. Elle vivait à Cannes et connaissait la mentalité de cette région qu’elle aimait.  Dès que Liliane, se tournant vers moi, leur appris que j’étais psychothérapeute et que nous étions là pour notre débat mensuel sur la sexualité, l’autre adolescente « Puis-je vous poser une question?. »

Motus et bouche cousue sur les questions et des réponses qui abordaient la sexualité. Seulement un constat navrant de cette jeunesse, belle, intelligente et déjà tourmentée par des préoccupations d’un autre âge.  Anachronisme complet. Quelle société cette jeunesse est-elle en train de construire? Quelle est notre part de responsabilité dans cette folie dont parlent les jeunes gens?

Ô angoissantes questions dont le mal ravage les jeunes troupes d’ados. Ne pas éprouver d’orgasme autant de fois que l’on fait l’amour (par délicatesse, j’emploie faire l’amour alors qu’il faudrait dire se faire baiser); n’être que dans une recherche du plaisir orgasmique que l’on a jamais connu mais dont tous les médias parlent; ne pas se sentir une jeune fille normale si, comme le préconise la presse pour ado, il faut jouir coûte que coûte; avoir le sexe épilé pour mieux faire fantasmer les hommes et se donner l’illusion de rester une petite fille  ce qui les fera d’autant plus bander qu’ils pourront transgresser la loi sans être des pédophiles…Se servir de la pornographie via internet pour être fun; être accro au sexe kleenex, « tu ne me plais plus je te jette puisque tu ne me fais pas jouir; ils se bousculent à ma porte et il y en aura un qui y arrivera mieux que toi. « Avoir moins de 18ans et déjà avoir des implants mammaires.

Tout ! Ils veulent tout plus jeune, plus vite, plus fort, plus trash, plus hard. Comme si on ne leur laissait pas le temps de vivre le printemps de leur vie. Comme si ils devaient arriver en plein été pour ne jamais arriver à l’hiver qui leur fait si peur. A peine bougeons, la jeunesse se flétrit sans que ne s’ouvre la fleur, la beauté. Brûler les étapes, semble être leur seul but. Mais pourquoi? Lancinante question.

Qu’avons-nous fait à nos enfants pour que nos petits enfants vivent ainsi ? Des mères qui ne veulent pas vieillir en seraient-elles la cause ?   Des pères défaillants, manquants feraient-ils des enfants manqués ? Avant ce SEX-O-CAFE, j’ai eu une discussion avec ma fille à propos de Facebook et de ce qui s’y passait. Nous en avons conclu que j’organiserai un SEX-O-CAFE spécial adolescents. Oui, ça urge!

Votre lundi Pascal c’est bien passé ? Tant mieux ! Parce que moi j’ai envie de hurler.

La sexualité compulsive

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La demande de plus en plus importante en consultation, les sites pornographiques de plus en plus nombreux étalant des sexes béants sur des cuisses ouvertes, des seins hypertrophiés autant que des verges turgescentes, des culs, des langues, et des et des… Autant d’images que l’on peut voir de chez soi sans se cacher en achetant des magasines pornos. Ne plus s’obliger de regarder en cachette accompagné d’une branlette vite faite dans les chiottes de son appartement pendant que bobonne remplit le lave vaisselle. Et puis se relever la nuit parce que « je n’arrive plus à faire l’amour à ma femme, il n’y a plus que le sexe par écran interposé qui m’excite. » Cette plainte là se répand  de plus en plus souvent dans mon cabinet avec une supplique pour que s’arrêtent les dégâts occasionnés par cette dépendance sexuelle compulsive.

La sexualité compulsive, fait des dégâts. À tous les niveaux : dans le couple d’abord, dans la vie professionnelle, dans la pensée obsessionnelle, dans les finances – les sites coûtent chers – dans les relations amicales…

Alors qu’est-ce que la sexualité compulsive ? D’abord ce qu’elle n’est pas : on ne doit pas la confondre ni avec l’érotomanie – qui est une illusion d’être aimé – ni avec la nymphomanie qui est  une exagération du désir sexuel chez la femme.  Ces deux formes ont toutes un objet de désir, un partenaire sur qui elles ont jeté leur dévolu. Ceci étant dit, regardons maintenant ce qu’est la sexualité compulsive.

Appelée aussi hypersexualité  la sexualité compulsive se rattachent d’abord :

- Encore et toujours aux fantasmes accompagnés par des comportements sexuels et des pulsions récurrents et intenses. C’est leur durée sur un long terme qui définit cette pathologie, au moins six mois.

À cela s’associent quelques autres critères significatifs :

- Une grande partie du temps est utilisée par les fantasmes et les pulsions sexuelles qui doivent, pour la personne atteinte de sexualité compulsive, impérativement être planifiés. Question lancinante : comment vais-je satisfaire ma sexualité dans mon emploi du temps ?

- Se livrer de manière répétitive à  ses fantasmes, pulsions et comportements sexuels dès que l’humeur de la personne change, lorsqu’elle est en difficulté. L’anxiété, la dépression, l’ennui, l’irritabilité seront les motifs inconscients et le prétexte pour avoir recours à la compulsion sexuelle. Les événements stressants du quotidien  font partie des dérèglements de l’humeur qui impliquent cette activité.

- Les efforts répétés autant qu’infructueux ne parviennent pas à contrôler ou à réduire de façon significative les fantasmes, pulsions et comportements compulsifs sexuels.

- S’adonner de manière répétitive à une activité sexuelle en ne tenant aucun compte du préjudice physique ou affectif pour soi ou pour autrui.

On retrouve une détresse personnelle ou une altération dans les domaines sociaux, dans les occupations ou tout autres domaines importants du fonctionnement qui sont associés à la fréquence et à l’intensité des fantasmes, pulsions et comportements sexuels. Ces comportements ne sont pas forcément liés à la prise de drogue ou de médicament. Ce comportement se manifeste sous diverses formes comme la masturbation, la pornographie, comportement sexuel (entre adultes consentants), cybersexe, sexe au téléphone, club de stiptease… Quoiqu’il en soit c’est la pensée obsessionnelle et répétitive qui fait de la sexualité compulsive un état dramatique pour celui ou celle (en moindre proportion pour les femmes) qui la vivent.

La sexualité compulsive n’est pas la paraphilie (sexualité socialement anormale, déviante comme l’exhibitionnisme, pédophilie). Cette sexualité se manifeste par des comportements sexuels normaux qui devient compulsive par leur répétition excessive et/ou désinhibée. Elles peuvent cependant être concomitantes.

Voilà vous savez tout sur cette manifestation sexuelle qui s’immisce dans le quotidien du couple et dans toute activité ne laissant aucune place à quoi que ce soit d’autre.

- Ça se soigne ? me demandait Roland après qu’il m’eut exposé ce qu’il nommait (à juste raison) son drame. Oui, ça se soigne même si cela ne se règle pas en trois coups de cuillère à pot.  Le temps est nécessaire pour endiguer ce besoin compulsif  qui dépend de tant de phénomènes souvent traumatiques, là encore, de l’enfance. Nous continuerons à y voir plus clair, très prochainement.

Soignez votre foie après l’orgie de chocolat, on se retrouve demain.




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La sexualité devient compulsive lorsque la personne(homme ou femme, hétéro, bisexuelle ou homosexuelle) est contrainte à avoir de continuelles activités sexuelles afin de se sentir bien. Dans cet état où la pensée n’est tournée que vers l’idée de satisfaire la sexualité envahissante, la personne néglige les autres aspects de sa vie. Le partenaire, les enfants s’il en a, se sentent délaissés parce qu’il les délaisse. Son travail s’en trouvera aussi affecté puisqu’elle passera son temps à en chercher pour satisfaire en la planifiant sa sexualité. La personne dépensera beaucoup d’argent ce qui mettra en danger ses finances. Sans parler de sa santé physique  par les maladies qu’elle pourrait contracter; en principe ces personnes sont tellement actives et leurs demandes sexuelles tellement puissantes qu’elles ne prennent aucune précaution comme se protéger par exemple des MST. Les défenses immunitaire se déprécient, compte tenu de l’alimentation souvent négligée, du peu de sommeil.

Voici un cas que j’ai ressorti de mes archives. Un dossier vieux de plus de 10 ans d’une patiente qui, je m’en souviens,  raconta ce qu’elle vivait comme un cauchemar.

Mado avait un compagnon dont elle fut follement éprise dès l’instant où elle le vit. Sa situation conjugale ne lui permit pas de vivre avec; par ailleurs ce musicien ne pouvait s’engager dans une relation qui lui aurait demandé – une certaine – fidélité dont il se disait être incapable « Sur les routes, en tournée, il y a tant de belles filles et moi tant besoin d’aimer » Mado m’avoua que cette expression aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Or, à cette époque là, elle était loin de s’imaginer que la franchise de son amoureux recelait déjà une très importante sexualité. De cette sorte de sexualité, dès son divorce, elle en fit l’expérience car jamais de sa vie elle ne connut « ça ». « J’aimais tant faire l’amour avec lui, ça durait des heures, il n’éjaculait jamais et restait dur dans moi des heures durant… Oui, mais « ça » c’était au début parce qu’après pour moi, faire l’amour tout le temps, ça me fatiguait et mon désir n’était plus présent, mais lui ne pensait qu’à ça. » Cet homme ne travaillait plus, il vivait sur ses économies et aux crochets des femmes qui l’hébergeaient. Mado quant à elle, l’acceptait tel quel plutôt que le voir repartir,  s’éloigner d’elle.

Ce qu’il faisait de ses journées ? « Il créait des bandes sons pour un ami Américain musicien avec lequel il était toujours en relation. Pour lui, il passait des heures à  enregistrer  en boucle  les mêmes « bouts ». Quel genre de son ? Des sons répétitifs, avec beaucoup de basses, de la house, avec quelques fois des voix qui rabâchaient des phrases à connotation sexuelle. Ça aussi ça devenait infernal, l’impression d’un marteau piqueur qui s’enfonçait dans la tête. Lui avait l’air de prendre son pied; il était fiévreux, excité quand il faisait cette musique comme quand il faisait l’amour. Jour et nuit. La situation s’est dégradée à son retour de Paris. Il s’est disputé avec son ex, ils avaient un enfant ensemble. Il devint triste, hargneux et ne me touchait presque plus. Il refusait de donner une pension alimentaire (pas de travail donc pas d’argent pour ça.) Son seul travail consistait à enregistrer des K7 audio et maintenant vidéos des programmes qui passaient tard dans la nuit sur canal + qui diffusait une fois par semaine un film porno. Ce qui fit déborder le vase est quand je le surpris en pleine nuit en train de se masturber avec une fureur difficile à voir. Ses yeux rivés sur la télé, son sexe dans sa main il avait l’air d’un fou. Tout cela était non seulement choquant mais incompréhensible pour moi. C’est vrai que je n’avais plus très envie de lui car ce n’était plus la joie du début. J’avais l’impression d’être utilisée sans être aimée; que la seule chose qui lui plaisait était de se masturber dans moi ; moi en tant que femme je ne l’intéressais plus. » Elle pleura à ce moment là. De chaudes larmes tombèrent de ses yeux comme retenues par une écluse fermée par tant de honte qu’elle me disait ressentir, pour lui, pour elle…Mais continua vaillamment comme pour en finir de raconter son drame.

« Parce qu’il ne mangeait plus, il maigrissait et tomba malade. J’étais prête à l’aider, à comprendre son mal dont il commençait à parler. Ce qu’il en disait concernait ce besoin excessif d’avoir à se masturber en permanence. Il voulait atteindre l’extase  par ce moyen comme en parlaient les religions sacrées. Moi je pensais, sans le lui dire, qu’il délirait.Il commençait à avoir des démangeaisons sur le corps, un prurit d’après le dermato consulté. Ce dernier évoqua des défenses immunitaires qui seraient faibles et d’après ses conseils il devait éviter le stress, bien se nourrir et dormir. Tout ce que ne faisait  pas cet homme, à part boire du café très sucré et se masturber…

Cet homme était atteint d’une sexualité compulsive dont le seul but était d’entretenir une forme de priapisme. Cela finissait par  devenir source d’angoisse pour les deux partenaires et Mado ne savait plus à quel saint se vouer.

Poser des mots, identifier  le problème de ce compagnon eut pour effet de calmer Mado et lui permit de se réapproprier la part d’elle-même qui avait été très amochée durant cette vie commune. Nous pouvions afin  commencer à reconstruire l’identité de Mado dans son état antérieur à cet homme…

à suivre!

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La sexualité compulsive se retrouve sous différentes formes et se manifeste souvent dans le cadre d’un fantasme particulier. La liste énoncée n’est pas exhaustive, il s’en trouvera bien qui sauront en débusquer quelques autres formes.

- Avoir le plus de rapports possibles avec un maximum de personnes, le plus souvent possible;

- Séduire pour abandonner sitôt fait;

- Passer son temps sur Internet à naviguer et à chatter dans le but de satisfaire sa sexualité liée à un fantasme de domination, de soumission;

- Se connecter sur des sites pornographiques

- S’exciter dans des rapports (anal) non protégés avec grand nombre d’individus.

Certains rétorqueront qu’Internet n’a rien inventé. Ils auront raison. Tout existait avant son avènement largement répandu : les photos, les films, les petites annonces, les dialogues par minitel rose… tout cela existait déjà. Par contre ce qu’a permis Internet est qu’au bout d’un clic et de quelques secondes il donne accès à tout un matériel sexuel gratuit et qui plus est sans bouger de chez soi. Sexe est le mot le plus demandé sur les moteurs de recherche et 15% des internautes (en 2000) ont visité des sites et des forums de discussion à caractère sexuel. Ce n’est pas cela qui fera des internautes des sexuels compulsifs même si parmi eux plus de 9% d’entre eux le deviennent. La cybersexualité va entraîner une cyberdépendance sexuelle. Les faits sont là, malheureusement.

La plupart des accros au cybersexe pensent leur comportement sans conséquence. Qu’il n’y a pas de relation extra-conjugale puisqu’ils restent dans le virtuel. Ils trouvent qu’il est plus acceptable de réaliser ainsi leurs fantasmes plutôt que de les réaliser dans leur vraie vie, une telle activité est moins compromettante, plus morale que de regarder des photos sur des magasines pornos. Cela est faux : le cyber sexe n’est pas sans conséquence.La cyber sexualité compulsive entraînera à plus ou moins longue échéance une incapacité à établir une relation saine et gratifiante avec le partenaire, puisqu’on le sait, le compulsif néglige totalement son entourage au profit de son comportement sexuel. Son désir diminue car tout chez lui est monopolisé par les images, vidéos, photos et les correspondants de ces sites. Dans les couples si l’un d’eux est cyber-dépendant il perdra tout intérêt pour la sexualité vécue avec son partenaire. C’est une des raisons première qui fait éclater les couples de nos jours. Le cyber sexe est vécu par le partenaire délaissé comme la pire des infidélités , mise en cause par l’interaction sexuelle qu’engendre la cyber dépendance. L’autre partenaire se sentira trahi, rejeté, humilié d’où la colère la jalousie qui s’ensuivront…

Ce qu’il faut retenir : pour  l’individu qui la vit, et à cause de l’investissement qu’il y met et l’escalade qu’elle va forcément engendrer (on est dans le « toujours plus » de jouir)  la sexualité compulsive est comme une toile d’araignée dans laquelle l’individu est pris sans  pour autant  trouver le soulagement souhaité, une satisfaction libératrice. Si un quelconque événement (démasqué par un tiers, un conjoint, se faire arrêter par la police), oblige l’individu à mettre en veilleuse momentanément son activité compulsive, il la reprendra de plus belle, sans une aide extérieure. Sans un travail thérapeutique en profondeur, la compulsion contrôlera les actes quand bien même voudrait-il faire autrement. Par l’aide thérapeutique la personne peut retrouver un apaisement, après avoir identifié ses besoins et appris à repérer son anxiété inconsciente liée au fantasme compulsif, en apprenant à le gérer de manière adéquate.

Il y a encore tant de choses à dire dont je vous parlerai la semaine prochaine.

Passez un bon week-end.

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Qu’il est bon de rêver autant que d’accepter  le syndrome d’Alcibiade comme étant un symptôme indiquant le retour du refoulé provoquant tempête somatique et désordre psychologique. Un moment d’accalmie dans un champ de coquelicots pour éloigner momentanément ce monde d’images choquantes que met en scène la pornographie. Et qui la rend obscène.

Alors nous rêverons d’un monde main dans la main pour former une ronde.

Nous rêverons éveillés à la pause des armes pour désamorcer les implosions cellulaires qui dévastent notre corps; nous allumerons des feux dévastatueurs qui brûleront les monstres intérieurs qui nous rongent; à nous d’en répandre les cendres comme engrais…

Son rêve à elle : transfusions d’énergie d’elle vers lui.

Rêver. Rêver à une vie meilleure c’est maintenant ou jamais.

Rêver de douces frustrations nécessaires qui n’engendreraient que de petits manques satisfaisant nos désirs sans obsessionner; rêver de films criants de vérités essentielles, de chants d’amour sans épines appliqués en baumes lénifiants.

Rêver de réveils enchantés aux paroles de miel épicé d’Orient.

Rêver de murmures de ruisseaux serpentant dans la vallée, s’engouffrant dans la grotte qui est là et t’attend.

Rêver de bougies dont la cire scelle d’un rouge tendre nos vies à tout jamais.

Rêver d’abolir l’ignoble;  rêver de chaînes déliées, de mots libres comme l’air dépollué, d’un lâcher joyeux d’émotions pour tout embraser; d’espaces où l’on pourrait tout se dire en toute impunité; de soleils jaunes citron juste ce qu’il faut acides pour saliver.

Rêver de corps souples avançant sans entraves vers la liberté; d’esprits légers comme des âmes qui savent où se poser;  rêver d’enlever les masques des Amants du tableau de Magritte et  transformer la mascarade en un long et doux baiser.

Rêver d’arrêter le temps sur les instants magiques pour revivre en boucle, couchés en boule, l’éternel retour.

Rêver de ne jamais dire adieu à ceux qu’on aime mais au revoir on se retrouvera ailleurs, bien vite.

Qu’il est bon de rêver pendant que les méninges accouplées aux symptômes travaillent à savoir qui est responsable de ces hyper débordements sexuels.  Surchauffée à l’Internet, mélangée aux nombreux sites qui focalisent sur les replis génitaux, la nature intrinsèque de chacun s’engouffre dans les profondeurs cybernétiques  pour mieux engloutir les désirs toujours plus insatisfaits du genre humain.

Mais là il s’agit de cauchemar et non plus de rêver… Juste une petite pause pour reprendre plus tard, loin des polémiques, l’origine supposée de la sexualité compulsive.

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Pornographie vient du grec pornê, prostituée, et de graphein, écrire sur. Ce qui s’écrit sur le commerce sexuel. La représentation de qui s’achète en matière de sexe.Tout dans l’économie de marché s’achète et se vend, tout est objet à commencer par les corps. Rentable depuis la nuit des temps, le corps est aujourd’hui plus que jamais une industrie florissante. Par l’obscénité (ce qui est mis au devant de la scène) de cette idéologie marchande, c’est dans le jeu des pulsions et des frustrations qu’elle suscite en permanence, que se trouve la pornographie actuelle. Les écrans de télévision, de cinéma, les affiches de publicité, rien ne se vend sans l’étalage corps féminins (de plus en plus de corps masculins); nous consommons virtuellement des objets de substitution en vente sur le marché ceux-là mêmes qui servent  à combler nos frustrations.

A l’aide d’une webcam on peut se transformer en acteur du porno; il suffit pour cela de s’exhiber devant et d’envoyer à l’autre bout  de la planète son corps partiellement découpé  en fesses, en seins, en queue. Le sexe se vend en mégabits. La quincaillerie du sexe  connaît un boom: sur le grand bazar du Net, le virtuel rejoint souvent une réalité assez glauque. Et cela depuis la commercialisation d’un kit de vibromasseurs interactifs adaptables sur l’ordinateur se transformant en godemichés qui se déclenchent à partir des mots clés : bouche, sexe, fesse. Il devait en 2001 être mis au point une membrane imitant la peau humaine dotée de capteurs en mesure de transmettre et de déclencher via le clavier des consoles des attouchements sexuels…

Photos de magasines scannées, catalogues de nus accessibles à tous, sites de masturbation interactifs où se combinent le son et l’image, clichés d’exhibitionnistes, catalogues de films X, accessoires par milliers, strip-tease sur demande, réseaux en tout genre…Sur le Net il n’y a qu’à demander  vous serez servis… Larry Flint un des premiers et des plus connus à en avoir récolté les gains juteux.

Alors ? Alors, je ne fais qu’informer. Sans porter de jugement sur l’état de ce qui s’étale sur le Net et après avoir compulsé un nombre considérable  de textes, je ne fais qu’en exprimer ici un tout petit aperçu.  Cependant je ne peux m’empêcher de mettre en garde contre la facilité de se faire piéger (piège d’où il est difficile de s’évader) dès que la spirale infernale se met en marche au bout d’un clic  de souris un moteur de recherche apparaît (Yahoo, par exemple) où il suffit de taper « sexe » pour voir s’afficher des pages entières de pornographie. Si le réseau devient l’endroit d’un idéal de vie pour certains, il est aussi pour d’autres, le média de toutes les déviances et de toutes les perversions. C’est ainsi que l’on y retrouve d’insoutenables images pornographiques mettant en scène des enfants dont certains ont à peine quelques mois. 

D’autres temps d’autres mœurs. Certains confrères pensent qu’Internet est un lieu de rencontres, un remède à la solitude. Sur le plan sexuel cette liberté de parole avec des inconnus peut lever des inhibitions. Elle permet d’exprimer ses fantasmes sans tabous. Il est important de parler de sa sexualité mais pas à n’importe qui ni à n’importe quel prix. Même si en ligne l’anonymat rend la chose plus facile elle n’est pas sans danger. Très vite on peut basculer dans le sordide. De la pornographie à la pédophilie il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir pour certaines personnes à l’esprit faible et dérangé.

Demain, peut-être nous parlerons de ce qui peut être à l’origine de cette dépendance. Je vous souhaite une bonne nuit sans cauchemar.

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Avant la venue d’Internet, tout ce qui touchait à la sexualité se vivait caché, alors qu’aujourd’hui on a tendance en à revendiquer les formes les plus hards, quelques fois même à s’en glorifier. Les dépendants compulsifs sexuels, puisque c’est de cela dont il s’agit, trouvent une justification à leur travers. La culpabilité a déserté la plupart des personnes atteintes; ce n’est que lorsqu’elles ne peuvent plus obtenir satisfaction à leur demande obsessionnelle, qu’elles se sentent exclues de leur entourage,  que leur fonctionnement devient source d‘angoisse et de recherche éperdue comme le drogué pour sa came, lorsque il n’y a que le Net pour endiguer ce flot dévastateur, seul lieu où elles trouveront réconfort et réassurance, ce qui les incitera à continuer à aller plus loin dans l’espoir d’y trouver un apaisement…peut-être alors le moment de consulter poindra dans leur esprit avant qu’il ne soit trop tard.

La psychothérapie des addictions sexuelles est indissociable de celle des addictions en général. C’est dans l’enfance que l’on doit en rechercher les premières manifestations.  Bien que les études sur la sexualité addictive soient très peu nombreuses, il a été mis en évidence  par Joyce McDougall qu’une relation primitive à la mère déjà addictive serait à l’origine de l’addiction d’un adulte. Un nourrisson passe par une phase où il doit intérioriser la mère (suffisamment bonne – comme stipulée par Winnicott) afin qu’il puisse accéder à une maturité « normale ». Grâce aux soins et à la présence de la mère (ou de son substitut) l’enfant se « fabriquera »  une représentation interne de la mère. Par cette interaction mère/nourrisson, l’enfant apprend à devenir sa propre source de réconfort par la répétition d’expériences gratifiantes induites par la mère. Dans le cas contraire, où la mère ne peut établir de structures suffisamment stables (où par exemple l’enfant sera son seul centre d’intérêt – mère dépendante de son enfant – ou désintéressée par son enfant), celui-ci sera dans l’incapacité de se construire et de se représenter une mère intérieure.

Un bébé seul n’existe pas, ne se développe pas, il peut ne pas survivre ; l’environnement est d’une importance primordiale et ce, dès les débuts de la vie. C’est dans cette période que va s’instaurer une relation addictive à un autre – absent ou dépendant. Un développement infantile marqué par une intégration défaillante fera un adulte au comportement addictif, compulsif. Là encore ce sont les fantasmes successifs du monde du nourrisson qui structurent et organisent la maturation psychique. La sexualité s’organisera autour du fantasme qui permet d’exprimer un fonctionnement psychique auquel l’enfant est resté fixé.

Un constat de Joyce Mc Daugall : tous les symptômes névrotiques, psychotiques, pervers ou psychosomatiques ne sont que des tentatives infantiles d’auto-guérison.

Il est bien évident que dans un travail thérapeutique nous tiendrons compte du milieu social et culturel de la personne.  Milieu socio-culturel d’où émane l’histoire personnelle, le mythe (roman familial) et les solidarités parentales qui tiendront lieu de représentations symboliques différentes pour chaque sujet.

La personne sexuellement compulsive et par conséquent dépendante sera toujours à la recherche de ce « sein » qu’elle n’a pu intérioriser, qu’elle n’a pu faire « être » elle.  Ce dont elle cherchera à revivre sans jamais y parvenir est cette fusion (destructrice). Au stade psychique premier la mère et l’enfant ne font qu’un par l’intermédiaire du sein. L’enfant garçon ou fille « est » le sein avant de pouvoir le prendre. Il devra le reconnaître comme « autre » différent de lui pour qu’ait lieu la séparation. Si cette séparation n’a pas réussi à s’installer dans l’enfance, (individuation) le sujet devenu adulte devra reconstruire cette base de sécurité qui lui permettra de vivre la séparation et de se débarrasser de son addiction sexuelle. Cette reconstruction demande du temps et du courage pour ne plus être morcelé dans son être et ne pas passer sa vie à courir après l‘illusion qu’une sexualité compulsive finira par satisfaire ce besoin.

Je vous souhaite pénard chez vous à regarder passer les nuages  sans cendre, un week-end sans train à prendre…

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À l’heure où le volcan continue encore à cracher sa fumée et ses laves, où les trains sont (presque) tous bloqués sur les quais, où comme en temps de guerre on doit s’organiser pour aller et venir… pourquoi n’en profiterions-nous pas pour lâcher l’accélérateur, pour faire du sur place  et rester vers nous-même plutôt que nous en échapper?

Profitez des jours à venir pour faire une pause et reconnaître la lenteur comme un bien que l’actualité du ciel et de la terre nous oblige à envisager.

Que peut-on y faire si les avions ne peuvent décoller?Les trains restent à quais?

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

Belle journée dont nous profiterons pour apprécier le bonheur simple de regarder autour de nous.

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Qu’est-ce que la fidélité, sinon et d’abord un engagement envers soi-même? Combien d’entre nous peuvent se targuer de n’avoir jamais été infidèle à ses idées, à ses amours, à son parti, à ses souvenirs, à soi-même ?

Étymologiquement infidèle signifie qui n’a pas la foi. Par extension ce qualificatif est appliqué aux non-croyant d’une religion par ses fidèles. La fidélité serait donc une illusion au sens freudien dans la mesure où celle-ci comporte la croyance en un « toujours », en l’exclusivité d’être unique et seul désir pour un(e) autre, d’avoir et de servir des idées fussent-elles erronées à un moment donné. D’être privé de la liberté d’en changer. Cette croyance de la fidélité comme vertu émane du judéo-christianisme et ne sert qu’à rassurer l’époux sur sa paternité.  Or, toutes les idées qui expriment une exigence absolue sont non seulement absurdes mais qui plus  est, sont nocives.  Cette croyance de fidélité est incompatible avec la nature humaine, elle dépossède la personne de sa liberté, l’inféode à des comportements qui, parce qu’ils sont soumis à une croyance, sont immuables.

Cependant à l’origine de la fidélité se trouve un engagement. On peut se dire fidèle dans le cas où l’on respecte son engagement, sa promesse. Il y a infidélité s’il y a rupture de l’engagement pris, s’il y a trahison dans la confiance accordée.  Le mariage est lié à une promesse de fidélité, de respect du conjoint. Fidélité sexuelle, s’entend. Du moins c’est ce qui est demandé lors du passage devant Monsieur le maire, Monsieur le curé. Parce que l’infidélité intra-conjugale existe et les révélations sur le divan du psy sont étonnantes.

Qu’est-ce qu’une infidélité intra-conjugale demanderez-vous ? Des liaisons non extra-conjugales mais intra-conjugales. Il s’agit de liaisons avec les fantasmes (toujours eux) qui interviennent quand le couple fait l’amour; des images d’une tierce personne qui fera monter l’excitation du partenaire pour un autre ou une autre que celle ou que celui qui partage le lit. En fait peu d’hommes et de femmes sont fidèles dans leur tête.  C’est une constatation que cette infidélité mentale; elle permet de satisfaire un désir (d’infidélité) inavoué. Voir ailleurs si l’herbe est plus verte, en quelque sorte. L’exclusivité, la fidélité appartiennent à la passion, le mariage l’en éloigne. Au moins en pensée.

La fidélité ne devrait pas renoncer à la liberté de penser et d’exprimer ses pensées. Être fidèle à soi-même signifie être maître de sa vie dans la totale cohérence avec ses pensées et accepter, le cas échéant, de pouvoir en changer. Comme les choix si ne sont pas les bons. Reconnaître que  ce qui était acceptable et conforme à un moment donné et accepter que ça ne puisse plus l’être. Accepter de changer de points de vue, de regard, d’opinions sur soi-même et les autres,  implique une lucidité qui permettra de se désolidariser d’un contenu qui ne nous ressemble plus en restant fidèle à soi-même.

« J’ai fini par m’apercevoir que je n’étais pas le seul à partager la fidélité de mon épouse » faisait dire Eugène Labiche à un comédien.

Personnellement j’ai été fidèle à chaque homme que j’ai aimé. Par contre j’ai été quelques fois infidèle à moi-même justement à cause de cette fidélité aux hommes que j’ai aimés. C’était avant !

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En analyse il est une règle disant que la vérité est dans ce que l’on cache, dans ce qui ne peut se dire. En vertu de cet énoncé je me suis amusée à vérifier l’actualité pour essayer d’entendre au delà de ce qui se dit.

À cause de l’absence de nuages de cendre un président à bord d’un avion est mort. À cause d’un nuage de cendre…Un volcan s’allume et le ciel s’éteint, devient zone noire. Les gouvernement d’Europe disent qu’aucun oiseau de métal ne peut traverser les nuages. Sage précaution ou manière de mater le peuple pour qu’il se tienne à carreau ? Étrange similitude avec la grippe A et l’extraordinaire principe de précaution qui s’est avérée ô combien inutile. Non ?

France Télécom veut purger son effectif de 22000 employés. Qui en parle? Les 35 suicides qui ont eu le désespoir tragique résolvant ainsi une infime partie de la purge ? La mort a-t-elle signé leur reconnaissance et leur utilité ?

Dans une autre partie du monde. À peine entendue aux informations de France Inter concernant La Thaïlande. Lis là. Pas la fleur. Le texte ci-dessous.
Les médias français publient servilement ce que publient une poignée d’agences de presse. Ces agences tirent l’essentiel de leurs informations des média locaux soumis aux pouvoirs locaux.
Imaginez un pays soumis à la dictature, à l’État d’urgence, où critiquer le Roi vous envoie moisir quinze ans au cachot à Bang Kwang, où plus de cinquante mille sites et pages Internet et la seule télévision indépendante sont bloqués… Vous aurez alors, une idée des mensonges répandus en France sur les Chemises rouges qui luttent pour la démocratie et contre la dictature en Thaïlande. Et vous comprendrez pourquoi Abhisit et les généraux peuvent continuer, tranquillement à l’abri des regards, à noyer les protestations et la misère dans le sang des paysans, des ouvriers et des déshérités… Voyez-vous il existe en Thaïlande autre chose que des histoires de prostitution. Ce peu d’information est-il dû à la  peur ? Et si les touristes changeaient leur destination ?

Moins de 2000 femmes portant burqa ont le pouvoir de cacher 5 millions de chômeurs. Pendant que la rumeur court comme son président à vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, les cités dites sensibles font brûler les bus.  Les femmes en voile servent de cheval de bataille à une prochaine campagne électorale. Grâce à elles, la France et son gouvernement pourront réaliser – enfin – un des nombreux objectifs, celui de la sécurité. Le seul sujet qui préoccupe son représentant. Le reste, la retraite, le chômage, l’éducation, ils s’en fichent. Ont-ils oublié ?  Trop de sécurité nuit gravement à la Liberté, comme le mentionne Télérama élue meilleure couverture 2010.

Ah, oui, à propos de la retraite. Savez-vous qu’elle augmente quand même de 0,9%.  Ah, vivement la retraite que l’on puisse se reposer sur les lauriers d’une vie de travail en se chauffant au gaz qui lui a augmenté de 9,5%.

Fidèle auditrice de France Inter, je me régale à l’acide citron de Stéphane Guillon qu’il répand sur l’actualité. Quoi ? Est-ce si grave de s’appuyer sur nos amies les bêtes et de les comparer à nos hommes politiques ? Sûr Jean de La Fontaine doit apprécier ! Mais peut-être pas nos amies les bêtes  à prêter leurs têtes aux hommes politiques.

D’ailleurs nos hommes politiques font scandale et la Une en couchant avec des célébrités.  Moi aussi, je m’endors dans les bras d’un célèbre inconnu. Mais n’étant pas femme célèbre, personne ne le sait.  Vous, amis lecteurs fidèles du blog de www.libidosexualite.com> vous l’apprenez.

Eh, oui je peux parler d’autre chose que de sexualité.  Allez ! À bien vite !

un bouquet de muguet ψ

Le bonheur ne dépendant que de sa pensée, ayez des pensées aussi belles que ce bouquet de muguet.

Où que nous soyons. Quoique nous fassions : farniente dans le jardin ou  manifestation dans la rue, soyons positifs.

Chaque pensée positive nous dégagera du tourbillon  qu’est notre vie pour nous engager consciemment dans le respect de la Terre  et de nos frères humains.

Joyeux Premier Mai

Personnalité hystérique ou histrionique quelles différences ?La maison histrionique Peu de différences à vrai dire si ce n’est que l’une s’applique plus spécifiquement à une femme (hystérie), alors que l’histrion se dira plus volontiers d’un homme au comportement cabotin, théâtral. Ainsi pourrait-on dire d’une personne qu’elle est hystérique puisque femme et en tant que telle caractérisée par un  utérus. Non pas que ce dernier se déplaçait dans le corps, créant les symptômes  comme le croyaient Charcot et ses acolytes, mais plus particulièrement parce que dans l’hystérie l’histoire de la psyché d’une personne  est impliquée, exprimée symboliquement par des phénomènes, des troubles corporels. Le symptôme corporel est observable et cède à l’analyse en révélant le passé psychique d’une personne. Le terme d’hystérie  fut réservée à la femme puisqu’en grec il veut dire utérus.

Ce terme était associé à un trouble essentiellement féminin dans les sociétés où la femme était opprimée, leur féminité réprimée.

Histrionique du latin histrio, comédien, caractérise les hommes qui ont tendance à exagérer leurs émotions, à surjouer de manière explosive. La différence n’en est une que par la définition étymologique. Le comportement de l’hystérique ou de l’histrionique  serait relié à un trouble psychique qui s’originerait dans l’histoire psychosexuelle du sujet. Autrement dit l’hystérie serait une réponse corporelle à un traumatisme sexuel subi dans l’enfance.

Tiens donc, Baudelaire s’était en son temps intéressé à l’hystérie en écrivant ceci « … s’exprimant dans les femmes par la sensation d’une boule ascendante et asphyxiante, se traduit chez les hommes nerveux par toutes les impuissances et aussi l’aptitude à tous les excès » En tant que poète hystérique lui-même (chez les hommes…l’aptitude à tous les excès) Baudelaire ouvre la voie des outrances en littérature. L’hystérie est une névrose, le résultat d’un conflit intérieur d’ordre psychologique, une réponse émotionnelle excessive en quête d’attention. On pourra noter :

  • Un sujet mal à l’aise si n’est pas le centre d’intérêt; tente d’attirer l’attention par tous les moyens, en dramatisant sa situation, désirant attendrir
  • Comportement de séduction inadaptée ou attitude provocante; tentatives de suicide ou de passage à l’acte toujours sous le regard de témoins
  • Se sert de son physique pour attirer l’attention
  • Parle de manière subjective avec un vocabulaire pauvre
  • Forte dramatisation (théâtral, exagération du pathos) et exagération de l’expression émotionnelle
  • Facilement influencé par autrui ou par les circonstances
  • Persuadé qu’il vit des relations à haut niveau d’intimité alors qu’il n’en est rien
  • Changements d’humeur fréquents; affects et émotions intenses quoique superficiels. Les émotions changeantes provoquent de fortes crises de nerfs
  • Un tel sujet sera angoissé si l’on ne porte pas sur lui l’intérêt qu’il veut susciter.
  • Est dépendant des autres ; les relations avec le sexe opposé seront faites de séduction sans approfondir les relations affectives qui resteront superficielles.
  • De tels sujets ne supportant pas les frustrations  compensent par une hyperactivité émotionnelle source de souffrance provoquant des décompensations dépressives.

Ce sera tout pour aujourd’hui ! Je vous souhaite tout de bon pendant que la pluie tombe doucettement sur Cannes et sur le  printemps qui, semble t-il, nous oublie.

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Ben, quoi ? Éjaculer précocement : ça arrive à tous les hommes une fois au moins dans leur vie sexuelle, non ? N’en faites pas un fromage si c’est une fois en passant. Par contre monsieur fonctionne ainsi depuis le début ? N’auriez vous pas affaire à  un grand égoïste ? Le dit bonhomme une fois qu’il a épanché sa tension, se retourne et s’endort sans aucune préoccupation  pour votre frustration. D’ailleurs êtes-vous seulement frustrée ou très en colère après ce rustre? Parce qu’un homme qui a du savoir vivre, de la tendresse pour sa compagne, n’agira pas ainsi; un homme qui n’est pas un goujat, sera très déçu et frustré lui aussi de ne pouvoir donner du plaisir à sa partenaire. Ensemble ils chercheront la solution, en dialoguant d’abord. En consultant, en couple ou en solo, ou à tour de rôle pour apprendre d’eux et des moyens existants (et il en existe) pour renforcer la durée. Donc, dans cet article on ne va pas s’occuper des  Crazy Pitt, (Crazy Pitt qui va si vite qu’on ne le voit pas passer), on ne va pas non plus se préoccuper de ceux qui tirent leur crampe comme des lapins.

L‘éjaculation précoce est un problème beaucoup plus fréquent que l’on ne le croit; elle n’est pas la défaillance des seuls hommes mûrs, des hommes andropausés, loin s’en faut. Ce phénomène handicapant atteint tous les âges en mettant à mal et en question la virilité masculine, la confiance en soi.

Imaginons que vous êtes un couple qui aimez danser ensemble. Vous viendrait-il à l’esprit de faire des pas qui vont contrarier les pas du partenaire ? Non, bien sûr ! Donc, partant de ce principe osez jouer sur différents rythmes et différents mouvements comme dans la danse. Vous écouterez la musique de vos corps et ondulerez en cadence sans penser à l’érection. Ne soyez pas inquiets, elle va venir. Et quand elle est là, monsieur, ne vous enfournez pas. Laissez la monter. N’ayez pas peur de la perdre. Profitez en pour pour commencer à l’apprivoiser en gérant la tension de l‘excitation sexuelle, en étant à l’écoute de votre partenaire. Rien ne presse. Trop souvent les préliminaires sont trop courts, par peur de ne pas y arriver. Par peur de décharger avant d’avoir embarqué. Par peur de perdre la cible.

Vous ne resterez pas focalisés sur les zones génitales en sachant que tout le corps peut être zone érogène. Vous développerez ensemble un imaginaire érotique, puisqu’on le sait, un plaisir rapide provoque la frustration des deux partenaires. Oups! ça ne marche pas cette fois ci? Ce n’est pas grave. Il faut un peu de temps pour réhabituer le corps à une autre discipline. Paris ne s’est pas construit en un jour. Soyez ludiques. Faire l’amour n’est pas partir en compétition pour arriver le premier; faire l’amour  est un échange d’énergie. Faire l’amour pour se reproduire est un réflexe physiologique archaïque devant assurer la reproduction de l’espèce, un conditionnement dont il faudra vous débarrasser.

Combien ont oublié que faire l’amour est un moyen gratifiant de se faire et de donner du plaisir. Et si il y a gêne il ne peut y avoir de plaisir. Alors, on s’amuse et on recommence. On prend son temps. On inverse les rôles. L’homme devient passif et la femme active. Il se laisse faire, se laisse prendre en main, en bouche, en queue; lui, ne fait rien que ressentir ce flux qui le parcourt sans essayer de maitriser ou de l’arrêter. Elle  caressera le corps entier, sans s’attarder sur le sexe du monsieur; c’est elle qui est aux commandes.

Le monsieur lui devra éviter de se comparer aux hommes des sites pornographiques qui ne peuvent que lui donner des complexes. Parce qu’il oubliera que c’est du trucage de cinéma. Peut-être n’a t-il jamais su que les érections des acteurs de pornos sont le fait de collages de pellicules consécutives à de multiples prises et le sperme qui n’en finit pas de dégouliner du lait concentré…

Allons, monsieur! Il est grand temps d’agir pour enrayer ce problème grave pour votre compagne et avant qu’elle ne soit trop frustrée. Elle pourrait finir par aller voir ailleurs. Et vous madame, ne vous moquez pas de cette terrible capacité à être trop rapide et favorisez des circonstances insolites, créez la nouveauté. Si vous appréciez la masturbation n’hésitez pas à vous masturber devant lui. Apprenez  lui qu’une masturbation régulière et voluptueuse débarrassée de la gêne et de la honte, même pratiquée sans vous à côté, est un excellent remède qui lui permettra de se connaître, d’apprivoiser ses tensions. Et bientôt il vous fera profiter de sa raideur dans la durée.

Ok ? Vous essayrez quand ? Ce soir ! Bien !

Au sex-o-café, ce soir,


sexe compulsif…

fantasmes…

pensées obsessionnelles…

pulsions non gérées….

masturbation…

préjudice physique, psychologique…

répétition…

pathologie dramatique

dépression…

détresse personnelle…

pulsion récurrente, intense…

Au sex-o-café, ce soir, nous débattrons de tout cela.

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Au sex-o-café du 6 mai, nous avons traité de ce sujet difficile dans une ambiance plutôt sage, sérieuse même. En comptant les intervenants nous étions 26. Une dizaine d’inscrits habituels manquaient au rendez-vous, qui se sont pour la plupart décommandés auprès de moi. On fait ce que l’on peut. Voilà donc le rapport de cette soirée qui s’est passée au salon Shiva, le salon Ganesh étant ce soir là occupé par autre chose.

NON!!! La compulsion sexuelle, n’est pas un TOC. Bien que la  définition du TOC contienne les mots compulsif et obsessionnel (Trouble Obsessionnel Compulsif) l’hypersexualité est autre chose. Même si la pensée obsessionnelle taraude un sujet sexuel compulsif, sa pensée ne participe pas à un cérémonial qui tiendrait lieu de pensée magique comme c’est le cas pour un TOC. Et toc!

NON!!! L’hypersexualité n’est pas une paraphilie, comme il a été dit pendant le débat. Le trouble compulsif sexuel se distingue des troubles paraphiliques. La paraphilie, terme qui a remplacé celui de perversion, est caractérisée par une excitation sexuelle persistante, socialement anormale ou déviante. (Exhibitionnisme, pédophilie, fétichisme…entre autre). La sexualité compulsive se différencie de ces dernières par des comportements sexuels normaux qui sont répétitifs, excessifs et désinhibés. Les serviettes et les torchons étant de nouveau bien rangés sur les étagères allons visiter ce qui s’est dit pendant ces deux heures.

À sujet difficile  interrogations imprécises. Est-ce un moyen d’aboutir à l’orgasme ? Y a t-il un apaisement après la tension? Qu’est-ce qui fait qu’on devienne sexuel compulsif ? Qu’est ce qui fait le passage à l’acte compulsif? Quel est le profil psychologique d’un sujet sexuel compulsif ?L’excès de mère peut -il provoquer le contraire ? La compulsion entraine l’angoisse et vice versa.

Non, il n’y a pas d’apaisement de tension. Soutendue par l’acte répétitif, les pulsions récurrentes et intenses, la compulsion sexuelle génère de l’angoisse ou est générée par l’angoisse (la psychothérapie déterminera l’origine). Angoisse qui suscite chez le sujet  des comportements irrépressibles. Pulsions que le sujet n’a pas appris à gérer dans l’enfance et par défaillance de l’imaginaire auquel s’est substitué le fantasme qui n’ a trouvé que son propre corps pour se vivre. L’absence ou la séparation brutale d’avec la mère, une trop grande proximité d’un parent omniprésent, vont enfermer l’enfant dans son monde limité par son corps d’où il lui sera difficile de s’échapper. Les organes génitaux est le lieu d’élection de la masturbation qui apaisera quelque temps l’enfant.La masturbation qui procure plaisir et apaise angoisse et  tension deviendra répétitive. On sait maintenant que les fœtus se masturbent in-utéro.

Quelle est la différence entre un Casanova et un Don Juan? Si constat psychiatrique, peut-on annuler la responsabilité d’un sexuel compulsif? Quand tombe t-on dans la pathologie ? Compulsion sexuelle est-elle plus masculine que féminin ? Les médias l’ont-ils facilité ? L’importance de mai 68 dans l’évolution des mœurs. La féminisation de l’homme, la masculinisation de la femme. Société d’images modifie beaucoup les choses.

Par constatation un sexuel compulsif n’aura de passage à l’acte qu’envers lui-même. Il n’est généralement pas « dangereux » au sens juridique du terme. Puisque son corps (ses mains, son sexe, ses yeux) seront l’objet de l’assouvissement sexuel; d’autre part la honte, la culpabilité, le mal-être que cette pathologie entraîne restera un secret à ne pas divulguer. La pathologie se précise lorsque le sujet en devient dépendant, puisque la satisfaction n’est jamais au rendez-vous, ce qui le pousse à aller toujours plus loin, plus fort. Ainsi il devient dépendant compulsif comme le toxicomane toujours à la recherche de son premier shoot qu’il ne retrouvera jamais et passera sa vie à le chercher. La compulsion sexuelle existe, bien que moindre, et plus difficile à identifier chez les femmes. Les médias n’ont pas facilité ce qui existe depuis que le monde est monde mais l’ont porté au devant de la scène. Il n’y a qu’à parcourir la littérature érotique au cours des siècles.Toutes les pratiques sexuelles plus ou moins tenu cachées ont été libérées après 68 sans pour cela qu’elles se soient actualisées à ce moment là. L’hypersexualité s’avère très éloignée de la liberté sexuelle mesurée et sélective qu’adoptent bon nombre d’individus dans nos sociétés contemporaines. Liliane a justement évoqué à partir de 68 les changements inhérents à cette période. La reconnaissance du viol conjugal, le droit à l’avortement, la femme pouvant disposer de son corps, sans en être punie.Entre autre. On remarquera là, la difficulté masculine à reconnaître les avancées qu’a permis à libération sexuelle de 68. Même s’il est vrai que toute médaille à son revers en provoquant des débordements;  ce qui a été tenu trop serré aura tendance à exagérer dans son contraire. La société de consommation, où l’image est reine nous incite à user sinon à abuser. Quant aux hommes qui se féminisent, ils le font au travers des responsabilités familiales et ménagères mais nous sommes encore très loin de la parité qui allégerait le quotidien des femmes…Les limites, sont culturelles comme le faisait remarquer Christophe, on ne peut échapper à l’évolution. Et du passage de la caverne à la tour de 100 étages, impose de s’adapter au référentiel en vigueur dans la société à laquelle nous appartenons. Il parle ici des pratiques qui sévissent aux Antilles où les pères ont accès à leur fille, les « baisent » sans vergogne. La référence c’est la loi qui la donne.

Peut-on sortir de la compulsion ?

La médecine interrompra cette activité compulsive par des antidépresseurs qui agiront sur l’angoisse. On obtient de bons résultats  par la psychothérapie. Le temps et l’engagement sérieux sont garants de bons résultats; temps et engagement où le sujet revisitera ses conditionnements, mettra en évidence du comment il est passé d’un acte plaisirogène à un acte de dépendance.

Que soient ici remerciés les auteurs des questions : Guillaume,Nathalie,  Carole, Marika, Stéphane, Christine; tous les participants  sans qui le SEX-O-CAFE n’existerait pas. Sans oublier mes amies Anne à la caméra, Liliane modératrice; Christophe et sa volubilité qui crée l’ambiance. Je remercie particulièrement Mondom qui par son témoignage écrit m’a permis d’y voir plus clair sur ce difficile sujet.

Le prochain rendez-vous aura lieu le 3 juin. A l’annonce du thème : le fantasme ,un « ah »de contentement a surgi dans la salle. Ne pas perdre de vue qu’il y a danger à les réaliser.

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Aujourd’hui nous allons nous pencher sur l’anatomie. Anatomie féminine et la sexualité qui en découle. La sexualité féminine posait tant de problèmes à papa Freud qu’il la nomma aussi mystérieuse qu »Un continent noir« . Même si nous devons beaucoup à ce cher homme pour avoir sorti la sexualité de l’ornière, on pourrait lui reprocher d’être resté bloqué sur le pénis et d’en faire la pièce maîtresse pour l’homme ET pour la femme, érigeant cet appendice en »primat du phallus. » Il se désintéressa de  la sexualité féminine en oubliant qu’elle était dotée de son corollaire le CLITORIS. C’est de lui essentiellement dont nous allons parler. Mais non pas de Freud mais de son oubli !

Un sexe de femme pareil à la fleur d’orchidée, très peu s’y intéressèrent. À part Marie Bonaparte pour se le faire ôter (exciser) par trois fois. Puisqu’il ne servait pas son plaisir orgasmique, trop éloigné du méat urétral, distance trop grande entre clitoris et le vagin, autant l’enlever. C’est ce qu’elle fit.. S’attendait-elle, la très chère, à ce que son clitoris remplisse l’office pénien pour s’auto-masturber ? Attendait-elle des hommes de sa vie une satisfaction sexuelle qu’elle ne trouva jamais auprès d’eux, le coït la laissant de marbre? Voulait-elle les préserver de la menace que représentait cette apparence phallique qu’elle attribuait au clitoris et entériner le désir des hommes pour qu’ils restent seuls maîtres à bord? Ici, ce n’est pas Marie qui nous intéresse mais de cette perle dont elle se débarrassa.

Du point G dont parlent les sexologues, Philippe Brenot en distingue deux : le premier étant fantôme et ne serait qu’un fantasme masculin selon lequel un homme pourrait faire jouir une femme à volonté, la déclencher comme un sex-toys. Le second point G est la zone sensible associée au clitoris, dixit Ph.Brenot. Le Dr Pierre Foldès (anatomiste et chirurgien) lui, reconstruit depuis vingt ans des clitoris des femmes excisées. Cet homme se fâche quand il évoque la pauvreté des bibliographies médicales concernant la sexualité féminine et le clitoris en particulier. Des milliers de références sur la chirurgie  du  pénis, rien sur le clitoris. Médicalement la femme est niée, autant que son organe du plaisir (clitoris).

Le clitoris, n’est pas un petit pénis comme on l’a longtemps cru. C’est une femme chirurgienne, Helen O’ Connor, qui en 1998 démontre les erreurs  perpétrées depuis des lustres de l’anatomie admise du clitoris. Pierre Foldès et Odile Buisson, à l’aide d’un matériel de fortune qu’ils ont bricolé, découvrent le grand oiseau qu’est l’organe du plaisir féminin. Le clitoris présente une petite tête de la taille d’une myrtille posée à fleur de pubis dont peu imaginent et visualisent la partie enchâssée sous la peau. »

Ce que montre l’échographie de ces deux obstinés chercheurs est  que l’oiseau caressé finit par chanter, comme chante Antoine à Cannelle  » J’ai un oiseau qui chante ». Lorsque l’oiseau de Cannelle chante elle n’a plus rien à envier à Antoine. Le clitoris en forme de myrtille est un organe comme un canevas enchevêtré d’un réseau de nerfs deux fois plus denses que le gland du pénis et les 8000 corpuscules de Krause sont des capteurs nerveux les plus sensibles du corps directement reliés au cerveau. De frôler ce petit bouton fera éprouver à la dame des sensations très agréablement fortes. Par sa puissante capillarité,  le clitoris se remplira de sang, et provoquera l’érection.

Suivi de la tête de l’oiseau de Cannelle un cou relié au cordage de 20 à 30 millimètres parcourant le pubis. Très innervé, il est sensible et aussi très capillarisé, il s’enfonce dans la chair en redescendant le long de l’os pubien. Toujours démontré par l’échographie on aperçoit quatre longues jambes (sorte de racines) de 10 à 12 cm qu’il lance autour du vagin…

C’est assez pour ce soir. Demain je vous promets la suite du chant de l’oiseau de Cannelle. En attendant essayez de le faire chanter, seule ou par l’entremise de votre compagnon. Que diable il est temps qu’il apprenne !

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Au repos, une perle que seules les femmes enserrent à l’abri de leur vulve (voir l’article précédent).  Excité, tel un anthurium, le clitoris s’érige en une longue hampe. Gorgées de sang, les « jambes » autour du pubis entourent une paire de deux corps caverneux  où contre elles se nichent deux bulbes en forme d’amande qui s’étirent près des grandes lèvres, les corps spongieux. Ces quatre fuseaux gonflés de sang pendant l’amour, enserrent le vagin. Ou la verge qui s’y trouve. Alors là, bonjour le décalage horaire, on ne sait plus l’heure ni le lieu habité.

C’est ici que se situe le point G. Sur la paroi intérieure dans la partie profonde du clitoris, le point G, massé par le pénis de Monsieur, s’extravase comme l’exocet en plein vol. Le clitoris, volumineux organe à quatre branches érectiles est le seul pourvoyeur de plaisir, contrairement au vagin qui ne dispose d’aucune innervation. Le vagin, fonctionnel, accueille l’oiseau de Monsieur et c’est le clitoris qui fait  chanter l’oiseau de Madame.

La question dès lors ne se pose plus pour savoir si une femme est clitoridienne ou vaginale. Vous l’aurez compris, si le clitoris est en émoi, le vagin, fourreau accueillant, participera au plaisir. Le clitoris est l’organe humain dévolu au seul plaisir féminin. Les féministes des années 70 l’ont mis en évidence, le Dr Foldès le réhabilite 40 ans après. Jouissance et reproduction ne peuvent plus être séparés mais cheminent de concert pour donner aux femmes le droit au plaisir.

La révolution du plaisir féminin n’est qu’un début. En ces temps d’apparente sexualité débridée, où tout est mis en œuvre pour le seul plaisir des hommes, la plupart des femmes culpabilisent à revendiquer leur plaisir autrement que par la pénétration systématique. Parce qu’elles ignorent leur clitoris, à plus forte raison comment pourraient elles en faire prendre conscience à leur compagnon?

Certaines femmes comme Natalie Angier (Prix Pulitzer dans Woman. An Intimate Geography) consacre un chapitre entier à revaloriser le plaisir clitoridien, évoque la puissance dionysiaque des femmes. Et en France leDr Damien Mascret  et la journaliste Maïa Mazaurette dans la « Revanche du clitoris » en parle comme d’une véritable excision intellectuelle de l’Occident dont Freud serait à l’origine. Pour lui, les femmes devaient s’en débarrasser : est-ce par lui  que Marie Bonaparte avait succombé en se faisant excisée ? Le saura-t-on jamais.

Demain nous poursuivrons cet article sur le plaisir féminin. Sans attendre demain, faites-vous plaisir. Avec Antoine dont voici la chanson (si le lien fonctionne) et en changeant les paroles.

http://www.greatsong.net/PAROLES-ANTOINE,JE-LAPPELLE-CANNELLE,101180761.html

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Juliette Binoche fait son cinoche que j’adore

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Avec toutes ces tempêtes qui sévissent un peu partout sur la planète faisant beaucoup de dégâts humains et matériels, il reste une île où le soleil a réapparu. Cannes, comme une belle  femme, est de nouveau éclairée par le soleil de ses projecteurs. Hier mercredi, le 63ème Festival du Film, et ce dès l’ouverture, a donné la dimension géopolitique de ce festival. Kristin Scott Thomas magnifique maîtresse  de cérémonie mentionne dans son discours d’ouverture le lieu géographique du volcan. Son envolée de  nuages poussiéreux auraient pu empêcher le festival d’envoyer les avions au 7ème ciel cannois. Il n’en a rien été. Seule, est restée vide la chaise devant être occupée par Jaffar Panahi. La cause n’incombe pas à la météo mais à une affaire politique. Homme en prison pour avoir osé dénoncer son gouvernement dans un film.

Tout discours, même celui qui ne se veut pas comme tel est politique. À quoi sert le cinéma ?  À ça. À dénoncer. Montrer la réalité. L’horreur sous-jacente aux paillettes. Si, comme c’est souvent le cas,  ce qui est dénoncé ne plaît pas on enferme (prison). On éjecte (d’un site Internet). On raye de la carte géographique (bombardements des populations civiles). Le cinéma  donne à voir la réalité sous un autre jour. Avec art. La création artistique a son mot à dire et s’en sert pour dénoncer les maux de nos sociétés. Le cinéma, la musique, la littérature, la peinture… toute création artistique est une oeuvre en soi désireuse d’ouvrir les yeux des aveugles que nous sommes.

Axelle Truquet écrit ceci dans Nice Matin: Cette simplicité de l’être humain contraste avec l’image d’un monde de requins, celui de la finance, celui que tentent de bousculer Josh Cohen et ses avocats. Ils intentent un procès aux banques qu’ils jugent responsables des saisies immobilières dans leur ville de Claveland, dans le film Claveland contre Wall Street, signé de Jean Stéphane Bron. Film « sélections parallèles » hors compétition.

Alors quoi ? Ce 63ème festival présidé par Tim Burton va t-il nous faire rêver comme « Edward aux mains d’argent » ou « Alice », dernier film du Président du Jury ? Oui, certainement ! Parce qu’à Cannes, la fougue l’emporte toujours. Avec sérieux. L’un n’empêchant pas l’autre. Nous reviendrons sur le FIF sans oublier de  poursuivre les articles concernant le clitoris.

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Bien en chair, sans os apparents, les actrices non retouchées par Photoshop du film « Tournée » réalisé par Mathieu Almaric a obtenu un franc succès lors de la montée des marches à sa projection à 19h30.

Le spectacle qui nous était offert galvanisait la foule. La spontanéité joyeuse qui s’en dégageait retombait comme flammes d’un feu ardent. Les festivaliers ne sont  pas habitués à voir danser sur tapis rouge autant de formes généreuses. Ce film de femmes réalisé par un homme en décomplexera, c’est sûr, plus d’une. Plantureuses créatures, ces femmes libérées du carcan de la minceur obligatoire, libérées de la beauté diaphane généralement affichée, tourbillonnaient gracieuses comme feuilles dans un ciel d’automne. Il faut le dire,  ce 63ème festival n’échappe pas  au froid digne d’une entrée en hiver.

Heureusement que cette cérémonie réchauffa la température extérieure.  Explosion de rires, explosion de vie à laquelle nous faisaient participer les effeuilleuses de la « Tournée« . À contre courant de la mode, à contre temps de la rigueur imposée dans le star-système comme ailleurs, loin des codes  en vigueur à la mode actuelle, ces femmes magnifiques nous ont donné une leçon d’humilité et de sérieuse joie de vivre.

Je vote déjà avec la mention spéciale d’une Palme d’or du Bonheur de Vivre.

Fantasmes et Science fiction

Posted by lyli. Comments (4).
Beaucoup de femmes se plaignent de leur compagnon quant à leur sexualité virtuelle. Beaucoup d’hommes confirment la plainte se disant “accros” à des sites dont le contenu pornographique les éloignent de leur partenaire. Ces sites, disent-ils, font appel à leurs fantasmes dont ils ingurgitent les images sur le mode passif sans aucune obligation de résultat si ce n’est leur propre jouissance. La masturbation, partenaire idéale toujours satisfaite, est l’objet assouvissant la pulsion… J’entends déjà quelques agacements réprobateurs signalant qu’il n’y a pas que ça dans la vie, du sexe ! Bien évidemment il n’y a pas que du sexe, même si pour beaucoup d’individus le quotidien s’articule autour de l’hyper-consommation qui veut faire croire à la jouissance immédiate. La technologie va de plus en plus vite pendant que la pensée, qui n’a pas le temps de suivre, se ralentit. Tout est fait pour mettre la personne en état de dépendances multiples et toute dépendance est ramenée au pulsionnel à satisfaire coûte que coûte. Et c’est en cela que chaque image produite fera du spectateur un voyeur ou un exhibitionniste, un sadique ou un masochiste ou encore un bourreau ou une victime d’actes qui se révéleront de nature purement sexuelle ; en ce sens que l’imaginaire convoque les souvenirs, réactualise les traumatismes d’où ressurgissent les frustrations qui en appelant le manque réalisera le fantasme au travers du fantasme, celui-là même qui pourvoira à l‘excitation.

“Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps”…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.

Qu’il est doux d’évoquer avec tendresse ses amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre ; vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer sur une mer étale aux eaux limpides… Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les rejaillissements ; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner ; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux pour ressusciter le fantôme nommé Désir ; et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le…Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on s’autorise !

Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à identifier un événement perturbateur en particulier puisque, les news débitées en un vrac pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d’oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF. Mais là un D se glisse entre les lettres S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas ! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse sur le devant de la scène. Elle a gagné le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite. “Est-ce ainsi que les hommes vivent ?” Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.

Si nous continuons la poursuite de la recherche de sens nous finirons bien par le trouver, non ? Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit… Comprenez-vous ce que je dis, là ? Oui, eh, bien tant mieux !

Le fantasme :

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LE FANTASME

Série de productions imaginaires  plus ou moins conscientes.

Le Fantasme est le royaume intermédiaire qui s’est inséré entre la vie selon le principe de plaisir et la vie selon le principe de réalité, papa Freud dixit.

Le fantasme est un petit roman de poche, pour reprendre l’expression de Nasio. Un roman de  poche que l’on transporte toujours avec soi. Sans que personne ne s’aperçoive de rien et  où que l’on se  trouve, on peut ouvrir son roman et faire vivre son fantasme qui s’invite le plus souvent dans des  situations intimes.

Le fantasme est une fable intérieure qui peut devenir omniprésente dans notre esprit qui, sans crier gare peut interférer entre nous et notre réalité immédiate.

Le fantasme est une mise en scène psychique d’un désir impérieux à satisfaire qui ne peut pas être assouvi dans la réalité. Par contre il peut servir d’aiguillon, raviver et augmenter l’ardeur du désir.

Le fantasme est un scénario imaginaire, conscient (dans la rêverie) préconscient ou inconscient mettant en scène un ou des personnages imaginaires et des désirs plus ou moins déguisés.

Le fantasme n’est pas seulement l‘effet du désir archaïque mais aussi la matrice des désirs actuels. Dans le sens où les fantasmes originaires inconscients d’un sujet cherchent à se réaliser au moins partiellement dans sa vie concrète. Or, un fantasme sexuel reste un fantasme. Vouloir réaliser un fantasme que sous une seule  forme sexuelle (ne pouvoir obtenir de satisfaction sexuelle que d’une certaine manière – jouir -)  à défaut de toute autre comportement devient une perversion.

Pour exemple cet homme qui ne pouvait être excité et arriver à la jouissance qu’en étant sadique;  sa compagne  avait trouvé son maître qui  lui offrait  son masochiste. L’engrenage se fait automatiquement, il commence par une gifle, un étranglement, une violente sodomie, brûlures de cigarette, urine sur le corps de l’autre aux yeux bandés, entaille au couteau, lame de rasoir…jusqu’à ce que mort s’ensuive. Un film mexicain (Année bissextile) vu à la « Quinzaine des réalisateurs » mardi soir, traitait ce sujet terrible qu’est l’escalade obligée quand le fantasme veut être réalisé.

La plupart du temps le fantasme n’est qu’une construction psychique sans rapport avec la réalité de l’histoire du sujet. L’individu poussé par une force inconsciente remodèle son expérience et le souvenir d’un désir premier (archaïque). Il reproduit sous forme hallucinatoire les premières expériences vécues quant à la satisfaction de ses besoins organiques archaïques : soins, nourriture, protection. Rappelez-vous le sein halluciné déjà évoqué dans l’article http://www.libidosexualite.com/2010/03/sein-et-fantasme/

En tant que fantasmes archaïques inconscients ils transforment les perceptions et les souvenirs qui sont à l’origine des rêves, des lapsus, des actes manqués. Ils induisent des activités masturbatoires; ils cherchent à s’actualiser de façon déguisée par les choix sexuels, relationnels et affectifs du sujet.

Nous verrons prochainement en quoi les fantasmes, toujours sous-tendus par des désirs, peuvent être à l’origine des troubles qui nous agissent.

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Vous l’avez remarqué les fantasmes sont intimement liés aux désirs qui nous habitent au plus profond de notre être. Ces désirs envahissants, agressifs et la plupart du temps sexuels cherchent leur satisfaction immédiate en se fichant éperdument  de la réalité. C’est alors que vont se substituer à la violence des désirs les fantasmes.

Heureusement pour nous et pour notre entourage que le Moi veille (inconsciemment ou consciemment) faisant jouer une mise en scène psychique les fantasmes qui satisferont des désirs impérieux qui ne peuvent être satisfaits dans la réalité.

Cet homme était pétri de désirs pour sa belle-mère. « Je n’y peux rien, elle m’obsède, c’est comme ça » Par «égard» pour sa jeune femme, le fantasme venait à la rescousse de cet homme le  satisfaisant psychiquement tout en abaissant la tension qui l’agitait. Le fantasme n’étant assujetti à aucune morale cet homme vivait une relation fantasmatique avec sa belle-mère sans que sa femme en supporte les conséquences. Il réalisait ainsi un désir incestueux inconscient autorisé par son fantasme qui l’empêchait de passer à l’acte.  Y succomberait-il son désir n’en serait pas pour autant satisfait. Car peut-on être satisfait d’enfreindre la loi de l’inceste ?

Théâtre mental permanent de notre psyché, le fantasme décharge la tension liée au désir qu’il aiguise ; ingrédient nécessaire au couple le désir entretiendra la relation la rendant satisfaisante.

Pour autant le fantasme reste un compromis entre le refoulement jamais total d’un désir impérieux impossible à satisfaire et un Moi apeuré.

Le fantasme aussi rapide qu’un flash, toujours le même, qui se répète n’est jamais nettement perçu par la conscience. Cette scène fantasmatique ne s’affiche pas  mentalement ; cependant nous en ressentons émotionnellement les effets sans pour cela pouvoir attribuer à la scène l’origine émotionnelle.

Un sentiment d’amour, de jalousie ou de dégoût peut-être suscité par une scène invisible située dans l’inconscient pour calmer l’ardeur d’un désir sexuel ou agressif qui exige d’être satisfait.

Cette jeune fille avait pour son père un amour véritable mais ne supportait pas sa proximité.  « J’ai peur dès qu’il s’approche de moi. S’il pose sa main sur mon épaule, je me dégage, sa proximité est insupportable. Dès que nous sommes éloignés je peux de nouveau avoir des sentiments pour lui ; prêt de moi il me dégoûte » Cette jeune fille éloignée de son désir incestueux hors de la présence paternelle éprouve répulsion et dégoût dans sa présence : le dégoût pour le père est l’envers d’un intolérable désir incestueux.

« Encore un qui me prend pour un imbécile, comme mon père ! Je vais lui montrer moi à cet abruti que je ne suis ni manchot ni débile en lui fracassant les genoux ; il ne pourra se déplacer qu’en fauteuil roulant » Jérôme criait avec violence la haine  pour son père qu’il ne pouvait plus atteindre. Ce père décédé n’a jamais pu apprécier les qualités de Jérôme pas plus que Jérôme ne put lui démontrer la réussite de sa vie.

Assez pour aujourd’hui ! Parce qu’ils nous assaillent sans que l’on n’en soit conscients les fantasmes feront encore les beaux jours de mes articles.

Passez une très belle journée.

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Je ne vais rien vous apprendre de la Palme d’Or qu’a reçu le Thaïlandais Apichatpong pour son film. Mais peut-être puis-je vous faire passer un peu de l’atmosphère étrangement douce malgré la fin de vie de l’Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures ? D’emblée nous sommes avertis que l’oncle, comme tout un chacun, peut se réincarner dans des humains mais aussi dans des animaux. Oncle Boonmee nous plonge tout de suite dans l’ambiance : gros plan sur une belle vache noire, gros plan sur ses rondeurs et ses cornes élégantes de courbes effilées. Avec égard pour son entourage (des ouvriers Laotiens) et délicatesse (sa famille) nous allons vivre les 48 h qui lui restent à passer sur terre.  Ses morts (son fils, sa femme et d’autres) reviennent pour l’assister dans ces derniers jours. Non, il n’a pas peur, c’est son karma, dit-il sereinement. Peut-être a-t-il tué trop de moustiques durant sa vie ? Avec lui nous partons dans la jungle thaïlandaise – magnifique – près d’un lac dans lequel  se déverse une majestueuse cascade, dans une grotte – ventre de la terre et lieu de naissance de sa première vie – où il passera de la vie à trépas.  Avec lui nous revisitons sa conception d’Être au Monde et par là même  notre propre vision dans le rapport au monde. On ne peut comprendre ce film que si l’on accepte l’existence  des autres cultures, des autres croyances,  l’importance du respect envers la famille, envers chaque être humain. Ce film singulier interroge notre rapport au monde, interroge  notre part de spiritualité, notre humanité. L’absence  de violence contraste avec tous les autres films que j’ai vus pendant ces 10 jours. Un contraste où le calme, la douceur, la sérénité devant la fin de vie inéluctable, la beauté des images… c’en était presque dérangeant. Dans quel monde vivons-nous ?  était la question qui me vint à l’esprit, comparant la vie souvent stupide que nous menons.

Apichatpong Weerasethakul sait-il ce qui ce passe en Thaïlande ? Son peuple souffre.  Exorcise t-il  la violence des chars et des mitrailleuses tuant son peuple ? Oui, je sais, disait-il à la conférence de presse. Il a même eu des difficultés à quitter Bangkok pour venir sur la Croisette, pour défendre l’idée qu’il existe une autre manière de voir la vie et de la vivre. Merci Apichatpong.

Autre vision. À Mathieu Almaric il  fut décerné le prix de la mise en scène. La générosité de ses actrices a certainement contribué à son obtention.

Notre Juliette Binoche obtint le Prix d’interprétation féminine pour le film Copie conforme d’Abbas Kiarostam. Pour elle, ce fut une expérience cosmique presque orgasmique dit-elle dans un grand éclat de rire. « Un pays a besoin de ses artistes et de ses intellectuels  » Oh, combien je suis d’accord avec elle.

Un prix décerné au tchadien  Mahamet Saleh Haroun pour son film « L’homme qui crie« . Grâce à ce film une salle de cinéma s’ouvrira au Tchad. Il n’y a quasiment pas de salles de cinéma en Afrique, disait-il.

Le Prix du jury pour « Des hommes et des dieux » de Xavier Beauvois.

La Caméra d’Or au terrible film « Année bissextile » de Mickael Rowe, qui explore une relation SM, jusqu’à la folie en guise d’exorcisme d’un inceste. J’ai évoqué ce film lors d’un récent article sur le fantasme.

Un festival à Cannes forme la patience avec ses heures à attendre dans les files d’attentes pour être sûr de rentrer. Mais je vous assure ça vaut le coup de pénétrer l’antre magique. La diversité culturelle, des mœurs nous renseigne sur le monde et son état. Et le monde va mal. C’est un constat terrible que j’ai pu faire avec « Cleveland contre Wall street » pour la finance. Avec le merveilleux « Benda Bilili » qui, même s’il donne l’espoir, donne une peinture de l’Afrique de désolation et de misère. Avec « La Mirada invisible » parabole de la démocratie et de la liberté dans l’Argentine meurtrie par la dictature militaire…

Heureusement pour clôturer que « Pieds nus sur les limaces » nous a réconcilié avec la folie douce qui a l’avantage de nous laisser penser que les fous ne sont pas ceux que nous croyons.

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Au féminin, le désir réel éprouvé est d’abord cérébral …

En 2008 une enquête sur le désir féminin constate que 64% des femmes ne savent pas quoi faire et même ne font rien quand leur libido se fait la malle; quand elles n’ont plus de plaisir ou que la ménopause les perturbe autant qu’elles les inquiète. De ce constat il ressort que l’écoute des  gynécologues désinformés est pratiquement nulle.  Ils sont incapables de donner des informations ou de proposer des solutions  pour améliorer la sexualité des femmes. Les femmes elles-mêmes stressées, fatiguées, soucieuses financièrement ne trouvent guère le temps de consulter pour ces « broutilles. » Leur désir est inexistant ? Voilà le bon prétexte pour enfermer leur sexualité au placard, débarrassées de cette chose encombrante dont la ménopause les libèrera des turpitudes de la procréation.

Non, non, je ne délire pas et c’est bien de notre époque dont je parle où sont pratiqués en France  200 000 avortements par an. Ce chiffre qui n’a pas reculé depuis quinze ans est en augmentation chez les jeunes filles de 15 à 19 ans.

Le désir féminin est compliqué se plaisent à dire les chercheurs ! Depuis que les hommes ont découvert que chez la femme le cerveau et l’émotion doivent être mobilisés, ils trouvent difficile d’extrapoler sur les femmes les recherches faites sur le désir masculin. Ainsi apprend-on par Mérédith Chivers que chez la femme, le désir réel éprouvé est d’abord cérébral, indépendant des réactions physiques; la connaissance, les recherches sur la sexualité féminine sont encore au Moyen Âge. Un écart de 30 ans sépare les recherches  et les avancées sur le désir  sexuel féminin  sur celles menées sur le désir masculin.

Alors oui, les laboratoires pharmaceutiques, projetant un juteux marché ont essayé de lancer  un médicament le Viagra au féminin. Au départ il s’agit d’un antidépresseur utilisé sur 5000 femmes  avec pour effets une augmentation du désir féminin qui leur donnait l’envie de « faire l’amour ». Les psychiatres étonnés que l’on prescrive un tel antidépresseur à des femmes non dépressives sans tenir compte des effets secondaires éventuels ( désinhibition accompagné de bouffées suicidaires) ont questionné le laboratoire, qui assure t-il, il ne s’agissait pas là d’un véritable antidépresseur mais un « effect-like » aux effets comparables sans en présenter les mauvais effets. À utiliser en traitement de fond sur plusieurs mois, différemment du Viagra à prendre ponctuellement. Ce médicament est prescrit à des femmes atteintes d’un trouble du désir sexuel hypoactif (HSDD). Voilà t-il pas encore une manière de médicaliser les malaises existentiels et les difficultés sexuelles des femmes ?

Du désir des femmes, peu en savent quelque chose. Les premiers humains vivaient dans des conditions dangereuses, faisaient l’amour vite et violemment, les femmes devant s’adapter. Ceci expliquant cela : les réactions génitales spontanées, rançon de l’évolution, ce qui expliqueraient pourquoi lors des procès pour viol, certains hommes prétendent que les femmes étaient consentantes malgré leur refus. Elles ne l’étaient pas (consentantes) leur corps a réagit malgré elle. (Héléne Gelez)

La recherche sur la sexualité féminine reste comme au temps de Freud et demeure encore un continent noir, une terre inconnue. Elle avance aussi vite qu’un escargot. Concernant la protection du sida, il fallut attendre les années 2000, pour que les études soient menées sur les gels microbicides. Ces gels et les préservatifs féminins sont pratiquement inconnus des femmes, celles-ci continuant à utiliser des préservatifs masculins plus difficiles d’emploi et moins agréables que les gels et préservatifs féminins.

Pourtant 83% des femmes ressentent les attentions de leur partenaire à leur égard comme moteur de leur désir; 91% estiment que le contact de  peau de leur partenaire stimule leur désir; 96% des femmes confient avoir des fantasmes. Par contre 48% sont inhibées par les mots crus pendant l’amour; 50% disent que le stress porte atteinte à leur désir. 48% des femmes éprouvent du désarroi face à une baisse de libido; 95% ont des baisses de désir momentané, et 34% accusent la monotonie de freiner leur désir. (Extraits des résultats de l’enquête Ipsos santé, réalisée sur 1500 femmes âgées de 18 à 65 ans)

Après cette énumération  d’aborder le désir avec votre dulcinée, vous savez monsieur ce qui vous reste à faire.

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Le 8 mars, c’est la fête de ma race. La journée de la femme. Ce jour là, mesdames, si votre homme vous demande « Qu’est-ce qu’on mange ? » vous avez le droit de répondre « Ma chatte, mon amour. »

Et la journée de la sodomie, c’est quand ? C’est où la foire au cul ? L’année de la cochonne, c’est déjà passé ? Et le journée des hommes elle tombe en même temps que la nôtre ? Parce que c’est quoi, une femme, quand y a personne dedans ?

Le problème, désormais, ce n’est plus pour qui on nous prend, c’est comment on nous prend. Mais où sont les hommes ? On est passées du coq à l’âne, de Casanova à Lalanne, du stade anal au stade de foot, du septième ciel au trente-sixième dessous. On est passées au bas débit. C’est le supplice de Tantale, le temps des queues de cerises. Arrêtez avec vos bouquets de marguerites. Êtes-vous vraiment devenus l’ombre de nos chiens ? On connaît la chanson. Depuis le temps qu’on roule des pelles aux crapauds, on le sait, nous, que c’est fini les contes de fées, la queue de Mickey et le prince charmant avec son cheval. Quitte à ce qu’il y ait des chevaux dans l’histoire autant que ce soit la horde sauvage.

On apprécie les bas-reliefs, la petite goutte qui perle, l’odeur sous vos bras, les gros mots, l’éjaculation faciale; l’amour quoi! L’amour ouf ! Nous, ce qu’on voudrait, c’est la journée de la femme légère. On veut des formes à épouser, des coups de foudre en pagaille, des preuves d’amour, des oiseaux rares qu’ont le sens du vice. Ça va être notre fête, descendez de vos vélib. Restez pas planqués sous la minijupe de votre mère. Revenez, on ne sait plus sur quoi s’asseoir.

La journée de la femme deviendrait la plaie de la police des moeurs.

En attendant, avec Mis.Tic, le jour de la femme on ira au musée de l’Homme.

Recopié d’un texte de La Gabin – In Siné Hebdo…sur la feuille de chou sortie à l’occasion du film dont ci-dessus image

Au nom de la prétendue liberté du consommateur, se sont multipliés les salons de l’érotisme et les éditeurs de  vidéos pornographiques,  alors que la prostitution est restée plus ou moins tolérée dans la plupart des pays. En France Sarkozy fait voter une loi  en mars 2003 dite de « sécurité intérieure » dans laquelle le racolage passif des prostitués est pénalisé. Comme toutes les lois pénalisant la prostitution, cette dernière renforce les réseaux mafieux et favorise les proxénètes.

Le plus vieux métier du monde reste « un obscur objet de haine et de désir » et stigmatise symboliquement l’exploitation de la femme par l’homme et cela dans toutes les sociétés. Suite à cette loi, certaines et certains de ces travailleu-r-ses du sexe revendiquent haut et fort de pouvoir louer librement leur corps et leurs pratiques sexuelles; de plus ils réclament que ce métier soit considéré aussi respectable qu’un autre avec ses droits et ses devoirs. La pratique de la prostitution interroge la sexualité mais aussi les rapports femmes / femmes, le pouvoir, l’argent,  la définition d’un travail.

Dans ce dernier film qui constitue un cycle sur la prostitution, Jean Michel Carré démontre comment l’économie de marché utilise la  pseudo-libération sexuelle pour justifier la marchandisation de l’intime.  Les prostitués (femmes et hommes) témoignent de leur vie dans le cadre de leurs pratiques professionnelles sexuelles; il donne à voir et à entendre les réflexions qui émergent mettant en évidence le rapport du pouvoir et de la soumission, questionne les fantasmes qui agitent les hommes et les femmes.

http://www.films-graindesable.com/les-travailleuses-du-sexe/generique.php

Tout est dit.

« Lorsqu’on est prostitué on ne dépend d’aucune logique de productivité » dit Isabelle… la toulousaine du film.

Bonne fête maman !

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Bonne fête à la Mère Idéale dont nous avons tous rêvé. Bonne fête à la Mère que l’on a eue, elle n’a jamais été idéale ou alors ça se saurait.

Bonne fête aux Mères qui ont tout mélangé, puisqu’en voulant rester jeune fille elles refusent leur statut de mère, il les prive de liberté. Bonne fête à la Mère haïe parce que trop aimée. Bonne fête aux Mères copines de leurs enfants adorés et aux copines Mères.

Bonne fête aux Mères de remplacement; aux Mères célibataires; aux filles-Mères. Bonne fête aux Mères sacrifiées sur l’autel de leur progéniture; à la Mère Vierge, la pauvre comment a t-elle fait?  Bonne fête au cœur des Mères sans enfant tant désiré.

Bonne fête aux Mères castratrices; aux Mères trop dévouées et à celles qui ne le furent jamais. Bonne fête aux Mères dominatrices, leurs enfants elles ont étouffés. Bonne fête au ventre de la Mère porteuse d’un fruit qu’elle ne pourra  jamais apprécier. Bonne fête aux Mères six pieds sous terre qui cependant en surface continuent à exister.

Bonne fête aux Mères défaillantes, que leurs enfants abandonnés puissent, quand même leur pardonner, de même qu’aux Mères envahissantes qui ont pompé l’air de leurs rejetons asphyxiés.

Bonne fête à la Terre, notre Mère Nourricière que nous avons tant dévastée.

Bonne fête à la Bonne Mère de Marseille et à Brecht pour sa   » Mère Courage «  qui au théâtre  continue  à s’exhiber. Bonne fête aux hommes rêvant d’être Mère d’enfants qu’ils n‘enfanteront jamais. Bonne fête à la Mère Supérieure  du  couvent d’à côté qui « protège » ses enfants sans connaître la maternité.

Bonne fête à la Mère patrie, pour l’Europe irons-nous voter? Bonne fête aux femmes Maires  de France et de Navarre, elles aiment les responsabilités.

Pas de fête pour la mère maquerelle mais bonne fête à ses prostituées; pas de fête non plus à la mère de tous les vices qui n’est autre que l’oisiveté.

Ce dimanche, Fête des Mères, la Lune Pleine est gravide comme une promesse de fécondité.

Allons faire la fête sur l’eau bleue de la Mer Méditerranée car le beau temps est éphémère  il faut savoir en profiter.

Fantasme du talon aiguille

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Dans les fantasmes récurrents les pieds chaussés de talons aiguilles sont les plus évoqués. C’est un bien gentil fantasme qui ne porte pas à conséquence à condition qu’il reste une érotisation des jeux de l’amour. L’évocation de ce fantasme remémore l’histoire d’Aline qui ne pouvait se déplacer qu’en talons aiguilles. L’âge avançant elle avait de plus en plus de mal à les supporter, d’autant qu’ils avaient déformé ses pieds. Ainsi chaussée, marcher devenait un supplice sans qu’elle puisse y remédier. En racontant son histoire elle prit conscience de l’impact du désir de son père qu’elle fit sien, puisqu’il n’admirait les jambes des femmes que juchées sur des talons aiguilles. Ce qu’elle s’empressa de faire dès qu’elle fut en âge de séduire les garçons. Dès lors le père ne tarissait pas d’éloges sur la beauté des jambes d’Aline lui disant sa frustration enfin comblée,  sa mère ne chaussant que bottes, ballerines ou derbys. « Ma mère a choisi le confort et moi, sa fille,  la torture pour le plus grand plaisir de mon père. »

Nous passerons sur le jeu de séduction qui s’instaura entre le père et sa fille. Aline réalisait le fantasme de son père.

À 21 ans  elle épousa un homme avec la même exigence paternelle : il fantasmait sur les talons aiguilles. De fil en aiguille, d’exigences en soumissions, leur relation se vécut sous le mode SM. « Talons aiguilles, bas résille, cuir, jusqu’au fouet qu’il lui est arrivé d’user sur moi. Même si au début je trouvais ça excitant, au bout de quelques années ça devenait insupportable de ne vivre notre sexualité que comme ça. Ça devenait crado, sans plaisir,  douloureux physiquement, c’était l’escalade. Un jour, il   a perdu la tête. Il m’arracha un talon avec lequel il me frappa,  l’enfonça  à plusieurs reprises dans la cuisse… L’horreur… Suite à ces blessures je demandais le divorce. »


Les fantasmes sont classés en fonction des interdits transgressés au niveau sexuel et agressivité :

  • La violence.
  • Le sadisme : éprouver du plaisir en faisant souffrir autrui.
  • Le masochisme : tirer du plaisir de ses propres souffrances.
  • Le fétichisme : ressentir du plaisir par le biais d’une passion pour un objet inanimé (chaussure, tissu…) une partie du corps (pied, sein), une forme, une odeur, un contact tactile.

Un fantasme est l’expression de l’interdit et c’est en cela qu’il est source de plaisir et de culpabilité. Il n’y a pas à s’inquiéter à avoir des fantasmes d’un contenu violent, la violence imaginaire ne signe pas une pathologie.  Là où il faut s’en inquiéter c’est quand il y a un  besoin  impérieux de  les réaliser, de passer à l’acte.  Lorsque le fantasme devient omniprésent, envahissant l’espace psychique au point de devenir la seule source de satisfaction, lorsqu’il empêche la personne de vivre, c’est non seulement préoccupant  mais il y a là, pathologie et perversion. Des fantasmes de ce type sont du même ordre que la compulsion sexuelle. Dangereux.

Par définition le fantasme n’est pas fait pour être réalisé. Lorsqu’il se traduit dans la réalité ce n’est plus un fantasme.

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Au sex-o-cafe, l’officiel,  le fantasme sera le thème. Comme précédemment le thème sera abordé dans sa version psy et dans une vision plus légère avec Marie Laure qui posera sa touche décontractée  et rieuse.

Les images sont à la base de nos fantasmes. Les expériences pulsionnelles les plus primordiales constituent le canevas sur lequel les fantasmes se tissent. Le fantasme relève autant du sensoriel que de l’intellect. À ce titre on peut affirmer que le fantasme se produit d’abord dans le corps avant de déferler dans l’imaginaire.

Qu’est-ce qu’un fantasme ? Le désir en est-il l’origine ? Les rêves sont -ils des fantasmes ? Les fantasmes sont-ils toujours agressifs ? Sont-ils toujours de nature sexuelle ? Comment l’interdit vient réguler le passage à l’acte.

Certains fantasmes paraissent effrayants. Qu’en est-il ? Peuvent-ils être partagés dans une relation amoureuse ?  Doit-on les exprimer à son partenaire ? Y a-t-il danger à ne réaliser sa sexualité qu’au travers des fantasmes ?

Que se passe t-il si l‘imaginaire n’est pas au rendez-vous ? Quel est l’impact du fantasme chez les créateurs, les artistes ? Le rêve est un fantasme inconscient ; la rêverie une production d’images dont l’auteur est éveillé, fait partie du fantasme conscient.

Si le fantasme se traduit en acte dans la réalité  est-ce encore du fantasme ? Comment traduire un passage à l’acte dont le contenu est violent ? Perversion ? Projet ? Création artistique ?

Les époques, les cultures, le milieu social impliquent-ils des différences de fantasmes ? La scène primitive se révèle t-elle dans le fantasme ? Comment l’interdit inter-réagit-il dans le contenu ? Y a t-il une spécificité du fantasme féminin ? Masculin ? Les fantasmes féminins sont-ils moins violents que les fantasmes masculins ?

Le contenu du fantasme évolue t-il dans une vie ? Le désir, la libido sont des réflecteurs. Quelles sont les catégories des fantasmes ? Quelle place la violence tient-elle dans le fantasme ? Comme le rêve peut-on analyser le fantasme ? L’homosexualité peut-elle être révélée dans un fantasme ? Peut-on les maîtriser ? Comment le corps les exprime t-il ? Que se passe t-il lorsqu’un fantasme s’interrompt en pleine action ?

Autant de questions qui trouveront des réponses lors du Sex-o-cafe, l’officiel où nous nous retrouverons jeudi 3 juin comme d’habitude au 3♦14 Hôtel salon Shiva.



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C’est bien connu, les absents ont toujours tort. Les présents font ce qu’ils peuvent. Ce coup d’essai ne fut pas un coup de maître. L’important c’est d’essayer. Essayer est essentiel. Ensuite, se concerter. Au sex-o-cafe, l’officiel, et après chaque débat, chaque membre de l’équipage du bateau (Anne, Liliane, et moi-même ) doit pouvoir s’exprimer. Chaque membre a son mot à dire « J’ai aimé, je n’ai pas aimé ; sur ce point là ce n’était pas juste ; les réponses ont-elles apporté toute satisfaction aux participants ? … ». Le respect des opinions est ce qui caractérise notre entente ; ce respect concerne et inclut la, le participant qui parle. Être entendu dans ce que l’on à dire suppose entendre ce qui s’énonce. Exclure et s’exclure sans concertation serait manquer d’humilité, nous laisserait  croire à une toute puissance dont aucune d’entre nous ne voulons. Peut-être et certainement c’est ce qui nous rend un peu sévères quand ce qui se dit n’est pas juste ou ne répond pas à une question.  Il y a toujours un après qui suit le Sex-o-café. Et dans cet après, réunies toutes les 3 (séance où n’est jamais venue jusqu’à maintenant la 4ème personne qui anime le débat) nous faisons un débriefing qui consiste à faire le point sur ce qui a été et moins été…

Difficile moment où se relâchent nos tensions, où nous pouvons prendre du recul, réentendre les réflexions des uns et des autres y compris les nôtres. Mais il est difficile de faire le point sur une totalité, sur l’unité de la séance, puisqu’à chaque fois il manque un-e- collaborat-rice-eur.  C’est alors que la vidéo, minutieusement filmée par Anne, sera l’œil et l’oreille qui en dernier ressort, restituera la totalité des interventions. Sans aucune erreur possible, sans aucune malveillance dans le rapport qui est fait par moi par la suite.  Je n’interprète pas, je restitue fidèlement… Sauf dans le cas où un grand brouhaha m’empêche d’entendre ce qui se dit, tout le monde s’exprimant en même temps dans la passion du débat. Dans ce cas là, il s’agit des participants enflammés qui ont tous quelque chose à dire au même moment. Et personne ne le leur reproche, nous ne sommes pas à l’école  ni à l’assemblée nationale.

Ainsi le point est fait sur la manière de procéder au sex-o-café, (qui depuis le 5ème se nomme l’officiel). Dans les jours à venir un compte rendu détaillé fera suite à ce communiqué sur lequel, je compte bien avoir des retours comme l’a suggéré entre autre Caroline désireuse de laisser sur le blog <http://www.libidosexualite.com>un commentaire.

Bonne fin de week-end. Le soleil étant encore présent, je vais aller me baigner.

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A-ton seulement parlé du fantasme dans cette soirée ? Plus ou moins. Le terme « fantasme » très employé ne fut (à mon goût) jamais vraiment approfondi ai-je envie de répondre. Et pour preuve la vidéo relate un débat de personnalités qui s’entrechoquent s’éloignant du thème pour lequel étaient venus  six hommes et  quatorze femmes. Que s’est-il passé donc pendant ces deux heures ?

Liliane, notre chère maîtresse de cérémonie rappelle  les codes et la manière de fonctionner du sex-o-café, l’officiel, présente les intervenants qui ce soir là étaient essentiellement féminin. Elle me passe la parole : le fantasme, scénario imaginaire dans lequel le sujet est présent préfigure de manière plus ou moins déformée l’accomplissement d’un désir. Le désir et le plaisir, deux composants essentiels, moteurs de la vie, comme évoqués à la deuxième rencontre du sex-o-café.. Le fantasme réalise un compromis entre le désir, les pulsions sexuelles ou agressives et les contraintes de la réalité que sont les interdits, les tabous, les règles sociales et morales. Le surmoi veille dans l’inconscient. Comme le dit Paul Ricoeur : « Le fantasme permet de scénariser son invivable comme un vécu » Il émane d’abord dans le corps avant d’être élaboré par l’imaginaire. Le sensoriel et l’intellect sont nécessairement présents, complémentaires. Lorsqu’il se traduit dans le réel, le fantasme n’en est plus un. En fonction du contenu de l’acte, c’est, soit une perversion, en cas de violence, sadisme… etc; soit un projet quand l’acte réalisé n’est ni pervers ni sous le fait de contraintes ou /et de violence et n’entraîne aucune souffrance pour autrui ou pour soi-même. Ou bien encore il s’agit d’une sublimation et se traduit par une création artistique; les artistes y ont recours pour créer (peintres, écrivains, poètes, sculpteurs..) Le milieu culturel, social, religieux quel qu’il soit dégage des interdits. Le fantasme dans son acceptation ou sa transgression sera à la hauteur de nos interdits.

Je donne la parole à Marie Laure qui aborde le fantasme dans le cadre de sa pratique.  Le fantasme est roi dans la relation instaurée entre patient et praticien. Le fantasme est l’antithèse de la pornographie. L’émotionnel est vécu au niveau intérieur – cerveau limbique – une mise à nu qui exclut le contrôle de soi.  On s’abandonne aux mains qui vous touchent. Dans l’approche tantrique la personne est amenée sur un plan divin,  son essence originelle. Sa pensée est créatrice…

« Qui fantasme ? » Les femmes fantasment-elles ? L’importance de la barrière de l’éducation; les fantasmes sont-ils différents selon l’éducation ? Ils alimentent notre sexualité;  sont-ils assujettis aux seuls désirs de l’autre ?

Nous fantasmons tous et cela dès la toute petite enfance. Le fantasme est roi. Il organise nos pulsions dans le moindre détails(Ph. Brenot) Les femmes fantasment autant que les hommes. C’est une vieille idée fausse renforcée par le rapport Kinsey.  Les époques changent mais les fantasmes sont les mêmes, ils sont fonction du matériel imaginaire. Dans toute forme de sexualité (hétéro, homosexuelle ou autre) nous avons notre complémentarité. Ici, nous sommes très coincés malgré ce qui se montre; ailleurs ça se passe différemment (USA, Asie). Ici le fantasme se présente souvent comme une décharge émotionnelle de plus en plus forte. Plus on est rigide, plus les fantasmes sont durs.

Différence entre barrière symbolique et notre éducation; le frein limbique nous empêche de passer à l’acte; le conscient, l’inconscient; nous sommes trop libérés ou trop coincés.

Techniques actuelles (internet, médias) permet une libération pornographique, virtuelle mais il y a difficulté du passage à l’acte. Le virtuel serait-il un frein ? Normalité de la sexualité qui fait de Rocco Siffredi un modèle à atteindre. La charge sexuelle pulsionnelle est la plus forte énergie existante. C’est le surmoi qui empêche le passage à l’acte. Les hommes sont plutôt linéaires dans leur sexualité (pulsion, « attaque », décharge, ils se retournent et s’endorment)  alors que les femmes sont beaucoup plus imaginatives. Dans la recherche du fantasme à réaliser à tout prix il y a un risque d’escalade qui peut être comparé au drogué  en manque qui recherchera l’illumination du premier shoot. Sans la trouver.

Y a t-il un appauvrissement de la vie fantasmatique, intellectuelle, cérébrale, un risque face à soi-même dans le cas de la réalisation d’un fantasme ? Met-on des mécanismes en place pour assouvir un fantasme ? Répétition, addiction, sous forme de dépendance ? Est-on déçu à les réaliser?

Non, il n’y a pas d’appauvrissement de la vie fantasmatique, peut être même un enrichissement quand ils demeurent acceptables par le Surmoi.  Afin de les assouvir il y a une bataille entre le Moi et le Surmoi, ce dernier empêchant de passer à l’acte. La société (éducation, morale) nous conditionne.  Nous vivons dans un système et sommes plus ou moins obligés d’en accepter les règles; la sexualité  est aussi un système avec ses règles. La déception peut venir de ce que la réalisation d’un fantasme n’est jamais aussi performante  que l’imagination qui elle est toujours plus parfaite, plus conforme  à notre  désir  que la réalité. Les images que l’on se projettent dans notre théâtre interne sont toujours plus belles, plus fortes que celles vécues dans la réalité. En cela tient la déception.

Mais réalisé avec la bonne personne ? Puisqu’un fantasme n’est qu’un scénario personnel ? L’assouvir au travers de plusieurs personnes. Un fantasme propre à une situation et non généralisation d’un fonctionnement. Homme qui a le fantasme de faire l’amour à deux femmes en même temps (le fantasme de beaucoup d’hommes)

Le fantasme est source d’excitation, il met du piment dans la relation.  Vouloir réaliser un fantasme violent risque d’effondrement psychique. On peut fantasmer une situation sans forcément avoir envie de la vivre dans  la réalité. Beaucoup de femmes fantasment d’être violées mais certainement pas de le réaliser. Le fantasme déclenche plaisir et jouissance. En matière de sexualité il n’y a que les tabous que chacun s’impose. Le travail de chacun est de dépasser pour trouver sa propre vérité.

Différence entre tabou, bonne éducation et interdit : on se perd dans tout ça. Fantasme d’objets (talons aiguilles) des décolletés.

Un tabou est un interdit d’ordre religieux ou d’un rituel dont la transgression est censée être un châtiment surnaturel. L’éducation provient du milieu familial, social; bonne ou moins bonne selon ce que l’individu a reçu. Quant aux interdits ils peuvent être d’ordre religieux, sociétaux, moraux. Les deux principaux étant l’interdit de l‘inceste et l’interdit du meurtre. (Réponse à Caroline) Ne vivre sa sexualité qu’au travers d’un fantasme sans jamais passer à l’acte dénote un effondrement psychique, une pathologie, une déviance. Un trop plein imaginaire s’origine d’un vécu traumatique  survenu dans l’enfance.

Le fantasme moindre à notre époque, moins important de nos jours. Vie sexuelle plus intense grâce à la longévité. Si l’on pratique tout, tout de suite, trop vite, trop jeune, que reste t-il pour la suite ?

Peut-on appeler ça de l’hypersexualité ? Il faut avoir confiance dans la jeunesse, malgré l’accès aux techniques nouvelles, confiance à l’imagination des jeunes, à un retour des choses qui finissent à se mettre en place (après avoir vécu des expériences, nécessaires au développement psychique – ajouté par my self après réflexion sur la jeunesse). Quels que soient l’âge, le sexe, le contexte, on fonctionne tous avec des interdits éducationnels, religieux. Jeune ou moins jeune, vieillard, tout le monde fantasme; c’est un pot commun à l’humanité.  La société nous porte, nous socialise. Seul, nous ne sommes rien, il n’ y a que la relation qui nous renvoie à nous-même, un effet miroir en quelque sorte.

Le fantasme évolue t-il ou non? Est-on pris d’assaut par les fantasmes ? Désir suscite un fantasme. L’ennui le favorise t-il ? Focalisation sur fantasme. La sexualité vécue au travers d’un rituel.  Fantasmes des hommes et des femmes. Quels sont-ils? Caricature des fantasmes des hommes. La taille du pénis occupe-t-elle l’imagination des hommes ? Leur petite taille est-elle un complexe ? Les femmes réfléchissent pour les hommes, pensent trop à la place des hommes. Le syndrome du vestiaire.

Le fantasme évolue avec l’âge, les pensées,  le corps, l’expérience. Comme eux les fantasmes évoluent en permanence. Le processus fantasmatique est en continuelle évolution. Si l’imaginaire est puissant l’ennui peut favoriser le fantasme,  sinon il restera pauvre. Voire inexistant. Dans l’imaginaire la taille du pénis renvoie l’homme à sa puissance sexuelle…

Liliane sonne la fin du sex-o-cafe, l’officiel, annonce  le thème de l’infidélité (souvent demandé) de la prochaine session.

La tension au cours de ce débat était palpable. Quelques réflexions qui n’engagent que moi : Le sex-o-café, l’officiel, est une réunion qui devrait permettre à chacun de  s’exprimer avec sa sensibilité sans que les propos tenus ayant trait aux idées soient sujets à jugements de la part des participants dont les perceptions sont différentes.  Le sex-o-café, l’officiel, est un lieu qui se doit de fonctionner sur le principe de la libre parole et de l’échange. L’agressivité ne devrait pas avoir cours. Ce qui fut le cas, malheureusement. Je le déplore. Il n‘y a rien à prouver, si ce n’est le respect que chaque personne doit avoir envers une autre. Tout peut se dire, devrait pouvoir être entendu sans jugement de valeur.

On n’est pas là pour juger ce qui se dit mais pour partager et éclairer les zones d’ombre dans ce qui se dit. Est-ce une tare d’être restée dans la mouvance du « Peace and Love » de 68  et de ne pas supporter la guerre ?

Maman? La vie c’est quoi ?

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Maman, maman, c’est quoi la vie ?

C’est juste vouloir faire des câlins avec toi  ? C’est juste manger du chocolat et jouer avec Réglisse (le chat)? C’est pas plus compliqué que ça, la vie ? Hein ! dis, maman ?

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Qu’ai-je répondu à mon enfant ? C’est si loin tout ça… La vie au commencement c’est une femme et un homme. Ils se rencontrent, ils s’aiment. Et sèment. De leur amour né le désir. Ou le contraire. Le plaisir s’y ajoute. Désir et plaisir mélangés  sont à l’origine de ta vie, mon fils. Comme devrait l’être chaque vie humaine. Ce n’est pas toujours le cas. Au commencement  l’amour devrait présider à la vie. « J’aime ma mère qui m’aime en retour inconditionnellement. »

Alors la vie, c’est le désir d’être en vie, c’est l’envie du plaisir qui en découle. C’est l’espoir d’un monde meilleur et le désespoir de ne pas le voir arriver. C’est la richesse qui se reproduit en circulant dans les canaux du cœur.  Mais c’est aussi la  pauvreté qui envahit les pensées et les empêchent d’évoluer.

La vie c’est la mie moelleuse du pain et sa croûte craquante. C’est la glace à la violette dans un petit pot que l’on déguste en marchant. La vie c’est partager un concert de Reggae, improvisé et offert assis sur le gazon du Théâtre de Verdure alors que le vent pousse les nuages dans le ciel. Non, ce soir il ne pleuvra pas. C’est découvrir ensemble une œuvre qui se veut d’art et qui n’est autre qu’une cheminée de neuf colonnes qui attaquent le ciel devant un mur lépreux.  C’est une promenade sur la Promenade alors que la mer s’agite, sa couleur turquoise transformée par la nuit en gris scintillant. La lune est presqu’absente ce soir.

La vie est faite de tristesse, aussi. Avec une autre il s’est barré, laissant son cœur inconsolable et ses yeux tristes de tant pleurer. La vie est frustrations, elles provoquent le manque qui nous oblige  à bouger. Au risque, si l’on restait statique,  d’en crever.

La vie se construit sur des fantasmes. À nous de réinventer nos rêves pour les réaliser. La jalousie n’implique pas l’amour et le croire est se duper soi-même.  Et se donner bonne conscience.

La vie c’est un partage. L’autre est le miroir dans lequel on se regarde pour desserrer le nœud  qui nous étrangle.  Entrer en relation pour ne pas oublier que seul nous ne sommes rien. Nous ne pouvons rien. Celui qui dit le contraire n’est pas encore né. Et sa mère, et son père, les aurait-ils oubliés ?

La vie est d’avancer coûte que coûte, léger et insouciant – est-ce encore possible ?  Optimisme quand tu nous tiens, avec toi tout peut changer.  Ployé sous le poids d’une charge à responsabilités, il suffit de changer d’angle de vue  pour chasser le pessimisme et tout recommencer.

La vie c’est s’étonner de choses simples, se réjouir de petits bonheurs. Le réservoir d’essence est vide, qu’importe nous avons des pieds. Apprécier le goût des épices et des cerises, le temps  est trop court pour ne pas s’en régaler. Sourire à la gardienne quand elle nous apporte le courrier. La facture n’émane pas d’elle, le croire serait injustifié.

Et, ne jamais oublier la mort qui nous guette. Le décompte commence dès l’instant où la vie nous agite. Se croire éternel, invincible serait une erreur fatale qui nous tuerait.


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La fidélité est terme scabreux contenant son contraire dès lors que la promesse qui lui est soumise est rompue. Regardez ces enfants se bécotant sur la plage : que croyez vous que le petit garçon susurre à l’oreille de la gamine ? : « Je t’aimerai toute ma vie »   » un jour je me marierai avec toi » ou « tu seras toujours mon amie » ? Vous conviendrez que selon la promesse entendue l’impact en sera différent. Il en est ainsi pour les adultes qui restent coincés sur des promesses de fidélité qui engagent au moment où elles se disent en ayant valeur de contrat.En quelques articles, nous allons essayer de comprendre ce qu’est la fidélité et son corollaire l’infidélité.

Car enfin qu’est-ce que la fidélité ?

  • Un mythe, une illusion qui ne tient aucun compte des aléas, des contraintes de la vie ?
  • Amour toujours ou un rêve qui s’effondre ?
  • Sert-elle à protéger le couple et la famille ?
  • Est-ce encore un rempart contre la jalousie ?

Qu’est-ce que la fidélité dans sa dimension

  • sexuelle
  • relationnelle
  • à une promesse

Et enfin à quoi nous engage la fidélité ?

  • à l’exclusivité du corps et de l’esprit de l’autre dont on disposerait à sa guise?
  • une soumission à un contrat inaliénable ?

À toutes ces questions nous tâcherons d’y apporter des réponses…

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. À très vite.

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Qu’est-ce que la fidélité, sinon et d’abord un engagement envers soi-même? Combien d’entre nous peuvent se targuer de n’avoir jamais été infidèle à ses idées, à ses amours, à un parti, à ses souvenirs, à soi-même ?

Étymologiquement infidèle signifie qui n’a pas la foi. Par extension ce qualificatif est appliqué aux non-croyants d’une religion par ses fidèles. La fidélité serait donc une illusion au sens freudien dans la mesure où celle-ci comporte la croyance en un « toujours », en l’exclusivité d’être unique et seul désir pour un(e) autre, d’avoir et de servir des idées fussent-elles erronées à un moment donné. D’être privé de la liberté d’en changer. Cette croyance de la fidélité comme vertu émane du judéo-christianisme et ne sert qu’à rassurer l’époux sur sa paternité.  Or, toutes les idées qui expriment une exigence absolue sont non seulement absurdes mais qui plus  est, sont nocives.  Cette croyance de fidélité est incompatible avec la nature humaine, elle dépossède la personne de sa liberté, l’inféode à des comportements qui, parce qu’ils sont soumis à une croyance, sont immuables.

Cependant à l’origine de la fidélité se trouve un engagement. On peut se dire fidèle dans le cas où l’on respecte son engagement, sa promesse. Il y a infidélité s’il y a rupture de l’engagement pris, s’il y a trahison dans la confiance accordée.  Le mariage est lié à une promesse de fidélité, de respect du conjoint. Fidélité sexuelle, s’entend. Du moins c’est ce qui est demandé lors du passage devant Monsieur le maire, Monsieur le curé. Parce que l’infidélité intra-conjugale existe et les révélations sur le divan du psy sont étonnantes.

Qu’est-ce qu’une infidélité intra-conjugale demanderez-vous ? Des liaisons non extra-conjugales mais intra-conjugales. Il s’agit de liaisons avec les fantasmes (toujours eux) qui interviennent quand le couple fait l’amour; des images d’une tierce personne qui fera monter l’excitation du partenaire pour un autre ou une autre que celle ou que celui qui partage le lit. En fait peu d’hommes et de femmes sont fidèles dans leur tête.  C’est une constatation que cette infidélité mentale; elle permet de satisfaire un désir (d’infidélité) inavoué. Voir ailleurs si l’herbe est plus verte, en quelque sorte. L’exclusivité, la fidélité appartiennent à la passion, le mariage l’en éloigne. Au moins en pensée.

La fidélité ne devrait pas renoncer à la liberté de penser et d’exprimer ses pensées. Être fidèle à soi-même signifie être maître de sa vie dans la totale cohérence avec ses pensées et accepter, le cas échéant, de pouvoir en changer. Comme les choix, pouvoir en changer si ne sont pas les bons. Reconnaître que  ce qui était acceptable et conforme à un moment donné et accepter que ça ne puisse plus l’être. Accepter de changer de points de vue, de regard, d’opinions sur soi-même et les autres,  implique une lucidité qui permettra de se désolidariser d’un contenu qui ne nous ressemble plus en restant fidèle à soi-même.

« J’ai fini par m’apercevoir que je n’étais pas le seul à partager la fidélité de mon épouse » faisait dire Eugène Labiche à un comédien.

Personnellement j’ai été fidèle à chaque homme que j’ai aimé. Par contre j’ai été quelques fois infidèle à moi-même justement à cause de cette fidélité aux hommes que j’ai aimés. C’était avant !

Pas plus tard que ce matin, Virginie arrive en consultation, s’avachit comme un sac de farine à moitié plein sur le canapé. Sans respirer elle lâche tout de go « J’ai plus de cornes qu’un taureau de corrida ! » Disant cela elle déverse des larmes, qui comme la pluie aujourd’hui, ruissellent  sur son beau visage. Son mascara se dilue en traînées noires qu’elle essuie d’un revers de main en reniflant comme le taureau dans l’arène.  Son amie à qui elle s’est confiée  a enfoncé le clou : »Il est temps que tu t’aperçoives de l’infidélité Mathieu. Si aujourd’hui tu as des cornes d’un taureau c’est à cause des œillères  dignes d’un cheval de trait que tu as posées sur tes yeux.  » Elle suffoque, elle ne comprend pas. « Mathieu m’a promis fidélité devant le Maire et le Curé. Pourquoi il ne tient pas sa promesse ? « 

De quoi est fait le lien amoureux ? Pourquoi Virginie et Mathieu se retrouvent dans une impasse ?

Le jour où, devant témoins, l’on s’engage à l’amour toujours, à la fidélité, on est dans l’instant. Cette promesse a valeur d’une pensée magique qui fera résister aux tentations inévitables dont la vie est jonchée. Cette promesse est la réponse à un élan intérieur dont les serments vont, semble t-il, renforcer et protéger l’union. Elle ne concerne que l’instant et ne peut préjuger  le long terme. Ainsi sans réfléchir à cet engagement (la jeunesse en empêche) et comme tous les amoureux, Virginie focalise sur la promesse en ne considérant plus rien qui ne soit son couple. Alors, Mathieu  s’étiole à subir la routine.Pfft ! Mathieu étouffe comme un feu que l’on aurait trop bourré de grosses bûches, étouffant l’ardeur même du désir. Virginie s’est engagée à répliquer quotidiennement un ronron lui servant tous les jours la même soupe douceâtre, sans épices qui endort son homme.

L’homme sexuellement inconstant et naturellement polygame ?

Lors de thérapies la plupart des hommes se plaignent : comment peuvent-ils rester inertes alors les tentations ne manquent pas, les occasions de tromper (sexuellement, ajoutent-ils) sont nombreuses, les incompréhensions au sein du couple si grandes, les discussions concernant la sexualité absentes. « Elle me dit qu’elle m’aime mais son corps reste comme une planche pendant l’amour » « Faire l’amour une fois par semaine, en missionnaire, n’est pas suffisant pour moi. » Mais aussi la peur d’être enfermé ad vitam aeternam dans un couple  sans aucune autre alternative réjouissante. L’infidèle cherche ailleurs à prouver sa virilité, à prouver  qu’il peut encore et toujours séduire. L’autre, l‘interdit, la transgression, ayant cet effet miroir qui renforcera, revalorisera l’image d’un homme; cette image qu’une compagne au quotidien aura banalisée. Autant de charges mises bout à bout vont conduire les hommes à être infidèles.

Parmi les motifs qui engendrent l’infidélité, l’insatisfaction sexuelle arrive en tête. Les frustrations, celles de ne pas se sentir désiré ni désirable. Les tentations à l’extérieur du couple sont nombreuses et favorisent le passage à l’acte. Les hommes à tendance histrionique et narcissique, qui aiment charmer et être séduits sont des sujets plus à risque d’infidélité. Les hommes qui, enfants, ont servi d’enjeu entre les parents, qui ont été sur-protégés de manière pathologique par une mère possessive, utilisés au lieu d’être aimés pour eux-même, ceux-là aussi seront davantage enclin à l’infidélité. Et puis il y a aussi dans la pensée des hommes un curieux dilemme, une dichotomie mère/putain.  « Je ne peux faire l’amour à ma femme que j’aime comme je le ferai à une femme pour qui je n’ai pas de sentiment. » Autrement dit : Aimer est porter aux nues, l’autre est seulement un « activateur de désir ». Nous retrouvons la confusion entre amour et désir, les deux étant, pour la plupart des hommes, incompatibles. « Je ne peux aimer la femme que je désire et désirer la femme que j’aime, disent en substance ces hommes là. Pour le plus grand malheur des femmes amoureuses qui pâtissent de cette croyance.

Lui, n’étant plus regardé comme objet de plaisir, c’est ailleurs qu’il va le chercher. Sa vie à elle ronronnant comme un moteur en fin de course elle s’adonne à l’ivresse de l’infidélité en s’enivrant dans d’autres bras. Pour d’autres il s’agira de de vivre en jouissant sans entrave.

Bien sûr que les hommes ne sont pas les seuls à tromper. Les femmes aussi sont infidèles.  Dès demain, nous évoquerons les facteurs sociologiques de l’infidélité masculine autant que féminine. En attendant reposez vous au creux des bras qui vous accueillent.

–ψ-ψ– Pour le 6ème sex-o-cafe, l’officiel nous aurons le plaisir d’accueillir Laurent Primi, Professeur de Lettres, Psychothérapeute, Analyste. Il nous accompagnera au cours de cette rencontre où nous aborderons le sujet sur la fidélité et son corollaire l’infidélité.

Pour les réservations vous avez la possibilité de vous inscrire sur facebook- sex-o-cafe,l’officiel groups,  Viadeo, ou encore ici même sur le blog.

Quel que soit le média que vous emploierez, le nombre de place étant limité à 30 n’attendez pas pour réserver.

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À l’heure où tout va si vite la résistance à la frustration n’est plus d’actualité. On consomme frénétiquement de tout.  La nourriture en sachet aussitôt ouvert est avalée. On zappe les programmes de télé : il suffit d’effleurer une touche de la télécommande, décor et programme changent. Il en est de même pour un(e) partenaire qui ne convient pas tout de suite on passe à un(e) autre. Génération klenex. On satisfait un désir avant qu’il soit totalement formulé. On n’a plus le temps de prendre son temps. Ni d’en perdre. Le XXI siècle exige la performance dans tous les domaines. On compétionne partout : au boulot, dans le métro, en voiture ou à moto et bien sûr au dodo. L‘hédonisme est partout. Cette recherche du plaisir n’est plus une application seulement philosophique ou psychanalytique  (recherche du plaisir orientée sur une partie du corps). Elle est devenue un fonctionnement économique quasiment obligatoire où le rendement maximum orienté dans  la recherche du maximum de satisfaction est le moteur de toute activité.  Résistez à la culture de l’hyperconsommation (loisirs, sports extrêmes, hyper sexualité, malbouffe) et vous serez classés « as been. » Je m’éloigne du sujet ? Non pas tant que ça. Si l’on considère cette nouvelle tendance on s’aperçoit que l’on n’a plus le temps nécessaire de vivre nos névroses, de s’en accommoder et de cheminer avec. La névrose est remplacée par la perversion ordinaire. Et la perversion est le dernier rempart de la psychose (Diamantis). La perversion ordinaire, celle que l’on peut voir s’afficher sur Internet par le biais de la pornographie facilement accessible. La perversion dans les salons de massages où l’on fait tout sauf du massage. « Se faire branler par une masseuse, n ‘est pas tromper ma femme, puisque il n’y a pas pénétration » disent les hommes qui pratiquent les massages. Alors une alternative à cela ? Oui, disent les couples modernes en enfourchant la fidélité comme un cheval de bataille qui devient peu à peu un besoin qui se répand comme tâche d’huile.

La fidélité serait-elle devenue un enjeu réel de la vie des couples modernes ? La loyauté et l’exclusivité est-il un défi encore possible ou une utopie de vouloir s’y soumettre?

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« Il est bien plus acceptable qu’un mari trompe son épouse que le contraire » et cela parce que les hommes doivent répondre à leurs pulsions hormonales dont le désir masculin est presque  totalement sous leur influence. Les hommes sont restés des chasseurs qui réagissent aux pulsions de leurs poussées de testostérone. Cette hormone active le désir plusieurs fois par jour; si l’occasion se présente à ce moment là, les pulsions peuvent trouver leur échappatoire dans l’adultère. Entre autre.

Si autrefois, pour les femmes, se marier justifiait le droit – et même le devoir -  à la sexualité et que le mariage garantissait  le patrimoine et la famille il en va tout autrement aujourd’hui. Où l’on consomme avant de signer.  La bonne entente sexuelle est indispensable à la réussite du couple. La sexualité cimente le couple. Alors ceci amène cela et les infidélités chez les femmes. Les femmes moins soumise à leurs hormones plus à leur imaginaire seront infidèles différemment. Mais infidèles quand même. Selon un sondage « Huit femmes sur dix valorisent la fidélité  – 42% d’entre elles la considèrent comme normale -, 11% seulement l’estiment obligatoire. Là est la nouveauté : choisir l’infidélité ou la fidélité selon des critères personnels, et non plus en adéquation avec des « rôles » culturellement déterminés » Ce sondage Ifop pour le magasine Elle date de 2000. Dix ans sont écoulés depuis…

  • Dans la recherche d’un amant, une femme sera dans la quête non identifiée du partenaire idéal, de la figure paternelle fantasmée et à jamais inaccessible.
  • Si elles goûtent à l’infidélité elles tenteront d’épargner leur couple.
  • Si cela leur est impossible elles quitteront pour reformer assez vite un autre couple plus satisfaisant.
  • Très peu de jeunes femmes acceptent la frustration d’une sexualité peu revalorisante. Tendresse, baisers, regards, communication, complicité sexuelle…Exiger tout du même homme. Quand le partenaire habituel échoue à répondre à tous les besoins, elles vont chercher ailleurs celui qui pourra les satisfaire.
  • L’infidélité par « accident » (être prise dans un engrenage que l’on ne peut arrêter)
  • L’infidélité par les pensées, difficulté de transgresser l’interdit.
  • Certaines femmes trompées se vengent en prenant amant.
  • Le coup de foudre, l’amour soudain, sera le motif  pour qu’ une femme quitte son partenaire « légal »

Oui, comme dit précédemment le  seuil de tolérance à la frustration est très bas. Le principe de plaisir devient le premier fonctionnement au détriment du principe de réalitéPour pallier le vide, la frustration ou la déception, on consomme. L’autre devient un produit, analyse la psychanalyste Martine Teillac. Le refus de la frustration parvient-elle à supprimer la souffrance ? Le commentaire de Frédéric vient bien à propos pour illustrer la souffrance qui résulte de ne pas savoir différer.

L’infidélité nous questionne au plus profond, a des répercutions sur le couple. Quelques fois être infidèle à un compagnon peut servir de tremplin pour redevenir fidèle à soi-même. Ne plus se trahir soi-même en acceptant ses contradictions.

Actuellement dans les jeunes couples chacun détermine les interdits à ne pas transgresser et les frontières à ne pas dépasser en évitant les promesses impossibles à tenir. Les partenaires d’un couple depuis longtemps constitué seront plus indulgents quant à l’infidélité de l’un envers l’autre. Par contre pour de plus en plus de couples la fidélité ne se situent plus dans le fait d’être sexuellement fidèles c’est ailleurs qu’ils la trouvent. Dans un pot commun fait de souvenirs, de joies et de peines qui les soudent comme un ciment qui vieillit bien. Ils prennent le risque de la liberté sexuelle extérieure à leur couple sans le démolir. Se sont souvent les femmes aimantes et sages qui posent les règles à vivre une sexualité extérieure au couple. Une respiration extérieure qui recharge leurs batteries intérieures; rajoute du piment. Consolide le couple dans l’amour où les partenaires sont amis obligeant à lâcher-prise sur la possessivité, la possession du corps de l’autre (il est à moi et nulle autre que moi doit y toucher); à inviter la liberté d’être et de permettre à l’autre d’être ce qu’il est.

Ce sera tout pour cette fois. On essayera d’aller un peu plus loin dès que possible sur cet épineux sujet.

Prenez soin de vous.

Football et fidélité

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Moi, vous savez, le football, je m’en fiche pas mal. Mais cette année, au delà du foot, je trouve passionnant  ce qui se passe autour du ballon. Et ce qui se passe autour du ballon est très représentatif de ce qui se passe dans la cité. La France a mal. Elle est socialement malade des caïds du bas et des caïds du haut. Le jeu du ballon sert de prétexte à exprimer ce malaise : l’irrespect des citoyens entre eux.  Les clans. La violence. Par l’indécence des mots les maux de la France sont révélés au monde entier. Les petits du bas ne font qu’imiter les petits du haut. Si vous voyez ce que je veux dire.

Mais de quoi se plaint-on ? Regardons les événements et écoutons tout ce qui se dit au sujet de cette équipe minable. La caïra est fidèle à son président de France. Elle encule (bon sang que je n’aime pas ce mot mais je ne fais que reprendre ce qui a été écrit en toute lettres dans un journal sportif) ; la caïra encule donc son sélectionneur, un vrai fils de pute. D’abord, quel mal y a-t-il à être fils de pute ? Ça c’est encore une autre histoire.

L’équipe de France est fidèle au président des français et le pauvre con s’est cassé. Pourquoi un mec des banlieues ne serait-il pas fidèle au langage du premier des français ? Troubles dans la cité : argent, ego surdimentionné, bling bling : nouveaux passe-partout, nouveaux « sésame ouvre toi ». Moi je dis l’équipe de France est en harmonie avec le président. Comment pourrait-elle faire autrement ? Et c’est ça qui me déprime.

L’exemple dans sa dimension verticale a perdu sa place (du père symbolique vers ses fils). Quand un père de la nation traite son fils de racaille et de pauv’con, il est facile pour le fils d’imiter son père. Alors, les fils s’allongent à l’horizontale et chacun court après un ballon, des thunes, un pouvoir, une élection, du fric. Chacun des fils imite le père dans ses symboles. Quelle tristesse !

Moi qui rêve de mélanger les ballons, les races, les couleurs, les mots pour en faire des frises en forme de poèmes; les sexes pour enfanter l’amour. Qui rêve de mélanger les pieds sur des chemins à parcourir ensemble, d’entendre des voix de chants courageux pour s’élever au dessus de la colère, de la haine. Mais seul que peut-on faire ? Rien !

Je vous souhaite un bel été en ce premier jour qui ressemble enfin au printemps.

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Dans les temps antiques, à certaines périodes de l’année, il était permis voire encouragé l’orgie. Chez les romains lors des fêtes religieuses, les bacchanales et les saturnales, Bacchus et les récoltes étaient fêtés en une débauche tapageuse, un  désordre où les esclaves prenaient la place des maîtres. Chez les grecs c’est pendant les fêtes consacrées à Dionysos que les rituels orgiaques mêlaient à la débauche des excès de la table aux débordements sexuels. Ce temps de l’orgie était fortement encouragé par les maîtres, les rois considérés comme des dieux.  Dans ce temps là s’entremêlaient le profane et le sacré dans le monde.   Le monde profane est celui des interdits. Le  monde sacré est celui de la fête, du plaisir jusqu’à la licence, celui des rois et des dieux . Le monde sacré autorisait la transgression.

L’orgie permettait la fusion et pendant la fusion son déchaînement, un contact avec les dieux qui effaçait la honte. Dans l’orgie, la honte soumise au rituel  le signifie en autorisant la transgression. C’était un moyen de libérer la violence dont tout être est pétri. C’était une manière d’exorciser le trop plein de fantasmes ; une façon de vivre des débordements de tout ordre pendant un temps donné, permis, et d’accéder au monde sacré par la transgression. C’était permettre au commun des mortels le droit d’entrer dans la cour des seigneurs. Pour un temps seulement. Dans les orgies telle que décrites dans l’Antiquité, tous les sens participaient à la fête. Les lourds parfums  épicés, la nourriture abondante arrosée de vins capiteux,   la musique permettaient aux corps de se rapprocher, de se mêler. Juste les plaisirs des sens.

Qu’en est-il aujourd’hui de l’échangisme ? L’échangisme serait-il un reliquat de l’orgie ?

L’échangisme accorde les corps et se joue des sentiments. Est-ce s’autoriser sous le regard d’une compagne, d’un compagnon, à vivre des débordements sexuels, codifiés par un préalable de  lois strictes? Est-ce  une façon de vivre une sexualité importante sans avoir tromper sa partenaire? Est-ce un moyen de prouver qu’être infidèle  se passe ailleurs  – dans l’attachement amoureux – plutôt que dans la sexualité ?  Pour les hommes est-ce un moyen de stimuler leur virilité qui s’endormait en exacerbant tous ses sens ? (Sondages à l’appui, il est prouvé que les hommes ont bien plus souvent que les femmes des relations sexuelles sans amour.) Pour les femmes, elles accepteront de suivre leur homme sur le terrain de l’échangisme par amour. Les femmes par contre peuvent aller beaucoup plus loin dès lors qu’elles ont transgressée les tabous qui les bloquaient …

Pour les couples échangistes il n’est pas question de confondre amour et sexualité. Et comme le signale Philippe Brenot  dans « Le sexe et l’amour »" La preuve d’amour des couples très matures est leur entière liberté. » Liberté de faire, de dire, de prendre du plaisir, de vivre leur sexualité…

Je vous laisse réfléchir à tout ça et peut-être me direz vous ce que vous en pensez. Par commentaire.

Deux sexes pour les femmes

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Les mots tus tuent. Ils déguisent les adultes en devenir en pervers en puissance. Voyeurisme, exhibitionnisme, sadisme sont les comportements de pervers et le résultat de scénarios figés, condition de la jouissance pour ces personnes.

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Aline, mère d’un garçon unique de 11 ans est arrivée totalement désorientée, titubant presque en rentrant en consultation. Où Aline  avait-elle laissé  la belle assurance que je lui connaissais en tant que  patiente? Pas besoin de la prier pour qu’elle raconte l’objet du remue-ménage intérieur  qui l’affectait : «   Depuis quelques semaines Marvin, est excité comme une puce; pour s’exprimer il n’emploie que des mots grossiers; quand il est sur le canapé et de préférence quand je suis dans le salon, il  serre sa bistouquette (1) entre ses cuisses et se donne du plaisir. Évidemment je suis choquée, le lui dis;  je lui précise que la chose là, assurément agréable, qu’il auto pratique doit se faire dans sa chambre, quand il est seul! »

- Voilà une bonne réponse qui ne devrait pas vous mettre dans cet état! – « Oui, non, rétorque t-elle, c’est la suite qui me perturbe » – Je l’engageais à me raconter cette suite qui  manifestement la tourneboulait.

« Les femmes ont deux sexes m’a soutenu Marvin avec l’air effronté de celui qui sait! – « Savez-vous d’où lui vient cette information saugrenue? – Oui, il m’a avoué avoir regardé chez ma sœur un film X en pleine nuit, pendant que je dormais. Deux hommes enfilaient une femme avec leur gros machin, un dans le sexe de devant l’autre dans le sexe de derrière! Ce sont ses mots! C’est horrible! Je n’ai su quoi répondre et depuis je pleure devant le vice de mon fils…

Rassurer Aline était une priorité : son fils n’était pas plus vicieux que n’importe lequel des enfants de son âge mais tout simplement curieux de la chose interdite, jamais parlée. A 11 ans un garçon, pré-pubère, doit s’arranger avec la montée fulgurante des hormones. La manière provocatrice est le moyen qu’il a trouvé pour en parler avec sa mère. Avec ses mots, dire ce qui a été vu et qui dépasse certainement son entendement. Et dire dans  l’urgence ne s’énonce pas forcément dans les règles de l’art de la bonne éducation (stérilisée) que Marvin a reçue.

Éducation stérilisée étant donné que les mots tels que masturbation, pénis, anus, vulve, ne sont jamais prononcés par Aline quand elle s’adresse à son fils pas plus qu’elle ne les emploie quand elle  parle de son fils. Comme si ces mots là ne pouvaient franchir ses lèvres. Bâillonnée. Aline comme beaucoup de parents ne savent pas quoi faire avec les mots du sexe. Encore moins les employer à bon escient.

Je demandais alors à Aline s’il lui arrivait encore de moucher son fils. « A 11 ans? Vous voulez rire! Pourquoi une telle question? - »Que faites-vous quand son nez coule, si vous ne le mouchez pas? – Je lui dis d’aller moucher son nez avec un kleenex. – Il faut donc lui parler de la sexualité de manière aussi naturelle qu’un nez à moucher. Marvin a vu une femme se faire sodomiser. La sodomie d’une femme, que Marvin interprète comme étant son deuxième sexe,  pendant qu’un autre lui pénètre la vulve est non seulement choquant pour un enfant mais qui plus est, lui incruste des images d’une grande violence, inadéquates à cet âge. Ces images traumatisantes perturbent les enfants; elles ont le pouvoir de faire de la pornographie un modèle de la sexualité adulte comme étant la norme sexuelle…   Il est urgent de dire les mots adéquats, comme on le fait pour parler du visible nez au milieu de la figure. Il est urgent de nommer les organes génitaux et tout ce qui touche au sexuel avec les noms appropriés, simples, sans sous-entendus honteux ou vulgaires, pour les normaliser.  Et ceci afin de préserver les enfants qui n’auront pas à aller chercher dans le cloaque de la pornographie, lieu malsain par excellence pour les enfants. Rien, dans les relations sexuelles entre adultes conscients et consentants n’est sale ni dégradant…Il en va tout autrement pour les enfants. Appeler un chat un chat, un sexe d’homme un pénis, un sexe de femme une vulve… Vous êtes choqué?

Les mots tus tuent. Ils déguisent les adultes en devenir en pervers en puissance. Voyeurisme, exhibitionnisme, sadisme sont les comportements de pervers et le résultat de scénarios figés, condition de la jouissance pour ces personnes.

(1)A propos de bistouquette employé par Aline pour désigner le pénis de son fils : coup d’oeil sur le dictionnaire pour vérifier l’existence de ce mot. Non, il n’est pas dans le dictionnaire (pas  dans le mien en tout cas). Par contre  j’y ai trouvé le  bistournage : procédé de castration des animaux domestiques par torsion des cordons testiculaires. Je crois que c’est un peu ce qui se passe avec les enfants : une castration psychique quand on ne nomme pas les choses du sexe…

Juste l’ambiance, le compte rendu c’est pour lundi.

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Ganesha fidèle à lui-même accueillait dans son salon le sixième « sex-o- café, l’officiel« . L’éléphant Ganesh, dieu destructeur des obstacles, présidait le débat sur la fidélité /l’infidélité qui se déroula ce soir là dans la bonne humeur. L’infidélité était à la première place. Quoi de plus normal, allez-vous me dire, un éléphant ça trompe, ça trompe énormément.

Seize personnes présentes sur les vingt trois inscrites et parmi elles plusieurs ont parlé sans réserve de leur conception de la fidélité. Pour la plupart, la fidélité est une notion dont on rêve mais peu l’atteigne…

Est-on arrivé à mettre un peu de clarté dans cette profusion de pensées énoncées, de ressentis douloureux, de recherches de l’âme-sœur (fidèles) dont rêvent la plupart des personnes sans pour cela y parvenir? Je ne sais pas ! Si j’en crois les paroles échangées avec les participant-e-s à la fin de la session, tout me laisse présumer que cette soirée fut une réussite dans la compréhension de sa propre histoire. Qu’il y aurait eu à dire encore et encore pour faire le tour du sujet de cet éternel problème qu’il est difficile de traiter en deux heures.Que l’évocation, pour certaines personnes, a remué des souvenirs toujours douloureux et sensibles; et peu, pour ne pas dire aucun n’a su répondre à la question toute psy du psy « qu’est-ce qui est insupportable dans le fait d’être trompé ? Qu’est-ce que cela vient toucher? » Quel beau travail à faire en psychothérapie !

Encore une histoire d’éléphant. Mais je peux  me tromper, je n’en suis pas un malgré ma très bonne mémoire. La vidéo que je n’ai pas encore visionnée restituera très fidèlement le contenu dont je fais la promesse que vous l’ayez lundi. À quelle heure ? Sur l’heure je ne peux m’engager !

Passez un très bon week end.

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La semaine dernière et après le sex-o-café, l’officiel, sur le thème de la fidélité,  je fis une promesse de rendre compte du débat après avoir visualisé la vidéo. Dès lundi au plus tard, sans en préciser l’heure, vous aurez le topo ! Quelle ne fut pas la rage qui me donna la fièvre samedi en constatant la panne de mes deux ordinateurs. Vacances forcées  semblaient dire en cœur les PC :  « Tu ne veux pas t’arrêter et bien nous, nous allons t’y obliger » « Et ma promesse  alors, comment vais-je pouvoir la tenir?  » « Il ne faut jamais faire de promesse dont on n’est pas sûr de pouvoir la tenir » insistaient-ils ! Oui, il m’était impossible d’accéder aux mails, d’accéder à mes dossiers, impossible d’accéder au blog pour relater cette soirée.   Le refus catégorique de l’informatique à se plier à mon désir et à mes exigences permit à mes neurones, mes yeux, mes doigts de se reposer. Dépitée, à bout de force et de nerfs je me suis couchée et j’ai dormi des heures à des heures qui pour moi représentaient la paresse. La suite me prouva qu’il  n’en était rien. Point de paresse mais grande fatigue accumulée devant mon écran. Un sommeil réparateur avec rêves à profusion déposèrent sur mon réveil la solution qui a remis un des deux systèmes en marche. Le vieillard avait ses défenses immunitaires très faibles; attaqué par une saleté de virus le vieux PC rendit l’âme, HS.  Alors quoi ? Heureusement qu’il reste le petit jeune. Sa vigueur toute juvénile me ferait presque passer pour une femme cougar! Et pourquoi pas si je peux sur lui écrire, me reconnecter à vous mes fidèles lecteurs ?

Le compte rendu total sera encore un peu différé. Je ne prends plus le risque de faire une promesse! » Oh, Lyli, là tu exagères ! » Non, pas d’exagération seulement une autorisation à convalescence de courte durée. Par contre, afin de satisfaire les revendications je vais vous livrer le ressenti de cette soirée encore tout frais. Ah, bon ! gloussèrent en cœur les voix intérieures.

Donc, voilà !

Bien que les femmes se soient émancipées dans leur vie sexuelle,  les hommes trompent plus facilement que leur compagne. On s’en serait douté, ça a toujours existé, n’est-ce-pas ? La plupart des hommes présents ont confirmé leur infidélité  avec honnêteté. Certains pratiquent l’infidélité comme  un processus inévitable, un besoin irrépressible.  Sont-ils dans une recherche effrénée de « tomber » sur celle qui saura leur éviter d’aller voir ailleurs ?… Ou bien est-ce  un moyen d’échapper aux fantômes de l’enfance lorsqu’un parent s’est servi de l’enfant ? Sujet fort intéressant à « travailler » en thérapie. Pour certains autres, tromper oui, sans toutefois  faire souffrir la partenaire. Avec discrétion et respect.

Les femmes trompent aussi. Même si le pourcentage de l’infidélité est inférieur il tend à se rapprocher du score masculin. Pour elles il est important de ne pas savoir quand elles sont trompées; de même lorsqu’elles trompent elles préfèrent taire  leurs débordements. Dans ce qui a été confié au féminin  il apparaît comme une évidence :  les femmes se réapproprient leur corps dans le plaisir, dans une liberté sexuelle plus grande. Cependant aux confins de leur esprit un rêve reste agrippé et ressurgit dans le questionnement « l’homme idéal existe t-il ? Où est le prince charmant qui a bercé notre enfance ? Peut-on vivre 60 ans avec le même homme sans le tromper ? Cela semble peu probable. Surtout pour les plus jeunes femmes.

Et puis il y a les douloureuses trompées que l’insupportable écho du souvenir rendrait agressives. Malgré tout ces femmes continuent la quête de l’homme qui les comblera. Mais leur quête se transforme en bataille qui ignore le chemin de la sérénité.

Du côté psy :

Parce qu’en somme que recherche t-on auprès d’un-e Autre si ce n’est de rejouer -pareillement ou différemment – l’enfance ?

Pour les femmes (re)trouver le regard  du père, s’accaparer sa puissance, ce phallus imaginaire jamais eu et à tout jamais perdu de cet homme, le père, forcément engagé dans un ailleurs maternel.

Pour les hommes, se réapproprier le sein maternel ? Enfant, le garçon, la fille oublient que les « objets » sexuels de maman et de papa ne leur appartiendront jamais. Jamais – dans le meilleur des cas – les parents ne combleront leur désir sexuel. Les parents ne sont pas là pour ça. De ce fait ils laisseront un manque insupportable (celui évoqué par Laurent) qui ne peut être comblé.

Grandir. Apprendre à Grandir à l’enfant est le devoir de tout parent responsable qui fera accepter à l’adulte en devenir de vivre une sexualité épanouie. Une sexualité, la leur, différente de celle des parents. Enfin une sexualité qui leur ressemble.

Car tromper  psychanalytiquement revient à tromper son père pour une fille, tromper sa mère pour un garçon. C’est être infidèle à l’amour sexuel du parent.  C’est transgresser, inconsciemment l‘interdit et parvenir ainsi à la jouissance sexuelle.

Pour ce soir ce sera tout. Je retourne à ma convalescence.

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Une semaine de retard, à peine, pour vous rendre compte du Sex-o-café, l’officiel. Bonne lecture.

Après avoir rappelé les règles du sex-o-café, l’officiel, aux  nouveaux participants (convivialité, respect de la personne qui parle, absence de jugement) Liliane me passe la parole : déjà ? Oui, déjà ! Je me lance :

  • Rappel de la fidélité qui a valeur d’engagement ; vision freudienne : une illusion entretenue par la croyance en un toujours, une exclusivité d’être unique, d’être tout pour l’Autre et vice versa, de n’avoir de désir que pour une seule personne, d’avoir et de servir des idées … autant de croyances incompatibles avec la nature humaine.
  • Rappel des lectures faites par le Maire et le Prêtre lors du mariage, civil et /ou religieux ; lectures énonçant en premier lieu un serment de fidélité (Article 212 pour le mariage civil, les 4 Piliers pour le religieux). L’état émotionnel et euphorique du moment fait oublier aux futurs conjoints ce à quoi ils s’engagent.
  • L’engagement principal est une fidélité sexuelle… Est-il possible qu’elle soit  tenue sans souffrance, sans frustration, quand on sait que le sujet  recherche sans cesse le plaisir. Ce qui intéresse le présent débat : la fidélité sexuelle dans le couple, ou son contraire, l’infidélité.
  • La fidélité à soi-même, autre versant de la fidélité qui garantit la liberté d’expression, liberté de pensée, la liberté de choix, seulement  soumise à son discernement, à la cohérence de ses actes et pensées. Cette fidélité implique une certaine lucidité pour construire un rapport à l’autre qui nous ressemble.

Je passe la parole à Laurent Primi qui remercie Liliane et Lyliane.

  • Plutôt que de structurer de manière scolaire le thème, Laurent évoque la fidélité/l’infidélité sexuelle  sur le versant du religieux ;
  • savoir en quoi consiste avoir la foi ou l’avoir perdu quand il s’agit du couple. On peut   s’interroger aussi «  à quoi l’on croit quand on parle fidélité dans un couple ? »
  • Ici est abordé le monothéisme dans l’antiquité dont le statut  était différent dans le monde païen. Le monothéisme fait apparaître un dieu jaloux.
  • Relation particulière que l’on se fait de la fidélité dans le couple et dans la religion. Que nous soyons croyants ou non, nous sommes tous imprégnés d’un système de valeurs.
  • Dans un mariage religieux  on prête serment au nom de Dieu « Personne ne peut défaire ce que Dieu a uni »  mais qu’en est-il dans un mariage civil ? Au nom de quoi deux personnes prêtent-elles serment sinon devant la Loi représentée par le maire? Cela demeure abstrait et peu passionnel.
  • Evocation d’un texte d’une psychanalyste (Piera Aulanier) qui traite de la sexualité féminine où elle insiste sur le fait que femmes et hommes ont une vision totalement dissymétrique et un rapport extrêmement différent à la fidélité. Elle annonce des statistiques étonnantes : les hommes seraient infidèles pour la majorité avec un pourcentage d’infidèles féminines de beaucoup inférieur. On peut se demander avec qui les hommes infidèles trompent les femmes ?
  • On trouve aussi une grande dissymétrie dans la relation de couple quant à la notion d’amour et de désir ; le désir étant révélateur d’un manque. « Qu’est-ce qui manque à l’Autre , que puis- je lui apporter dans ce que j’imagine lui manquer ?»
  • La fidélité et l’infidélité nous amènent à réfléchir sur la différence du sens qu’une femme ou qu’un homme a entre le désir et l’amour…

Laurent a fait court comme promis. Liliane rebondit sur le monothéisme et le dieu jaloux :

  • L’autre doit-il -être notre dieu ? La  femme la déesse de l’homme le dieu de la femme?
  • L’exclusivité, n’aboutit-elle pas à s’enfermer, à ne voir que l’autre ? N’est-ce pas l’émergence d’un refoulé de l’enfance ?  Cette part de nous enfant qui veut attirer et garder pour lui seul le regard du parent du sexe opposé au sien?
  • N’est-ce pas essayer de retrouver quelque chose de l’enfance que l’on n’a peut-être pas vécu ou que l’on a perdu, puisque grandir oblige à se séparer de ses parents ?
  • Lorsqu’on prête serment on y croit : « ça va fonctionner » mais la vie nous ôte nos illusions.
  • Selon les statistiques après 15 ans de vie commune les couples ne font plus l’amour en moyenne que 3 fois par mois.

Selon la génération à laquelle on appartient, il peut y avoir une idée du péché très ancrée, transgresser le serment de fidélité par rapport à Dieu, au conjoint,  à ses enfants : est-ce toujours actuel dans les couples ? questionne une participante.

Peut-être avec moins d’emprise, c’est toujours actuel parce que nous sommes toujours imprégnés de ces notions, même sans être pratiquants. Le mot « péché » est tombé en désuétude, les enfants n’emploient plus ce mot. L’infidélité des hommes a toujours été acceptée contrairement à celles des femmes. Qui se « rattrapent » maintenant. Se peut-il qu’au nom de la mère l’infidélité féminine soit moindre ?

Evocation de Shrek 4, le film de cette année qui raconte quelque chose des mentalités actuelles. Shrek, fidèle, avec enfants et famille. Shrek s’ennuie à être le père et le mari parfait.  Arrive un moment où il craque, il commet le péché qui détruit le cycle de l’Histoire en faisant basculer l’univers. Un happy end : le monde est sauvé par l’amour conjugal. Le péché est une contrainte, car être fidèle à soi et à l’autre ne se fait pas de manière délibérée.

Pourquoi la société à un droit de regard sur notre vie intime ? L’adultère est-il encore une faute, même si il y a toujours le jugement qui sanctionne, malgré la soi-disant libération des mœurs. N’est-on pas toujours à la recherche d’un idéal que l’on espère trouver dans la fidélité ? La promesse de fidélité n’est-elle pas là pour exorciser ses propres peurs ?

La notion de péché disparue, les relations se vivent plus décontractées ; on change plus facilement de partenaires (ils se marièrent et divorcèrent ; ils se marièrent encore une fois et divorcèrent…)

Est-ce normal d’exercer une forme de pouvoir sur l’autre ? Aliéner l’autre ? Qu’est-ce qui conduit à l’infidélité ? Est-ce un manque et de quoi ?

Attrait de la nouveauté. Un besoin nécessaire à la vie humaine qui conduit souvent aux ruptures de couple. Délicatesse d’être discret, pour éviter de faire souffrir. Dans l’attirance de femmes possessives, il y a presque obligation de s’enfuir.  L’infidélité vécue comme incartade que l’on cache. Une même recherche d’épanouissement sexuel dans le couple. Faire plaisir par amour. Plutôt que de développer des frustrations réciproques certains couples s’autorisent, par besoin, d’aller voir ailleurs.

En parler quand on trompe ?

Pas évident de se dire, «  qu’est-ce qui fait qu’avec lui je vais être fidèle » ou « comment vais-je réagir si par lui je suis trompée ? » ou encore « comment vivre ce truc là sans partir en vrille totale. » Même si personne n’appartient à personne la sexualité est tellement intime, aucune envie qu’une autre la partage. Et en même temps ce n’est pas facile d’être fidèle. Les femmes disent qu’elles préfèrent  ne pas savoir, besoin du respect et du silence = ne pas savoir est une espèce de protection.

L’évolution sociale, statut social passait par le mariage et la fidélité (officiellement) n’a jamais empêché l’infidélité de nos grands parents.  Il peut toujours exister un accord dans le couple qui se donne le droit à l’infidélité. Pourquoi ne pas établir un contrat ? Chacun devrait instaurer les règles qui régissent le couple.

L’infidélité peut servir au couple à redémarrer, à repartir, un moteur en quelque sorte. Est-on à l’abri des tentations, du coup de foudre, d’une pulsion ? Concevoir la relation amoureuse et l’aventure sont deux choses complètement différentes.

Faire la part des choses entre l’amour et le sexe. Conception différente chez la femme et chez l’homme. Eviter de s’attacher. Le fait de tromper induit culpabilité et séparation dans les couples insuffisamment solides. Le plaisir sexuel est toujours une forme d’amour révélé par le don de soi.

La fidélité est-elle possible tout en restant soi ? Nous sommes trop imprégnées d’une culture des contes.

Qu’est-ce qui est si insupportable dans le fait de savoir ?

  • Difficulté à accepter de ne pas être celle qui répond à tous les critères ;
  • Imaginer le corps de celui qui nous donne du plaisir, le donner à une autre, n’est pas supportable. Le savoir est à la limite du tolérable ; en même temps envie de tout savoir.

Ne pas savoir n’est-ce-pas entretenir l’illusion ?

  • Le couple libertin va s’autoriser à vivre une sexualité autre, tout va dépendre de la communication dans le couple. Certains couples s’installent avec ou sans mariage  avec des notions élargies de fidélité qu’ils ont envie de vivre. Notion personnelle et de la personne rencontrée au moment T.
  • Evolution de ce que l’on accepte au cours des expériences, face aux situations toutes différentes. La vie nous oblige à changer, il serait bon de réinventer sa sexualité au cours des ans qui passent sinon le couple s’endort. Les couples qui tiennent toute une vie fait l’admiration de certaines. Mais sait-on dans quelles conditions tiennent-ils ? Au détriment de son propre épanouissement ?
  • Être fidèle à soi-même est une belle définition mais se connaît-on soi-même ?
  • Pour durer, il y a obligation de faire des concessions (le mot employé fut « sacrifices »)Se mettre au diapason de l’autre, sans annihiler son moi profond.
  • Et la culpabilité là dedans ?
  • Certains ne se sentent coupables que « pris » ; pas vu pas pris !
  • La culpabilité est un choix !?

Que veut dire tromper au sens éthymologique?

  • Tromper c’est coucher ; c’est désavouer l’autre en public. Tromper c’est induire en erreur.  C’est faire quelque chose de mal.
  • L’infidélité est plus associée à la gourmandise : se faire plaisir, comme on le ferait avec un bon gâteau, sans se forcer et sans pour cela être en manque.
  • On se structure dans notre personnalité en tant qu’homme ou femme ; en psychanalyse si on désire c’est qu’il nous manque quelque chose. On fantasme ce qui va éventuellement combler ce manque. Et ce que fantasme l’autre est en général un marché de dupes.
  • Que veut dire l’absence de désir ?  Celui qui trompe sans cesse est donc toujours en manque ? Il ne sera jamais comblé ? Il sera comblé dans le sens où un toxicomane est comblé dans un temps très limité (le temps de l’effet de sa dose)qu’il devra renouveler. Le fonctionnement de l’homme et de la femme est totalement dissymétrique.
  • Constatation d’une fidèle participante : Au Sex-o-café, l’échange remet systématiquement femmes et hommes en balance. Comme un besoin de généraliser sur le comportement des hommes et des femmes ? Est-ce rassurant ? (Je crois que cette constatation ne s’applique pas seulement au Sex-o-café mais à toute assemblée où hommes et femmes sont réunis dans un même lieu pour débattre d’un thème, quel qu’il soit.)

Il y a un besoin de séduire qui fait défaut dans la routine du couple. Il y a des femmes qui font du sexe pour le sexe…Il existe maintenant des sexfriend, des sexfuking, des rencontres juste pour la sexualité ; les femmes peuvent passer un coup de fil à des hommes juste pour le sexe ; des escort-boys…(qui est de la prostitution masculine. Voir le film « Cliente »)

Une participante : Je parle au nom de l’expérience ; avec l’âge le corps change d’aspect. Le cœur lui ne change pas : on croit que l’on a toujours 2,3,4 fois 20ans ; la relation que l’on attend dans un couple est un partage sur tous les plans. Les hommes prennent des femmes plus jeunes. Mais il existe aussi des femmes couguars : sur 5 hommes jeunes un accepte de prendre une femme plus âgée. La société actuelle exige de paraître plus jeune qu’on ne l’est. C’est la tendresse et la considération qui forment un couple.

Le fait d’être trompé qu’est-ce-que ça vient toucher en soi ?

  • Le manque de tendresse.
  • Le narcissisme, l’estime de soi est atteinte dans le fait d’être trompé.
  • Une femme veut rester naïve, elle refuse de voir. Entraîne de la violence.
  • L’indépendance pécuniaire facilite l’infidélité. Les couples manquent de dialogue. L’expérience vécue ouvre les yeux. Certaines frustrations sexuelles engendrent des violences.
  • Comme au restaurant on peut choisir. Le désir est quelque chose qui s’entretient, comme un jardin qu’il faut tailler.
  • Le carcan socio-éducatif tue le couple.

La rencontre  tire à sa fin. Liliane nous lit un article : L’adultère et la fidélité expliqués par les neurosciences. La fidélité dépendrait, comme toujours avec les neurosciences, de facteurs génétiques… On peu se demander où est notre libre arbitre là dedans ?

Le thème du prochain sex-o-café, l’officiel, est annoncé « Relation entre la sexualité et la nourriture ». En attendant passez de très bonne vacances nous nous retrouverons le 2 septembre, au 3.14, salon Shiva.

Libido féminine

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De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme.

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Il fait très chaud ce mardi, aussi, légère et court vêtue je vous propose de passer la journée à faire relâche ! Pendant ce break indispensable, je vous parlerai de l’envie folle de vivre dégagée des contingences matérielles, de satisfaire aux besoins élémentaires (faim, soif, sommeil), de danser  sur  la musique, d’aimer et d’être aimée.

Le divan du psy est vide, le bureau du banquier désert, les ciseaux du jardinier et du coiffeur à la remise, les livres et écran de l’étudiant sur l’étagère, la concierge aura rangé ses balais, mes voisins continueront leur grasse mat, la mer a retrouvé son bleu méditerranée, les marins sont sortis en pleine mer, dans le ciel les nuages s’effilochent, la neige sur les montagnes n’est plus qu’un souvenir d’hiver. Bientôt nous serons à partager un tendre corps à corps pour vérifier la véracité d’un article reçu ce matin dont l’intitulé, vous pensez bien, a attiré mon attention. Il concerne essentiellement les femmes et leur sexualité. Le voici :

« Comment le cerveau gère notre sexualité. De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme.«   De grands pontes de la gynécologie psychosomatique et sexologie de Genève débitent (sans jeu de mots)  le résultat  d’expériences pratiquées sur le rat. Les chercheurs ont implanté une électrode dans son système dopaminergique (Dopamine : neuro-médiateur du plaisir)  que le rat  active à volonté en appuyant sur un levier.  Que croyez-vous que le rongeur fît dans ce cas là ?  Eh, bien il se donne tant de plaisir qu’il ne  s’alimente plus !

Vous vous demandez si ça marche aussi pour les souris ? Certainement puisque ça les concerne ! Pour résumer : Lorsque la zone du plaisir est activée, c’est toute l’organisation  portant  sur l’estime de soi, la représentation mentale de soi qui est stimulée et renforce la capacité à intégrer l’autre en soi. Plus il y a de plaisir plus on se considère, plus on va tenir compte de l’autre. De plus si l‘amour se mêle au plaisir, le désir féminin se transforme en un outil de compréhension et de connaissance  de soi-même et de l’autre. Beaucoup de nos rôles sont venus de notre désir féminin de combler les besoins de l’Autre, l’homme en particulier, écrivait Anaïs Nin.  Et même si on peut désirer une personne qu’on n’aime pas et aimer une personne sans la  désirer quand les deux se rencontrent (amour et désir) c’est le jack pot !  Cela dépend du  » gyrus angulaire gauche, «  quand  il est actif chez une personne  son  désir sexuel est très fort.

On savait déjà que faire l’amour augmente notre vitalité.  De plus si l’on tient compte de la température extérieure, tout nous incite à nous faire plaisir et à nous mettre au frais. Ce temps là, n’est-il pas ce moment idéal pour poser sa tête près d’une autre, le corps ondulant sur un rythme lancinant? Ne faire qu’un avec l’amant aimant aimé? Qu’attendons nous pour continuer cette semaine en beauté ?   Allons tâter les prunes et la tige de jade de notre amoureux pendant que lui s’occupera de nos lolos,  de notre bourgeon, grimpera sur notre mont de Vénus ! Quelle belle semaine en perspective !

Bon plaisir à toutes et à tous par ricochet.

Le chemin de l’amour …

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 » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… Qu’il y ait harmonie ou conflit, joie ou tristesse, c’est secondaire par rapport au fait fondamental que deux personnes se rejoignent à partir des profondeurs de leur existence, qu’elles ne font qu’un l’une avec l’autre en ne faisant qu’un avec elles-mêmes, sans fuir leur propre réalité. Il n’y a qu’une seule preuve de la présence de l’amour : la profondeur de la relation, la rivalité et la force de chaque   personne » Ainsi l’a écrit Erich Fromm dans L’Art d’aimer.

Communication, don de soi, sollicitude, responsabilité, respect, Connaissance sont les ingrédients indispensables d’une relation authentique fondée sur l’amour. Parler, communiquer avec ses mots pour dire ses émotions et exprimer ses sentiments est la manière d’être dans le don de soi. Pour un homme le don de lui-même passera par l’acte sexuel où il donnera sa semence à la femme. (Mesdames ne croyez pas que cet acte soit sans conséquence pour lui.) D’ailleurs un homme qui ne peut se « donner » sera impuissant. La femme par l‘acte de recevoir fait don d’elle-même,  elle laisse l’homme accéder à son centre vital. Si elle est incapable de donner, si elle ne peut que recevoir, c’est qu’elle est frigide. Chez la femme le don d’elle-même se manifestera aussi dans la maternité, cette dernière étant le résultat du don de deux êtres qui s’unissent. Ils se donnent l’un à l’autre et en conçoivent le fruit.

La sollicitude qui consiste à avoir des égards, être attentif aux besoins d’autrui, se traduira par des prévenances, des soins, de l’attention. Peut-on dire d’une personne  qu’elle aime les fleurs si elle ne les arrose jamais et les laisse mourir? Il en va de même dans la relation du couple, où chacun prendra soin de l’autre l’arrosant de son amour avec tendresse et égards.

Responsabilité : être responsable est pouvoir répondre aux besoins psychiques d’un autre. Particulièrement de la personne dont on est en amour.

Respect : le respect d’une personne pour une autre va se manifester par le souci de l‘accepter telle qu’elle est, sans vouloir la changer. Qu’elle s’épanouisse selon ses propres critères et non selon ses propres besoins pour s’en servir comme d’un objet.

Connaissance : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » disait déjà Socrate. La Connaissance : un lien indéniable avec le paramètre précédent car l’on ne peut (se) et respecter si on ne se connaît pas soi-même. La Connaissance ne consiste pas à rester à la périphérie de soi-même ou de l’autre, mais d’aller puiser au plus profond de soi pour démasquer derrière les apparences, une souffrance, une angoisse, un tourment, une culpabilité qui rejaillissent dans les comportements dès lors que l’on n’a pas fait la démarche d’aller à la rencontre de son être intérieur. Sa nature essentielle.

Quiconque est capable de donner de lui-même est riche. Donner son temps, de la joie,  sa présence, son écoute, son intérêt, son savoir, sa tristesse… Tout ce qui vit en nous peut se manifester à l’extérieur de nous dans l’acte de donner, par le don de soi-même. Donner autrement que matériellement apporte une joie sans limite. Avec la constatation que plus on donne plus on reçoit. L’amour est un don, son épanchement devient un pouvoir qui produit à son tour de l‘amour.

Est-il utile de préciser que la capacité d’amour est subordonnée à la nature même du donneur? Une personne ne pourra faire don d’elle-même que parce qu’elle aura acquis indépendance, autonomie; lorsqu’elle ne sera plus dans l‘égocentrisme ni dans la toute puissance. Exploitation des autres,  accumulation de biens sont antinomiques  au don de soi…La confiance en soi, le courage de s’accepter tel que nous sommes (nul n’est parfait) autorisera le don de soi en éloignant la peur. La peur est un sentiment qui souvent empêche d’aimer.

En cette période estivale puissions-nous faire des châteaux qui ne seront pas de sable, transformer d’un coup de baguette des lieux communs en lieux magiques pour que tout autour de nous rayonnent la joie, le rire et le bonheur.

Ejaculation précoce

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Vacances et révisions

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Ben, quoi ? Éjaculer précocement : ça arrive à tous les hommes une fois au moins dans leur vie sexuelle, non ? N’en faites pas un fromage si c’est une fois en passant. Par contre monsieur fonctionne ainsi depuis le début ? N’auriez vous pas affaire à  un grand égoïste ? Le dit bonhomme une fois qu’il a épanché sa tension, se retourne et s’endort sans aucune préoccupation  pour votre frustration. D’ailleurs êtes-vous seulement frustrée ou très en colère après ce rustre? Parce qu’un homme qui a du savoir vivre, de la tendresse pour sa compagne, n’agira pas ainsi; un homme qui n’est pas un goujat, sera très déçu et frustré lui aussi de ne pouvoir donner du plaisir à sa partenaire. Ensemble ils chercheront la solution, en dialoguant d’abord. En consultant, en couple ou en solo, ou à tour de rôle pour apprendre d’eux et des moyens existants (et il en existe) pour renforcer la durée. Donc, dans cet article on ne va pas s’occuper des  Crazy Pitt, (Crazy Pitt qui va si vite qu’on ne le voit pas passer), on ne va pas non plus se préoccuper de ceux qui tirent leur crampe comme des lapins.

L‘éjaculation précoce est un problème beaucoup plus fréquent que l’on ne le croit; elle n’est pas la défaillance des seuls hommes mûrs, des hommes andropausés, loin s’en faut. Ce phénomène handicapant atteint tous les âges en mettant à mal et en question la virilité masculine, la confiance en soi.

Imaginons que vous êtes un couple qui aimez danser ensemble. Vous viendrait-il à l’esprit de faire des pas qui vont contrarier les pas du partenaire ? Non, bien sûr ! Donc, partant de ce principe osez jouer sur différents rythmes et différents mouvements comme dans la danse. Vous écouterez la musique de vos corps et ondulerez en cadence sans penser à l’érection. Ne soyez pas inquiets, elle va venir. Et quand elle est là, monsieur, ne vous enfournez pas. Laissez la monter. N’ayez pas peur de la perdre. Profitez en pour pour commencer à l’apprivoiser en gérant la tension de l‘excitation sexuelle, en étant à l’écoute de votre partenaire. Rien ne presse. Trop souvent les préliminaires sont trop courts, par peur de ne pas y arriver. Par peur de décharger avant d’avoir embarqué. Par peur de perdre la cible.

Vous ne resterez pas focalisés sur les zones génitales en sachant que tout le corps peut être zone érogène. Vous développerez ensemble un imaginaire érotique, puisqu’on le sait, un plaisir rapide provoque la frustration des deux partenaires. Oups! ça ne marche pas cette fois ci? Ce n’est pas grave. Il faut un peu de temps pour réhabituer le corps à une autre discipline. Paris ne s’est pas construit en un jour. Soyez ludiques. Faire l’amour n’est pas partir en compétition pour arriver le premier; faire l’amour  est un échange d’énergie. Faire l’amour pour se reproduire est un réflexe physiologique archaïque devant assurer la reproduction de l’espèce, un conditionnement dont il faudra vous débarrasser.

Combien ont oublié que faire l’amour est un moyen gratifiant de se faire et de donner du plaisir. Et si il y a gêne il ne peut y avoir de plaisir. Alors, on s’amuse et on recommence. On prend son temps. On inverse les rôles. L’homme devient passif et la femme active. Il se laisse faire, se laisse prendre en main, en bouche, en queue; lui, ne fait rien que ressentir ce flux qui le parcourt sans essayer de maitriser ou de l’arrêter. Elle  caressera le corps entier, sans s’attarder sur le sexe du monsieur; c’est elle qui est aux commandes.

Le monsieur lui devra éviter de se comparer aux hommes des sites pornographiques qui ne peuvent que lui donner des complexes. Parce qu’il oubliera que c’est du trucage de cinéma. Peut-être n’a t-il jamais su que les érections des acteurs de pornos sont le fait de collages de pellicules consécutives à de multiples prises et le sperme qui n’en finit pas de dégouliner du lait concentré…

Allons, monsieur! Il est grand temps d’agir pour enrayer ce problème grave pour votre compagne et avant qu’elle ne soit trop frustrée. Elle pourrait finir par aller voir ailleurs. Et vous madame, ne vous moquez pas de cette terrible capacité à être trop rapide et favorisez des circonstances insolites, créez la nouveauté. Si vous appréciez la masturbation n’hésitez pas à vous masturber devant lui. Apprenez  lui qu’une masturbation régulière et voluptueuse débarrassée de la gêne et de la honte, même pratiquée sans vous à côté, est un excellent remède qui lui permettra de se connaître, d’apprivoiser ses tensions. Et bientôt il vous fera profiter de sa raideur dans la durée.

Ok ? Vous essayerez quand ? Ce soir ! Bien !

Curieux : ne pas s’abstenir !

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Sexualité et joie de vivre

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Pascal de Sutter s’est longuement penché sur la « La sexualité des gens heureux« .  Le contenu  de ce livre, dont je partage la totalité de ce qu’il énonce, vient  quelque peu bousculer les diktats en vogue dans les milieux qui se veulent branchés. Une bonne santé va de pair avec une bonne sexualité. Disant cela P. de Sutter ne dit pas qu’il faille baiser à couilles rabattues ni s’adonner au SM ni pratiquer l‘échangisme ou s’obliger à des performances de compétition pour avoir une sexualité épanouissante. Non, pas du tout mais il constate que la tendance actuelle confond souvent sexualité épanouie et pratiques extrêmes. Et c’est à ce niveau que le bât blesse. Qu’il y a confusion.

Faire l’amour contribue au bien être et donc au bonheur. Chez les femmes c’est la perception d’une qualité de vie sexuelle élevée qui est associée à la longévité. Par contre, chez les hommes  c’est la plus grande fréquence  qui augmentera l’espérance de vie. Oui, mais faire l’amour comme une simple activité sexuelle, comme on ferait un sport, par simple hygiène, ne contribue pas forcément à la santé ni à la longévité.

Faire l’amour est autre chose. Faire l’amour – rapport sexuel satisfaisant les deux partenaires – laisse une sensation de bien-être supérieure à tout autre chose, comme la prise de médicament, par exemple. Probablement la cause en revient à la libération d’hormones lors de l’orgasme (en autre, la merveilleuse ocytocine.) On le sait maintenant, les réactions chimiques produites lors de l’amour ont un effet bénéfique sur la mémoire, les fonctions cognitives... (Revoir les articles écrits sur ce sujet.) Et ce n’est pas tout ! La puissance des fantasmes qui se mettent en route lorsqu’on imagine des scénarios érotiques activent les circuits neuronaux. C’est une sorte de gymnastique mentale, active et créative, qui maintient le cerveau en bonne forme.

Le remède contre des insomnies ? Faire l’amour ! L’activité sexuelle facilite l’endormissement grâce à la décharge de la tension lors de l’orgasme - surtout pour les hommes  qui s’endorment souvent après l’amour – grâce aussi à l’effet sédatif de l’ocytocine et des endorphines. Faire l’amour empêche de ruminer ses problèmes, éloigne les pensées invasives qui retardent la venue du sommeil. Mais alors pourquoi les femmes ont-elles plus de mal à s’endormir, demanderez-vous ? Tout simplement parce que les femmes ont moins d’orgasmes que leur compagnon. 1/3 seulement parviennent à l’orgasme, d’où le décalage important dans le couple. L’une reste éveillée pendant que monsieur ronfle déjà.

Avez-vous remarqué, chez la plupart des hommes comme chez tous les mammifères mâles, après l’éjaculation, l’intérêt pour le sexe et la partenaire chute brutalement? Oui!!!La plupart d’entre nous l’a remarqué !

Autre chose : l’activité sexuelle régulière est un excellent antidépresseur. Les endorphines possèdent un effet tranquillisant comparable au Valium, tout comme le sport et l’activité physique. La sexualité, toujours en vertu, de la libération d’hormones contribue à la santé de la peau, sa fermeté, la beauté et la brillance des cheveux. Sauf pour les chauves qu’un trop plein de testostérone aura scalpé.

Faire l’amour augmente un type d‘anticorps de 30% et de ce fait renforce le système immunitaire, combat virus et bactéries; le contact avec les germes d’un autre que soi-même équivaut à l’effet vaccin.

Pour bénéficier de tous ses avantages, il est indispensable que la sexualité soit vécue  comme épanouissante. La sexualité ne doit pas être une obligation ni une contrainte, encore moins stressante. Seulement du plaisir. Obligatoire, stressante et contraignante la sexualité perd tous ses bénéfices, devient un handicap puisque les sentiments l’affectent. Plusieurs substances ne sont secrétées que lorsque le plaisir est intense, lors de l’orgasme ou sensation de plénitude concluant un rapport sexuel épanouissant.

Et enfin, l’humain ne se réduit pas uniquement aux diktats des hormones et de la chimie du cerveau. La sexualité du genre humain est fortement influencée par le contexte environnemental. La période d’apprentissage où les partenaires apprennent à se connaître est essentielle suivie d’une bonne communication dans le couple qui permettra d’ajuster les différences entre femme et homme.

Tout cela avait été dit au fil des articles précédents. J’avais envie de vous faire participer à ma lecture du moment. Alors Ok pour mettre tout cela en pratique dans la joie et la bonne humeur ? Profitez bien de la chaleur torride de la nuit qui fait ressembler les ébats   amoureux à une séance de sauna. Ça aussi c’est bon pour la peau. Allez, bonne soirée.

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Les Taoïstes ont pu expliquer les secrets de l’amour après avoir examiné avec précision ce qui se passe dans le corps humain au moment de l’amour. C’est avec respect pour leur immense travail que je vous offre ce qui suit.

  • Le corps est le lieu secret du plaisir.
  • Le Plaisir est un état résultant de la satisfaction d’un sens comblé. Lorsque il s’agit du plaisir sexuel tous les sens sont comblés. Rappelez-vous plutôt :Vous le-la voyez et votre bouche salive. Vous le-la prenez dans les bras, vous touchez sa peau (du visage, des mains d’abord, nous ne sommes pas des bêtes !) Vous sentez sa peau, (là, à l’endroit derrière l’oreille : quelle délicieuse odeur)Vous entendez le son de sa voix…Non, non, ne vous pâmez pas encore…Attendez que :
  • L’énergie arrive aux poumons, votre respiration devient pressante, le souffle et les soupirs rapides.
  • Écoutez votre cœur, il bat de plus en plus fort, la langue est activée, la bouche salive.
  • Les organes se mettent à l’unisson du cœur, la rate et le pancréas sont activés. À ce moment là les muscles veulent saisir. Ça y est, vous en êtes là ?
  • C’est au tour des reins (siège de l’énergie sexuelle) de s’activer (la vessie en plus pour les femmes). La révolution microcosmique se met à tourner, les organes génitaux pulsent.
  • À cet instant l’énergie arrivent aux os (l’énergie des os est régie par les reins). Vous n’avez rien à faire, le corps sait et va ouvrir les articulations au point du bassin.
  • L’énergie atteint le foie et le système nerveux, les jambes entourent.
  • Le sang devient vivant en parcourant le corps. Tout de vous se met en mouvement, s’ensuivent les poussées orgasmiques qui amèneront le plaisir à son paroxysme.
  • L’extase orgasmique : c’est ce que vous vivez quand vous êtes dans l’amour, quand vous vous donnez entièrement à l’amour avec amour. Femmes et hommes, tous égaux devant l’amour.

Faire l’amour avec amour (j’insiste) est le plus beau cadeau que vous faites à votre corps. Tout de vous, des hormones, du système nerveux, osseux, respiratoire, digestif, génital, circulatoire, tout se réjouit ; tout de vous en profite. Faire l’amour participe à la bonne santé de votre être. Faire l’amour éloigne la maladie physique et psychique. Éloigne la guerre dans les couples. Ne dit-on pas se réconcilier sur l’oreiller ?

L’amour rend vivant. C’est un moteur : celui de la vie.

Bien sûr on peut se faire du bien en faisant l’amour sans amour, juste pour réveiller son corps quand ce dernier est en état de manque, quand il y a longtemps qu’il n’a pas eu de secousses sexuelles. En général en ce qui concerne l’acte au féminin, (sauf cas particulier que j’aborderai dans les troubles) les femmes ont du mal à faire l’amour sans amour pour le partenaire – sans l’éros qui régit le sentiment amoureux. Lorsque c’est le cas, le plaisir s’estompe dans le temps, devient occasionnel (lors de la montée hormonale) et l’acte sexuel devient vite une corvée… Le plaisir crée l’être, l’expense. Or, sans amour on devient dépendant d’un acte supposé apporter du plaisir et nous rend obsessionnel. Sans amour on est dans la recherche, jamais satisfaite, de l’amour.

L’amour est une force fantastique qui permet toutes les récupérations, toutes les guérisons. Sans amour il devient impossible de guérir d’un symptôme sexuel. (Torjmann) Sans amour, l’humanité ne pourrait survivre un seul jour (Eric Fromm dans « L’art d’aimer).

Bon, oui on a compris ! Je les entends d’ici les embouchés à la littérature pornographique, les abonnés à la prostitution, les débauchés sexuels, les baiseurs à couilles rabattues qui n’ont rien à faire du sentiment d’amour. Et ce n’est pas à eux que je m’adresse même si pour eux, il serait profitable d’essayer d’aimer autrement qu’avec leur seul sexe.

Mais revenons à nos moutons : l’orgasme comment s’obtient-il ? demandent certaines femmes. Éprouver un immense plaisir, toujours intense qui ne se termine pas en apothéose orgasmique, est-ce normal ou alors faut-il que chaque fois il y ait orgasme authentique ?

Nous venons de voir la manière dont le corps réagit sous la poussée de l’amour, comment le système hormonal répond à cette extraordinaire pression en répandant la dopamine, molécule du plaisir, comment le corps s’ouvre pour se donner…si tel n’était pas le cas, il n’y aurait pas de plaisir mais douleur. Les femmes sont assujetties, à l’inverse des hommes, à leur cycle hormonal et faire l’amour pour elles ne se termine pas toujours par un orgasme. Tant qu’il y a du plaisir, intense, tant que le corps ne se refuse pas, tant que le sentiment d’amour est présent, le corps entier vibrera, nourrira la vie.

Ce n’est pas pour autant que vous devez vous regarder ni faire de l’amour une gymnastique ! Laissez vous juste glisser dans les ondes, comme un poisson dans son  élément.

Et c’est là que tout arrive….

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Ce que vous allez lire là est extrait d‘Histoires d’hommes – histoire de Dieu » écrit par Lyliane Rivera . C’est mon cadeau de l’été, faites-en bon usage !

Je  savais, je l’appris en l’aimant, lire toutes les gammes de son style. Je connaissais son solfège et pouvais arpéger toutes les notes qui se cachaient en les débusquant dans ses endroits les plus secrets. Pas de bémol dans le rythme de nos corps mais une folle vibration empruntait le crescendo d’un chef d’orchestre, subjuguée par l’exécution magistrale de sa baguette magique. Nous rejouions le concerto des joies de l’amour, sans reprise de souffle, d’un accord impeccable où les sons les plus sensuels pouvaient durer toute la nuit, laissant nos sens pleins de doux murmures qui nous endormaient à l’aube.

En virtuose je me fondais en lui, donnant toute la mesure de mes talents d’amoureuse qui me garantissaient une partition à ses côtés sans faute, d’une docilité sans faille, un irréversible attachement de sa présence définitive dans mon corps et dans mon cœur. Ainsi il ne m’oublierait jamais, il me reviendrait toujours comme le marin revient toujours à la mer. Il finirait par rester ayant trouvé son île et le désir de l’habiter.

Un soir, pour me remercier,  mon amant émit le souhait de me masser…Après qu’il eut créé l’ambiance : lumière tamisée,voix de velours de Grégory Isaacs, le mister cool jamaïcain  et cool attitude du maître de cérémonie, je m’allogeais sur la serviette.

Tout mon corps était déjà tendu vers ses mains qui se posèrent au creux de mes reins, remontèrent le long de mon dos  saisissant avec une extrême douceur mes épaules. Déjà ma tête dodelinait appréciant le velours du toucher qui électrisait mon corps entier. Mon souffle court s’accélérait. Ma bouche cherchait ses doigts qu’il ne m’offrit pas, il devint l’authentique masseur me rappelant à l’ordre.

- « S’il vous plaît Madame, un peu de tenue ! Oh, excusez-moi Monsieur, votre massage est tellement agréable, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait une invitation à la débauche! Tss,tss, fit mon amant  impeccable dans son rôle »

Retournant au sérieux du massage, il m’enduisit des pieds à la tête d’huile de monoï. A  son capiteux parfum s’ajoutait la sensualité du reggae. L’atmosphère chargée d’encens rendait ma perception de lui fluide et je le buvais; ronde et je m’enroulais dans  le distillat de ses doigts; sensible et je le sentais. Sans bouger, collée à la serviette, respirant fortement, je l’absorbais.

Il me demanda de me retourner. Professionnellement. Je m’offris à lui comme jamais auparavant, avec la conscience de son regard, de ses mains sur moi. Verso qu’il enduit d’huile parfumée. Les jambes, le cuisses, le ventre, il remontait beaucoup plus lentement sur les seins  où – me semblait-il -  il s’attardait. Papillon, je volais. Mon esprit avait déserté mon enveloppe charnelle et voltigeait au dessus de nous.

C’était divin ! Prendre possession de son propre corps de cette manière était divin ! Je repartais toucher Dieu dans un ciel étoilé d’une constellation nouvelle nommée Marie-Madeleine. J’aimais ses mains, elles me soignaient, elles me regorgeaient de suc vital. Il était Jésus, il me clouait, tel le Christ,  à la croix du plaisir. Je partais loin mais revenais de peur d’aller trop loin, de peur de ne pas revenir dans ce monde terrestre.

Bambou priapique, sa tige de jade gonflée d’énergie vitale ondulait mon corps, effleura mes seins gorgés de désir de lui. Il faisait durer le plaisir, échappant à mes mains, je ne pus le planter en moi.

Nos souffles rauques, chauds et secs comme un simoun, dans nos gorges assoiffées : « J’ai soif, s’il te plaît, donne moi à boire. » S’écartant légèrement de moi, sa verge restait au contact de ma peau « Non, ne t’en vas pas ! » Il ferma mes lèvres d’un baiser qui remplit ma bouche d’un liquide rafraîchissant. Il avait tout prévu, y compris l’eau qui calmerait ma soif. « Encore, encore de l’eau ! » Jaillit de sa bouche, une cascade déferla dans ma gorge, qui sans étancher ma soif, explosa en mille particules argentées.

Élément indispensable à la vie, l’eau scella nos corps en une tangible réalité; telle une périssoire se coulant sur l’eau, nos peaux glissaient l’une contre l’autre. Masseur et massée fusionnèrent à l’unisson, se retrouvèrent UN par l’irrésistible attirance des pôles opposés, complémentaires. Nous devenions un Tao parfait. Nous nous lovions tour à tour dans la moiteur de nos ventres rejaillissant dans la lumière qui irradiait dans nos yeux.

J’étais liane, sur laquelle il se volubilisait. Il était volute et je m’enroulais en lui.  Dans la volupté la plus totale.

Vint mon tour d’oindre son corps. L’huile parfumée consacra cette divine union, la transforma en un acte sacré. Et là, comme à chaque fois, ondoyant à la même mesure, nos respirations mêlées se précipitèrent dans un même cri, nos corps ressuscitèrent en apothéose orgasmique.

Le petit matin nous retrouva emmêlés dans les draps huilées.

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Achevé de lire Richard Bohringer : « C’est beau une ville la nuit ». Détresse, confusion entretenues par l’alcool, la drogue, le manque, le départ d’une femme. 5 ans à se trouer les bras. Arrêté deux mois après l’OD d’Octavio.

Soutenu par l’amour qu’il a pour  ses potes, l’errance dans les pays parcourus, comme il parcourrait  l’enfer de sa vie  en ce temps là, fin des années 80; soutenu par l’amour qu’il a pour sa fille : « le jour où elle est née j’ai été prier dans les champs. J’ai mangé de la terre. » Amour pour sa mamie et offrir le pull over vert qu’elle lui avait tricoté était la trahir. Amour pour sa mère qu’il appelle désespéré comme le nourrisson réclame le sein réconfortant. Peu sur son père mais suffisamment pour comprendre sa souffrance « Fallait bien remplacer papa. Mon papa à moi, c’était le bar. »

A Harlem, NY, ville Babylone par excellence où sa « parano se transforme en art, » il devient Dashiell Hammett. Racolage d’une « élégante », une junkie portant gants pour cacher  ses  bras troués; « elle se shoote devant moi, j’avais jamais vu une femme se shooter. » La violence du désespoir l’attaque de toute part.

Et la vie qui ne veut pas le lâcher et à laquelle il s’accroche, – « la vie, j’en veux pour longtemps » -  persuadé avec raison qu’elle lui réserve d’autres instants magiques accompagnée de Jazz,  débarrassée  d’alcool et de drogue…

Un jour, ça le lâche, il grandit, il décroche. Enfin. Il décide de vivre sans la menteuse héroïne; sans son « cheval« . Une blonde, belle, ronde et douce, le remplace. Il écrit, avec la peur que sa mémoire l’abandonne…

« J’ai appris à ne plus écrire avec cette putain de drogue, à inventer chaque nuit une nouvelle histoire qui ne verra jamais la vie…Écrire relève de l’espérance. Tu mets la virgule là où tu veux que ça freine et le point là où tu veux que ça s’arrête. Quand tu veux laisser ton idée faire son chemin sans toi, tu rajoutes quelques points. Quand tu t’étonnes, tu peux t’exclamer, c’est pas obligé. Et puis le reste, tu laisses à ceux qui veulent tout expliquer. »

Quel art Monsieur Bohringer ! Merci !

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Sans aucune sonnerie, sans aucun appel de cor, le matin tire de sa torpeur un mort-vivant de son lit-tombeau. Avant de s’en être extirpé et en l’absence de  charentaises, avant même  d’avoir posé ses pieds par terre, Antoine  frotte vigoureusement ses yeux pour tenter d’y effacer, en vain,  les colonnes rigides que forment le montant de ses dettes. Oh, Antoine, ne doit aucun argent pour des dette de jeu, pas plus qu’il n’en doit à quelques maffieuses organisations. Non, non, c’est à l’état, qu’il dit maffieux, qu’il doit. L’état  lui réclame des taxes. Taxe professionnelle parce qu’il travaille encore. « Tu travailles à mon âge, tu dois payer des taxes pour travailler! » Alors qu’il aimerait se la couler douce entre soleil et ombre de ses points retraite. Insuffisants les points pour qu’il s’arrête de travailler.Taxe d’habitation plus élevées que le loyer de son petit studio qu’il a du mal à payer. Alors qu’il rêve d’une cabane de branchages sur une île déserte. « Tax,tax,tax, écoute ça fait un joli son » répète t-il comme une sinistre écholalie.

Encore un jour qui s’annonce mal pense Antoine qui depuis quelques mois cachetonne. Là, encore me fait-il remarquer « je ne cours pas le cacheton comme un artiste ». Pourtant je trouve à Antoine un sens de l’humour bien particulier qui pourrait le mener sur les planches. « Mais j’avale, précise t-il, avec mon jus de chaussettes qui me tient lieu de café, deux gélules rouges pour me mettre le cœur à l’ouvrage. Il tourne dans ma tête  sur un air de java la complainte « C’est fou comme l’argent permet de supporter la pauvreté ». Alphonse Allais enfonce le clou de la dérision. Je préfère en rire, je ne sais plus pleurer ».

Pour remonter le taux de sérotonine que le stress lui a complètement pompé, Antoine se cachetonne avec comme devise « Nous sommes complètement comprimés, alors pour vivre heureux vivons cachets. » Et hop! il s’envoie dans le gosier que les vitupérations enrayent des comprimés de toutes les couleurs. Les rouges le matin pour le réveiller. Les bleus en début d’après midi pour prévenir l’angoisse. Les blanches le soir pour passer une bonne nuit, sans cauchemar. Entre temps des moitiés verts, moitié blancs. « Le rêve quoi », me fait-il remarquer. Mon regard interrogateur, lui fait préciser  : « Ben, quoi? C’est gratos, les cachets. La sociale sécurité me tient en laisse; même si je sais qu’à ce rythme je finirai par y laisser la peau, en attendant je peux bosser et obéir au président. »

Écoutant Antoine  me raconter les péripéties sa vie comprimée, j’oublie de descendre du bus et continue avec lui  jusqu’au terminus.

Sur le retour dans le bus vide ma pensée vagabonde : finalement c’est quoi le bonheur ?


Un rasta parmi tant d’autres venu d’Annecy

Un échantillon de la foule

Après un silence de 3ans le Garance Reggae Festival ressuscite cette année à Bagnols sur Cèze avec une affiche digne d’un Sunsplatch jamaïcain. Les organisateurs avaient tout prévu.  Du bracelet permettant  d’aller et venir sur le site  dès l’instant où il était scellé au poignet,  les toilettes sèches sans odeur, l’hébergement   sur une aire de camping où les tentes, la plupart  de marque Quetchua, étaient plantées par centaines  faisant ressembler l’ensemble à une succursale Décathlon;  à l’intérieur de l’enceinte la Croix Rouge pour les étourdissements  que le bruit des basses provoquaient, les boutiques – étals – où se vendaient l’artisanat très coloré, l’environnement préservé grâce au  gobelet réutilisable estampillé au nom de l’affiche… Les organisateurs avaient tout prévu pour créer une ambiance chaleureuse. A Kingston  Village circulaient  l’énergie fédératrice du Reggae, la joie de partager les mêmes émotions, un espace de liberté  que l’on exprimait en dansant au son du Sounds Systems avant que ne commencent leur show sur la scène centrale les artistes Jamaïcains, et pas des moindres.

Mode d’emploi des toilettes sèches

La foule à perte de vue (35000 personnes, pour cette grande messe qui a duré 4 jours) cool mais enthousiaste, devant la scène, pendant qu’une autre partie ayant enfants sans s’éloigner se prélassait en cadence, debout, assise ou allongée sans pour cela perdre une miette de ce qui se passait sur scène… Tout ce que je peux évoquer ici ne vous donnera qu’une faible idée de la fraternité qui liait tous les âges, réunissant une fois leur show terminé les acteurs qui se mêlaient au public, se laissaient photographier avec beaucoup de plaisir. Enfin reconnus pour leur réel talent.

À tout ce que je peux évoquer ici, il manque le principal : le son !

Prolonger encore l’ambiance, rester immergée dans le son qui résonne encore à mes oreilles par l’exploit de Junior Byles perdu dans sa nuit en passant par Big Youth , Cédric Myton des Congos, Winston et Matthew Mc Anuff, Ijahman, Luciano et tant d’autres et retrouver Bunny Wailer, sa voix, son charisme…Combien de temps faudra-t-il attendre pour communier dans la même prière qui me laisse croire que tout est encore possible pour que les Hommes deviennent des frères ?

ONE LOVE -ONE UNITY

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Vous viendrait-il à l’idée de traverser l’océan, même pas déchaîné, dans une périssoire (petite embarcation plate et allongée, manœuvrée à l’aide d’une pagaie double)? Bien sûr que non, n’est-ce-pas! Et pourtant c’est de cette manière que la plupart d’entre nous s’embarque dans la vie. Nous traversons l’océan qu’est la vie dans une embarcation aléatoire en refoulant systématiquement nos émotions. Ces dernières se retournent contre nous et nous invalident. Les émotions refoulées jouent un rôle fondamental dans l’apparition de la maladie (le mal a dit) mais aussi dans le rétablissement du malade dès l’instant où ce dernier peut les exprimer. Il existe un lien étroit entre le cerveau et les défenses immunitaires (démontré depuis des décennies). Il a été prouvé que l‘émotivité d’un individu et sa réaction au stress constant peuvent être des facteurs déclencheurs de nombreuses maladies. Nous formons un tout indivisible et un organisme humain dans son entièreté est bien plus que la somme des parties.

Il n’y a pas de corps sans esprit pas plus que d’esprit sans corps.  Il y a 2500 ans de cela, Socrate disait déjà: « …Car la grande erreur de notre époque dans le traitement du corps humain est la séparation que font les médecins entre le corps et l’esprit ». Les émotions influencent la fonction de nos organes, l’intégrité de nos défenses immunitaires, les échanges de substances biologiques garant de l’état physique de notre organisme. L’isolement affectif, la solitude, la précarité, le stress chronique (professionnel, social…) affaiblissent nos défenses immunitaires. Les relations inadéquates qui ne comblent pas nos besoins les plus profonds vont agir de même.

Prisonnier du rôle qu’il a été obligé de tenir étant enfant, incapable de concevoir que lui aussi avait le droit de s’abandonner, de s’exprimer et d’être considéré digne d’attention, cet homme devenu adulte continue sur ses conditionnements appris, il refoule ses besoins élémentaires. Il continue à « assurer » en ramant dans sa périssoire sans se plaindre prêt à accepter d’envisager sa vie comme étant foutue.  Il ne traversera pas l’océan sur son embarcation de fortune. Á moins qu’il se rende compte que sa maladie est un moyen pour son corps de rejeter cet envahissant sens du devoir avec lequel il a entretenu tout le monde sauf lui-même.

Quand on n’a pas appris à dire NON de manière adéquate, notre corps se charge de le dire pour nous. Dire Non c’est accepter de dire ses émotions au risque de déplaire; mais aussi de bénéficier d’une réconciliation corps /esprit; c’est encore retrouver la responsabilité envers soi-même et de ses propres choix pour ne pas rester dans  le duel infernal qui tapisse les relations acquises et aveugles. Se vouloir être le protecteur de l’autre en le protégeant de nos propres émotions, est refouler ce qui, exprimé rendrait consciente la relation et la responsabiliserait.

Alors on se dit tout? L’agréable et le déplaisant?  La peur et la joie? La honte et l’humiliation? La fierté et la mesquinerie? Enfin tout quoi!

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Le passé, à force de recherches, fait retour, chez elle, par la petite porte, laisse passer un rais de lumière en inondant les sens des  émois oubliés. Par l’interstice une image s’est glissée.  Bluejeans, l’ouïe fine, le souvenir a pénétré sa mémoire recréant le fantasme d’un visage angélique d’adolescent. Fantasmes nourrit d’images juvéniles à peine pubères, romantisme d’une époque lointaine et révolue. La mémoire restitue  le désir des  gestes à peine ébauchés mais jamais terminés  pour toucher l’Autre, inaccessible. Habillée par un long travail de travestissement, la mémoire, toujours elle, lui tricote patiemment une écharpe en guise de doudou, objet transitionnel, pour entourer son cou les jours où le grisou explose dans sa tête.

Ô, la Vie! Malgré ses envies d’y mettre un terme, le désir de la continuer, d’aller plus loin l’emporte toujours et nous oblige à la vivre comme inscrit pour nous, là haut, dans les étoiles.  Et sourire. Sourire à ce qui n’a pas pu se vivre au temps de la jeunesse et rire. Rire, emporté par la vague déferlante, enveloppé d’écume  pour rejoindre le large horizon qui redessine l’espoir.

Elle me racontait son histoire de retrouvailles alors que sa vie, qu’elle ne maîtrisait plus, filait à vive allure. Allure vertigineuse aussi  dans ses paroles, elle me débitait les mots lus venant de lui sur l’écran et disait-elle « ils me caressent les yeux. » Elle n’a jamais autant aimé lire les lettres noires sur ce mur froid et blanc « qui d’habitude explosent mes yeux », insistait-elle pour être sûre que je la crois. « Et tant pis si ça se révèle être un écran de fumée » dit-elle soudainement pessimiste…

Flash back d’un temps révolu et retrouvé elle pense à lui et son cœur s’emballe, et interrogative à mon encontre : « Qu’en est-il du sien? Pouvez-vous me répondre?« 

Que pouvais-je répondre à son désir de vouloir faire vivre une histoire qui n’a jamais commencé mais que sa mémoire a très bien entretenu en la faisant évoluer? Juste lui suggérer qu’il s’agissait d’un fantasme qui est à la fois effet du désir archaïque inconscient et matrice des désirs (conscients ou inconscients) actuels et comme tel il pouvait en surgir, comme dans un rêve diurne, une possible réalité? Chacun de leur côté excitait leur fantasme créant un idéal de l’Autre. Savoir que quelque part un autre existe pour l’avoir rencontré sans jamais avoir pu l’approcher, jamais connu au sens biblique du terme, avais-je le droit d’intervenir dans son rêve?

Souvenir, souvenir, chantait Johnny et les Stones « Satisfaction« à l’époque dont me parlait cette femme. Le sien ne s’est jamais effiloché mais s’est transformé en fantasme puéril qui se « réalisera » ou non en prenant corps dans l’échange autre que virtuel. Sa patience est si grande et son désir si tenace qu’on ne peut que lui souhaiter bonne chance.

Allez ! Continuez un bel été.

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Peut-on fermer les yeux? Doit-on taire l’évidence de l’ignoble qui tue des millions de femmes, sans relâche, partout dans le monde? http://www.itinerants-afpa.org, ce lien vous éclairera (s’il est encore besoin de le faire) sur les dommages créés par la sexualité vécue comme moyen d’aliénation au service de la persécution. De la prostitution. De l‘esclavage… Les chiffres cités ici le sont de source sûre. Ils nous révèlent par leur démesure l’horreur de la violence et de l’exploitation du sexe par le sexe. Et de l’indéniable et inébranlable inégalité entre les sexes.

Voilà le pourquoi du blog <http://www.libidosexualite.com> (sur lequel vous êtes): servir une cause et s’obliger à faire la part des choses; de cette chose là qu’est le sexuel en remettant en question des évidences millénaires qui a construit le masculin en archétype du modèle dominant. Ce modèle serait-il entrain de montrer ses limites? Ce n’est pas si sûr car les failles qui lézardent le mur de la honte ne sont qu’apparences trompeuses. La situation des faibles (femmes, enfants, homosexuels et toutes les minorités humaines) ne changera pas tant que nous admettrons que la victoire de l’un implique la destruction de l’autre.  Sous « l’apparente libération sexuelle » se cache plus que jamais la perversion par la complaisance qui entoure les comportements essentiellement masculins. Traite des êtres humains, tourisme sexuel, violences envers les femmes et les enfants  et j’en passe…

Ce site sert à dire l’importance de la sexualité en mettant de la lumière sur le côté obscur du sexe, le côté dégradant qu’impliquent la satisfaction immédiate des pulsions sexuelles. Sans pour autant les refouler, il est nécessaire d’apprendre à les accepter, à les canaliser. Un refoulement excessif des pulsions ne ferait au contraire  que les  rendre plus vivaces et de ce fait plus destructrices…Nous aurons l’occasion d’en parler. Encore.

Tel est le pari de ce site, puisse t-il vous être utile.

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La pomme symbole multiple : la pomme de la Discorde ; les pommes d’or du Jardin des Hespérides, fruits d’immortalité; la pomme du Cantique des Cantiques qui préfigure la fécondité du verbe divin, sa saveur et son parfum. La pomme consommée par Adam et Eve est celle qui nous intéresse. La pomme : l’emblème du blog.

Pas n’importe quelle pomme mais  particulièrement la Red Delicious celle qui enflamme la page. Rouge comme la passion, la queue et les feuilles vertes comme l’espoir qui l’ entourent, cette pomme n’est pas sans nous rappeler la première femme qui tenta Adam par l’intermédiaire du serpent. Est-il utile d’évoquer Ève, La Femme qui symbolise le péché qu’elle introduisit dans le Paradis Terrestre alors que les deux amants peinards se la coulaient douce dans le Jardin d’Eden? Oui, en regardant  le mythe différemment.

À bien lire les textes anciens, on peut y comprendre qu’Eve symbolise l‘élément féminin dans l’être  humain. Intérieurement l’humain contient un esprit et une âme. L’esprit est mâle (Adam), l’âme est femelle (Ève).

Mais que vient faire le serpent dans l’histoire? Comme Ève, le serpent est mâle et femelle à la fois. Caché au profond de la terre dans sa forme matérielle, il est enfoui  au profond de la conscience dans sa forme symbolique et préfigure à la fois la mort et la vie. Le serpent est pulsion de  vie dans la libido. Quand,  lovée à la base de la colonne vertébrale, la Kundalini s’éveille, elle se déploie le long des chakras ou centres énergétiques et tel le serpent, elle se faufile en provoquant la montée de la libido, manifestation même de la vie en marche.  Représenté dans  le caducée (deux serpents enroulés sur un phallus en érection) le serpent est, entre autre symbole, le passage du monde connu dans le monde inconnu.

La pomme et le serpent sont à l’image des désirs terrestres que l’humain a souvent du mal à contrôler. Les deux sont symboles de la Connaissance par les choix qu’ils impliquent : soit se laisser aller à ses pulsions sans  dominer  ses désirs qui conduiront à terme à la perte, soit les maîtriser pour vivre en harmonie avec son propre désir conscient. Ce dernier choix nous conduira dans notre jardin intérieur où à force de creuser la terre  nous accéderons à la Connaissance.

Consommez sans modération les fruits du pommier.  Ne négligez pas pour autant les autres arbres mais à la manière d’Adam et Ève profitez de l’été pour cultiver votre jardin intérieur. Savourez tous les fruits sans faire l’impasse du fruit  du pêcher par peur qu’il se transforme  en péché. N’est-ce pas que vivre le péché à la façon de la première Femme et du premier Homme, en mangeant du fruit défendu, nous conduira à la Connaissance?

Je vais de ce pas cueillir les dernières cerises restées sur l’arbre.

Zizi the Kid

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Pudique sans être mutique, David Abiker décrit le curieux chemin
par lequel les petits garçons découvrent le sexe.

En partage pour le week-end que je vous souhaite heureux :

Plus intime que l’intime, il y a la genèse de l’intime ; plus secret que « la première fois », il y a l’avant-première fois, le cheminement physio-psycho-socio mythologique vers la possibilité de la première fois. Bref, la préhistoire des histoires, la conquête des Gaules avant le règne de l’empereur Pubère, l’Odyssexe: autant dire la nuit des temps.

David Abiker, chroniqueur à L’Express, a épanoui sa sexualité entre la fin de la télé noir et blanc et les débuts des jeux vidéo, à une époque où cela se faisait à la main – aujourd’hui, tous les parents le savent, l’apprentissage est virtuel. Pour Abiker, une étape importante de cette initiation advient sur une toile de Jouy, ce qui est assez logique. Dans Zizi the Kid, il raconte ce parcours du combattant qui mène de l’idée de sexe (ce pressentiment que les filles sont des garçons pas tout à fait comme les autres) à la réalité humide de la chose (cette certitude que les vrais soucis commencent).

Psychanalyse sans divan, miroir où chacun peut scruter ses propres émois, l’ouvrage est aussi un pèlerinage au pays de l’enfance, cette contrée où toute une génération a emprunté les mêmes autoroutes de l’imaginaire: Actarus aux commandes de Goldorak, les sveltes frites de la pub Végétaline, Peau d’âne trop blonde et le fauteuil en osier d’Emmanuelle…

Etre pudique sans être mutique, dans le ni trop ni trop peu, fuir cette complaisance de l’autofiction qui n’est qu’obscénité.

Il y a enfin, à lire Zizi the Kid, la rassurante confirmation de ce que la vie susurre sans cesse: face à la chose, on est seul au monde et on est comme les autres. Parce que sous le zizi des kids, il y a presque toujours un coeur qui bat.

Zizi the Kid, par David Abiker. Robert Laffont, 208 pages, 15€.

Le baiser

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Le baiser

Le verbe « baiser » du latin « bassiare« , signifie « tenir dans ses bras », embrasser. Le premier baiser, celui dont on se souvient à cause de la personne qui l’a donné, ou qui l’a pris  » Il m’a volé un baiser ». La réunion des lèvres marque le point de départ des histoires d’amour, du rapport sexuel. Cet échange scellera l’acceptation entre deux personnes, annoncera les prémices d’une histoire à vivre. Le Marquis de Sade l’a détourné  au profit d’une connotation beaucoup plus triviale, beaucoup plus sexuelle dont le sens moderne  est un acte sexuel avec pénétration. Chez les anglo-américains on se donne un « hug« , on se serre dans les bras, on s’étreint sans « poser les lèvres sur » comme il est coutume du côté de chez nous. Tout le monde connaît le baiser des esquimaux, ils se frottent le nez pour se réchauffer. Le baiser de Judas l’Iscariote, l’un des 12 apôtres de Jésus, a facilité l’arrestation du Christ en l’embrassant. C’est ainsi que le baiser de Judas est devenu synonyme d’un baiser d’un traître. Il se raconte que sans ce baiser, le Christ n’aurait pu accomplir la rédemption. Une histoire tellement vieille…Dans le Cantique des Cantiques, chants d’amour humains, le Bien aimé baise sa Bien aimée, dans le sens de l’étreinte charnelle.

Pour les cultures asiatiques, le baiser est partie intime de l’art de l’amour. Pour ces peuples  là, il est inconcevable de s’embrasser en public puisqu’ils considèrent le baiser comme étant presqu’aussi érotique que le coït, il ne doit être pratiqué qu’en privé. Pour les Taoïstes la salive d’une femme est sa « source de jade« ; elle s’écoule de deux points sous la langue, elle est très bénéfique si elle est bue.

Dans de récentes études sur la sexualité il a été démontré que la salive peut contribuer à augmenter le désir sexuel. Elle contiendrait de la testostérone (dixit Helen Fisher anthropologue). L’excitation due au baiser va élever la dopamine (toujours elle) celle-ci est associée à l’amour romantique. Si c’est l’ocytocine qui est activée cela va déclencher le système de l’attachement

Savez-vous que deux personnes qui se bécotent échangent quelque 40 000 parasites, plus de 250 différentes bactéries, sans parler de l’eau, des graisses, des protéines !  À vous dégoûter d’embrasser votre voisin de palier même si l’attirance est forte. (Beurk, s’il te plaît ne bois pas à même le goulot je préfère que tu me refiles tes bactéries et parasites en direct.) Ah! Aussi : chaque baiser nous fait brûler 4 calories. Je ne m’étonne plus de ne pas grossir depuis qu’avec mon amoureux nous sommes suspendus à nos bouches.

Et puis y a « le baiser de Zézette, le plus salé, le plus sucré, c’est le plus chouette. Pour l’apprécier il faut comprendre qu’il est sublime comme une truffe sous la cendre« . Pour ce baiser là, je vous renvoie à Pierre Perret et à sa chanson « Les baisers ». Vous y ajouterez l’air.

La plupart des sociétés humaines échangent des baisers. Allons-nous  nous arrêter à nous consommer? Certainement pas au risque de nous consumer. Bonne semaine. Prenez soin de vous.

Voilà un bien joli parcours que Maud a partagé avec moi et que je partage avec vous :

ITINERAIRE A SUIVRE POUR CARESSER UNE FEMME:
Commencer par caresser le Haut-Rhin puis descendre vers le Bas-Rhin, contourner l’Aisne ensuite entrer dans la Creuse, elle trouve que c’est vraiment Doubs.
Sans perdre le Nord, attendre que ça Vienne et si elle trouve que l’on ne si prend pas comme …un Manche. Rester Jusqu’à……l’Aube.
En Somme, il ne s’agit Pas-de-Calais ou de dormir comme un Loire, pour être un Hérault…
Alors, vous serpenterez les régions de France et la région de son corps sur ce modèle?
Oui, je vous fais confiance.
Passez une bonne soirée

Bernard Giraudeau en parlait si bien. Notamment dans « Les hommes à terre » succession magnifique de nouvelles qui parlent de marins, de leur rapport à la mer, à la terre ferme, à la solitude, au sexe.

Dans « Une histoire simple » où le marin déflore une jeune fille :

« Elle était blottie contre lui, la tête sur son épaule. Elle était si chaude. Sa queue durcissait et il ne savait pas comment faire pour qu’elle ne sente rien. Quand elle avait senti son sexe, elle avait redressé la tête. Elle l’avait regardé avec le même sourire d’innocence qu’elle lui servait chaque fois qu’il rougissait. Elle l’embrassa comme une femme qu’elle était. Il savait qu’il était trop tard…

Il l’avait soulevée et reposée sur sa queue sur laquelle elle s’enfonça doucement…Il avait senti quelque chose de chaud couler le long de sa queue et de ses couilles. Du sang probablement… Avec un linge il avait essuyé le sang, puis de nouveau l’avait caressée. Il effleurait sa peau avec ses mains comme des ailes de papillon. Il léchait le creux de ses cuisses. Elle avait murmuré : « Mange-moi« , et il l’avait dévorée. Elle aimait qu’il morde son épaule à la base du cou, qu’il mette ses seins dans sa bouche. Ça la brûlait. Elle tenait son sexe à lui dans sa main et avait fini par le manger elle aussi. »

Dans  l’histoire de Diego l’angolais Irène était confortable. Lisait plutôt :

« Elle (Irène) laissait le petit Diego mettre sa tête au bord du sexe. Il se lovait comme s’il voulait revenir à l’intérieur de la femme. Quand il avait chassé les cauchemars, elle suçait son zan jusqu’à la sève. Alors il s’apaisait. Un jour après la « petite mort« , dans la léthargie proche du sommeil, il avait entendu Irène murmurer : « C’est bon un homme tranquille, démuni, apaisé. » Il avait grogné un sourire. Il s’était souvenu d’un type sur les quais, un dimanche d’hiver, qui avait dû être prof de philo dans l’antiquité. Il affirmait avec violence que les hommes sans femme c’est pas naturel, monsieur. Pourtant ils se sauvent pour vivre entre eux et aller tuer les enfants des autres. Ils se déchirent pour un bout de territoire. Ils s’entre-tuent même pour des femmes qu’ils ne garderont pas. C’est pour prendre le pouvoir, monsieur, pour la cruauté, pour se soulager leur impuissance. Il leur manque l’essentiel, la maternité. Il prêchait avec émotion en gueulant : Branlez-vous, branlez-vous. C’est la paix qui manque le plus. Il affirmait que si l’on n’obligeait pas les hommes à se branler cinq fois par jour, il y aurait toujours autant de violence dans ce monde.

La violence est une absence d’amour.

« Il faut qu’il coïte, l’animal, qu’il baise, qu’il copule, qu’il tringle, qu’il sodomise ou l’inverse. Branlez-vous. Il avait fini sa crise à genoux, en sanglots, puis avait ajouté à mi-voix, épuisez-vous !

Il faisait froid. On est sourd quand il fait froid. Irène aussi pensait qu’il fallait caresser, détendre la bête, l’apaiser. Un soir qu’elle agitait Diego avec une énergie farouche et une joie désarmante, elle lui avait dit haletante : Regarde, regarde, vois comme il est agressif, ton sperme. Il fait beaucoup d’histoires pour rien. Il gicle comme s’il voulait conquérir le monde et il retombe foutu. Finalement l’agressivité, ça s’éjacule. Irène suivait certainement des cours de philo. »

Dernière vague du mois d’août. Ma libido s’étiole, alors à défaut de dévorer mon homme absent, je dévore des bouquins. Certains, qui n’ont rien compris, appellent ça de la paresse; moi j’appelle ça cultiver son imagination. Cette imagination indispensable qui a besoin d’être nourrie autant que la sexualité… Quelle richesse contenue dans les bouquins que je consomme et qui  m’empêchent de me consumer en attendant le retour de l’amoureux.Vous en faire profiter a été la joie de cet été quand une espèce d’inertie a scotché mon inspiration.

Agréable week end.

Qu’attendons-nous de l’été?

  • Du plaisir sans tyrannie?
  • De l’insouciance joyeuse?
  • Des histoires d’amour aussi brèves que passionnées?
  • Des plages de sable blanc?
  • Une remise à niveau du corps défaillant?
  • Du désir revigoré prêt à jaillir?
  • Des rires et des chansons à boire jusqu’à plus soif ?
  • S’acagnarder dans l’herbe verte des prés pour un repos bien mérité?
  • Des voyages lointains sans espoir de retour?
  • Les doigts de pieds en éventail s’échappant de la tente, les yeux tournés vers cieux étoilés murmurés de romances?
  • Des fruits de saison à mettre en bocaux?
  • Des rêves d’enfants réalisés?
  • Des sexes d’hommes encapuchonnés prémunissant des MST?

Il y a tant à faire chaque jour de l’année.

À vouloir réunir tous les manques accumulés, tous les désirs frustrés pour les vivre dans un mois d’été est pure folie. Mais n’est-ce pas ainsi que les hommes vivent?

Profitez donc de l’été pour être fous. Soyez fous, soyez dionysiaques. Soyez inspirés par l’extase sexuelle, enthousiastes autour de tables pantagruéliques, tandis que LIBIDOSEXUALITE.COM veillera sur vous en garde-fou, sera le parapet où vous raccrocher  en cas de vide. Le blog, tel un chaman rééditera certains articles jugés à propos pour baliser votre mois d’août et transformer la folie orgiaque en une  folie contrôlée.

Plaisir, rires, rêves, amour : ingrédients nécessaires pour préparer l’usine à  anticorps qui déjouera le conditionnement forcené  qui nous promet d’être attaqués par toute sorte de choses qui doivent sévir à la rentrée.  Soyons prêts pour déjouer les plans des restrictions automnales.

Construisons cet été un pare-feu pour l’automne et l’hiver 2010. Continuez un bel été!

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« Si le potage avait été aussi chaud que le vin, le vin aussi vieux que la poularde et la poularde aussi grasse que la maîtresse de maison, cela aurait été presque convenable » Curnonsky, fondateur de l’Académie des gastronomes.

Tout engagement important, qu’il soit contrat d’affaires,  sentimental ou relationnel se prépare autour d’une table… à manger. Penserions-nous à nous reproduire, nous attablerions-nous aussi volontiers autour d’un repas à faire frémir nos papilles  sans plaisir au rendez-vous ? C’est le plaisir, seul, qui fait le lit de la table et transforme la table en lit. Le plaisir est un convive qui s’invite à notre insu; il émoustille nos ébats amoureux, il se partage autour d’un plat, ne fut-il  que de pâtes.

Ève et la pomme

Adam aurait-il porté à sa bouche la pomme qu’Ève la tentatrice lui présenta s’il n’avait senti monter en lui le désir ? En même temps que son geste ne lui offrit-elle pas la révélation d’un plaisir terrestre ? Le plaisir de  croquer la chair de l’amour.  Ce plaisir qui conditionne notre nature humaine, prétexte pour multiplier les plaisirs de la bouche et les plaisirs sexuels.

L’histoire de Marie-Lise, haute comme trois pommes, et d’Édouard avec ses oreilles en feuilles de chou vous sera ici contée.

Édouard  qui n’en pouvait plus de bouffer de la vache enragée avec les femmes proposa à sa « fiancée » qu’il n’avait pas encore consommée, d’aller dans les sous-bois ramasser des champignons. Ce n’était pas  encore la saison, Marie-Lise la naïve au cœur d’artichaut, lui dit sa préférence  à cueillir des fraises. Des fraises des bois, insistait-elle. Fraises ou champignons qu’importe, lui répondit Édouard en la mangeant des yeux, le plus beau fruit  à manger est là devant moi.

Marie-Lise ragaillardie par la remarque sans équivoque d’Édouard rajusta  son corsage sur ses seins gros comme des pomélos qui en débordaient. Elle enlaça son ami, prit son chapeau de paille et bras dessus-dessous ils cheminèrent sur le sentier qui conduisait au bois. Heureuse de cette promenade Marie-Lise retrouva  une pêche d’enfer, la banane fendait son visage d’une oreille à l’autre.

Édouard sans être végétarien rêvait de lui manger l’abricot. Il rêvait de lui ouvrir le coquillage et de s’engouffrer dedans comme l’anguille pénètre la fente des rochers. Il fantasmait sur le festin que mijotaient ses pensées. Il était prêt, si elle se laissait faire, à la dévorer entièrement. Il devenait un ogre pantagruélique à la vue des  appâts de Marie-Lise.

Chemin faisant les pensées de Marie-Lise, s’agitaient. Malgré ses formes callipyges, sa façon de manger ressemblait à celle d’un oiseau : aussi peu mais aussi souvent qu’eux. Elle picorait comme une poulette. Aussi après qu’ils aient fureté sans succès dans les buissons pour y dénicher des fraises, au pied des arbres pour y déloger des champignons, Édouard invita sa belle à s’assoir dans l’herbe épaisse. Les mains croisées sous la nuque, Édouard se laissait butiner les lèvres, grignoter le lobe de l’oreille, mordiller les tétons… Sûr qu’elle y prenait plaisir autant que lui. Marie-Lise dont les mains s’aventuraient au niveau de la ceinture, transforma par leur pouvoir le cornichon russe en concombre libanais et les deux figues qu’elle imagina sèches et ridées se retrouvèrent au creux de sa main gonflées de désir.

Excité par ces préliminaires, sorte d’entre-mets savoureux, Édouard impatient salivait à l’idée de déguster le dessert. Il se voyait déjà trempant son biscuit dans la crème, retourner  sa Marie-Lise comme une crêpe et l’appeler dans la foulée Suzette.

Marie-Lise ne l’entendit pas de cette oreille. Son désir à elle était de continuer les préliminaires, de se gaver de sensations nouvelles pour elle; de faire durer ce plaisir qui n’en finissait pas de monter comme une mayonnaise. Pas assez mûre pour  l’instant elle n’avait nulle envie de passer à la casserole quand soudain…

Un rire éclata dans la gorge de Marie-Lise. Ivre. Elle était ivre, d’une ivresse qui succède à l’ingestion d’un vin chaud, épicé et capiteux et succomba à la tentation de le boire jusqu’à la lie…

Anniversaire

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Il est des anniversaires incrustés dans la peau comme  ongles,

de ceux qui restent à jamais une étape indispensable,

un passage nécessaire pour grandir et voir le Monde avec des yeux

qui ne sont pas les siens

mais les siens.

Il est des anniversaires qui donnent des fruits magnifiques.

Quarante trois ans de réalités, de bonheur et de réflexions pour atteindre un semblant de sagesse.

Il est des anniversaires que l’on ne peut oublier.

Joyeux anniversaire à toi,

Où que tu sois.

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Ce septième rendez-vous était comme à chaque fois une expérience étonnante. Pas seulement étonnante mais inhabituelle. Inhabituelle dans le déroulement de la soirée. Déjà, l »absence d’Anne changeait la donne en installant Liliane (notre modératrice) derrière la caméra dès qu’elle eut annoncé l’ouverture du 7ème sex-o-café, l’officiel. Brrr, finies les vacances c’est la rentrée ! Youpi, c’est aussi la rentrée du sex-o-café, l’officiel ! dit-elle en préambule. Elle me présenta, présenta Pierre et fila derrière la caméra.

Ce sex-o-café, était moins un débat auquel nous étions habitués qu’une conférence donnée par le Dr Pierre Maldiney. Certains qui n’y ont pas assisté diront que faire une conférence sur la manière de se nourrir en s’appelant Maldiney avec pour prénom Pierre c’est comme avaler une soupe aux cailloux qui a de fortes chances de nous rester sur l’estomac. Eh, bien la majorité des participants (de nombreux nouveaux) n’ont pas eu de lourdeurs digestives malgré la précision et la teneur quelques fois difficiles des propos de Pierre; je n’ai eu que des compliments sur cette manière d’aborder le thème, façon conférence :

Silvia accompagnée de sa fille  » J’ai appris et compris trois choses importantes, c’était très bien, vraiment »

Chantal « C’était très instructif, passionnant. Même l’humour était là, le sérieux se mélangeait au scientifique. Je suis très contente » Guillaume était tout ouïe. Roland n’avait pas l’air déçu. Régine était ravie. J’arrête là ! Je ne vais pas relater toutes les satisfactions car vous pourriez penser que…Nous allons passer au contenu en tentant autant qu’il est possible de résumer.

Dans le salon Shiva, l’ambiance était à l’écoute, à la captation d’informations que Pierre donnait à profusion, simples pour moi, moins simples pour la plupart de cette classe (dont deux adolescentes) très  disciplinée. Pour une rentrée c’était une sacrée rentrée.

Premier point : Nous sommes ce que nous mangeons.

Deuxième point : Dans notre alimentation actuelle, de type fast food, on ne trouve plus grand chose des éléments indispensables à la régénération cellulaire.

Troisième point : La vie, telle qu’elle nous est imposée aujourd’hui nous oblige à être performants et dans la quantité au détriment de la qualité.  Nous sommes dans le « marche ou crève » comme le disait ma mère qui n’est plus là aujourd’hui pour constater les dégâts et la justesse de son expression.

Quatrième point : Pour palier l’absence de rendement, de performances, la tendance sera d’aller au plus simple sans tenir compte de la dégradation cellulaire, hormonale qui seront forcément entravées.

Cinquième point : Nous sommes inféodés à nos hormones. Ces dernières  fluctuent de manière  infinitésimale au rythme des émotions, du stress, des soucis; émotions elles-mêmes engendrées par des relations  sociales, professionnelles et amoureuses souvent perturbées.

Sixième point : Ces hormones, vitamines, minéraux à doses minimes dont le corps a besoin sont  constamment assujettis, aux variations de l’humeur – comme dit précédemment – mais qui plus est, aux carences induites par une nourriture dénaturée,voire pernicieuse pour le corps et le cerveau. Dans la plupart des cas nous allons compenser par des substituts, des excitants plus ou moins doux – comme le café – un peu moins doux – comme l’alcool. Et comme bien vite cela ne suffira plus des produits plus durs seront avalés. Amphétamines, pour se réveiller, cocaïne pour terminer un travail urgent, cannabis pour se décontracter, anxiolytiques contre le stress…

Septième point : Nous savons tous que ce que nous ingérons aura des répercussions sur notre vie, nos performances intellectuelles, physiques, psychiques et sexuelles.

Huitième point : La main mise des laboratoires pharmaceutiques va aussi nous inciter à avaler des substances qui abaisserons, par exemple, les taux de mauvais cholestérol au détriment du bon, détruisant l’homéostasie (équilibre) sans se préoccuper  par ailleurs des dégradations  des fonctions vitales avec répercussion sur notre état général et la libido en particulier. Cette manière d’agir vient bien souvent du fait que la médecine ne considère  la personne que séparée, elle la coupe de son unité, la tronçonne en morceaux en ne traitant que la surface, la forme, de l’organe ou du mal en négligeant le fond, oubliant de tenir compte de la personne souffrante dans sa totalité. L’être humain est un tout dont on ne peut séparer les organes et leur fonction de ce qui met à mal ses fonctions, c’est à dire, le psychisme. Et l’alimentation.

La spécificité de la médecine nutritionnelle et fonctionnelle pratiquée par le Dr Maldiney, est basée sur l’apport de la micro-nutrition, qui ne néglige aucun des aspects  physique, physiologique, psychique et sexuel de la personne…

Voilà un aperçu en résumé des points qui ont été  abordés pendant cette enrichissante soirée par Pierre. Demain c’est promis je vous rendrai compte de quelques cas concrets traités en psychothérapie par moi-même, déjà évoqués  lors de la conférence. Je ne veux pas plus faire attendre le rapport de cette séance (bien que je n’ai pas encore visualisé la vidéo).

Je tiens à remercier chacune et chacun d’entre vous qui avez assisté à cette soirée.

Comme promis suite du sex-o-café, l’officiel. Dans l’assistance quelques questions adressées à Pierre : où trouve-t-on tout ce que tu viens de dire ? Quelle est la nourriture, huile, légumes qu’il faut ingérer pour avoir une bonne sexualité? Et l’ail qu’en penses-tu? Où trouve-t-on les Oméga3 ?

Pour permettre d’avaler cette potion qui deviendra magique voici quelques exemples pris directement dans mes consultations. (Il est bien évident que les prénoms ont été changés)

On pourrait intituler ce paragraphe ainsi : Comment préparez-vous vos repas? Dans quelle disposition d’esprit mangez-vous ? Comment êtes-vous dans votre relation amoureuse ?

D’abord nous pouvons constater qu’en croquant la pomme qu’Ève a proposée à Adam, ces deux là ne se doutaient pas des conséquences qui perdureraient pour avoir cédé à cette tentation. Ce qui est en jeu par le symbole de cette offrande était d’inciter le désir pour récolter le plaisir en partageant le fruit défendu. Vous l’aurez compris je fais court afin de dédramatiser une problématique dont le judéo-christianisme s’est emparé. Problématique qui revient encore de nos jours, qui fait des dégâts dans les relations amoureuses. De la Connaissance avec un grand « C » acquise par le biais de la sexualité, on se retrouve dans une version du bien et le mal. Le  bien étant éclipsé et remplacé par le mal représenté par la sexualité vécue avant mariage, à seule fin de procréer. C’est un premier point que je tenais à exprimer en avant propos de mon exposé.

Freud mit en évidence dans « Trois essais sur la théorie sexuelle » l’importance des organisations prégénitales dont la première qui nous intéresse est la phase « Orale ». Cette phase qui dure quelques mois quand l’enfant ne sait pas que le sein appartient à sa mère, par contre ce qu’il sent déjà est que la tétée lui procure bien du plaisir en incorporant cet « objet ».

L’oralité est donc l’étape déterminante du développement sexuel. Notre façon de manger sont comme nos ébats : fades ou épicés, improvisés ou mijotés. Se nourrir et faire l’amour : moments d’échanges où se lira le plaisir ou son absence. On peut faire un parallèle entre la faim et le désir car comme la faim le désir ne peut venir sur commande; les deux sont spontanés. Parallèle aussi entre satiété et épanouissement sexuel. Désir et plaisir  conditionnent le partage d’un repas et d’un lit. Toujours.

Ne dit-on pas l’appétit vient en mangeant, comme la sexualité sera satisfaisante avec des préliminaires non bâclés voire absents.

Jeux érotiques avec la nourriture : « J’ai un petit creux dit-elle en ouvrant le frigo. « Viens là que je le remplisse » lui dit son compagnon gourmand la prenant par la taille en l’entraînant vers la chambre. Je vous laisse imaginer ce qui s’y passât. Il y a aussi les pratiques sexuelles caractérisées par l’utilisation de nourriture. Cela s’appelle la SITOPHILIE. Cette pratique consiste à employer des fruits ou légumes durs de forme phallique : banane, concombre, carotte… en tout cas pénétrants; soit de la nourriture versée sur le corps (miel, chocolat liquide, chantilly, lait concentré sucré)pour y être léchés.

Nourriture et pathologie : toute problématique alimentaire vient d’un traumatisme de l’enfance. Parmi les plus connues :

L’anorexie qui consiste à se couper de sa sexualité, de son corps et du plaisir de manger. Pour une personne anorexique le rapport à la nourriture reste difficile, même quand elle  en est « sortie ». L’anorexique a peur du sexe. Aline, ex anorexique, se regarde manger car dès qu’elle atteint un certain poids (dès que son poids dépasse l’objectif qu’elle s’est fixée) elle n’a plus d’appétit sexuel.

La boulimie avec vomissement : cette personne va se « remplir » par peur de n’en n’avoir jamais assez. Elle désirera ainsi combler un vide, un manque, qui est par nature incomblable. (Lire les articles du manque sur le blog.)

L’hyperphagie boulimique ressemble à la boulimie sans vomissement. Ce sont des personnes qui sont toujours dans le « trop » en amour comme dans la manière de se nourrir. Au lit comme à table. Les hyperphagiques ne sont jamais rassasiées.

André, homme atteint de compulsion masturbatoire préfère manger seul au restaurant que partager un repas avec sa compagne. Il ne partage pas sa sexualité qu’il préfère vivre en solitaire, en se masturbant.

Éric, l’homme qui engloutit très rapidement sa nourriture par peur de manger froid. En amour il se plaint d’éjaculation précoce. Il cherche le plaisir – vite – de peur viscérale de ne pas en avoir.

Il y a le cas de Martine qui n’aime que les douceurs, les  aliments sucrés comme les caramels mous, les crèmes qu’elle tète à la cuillère en faisant durer le plaisir. En amour elle n’aime que les préliminaires qui durent. Elle ne reste que dans la douceur, les caresses. Elle rêve d’une relation fusionnelle et totale. Elle redoute le moment de la pénétration à laquelle son compagnon ne peut jamais parvenir. Elle est atteinte de vaginisme. La thérapie lui  permit de réintroduire des aliments plus durs, des viandes, des légumes croquants qui l’obligeaient à mastiquer. Peu à peu Martine s’est ouverte à son partenaire. Elle vit aujourd’hui une sexualité épanouie.

Le cas d’Alexia, triste, abandonnée, dépressive. Alexia me dit déambuler dans son appartement depuis que son mari l’a quittée. Elle va à la cuisine, elle ouvre le frigo; en constatant qu’il est vide elle retourne dans sa chambre dont le lit ouvert est tout aussi vide. Au cours de la thérapie Alexia a connu un homme avec lequel elle partage, depuis,  sa table et son lit.

Avoir envie d’avaler l’autre, de se fondre dans l’autre est une constante d’une relation amoureuse harmonieuse avec un côté passionnel.

Nourrir son lien, sa relation par le partage d’un repas revient à nourrir sa vie sexuelle. Modifier un élément dans la manière de se nourrir a des répercussions sur la vie sexuelle.


Quelques personnes qui étaient présentes, n’ayant pas pu se sustenter avant de venir au sex-o-café, l’officiel, avaient l’estomac vide et commençaient à trépigner de faim. Alors savoir que notre cerveau se nourrit de stimulations; que l’éjaculation précoce provient d’un manque de magnésium et peut dénoter un trouble cardiaque; que la tyrosine est un acide aminé précurseur, précurseur de quoi ? Qu’il faut améliorer le taux de sérotonine pour améliorer l’éjaculation à tendance précoce (encore elle !) et l‘anorgasmie, (absence d’orgasme); que le petit lait est riche en tryptophane ; que les douleurs viennent d’absence d’oméga 3; que la L-carnitine se trouve dans la viande rouge…

Mais que doit-on manger qui contienne un peu de tout ? La réponse est dans le régime crétois !

Le régime crétois appelé aussi méditerranéen répond aux critères d’une bonne santé si l’on observe en même temps une activité physique douce, non contraignante.

Ce régime est un tout. Il combine modération alimentaire et grande variété d’aliments (et donc de nutriments) à une vie active au quotidien. Ses principes de base sont faciles à  comprendre et à suivre.

  • Abondance de produits céréaliers complets.
  • Abondance de fruits et de légumes.
  • Abondance d’ail, doignon, d’épices et d’aromates.
  • Utilisation de l’huile d’olive comme corps gras.
  • Consommation quotidienne de légumineuses, de noix et de graines.
  • Consommation quotidienne de yogourt et de fromage.
  • Consommation quotidienne, mais modérée, de vin rouge.
  • Grande consommation de poisson (plusieurs fois par semaine).
  • Consommation limitée de poulet et d’oeufs (quelques fois par semaine).
  • Consommation limitée d’aliments sucrés (quelques fois par semaine).
  • Consommation très limitée de viande rouge (quelques fois par mois).
  • Apport calorique quotidien raisonnable (de 1 800 à 2 500 calories par jour).

Ce paragraphe a été « piqué » sur un site concernant le régime crétois dont a parlé le Dr Pierre Maldiney. Il a notamment insisté sur la malheureuse habitude de supprimer les huiles, les graisses, alors que se sont dans ces dernières que sont contenus les oméga 3 non saturés, les vitamines. En autre. Les remplacer les aliments à 0% de MG est une ineptie…Et nuit gravement à la santé.

L‘huile d’olive est abondamment consommée sur le pourtour du bassin méditerranéen; le régime méditerranéen consiste à se nourrir de produits traditionnels, du terroir, et peu ou pas,  – c’est encore mieux -, d’aliments importés ou transformés.

Autre chose importante qui a été dite :

Pour le petit déjeuner et le déjeuner préférer un apport en protéines. Au repas du soir l’apport de  glucides est préférable qui apporteront des sucres lents, bénéfiques pour notre cerveau qui en a besoin pour la mémoire, l’intelligence…

Préférer du pain complet au levain plutôt que du pain blanc sans aucun intérêt pour l’organisme qu’un apport d’amidon. Je sais, je sais ! la baguette bien craquante est agréable. Oui, mais seulement quand elle est fraîche car au bout d’une demie-journée elle est craquante d’être sèche et de toute manière dépourvue d’éléments réellement nutritifs. En fait vous faites comme vous le voulez ! Je vous aurais avertis !

J’essaye quand même de vous tenter avec cette belle boule de pain. En prendrez-vous une tranche ?

Je crois que cette fois-ci j’en ai terminé avec l’épisode du sex-o-café, l’officiel; je vous ai tout résumé, tout dit. Il est temps de passer à autre chose comme le  thème du prochain rendez-vous qui traitera de la difficulté pour beaucoup d’hommes à tenir une érection. La souffrance qu’ils ressentent et les problèmes que cela pose chez les femmes. Comment le couple vit ce trouble? Voyez-vous on retrouve encore le souci d’érection. Oui, oui, c’est un problème pour eux et pour nous les femmes. Aussi !


Violences sexuelles : les effets limités des traitements médicaux. La psychothérapie est indispensable.
PSY EN MOUVEMENT
n° 10092010
Violences sexuelles

Suite au drame d’une joggeuse violée et tuée par un récidiviste sexuel libéré, vous pourrez lire ici un article repéré par « Psy en mouvement » (portail en ligne des psys) sur le journal « Le Point »

À chaque drame impliquant un délinquant sexuel connu des services de police se pose à nouveau la question des récidives et des moyens de les éviter. Des politiques prônent alors l’obligation de soumission à des médicaments inhibiteurs de la libido. Ce qui suscite toujours des controverses. D’autant plus que l’expression de « castration chimique », souvent employée, véhicule, comme le soulignent les psychiatres, « une idée de mutilation du délinquant sexuel puni par où il a péché ».

Il faut d’abord préciser que la récidive est relativement rare. « Il y a environ 15 % de récidive chez les auteurs de violences sexuelles, avec des différences importantes selon les types de violences, et les traitements médicaux permettent de réduire de 25 % les récidives, chez les personnes prises en charge médicalement », affirme le Pr Edwin Milgrom, ancien chef du service d’hormonologie et de biologie cellulaire du CHU Kremlin-Bicêtre. Il connaît particulièrement bien le sujet puisqu’il a participé au récent rapport de l’Académie de médecine sur « la prévention médicale de la récidive chez les délinquants sexuels », document sous-titré « On compte trop sur la médecine ».

D’ailleurs une analyse de 80 grandes études (soit plus de 22.000 cas) et datant de 2008 montre que le taux de récidive est globalement abaissé de 37 % par les divers traitements utilisés. Mais ce travail inclut les publications portant sur la castration chirurgicale (réalisée chez des volontaires, en général des pédophiles), qui, elle, réduit de 95 % les récidives. Si l’on exclut ces cas, les traitements hormonaux (provoquant une castration chimique non mutilante et réversible) et la psychothérapie abaissent de 25 % le taux de récidive.

Différentes méthodes thérapeutiques

Le plus souvent, les traitements consistent en l’association d’une psychothérapie et d’un traitement médicamenteux. Comme l’explique le Pr Bernard Debré (célèbre urologue de l’hôpital Cochin et député parisien) : « La castration chimique, c’est simplement une injection tous les trois ou tous les six mois d’un produit qui empêche la libido et qui rend l’homme impuissant. » D’autres modèrent ce propos, en affirmant que le traitement n’empêche pas les rapports sexuels ; il les rend bien moins fréquents et surtout il réduit les pulsions sexuelles. « Il est faux de penser que le problème de la récidive sera résolu avec les traitements médicaux existants. Ce n’est pas la solution miracle », souligne le Pr Edwin Milgrom, qui plaide pour « une politique qui ne soit pas uniquement basée sur des moyens médicaux ».

En pratique, différentes méthodes thérapeutiques sont possibles. D’abord, la thérapie antihormonale diminue l’effet des hormones mâles, soit en freinant la production testiculaire de testostérone soit en bloquant l’action de cette hormone sur ses organes-cibles. L’inhibition de la production de testostérone repose sur l’usage de stéroïdes ou de substances qui suppriment la sécrétion de gonadotrophines. Les progestatifs de synthèse ont été les premiers utilisés dans cette indication, notamment sous leur forme injectable. Leur administration supprime la production de testostérone pendant plusieurs semaines à plusieurs mois. Ce traitement est très efficace, mais il entraîne une prise de poids et, surtout, la diminution de la masse osseuse. D’où la nécessité d’une surveillance biologique régulière.

D’autres molécules agissent également sur la testostérone, mais de façon un peu différente. Notamment les « agonistes de la GnRH », qui ne peuvent être administrés que par injection, dont les effets peuvent se prolonger jusqu’à 12 mois. Trois semaines après leur injection, ils entraînent les mêmes effets biologiques et hormonaux qu’une castration chirurgicale. Mais toutes les érections ne sont pas abolies, en particulier chez les hommes jeunes.

La psychothérapie est indispensable

D’autres produits encore agissent immédiatement, mais doivent être injectés très régulièrement et ont un coût très élevé. Ils provoquent des bouffées de chaleur, mais surtout de l’ostéoporose, avec une diminution majeure de la masse osseuse au-delà de six mois de traitement et un risque de fracture ainsi qu’une augmentation du risque cardiovasculaire.

Les antiandrogènes, eux, entrent en compétition avec la testostérone. Ils sont efficaces à condition que le traitement soit pris régulièrement. Mais certains sont très toxiques pour le foie. C’est d’ailleurs pourquoi ce produit n’est pas été autorisé dans certains pays, comme les États-Unis. Leurs autres effets secondaires sont la fatigue, l’augmentation du volume des seins, une perte osseuse et une augmentation du risque cardiovasculaire.

Globalement, les possibilités thérapeutiques permettant de réduire les pulsions sexuelles sont nombreuses. Mais toutes doivent être associées à une psychothérapie. En France, les thérapies cognitivo-comportementales sont le plus souvent utilisées pour tenter d’identifier les contenus inconscients à l’origine des passages à l’acte et prévenir les récidives. La première étape consiste à motiver la personne en lui soulignant les avantages d’un traitement mais elle doit, pour cela, reconnaître son geste et la souffrance de sa victime. Les traitements peuvent s’effectuer en groupe ou individuellement et doivent durer de plusieurs mois à plusieurs années, selon les cas.

Malheureusement, comme le souligne le Pr Jean-Pierre Olié, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, et coauteur du rapport de l’Académie de médecine, les outils d’évaluation de la dangerosité des délinquants sexuels et de leurs risques de récidive sont « très imparfaits ». Les chiffres le prouvent : selon les dernières données de l’Observatoire national de la délinquance et de l’Insee, il y avait en juillet 2007, dans notre pays, 8.411 personnes écrouées pour faits sexuels. Et une étude portant sur les années 2005-2006 donne des chiffres bien plus importants : 1,3 % de la population française de 18 à 60 ans aurait alors subi des violences sexuelles, dont 130.000 viols et 100.000 tentatives de viol.

Ce que j’en pense :

Rentrer dans la conscience de ses actes par la psychothérapie est un atout majeur pour permettre la réflexion sur ce qui nous agit. Avec le temps  c’est arriver à gérer ses pulsions en considérant l’autre, cet autre devenant un alter ego à sa propre souffrance en empêchant d’en rajouter à la victime potentielle.

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Dans quelques jours sera l’automne. Le 23 septembre très exactement cette année… Qu’en est-il de nos états d’âme à ce passage où les feuilles des arbres deviennent pareilles à chevelure flamboyante de belles femmes rousses ?

Le cheminement intérieur parcourt l’immensité de l’intime en créant des désordres de l’âme. Dans ce chemin difficile qui nous reflète en nos miroirs déformants, puisse-t-on y trouver la richesse qui nous habite, inviolable, sans vol possible. Richesse accessible à qui sait lire les maux pour traduire en mots après avoir déchargé les humeurs puis rechargé notre cœur de persévérance, de gratitude, de beaux sentiments pour nous faire continuer la route jusqu’à l’hiver …définitif.

L’automne nous rend compte, si on veut bien s’y attarder, de la progression de notre vie affective liée à l’évolution psychique, intellectuelle. L’automne incarne la troisième phase de la vie. Les semences déposées au creux du sillon après le labour et le repos de la terre, éclosent au printemps, mûrissent l’été. Puis vient l’automne période de la récolte des fruits. Chaque saison inspire des sentiments différents. Si les esprits chagrins oublient la flamboyance des couleurs automnales, ils ne retiendront de l’automne que le recul des jours qui rallongent les nuits, le vent d’autan lourd et chaud, les épaisses brumes matinales, le retour en force d’un soleil capricieux.

Les optimistes y redécouvriront le cuivre des forêts, les vendanges offrant un après de vins capiteux, la douce châtaigne dans sa bogue hérisson, les moissons engrangées dans les greniers modernes. L’incendie des forêts, que nul pyromane n’allume, réchauffe les yeux et le chemin parcouru sans brûler nos pas feutrés dans la douceur d’odorants tapis de feuilles colorées mais mortes.

A l’automne, la terre a donné sa richesse tandis que le paysan va continuer son inlassable travail de retournement, de labourage, ensemencement, re-taillage de la vigne, préparation des futures moissons. Cette terre morcelée détruira les débris des racines enchevêtrées, lacérées, restées en elle, puis entamera un processus de décomposition, préparant le sol à d’autres semences, à d’autres futurs.

Nous pouvons comparer le cycle des saisons aux différents stades de la vie. Chaque étape de la vie représente une évolution qui peut se traduire ainsi :

  • Enfance : graines semées par les parents, les éducateurs. La naissance jusqu’à la pré adolescence.
  • Adolescence : bourgeons, fleurs prêts à éclore. Le printemps.
  • Jeunesse : formation des fruits. Fin du printemps, début de l’été.
  • Adulte : cueillette et dégustation des fruits. Séparation du bon grain de l’ivraie. Le plein été et début de l’automne
  • Vieillesse : Réaliser et vivre de la récolte. Profiter des acquis en attendant la fin dans la Sagesse. Fin de l’automne et l’hiver. La mort.
  • Chaque saison changera la qualité du pâturage  où de la naissance à la mort nous irons en courtes transhumances renouvelées à chaque étape de la vie.

Qu’en est-il de notre psychisme quand vient l’automne ? Récolterons-nous ce que nous aurons semé ?…

Les familles Groseille et de Quenois ont enfin déserté les plages, chacun repartant vers leurs servitudes grises pour les uns,  dorées pour les autres.  Servitudes quand même. Et nous, les Groseilles ou les de Quenois, selon que nous habitons les hauteurs de la Californie ou les quartiers  plus populaires de Cannes, nous pouvons nous rapproprier le sable du bord de mer et son eau salée pour s’y baigner, le soleil pour s’y dorer. Nous disposons de nos deux mètres carrés cinquante de plage sans que la rabane du voisin empiète sur notre serviette. Il ne s’agit plus de barboter comme les canards de la mare d’Eugénie (ma grand mère) mais de nager aller-retour en poussant aussi loin que le permettent les balises de sécurité à ne pas dépasser au risque de se faire trancher par les hors-bords qui sillonnent le large.

Appliquée à faire la grenouille, mains et jambes déployées et ramenées au rythme du souffle des poumons fatigués par la moiteur de l’enfermement quasi monastique de ce mois d’août, ma tête vagabonde et invente  un nouveau concept haut de maillot : des fleurs à poser sur le bouton des seins pour les habiller joliment.  Le bouton figurerait le cœur, les pétales s’ouvriraient sur l‘aréole cachant tout en soulignant les deux globes au lait tari mais toujours précieux rappelant le temps  où tétés par l’enfant, aimés par l’amant, les seins comme deux nénuphars solitaires flotteront  au fil de l’eau.

L’habit ne fait pas le moine, ni les fleurs des fruits du Jardin d’Eden, pas plus qu’une nageuse occasionnelle n’est une naïade, ni une femme culottée d’un maillot à écailles sur des fesses rebondies n’est une sirène…

La mer est haute ce matin à huit heures, elle déferle sur le sable laissant très peu de place pour s’y installer. Ventre plat et longues jambes, une fille rousse  annonciatrice d’automne a monté un rempart de sable avec vide sanitaire pour protéger sa serviette de l’assaut des vagues; certainement une architecte… L’édification terminée, elle enlève la pince de ses cheveux qui se répandent sur ses épaules en cascade cuivrée, dénoue la soie légère de son cou et plonge dans l’eau bleue encore propre, les lunettes de soleil toujours rivées sur son nez… La fille rousse .

Quoi de neuf en ce début d’été indien qui s’annonce torride?

Cet été beaucoup de réalisateurs, d’acteurs ont quitté la Terre mettant le cinéma en deuil. Bernard Giraudeau dont j’ai parlé en tant qu’écrivain, Bruno Cremer, Alain Corneau, Roman Polinski lui toujours là, ne sera pas extradé de Suisse; c’est bien pour lui. Pas plus tard que dimanche, Claude Chabrol a déserté les plateaux pour se retrouver à disserter auprès de Dieu sur avantages et inconvénients de la bourgeoisie…Les syndicats vont reconduire la grève  le 23 septembre malgré les 1.120 000 manifestants (chiffres du ministère de l’intérieur, au moins le double pour les syndicats)  qui ont envahi la France pour être sûrs de bénéficier de quelques jours de retraite quand viendra l’heure de se reposer;  Laurent Fignon, je n’en parle pas on n’a parlé que de lui; JM Banier n’est plus légataire universel de Liliane Bettencourt. En juillet baisse des chômeurs ds la catégorie A : normal, ils ont tous accepté un travail saisonnier  sous payé; Miss France n’est que 13ème  avec à la tête des Miss une Mexicaine. Finies les  niches fiscales : suppression de 10 milliards d’euros. Lourdes a failli exploser à cause de 4 bombes qui auraient été déposées ! Ouf ! rien ne c’est passé que la peur qui a fait évacuer  le site. BP aurait  stoppé la fuite du pétrole ds le golfe du Mexique. Depuis la fin juillet les 300 camps abritant les gens du voyage ont commencé à être démantelés; et depuis on en parle toujours et rien n’arrête nos dirigeants, malgré les protestations venues de toute part.

Malgré tout cela, avez-vous fait le plein de rires? Éloigné le stress? Consolidé vos défenses immunitaires? Oui! J’entends le chœur des fans qui me rassure et m’assure avoir suivi les conseils de http://www.libidosexualite.com/ tout au long de l’été. Cool, comme dirait ma fille !

Ça, c’est pour les prochaines vacances !

Beaucoup de femmes se plaignent de leur compagnon quant à leur sexualité virtuelle. Beaucoup d’hommes confirment la plainte se disant « accros » à des sites dont le contenu pornographique les  éloignent de leur partenaire. Ces sites, disent-ils, font appel à leurs fantasmes dont ils ingurgitent les images sur le mode passif  sans aucune obligation de résultat si ce n’est leur propre jouissance. La masturbation, partenaire  idéale toujours satisfaite, est l’objet assouvissant la pulsion…  J’entends déjà quelques agacements réprobateurs signalant qu’il n’y a pas que ça dans la vie, du sexe! Bien évidemment il n’y a pas que du sexe, même si  pour beaucoup  d’individus le quotidien s’articule autour de l’hyper-consommation qui  veut faire croire à la  jouissance immédiate. La technologie va de plus en plus vite pendant que la pensée, elle, qui n’a pas le temps de suivre, se ralentit. Tout est fait pour mettre la personne en état de dépendances multiples et toute dépendance est ramenée au pulsionnel à satisfaire coûte que coûte. Et c’est en cela que chaque image produite fera du spectateur un voyeur ou un exhibitionniste, un sadique ou un masochiste ou encore un bourreau ou une victime d’actes qui se révèleront de nature purement sexuelle; en ce sens que l’imaginaire convoque les souvenirs, réactualise les traumatismes d’où ressurgissent les frustrations qui en appelant le manque réalisera le désir au travers du fantasme, celui-là même qui  pourvoira à l‘excitation.

« Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps »…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.

Évoquer avec tendresse ces amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre;  vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer  sur une mer étale aux eaux limpides…Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les  rejaillissements; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour  réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux  pour ressusciter le fantôme nommé Désir, et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le… Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques  pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux  pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on se donne !

Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à  identifier un événement perturbateur en particulier  puisque, les news débitées en un vrac  pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d’oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF.  Mais là un D se glisse entre les lettres  S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse  sur le devant de la scène.  Elle a gagné  le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite.

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.

Si nous continuons à poursuivre le sens nous  finirons bien par le trouver, non ?  Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit…
Comprenez-vous ce que je dis, là? Oui, eh, bien tant mieux !

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PS : article déjà publié en 2009 réactualisé.

Je bande donc je suis…un homme

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Mais, non, pas moi ! Moi je suis une femme, puisque j’ai un trou dans lequel vient se loger quelques fois délicatement quelques fois plus brutalement la verge d’un homme pensant que seule la bandaison le définit. Ainsi donc nous allons parler de ce dur et épineux problème qu’est l’érection. L’érection qui donne tant de frayeur aux hommes quand elle vient à manquer de fermeté, quand elle s’essouffle sur la durée, quand elle caractérise comme étant de super mâles ceux qui la maintiennent longtemps. Ou trop longtemps – quelques heures : oui, oui, messieurs, n’enviez pas  les hommes atteints d‘anéjaculation. L’anéjaculation est un autre souci, moins fréquent mais insupportable pour les hommes atteints de ce trouble et pour les femmes qui en souffrent.

La difficulté érectile peut survenir chez la plupart des hommes quel que soit leur âge. Du plus jeune au plus âgé ces pannes fréquentes deviennent un véritable handicap dans la vie d’un couple. Le mutisme, parce que la honte s’en mêle, aggrave les pannes  alors qu’il suffirait d’en parler à un médecin, à un sexologue ou encore un psychothérapeute pour y remédier. Ce qui est à déplorer est la résignation des hommes à vouloir être conforme au dictat en vogue depuis toujours qu’un homme n’en est un que si son sexe n’est là que pour bander, pénétrer, éjaculer.

Je vous le demande mesdames : l’homme n’est-il qu’une queue ? À vous aussi  messieurs je vous le demande: la femme n’est-elle qu’un trou ? Non, bien sûr ! Même si c’est que l’on tend  à nous faire croire depuis la nuit des temps ! Moi ça m’énerve quand la porte de mon cabinet  se referme sur des plaintes dites d‘impuissance. Oh! l’horrible mot qui entraîne tous les maux de la création. D’ailleurs la médecine en a changé : elle appelle ça des « troubles érectiles« .

Je me rappelle cette horrible dispute (dans la rue) de deux jeunes hommes qui finit en bagarre. Un gringalet disait à un fort en bras tatoués  » Elle t’a quitté parce que tu bandais mou; t’es un impuissant, une couille molle. Retourne chez ta mère »…

Dans nos civilisations l’homme est représenté par la puissance de son sexe, – un homme ça bande. Un homme est représenté par la dureté - un homme ça ne pleure pas. Un homme est représenté par des muscles – un homme ça sait se battre. Mais d’abord un homme est représenté par  sa queue – un homme tire à vue sur tout jupon qui passe. Un homme doit être dur du sexe et dégainer en toute situation. Mais si la queue n’est pas aussi dure que la représentation qu’un homme se fait de lui-même,  comme dit dans la dispute, il n’en est pas un. Il sera traité d‘impuissant. « La société machiste fait de l’homme un mâle concentré sur son organe sexuel« 

Au garde à vous, un homme dégaine, tire et remet son arme en place une fois déchargée.

Par contre un homme dont le sexe pique du nez, devient tout flagada au moment où il devrait être dans l’action devrait chercher la raison de cette détumescence qui souvent n’est que psychologique.  Un beau jeune homme de 25ans, africain,  se plaint d’éjaculation précoce : après quelques séances pendant lesquelles nous faisons remonter son histoire personnelle, il me confie que c’est sa nounou, alors qu’il avait à peine 10ans faisait grossir son sexe dans sa bouche tous les matins pour qu’il commence une belle journée. La « chose » se passait vite, même très vite afin qu’ils ne soient pas surpris… Vous l’aurez compris cette pratique précoce (à tous les niveaux) a fait de lui un éjaculateur précoce. Bien souvent et après avoir fait les vérifications nécessaires auprès de la rassurante médecine qui mesurera les taux d’hormones, la physiologie, la biologie et l’organique, on s’apercevra qu’il suffirait de presque rien pour remettre la machine en marche. Traitée en psychothérapie l’éjaculation précoce  se satisfait de quelques séances pour évacuer un problème et remédier à cet handicap.

Alors, un conseil aux messieurs :  arrêtez de vous identifier à l’état de votre verge vous n’en deviendrez que plus humain. Et souriez au constat plein d’humour de MONTAIGNE « L’indocile liberté de ce membre s’ingérant si importunément lorsque nous n’en savons que faire, et défaillant lorsque nous avons le plus affaire et contestant de l’autorité si impérieusement avec notre volonté, refusant avec tant de fierté et d’obstination nos sollicitations mentales et manuelles »( Les Essais).

Je vous promets  de faire un tour du côté des hommes ce ceux qui eux n’éjaculent jamais.

Suite à un commentaire, j’ai relu le papier; je  vous le soumets à nouveau pour ceux qui seraient passés à côté…

Maman, maman, c’est quoi la vie ?

C’est juste vouloir faire des câlins avec toi  ? C’est juste manger du chocolat et jouer avec Réglisse (le chat)? C’est pas plus compliqué que ça, la vie ? Hein ! dis, maman ?

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Qu’ai-je répondu à mon enfant ? C’est si loin tout ça… La vie au commencement c’est une femme et un homme. Ils se rencontrent, ils s’aiment. Et sèment. De leur amour né le désir. Ou le contraire. Le plaisir s’y ajoute. Désir et plaisir mélangés  sont à l’origine de ta vie, mon fils. Comme devrait l’être chaque vie humaine. Ce n’est pas toujours le cas. Au commencement  l’amour devrait présider à la vie. « J’aime ma mère qui m’aime en retour inconditionnellement. »

Alors la vie, c’est le désir d’être en vie, c’est l’envie du plaisir qui en découle. C’est l’espoir d’un monde meilleur et le désespoir de ne pas le voir arriver. C’est la richesse qui se reproduit en circulant dans les canaux du cœur.  Mais c’est aussi la  pauvreté qui envahit les pensées les empêchant d’évoluer.

La vie c’est la mie moelleuse du pain et sa croûte craquante. C’est la glace à la violette dans un petit pot que l’on déguste en marchant. La vie c’est partager un concert de Reggae, improvisé et offert assis sur le gazon du Théâtre de Verdure alors que le vent pousse les nuages dans le ciel. Non, ce soir il ne pleuvra pas. C’est découvrir ensemble une œuvre qui se veut d’art et qui n’est autre qu’une cheminée de neuf colonnes qui attaquent le ciel devant un mur lépreux.  C’est une promenade sur la Promenade alors que la mer s’agite, sa couleur turquoise transformée par la nuit en gris scintillant. La lune est presqu’absente ce soir.

La vie est faite de tristesse, aussi. Avec une autre il s’est barré, laissant son cœur inconsolable et ses yeux tristes de tant pleurer. La vie est frustrations, elles provoquent le manque qui nous oblige  à bouger. Au risque, si l’on restait statique,  d’en crever.

La vie se construit sur des fantasmes. À nous de réinventer nos rêves pour les réaliser. La jalousie n’implique pas l’amour et le croire est se duper soi-même.  Et se donner bonne conscience.

La vie c’est un partage. L’autre est le miroir dans lequel on se regarde pour desserrer le nœud  qui nous étrangle.  Entrer en relation pour ne pas oublier que seul nous ne sommes rien. Nous ne pouvons rien. Celui qui dit le contraire n’est pas encore né. Et sa mère, et son père, les aurait-ils oubliés ?

La vie est d’avancer coûte que coûte, léger et insouciant – est-ce encore possible ?  Optimisme quand tu nous tiens, avec toi tout peut changer.  Ployé sous le poids d’une charge à responsabilités, il suffit de changer d’angle de vue  pour chasser le pessimisme et tout recommencer.

La vie c’est s’étonner de choses simples, se réjouir de petits bonheurs. Le réservoir d’essence est vide, qu’importe nous avons des pieds. Apprécier le goût des épices et des cerises, le temps  est trop court pour ne pas s’en régaler. Sourire à la gardienne quand elle nous apporte le courrier. La facture n’émane pas d’elle, le croire serait injustifié.

Et, ne jamais oublier la mort qui nous guette. Le décompte commence dès l’instant où la vie nous agite. Se croire éternel, invincible serait une erreur fatale qui nous tuerait.

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« Ben, alors, t’as pas affiché l’article de Nice Matin sur ton blog? Et pourquoi ? Et qu’est-ce que tu attends ? Et pourquoi ci et pourquoi pas ? !!! Autant de questions qui finissaient par m’agacer puisqu’ayant l’informatique en panne, je ne pouvais satisfaire aux demandes. Aussitôt réparée presqu’aussitôt en ligne. Voilà la page de cette session du sex-o-café, l’officiel qui me valut d’être affichée dans les colonnes du journal.

Bonne lecture!

Pour ma part  je cours préparer la suite du sex-o-café, l’officiel qui traitera au rendez-vous du 7 octobre,  des troubles de l’érection.


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Ce qui occupe mon esprit en ce moment est la verge des hommes, jusqu’à aller rechercher dans la boîte à photos celles prises en Corse il y a presque 10ans. En exhumer ce magnifique rocher phallique sortant des eaux. La Corse où tant de pierres ceinturant les falaises figurent des formes humaines, ou leur anatomie rebondies, telles des fesses, ou des verges érigées droites vers le ciel, mouillées par les vagues et le ressac incessant de cette merveilleuse Nature.  Tout m’émeut chez un homme y compris son sexe tendrement engoncé entre ses œufs pas encore éclos ou droit et dur comme ce rocher de pierre émergeant des eaux, prêt à pénétrer ma grotte.

« Ah! votre ami s’appelle Pierre ? Et sa virilité est quelques fois recroquevillée tel un oiseau dans son nid attendant la becquée ? Non, non, me répondit-elle fièrement, le sien n’est jamais défaillant. Je dirai presque que c’est le contraire : toujours prêt à s’engouffrer dans ma terre, à creuser le sillon, à inonder mon ventre de son jus. »

Adolescente, courroucée je demandais à ma mère: « Hein ? Qu’a t-il de plus que moi mon frère ? Pourquoi lui ne ferait-il pas la vaisselle, son lit et ne rangerait-il pas sa chambre ? » « C’est un garçon »! répondait ma mère  aussi fièrement que si mon frère, en tant que garçon, avait été la 7ème merveille du monde… Ce que je compris bien plus tard (quand je commençais à fréquenter les garçons) était que mon frère avait quelque chose entre les jambes qui pendouillait. Ce quelque chose lui donnait des avantages dont on me privait ; cette petite chose le dispensait des menus travaux ménagers. Cette chose appelée pénis en faisait un garçon  avec des privilèges dont les filles étaient exclues.

Oh! cette étrange chose qui au repos paraît bien inoffensive et qui soudain comme mu par un ressort, projette la chose hors de sa boîte,  se dresse et cherche à pénétrer…

Oh, là, là ! Vous vous doutez bien que le prochain sex-o-café, dont le thème traitera de l’érection et de ses troubles, risque d’être chaud. Allez ! Passez une belle nuit ! Avec des rêves érotiques ? Ben, oui, pourquoi pas !

La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.  Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…

Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?

Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait, sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle, comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.

Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie, cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps.  Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…

Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence :   » Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines… » De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?

Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous?  Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.

L’amour c’est de rendre l’autre libre.

Encore un peu de soleil que je vous encourage à profiter pendant ce premier week end d’automne.

Nous sommes à J-7 du SEX-O-CAFE, l’officiel et il temps, pour entamer l’automne, de faire le point sur l’état de la verge de certains messieurs. Sans se moquer, bien sûr, c’est un état qui doit être pris très au sérieux car il engendre bien trop de dégâts pour s’en amuser.
Quand les officiels de la médecine  affichent dans leurs statistiques plus  de 40%  d’éjaculateurs précoces, que les plaintes en consultation de sexothérapie dépassent de loin ce pourcentage  et que 0,34% qui n’en ont pas – d’éjaculation- on ne peut qu’être tentés d’apporter une aide à ces dysfonctions érectiles.
Qu’elles soient verges pas assez dures, trop molles, qui ne tiennent pas la durée du parcours dont une femme à besoin pour arriver à destination – orgasmique -, ou son contraire, trop dures, infatigables sans pouvoir mettre un terme au transport amoureux qui devient mécanique et sans plaisir (anéjaculation) : il faut faire quelque chose, c’est sûr. Et que peut-on faire ?
En parler est la priorité. Car en parler résout en partie le problème. Mettre sa gêne de côté, quand la chose se transforme de braquemart en chiffe molle. Quand cela devient une habitude qui très vite  perturbe la vie d’un couple qui si rien n’est fait finit par la séparation (surtout des jeunes couples). On peut avancer que la troisième débandade est le signal d’alarme qu’il ne faut pas dépasser.
A qui en parler ?
Avant toute chose n’ayez pas peur d’en parler au sein même du couple. Messieurs, ne vous affolez pas et entamez le dialogue dès que Madame vous dit « Ce n’est pas grave, mon chéri ». Parce que pour vous, oui, c’est bien connu, c’est grave. Pour vous c’est honteux, c’est dévalorisant, c’est même pour certains hommes dramatique. Non, non, je ne délire pas. Les hommes qui souffrent de ce problème sont là pour me le rappeler (en consultation). Si d’en parler entre partenaires avec compréhension, tendresse, confiance, ne remet pas la mécanique en bon état de fonctionnement, il est conseillé d’aller consulter votre médecin traitant ou mieux un spécialiste qui évaluera, mesurera les taux, tâtera l’organe, vous posera certaines questions qui le dirigeront soit vers un examen médical plus approfondi, soit vers une psychothérapie, le problème étant psychique. Donc pas d’affolement avant d’en avoir parlé avec des personnes compétentes.

Et les femmes comment vivent-elles ces pannes qui s’installent ?

De diverses manières selon que la relation est récente, plus engagée ou en fin de parcours. Car le contrôle de l’éjaculation permet d’harmoniser les rapports sexuels, précise Gérard Leleu (médecin, sexologue). Caresser ou sucer sans conviction un sexe d’homme en détresse et le laisser « tomber », impuissante, ne va pas faciliter l’ardeur pénienne de son compagnon. La manière dont les femmes  le vivent va aussi dépendre de l’attachement à leur homme, la façon dont cela « se passait avant »; la manière dont elles vont s’y prendre pour remonter le moral des troupes…

Comment y remédier, comment améliorer pour éviter la séparation fatale du couple ?

Si les sentiments sont présents rien n’est irrémédiable; tout est encore possible. Il existe différents procédés pour y remédier en l’absence de perturbation médicale. Faire travailler son bassin; renforcer son palais pelvien, privilégier les préliminaires (on ne le dira jamais assez); laisser monter les fantasmes; éviter la routine (tel jour à telle heure, dans la même position); faire des instants ludiques de ces moments d’échanges. La femme doit être compréhensive et l’homme abandonner sa peur…

De tout cela on parlera au prochain sex-o-café, l’officiel…Nous vous y attendons et pour ceux qui voudraient venir mais ne peuvent pas être présents, il y aura toujours le compte rendu. Oui, je sais, c’est pas pareil, mais c’est mieux que rien, non ?

Chacune a sa manière pour dire, révéler ce qui se passe et comment ça se passe dans la relation sexuelle.

Tendre : J’aime son bijou même cassé.

Passionnée : J’aime son vit, il me maintient en vie.

Haineuse : Il me prend pour un trou dans lequel il se masturbe sans fin.Une horreur!

Humoriste : Eh, bien dis donc tu te dégonfles !

Cynique : Dis, jamais t’envoie la sauce ?

Dubitative : Ah, bon, ça va aussi vite ?

Optimiste : Suis sûre la prochaine fois ce sera mieux.

Fatiguée : Les premières fois je trouvais extraordinaire que ça dure si longtemps, mais là, je suis épuisée.

Sarcastique : Rapide comme Lucky Luke; non seulement il tire plus vite que son ombre mais me demande « Alors, heureuse » ?

Intello : Hors sujet !

Moqueuse : À quoi sert son bazooka s’il ne sait pas s’en servir ?

Western : Il dégaine, tire sans jamais toucher la cible. Suis frustrée.

Étonnée : C’est donc, ça que l’on appelle les bijoux de famille ?

Gourmande :  Des entrées aux entremets en passant par le plat de résistance, sans oublier les fruits et les desserts, un véritable festin qui a duré toute la nuit.

Autonome : Besoin de personne, je fais très bien mon affaire toute seule.

Admirative : Waouh quel membre ! Un phénomène !

Révoltée : Non, mais ! Pour qui il me prend ? Tantôt comme sa mère, il ne me touche pas; tantôt comme une fille de joie !

Déçue : Les muscles ne font pas l’homme. Quelle couille molle !

Romantique : Nous nous sommes butinés tour à tour comme papillons et fleurs.

Agitée : Il m’a secouée comme un Orangina sans laisser sa pulpe dans moi !

Libertine : Ils étaient aussi nombreux qu’une équipe de footballeurs; et moi j’étais le ballon !

Cosaque : Il me monte comme un cheval et s’avachit sur moi après avoir terminé sa course.

Vous l’aurez compris ce sont des réflexions que j’entends en consultations. Messieurs soyez sans inquiétude, les mots des hommes pour traduire vos ressentis à propos des femmes seront bientôt affichés. Ici.

Passez un bon week end.

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Qu’arrive t-il à Lyli pour afficher un tel titre? Certains d’entre vous se poseront la question. D’autres (la plupart) vont se jeter dessus en pensant y découvrir, du graveleux, du vulgaire, du coquin, un moyen d’attirer  l’attention. Chacun de vous aura raison. La minorité (celle qui se pose des questions) sera rassurée, tandis que la plupart, que les faits divers attirent comme le fait l’aimant (et non l’amant) pour la  limaille, n’y trouvera pas son compte. Tant pis!

Voyez-vous, moi aussi je me pose des questions. Des questions à moi-même (seul moyen d’avancer) mais pas seulement. Je m’interroge sur le degré d’intérêt que, vous,  lectrices et lecteurs,  vous avez à visiter le blog et j’aimerais en savoir plus sur ce que celui-ci vous apporte. Pour ma part une certaine curiosité presque enfantine, m’a fait jouer avec le nom du blog (http://www.libidosexualite.com/) pour en dernier ressort, en accepter la proposition qui m’a été faite de ce titre, un tantinet provoquant, j’en conviens; mais là encore pas seulement! Loin de moi l’idée de me justifier, j’assume mes choix. Par contre je  tiens à rappeler l’importance  de la sexualité qui nous donne la vie et pourquoi pas, non convaincre mais  partager mes idées et mon intérêt conscients  qui concerne tous les êtres humains doués de réflexion. Et des dégâts que la sexualité entraîne quand elle est vécue sans respecter cette vie même qu’elle nous a donnée.

D’après les statistiques que je consulte tous les matins pour voir le nombre de visites (augmentant de jour en jour, merci à chacun de vous) et m’étant aventurée plus avant dans les détails, j’ai pu y lire que les mots fortement connotés sexuellement ont le plus de succès. On s’en serait douté. Partant de cette constatation j’ai pensé que les friands de pornographie, les gloutons de  sexualité débridée, les aficionados de masturbation devant écran recherchant un article affriolant ont dû être pour le moins désappointés…

Vous en conviendrez, les sujets traités n’ont rien de pornographique, rien de vulgaire, rien qui puisse choquer la pudeur des plus réservés, rien qui puisse non plus exciter les pulsions libidinales. Rien de tel sur ce blog au nom fumant mais beaucoup de réflexions. Avec à la clé l’espoir de nous amener à poser les bonnes questions sur le sens de la sexualité,  à méditer sur  les propositions qui sont faites afin de la vivre au mieux et tenter pour certains d’en réduire les troubles. Parler de cette chose qui encore aujourd’hui est maltraitée, dévoyée, détournée de sa réalité première, consentie ou non – la VIE - pour en faire, non pas un titre sulfureux mais un contenu ô combien prétentieux, d‘informations, d’éducation

Ce blog, traite avec PASSION le SEXE sans hémoglobine et si votre désir est de le conserver en l’état ou d’en modifier le contenu, il ne tient qu’à vous de le dire en répondant aux questions posées et de les faire parvenir en commentaires sur  http://www.libidosexualite.com/ Merci!

Statistiques et  sondages sont à la mode, suivons les!

  • Aimez-vous, ou non,  la manière dont les sujets sont abordés?
  • Trouvez-vous les sujets trop sérieux? Incompréhensibles?
  • Trop littéraires? Inaccessibles?
  • Les sujets traités sont, d’après vous, suffisamment cernés, ou
  • Préféreriez-vous qu’ils soient plus approfondis? Lesquels?
  • Quels sujets aimeriez-vous aborder ?
  • Aimeriez-vous un blog plus coquin, plus grivois?

Puissent les couleurs de l’automne  vous inspirer. À vos claviers!

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Jamais sex-o-café n’a réuni aussi peu de monde, par contre il n’a jamais été aussi chaleureux. N’est-ce pas dans l’intimité que l’on peut se dévoiler, parler ouvertement, traiter de sujets sérieux avec espièglerie, rire sans complexe et surtout sans cynisme ? Il est bien évident que pour parler des choses du sexe, d’autant quand il y a défaillance, l’intimité est indispensable. Les participants au nombre de 10 dont quand même 70% de nouvelles têtes se répartissaient en autant de femmes que d’hommes. Tous ont écouté attentivement, débattu ensuite de ce sujet bien réel que sont les dysfonctions érectiles.

Dans le salon Shiva qui en a entendu d’autres lors des précédents débats il ne semblait pas y avoir d’homme atteint d’anéjaculation; la plupart d’entre eux n’avait même jamais entendu ce terme. Ce qui a laissé toute la place à l’évocation des pannes d’érection ou d’éjaculation précoce. L’absence d’érection (comme celle racontée due à la prise d’un médicament antalgique) prouve à quel point la perte de l’érection précipite  les hommes  dans des tourments sans nom. « À quoi sert de vivre si on n’a plus ça ? » demandait gaiement  ce fidèle du sex-o-café. Le ça en question est la sexualité telle que  semble la vivre ce joyeux participant. Et il a bien raison ! La sexualité nous met en vie, met de la vie dans notre vie; or, si un homme ne peut la manifester par une raideur elle engendre chez lui une peur panique qui fait écrouler son monde, lui ôtant tout son sens.

Ça c’est le regard et l’appréhension des hommes : focalisés sur leur sexe et sa rigidité. On ne peut leur en vouloir.

Les femmes présentes (certainement très amoureuses de leur partenaire) semblaient vouloir dire que pour elles, l’important se situe ailleurs. Il existe d’autres moyens pour arriver à la satisfaction sexuelle que celui de la pénétration. Bien conscientes des perturbations qu’un manque de rigidité engendre chez l’homme, ce ne semble pas pour elles une catastrophe et font en sorte  de, non seulement de limiter les dégâts psychiques mais encore d’aider pour enrayer le phénomène…Et elles y arrivent ! Patience et compréhension mêlées à la tendresse, à l’amour paraissait dire l’une d’entre elle. Est-ce l’apanage de l’âge ?

Vous en saurez un peu plus très vite. J’avais juste envie de vous rendre l’ambiance de ce sympathique sex-o-café qui nous réjouît tant (Anne de nouveau aux manettes de la vidéo, la Liliane sans y et moi-même la Lyliane avec un seul i) Et pourtant, j’ai paniqué quand j’ai su que les participants ne seraient pas nombreux. Comme quoi !

Avant le compte rendu voici ce qui a servi d’appui pour aborder le débat :

Érection du latin ériger, mettre droit. Ce mot est le même que l’on emploie dans le bâtiment pour la construction. En ce qui concerne le sexe, il s’agit de l’état de l’organe, du tissu mou qui se raidit par l’afflux de sang.

Au-delà d’un mécanisme physique et de ses médiateurs chimiques, le processus intellectuel et relationnel dominent nettement la sexualité masculine, comme en cachette : un homme peut parler de sexe, sans pouvoir forcément  parler de ses problèmes relationnels a fortiori, sexuels. La sexualité masculine est extrêmement complexe parce que c’est le résultat de multiples fonctions. Elle dépend de nombreux systèmes, entre autre cognitif (compréhension) ; elle est transmise sous forme d’influx nerveux par la moelle épinière mais également par le système nerveux autonome ; localement, le processus est vasculaire et musculaire.

Le mécanisme de l’érection se fait en 4 temps qui met en marche la stimulation : visuelle, auditive, tactile, fantasmatique, le tout dans un contexte de détente.

L’anxiété, la peur, l’énervement sont autant de facteurs inhibiteurs. Si toutes ces conditions de stimulation sont inconsciemment bien remplies, un message sera transmis par l’intermédiaire de la dopamine, ce qui va entraîner l’influx nerveux, va  atteindre le corps caverneux du pénis et le mettre en érection. Ceci pour faire court.

La perception d’un stimulus quel qu’il soit, va entraîner une augmentation du volume de la verge qui va atteindre à un moment un plateau correspondant à la rigidité efficace pour l’acte sexuel ; ce plateau va se maintenir jusqu’à l’orgasme et l’éjaculation.

Dès qu’il y a éjaculation, il y a détumescence, puis phase réfractaire, dépendante de beaucoup de facteurs chez l’homme : facteur psychique lié à l’érotisme, fatigue, ou encore facteur hormonal. Tous ces facteurs sont étroitement imbriqués : une hormone élevée va compenser un psychisme bas, un état de repos parfait va compenser un manque d’hormones quant à l’érotisme, son rôle certain est mal quantifiable.

Qu’est-ce qui fait qu’un homme perde son érection ? Le mot impuissance n’a plus cours on lui préférera dysfonction érectile, même si les hommes ou les femmes pour en parler l’emploient encore. Ce terme est défini comme une incapacité permanente à obtenir ou à maintenir une érection suffisante pour avoir un rapport sexuel satisfaisant. Mais comment peut-on avoir un rapport satisfaisant avec une verge peu rigide, voire carrément molle ? Alors même que les hommes en l’absence d’érection matinale rigide même sans utilisation se sentent diminués ?

- D’abord en dehors de tout problèmes physiologique non liés à une pathologie  (diabète, hypertension, hypotension, prise de médicaments, alcoolisme, drogues), ou physique (obésité avec perte de l’image corporelle), il est évident que la lassitude, l’habitude, la routine, le désamour, l’âge, le manque de stimulation comptent pour beaucoup dans la perte de l’érection.

- Le stress, l’anxiété, la peur de la non performance au cours du rapport sexuel, ou encore la peur d’un rapport sexuel non satisfaisant pour la partenaire, vont empêcher ou diminuer l’érection.

- Il est donc essentiel de considérer l’aspect psychologique parce qu’il est souvent dominant ; les hommes attendent trop longtemps pour consulter ; d’un petit trouble non traité pour que s’installe l’anxiété, puis l’homme s’enfonce en devenant totalement impuissant.

- L’origine comportementale liée à la masturbation dont la seule finalité est d’éjaculer rapidement : un exemple de ce bel africain,  jeune homme de 25ans, dont la nounou tous les matins depuis l’âge de 10ans, le masturbait en le prenant en bouche pour qu’il passe une bonne journée ; il fallait faire vite pour éviter qu’ils soient surpris. De cette habitude certainement agréable pour la nounou, initiatrice pour lui, il en résultait une éjaculation très rapide qui faisait partie d’un processus que le jeune homme ne pouvait pas maîtriser.

- Autre cas : un homme jeune de 35ans, consulte pour ce même problème d’éjaculation précoce. Il m’explique qu’ayant toujours eu honte de son corps car pensait-il un corps d’homme se devait d’être musclé, épilé, bronzé qu’il était loin d’avoir puisque à ses yeux il était chétif, petit, poilu et bien pâle. De plus il s’imaginait que les filles qui couchaient avec lui le faisaient parce qu’elles n’avaient pas autre chose à se mettre sous la dent, elles le faisaient en oubliant son physique, ou encore qu’elles-mêmes avaient un problème sexuel… Donc ses rapports étaient très rapides pour en finir au plus vite avec absence totale de plaisir.

- Cet autre cas,  cet homme avait très peur de la sexualité parce qu’enfant en entendant ses parents dans leurs ébats, était persuadé que son père, très autoritaire envers lui, violait sa mère qui lui était soumise. Pour lui le sexe était sale, l’homme dominait bestialement la femme passive et victime et qu’en aucun cas il ne voulait ressembler à ce genre d’homme. De ce fait il n’avait aucun désir dès qu’il avait des sentiments pour une femme ; de peur d’être rejeté, il ne voulait pas être bourreau de celle qu’il aimait, il ne supportait pas de la salir et refusait d’être une brute avec une femme à la manière dont il imaginait son père.

Voilà pour la précocité.

Par ailleurs, bien que souvent on ne retienne comme trouble de la dysfonction sexuelle que l’éjaculation prématurée il en est une qui fait rêver les éjaculateurs précoces, une qui pourrait s’apparenter à son contraire : l’éjaculation retardée ou pire l’anéjaculation ou l’absence d’éjaculation.

Quoiqu’on en pense, l’éjaculation rapide est bien plus naturelle (instinct de procréation, de survie quant à la continuation de l’espèce) qu’une absence d’éjaculation. Cette particularité bien peu fréquente concerne environ 4% des dysfonctions masculines, soit 0,4% de la population masculine. L’anéjaculation est l’incapacité à avoir une émission de sperme, en dépit d’une érection normale, de stimulations appropriées, érection qui tient sur la durée jusqu’à parfois des heures.

- Ainsi se plaignait cet homme André qui vint me consulter. Malgré le désir, le plaisir qu’il avait avec sa femme depuis 20ans, toujours amoureux comme au premier jour, depuis près de 2ans il n’arrivait plus à éjaculer, n’avait plus d’orgasme. Et c’est bien là le souci de ces hommes qui n’ont plus d’orgasme et pour lesquels cette érection devient un handicap puisque sans satisfaction.

Il faut faire la distinction entre cette anéjaculation sans orgasme et d’autres troubles comme l’éjaculation rétrograde ou encore l’éjaculation sèche qui est un orgasme sans éjaculation.

Un trouble aux multiples facettes : L’anéjaculation peut être :

  • Totale, si quel que soit le comportement sexuel, solitaire ou avec un partenaire, il n’y a pas d’éjaculation ni d’orgasme
  • Relationnelle, si l’homme peut avoir une éjaculation lorsqu’il est seul par masturbation.
  • Coïtale ou vaginale, quand seul le coït est sans éjaculation

Plusieurs éventualités :

l’une primaire qui provient d’inhibitions dans la personnalité, des difficultés de communication, la peur de perdre le contrôle, éducation stricte, rigide où le plaisir est suspect, la religion qui tient lieu de ligne de conduite, une mauvais apprentissage de la sexualité, dégoût et culpabilité d’être souillé par le sperme, masturbation rarissime ou masturbation violente (l’homme réussit à se masturber seul jusqu’à l’orgasme mais impossible quand il est sa  partenaire dans un rapport coïtal ; parce qu’il a besoin de coups sur la verge, stimulation avec pression très forte).

- Un trouble secondaire :

- Est ce qui survient après une période de sexualité active sans difficulté d’éjaculation. Ce qui était le cas d’André. La thérapie  dévoila un événement (la mort de sa mère suivie d’un mois par celle de son père) qui conduisit cet homme à déclencher et à installer une anéjaculation qui durait depuis près de 2ans.

- L’anéjaculation peut être mis en place suite à une grossesse de la partenaire, non désirée par le conjoint, ou encore suite à une infidélité de la femme. Installer ce trouble est un moyen pour l’inconscient masculin de prévenir (on ne l’y reprendra pas) ou même de punir. Dès que le problème est cerné, compris et surmonté la capacité éjaculatoire reprendra progressivement dès lors qu’il y a confiance et détente du patient.

J’ai pu constater  que la plupart des hommes souffrant de cette affection présentent une personnalité rigide et compulsive, et redoutent l’orgasme car ils l’assimilent à une perte de contrôle.

Après avoir consulté pour identifier les  causes organiques, rares la plupart du temps, on recherchera les causes d’origines psychiques. De loin les plus fréquentes. Les traiter revient à dissoudre le problème et remettre la mécanique en bon état marche.

Conséquences des dysfonctions érectiles dans le couple :

Qu’il s’agisse d’éjaculation précoce, ou même d’un départ avant d’être rentré en gare ou d’une arrivée à destination qui ne se fait jamais, vous l’aurez compris, dans un cas comme dans l’autre, les dysfonctions érectiles, trop vite, trop tôt, pas assez vite et rapport trop long posent problèmes au couple.

Pour l’homme : sans parler d’impuissance, le trouble de l’érection qui se manifeste, d’abord par des pannes dues à des soucis, à un stress, à des idées parasites peut devenir un véritable handicap qui peut se solder par la séparation du couple. Un homme perdra son désir, se sentira coupable de ne pouvoir  donner satisfaction à sa compagne ; dans le meilleur des cas. Un couple dont la sexualité n’est pas satisfaisante se séparera à plus ou moins longue échéance.

La femme ne se sent pas désirée, à la hauteur, mal aimée et toujours insatisfaite puisqu’elle a besoin elle, d’un minimum de 8mn pour atteindre l’orgasme. Un homme avec défaillance érectile pas si tôt allumé que déjà éteint laissera une femme insatisfaite, frustrée, malheureuse, mal dans sa peau.

Les cas d’anéjaculation s’accompagnent d’une absence de jouissance pour l’homme et par le fait d’une insatisfaction où les partenaires se détourneront l’un de l’autre. La gêne qu’engendre l’anéjaculation impose à la femme  des efforts répétés longs, épuisants et voués à l’échec ; elle est source d’inconfort physique par l’action mécanique induisant une  sécheresse vaginale. Aline me disait furieuse « Il me prend pour un trou où il se masturbe sans fin. C’est une horreur » La sensation de bien être est entravée par l’absence de lubrification vaginale qui empêche le plaisir. Cette anéjaculation interpelle les femmes sur la santé psychique et physique du partenaire, la questionne sur la fidélité de son homme ; certaines culpabilisent de ne pouvoir satisfaire le partenaire, par manque de savoir faire, pensent-t-elles. Certaines arrêteront la relation ne désirant s’engager sur du long terme dans cette situation inapte à satisfaire leur désir de fertilité. Il y a quelques fois un sentiment qui se dégage où l’homme est ressenti comme incapable de faire don de soi par le partage envers l’autre.

Par cette absence d’éjaculation, la femme s’interroge sur son corps, sa désirabilité ; cette relation la laisse sans repère, sans limites claires (avec un début et sans jamais de fin) sans aboutissement qu’elle a du mal à comprendre. Un acte sans finalité avec durée illimitée qu’elle aura de plus en plus de mal à affronter, se sentant exclue de l’expérience orgasmique de son partenaire, elle finira par rejeter l’intimité du couple. Privée de spontanéité elle évitera toute intimité sexuelle.

Pour éviter ce phénomène, tel homme fuira toute relation sexuelle, par peur de passer pour un obsédé sexuel, ou encore il pourra un temps simuler l’orgasme ; les choses se compliqueront si la femme désire un enfant car en l’état de cette dysfonction il n’est pas possible à l’homme d’engendrer.

Alors que faire ? Comment réagir ? Et surtout pourquoi ?

Avant toute chose il faut communiquer, en parler dans le couple et ensuite consulter quelque soit le problème. Sans s’exprimer sur ce qui pose problème les situations se dégradent, l’évitement de toute intimité s’installe en altérant le lien des partenaires. La non communication voue à l’échec n’importe qu’elle relation en creusant une fissure qui éloigne les partenaires.

Le traitement en psychothérapie

Dans les cas de difficulté d’anéjaculation dû à un élément d’ordre psychique demander une aide psychothérapeutique de préférence en couple peut apporter beaucoup de réponses et d’éclaircissements. Seront identifiés de prime abord les circonstances réelles et fantasmatiques qui déclenchent une éjaculation afin de déterminer ensuite, si possible, ce qui constitue un obstacle à l’éjaculation. Dédramatiser la situation lors de la visite en couple, analyser les obstacles qui se présentent au fur et à mesure et rétablir la communication (et non la manipulation) qui favorisera l’échange des partenaires.

Conseils donnés en séance de psychothérapie :

  • Pour commencer : la masturbation et la jouissance aux côtés de la partenaire sans pénétration
  • Suivie d’un rapprochement du vagin et une éjaculation face à la partenaire
  • Pour ensuite arriver à une masturbation couplée à la jouissance finale en pénétrant la partenaire
  • Et enfin aboutir à une alternance de caresses sexuelles et de pénétration vaginale jusqu’à l’éjaculation vaginale.

Inciter le patient à accepter cette perte de maîtrise de soi ; la communication dans le couple en sort naturellement renforcée. Des résultats tangibles sont obtenus en neutralisant la peur panique de l’éjaculation vaginale, ce qui a pour effet de restaurer pleinement le désir.

Cependant, du fait des problématiques psychologiques profondément ancrées et des résistances aux traitements classiques et simplistes, les méthodes psycho dynamiques s’avèrent souvent nécessaires afin d’amener l’anéjaculateur à contrôler ce qu’il associe inconsciemment à l’éjaculation : le refus du don, les risques de donner ou de se laisser aller, la peur d’être « dévoré » etc..

En résumé, c’est sur la perte de contrôle qu’il convient de concentrer les efforts lors du traitement. Les patients souffrant d’anéjaculation ont le plus souvent perdu de vue l’aspect ludique de la sexualité, et restaurer cet esprit de jeu est alors essentiel. Tenter de lui faire évacuer son agressivité est également un aspect important, car cela constitue un préalable essentiel à la « remise en route » des fantasmes érotiques, trop longtemps neutralisés par les obsessions et la culpabilité évoquées. Finalement, travailler sur la peur et l’anxiété liées à l’éjaculation intra vaginale est essentiel à la réussite de la prise en charge. Dans le cas contraire, on ne se lassera pas de répéter que la voie royale de la résolution des difficultés sexuelles est la communication… Donc, parlez, parlez, parlez…

Ces trois derniers paragraphes sont des résumés de textes concernant le sujet.

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Comme Pénélope, elle attend. Devant son écran qui lui tient lieu d’ouvrage, elle attend.

Elle attend un message, un signal. Il vient quelques fois truffé de tendresse et de mots virtuels qui engagent le retour de son Ulysse.

Attente, les yeux rivés à l’écran telle Pénélope elle n’abandonne pas l’ouvrage. Patiente, déterminée. La promesse – j’arrive bientôt – tant de fois répétée promesse d’un retour non daté tiendra éloignés les prétendants. Aux hommes qui la sollicitent elle leur dit : « Ne voyez-vous pas que mon cœur est pris par le retour d’Ulysse ? L’attente est devenue ma seconde nature. De vous, je ne sais rien et je ne veux savoir. Ce que je sais de lui est contenu dans mon corps-coffre dont lui seul a la clé ». Demain est un autre jour qui le ramènera.

Le jour tombe. Avant qu’elle ne tombe de sommeil comme tombe la nuit, elle efface son écran et ferme d’un clic l’espoir muet qui redevient page blanche, morte.

L’ouvrage n’a plus de réalité qu’un amas de gribouillis, pensées jetées, feuilles d’automne éparpillées par le vent d’autan. Demain, demain…

Demain, elle recommencera. Elle posera ses yeux sur l’horizon dès que s’éclairera la lucarne. Elle reprendra l’ouvrage à filer l’espoir, à tisser les mots; elle érigera des tours qui la protégeront des hommes, elle construira des murs qui la confineront dans une nouvelle attente sereine, conditionnée l’eau à la bouche aux seuls souvenirs des embrasements passés où les nuits rejoignaient les jours.

Demain. Demain on fait crédit disait le panneau dans la vitrine de la boutique « Aux Rêves ».

Demain ne devenait jamais aujourd’hui…


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Neuf mois dans le meilleur des cas pour fêter la Vie. Quelques secondes suffises pour passer de Vie à trépas…C’est Celle-là même qui me tint éloignée de la page, Celle-là même qui arrêta la pendule brutalement cassée. Mais le temps, lui, continue à tracer. Je vais vous parler d’Elle la Mort et d’elle, mon amie, ma douce.

Viens! Viens ma douce, maquillée de tristesse. Viens avec tes yeux gonflés de perles qui roulent sur tes joues. Viens ! Que puis-je faire de plus qu’écouter tes sanglots qui engorgent ta gorge ? Que puis-je faire sinon changer ton mouchoir trop mouillé d’avoir essuyé tes yeux, mouché ton nez de petite fille perdue ? Viens petite sœur d’amour, le tien est parti avec la Terrifiante, armée de son squelette, sa cape et sa faux. Sur sa moto qui lui servit de barque, la grande faucheuse a anéanti tout projet, tout avenir.

Elle, elle se joue de l’âge, du rang social, de la condition de ceux qu’Elle attaque. Sans faire de quartier, Elle résout à elle seule l’impossible choix. Elle, sans condition, la Généreuse met un terme, pose les limites de la Vie. Elle, elle la Mort, on ne La choisit pas. C’est Elle qui choisit, son moment, son heure. Sans logique apparente. C’est Elle qui choisit l’instant pour couper l’herbe sous nos pieds; Elle nous allonge dans le bois de sapin avec lequel nous brûlerons ou nous nous étendrons six pieds sous terre.  Bouffés par les vers, nos derniers compagnons d’infortune.

Elle est Délivrance des laissés pour compte. Elle ennoblit la misère rendant l’égalité entre les hommes. Elle est le lien de la fraternité : riche ou pauvre, Elle viendra frapper à la porte. Chacun La connaîtra le moment venu quel que soit le cercueil qui hébergera le corps des frères humains.

Nul ne négocie ni ne légifère avec Elle. La nuit n’est pas la Mort; la nuit n’est pas mortelle. La nuit est un autre état. Dors, ma douce. De l’autre côté du réveil tu retrouveras ton amour dans le sommeil. N’aie pas peur, la douleur est pour ceux qui restent. Sois courageuse.

À l’origine de la vie, du monde, de la société, de l’art, de la créativité, est le DÉSIR. C’est donc à partir du désir que l’on se construit ; la parole est le lien qui s’articule autour du manque et du fantasme comme représentation. D’ailleurs si le désir se fait la malle la dépression prendra sa place, de la créativité à la joie de vivre tout s’évanouira. L’Autre m’attire, tout de moi tend vers lui, vers elle. Pourquoi ? Le désir reste un mystère bien qu’assouvit il restera à élucider. Se  dévoilera-t-il au travers de la psychothérapie, de l’analyse ? Certainement. Les philosophes avant Freud ont bien démontré que le désir provient d’un manque : on ne désire que ce dont on manque, on ne veut posséder que ce que l’on n’a pas. La théorie de Freud (qui d’emblée rattache le désir à la sexualité) suppose que nous sommes tous en manque du sein maternel, nous passons notre vie à le chercher ; celle de Lacan est que nous voulons être et avoir le phallus ; nous passons tous notre vie à désirer l’inaccessible étoile. Jacques Brel le chantait désespérément  dans « La quête ».

Le désir caractérisé par le manque, fait du désirant un sujet immature vivant dans la nostalgie d’un passé révolu ou se rêvant dans le futur, meilleur qu’aujourd’hui… La sagesse ne serait-elle pas de vivre au présent, de s’accommoder de petits riens qui finiront par combler l’essentiel du manque ? Par la transformation intérieure un désir impétueux  de posséder se métamorphosera en désir plus subtil, nettoyé du pathos névrotique.

Qu’en est-il du désir sexuel quand celui-ci s’étiole, quand il a des ratés, qu’il se manifeste sous forme de pannes pour finalement s’éteindre ? Le quotidien abîme le désir. La cohorte de soucis, la peur des MST, une naissance non désirée… La recherche de solutions ailleurs que dans le couple, par le virtuel (Internet et  la pornographie) ne font qu’accentuer sa perte. Soyez le jardinier  de votre désir, cultivez-le ! Qu’il devienne Essentiel à la manière proposée par Paul Diel qui disait que nos désirs et nos nombreux besoins cachent un « désir essentiel » propre à chacun. Connaître ses désirs c’est se connaître.

Réaliser ses désirs, les rendre possibles, vivants n’est pas du domaine du rêve mais une attitude devant la vie. Une présence au monde actuel mêlée à  une dynamique où les souhaits se transformeront en faits.

« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie, sans être forcément obligé de satisfaire le désir en l’épuisant » dit le merveilleux conteur  Henri Gougaud. Éros et le désir qui le sous-tend est souvent malmené, travesti, chosifié sous des apparences légères. Ne faudrait-il apprendre à sublimer nos pulsions pour apprécier toute la valeur du désir ? Apprendre à se responsabiliser par  ses choix et devenir conscient de désirs plus grands chargés de vie.

« Même chez le Bouddha il y a du désir ! Tout le monde a des désirs…L’important est de ne pas en devenir esclave » Dagpo Rimpoché.

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Master et Jonhson en 1968 ont décrété que l‘orgasme ne pouvait être que clitoridien. Pour eux il n’y avait aucune différence orgasmique entre les femmes quelle que soit la stimulation. L’orgasme provient toujours du clitoris, un point c’est tout ! Il se caractérise par des contractions involontaires et régulières au niveau du tiers inférieur du vagin et du sphincter anal. Quelle précision ! Après cette révélation, les hommes des années 70, ceux  qui s’intéressaient à la sexualité (années Peace and Love),  ne comprenaient pas qu’une femme  puissamment stimulée au niveau du bouton ne puisse déclencher un  orgasme !  Ce qui paraît normal quand on sait que cette perle pour s’épanouir a besoin de douces caresses, à condition toutefois que le clitoris en question soit porté par une femme clitoridienne.

Plus tard, on découvre qu’il existe une autre forme d‘orgasme de type vaginal appelé aussi coïtal. La sensation est différente du précédent puisquil provient d’une pénétration et des poussées pelviennes lors d’un coït.

Mais ce n’est pas tout. Il existerait troisième orgasme appelé celui-ci utérin. Ce dernier serait un orgasme successif au coït et  surviendrait quelques secondes après l’éjaculation de l’homme; il serait provoqué par le contact du gland et du col de l’utérus, utérus qui se soulève pendant la phase en plateau (phase avant l’orgasme) et se manifeste par des contractions de l’utérus et par l’absence de contraction du tiers inférieur du vagin (comme dans l’orgasme clitoridien). Cet orgasme là permettrait à la femme qui l’éprouve de garder l’illusion de la maternité.

Oui, et alors demandent en chœur les femmes orgasmiques ? Quel intérêt à savoir d’où vient l’orgasme quand il vient, les femmes le savent ? C’est vrai quoi ! Pour les abonnées au plaisir orgasmique qu’importe de définir sa provenance ? Il n’y a qu’à se laisser aller dans le flot, relâcher tout, faire confiance à son corps (mais aussi à son partenaire). Or le clitoris, beaucoup d’hommes non seulement s’en méfient mais qui plus est, est l’ennemi juré pour certains d’entre eux. Laurent à qui je demandais s’il avait essayé de s’intéresser à autre chose qu’à pénétrer sa compagne, me dit sa peur : « Et si elle n’a plus besoin de moi, de mon sexe dans elle, comment vais-je faire? me disait-il. Il   essayait en vain de donner du plaisir à sa femme par un va et vient lors de la pénétration, sans résultat. Nicole était clitoridienne. Ils n’avaient jamais abordé le sujet ensemble. Elle subissait les assauts de son mari qui avaient pour seul effet de les éloigner  l’un de l’autre. Non, Nicole n’est pas frigide Laurent n’a pas su trouver ce qui lui convient; Nicole ne connait pas son corps, son éducation stricte l’a tenue éloignée des plaisirs de la vie, du plaisir sexuel.

Il y a aussi des femmes qui n’ont jamais connu cette décharge, qui ne sont jamais parvenues à atteindre cet état. Et une femme qui n’a pas de plaisir au fil des rapports sexuels perd son désir de faire l’amour. C’est ce qui se passe pour l’anorgasmie féminine.

« Pour moi, me disait une patiente qui l’était puisqu’elle essayait en vain depuis des lustres, » l’orgasme, connais pas ! Que puis-je faire pour avoir cette explosion dont parlent mes copines »? Tant de femmes encore semblent être à la poursuite de l’Orgasme avec un grand O. Pour l’obtenir elles sont prêtes à faire tout et n’importe quoi pour avoir ce qui, pour elles  est un dû. « L’orgasme devrait être livré avec le bonhomme« , me disait l’une d’elles !

« Devenez une femme multi-orgasmique il sera fou de vous » peut-on lire dans certaines presses. Dans cette recherche du plaisir, qui ne vient pas sur commande, ces femmes qui se disent anorgasmique passent certainement à côté du plaisir qu’elles convoitent tant. Il y a danger à créer et véhiculer un modèle de performance. Dans l’amour sexuel on se doit d’oublier la performance, la compétition.

L’anorgasmie (absence d’orgasme) dépend seulement d’un blocage psychique. Peur de s’abandonner, peur de perdre le contrôle. Cette peur est subordonnée à des pensées plus ou moins conscientes : une femme correcte peut-elle se laisser aller à ce genre de choses?

Il est important d’apprendre à connaître son propre corps; communiquer sur son désir « ça j’aime pas, ça je préfère, et si on essayait ça, qu’en penses-tu ? Discuter de ses pudeurs, revisiter son enfance, revoir les attitudes des parents face à l’amour (ma mère trouvait indécent quand mon père l’embrassait ou était câlin devant nous, les enfants – disait Marie se remémorant l’image de ses parents). Chasser ses peurs en essayant de les comprendre : que va-t-il penser de moi ? Et si je perdais toute emprise sur ma vie ? Si le plaisir me rend folle sans que je ne puisse plus rien contrôler? J’ai peur de devenir accro  si j’aime trop ça…

Mais aussi on peut déceler chez certaines femmes la peur de l’intimité; des sentiments ambivalents envers le partenaire; absence d’attirance érotique; pauvreté ou absence de fantasmes.

Chez d’autres encore l‘anorgasmie sera secondaire : à un manque de désir; à une dyspareunie (douleur génitale) ou pire  suite à un traumatisme (abus sexuel, viol).

Le désir sexuel indispensable au rapport est très variable et fluctue d’une femme à l’autre, d’un moment de la vie, de l’attirance éprouvé pour le partenaire qui diminue…

Aimer n’est pas suffisant il faut être capable d’érotiser son partenaire. Être amoureux et ressentir du désir sexuel ne vont pas toujours de paire. Malheureusement nous n’avons aucun pouvoir sur le désir qui vient quand bon lui chante, jamais sur commande. Ce qui entraîne des difficultés au sein du couple. Cette femme qui a tout essayé : des lectures érotiques, la pornographie, des gadgets. Après avoir renoncé à se « forcer » elle a suivi une thérapie qui lui permit de comprendre  le pourquoi  de la fuite de son désir. Aujourd’hui, elle peut satisfaire son désir quand il passe sans se sentir handicapée lorsqu’elle n’en éprouve pas.

On peut éprouver du plaisir à faire l’amour sans pour cela avoir systématiquement un orgasme.

Bon dimanche.


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Qu’entend-on par troubles sexuels féminins ? Quand une difficulté sexuelle se transforme-t-elle en dysfonction sexuelle ?

Nous allons faire l’inventaire de ce qui aujourd’hui sont souvent considérés comme troubles sexuels alors qu’en réalité ‘ils ne sont  que des occasions inespérées servant à fabriquer de nouvelles maladies pour lesquelles les  industriels pharmaceutiques trouveront la réponse sous forme de pilules…

Ainsi il est va du déclin du désir sexuel. Pourquoi ne pas reconnaître sans en faire une maladie sexuelle que l‘absence de désir sexuel n’est souvent pas autre chose qu’une réponse fonctionnelle et saine des femmes souffrant de stress, de fatigue ou encore servant d’argument et de refus à la menace d’un partenaire trop violent?

Au travers de l’écoute nous devrions être capables de distinguer des inhibitions adaptatives de réponses sexuelles pour ne pas les confondre avec les véritables dysfonctions sexuelles. Ce qui n’est pas toujours le cas. Loin s’en faut. Ceci entraînant une surmédicalisation d’une difficulté sexuelle qui laisse de côté les autres aspects de la vie des femmes. Ce phénomène augmente le nombre de celles qui croient être atteintes de TSF (troubles sexuels féminins) sans que cela repose sur une quelconque réalité.  De ce fait les femmes focalisent sur le seul coït en faisant de ce dernier la norme sexuelle du couple…

Pourtant nous ne pouvons ignorer les détresses véritables. Le manque de lubrification, le vaginisme (impossibilité d’être pénétrée) les douleurs persistantes et répétitives pendant le rapport sexuel (dyspareunies) mériteront d’être traités dans le cadre médical, alors que l’anorgasmie ou la perte de désir seront abordés par la psychothérapie. Il est important de faire la part de l’organique, de l’hormonal et du psychologique (la présence de difficultés au sein du couple, la pression tant sociale qu’éducative ou même culturelle (religieuse).  La santé sexuelle passe par une sexualité épanouie. Elle est un bien précieux qui demande attention, c’est une revendication légitime. Pour autant médicaliser l’amour sans se préoccuper de l’état psychique ou abonder dans le tout psychologisant sans se préoccuper de l‘organique est un illogisme;  ne pas dissocier ces deux paramètres en privilégiant l’un plus au détriment de l’autre.

Si un homme n’a pas d‘érection dont la cause est un manque de désir pour sa partenaire, ce n’est pas la pilule miracle Viagra (pour ne pas la nommer) qui agira sur son désir. Il en va de même pour la femme, d’autant plus que sa sexualité est beaucoup plus complexe; il n’existe pas une pilule, quelle que soit sa couleur, qui lui fera avoir un orgasme. Ni qui créera l’amour. Ni le désir.

À répéter encore : il n’existe pas de normes quant à la quantité, à la fréquence des rapports ni de manières spécifiques pour arriver à un rapport satisfaisant et comblant. Se comparer aux représentations en vogue empoisonne la vie de beaucoup de couples…

Nous verrons combien les facteurs individuels peuvent amener ou maintenir un problème d’une dysfonction sexuelle.

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Tout désir peut évoluer et tendre vers une diminution. En particulier le désir sexuel qui peut aller jusqu’à disparaître.

« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie sans être forcément obligé de satisfaire son désir en l’épuisant «  selon Henri Gougault. Ainsi il en va du désir qui décline ou qui est totalement absent.  La diminution du nombre de rapports est le témoin d’une baisse de désir. Toutefois ce qu’il faut retenir est le rythme en dessous duquel la personne est en manque. Même si le peu de désir est consécutif à une période où la relation était pleinement satisfaisante, le  manque de désir s’inscrit dans un phénomène cyclique qui est physiologique à condition qu’il ne devienne pas chronique. Si ce manque  s’installe dans la durée il deviendra problématique en entraînant une détresse dans le couple.

Comme dans toute problématique nous retrouverons dans la baisse du désir des indicateurs biologiques, organiques, psychiques, relationnels, culturels ou médicamenteux. Les causes biologiques : prise de médicaments (somnifères, antidépresseurs, certains contraceptifs, anxiolytiques …) donnés à la suite de dépression, d’anxiété, ménopause, grossesse… Les causes psychiques : aversion subite ou récurrente pour le sexe liée à des blocages dans l’enfance; conflit conjugal; expérience traumatisante (viol, inceste);  suite à un accouchement; les suites d’un avortement; deuil; consécutive à des douleurs (dyspareunies). Causes relationnelles : couple avec routine, désintérêt des partenaires; peu ou pas de de séduction (négligence du corps, du vêtement, laisser aller physique), refus conscient ou inconscient de l’acte sexuel; mauvais sentiments ou manque d’attirance envers le partenaire; peur de l’engagement. Causes culturelles: sentiment de honte, culpabilité dû entre autre à des interdits religieux et, ou culturels; apprentissage inadéquat sur l’intimité corporelle; éducation sexuelle négative; difficultés à exprimer ses sentiments d’amour ou d’affection.

Les causes organiques se traduisent par de l‘herpès, condylome, vaginite, cystite, problèmes ovariens, sécheresse vaginale (hors de la ménopause); autant de barrières somatiques qui expriment un problème psychique.

Est-ce le fait de la libération sexuelle ? L’omniprésence de la sexualité empêche t-il le désir de se manifester ? Trop d’une chose tue la chose.

Apprendre à érotiser son partenaire, sa vie,  est ce dont sont incapables les femmes qui ont le désir en berne.

Mais aussi celles atteintes de vaginisme. Qu’est-ce qui contraint une femme à ne pas s’ouvrir ? Qu’est-ce qui l’oblige à rester fermée comme une huître sur sa perle ? Pour certaines femmes l’impossible pénétration le moment venu est vécue comme une menace.

Le vaginisme est une contraction réflexe des muscles du vagin. Cette contracture involontaire et douloureuse rend la pénétration impossible (un doigt, un spéculum du gynéco, un tampon, encore plus un pénis.) Dans toutes pathologies les causes ont diverses origines d’ordre psychologique, relationnel, physiologique ou sexuel.

Qu’elles sont les causes du vaginisme  ?  Nous allons en parler puisqu’en parler est le meilleur moyen d’apporter des solutions.

Cas de vaginisme : Suite à une première consultation, Angela (trentaine d’années) me dit sa difficulté : Elle vit depuis trois ans avec son compagnon mais elle ne comprend pas pourquoi dès qu’il essaye de la pénétrer elle se rétracte, ferme ses jambes, le repousse…La douleur qui l’assaille alors au niveau du bas ventre est telle qu’il lui est arrivée de s’évanouir. Je lui fais délicatement constater qu’elle est atteinte de vaginisme. Elle est tout de suite rassurée d’avoir mis un nom sur ce comportement qui lui empoisonne la vie. Au fil des séances on découvre une étroite relation avec une grand-mère autoritaire pour qui Dieu fait office de garant de sa sexualité.   Elle n’a aucun droit  sur son corps; ses mains seront posées à plat sur son édredon lorsqu’elle se couche, pourra à peine tendre ses joues pour que l’on y dépose des baisers mais a l’interdiction d’ouvrir ses lèvres pour en donner; elle a encore l’attitude rigide enseignée par sa grand-mère celle de garder ses jambes serrées dès qu’elle s’assied… Lui faisant remarquer ce maintien, elle essaye de décroiser ses jambes. En vain…

Cet exemple met en évidence l’impact de l’éducation religieuse, dogmatique qui a transformé une enfant en jeune femme prise dans une spirale où la peur de pécher lui tenait lieu garde-fou. A trente cinq ans, elle était encore vierge, bien que vivant avec un compagnon, ou avant lui, s’amourachait de jeunes hommes homosexuels.

Dans le cas d’Angela nous avons affaire à un vaginisme primaire (présent dès les premiers rapports) alors que ce trouble peut survenir après des rapports sexuels satisfaisants. Dans ce dernier cas il sera appelé secondaire.  Des couples s’accommodent bien de cette impossibilité de pénétration, qui convient d’autant mieux à l’homme en panne d’érection. Ceux-là, la pénétration impossible de part et d’autre, trouveront un équilibre sexuel avec une sexualité active et épanouissante grâce à l’échange de caresses excitantes et source de plaisir.Les femmes atteintes de vaginisme vivent souvent avec des partenaires tendres, affectueux; le problème dans ce cas ne fait que cristalliser le vaginisme, l’entretenant artificiellement.

Par contre d’autres, pour la plupart, la frustration et l’incompréhension de ce phénomène provoqueront de l’anxiété, du stress; la femme se sentira « anormale » ce qui accentuera ses difficultés. Quant à l’homme il doutera de ses capacités à donner plaisir ou pourra douter du désir de sa partenaire. Le désir d’enfant amènera à consulter.

Un second cas de vaginisme : une toute jeune fille de vingt ans me dit en pleurant qu’elle ne peut « s’ouvrir » à l’homme qu’elle aime parce qu’elle entend à ce moment précis son père dire à un copain  » Pour les femmes c’est facile, elles n’ont qu’à ouvrir les cuisses, nous on fait le reste ». Depuis Stéphanie reste fermée, bloquée sur des mots dont quelques séances viendront à bout…

Le vaginisme est rarement dû à autre chose qu’un problème psychologique. On retrouve systématiquement un traumatisme sexuel, une peur ou un refus de la sexualité. Il est important de  ne pas laisser traîner ce problème. Consulter est la première démarche qui fera comprendre le refus exact de toute pénétration. Ensuite il conviendra de donner des notions anatomiques intimes à la femme afin qu’elle apprenne à connaître elle-même  de son propre corps.

En voilà assez pour ce soir que je vous souhaite sans soucis…Soyez prêts pour le changement d’heure.

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Le fait de s’embrasser – se donner un baiser - puisque c’est de cela dont il s’agit, est la réunion des lèvres. Quatre en principe  et d’une langue dans le baiser amoureux ou de deux lèvres et d’une main ou d’une joue. Mais ce n’est pas cela qui nous intéresse bien que de ces deux manières l’une est une marque de respect, l’autre d’affection.

Seul le genre humain a le visage pourvu de lèvres avec un extérieur et un intérieur qui renferme un système sensoriel similaire à celui du clitoris et du pénis : c’est à dire un organe érectile… Cet organe érectile – appelé corpuscule de Krause – est identique aux trois endroits (lèvres, clitoris et pénis). Il libère la fameuse ocytocine. On comprend dès lors l’importance du baiser puisque  cette hormone déclenchera le processus de l’orgasme. Par la contraction des lèvres et le relâchement du corps l’hormone s’y répand pendant un baiser amoureux.

Échanger notre salive nous immunise, renforce notre bien être et notre vitalité, raffermit la tonicité de nos lèvres. D’où l’intérêt du baiser, qui en libérant les hormones anti-stress, stimule l’excitation. Le baiser servira de messager aux préliminaires incitant à s’unir et couvrir de baisers toutes les parties du corps.

À l’origine du baiser « intra buccal – c’est la nourriture qui était donnée au bouche à bouche aux nouveaux nés, aux petits enfants. On retrouve ces pratiques chez les grands singes et chez les humains dans certaines cultures.

Viens là, toi, que je te mange. Un doigt sur la bouche et chut je n’en dirai pas plus !

le baiser

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En l’absence de Lilisans-y,  il a fallu que je tienne ce soir là tous les rôles. Dans le rôle pour lequel, entre autre, Liliane est parfaite, je me suis retrouvée une piètre modératrice ne sachant quand intervenir, quand faire preuve d’autorité pour faire cesser le brouhaha d’un trublion dénommé Ph. Ses interventions intempestives, irrespectueuses et mal à propos ont mis à mal ma patience légendaire jusqu’à faire monter en moi un agacement, affleurer la colère sans pour cela être suffisamment ferme pour lui demander de sortir. Qu’aurait fait Liliane à ma place ? Certainement différemment et rapidement elle aurait remis de l’ordre. Comme quoi un « i » supplémentaire change tout !

Voici donc le résumé de mon intervention au sex-o-café, l’officiel. Un premier petit récapitulatif sur les troubles féminins sexuels côté psy. Suivra dans les jours qui viennent l’intervention fort appréciée du Dr Pierre Maldiney.

Lors de mes consultations,  j’ai pu noter dans l’ordre qui suit,  les troubles sexuels féminins pour lesquels la récurrence des demandes s’établit comme suit:

En premier lieu les femmes se plaignent des  trouble du désir.

Ce trouble se caractérise par le manque de désir, le peu d’appétence pour le sexuel, voire l’incapacité à ressentir ou même à éprouver le moindre désir envers le partenaire.  Le désir n’est jamais quelque chose que l’on peut faire venir sur commande il survient à l’improviste.  Dans le cadre thérapeutique nous nous pencherons sur les ressorts qui le sous-tendent pour remonter à l’origine de ce qui l’a mis en place puis nous rechercherons  les motifs qui sont à l’origine de cette fuite. Le couple est le support de ce désir et c’est à travers lui (le couple) et de son fonctionnement que nous devons considérer ce qui a pu l’amoindrir, le stopper. Il n’y a pas de « normalité » dans l’accès au désir. Mais sans désir pas de plaisir, pas d‘expression émotionnelle, pas d’échange positif possible. Or, ce qui convient à une femme peut ou pas convenir à son compagnon. Nous le savons un homme a des besoins sexuels supérieurs à ceux d’une femme. La norme est ce qui convient au couple.  Dans le cas contraire il y a conflit de normes.

« Il en veut toujours plus et moi je n’éprouve plus aucun désir de faire l’amour » disait une jeune femme récemment maman.

La baisse du désir chez un couple depuis longtemps ensemble, d’autant s’il ne fait rien pour l’entretenir, semble inévitable.

  • La lassitude, la routine du quotidien, la mauvaise communication entre les partenaires, sont les sujets évoqués en tout premier lieu.
  • La baisse consécutive à une grossesse
  • Prise de médicament (somnifères, antidépresseurs, certains contraceptifs)
  • Ménopause et dérèglement hormonal
  • Mais aussi les peurs : conflit conjugal, aversion subite pour la sexualité (souvent résurgence d’un trauma); l’interdit parental et/ou religieux, sentiment de honte ou de culpabilité devant le plaisir qui bloque le désir.
  • Expérience traumatique (viol, inceste, attitudes parentales ambigües)

Deuxième motif de consultation est le vaginisme. Le vaginisme est une contraction réflexe involontaire qui occasionne une fermeture de l’entrée du vagin empêchant toute pénétration. Évocation du cas d’Angela élevée par sa grand mère bigote, très autoritaire qui lui posa des interdits si puissants qu’ Angela à 35 ans n’avait pas réussi à transgresser. Cas de Marie et de ce qu’elle entendit de la bouche de son père…Vous retrouverez ces cas dans l’article sur le vaginisme…

Vient ensuite la dyspareunie. Ce trouble est souvent le résultat des deux premiers (manque de désir et vaginisme secondaire). Il se caractérise par des douleurs intenses avant ou lors de la pénétration rendant le rapport sexuel insupportable. Les douleurs peuvent être superficielles se situant à l’entrée du vagin, ou plus profondes, localisées au fond du vagin au niveau de l’utérus ou des trompes de Falope. La femme ayant fait l’expérience de cette douleur lors d’un rapport peut, par peur inconsciente, mettre en place un système de défense qui provoquera  des spasmes du muscle pubococcygien empêchant toute pénétration  et développera si cela perdure un vaginisme.

L’anorgasmie ou l’absence d’orgasme est le dernier trouble pour lequel on consulte.

Le trouble quel qu’il soit est-il primaire ou secondaire ?

On dit d’un trouble qu’il est primaire lorsque celui-ci est consécutif au premier rapport, l’ayant empêché ou subi. Le trouble secondaire est un trouble qui survient après que  les premiers rapports aient été satisfaisants.

On ne le dira jamais assez : quel que soit la teneur d’un trouble, la première des choses à faire est d’en parler dans le couple, faire le point sans accuser ni revendiquer. Ne jamais oublier que dans une relation on est deux. Ne pas dire comme cette patiente « Avant de prendre une femme les hommes devraient connaître leur mode d’emploi ». J’ai envie d’ajouter qu’il faudrait d’abord que chaque femme se connaisse, apprenne son intimité, sache parler au partenaire de ses désirs. Hélas ! Peu de femmes connaissent leur corps, leurs zones érogènes. Comment voulez-vous que les hommes qui en savent encore moins puissent les aider  sans se parler? L’harmonie d’un couple ne peut se faire que dans la communication, dans la connaissance l’un de l’autre.

Ensuite si les problèmes persistent, consulter un médecin qui saura par l’intermédiaire de l’interrogation discerner l’origine de la défaillance (physiologique, organique, hormonale ou le plus souvent psychologique, comme l’a répété le Dr Pierre Maldiney).

À très vite pour le passionnant exposé de Pierre.

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Le Docteur Pierre Maldiney intervenant au sex-o-café,l’officiel insista sur l’intérêt de consulter dès qu’une baisse de la libido se fait ressentir. La libido  dont la baisse du désir touche 43%  des femmes est un réel problème. Il signe une problématique chez les femmes qui font acte de présence par obligation, par simulation pour se débarrasser de l’acte sexuel qui est devenu une corvée. Il rappelle qu’une baisse de libido, y compris chez la femme, est anormale. La libido est la force vitale qui nous sélectionne faisant de nous des êtres libidinaux; le désir n’est pas le but mais le moyen pour assurer la pérennité de l’espèce. Le désir n’est pas anormal mais son absence l’est. Lorsque cette force vitale qui nous anime tous vient à faire défaut, elle révèle une problématique au niveau de notre petite centrale nucléaire. Ce que le Dr Maldiney appelle « petite centrale nucléaire » est le lieu de la mitochondrie où se fabriquent les hormones comme la DHA hormone de jouvence, précurseur des hormones sexuelles. Cette centrale nous permet de vivre, de respirer…On comprend mieux pourquoi une chute de la libido est souvent, pour ne pas dire toujours, en relation avec une chute de cette hormone, la DHA. Cette chute reflète un stress au niveau de cette centrale ; cette fabrique d’énergie à un moment donné peut fatiguer; dans ce cas elle pare au plus pressé  en ralentissant la libido jusqu’à la mettre hors circuit. Si malgré cela l’activité sexuelle continuait elle finirait par épuiser le système énergétique qui après défaillance finirait par conduire à la mort.

Donc, la baisse de la libido est un phénomène adaptatif, s’il demeure provisoire. Une bonne libido signera une bonne santé. Dans le cas contraire il faudra interroger les facteurs physiologiques, psychologiques et relationnels. Le rapport sexuel est un partage où les deux partenaires sont impliqués. La préparation à la pénétration est très importante. On mettra en évidence les défaillances dans l’interrogatoire notamment psy. La femme ne connaît pas suffisamment son corps et l’ignorance de l’homme pour le corps de la femme est encore plus grande. Il est donc important pour un couple d’apprendre de manière ludique à se connaître pour reconnaître les zones érogènes, écarter les tabous, etcétéra, etcétéra…

Le plaisir est ce qui fait suite au désir. Avec le désir il y a accumulation d’énergie émotionnelle (on peut parler d’électricité mesurable) comme un pont faisant monter le plaisir, stocké au niveau neuro-anatomique. Là est le circuit de Papez situé dans le cerveau, système limbique, circuit des émotions. Intermédiaire entre le cerveau reptilien (primitif : cerveau de la survie, du territoire, de la nourriture et de la sexualité)  et le néo cortex (siège de la pensée consciente analytique, de la déduction et du langage) le cerveau limbique régit tout dès qu’il prend les commandes. Centre des émotions et des pulsions, il privilégie l’action immédiate avant même la réflexion censée l’accompagner. Il permet une bonne adaptation à l’environnement social…Et comme dirait Pierre etcétéra, etcétéra !

Les trois cerveaux sont sensés communiquer, fonctionner de conserve; or le système reptilien, limbique n’est que dans la réaction (fuir, combattre ou subir) devant un danger extérieur qui plus est avec une mémoire à court terme. L’interrogation du passé quant aux éventuels trauma de l’enfance, on retrouvera des problématiques importantes (enfants battus, incestués…)Dès lors, la vie, le désir, l’acte sexuel sont entachés de la saleté et d’opprobre.  Suite à un choc – menace dans la survie – (traumatisme de l’enfance) le système limbique en gardera des traces indélébiles.  Ces traumatismes de l’enfance ressurgiront systématiquement en troubles : compulsifs, obsessionnels, palpitations qui signalent  une  menace, un danger ! Chaque fois qu’il y a menace, danger, l’organisme fait accélérer le cœur soit pour le combat soit pour la fuite. Un stimuli peut rappeler au cerveau reptilien un traumatisme qui ancré comme une menace pour sa survie va reproduire les mêmes phénomènes : vaginisme (bloquer l’entrée du vagin à la pénétration, par exemple)

Désir, plaisir font qu’à un moment nous sommes prêts à la décharge d’énergie c’est à dire à l’orgasme. L’orgasme, véritable tsunami électrique du cerveau est variable d’un sujet à l’autre. Pour avoir un orgasme il faut se relâcher. On ne peut en avoir en se contrôlant. Les femmes atteintes d’anorgasmie sont des femmes qui ne s’abandonnent pas, ne se relâchent pas, sont toujours sous contrôle. D’ailleurs dans les temps premiers, à l’origine, pour la survie de l’espèce les rapports sexuels consistaient en éjaculation précoce avec orgasme quasiment inexistant. Puisque pendant cette phase de l’orgasme, nous sommes vulnérables donc sujet à la prédation. Les femmes anorgasmiques ne se relâchent pas parce qu’elles ne sont pas en confiance…

Il se fait tard ! Aussi, n’ayant peur de rien, je vais aller me relâcher sous ma couette…Demain je vous livrerai la suite….

Où en  étions-nous ? Ah! oui : Le but de la décharge électrique avec relâchement musculaire est fondamental pour que spermato et ovule se rencontrent. On en était là. On continue!

L’homme est resté le chasseur-cueilleur, il sort de la maison pour y ramener le produit de sa chasse que bobonne fera cuire en attendant… Que dalle ! Elle n’attend que dalle. Pas de bobonne mais une femme qui bosse, qui ramène elle-même les légumes, les poissons gras qu’elle fera à la vapeur plutôt que bouillis ou frits; une femme avertie qui évitera les Macdo, les frites et le Coca Cola.  Elle préférera les produits de bonne qualité, venant du terroir, n’ayant pas traversé la moitié de la terre pour atterrir dans son assiette; elle privilégiera  les fruits et légumes garantis sans pesticides. Parce qu’elle se tient informée; de cette information elle a retenu qu’en 2050 90% des hommes seront infertiles; leur sperme ne pourra pratiquement plus assurer la reproduction de l’espèce.  C’est à dire que si les comportements alimentaires ne changent pas, nos petits enfants n’auront de la descendance qu’à coups de FIVE, de procréations médicalement assistées. Comme dit le Dr Maldiney les humains marchent sur la tête. Pesticides, absence d’Oméga 3, mauvais équilibre entre ω3 /ω6, environnement toxique permanent entraînera forcément fatigue. 60% des français se  lèvent fatigués, réveil difficile parce que sommeil non réparateur. Or, si on est en bonne santé on doit se lever en pleine forme. Le fait de manger doit nous nourrir et non nous fatiguer. Or, 80% de la population est explosée après avoir mangé. 80% ont des problèmes de ventre, gonflement après les repas; certains même vont jusqu’à ne pas manger pour éviter d’être fatigués, fatigue empêchant de travailler. Apnée du sommeil, flatulences, constipation, dépression, troubles du désir. Et sans désir pas de vie…Stop !

La mal bouffe entraîne une guerre cellulaire provoquant une explosion de la « Centrale », explosion qui fera chuter la DHA; or, la DHA est précurseur des hormones sexuelles; d’autre part les graisses saturées rigidifieront les membranes, un cerveau rigide  entraînera à son tour des problèmes de communication au niveau du cerveau et de toutes les cellules dont la mitochondrie qui aura pour résultat la baisse de la libido. À un moment donné et pour que la « centrale générale » continue à fonctionner (même mal) la libido devra être coupée, hors circuit. Dont importance de bien manger en favorisant des assiettes riches en couleur de légumes. Faire du sport raisonnablement sans extrême; comme tout ce qui est  pratiqué à l’extrême  est préjudiciable et détourne la testostérone du canal libidinal pour favoriser la performance sportive.

Nous sommes faits de cellules; nous sommes le résultat de nos hormones, les hormones baignent dans les cellules qui s’alimentent de ce que l’on aura mis dans nos assiettes.

Autre chose concernant les femmes, n’en déplaise aux hommes :

Sur le plan physiologique il est plus facile pour une femme d’avoir plus  de partenaires, plus de facilités à avoir des relations sexuelles. Physiologiquement parlant parce que socialement, rares sont celles qui outrepassent le « socialement correct ». C’est bien connu qu’un homme plein d’aventures sera reconnu comme un don Juan alors qu’une femme sera Marie-couche-toi-là, une salope, une femme de peu, une moins que rien. Amen!

On ne peut séparer la tête du corps. L’être humain est un tout et nous devons tenir compte de ce tout. La tête via la pensée commande au corps. La parole restitue le savoir de l’expérience. Si l’expérience a été trop difficile, la tête n’en rend compte que partiellement. Le reste – le traumatisme – est gardé emmuré dans le corps. Tout ce que la parole ne peut restituer sera exprimé par le corps qui prendra le relais en somatisant. Il s’exprimera à l’endroit de sa fragilité : le corps parle en se substituant à la parole absente. Ainsi tous les troubles sexuels vont s’exprimer par le corps :

Un des grands signes de la dépression est la perte du désir. La personne fragilisée psychologiquement et sous antidépresseur peut avoir des problèmes du trouble du désir, sans que cela soit systématique.

La dyspareunie : douleur pendant les rapports sexuels, souvent secondaire contrairement au vaginisme qui est essentiellement primaire. (Voir précédents articles). D’après le Dr Maldiney (et je lui fais confiance) ces douleurs peuvent très bien être soulagées par des Oméga 3 (ω)que l’on trouve dans les poissons gras (maquereaux) huile de colza…Ces ω3  conditionnés en gélules diminuent la douleur en général en agissant sur le thalamus qui filtre ces douleurs.

Anorgasmie : différent de la frigidité qui est une absence totale de désir et de ressentis. La femme anorgasmique peut avoir du désir, du plaisir sans atteindre l’orgasme.

Nous sommes très hormonaux-dépendants. Cela se vérifie lors des castrations chimiques (délinquant sexuel) ou chez les femmes suite à la ménopause. La libido dépend de la testostérone chez l’homme mais aussi chez la femme bien qu’en quantité moindre. Chez la femme ce n’est pas la progestérone qui provoque la libido mais bien la testostérone fabriquée par les surrénales.

  • La dopamine gère le plaisir, le désir.
  • Sérotonine (carence à l’origine de la dépression)
  • Fer (dont manquent la plupart des femmes) Vit B; leur manque favorisera la fatigue qui est un des facteurs de la perte du désir, de la libido défaillante.
  • Si à cela s’ajoute une surcharge pondérale liée à un syndrome métabolique nous avons là des signes de mauvaise santé qui se répercuteront sur la libido en l’abaissant.
  • Cortisol hormone du stress, hormone détournée sans remplir le canal des hormones sexuelles pour parer au stress
  • Dépression : dès qu’il y a perte de libido on interroge et vérifie un possible syndrome dépressif masqué.
  • Apnée du sommeil : haut risque qui compromet l’équilibre vital et parmi ces risques celui de « couper la libido ». Une personne sujette à des apnées du sommeil ne peut avoir une bonne libido.
  • Les médicaments (antalgiques, somnifères, antidépresseurs, bêta bloquants…)  jouent un rôle majeur dans la baisse libidinale.
  • À éviter l’emploi de médicaments non précédés d’analyses indispensables au risque de bloquer la voie métabolique.
  • Après un dosage qualitatif et quantitatif  pour vérifier carences ou excès par les analyses très poussées, il sera possible d’agir aidé par la prescription adéquate en micro-nutrition d’éléments  précis ciblant la remise à niveau hormonale, minérales…etcétéra, etcétéra

Oui, il existe des troubles de la sexualité féminine qui sont en excès. La nymphomanie en fait partie qui  est un besoin sexuel excessif, envahissant et jamais satisfait. La compulsion sexuelle, la dépendance sexuelle font partie des excès. Les sujets atteints de ces compulsions en parlent encore moins les jugeant la plupart du temps comme étant des perversions alors qu’il s’agit là de véritables troubles qui empoisonnent la vie de celles qui en sont atteintes…

Nous allons arrêter là même s’il s’est dit encore beaucoup de choses intéressantes ! Oui, au Sex-o-café, l’officiel ! T’avais pas compris que c’était la suite des troubles sexuels féminins ? Maintenant oui, t’as pigé ? Parce que si t’as pas pigé mieux vaudrait prendre des oméga3, de la DHA et autres vitamines; mais d’abord consulter dès la moindre baisse de libido. Et ne jamais oublier :

Si on ne pose pas de question on n’aura jamais de réponse

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Un être qui veut s’ouvrir à l’amour doit savoir que toute forme d’amour représente une menace pour son Ego. Ainsi écrit Gerd Ziegler, dans son Tarot : Miroir de tes relations. Aujourd’hui c’est Gerd qui va s’exprimer sous ma « plume ». Ce qu’il dit m’a encore une fois interpellée, et peut certainement aider chacun  d’entre nous à avancer sur la route difficile de la vie.

S’ouvrir à l’amour est donc une menace pour l’Ego parce que l’Ego est la partie de notre conscience qui s’appréhende comme étant séparée de l’univers. L’Ego ne peut exister que dans la dualité, dans la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, entre le Moi et le Toi.

Le chemin de l’amour nous fera souvent rencontrer la peur. Inexorablement, il nous montre que rien de ce que nous cherchons ne se trouve à l‘extérieur, mais uniquement en notre propre être intérieur. Et pourtant, c’est le miroir d’un pôle contraire situé à l’extérieur qui nous renvoie cette vérité et nous la rend perceptible.

Dans la plupart de nos relations amoureuses nous rencontrons les côtés les plus sombres de nous-mêmes. Ceux-ci nous renvoient souvent à des situations qui ont marqué notre passé et que nous n’avons pas assimilées…

Quelle que soit la forme sous laquelle se présentent les difficultés que nous rencontrons dans nos relations, elles indiquent chaque fois d’anciennes blessures qui ne sont pas guéries. Afin qu’elles puissent guérir il faut qu’elles soient rouvertes et nettoyées…

Notre capacité à aimer et à être aimés dépend de notre disposition à regarder en face les côtés les moins agréables de nous-même que nous cherchons le plus à cacher pour les clarifier…

Nous créons toujours pour nous-même les situations qui nous permettent d’apprendre ce qui est important pour nous à un moment donné. Chacune des différentes formes de relations, y compris la solitude et la séparation sont là pour nous guérir et nous transformer

Si l’on s’accroche aux situations de proximité ou de distance de façon rigide on interrompt le flux naturel de l’amour. Tout comme l’inspiration et l’expiration maintiennent tout organisme en vie, l’alternance d’intimité et de distance est nécessaire à toute relation humaine. Une relation ne s’éteint pas, s’il n’y a pas au même moment quelque chose d’autre, quelque chose de plus important qui nous attende. Bien entendu, il ne nous est pas toujours possible, de notre perspective réduite, de comprendre cela tout de suite. De telles situations nous sont toujours offertes  afin que nous puissions vivre l’expérience d’un plus grand amour dont chaque expression entre êtres humains, n’est qu’une allégorie…

Réjouissant, non? Je pense à Alexia, à Patricia, à Aline et à tant d’autres qui pensent que l’histoire d’amour, celle qui s’achève en ce moment en les faisant tant souffrir est la dernière… Ces bribes de texte réconfortant, recopiées il y a belle lurette, au moment où j’étais persuadée que l’amour était ce qui nous construisait. Entre temps, j’ai oublié cette dimension qui nous propulse, j’ai perdu la foi en l’amour…Un séisme puissant, ébranlant mon organisme m’a remis sur le chemin du carnet oublié… Un cadeau sous forme de coupe d’amour …

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Ça ne date pas d’aujourd’hui puisque Sade parlait déjà si bien de son rapport à la jouissance. Nous vivons une époque où ce rapport se vit dans les domaines les plus éloignés et autres que sexuels : nous devons jouir à tout prix : jouir de tout,  surtout de tout ce qui est inaccessible et qui ne respecte point l’autre : « L’autre n’est rien d’autre que l’objet de ma jouissance. » Il n’est pas nécessaire que les gens se parlent, se connaissent ou s’aiment pour jouir. Sade dans « Juliette » « Il me paraît , encore une fois, que c’est une chose très différente que d’aimer et de jouir, et que non seulement il n’est pas nécessaire d’aimer pour jouir, mais qu’il suffit même de jouir pour ne pas aimer.» La jouissance serait donc un rempart contre l’amour ? Oui, si l’on devient un automate, égoïste ne pensant qu’à son propre profit, qu’à son propre plaisir. Et dans ce cas qu’importe l’autre puisqu’il est asservi à ma jouissance.

Oooh!!!Si près du thème des femmes cougars voilà t-il pas qu’elle nous fond un plomb, la Lyli ? Non, ce qui fond c’est la crédulité, la croyance en la générosité des  êtres. Un constat, un de plus ! De cette constatation lucide des conclusions s’imposent sur l’état du monde qui comme chaque fois me laissent aussi tremblotante que deux ronds de flan. L‘impuissance, le dépit attaquent le corps entier et c’est chaque fois dans des états identiques aux miens qu’Alexia vient consulter.

La désolation fit apparaître Alexia ce lundi pour me raconter son mal. Elle est atteinte de lucidité et ça la fout en l’air, la lucidité ! Collée au plafond, araignée prise au piège de sa toile,  elle éclate soudain :

- Je ne suis plus dupe : le plaisir que je lui ai donné a servi à me l’attacher ! C’est à ça que j’ai toujours utilisé le plaisir. Ça crée des liens quasiment indestructibles. En lui donnant du plaisir, je savais que je l’attachais; du plaisir j’en faisais une chaîne qui le retenait à moi. Mais ce week end, encore, je me suis retrouvée seule, sans amoureux, sans même un coup de fil qui aurait signifié que je comptais pour quelqu’un… J’osais l’interrompre :

-  Et celui que vous avez attaché, où est-il ?

-  Lui ? C’est sûr que de là où il est il ne peut me téléphoner !

- De qui alors attendiez-vous un appel, un signe ? Pourquoi tant de colère, d’amertume ?

- C’est un tout ! J’ai passé la journée à faire des rapprochements, des constats, à râler, à ranger, à récurer et pour finir à me coucher au beau milieu de l’après-midi pour dormir !

- Avez-vous rêvé ? Non, elle n’avait pas rêvé.

Parce que moi (Lyli) si je me couche c’est avec l’intention de rêver. Rêver pour créer un monde beau, d’où la spéculation serait absente, les sourires authentiques, les attentes comblées, les désirs satisfaits; les repas savoureusement dégustés, les câlins amoureux, les liens resserrés, les amants aimant partager sans déposséder. L’égoïsme n’existe pas dans mes rêves et souvent l’érotisme y joue sa partition…Un rêve quoi !

Encore une fois Alexia repartit rassérénée ayant compris l’hiver, ses frimas qui la ratatinaient. Elle comprit que d’attendre de l’autre était vain, tant qu’elle ne mettait pas son cœur à l’ouvrage du partage. Tant qu’elle se servirait du plaisir comme moyen tyrannique d’asservir. Et moi, face à l’automne sans anticiper l’hiver, j’attendais sereine le printemps qui ferait réapparaître Alexia comme edelweiss sur le flanc de la montagne.

Prenez soin de vous par les temps qui courent.

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Pour parler des femmes « couguars » les deux Liliane, celle avec deux « i » et celle avec « y », s’y sont mises. Cet article est donc écrit à quatre mains, deux têtes, quatre pieds dont deux bientôt très jolis. Pour vous ! Les pieds ? Non, l’article, pour vous.

LA FEMME « COUGUAR »

Qu’y a t’il derrière ce terme ?

Le « COUGAR », qui est un puma, est à comprendre dans ce contexte, comme « prédateur, affamé de viande fraîche ».

Élu « mot de l’année » dès 2007 par The New York Times, il recouvre un phénomène dont les tabloïds font régulièrement leur une : un couple formé d’une femme plus âgée que son compagnon. Mais ce phénomène est-il aussi récent qu’on veut bien nous le faire croire ?Et bien non !  De tout temps, de telles relations ont existé. Pour preuve : au XVIème siècle Diane de Poitiers favorite du roi Henri II avait 20 ans de plus que lui. Au siècle dernier, en 1962, Edith Piaf et Théo Sarapo se marièrent; 26 ans les séparaient. Marguerite Duras et Yan Andréa se sont rencontrés dans les années 1980. Elle avait 66 ans et lui 28. Ils vécurent ensemble jusqu’à la mort de celle-ci 16 ans plus tard. Actuellement, sur le devant de la scène : Demi Moore, Madonna, Claire Chazal etc…

Alors pourquoi ce type de couple intéresse-t-il tant les médias de nos jours ? Est-ce un nouveau concept à la mode ? Cela traduit-il une évolution des mœurs ? Une plus grande acceptation de la libération sexuelle des femmes mûres ?

Quoiqu’il en soit ce terme de « couguar » recouvre des significations peu valorisantes, péjoratives qui « ternissent » encore l’image de la femme qui assume sa sexualité.

D’un point de vue mythologique, on se rend compte que les mythes ne se démodent pas, ils sont le fondement de notre histoire comme de notre psyché. Les femmes couguars peuvent évoquer une ré-émergence de l’archétype de la déesse mère, symbolisée par Isis en Égypte, Aphrodite en Grèce, toutes deux amoureuses d’un partenaire plus jeune, plus fragile et mortel de surcroît. Elles élevaient ainsi au rang de demi-dieu des êtres mortels, des hommes jeunes et virils ; elles leur assuraient une puissance et une reconnaissance presque éternelles en revalorisant une jeunesse ignorante et inculte, jeunesse quelque peu méprisée. En choisissant et aimant ces jeunes hommes leur jeunesse s’en trouvait ainsi enrichie.

D’un point de vue sociologique, on assiste à une libération qui fait rupture avec les schémas traditionnels de l’homme qui protège et sécurise la femme. Ces femmes dites couguars sont le plus souvent des personnes accomplies aussi bien physiquement,  sexuellement, professionnellement qu’autonomes financièrement. À ceci s’ajoutent leur liberté de choisir et le refus des tabous. Pour certaines aussi, le fait d’exhiber un jeune compagnon à leur bras, donne à voir extérieurement un pouvoir, notamment de séduction, qui n’est pas négligeable.

Autrefois, la femme mûre, pré ou ménopausée induisait le deuil de la vie sexuelle. De nos jours, les femmes de plus de 50 ans ont radicalement changé. La plupart d’entre elles prennent soin d’elles, encouragées par l’allongement de la vie; elles s’alimentent correctement; font du sport et du coup ne ressemblent plus à l’image d’Épinal de la « grand-mère » dont mamie Nova est la caricature : cheveux gris, chignon bas, lunettes rondes et tablier noué autour de la taille alourdie, affairée dans la cuisine à « touiller » sa marmite en marmonnant : c’est pourrrtant dans les vieux pots, qu’on fait d’la bonne soupe !!!

La femme dite couguar représente le symbole de la femme qui assume et revendique sa sexualité émancipée des tabous.

Et la sexualité dans ce type de relation ?

Elle s’étaye :

  • Sur l’assurance d’une sexualité performante : le jeune homme étant, normalement, en pleine puissance hormonale, doté de toutes ses capacités physiques, physiologiques et de l’élan fougueux propre à la jeunesse (des lionceaux !)
  • Sur la mise en œuvre de l’expérience sexuelle de la femme mûre. Elle est détachée de toute mièvrerie, connaît son corps, son désir, ses préférences et les assume.
  • Sur sa qualité d’initiatrice à de nouveaux plaisirs partagés dans l’érotisme, loin de tout préjugé et des contingences normatives.

Abordons maintenant le niveau psy :

Lorsqu’une femme est en relation avec un homme plus jeune qu’elle, elle percevra forcément dans le regard de son jeune amant une image d’elle magnifiée. Image en miroir qui tendra à estomper cette différence d’âge et contribuera à revivifier l’apparence physique grâce à la stimulation sexuelle hormonale. Revoir les effets des hormones sur la libido, le désir, la forme physique et la fabuleuse contribution des dopamine, sérotonine! Votre conférence docteur Maldiney est décidément  toujours d’actualité !!! Ainsi renarcissisée dans le regard de l’autre, la femme rajeunit moralement et psychiquement.

Car finalement, ne sont-ce pas les hommes jeunes qui font les femmes couguars ??? !!! Que recherchent-ils donc dans ces femmes-là ?

  • À s’approprier une part de la mère « Toute » qui focalise toutes les fonctions de la femme : la mère, l’amie, la putain, l’amante, la vierge, la sainte, etc…?
  • À transgresser le tabou de l’inceste du fait d’un Œdipe non résolu ?
  • À retrouver le statut confortablement dépendant de l’enfant omnipotent ?

Aucune réponse n’est apportée ni par les médias ni par les enquêtes; ces questions là ne sont jamais posées à l’encontre des hommes, par contre les femmes sont toujours stigmatisées. Finalement la vraie question reste : pourquoi ces hommes en viennent-ils à être vus extérieurement comme la « proie » ou de « la chair fraîche » des femmes prédatrices ? Et, comment eux, vivent-ils ce rôle qu’on leur attribue ?

Mais encore se peut-il qu’il s’agisse d’un phénomène construit de toute pièce, un nouvel outil de marketing, une source de profit au service d’une manipulation incitant  à la consommation ?

La peopolisation de ces couples  de stars (le plus souvent) tendrait à entretenir l’illusion que la vieillesse n’a pas de prise sur ces femmes dites « cougars ». Ces images nous « donneraient » une preuve contribuant à faire reculer les effets du temps comme si la vieillesse n’était pas inéluctable. Les effets du temps sont gommés, carrossés. Il est indécent de montrer la réalité de l’âge qui fait le lien avec l’approche de  la vieillesse. Ces images consistent à injecter un message : « Regardez ces femmes, malgré leur âge, elles sont encore belles, désirables et attirent de jeunes hommes…» La revalorisation de la tranche d’âge des « cougars » sert à nier non seulement l’issue même de la vie, mais sert aussi à la promotion de l’être humain cristallisé dans la jeunesse. L’ère du jeunisme dans toute sa splendeur !!!

Et comptant sur le besoin d’identification des nombreuses lectrices et autres fans, journaux, magazines, séries TV et émissions en tout genre se réjouissent d’une telle manne économique : vendre de la jeunesse en mettant en avant la maturité, l’expérience, l’autonomie financière…des super women croqueuses de jeunes hommes !!!

Pour leur ressembler, nombreuses sont les femmes qui ont, ou auront recours à la chirurgie esthétique, aux injections de botox et autres substances, aux séances de coaching, se dépenseront sans compter sur des tapis de course, se précipiteront dans les magasins de luxe pour acquérir le dernier sac à la mode porté par Sharon Stone ou ses consoeurs…Botoxées, regonflées, repulpées, relookées, les femmes « couguars » achètent  l’assurance d’une séduction sans faille et sans limite qui leur procurera le jeune partenaire, confortant l’illusion recherchée.

Elles sont dures les Lili ? Non, pas tant que ça ! Elles n’ont fait que regarder à travers une loupe les effets pervers de notre époque d’hyper consommation.

Une flamme contre l’oubli…

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Le premier jour du dernier mois de l’année. Déjà. Déjà trois flocons et demi sont tombés sur l’humidité de la plage sans faire monter le niveau de l’eau. Déjà la fin de l’automne qui annonce un hiver dramatique pour les logés dehors, les démunis…Sur ma fenêtre une bougie allumée éclairera ce jour d’une flamme vacillante à l’abri des volets.

Je relis une lettre qui me fut adressée en janvier 2005 : « Je viens de finir un livre qui explique les différences entre les hommes et les femmes basé sur les différences biologiques dues  à l’évolution de l’espèce. Le cerveau de l’homme est conçu pour chasser et pas grand chose d’autre – ah, si ! Procréer ! Celui de la femme pour prendre soin du reste ! Pas étonnant que les hommes soient si limités mentalement. Dans ce bouquin il est expliqué aussi l‘homosexualité comme, d’une part, une caractéristique génétique, et d’autre part, comme un trop d’hormones mâles (testostérone) pour les fœtus filles et un manque pour les fœtus garçons…Le bouquin simplifie beaucoup les choses mais il s’appuie sur des centaines d’études, il semble donc assez sérieux. » Et puis plus loin :  » Plus je vieillis et plus je pense qu’il y a une différence infranchissable entre les hommes et les femmes et qu’on devrait apprendre à vivre avec plutôt que de tenter de l’ignorer. »

Je ne sais pas de quel livre il s’agit.  Par contre ces écrits datés à quelques jours près six ans en arrière, ont été confirmés dans leur justesse.  On a pu entendre le Dr Maldiney parler des hommes chasseur-cueilleur et procréateur; quant au thème de l’homosexualité jamais abordé au Sex-o-café, (cela se fera dans le courant de l’année prochaine), beaucoup de références défendent cette thèse…

Aujourd’hui donc, pour la journée des malades du Sida, ayons toujours une pensée comme flamme sur le rebord de la fenêtre et protégeons-nous du froid du dehors et du froid de la mort.

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Il y eut ce soir là des « cougars » qui ne le paraissaient pas. Il y eut aussi des femmes qui paraissaient l’être mais qui affirmaient le contraire. Nous nous garderons bien de nous fier aux apparences. Une robe  en fourrure ne fait pas le puma et une femme à l’allure cowboy ne fait pas la femme « cougar ».

Il y eut ce soir là des déceptions dans le staff  et dans le salon Shiva … Dans le staff des Lili-Anne. Dans la salle : il y a toujours des déçus quand le thème, l’objet de la soirée, ne répond pas forcément à ce pourquoi on est venu entendre, débattre, participer. Que se passât-il encore ce soir là ? Pour nous,  le staff,  nous nous sommes senties  quelque peu agressées; ensuite nous  nous sommes senties frustrées, une impression que le sujet n’ait pas été discuté dans l’envergure de ce qu’il l’aurait pu être; il n’a été question que du titre : ce titre aguicheur ne laissât pas la place à tout ce qui fait la différence entre une femme « cougar » et une femme mûre assumant sa sexualité

A la demande de Dominique j’ai dû relire l’introduction du sujet : Qu’est-ce qu‘un cougar ? Un cougar est un puma. Dans le contexte qui nous occupe et mis au féminin une femme cougar définit une femme comme étant prédatrice, affamée de chair fraîche. « Donc, appliquée à une femme cela en fait une prédatrice qui aime  la chair fraîche. Une cougar va à la chasse, ramène un gibier tendre, le dévore et le jette; une cougar ne s’attendrit pas, n’aime pas. Une cougar consomme. Point. » Ainsi affirmait Dominique, notre femme cowboy dont le stetson resta vissé toute la soirée sur sa tête. Belle allure, ceci dit sans aucune ironie.

Parce que finalement qu’elle différence y a t-il entre les deux femmes et pourquoi fait-on un amalgame en se servant d’un trait particulièrement dévalorisant pour appliquer cela à toute femme ayant une relation avec plus jeune qu’elle?

D’une banalité vieille comme le monde (plusieurs exemples ont été cités et je n’y reviendrai pas ) il a été érigé un processus marketing qui fera vendre, qui donnera de nouvelles envies à satisfaire comme le veut notre société du tout, toujours plus et tout de suite.  La femme « cougar » en est le porte drapeau contrairement à la  femme mûre.

La femme mûre qui par ses choix de vie, sera assimilée par les médias, à une femme dite « cougar » ; la femme mûre, elle,  ne se reconnaîtra pas dans cette appellation comme le murmuraient  dans le brouhaha Danielle, Yesim, Patrice, Patsy.

Cependant il semble que l’essentiel n’ait pas été dit, quand bien même beaucoup de choses se sont dites. Il semble ce soir là que l’on ait perdu de vue qu’au  sex-o-café le débat concerne toujours un thème  où la sexualité tient la première place. Ce soir là la sexualité semblait être tombé aux oubliettes. Malgré une tentative pour le rappeler en lisant un petit passage des « Particules élémentaires » de M.Houellebecq: « C’était pour Jane un très agréable souvenir; la bite du jeune garçon était rigide et semblait indéfiniment disponible dans sa rigidité, même après plusieurs éjaculations. C’est sans doute à partir de ce moment que Jane s’était définitivement tournée vers les hommes jeunes. »

Et foin de cette hypocrisie qui consisterait à nier le plaisir que peut prendre une femme avec un homme plus jeune qui « assure »  sur la durée, par la rigidité, l’absence de tabou en assumant ses choix sexuels et ses partenaires…

Et puis le temps passe sur les déceptions qui sont ravalées au stade bien banal d’une contrariété sans conséquence. Parce que rétrospectivement on ne peut que relativiser  sur l’importance du thème des femmes « cougars » du dernier sex-o-café de l’année. Surtout si le lendemain, comme moi, vous allez voir le film  « Illégal », un drame sur les sans papiers réalisé par Olivier Masset-Depasse. Ce film terrifiant relate l’absurdité des dérives de nos démocraties, la cruauté du genre humain et de son inhumanité, l’abus de pouvoir que l’on pratique dans les centres de rétention administrative. Centres en  complète illégalité dans nos pays d’Europe censés respecter les Droits de l’Homme. De l’horreur à l’état pur…

Soyons heureux nous qui avons un toit sur la tête, des papiers en règle, le droit de dire, de se réunir, de vivre sans avoir à se cacher… Quel rapport avec les femmes « cougar » ? Aucun justement et c’est cela qui remet les choses dans une certaine réalité dont nous pouvons apprécier l‘illusion.

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La corrélation entre délinquance juvénile et ignorance de la sexualité a été mise en évidence par une étude menée par les services de la Santé et de l’administration pénitentiaire.  Parmi les jeunes délinquants, il a été démontré que les relations avec le sexe opposé étaient quasiment inexistantes. Du sexe féminin, ces jeunes ne connaissent que la proximité familiale (mère, sœurs, tantes). Les jeunes garçons ne se mêlent pas plus aux filles à l’intérieur de la cité qu’à l’extérieur – leur milieu scolaire ou établissement professionnel -  bien que dans ces milieux la mixité est bien représentée.

En l’absence d’échange avec le féminin ne peuvent se développer les relations amicales, sentimentales et encore moins sexuelles; cela confine les jeunes gens à se rassembler en bande et vivre une sexualité par écran interposé où règne la pornographie (films X, internet, téléphone portable) comme on peut le voir dans le film  » La jupe. »  La sexualité est une préoccupation majeure de l’adolescence. Ici, l’information spéciale et incomplète se fait en vase clos par le biais de la bande et comporte ainsi qu’on peut l’imaginer des carences tant anatomiques, physiologiques que psychologiques où la contraception et la protection des MST sont complètement occultées. Ces comportements sont engendrés par le manque d’éducation sexuelle, la peur du féminin qui n’est jamais approché autrement que par une mère  souvent seule, omniprésente. Son autorité incontournable consolide le tabou de l‘inceste dans l’environnement sexuel du garçon et si la barrière est  franchie elle ne le sera que par la transgression.

S’instaurent alors des codes, des comportements d’où les penchants homosexuels, s’ils existent, ne peuvent être vécus que dans la plus grande discrétion, cette pratique étant par trop considérée par le groupe, homophobe,  comme étant honteuse et marque de faiblesse.  Par contre l’homosexualité imposée et subie sert à asseoir un pouvoir, signe particulier de la sexualité des bandes. On peut voir cette obligation de soumission dans le film « Un prophète » où le jeune Malik qui en a pris pour 6ans arrive là, vierge, seul, analphabète, angoissé par sa virilité. Il sert d’appât homosexuel,  il subit pour se faire accepter du caïd…

De pareilles frustrations entraînent forcément des transgressions qui se manifestent par des viols collectifs, « tournantes« , attaques des homosexuels, actes barbares, sodomie des plus faibles et des inférieurs  qui transforment la bande en une prison où règne la misère sexuelle. Ces comportements sont évidemment cachés et tombent sous la loi du silence.

L’information et l’éducation sexuelles  sont d’autant plus urgentes à l’extérieur qu’elles  sont  inexistantes à l’intérieur du cercle familial et scolaire, d’autant que la séparation des sexes est bien réelle et tend à se durcir. Au collège, toutes les informations de nature sexuelle abordent des sujets bien loin des préoccupations de la jeunesse que sont les problématiques humaines, relationnelles et pratique de la sexualité. Il y a urgence à aborder les sujets aussi importants que les relations de consentement au sein du couple; parler du plaisir, du désir, des pulsions, de tout ce qui fait le bon fonctionnement des relations sentimentales, mais aussi amicales. Tout cet éclairage sur la sexualité afin que celle-ci ne soit plus confrontée aux frustrations et aux violences qui en découlent.

Suite à un commentaire de Sébastien j’ai réédité cet article pour rappeler et insister sur l’importance de l’éducation sexuelle, hors milieu scolaire.  Combattre l’ignorance, quel que soit le domaine, est une priorité.

Le chemin du cœur

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« Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime« . La  carte postale m’est revenue en rêve me rappelant quelque peu à l’ordre. Par son intermédiaire mon blog http://www.libidosexualite.com/ a surgit dans ma nuit. Un ciel bleu éclairait soudain l’espace, un cœur léger et pulsant dansait dans cet espace. Mon organe cœur battait à l’unisson de celui qui, dans l’espace au dessus de moi, virevoltait face à moi. La douce sensation rassérénait  mon cœur me déculpabilisant de ce que je ressentais envers mon blog comme un abandon. C’était étrange. Étrangeté qui me réveilla en me propulsant dans la journée avec son lot de soucis, lesquels, parce que lundi était là, devaient être affrontés.

Le cœur s’exprime par des élans que l’on n’écoute pas toujours. Refusant de les suivre on privilégie les pensées qui trottent et encombrent le mental pensant que ce dernier est plus objectif. Pensant que le mental a raison.C’est ainsi que l’on oublie la voie du cœur.

Suivre un  chemin qui a du cœur est plus difficile que l’on ne croit. Il est nécessaire pour pratiquer ce chemin de remettre en cause nos idées reçues, nos attachements, nos ambitions qui ne servent la plupart du temps qu’à entretenir un Ego envahissant; il est indispensable de reconsidérer l’utilité de nos désirs en se débarrassant de ceux, la plupart, qui ne sont pas essentiels.

Choisir la voie du cœur ne pourra se faire qu’en interrompant le conflit Tête/Cœur qui agite notre quotidien nous rendant victime et soumis au système, transformant  ceux qui ont un pouvoir en un rouleau compresseur inégalitaire impossible à arrêter. Au risque de terminer écrasés si on s’avisait à se rebeller.

Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous rendront blanc ou noir… C’est toujours et plus que jamais vrai aujourd’hui. Les loups habillés de Justice, huissiers pour ne pas les nommer, nous dévorent comme le lion  l’agneau.

Mais n’oubliez pas « Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime« . J’ai choisi la Voie du Cœur et cette voie passe par l’acceptation de l’intolérable pour continuer à tenir debout. Si je suis absente sur la toile sachez que vous ne l’êtes pas dans mon cœur.

Princesse de la Molle Illustration de Rebecca pour l’album « Princesses oubliées et inconnues » écrit par PH.Lechermeier

Père Noël,

Quelques petites questions à te poser :  éloigne un peu de tes oreilles ta capuche rouge bordée de blanche fourrure et écoute :

Faut-il croire en toi pour que les vœux, les souhaits, les demandes se réalisent ? Faut-il fermer les yeux et dormir  pour ne plus croire aux discours mensongers ? Philippe Lechermeier fait dire à la Princesse de la Molle (celle qui pionce tranquillou, abandonnée à ses rêves ) que dormir  » c’est se raconter des histoires qu’on ne connaît pas encore. » Et moi je suis forte pour me raconter des histoires. Enfant j’ai longtemps cru au Père Noël, j’en suis restée naïve et trop souvent j’y crois encore au père Noël. Le problème c’est que j’y crois toute l’année. Alors on va récapituler les raisons qui me feront croire qu’il vaut mieux ne plus croire au Père Noël et ne compter que sur soi-même pour continuer à avancer.

Tout d’abord, Père Noël, peux-tu glisser dans les santiags ou les baskets de mes compatriotes  que les mots doivent s’inscrire au travers de paroles authentiques, de paroles vraies, pleines de vérité, sinon autant qu’ils la ferment. Peux-tu suggérer aux politiques d’arrêter les bla-bla qui usent de termes qui ne veulent rien dire ? De parler simple et vrai. Père Noël, peux-tu dire aux enfants, mais surtout aux grands enfants aujourd’hui adultes qu’ils doivent penser ce qu’ils disent et dire ce qu’ils pensent ? Peux-tu les inciter à cesser de dire le contraire de ce qu’ils vivent ? Peux-tu leur rappeler qu’en chacun d’entre nous il existe un chemin qui nous est propre qui a pour sens le langage; priver les individus de s’exprimer au travers des mots qui leur sont propres, qui font sens pour eux,  c’est prendre le risque de les enfermer dans une prison où ils vont périr.

Père Noël aurais-tu oublié que nous avons besoin de temps pour aller bien. Nous avons besoin de temps pour apprendre; nous avons besoin du temps pour nous parler  et travailler ensemble; il faut du temps pour être solidaire et jouer collectif; il faut du temps pour faire le point et avancer intelligemment.

Peux-tu faire quelque chose contre le temps qui passe et enlever des années au temps passé pour retrouver l’insouciance de la jeunesse ? Non ? Mais à quoi sers-tu ? J’ai comme l’impression que tu es bien impuissant sur ton traîneau. Tu te traînes parce que tu ne crois plus  en ton pouvoir de rassembler les humains en une ronde joyeuse? Tiens donc ! Toi aussi t’es obligé  de faire du rendement, de produire plus pour survivre ? Ah ! T’es obligé de te  poster devant les  grands magasins, d’installer des enfants sur tes genoux, leur raconter des fadaises pour faire dépenser des thunes aux parents ? Les photos ! Ah ! T’en as marre des photos ! Bon sang comme je te comprends ! C’est sûr que t’as l’air con avec ton sourire niais autant qu’hyprocrite …Eh, oui, t’en peux plus de te taper Tino Rossi et son Petit Papa Noël …  Tu te jures de ne pas recommencer l’année prochaine, c’est trop humiliant ?

Bon, Papa Noël, tu m’as filé le bourdon je vais faire comme la Princesse de la Molle et me ramollir devant un film. Au hasard « Le Père Noël est une ordure ». Tu l’aimes pas ce film ? Et pourtant, ses répliques cultes…C’est c’la, oui ! C’est c’la !

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Dans toutes les cultures le cadeau est un élément essentiel pour créer et entretenir les liens entre les personnes. Les cadeaux se font au rythme d’une vie qui passe avec son cortège de fêtes à souhaiter:  naissance, anniversaire, mariage, réussite aux examens, une embauche à un poste convoité… Et Noël que nous n’oublierons pas, bien évidemment, Noël étant certainement la fête la plus souhaitée dans la culture occidentale.  Les enfants n’en sont plus  les seuls bénéficiaires puisqu’à Noël il est de bon ton d’offrir des cadeaux à tous ceux qui participent au réveillon. Et au delà.

Offrir est-il si important ? Que symbolise le cadeau ? Et si le bonheur personnel passait par la joie de la personne à qui l’on offre? Oui, offrir semble important lorsque le  cadeau est choisit avec le cœur et non pas en dépit du bon sens pour dire d’offrir; il est important de connaître les goûts et (pourquoi pas les besoins) de la personne qui le reçoit.

Le cadeau rend compte de notre condition sociale, amoureuse, amicale, affective, familiale. Il symbolise le don d’un quelque chose en nous qui donne de nous à travers ce don. Sans parler du prix d’un cadeau mais du temps investi à le choisir ou à le confectionner il révélera la générosité ou la mesquinerie. J’ai reçu dernièrement trois  très  beaux cadeaux confectionnés artistiquement et spécialement pour moi dans lesquels j’ai ressenti la tendresse, l’affection et l’attention que me porte cette personne. Du bonheur purement et simplement. Il révélera la culture ou l‘ignorance…et tant d’autres choses comme l’intérêt que l’on porte à autrui.

Comment donne-t-on ? Sait-on recevoir ?

Le cadeau pérennise la relation. Le fait d’offrir contient un investissement inconscient pour la personne qui offre, une espèce de contrat implicite dans le fait d’accepter de recevoir, un engagement de réciprocité tacite. D’un homme pour une femme convoitée le cadeau offert peut se révéler une main mise sur la personne. Cette femme me questionnait, coléreuse :  « Mais qu’est-ce qu’il me veut celui-là à m’offrir des cadeaux somptueux ? Mon cul certainement ! »

Quand approche la fin de l’année, certains se sentent obligés de satisfaire à la coutume des cadeaux de Noël qui pour eux devient une véritable corvée. Les cadeaux sont le reflet de  nos relations aux autres; ils dévoilent parfois ce que l’on ne dit pas allant jusqu’à préciser ce que l’on veut cacher. Mariette reçut de Bertrand 116 roses se déclinant du rose le plus tendre au rouge le plus vif. Bertrand, timide invétéré et ami de très longue date avait trouvé ce seul moyen pour lui avouer son amour. Oui, mais pourquoi 116 ?  116 était un chiffre fétiche dans leur amitié…

Le cadeau peut faire ressurgir la jalousie dans une fratrie. « Les cadeaux qu’il reçoit de ma mère sont toujours beaucoup plus beaux que les miens » éclatait en sanglots Régine me parlant de son frère. Réalité ou fantasmée, pour elle il s’agissait d’une preuve supplémentaire de la préférence maternelle pour son frère.

Le cadeau exacerbe les ressentis de l’affectif de celui qui offre, donne le ton de l’entente, de la compréhension que l’autre à de nous. « Comment peut-il se tromper à ce point ? Il ne me connaît donc pas?  » Alain avait offert un godemiché à Aline qui n’aimait pas faire l’amour… Ce godemiché en disait long sur  son désir à lui mais bien peu de la connaissance qu’il avait de sa compagne.

Alors, si le manque d’argent nous coupe de la possibilité d’offrir des cadeaux « prêts à acheter » faites donc une bonne confiture (par exemple) et offrez la avec un sourire.

Il est toujours bon pour celui qui le reçoit d’offrir un sourire en cadeau.

Joyeux Noël

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Á mes lectrices et lecteurs du monde entier (oui, oui, je peux le vérifier tous les jours sur la carte du monde : www.libidosexualite.com/ est visité dans le monde entier : Une semaine d’absence d’article sur le blog mais près de vous par la pensée, le temps de me faire plaisir à me transformer en Mère Noël et souffrir du manque d’écrire qui créera le désir de vous retrouver avant la fin de l’année.

JOYEUX NOËL

Homosexualité-Bisexualité

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Il y a tant à dire sur la sexualité qui n’a pas été dit dans les pages du blog http://www.libidosexualite.com/

Nous allons donc évoquer l’homosexualité, cet amour qui n’ose pas dire son nom : il est immensément difficile de verbaliser et de partager des sentiments interdits » comme le disait Oscar Wilde.Tant de choses restent encore à évoquer pour sortir du placard les homosexuel-le-s. Malgré les avancées, malgré les regards qui se veulent bienveillants sur les couples-pas-comme-les-autres, nombreux sont les gays et les lesbiennes qui se cachent encore pour vivre leur amour. Deux femmes ensemble, deux hommes ensemble font toujours jaser dans les chaumières…

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Même si l’homosexualité n’est plus stigmatisée ni interdite comme au temps d’Oscar Wilde il est important de lever la chape de béton pour voir dans les relations homosexuelles des relations amoureuses différentes qui n’éviteront pas la confusion des sentiments, les rêves d’amour éternel, les malentendus qui existent dans toute relation qu’elle soit hétérosexuelle ou homosexuelle.  Sortir de la clandestinité reste une des difficultés essentielles de cette relation.

Dans ce thème nous aborderons la place particulière que les homosexuels occupent dans la famille, les dégâts que causent la clandestinité, l’homophobie terrorisante, les relations du couple homosexuel…

Et cela avant la fin de l’année.

2011 pour http://www.libidosexualite.com/ est la réunion du 2 (féminin) et du 1-1(masculin).  Le 11 étant la Force quand il n’est pas vécu en 1+1 qui dans ce cas est vécu comme dualité.

A bien vite.

2011 : Bonne Année, enfin !

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Que vous souhaiter qui n’a pas été déjà souhaité ? Aux vœux qui débordent d’amour, de santé, de prospérité, de bonheur dont les cartes postales ou cartes électroniques, les msn, les mails, les textos sont remplis permettez que j’ajoute quelques souhaits qui n’ont peut-être pas été évoqués.

Je vous souhaite LE Désir

Qu’il sorte spontanément de vous comme les champignons d’une champignonnière. Puisqu’il nous constitue en tant qu’être humain faites que le Désir soit à l’origine de TOUS les actes de votre Vie.

Je vous souhaite d’accueillir le plaisir au saut du lit, le prendre par la main avec conscience et l’amener promener avec vous tout au long des jours qui passent. Petit rappel en ce début d’année : le plaisir ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Cultivons-le, il  fleurira comme gerbes d’artifices d’un festival pyrotechnique.

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Je vous souhaite de vivre harmonieusement votre sexualité.

Ne soyez pas triste si vous êtes gay. Acceptez vos préférences sexuelles et respectez la différence.

Je vous souhaite de rester conscient en vous protégeant au début de vos relations plurielle, hétérosexuelle, homosexuelle. Les MST ne s’éteignent pas avec l’année qui se termine.

Je souhaite

aux jeunes amoureux de goûter la première fois comme un élixir qui agira de ses bienfaits tout au long de leur vie amoureuse.

aux retraités de réveiller leur libido endormie et de trouver ailleurs que professionnellement mille joies de vivre, mille occupations qui donneront un sens à leur vie.

aux mères d’être aussi femme érotique,  femme sexuelle. Entre la maman et la putain il existe une femme érotique que je leur souhaite de reconquérir.

Je souhaite aux personnes asexuelles le plaisir de vivre leur relation dans la tendresse la plus totale et de partager les plaisirs de la bonne chaire.

Je rajoute à l’attention des femmes anorgasmiques de devenir multi-orgasmiques…


Á chacun-e d’entre vous

une très Belle Année 2011

et souhaite

vous retrouver nombreux sur le blog

www.libidosexualité.com



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Certain-e-s qui se découvrent des sentiments pour un-e autre semblable à lui-elle-même, surtout si c’est la première fois,  seront complètement déboussolé-es, se sentiront perturbé-es ne sachant pas quoi faire ni que penser de cette avalanche de sentiments confus, contraires à la normale. Comment gérer ce phénomène inavouable ? À qui en parler, qui saura entendre, comprendre ce qui est ressenti comme un handicap?

Handicapée est le terme employé par Chloé lors de la première séance. Chloé venait de rompre avec son compagnon dont elle ne supportait plus, et ce depuis longtemps, les relations sexuelles. Cette séparation lui a paru comme une évidence lorsque Emmanuelle a surgi  dans sa vie. Tout de suite le désir pour cette femme est monté en elle comme un feu d’artifice. Mais très vite elle s’est sentie handicapée dans le sens où quelque chose, qu’elle qualifiait d’étrange, la rendait différente, lui imposait de vivre ce qu’elle ressentait comme une épreuve terrifiante. Angoissée, elle questionnait sans fin cette folie amoureuse qui s’emparait d’elle mais qui paradoxalement la fascinait. Chloé était en plein désarroi « Que dois-je faire ? Plonger dedans ou fuir ce tumulte émotionnel qui me fait perdre la tête, me fait ressembler à une adolescente prête à tout quitter ? Dois-je écouter mon cœur, mon corps ou la raison ? »

Chloé se posait les mêmes questions que se posent les personnes ayant un passé hétérosexuel qui découvrent qu’elles se sont trompées d’orientation sexuelle. C’est le cas de beaucoup de femmes qui après des années de mariage, de maternité se découvrent des sentiments, des désirs homosexuels. Souvent à l’adolescence ce qui pourrait être vécu comme amour homosexuel est détourné au profit de la norme, du contexte social, culturel pour ressurgir ensuite dans la deuxième adolescence (appelée l’adolescence biphasique des homosexuels). Cette phase concerne l’adolescence psychologique (et non plus chronologique) où les personnes commencent à explorer leur véritable identité sexuelle. Tout ce qui ne se fait pas à l’adolescence, les apprentissages de la formation de l’identité sexuelle et l’exploration de l’amour et de la sexualité, se passe dans cette période de la découverte de l‘amour homosexuel. Ceci remet en question la véritable identité sexuelle, amoureuse et sociale.

Assumer son homosexualité, la libérer de la honte et du regard des autres, permettra à l’homosexuel de vivre l’amour véritable au lieu de se croire « malade », anormal, de se rendre malheureux. Assumer son homosexualité évitera de se créer des pathologies qui n’ont rien à voir avec les préférences sexuelles mais qui émanent du refoulement des sentiments et ligote l’expression du corps…

à suivre

Passez un bon weekend.

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Tout est affaire de pulsion. Les besoins sexuels chez l’homme comme chez l’animal sont exprimés par la pulsion, appelée libido.  Avant que Freud ne vienne déranger  les idées établies, les idées toutes faites quant à sexualité humaine, il était admis que la pulsion, absente pendant l’enfance, n’apparaissait qu’à la puberté. Cette pulsion se manifesterait par l’attraction irrésistible exercée par un sexe sur l’autre, avec pour seul but l’union sexuelle ou au moins des pratiques qui soient situées sur la voie qui mène à cette dernière.(in Trois essais sur la théorie sexuelle au chapitre 1 « Les aberrations sexuelle. »)  Papa Freud mit un coup de pied dans la fourmilière.  Il balaya les présupposés hâtifs, les inexactitudes en vigueur à cette époque. Décrivant une autre réalité constatée lors d’investigations poussées,  Freud fit scandale en désorganisant toutes les idées communément admises. Il en est ainsi en ce qui concerne l’homosexualité.

Commentant cette phrase « Hommes et femmes qui aspirent à s’unir à nouveau dans l’amour », il constate qu’il existe des hommes pour qui l‘objet sexuel n’est pas représenté par la femme et des femmes qui ont une attirance sexuelle pour d’autres femmes. Il nomme ces personnes là des invertis. Comme le sucre.

Nous allons donc revisiter ces catégories que Freud classait en trois comportements.

1- L’inverti absolu : ce sujet ne peut avoir de pulsions et les réaliser qu’avec qu’un même que lui. (Homme avec un homme, femme avec une femme). Jamais ce sujet ne ressent du désir pour une personne du sexe opposé. Soit il sera complètement indifférent soit il éprouvera une totale aversion pour le sexe opposé.

2- L’inverti amphigène : (d’amphi, autour de, des deux côtés) hermaphrodite psycho-sexuel ou bisexuel. Ce sujet là n’est pas exclusif dans ses relations sexuelles qu’il peut avoir aussi bien avec le même que lui ou son opposé.

3- l’inverti occasionnel : sujet qui pour une raison extérieure ne peut avoir une relation dite normale (incarcération, militaire). Ce sujet se satisfait d’une personne du même sexe, en retire une satisfaction complète.

Parmi ces catégories les uns assument leur homosexualité (inversion) avec bonheur,  revendiquent leur préférence sexuelle comme étant normale. Et c’est tant mieux, ai-je envie d’ajouter. Certains autres la ressentent comme une contrainte morbide.

Freud continue en notant qu’il existe « d’autres variations qui ont traits aux conditions temporelles » Quant aux sujets, certains pensent que leur homosexualité a toujours existé en eux et ce depuis toujours, alors que d’autres disent en avoir eu la révélation au moment de la puberté. Il est à noter aussi que pour l’homosexuel absolu cette disposition sexuelle durera toute sa vie ;  le bisexuel change de genre de partenaire, et pour d’autres elle ne sera qu’une expérience sur la voie du développement sexuel. Pour certains encore l’homosexualité peut se révéler sur le tard après avoir vécu une très longue période d’activité sexuelle classique.

Toujours d’après Freud ce qui caractérise l’inversion, est le choix du sujet (la personne avec laquelle avoir une relation sexuelle) sans être un choix homosexuel. Il s’agirait d’un retour à l’homme complet, évoqué  dans le mythe d’Aristophane, homme et femme à la fois, les attributs masculins et féminins retrouvés dans l’objet sexuel.

Ce sera tout pour ce soir.

À très vite pour la suite.

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L’homosexualité n’est pas une maladie (même Freud – encore lui – l’a dit). N’étant pas une maladie il n’y a rien à soigner; par contre à chercher les causes de cette orientation sexuelle détourne de la réalité à savoir celle de bien ou mal vivre sa sexualité. Comme tout mal-être entraine des perturbations de toutes sortes la conduite d’une thérapie sera de mettre en évidence la manière dont s’est construite, à l’adolescence,  la sexualité en considérant la personne dans sa particularité – quelle  que soit sa particularité -  dans son contexte parental, social et culturel. La plupart du temps l’homosexuel doit passer par la phase d’acceptation de son orientation sexuelle; c’est ce passage qui ne se fait pas sans heurt, sans souffrance que le thérapeute doit regarder avec attention. Comme l’hétérosexualité l’homosexualité n’a pas qu’une seule cause, ni une seule forme et ne contient pas dans une seule théorie. (Œdipe mal vécu, identification au père absent, mère omniprésente ou rien de tout cela…)

Précédemment nous avons vu  que la sexualité se définit dans l’inconscient collectif comme étant hétérosexuelle. La période de l’adolescence est une période pendant laquelle se construit la sexualité, or, rien n’est fait pour que l’adolescent vive une expérience qui s’éloigne de ce but : la procréation étant presque une obligation…Partant de cela l’adolescent qui ressent une attirance vis à vis d’un même que lui s’en trouvera désorienté. La construction de l’identité gay dure en moyenne une quinzaine d’années pendant lesquelles se mêlent la confusion, les incertitudes, les interrogations, les conflits intérieurs autant de temps où la personne vit la solitude la plus complète, échangent des relations problématiques.

La découverte de l’homosexualité se fait différemment selon que l’on est fille ou garçon.   Les garçons passent par des expériences qui ont pour objet le sexuel; les filles vivront des expériences subjectives, les sentiments  amoureux; il n’y a un passage à l’acte qu’après avoir reconnu les sentiments, le désir. Ce passage de reconnaissance pendant lequel l’adolescent intègre les dimensions internes et externes débouchera sur ses préférences sexuelles.

Dès lors c’est un long processus qui se met  en marche. Accepterais-je mon homosexualité ? Si, oui, en assumerais-je l’attirance et accepterais-je de vivre mon désir ?La deuxième phase sera de se faire accepter comme tel à la famille, à la société. Ce processus est souvent difficile, même si l’homosexualité est beaucoup mieux accepté de nos jours.  En façade.(Voir le procès qui s’est déroulé ces jours-ci. Un homosexuel a été roué de coups,agressé sexuellement; laissé pour mort après un coma dont il ne devait pas sortir indemne…)Processus donc qui va chambouler les rêves des parents (les petits enfants, la pérennité de l’espèce, la transmission du nom); qui bousculera la vie intime  loin des contes de l’enfance (ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants); processus enfin qui obligera à vivre socialement son homosexualité au risque d’être montré du doigt – ceci étant un moindre mal – quand l’homosexuel n’est pas tabassé, ou bien à la cacher (ne pouvant l’assumer)jusqu’à rendre sa vie et celle des autres infernales…Pour toutes les raisons qui incluent forcément un choix, il y aura un deuil à faire. Et un deuil, quel qu’en soit le motif, passe par un processus long et difficile au terme duquel il y a acceptation ou refoulement qui crée la pathologie.

Différentes phases du deuil:

  • Déni : non, ça ne peut être vrai, je ne suis pas homosexuel; ça va me passer.
  • Colère : pourquoi ça m’arrive à moi ?
  • Négociation : je l’éviterais à tout prix
  • Dépression : comment serais-je heureux ?
  • Toutes ces étapes prennent du temps avant que survienne le refus ou
  • l’acceptation. Car enfin accepter de ce que l’on ressent dans nos pensées, ce que demande le corps est déjà avoir la solution pour vivre heureux.

Car l’homosexualité n’est ni une tare  ni une dégénérescence. C’est la manière de  la vivre, de la cacher ou de l’afficher qui fera toute la différence…

Pour conclure nous allons donner la parole à Shakespeare  » Ce qui ne peut être évité il faut l’embrasser ».

Je vous embrasse ami-e-s lecteurs


Plus que la peur des homosexuels, c’est de l’hostilité, de l‘aversion, voire de la haine qu’éprouvent les homophobes envers les homosexuels. C’est aussi ce que ressentent nombreux homosexuels envers eux-même.

Avec ce dernier article sur l’homophobie nous allons clore ce chapitre sur l’homosexualité. Car, il ne faut pas se voiler la face en croyant que l’homosexualité est acceptée dans l’hexagone. Malgré la gaypride (http://www.2004.gaypride.fr/), le coming out (la sortie du placard), malgré les hommes politiques, les stars du showbiz, malgré toutes les personnalités qui affichent leur préférence sexuelle, l’homophobie règne de manière plus ou moins latente. Faire l’autruche en plongeant la tête dans le sable n’est pas la solution. Parce qu’ils portent en eux la souffrance d’avoir désiré, d’avoir aimé sans pouvoir se dire, parce qu’ils portent en eux la honte ressentie aux paroles homophobes entendues pendant l’enfance,  les homosexuels, y compris ceux qui s’acceptent comme tels, vivent en creux un conflit existentiel permanent. C’est ce que l’on appelle l’homophobie intériorisée. La confusion du sexe avec le genre. On naît fille ou garçon ce qui constitue le sexe biologique. Ce qu’il faut savoir est que l’homosexualité  ne porte préjudice d’aucune façon  au sexe biologique.  Le sexe, mis en évidence par des caractéristiques biologiques, (pilosité, pénis, absence de seins chez l’homme; seins, vagin chez la femme) est à différencier du genre. Ce dernier est donné par les attitudes, les idées, de conduites apprises durant l’enfance, les sentiments, la culture, le milieu social… Tout cela donne l’identité et le rôle masculin ou féminin. Ainsi un homme reste homme même si il est homosexuel, une femme, même masculine, reste une femme.

Que croyez-vous qu’il se passe lorsqu’un garçon, pendant toute son enfance, son adolescence entend proférer des paroles homophobes (c’est un sale pédé, c’est une pédale…) ? Lorsque les idées, les préjugés le nourrissent comme le lait et qu’il finit, à son insu, par faire siens ? Que lui-même, cet enfant devenu adulte se découvre homosexuel ? Il a fini par intérioriser ces notions qui vont de pair avec la honte puis se pliant à l’éducation donnée, adopte malgré lui les idées reçues, ces idées  incrustées font de lui un homophobe intériorisé.


Á quoi sert l’homophobie ?

La principale fonction de l’homophobie est de légitimer l’hétérosexualité, de la normaliser en lui ôtant tout désir homo érotique (transgresser l’interdit du désir que nous avons tous comme tout ce qui est interdit socialement). L’homophobie est un ostracisme au même titre que le racisme ou que l’antisémitisme. Et comme tous les « ismes » aussi dangereux pour les minorités. C’est une façon de rejeter à l’extérieur de nous-même ce que nos valeurs morales ne peuvent accepter pour nous-mêmes.

Dans un « Envoyé spécial » sur l’homosexualité on apprend qu’un jeune sur quatre faisant une tentative de suicide est homosexuel. Cela donne à réfléchir, n’est-ce-pas? La souffrance, la culpabilité, le mutisme et la solitude est le lot – pour ne pas dire fardeau -  des jeunes homosexuels. Ce qui les amène à cette extrémité est l’incompréhension des parents. Le mensonge, les non-dits sont le quotidien de ces jeunes en souffrance…

Bien qu’il y ait encore beaucoup à dire, pour ce soir, nous nous arrêterons là.

Passez une belle nuit pleine de doux rêves.

Par inadvertance, j’ai confirmé par un oui une demande d’ami sur facebook. Dans les secondes qui suivirent la fenêtre du chat s’ouvrit sur une tête casquée aux couleurs  vert-treillis-militaire. Sans tambour ni trompette, sans vaseline, à sec, la tête casquée demandait tout à trac si mon cul était prêt à recevoir son artillerie lourde, son bazooka.

« Aimes-tu être sodomisée ? fut l’entrée en matière en guise de présentation du jeune homme casqué.

Malgré l’intempestif dérangement que provoquait cette irruption totalement déplacée ma curiosité l’emportait et j’acceptais de tchatter avec ce jeune homme qui de toute manière et sans façon tapait l’incruste  comme un char d’assaut une ville assiégée. Cet artilleur, qui n’était pas de Mayence, venait gonfler le bataillon des amis de fb dont le regard avait été sans nul doute attiré par les titres du blog et de mes différents groupes promus sur ce réseau social : www.libidosexualite.comVivre une sexualité épanouie – Sex-o-café, l’officiel. « Tu parles beaucoup de sexe, ajoute -t-il » Qu’est-ce que tu aimes dans le sexe? envoya-t-il tout de go comme une salve de mitrailleuse.

T’as raison Rambo, je parle beaucoup de sexualité mais pas dans le sens où tu interprètes, comme des  sites   pornographiques, les intitulés de mon blog. T’as raison mais je ne dirai pas, à toi et à la sauvette, ce qui me plaît dans l‘intimité de l’amour. Je ne suis pas ton amie et ne le deviendrais jamais. Moi pas aimer les militaires, ni les « rentre  dedans » des auto-tamponneuses par derrière et par surprise.

Comme je ne répondais pas à ce vulgaire, à ce peu respectueux treillis, il  revenait à l’attaque pour me dire qu’il aimait sodomiser les femmes. Ma tête bouillonnait de colère : cet homme sans gêne, totalement inélégant déboule  pareil à une balle perdue dans l’article, pour étayer l’homophobie intériorisée. Encore un qui n’ose pas vivre son homosexualité mais la refoule en se servant du cul des femmes comme  alibi  qui  justifie ses attributs masculins et son hétérosexualité, pensais-je alors. Biaiser pour  expérimenter l’homosexualité sans se mouiller.Et baiser sans expérimenter ses fantasmes.

A l’autre bout, le casque d’artilleur s’impatientait, me menaçait de me rayer de ses amis. D’un clic sur la croix  je fis sauter la tête du casqué, je la supprimais, faisant disparaître la fenêtre de mon écran. C’est alors que la désolation s’empara de moi. Me fit toucher du doigt encore et encore l’ignorance à combattre dans le domaine sexuel.  En colère d’être encore atteinte par cette violence, par cette irruption dégradante. A reconsidérer la valeur des  réseaux sociaux et le sens de ce que fb appelle les amis.

Parce qu’enfin qu’est-ce qu’un ami ? Sinon la longue marche qui amène délicatement ou plus brusquement un élan du cœur, une connaissance de soi à travers l’autre, une reconnaissance de l’autre à travers soi? Une délicatesse, une attente qui rend la patience délicieuse et prometteuse d’échanges incompatibles avec l’exigence de rapidité que demandent les réseaux sociaux. Oui, certainement l’amitié peut se tisser grâce à ces réseaux, quoique le fantasme est aux premières loges, il enjolive les histoires qui peuvent se cogner à une réalité exhumée du virtuel…

Ce soir là, tard, le 22 janvier à 23h36 exactement un MSN aboutit dans ma boîte. Je le lis éberluée et vous le livre tel quel : Re coucou, dsl de te déranger, j’ai été un peu cavalier, je cherche juste à discuter de sexe pour trouver de nouvelles façons de faire jouir les femmes…Ça te dis de discuter un peu ?

Un peu cavalier ? Si peu !Mais  tellement goujat !

Tiens une amie m’appelle au téléphone. Une femme que le temps a tissé de tendresse, de chaleur humaine et de joie à retrouver. Entre nous pas de Facebook, du direct live uniquement.


Qu’est-ce qu’un anniversaire sinon ajouter quelques heures à la veille? Sinon égrener les minutes, en faire des chapelets d’heures et les regarder s’empiler en jours?

Un anniversaire c’est le souvenir d’une naissance pareille au métronome dont la mesure est calendaire. C’est  vouloir grandir quand on est enfant. Grandir, sans vieillir, sans jamais se lasser du chemin qui reste à parcourir. L’adolescent tout en désir de pousser vite avancera dans l’âge jusqu’au jour où, ses tempes devenues grises tandis que sa tête,  inexorablement sous le poids des ans penchera vers la Terre,  soupirera « ah! si j’avais su que temps file si vite! ».  Un anniversaire c’est marquer le passage du temps et apprécier les fleurs offertes, les respirer avant qu’elles ne se fanent et apprendre d’elles que la jeunesse n’est pas éternelle. C’est apprivoiser ses rides pour les poser tendrement en étoiles aux coins des yeux.

L’anniversaire c’est la joie de souffler les bougies sur le gâteau à partager avant qu’elles ne se répandent en cire et leur mèche en cendre. C’est faire le vœu que ce qui suit sera meilleur que ce qui fut. C’est la vie qui progresse et se décline en rejetons de l’arbre portant fruits. L’anniversaire c’est transformer la raison en rêves et les rêves en réalités. C’est s’évertuer à Vivre de nombreux anniversaires pour dépasser les peurs en avançant coûte que coûte, en continuant à tirer d’impossibles pénaltys pour les transformer en autant de possibles réussites. Le possible étant aussi de ne jamais fêter d’anniversaire, pas d’arrêt sur image d’une histoire qui n’a jamais commencé.

Plus tard, bien plus tard, l’anniversaire, sera l’occasion inespérée d’effectuer un état des lieux, une invitation à fermer le livre sans oublier les erreurs consignées qui élèveront au rang de sagesse les expériences retenues. C’est apprendre à s’accommoder de la solitude et vivre au plus loin jusqu’à toucher sa mort, l’usure suprême du temps.

Longue vie à www.libidosexualite.com

c’est un plaisir de le partager avec vous.


L’érotomane trouve mille raisons d’espérer ψ

Qu’est-ce que l‘érotomanie ?

L’érotomanie est une illusion délirante d’être aimé(e) d’une personne ayant un statut élevé (médecin, homme politique, acteur, avocat…); personne souvent inaccessible. Mise en évidence par G.G de Clérambault, cette maladie appartient au groupe des psychoses passionnelles. Ce délire amoureux, chronique est classé parmi les délires passionnels, c’est une psychose paranoïaque.

Le syndrome érotomaniaque est une structure qui se fonde sur un délire invariable. Invariable dans le sens, où pour l’érotomane, c’est toujours la victime qui a commencé, c’est la victime qui aime le plus, ou qui est la seule à aimer. Cet état passionnel touche essentiellement les femmes, très peu d’hommes en sont atteints. Cet état passionnel évolue en trois périodes. L’histoire de Florence, femme érotomane vous sera ici contée.

Première phase: l’espoir en mouvement. Période souvent très longue dont l’élaboration peut durer des années. « Il y a quelques mois, un carton d’invitation m’a été adressé personnellement par Simon X en personne. Il est évident que Simon désirait me voir au cocktail de manière discrète pour ne pas éveiller les soupçons de sa femme. Je m’y suis rendue sans pour cela  le déranger; je suis restée très discrète mais très émue lorsqu’il a prononcé son discours qui manifestement m’était adressé ; depuis j’attends qu’il se libère de ses obligations pour le retrouver.«  Florence, est en attente dans l’espoir que Simon lui déclare son amour. Dès lors il se manifeste un délire que l’entourage ressent de façon inquiétante.

Pendant la première période Florence élabore son roman. Jamais elle ne se résigne ni se s’aperçoit que cette histoire est une construction de son esprit malade. « C’est quand même lui qui est venu me chercher. Moi je ne lui ai rien demandé  » insiste-t-elle lorsqu’en séance elle repasse en boucle la réception du carton d’invitation qui lui a permis de monter de toutes pièces son histoire érotomaniaque. Pleine d’espoir puisque « c’est lui qui est amoureux » (il le lui a prouvé en envoyant une invitation) mais il est empêché par sa situation conjugale, ses contraintes politiques. Florence n’existe que pour et par Simon, son objet d’amour, sur lequel elle a jeté son dévolu. Simon qu’elle épie et traque sur son lieu de travail (à la mairie, où elle se rend plusieurs fois par jour), Simon qu’elle surveille sur le Facebook de cet homme public.  Bien évidemment tout cela sans que Simon ne sache rien même de l’existence de Florence.

Tout ce que Florence interprète de la part de Simon comme étant une incapacité  à ses dégager de ses  obligations politiques  et conjugales (avec tout le travail qu’il a, le plaint-elle) constitue la conduite paradoxale de  ce délire en tant que structure.  Structure invariable aussi puisque l’érotomane interprétera le refus de la personne concernée comme autant de preuves à devoir redoubler ses efforts. C’est ainsi que l’érotomane va amorcer et alimenter les refus comme étant  des preuves incontestables de l’amour que lui porte la personne élue. L’érotomane trouve mille raisons d’espérer, mille excuses aux dérobades de son objet d’amour et incombe à sa propre faute, à sa propre attitude maladroite (j’ai manqué d’à propos quand il m’a remerciée d’être présente)pour justifier le peu d’intérêt que lui marque celui que sa tête délirante a choisi.

De ce fait la structure érotomaniaque est un arrêt sur image, la répétition d’un scénario richement élaboré qui assied cette assertion comme étant le squelette du délire.

La phase suivante est une phase de dépit: Le temps qui passe ne rapproche jamais l’érotomane de son objet d’amour. Le temps  implique et maintient  l’érotomane dans la certitude (la vérité) où la foi est le noyau de l’épreuve à laquelle elle se trouve soumise. Il y a comme une présence divine, mystique  qui va « envoyer » des signes à l’érotomane: « Plus que l’amour c’est l’aveu de l’amour qui est sollicité par l’érotomane; écrivait G.G de Clérambault. Preuve qui  s’articulera sur l’Autre, absent, qui ne pourra en aucun cas opposer un démenti puisque seulement l’Autre est présent dans l’imaginaire de l’érotomane.  Malgré tous les signes que l’érotomane « reçoit » de sa victime, malgré les trésors d’inventivité qu’elle déploie pour l’approcher,  elle attribuera  l’absence de manifestation amoureuse de sa victime à sa propre incapacité, et de dépit, finit par désespérer. Cette phase débouche sur la dépression et des idées suicidaires.

La troisième phase sera celle de la rancune: dépitée, Florence avait atteint cette étape pendant laquelle elle haïssait Simon « de tout le mal qu’il lui faisait subir ». Sa colère envers lui s’amplifiait et son agressivité débordait de ses paroles. Elle menaçait de tout dire à sa femme  » S’il croit pouvoir se débarrasser de moi après m’avoir séduite, il se trompe. Je vais tout lui raconter à madame Simon, lui montrer comment est vraiment son mari ». Elle épiait le couple dont elle avait repéré la maison. Le poursuivait et faisait le guet devant sa chambre d’hôtel quand il était en déplacement.Elle devenait dangereuse pour cet homme duquel elle attendait une déclaration d’amour, un vrai regard qui ne viendrait jamais. Mais cela elle ne le savait pas. Suite à un accident provoqué par elle-même, Florence fut hospitalisée. Son délire persistant a conduit le médecin à faire  un état des lieux psychiatrique…

Il est important de savoir que ce délire érotomaniaque est essentiellement platonique. Le rapport sexuel avec la personne aimée est inenvisageable pour l’érotomane. Cet état non seulement transforme la vie de la personne atteinte mais devient un véritable enfer pour la personne aimée si cette dernière est approchée.

De nombreux films racontent l’histoire de l’érotomanie…


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Non, non, ne soyez pas étonnés par cette image ! Nous ne sommes pas venus vêtus de feuille de vigne.Un petit ennui technique m’a empêchée de poser  les images du premier anniversaire prises par Anne. Fêter 1 an du Sex-o-café le  premier jour du Nouvel An chinois, n’est-ce-pas un bon augure ? Lapin ou Chat ? Année du Chat pour les Vietnamiens, les Japonnais; année du Lapin pour les Chinois. Qu’importe, puisqu’en Chine, parait-il, le chat est souvent confondu avec le lapin et servi à table. Prompte à la répartie comme le Lapin  l’est dans  ses courses, Liliane qui ne fait rien par hasard, portait à sa taille une ceinture de cuir dont un cordon se terminait par une douce petite queue en fourrure de lapin…En résumé je dirai que le Sex-o-café, amorce sa deuxième année sous le signe du Lapin-Chat. (Nous avions bien un Poisson chat parmi les femmes cougars !).

Patrick Mégale,  invité surprise ( http://www.megale.fr), nous a régalés de quelques contes. Romantiques, légers, très peu grivois. (Il n’a pas osé !) D’ailleurs l’incident technique étant résolu (merci Anne) voici notre conteur :

Les contes racontés quelques fois coquins, souvent romantiques, jamais scabreux touchaient notre imaginaire sans  déranger  nos oreilles attentives. Comme le prouve cette photo dont les trois acteurs parmi les invités attendent la chute bienheureuse.

Liliane s’éclipsa pour revenir  avec la deuxième surprise.   Les portes du salon Shiva s’ouvrirent; un  crépitement de bougies éclairaient un très beau gâteau…

JOYEUX ANNIVERSAIRE

AU SEX-O-CAFE

Le gâteau, un vrai délice!

Les yeux flattés par la couleurs  des fruits, des chocolats blancs et noirs, un coulis de framboises assis sur une nougatine craquante,  confirmait que la sexualité  et la nourriture … On ne refera pas une conférence, n’est-ce-pas ? Après l’avoir découpé dans le salon Shiva nous l’avons savouré au jardin extérieur.

Heureuses d’une soirée, jusqu’au bout partagée tous ensemble, vint le moment de nous séparer.

Initiatrices, organisatrices et réalisatrices du Sex-o-Café, l’officiel

Sous vos yeux  le staff au complet :  de gauche à droite et debout, Anne et Liliane.  Assise entre les deux indispensables sans qui le Sex-o-Café ne serait pas, votre dévouée Lyliane. Longue vie au Sex-o-Café.

Et le thème du prochain rendez-vous ? nous demande Roland que l’émotion joyeuse ne perturbe pas  ! L’homosexualité est la réponse.

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N’enserrez pas un cœur il mourrait étouffé

comme l’agneau pris dans les griffes du gypaète barbu

N’enfermez pas l’Amour, se flétrirait la flèche dont Cupidon l’a percé

Si vous  lâchez un cœur après l’avoir aimé

il fera de l’Amour un simulacre d’une manifestation mortifère, une envie consommée et consumée comme feu de paille et non la signature du Désir jaillissant comme flammes ardentes à l’assaut du Ciel.

Mains offertes, cœurs joyeux, yeux brillants, pieds dansants,

Faites de cette fête une profession de foi, un renouvellement des serments, une confirmation du Désir. Et

Portez la coupe à vos lèvres unies pendant que de vos bouches mêlées à vos baisers s’envoleront mille mots pour signer d’amour chaque jour de l’année.

Belle Saint Valentin

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Rêver d’un monde main dans la main pour former une ronde d’amour.

Rêver éveillé à la pause des armes pour désamorcer les implosions cellulaires qui dévastent le corps; rêver à des feux dévastatueurs qui brûleraient les monstres intérieurs qui nous rongent et en répandre les cendres comme engrais…

Rêver de transfusions d’énergie d’elle vers lui, de lui vers elle…

Rêver. Rêver à une vie meilleure c’est maintenant ou jamais.

Rêver de douces frustrations nécessaires qui n’engendreraient que de petits manques satisfaisant nos désirs sans obsessionner; rêver de films criants de vérités essentielles, de chants d’amour sans épines appliqués en baumes lénifiants.

Rêver de réveils enchantés aux paroles de miel épicé d’Orient.

Rêver de murmures de ruisseaux serpentant dans la vallée, s’engouffrant dans la grotte qui est là et t’attend.

Rêver de bougies dont la cire scelle d’un rouge tendre nos vies à tout jamais.

Rêver d’abolir l’ignoble;  rêver de chaînes déliées, de mots libres comme l’air dépollué, d’un lâcher joyeux d’émotions pour tout embraser; rêver d’espaces où l’on pourrait tout se dire en toute impunité; rêver de soleils jaunes citron juste ce qu’il faut acides pour saliver.

Rêver de corps souples avançant sans entraves vers la liberté; rêver d’esprits légers comme des âmes qui savent où se poser;  rêver d’enlever les masques des Amants du tableau de Magritte et  transformer la mascarade en un long et doux baiser.

Rêver d’arrêter le temps sur les instants magiques pour revivre, couchés en boule, l’éternel retour.

Rêver de ne jamais dire adieu à ceux qu’on aime mais aurevoir on se retrouvera ailleurs, bien vite.

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Comment le cerveau gère notre sexualité. De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme.“  De grands pontes de la gynécologie psychosomatique et sexologie de Genève débitent (sans jeu de mots)  le résultat  d’expériences pratiquées sur le rat. Les chercheurs ont implanté une électrode dans son système dopaminergique (Dopamine : neuro-médiateur du plaisir)  que le rat  active à volonté en appuyant sur un levier.  Que croyez-vous que le rongeur fait dans ce cas là ?  Eh, bien il se donne tant de plaisir qu’il ne  s’alimente plus !

Vous vous demandez si ça marche aussi pour les souris ? Certainement puisque ça les concerne ! Pour résumer : Lorsque la zone du plaisir est activée, c’est toute l’organisation  portant  sur l’estime de soi, la représentation mentale de soi qui est stimulée et renforce la capacité à intégrer l’autre en soi. Plus il y a de plaisir plus on se considère, plus on va tenir compte de l’autre. De plus si l‘amour se mêle au plaisir, le désir féminin se transforme en un outil de compréhension et de connaissance  de soi-même et de l’autre. Beaucoup de nos rôles sont venus de notre désir féminin de combler les besoins de l’Autre, l’homme en particulier, écrivait Anaïs Nin.  Et même si on peut désirer une personne qu’on n’aime pas et aimer une personne sans la  désirer quand les deux se rencontrent (amour et désir) c’est le jack pot !  Cela doit dépendre du “gyrus angulaire gauche “qui quand  il est actif chez une personne  son  désir sexuel est très fort.

On savait déjà que faire l’amour augmente notre vitalité.  De plus si l’on tient compte de la température extérieure, tout nous incite à nous faire plaisir et à nous mettre sous la couette. Le week-end n’est-il pas ce moment idéal pour poser sa tête près d’une autre, le corps ondulant sur un rythme lancinant? Ne faire qu’un avec l’amant aimant aimé? Qu’attendons-nous pour finir cette semaine en beauté ?   Allons tâter les prunes et la tige de jade de notre amoureux pendant que lui s’occupera de nos lolos,  de notre bourgeon, grimpera sur notre mont de Vénus ! Quel beau week-end en perspective !

Bon plaisir à toutes et à tous par ricochet.

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D’où vient ce trouble intense qui bouleverse les affects ? D’où surgit cette réaction spontanée, incontrôlée et souvent inadaptée à des ressentis ou des représentations ? Trouble intense  provoquant un chamboulement organique  dont les réactions se répercutent au niveau moteur en bouleversant le comportement : paralysie ou fuite; défaillance du tonus musculaire, tremblement ou agressivité) ; réactions spécifiques qui affectent le système neurovégétatif (rougeur, pâleur, palpitation cardiaque, accélération des pouls, transpiration, malaise…) Telles sont les émotions qui nous bousculent.

Ces émotions nous viennent de la nuit des temps, du temps où l’Homme chasseur-cueilleur se déplaçait pour trouver sa nourriture. Les déplacements constants le confrontaient à des phénomènes, des changements inattendus (climatiques, prémunir des prédateurs); changements qui exigeaient une adaptation rapide. Une réponse  adaptée. Héritage de nos lointains ancêtres les émotions découlent de ces urgences et se développent en réponse à une situation répétitive. D’après Ch. Darwin innéité et action réflexe sont la conséquence de réactions qui au départ étaient volontaires.

Les émotions de base : joie, tristesse, dégoût, peur, colère, surprise, sont à l’origine de nos réactions physiologiques et comportementales. L’émotion est une réaction physiologique et physique en réponse à une situation donnée. Elle se manifeste intérieurement avant de s’exprimer par une réaction extérieure.

Innée, universelle et communicative, l’émotion a une fonction d’adaptation et de survie d’un organisme vivant ( Darwin)

Les émotions sont un reliquat de l’enfance : c’est ce que l’on peut constater en séance thérapeutique.

Cet autre nous-même s’exprimera par  les émotions, révélera de nous plus que ce que nous voulons en montrer. Et cela parce que nous avons intégré pendant l’ enfance des gestes, des comportements, des sons, nous les répétons dans nos relations; les émotions en relatent le contenu. Souvent en complète inadéquation, les réactions émotionnelles nous positionnent faussement dans des relations mortifères. Pour exemple, l’histoire de Marie.

Marie est une jeune femme qui prend systématiquement la fuite, terrorisée par la peur que lui inspire son compagnon quand il élève la voix ou quand il exige  d’elle quelque chose qu’elle trouve injuste, humiliante. Dans cet état de peur panique elle quitte le domicile en pleurs. Elle s’enfuit. Cette terreur qui fait prendre la fuite à Marie n’est que la réplique de son histoire. Père violent qui les battait elle et sa mère, Marie n’a trouvé (à l’adolescence) que la fuite pour échapper aux coups et à la violence paternelle…Cependant aujourd’hui, elle se rend compte que fuir n’est pas la solution, ne peut en aucun cas résoudre le problème. Bien que la situation ne soit plus la même,  la peur de l’enfance reste inscrite dans les réactions émotionnelles de l’adulte. Alors ?

Comment faire pour déceler l’origine de nos émotions, percevoir l’intérêt d’avoir pu s’en servir à un moment T ? Comment apprendre à les intégrer pour faciliter les pensées ?Comment comprendre et raisonner avec les émotions et réguler pour ne plus se faire piéger par une mauvaises utilisation?

Á suivre très bientôt.

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Comment faire pour déceler l’origine de nos émotions, percevoir l’intérêt d’avoir pu s’en servir à un moment T ? Comment apprendre à les intégrer pour faciliter les pensées ? Comment comprendre et raisonner avec les émotions, les réguler pour ne plus se faire piéger par leur mauvaise utilisation? De ces questions laissées en suspend lors du précédent article, je vais essayer d’y apporter quelques réponses.

Le dernier sex-o-café, suffisamment proche dans mon esprit, est l’exemple tout trouvé,  l’exemple idéal pour relater  cet envahissement émotionnel qui chaque fois s’empare de moi.  La salle se remplit, je suis à l’aise, je peux parler aux uns, aux autres. Puis vient le moment où je dois passer derrière le bureau. Moment que je ne pourrais plus retarder;  moment terrifiant pour moi où je serais obligée de m’exprimer en public. Je n’ai aucune raison d’avoir peur des visages devant moi, visages souriants, amicaux. Quelques fois inquiets, pour les nouvelles têtes. Ces quelques trente personnes ne vont pas me dévorer ni  se jeter sur moi comme une horde sauvage. Je le sais ! Et quand bien même le sachant  les émotions colleront à ma bouche, m’empêcheront de parler lorsque je devrais prendre la parole. Impression d’avoir avalé un tube de somnifères. Les émotions m’empêcheront d’organiser mes pensées, troubleront ma vue, chancelleront mes jambes. Heureusement je suis assise, sinon je tomberais. Liliane prend la parole; se présente, me présente. C’est alors que le tournis me prend. Ma main triture le stylo qui en devient tout tremblant. Je le regarde, j’essaye d’en minimiser les effets. Peine perdue ! C’est le nez qui prend le relais, il me démange au point où si j’osais je l’arracherais.  Je ne peux même pas aller trifouiller dedans pour le calmer. Décence oblige. Ma bouche devient de plus en plus pâteuse. J’ai chaud, j’ai soif ! Liliane sans Y termine son allocution. Ça va être à moi de parler…Suis donc obligée de me jeter à l’eau : elle est brûlante et je rêve d’être ailleurs. Ailleurs sur une plage déserte où personne n’attend rien de moi; une plage qui brille sous le ciel d’orage, comme sur la photo.

Oui, c’est cela à quoi me fait penser cette avalanche émotionnelle; un ciel d’été dont l’orage va s’abattre sur moi. Qui n’a pas connu cette panique, ou qui l’a connue autrement, par la débandade par exemple,  sauront de quoi je parle. Pour ceux là, c’est la fuite, ils prennent les jambes à leur cou; ils prennent la poudre d’escampette en déguerpissant; et puis il y a les violents qui  agressent, qui injurient. C’est du pareil au même, seule l’expression change pour dire les émotions. Selon sa nature.

L’émotion est ce qui est ressenti physiquement; le sentiment est le sens donné, intellectuellement, à ce ressenti. Le sentiment est coller une étiquette à une émotion.

Alors me direz-vous ?  Que faut-il faire, puisque l’on sait que toute émotion par nature est irrationnelle ?

Étant irrationnelles les émotions ne réagissent à aucune règle.

Tout d’abord il est indispensable d’apprendre à identifier nos émotions. L‘identification se fera par l’analyse ou par l’imagination.

Procéder de manière analytique ne conviendra qu’à partir du moment où l’on aura débarrassé de son contenu les ressentis au profit de concepts abstraits. L’analyse sera utile pour organiser un écrit, un discours, un problème de calcul. L’intérêt de l’analyse est de faciliter l’argumentation, l’explication  qui par le fait rend la technique analytique très sécurisante. Cependant analyser ne prendra pas en compte nos états émotionnels puisque lorsque nous analysons nous nous coupons de nos émotions. Dans nos sociétés, notamment en milieu scolaire, il est à noter la prédominance de l’analyse sur l’imagination.

Par contre l’imagination s’étayant de l’intuition (connaissance directe et immédiate sans recours au raisonnement-dixit le dictionnaire) met en évidence  les états  émotionnels d’une situation. L‘imagination est indispensable dans tout ce qui n’est pas mesurable, quantifiable, dans toute activité évoluant grâce au ressenti. En revanche, cette faculté de penser par images est difficilement transposable et ne pourra pas justifier ses réponses…

Pour avoir la suite des émotions qui nous gouvernent rendez-vous pris dans le prochain article. Nous verrons comment désamorcer  les émotions et pourquoi il n’est pas si facile de le faire.

À très vite donc; en attendant prenez soin de vous en restant dans la conscience de vous-même.

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Qu’est donc une Femme, sinon un être humain identique à l’homme mais sans roupettes?  Et sans droits identiques, non plus.  À travers le monde et depuis plus d’un siècle, les femmes se battent  pour obtenir les mêmes Droits que ceux accordés à la population masculine qui eux, n’ont qu’à naître hommes pour les avoir.  Je ne dirai rien sur Olympe de Gouges, qui n’était pas une femme mais une féministe comme me le fit remarquer ma voisine qui n’aime pas les féministes. C’est en 1791 qu’Olympe publie la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. » Olympe de Gouges insiste sur les droits de la citoyenne pour rappeler que la citoyenneté masculine ne concerne que la moitié du genre humain, l’autre moitié étant des femmes. Elle fut décapitée en 1793.

Un homme sur deux est une femme : ce slogan féministe parle de l’oubli de cette moitié de la population, le masculin se considère comme universel. Quoique si le Chine continue à éliminer les petites filles dés le berceau… Faut se battre aussi pour ça.

Donc pour revenir à nos brebis, c’est en 1910 et à Copenhague, lors de la Conférence des femmes socialistes, que Clara Zetkin (du Parti socialiste Allemand), proposa une « Journée internationale des Femmes. » Cette journée existe depuis. En mars 1911 plus d’un million de femmes en Europe manifestent. En 1913 les femmes Russes s’organisent clandestinement;  en 1914 les Allemandes réclament le droit de vote; en 1915 à Oslo, les femmes défendent leurs droits et réclament la paix. Toujours un 8 mars. Mais c’est en Russie à Saint Pétersbourg que des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leur homme parti au front… En fait les femmes se battent depuis la nuit des temps…  Rien, jamais, n’a été donné sans combat aux Femmes : ni égalité, ni dignité, ni la pleine citoyenneté, écrit Françoise SELIGMANN. En 1900 il fut accordé le droit de ne travailler seulement que 10 heures (par jour)pour femmes et enfants. En 1909 le port du pantalon pour les femmes n’est plus un délit si elles tiennent à la main un vélo ou un cheval.

Après le vote réclamé par les Femmes en France le  21 avril 1944, il fut effectif l’année suivante : le 20 avril 1945.  En 1943 l’épouse (donc femme mariée) peut ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de son époux. Ce n’est qu’en 1965 que les maris (français) perdent leur droit de veto sur le travail de leur épouse qui peuvent avoir leur propre compte en banque. Et seulement en 1970 que toutes les Femmes y compris les célibataires pourront ouvrir un compte en banque. En voulez-vous encore? Vous trouverez tout cela sur les sites qui répertorient des pages entières de dates qui jalonnent le difficile parcours (de combattantes) des Femmes.  Comme accéder aux mêmes  droits pour les femmes que pour les hommes, droits qui paraissent tellement indéniables aux jeunes filles modernes qu’elles prendraient bien leurs aïeules pour des demeurées. Sauf, sauf pour certaines.  Elles continuent à souffrir du joug, du machisme, de l‘ignorance crasse de certains hommes…Heureusement il y a aussi ceux qui se battent aux côtés des Femmes…

Après avoir vu « Les bureaux de Dieu » le film de Claire Simon, on ne peut plus croire que le droit des Femmes à disposer de leur corps est acquis. On ne peut continuer à ignorer que l’absence de virginité pour une  jeune fille est un crime. Et qu’à ce titre elle court le risque d‘être lapidée, battue, vitriolée, enfermée le soir de ces noces si le sang de la défloraison n’a pas  tâché les draps. Oui, ici en France en 2009. Certaines Femmes peuvent être répudiées si elles ne donnent pas d’enfants mâles à leur mari. L’ignorant ne sachant pas qu’il est le seul à détenir le chromosome Y qui donnera le sexe masculin à sa progéniture. Et ce malgré les dizaines d’années qui nous séparent du premier planning familial en 1956 qui ne portera ce nom qu’en 1960.  Combien  a-t-il fallu de combats pour avoir le droit de prendre la pilule anticonceptionnelle? Combien d’autres en a-t-il fallu pour avoir le droit à l‘avortement? En 1971 « Le manifeste des 343 salopes » déclarent avoir avorté, manifeste publié dans le Nouvel Observateur, je crois. En 1975 est créée la loi SIMONE VEIL relative à l’interruption de grossesse(IVG) qui ne sera votée définitivement qu’en 1979. Il a fallu attendre 1980 pour dénoncer le viol comme étant un crime! Qui sont les juges et les violeurs?

Ni putes ni soumises, créé en 2003. Ce mouvement des Femmes révoltées des banlieues a repris le flambeau du MLF. Ce mouvement met en évidence le mariage forcé, le viol, l’excision.  L’identité humaine n’est pas composée de deux entités, femme et homme, mais d’un humain unique qui se différencie en Femme ou en Homme.  Voyez vous, dans ces combats les Femmes sont loin de revendiquer le refus de passer la serpillière et l’aspirateur. Parce qu’il est bien entendu que les Femmes qui travaillent ont toutes une Femme de ménage qui fait le travail domestique à leur place. D’ailleurs moi aujourd’hui je lui ai donné congé à ma Femme de ménage. Je me suis mise en tablier, j’ai enfilé des gants de ménage, posé un masque sur le nez (suis allergique à la poussière) et j’ai fait mon ménage, fière de moi! Ce n’est quand même pas la mer à boire!

Travailleurs de tous les pays, qui lavent vos chaussettes?

Avant de quitter cette page, je veux remercier toutes les Femmes et quelques Hommes qui se sont battus pour que leurs semblables aient une vie plus douce. Mais ne baissons jamais les bras, il y a encore tant de droits à acquérir avant que La Femme et l’Homme soient à égalité.

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Pour identifier nos émotions il est nécessaire de se « poser » en état de détente, de repérer le stress pour s’en débarrasser (en centrant son attention sur la respiration). Les émotions surgissent en cascade après avoir découvert l’émotion principale.

Identifiée, l’émotion originaire ne constitue pas, à elle seule, la résolution du problème. Par contre, elle sera le point de départ d’une investigation plus large d’où découlera une quantité incroyable de sous émotions. Les émotions ont été répertoriées au nombre de 550. Pour exemple l‘émotion originaire de Geneviève qui a été traitée comme un objet à l’âge de 6ans, par un Professeur en médecine devant un amphithéâtre rempli d’étudiants. À la peur d’être exhibée comme un animal de cirque se sont ajoutées : l’humiliation d’être ainsi exposée; la honte d’être nue devant une centaine d’yeux dont les bouches aux rires moqueurs se tordaient à une remarque du Professeur, et surtout à l’impuissance de ne pouvoir parler. Toutes ces émotions ont été prises en compte dans le ressenti lors de l’évocation de la mise en évidence de l’émotion principale. Prendre conscience de ce qui nous agite émotionnellement est indispensable au travail à faire pour atteindre la seconde phase qui est de

Désamorcer ses émotions. Ceci ne se fait pas en quelques coups de cuillères à pot me disait mon psy superviseur. Quand la colère apparaît en réponse à une menace ou une injustice ; quand la peur apparaît en réponse à une situation menaçante…Que faire ? Les émotions ne sont pas linéaires mais répondent aux changements externes dans les relations ou à la perception interne que l’on a de ces changements. Chaque émotion aura plusieurs réponses comportementales. Mais les choses se compliquent dès lors où les émotions sont assujetties à une organisation archaïque et inscrite dans le cerveau reptilien.

Comment fonctionne le cerveau humain?

Cerveau reptilien : aussi appelé cerveau archaïque est le premier cerveau dont était doté l’homme des origines ; l’être humain actuel a conservé les instincts de base, les instincts de conservation de l’espèce (se nourrir, se reproduire etc…) De ce cerveau reptilien demeurent des comportements primitifs (fuite, agressivité) en répondant aux besoins fondamentaux qui assurent la sauvegarde de l’individu et de l’espèce. Les comportements induits par le cerveau reptilien  ne sont pas adaptables (ils sont bruts de décoffrage) et l’expérience n’est d’aucun secours (elle ne s’imprime pas) du fait que ce cerveau ne fonctionne qu’avec une mémoire à très court terme. Le cerveau reptilien fera que l’on agit selon des schémas stéréotypés, rigides, automatiques. Le danger impliquera toujours une fuite, par un mécanisme non verbal, où gestes et comportements sont automatiques parce qu’enfouis au plus profond de l’être humain.

Cerveau limbique, centre physiologique des émotions, de l’affectivité. Le limbique est le cerveau qui conditionne les pulsions et les émotions. Le limbique comme le reptilien ne communiquent pas verbalement (mais au travers de comportements), mais excitent le cortex, qui lui, s’exprime par la parole. La fonction essentielle est la survie ; il permet une bonne adaptation à l’environnement social (empathie, statut social, intégration à un groupe, convictions, croyances.) C’est le lieu des mécanismes de motivation : réussites, échecs, plaisir déplaisir.

Néo-cortex, seul ce cerveau pourra gérer les cerveaux limbique et reptilien, plus anciens.

Le néo-cortex cerveau conscient de ses automatismes et de ses pulsions dont il peut se libérer par sa fonction imaginaire. Chez l’être humain le cortex a pris un développement considérable dans les zones orbito-frontales en favorisant l’association des éléments mémorisés, en créant des structures nouvelles que sont les structures imaginaires (H.Laborit) La conscience, la capacité à symboliser, le langage, la pensée abstraite viendront secourir en dernier recours, l’état émotionnel.

Vous aurez compris pourquoi expliquer la construction et le fonctionnement de notre – parfait – cerveau et par là même comprendre que le raisonnement, la logique, l’analyse ne peuvent se substituer aux émotions incrustées dans le reptilien et le limbique puisque ces derniers ne peuvent les traiter que par des comportements réflexes. Plus le traumatisme (qui a installé une émotion) est ancien, plus l’activité neuronale reste active, plus le cerveau archaïque aura acquis des réflexes (sauvegarde), plus il sera difficile de s’en débarrasser. Difficile mais pas impossible. Ah, bon !

Comment donc désamorcer ses émotions ?

Prendre conscience de la réalité de cette émotion. À quoi fait-elle référence ? Est-elle encore d’actualité ? Les émotions d’origine nous enferment dans la reproduction de comportements identiques. Amener de la compréhension aura pour effet de désactiver en partie l’anxiété des cerveaux reptilien, limbique. Hors contexte émotionnel observer les sensations physiques permet de se décaler de ces sensations en baissant le niveau de stress. En observant une émotion qui n’a plus cour dans la réalité il sera plus facile de s’en éloigner. Se servir de l’imagination (du cortex) pour mettre en place des émotions agréables, voire de plaisir. « Le néocortex correspond au stade de la reconnaissance de l’objet comme réalité externe dans un espace donné. La manipulation des concepts, de l’abstraction par les systèmes associatifs, la prise de distance par rapport à l’objet donne à l’homme des possibilités presque infinies de création.»

C’est ainsi que l’on peut recréer une réalité externe totalement différente de cette réalité émotionnelle interne qui habite le sujet perturbé par d’anciens traumatismes.

On a tout dit ? Si ce n’est pas le cas dites-le moi et nous y reviendrons.

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L’amour est cette force qui nous pousse vers un autre, irrésistiblement.

C’est un attachement qui trop souvent nous fait nous oublier nous-même.

C’est un comportement particulier plus ou moins rationnel que l’on adopte dès lors qu’on tombe amoureux…

Il faut donc « tomber »amoureux pour aimer ? Parlons donc d’amour, puisque vous insistez. Mais loin de moi  d’en parler avec des grelots dans la voix, des frissons  sur la peau; nous allons en parler à la manière psy  comme n’aiment pas certaines personnes; nous allons en parler à la manière d’Irvin D.Yalom, le « bourreau de l’amour » ainsi qu’il s’intitule lui-même. Comme lui « je n’aime pas travailler avec des patients amoureux »- « Je déteste être le bourreau de l’amour ». Elle n’est pas drôle Lyli, allez-vous penser ! Et vous avez raison. Sans trop de difficulté je pourrais démontrer  ce qui cloche dans la façon d’aimer ou ce que l’on recherche dans la façon d’être aimé. Par exemple on veut aimer ou être aimé comme on ne l’a jamais été par des parents. Ou bien on veut reproduire l’amour inconditionnel d’une mère, d’un père.  À partir de cette recherche convenez avec moi que l’on a tout faux. Mais aussi parce que l’on oublie que l’amour est comme la vie avec une fin inéluctable qui s’achemine lentement vers la mort. Mais bon…Puisqu’on tombe amoureux et le coup de foudre existe, parlons-en :

La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.  Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…

Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?

Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait, sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.

Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie, cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps.  Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…

Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence :  « Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines… » De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?

Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous?  Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.

L’amour c’est de rendre l’autre libre.

On continue ? Non, pas ce soir, car déjà le temps à la pluie et froid comme en plein hiver …mais très bientôt, promis, on continue !


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 » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… » En total accord avec Erich Fromm, je dis oui, après l’avoir souvent constaté et vécu moi-même, l’amour entre deux êtres est possible. Mais la route est longue pour y parvenir et tout au long du chemin nous devons apprendre que l’amour commence avec l’apprentissage de la séparation.

Angoisse de séparation:

Se séparer est le premier des apprentissages, séquelles récurrentes de l’unicité totale quand nous ne faisions qu’un avec la mère dans le ventre maternel

À l’âge adulte, les amoureux retrouvent pendant l’acte sexuel, notamment à l’apothéose de l’orgasme, cette complétude où ils ne font qu’un, seul moment où ils ne sont plus séparés. Ce qui peut entraîner des dépendances identiques à celles qu’éprouvent les toxicomanes, dans le cas où la recherche du plaisir  compulsif (sans amour) est seule à conditionner l’état de non séparation.

L’amour est la seule solution humaine toujours d’après Erich Fromm. Mais de quel amour parle-t-on? Certainement pas de l’amour symbiotique où la forme passive fera d’un individu un être soumis, inféodé au pouvoir d’un autre. Le masochisme, qui en est la représentation, donne l’impression au masochiste qu’il n’est pas séparé puisqu’il se croit, se veut partie intégrante d’une autre personne qui le dirige, le protège, qu’il est l’air qu’il respire « sans lui je ne peux rien faire, je meurs; je l’aime  et il a tout pouvoir sur moi » entend-on souvent en thérapie. Pouvoir au combien surévalué, puisque le masochiste n’a aucun désir qui ne soit une émanation de l’autre, aucune indépendance puisqu’il dépend de l’autre. La forme active se concrétise par la domination qui est le sadisme. Le versant actif du masochisme, le sadisme incorpore une autre personne qui lui voue un culte. Les deux ont besoin l’un de l’autre; la différence entre les deux est que le masochiste est humilié, blessé, dirigé alors que l’autre, le sadique exploite, dirige, humilie. Et les deux appellent « ça » de l’amour.

Quand on est dans cette spirale infernale, en sortir demande de faire le point sur sa relation, exige de mettre de la clarté en considérant le paradoxe de l’amour qui veut qu’amoureux, deux êtres qui ne font plus qu’un à un moment donné, devraient cependant être attentifs à rester intègres à eux-même en ne devenant pas esclave d’un autre. De toute évidece il s’agira d’apprendre à devenir libre, à rester maître de ses affects. Sortir de l’engrenage infernal des passions est possible en réservant à l’amour sa place qui ne peut se faire sous la contrainte, qui ne peut se réaliser que dans l‘engagement, que dans le don.

Or, si l’on remonte aux origines de la vie, on s’aperçoit que l’enfant est en droit d’attendre TOUT de sa mère (nourrit, soigné, vêtu) il ne sait et ne peut que recevoir. Or si l’enfant est resté fixé à cette étape, sans qu’on lui ait donné accès aux séparations successives et autonomisantes, devenu adulte le petit de l’homme  continuera à fonctionner comme l’enfant qui attendra et prendra toujours de l’autre sans rien donner lui-même en retour. On retrouvera dans ce processus, notamment dans la relation sexuelle où l’homme donne de sa personne en donnant son sperme (s’il ne veut pas donner, par égoïsme pour continuer à jouir du corps de la femme, ou par incapacité physiologique), on retrouvera donc dans ce processus un homme impuissant. Pareillement pour la femme qui ne sait pas faire don d’elle-même, parce qu’elle ne sait pas recevoir, on aura affaire à une femme frigide. Comme on peut le remarquer rien n’est simple dans la relation amoureuse que l’on peut améliorer en prenant conscience de notre manière de donner et de recevoir.

L’amour est un pouvoir qui produit l’amour, l’impuissance est l’incapacité à produire l’amour.(E.Fromm)

En résumé, pour être dans l‘amour, vrai, réciproque et authentique il faut avoir dépassé la dépendance (ne pas considérer l’autre comme objet), dépassé aussi l’égocentrisme, renoncer au désir d’exploiter les autres ou d’amasser. Par ailleurs il est important d’accorder confiance en la capacité d’humanité qui nous habite en faisant preuve de courage qui nous donnera la force d’atteindre nos buts sans léser quiconque. Manquer à ces qualités revient à avoir peur de se donner et par là même d’aimer…

La suite est pour bientôt…

Passez une belle journée malgré les trombes d’eau qui font grossir la mer… Accepter ce temps est une manière d’être solidaires au peuple du Japon.

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Bien qu’ayant peur du contraire la salle était pleine ce soir là. Les visages attentifs, les oreilles grandes ouvertes pour débattre de ce thème. Un résumé du passionnant exposé de Liliane qui nous renseigne sur l’homosexualité à travers les siècles. Vaste sujet que l’homosexualité; elle a toujours existé dans toutes les cultures, à travers tous les âges. De l’Iliade et l’Odyssée attribué à Homère ( XIIe siècle avant J-C), en passant par Sapho fille de Lesbos qui donne naissance au terme de lesbianisme, en s’arrêtant sur les écritures juives, qui bien que condamnant la sodomie, évoquent les femmes aimant d’autres femmes et les hommes passionnés par leur compagnon. Un tour en Chine au IIIe siècle nous apprend une amitié homosexuelle entre Confucius et son favori. Dans certaines sociétés, les attitudes homosexuelles ont non seulement été acceptées mais qui plus est ont été honorées; alors qu’à d’autres époques, en d’autres lieux de tels comportements vus par les législateurs ont rendu immoraux les rapports  de personnes du même sexe  et les médecins ont diagnostiqué et traité le désir homosexuel comme étant une maladie. La diversité des attirances sexuelles et la façon dont elles s’expriment témoignent de la nature fondamentalement instable de la sexualité et des mœurs sociales. Si dans la Grèce antique, l’homosexualité faisait partie intégrante de la culture (Athènes cité de l’érotisme masculin) c’est à partir de 208-201 av J-C que la cité est réduite à l’état de la province romaine.   Époque où grecs et romains  partageaient  le même point de vu quant à la sexualité qui se vivait sans discrimination, sans  communauté marginalisée.  À Rome la sexualité était avant tout une manière de montrer sa vertu. Pour les romains le mot sexe était synonyme de pénétration et tout ce qui n’était pas acte sexuel dominateur était condamnable. Quant à la nature de ce qu’ils pénétraient (hommes, femmes, enfants…)c’était sans importance. Pour exemple lorsqu’un homme se faisait violer, le coupable n’était pas le violeur mais le violé, puisque le violeur était reconnu comme faisant preuve d’une extrême virilité. Il existait des lupanars (lieux de prostitution) exclusivement réservés aux hommes qui désiraient prendre du plaisir entre eux. Au Ier siècle, la Grèce est convertie au christianisme   que la civilisation grecque  hellénique a profondément marqué. L’essor du christianisme entraîne désormais la haine de l’homosexualité…

Jusqu’au Moyen Âge il émergeait un contexte littéraire et culturel propre aux relations entre personnes du même sexe. La littérature, riche en poèmes, lettres, textes exaltait l’amitié entre hommes et la culture homo-érotique. Au moment de la Réforme protestante, il se forme un groupe autour d’Érasme. L’amour entre amis s’exprimait par des accolades, des baisers, des dédicaces dans des œuvres dédiées. Deux sortes d’hommes, les sodomites qui pratiquaient les actes sexuels « contre nature » et les amis prestigieux et respectés qui chantaient un Éros sublime dans leurs lettres, les poèmes et œuvres philosophiques. Pendant tout le Moyen Âge, les chrétiens d’Europe Occidentale n’étaient soumis à aucun interdit papal ou impérial relatif aux pratiques sexuelles. Pour expier ses péchés on tenait un livre sur lequel on les notait ; après quoi on faisait des pénitences pour en être absout. Le XIIIe siècle amena un changement d’attitudes où il devenait courant d’appeler les homosexuels des sodomites et de les soumettre à l’autorité de l’inquisition. (Ces annotations relatées par notre médiatrice ont été tirées d’un livre de Robert Aldrich)

Ce début de compte rendu pour vous donner un avant goût du dernier sex-o-café. Dès demain la suite du résumé tel que l’a exposé Liliane  et ce qui s’est dit pendant le débat…

à suivre donc.

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Des amours d’Alcibiade et Socrate aux coming-outs d’Amélie Mauresmo et Roger Karoutchi, de la poésie homo-érotique perse aux femmes travesties de l’Italie du XVIIIe siècle, des délices excentriques et hédonistes du Berlin de l’entre-deux-guerres à l’existence d’un troisième sexe en Asie et chez les Amérindiens, l’attirance pour une personne du même sexe transcende les époques et les cultures. Longtemps délaissée, occultée, falsifiée, l’histoire de l’homosexualité connaît actuellement un véritable engouement, dont cet ouvrage constitue la première synthèse. Il retrace non seulement les relations homosexuelles à travers les siècles, mais aussi l’évolution de leur perception, entre rejet et acceptation, jusqu’à l’émergence d’un sentiment d’identité lié à la sexualité. Ainsi, à travers les âges et les continents, ce livre* somme propose pour la 1re fois une véritable histoire sociale et culturelle du monde gay et lesbien.

*L’histoire de l’homosexualité : Le livre de Robert Aldrich qui vous dira tout sur le thème mieux que je ne saurai le faire  en résumant le résumé du livre dont Liliane s’est inspirée.

Cependant, laissez-moi ajouter que l’homosexualité a servi de bouc émissaire dans les sociétés pour justifier les catastrophes, les famines, les épidémies dont les peuples souffraient : Pour l’église romaine, l’homosexualité déclenchant la colère de Dieu par transgression de l’éthique souveraine chrétienne, la sodomie devint synonyme de désordre social.

Qu’en est-il de l’homosexualité vue par la psy ?

La psychanalyse a pour objectif de mettre en lumière, en l’être humain, des mécanismes psychiques, en particulier ceux qui sont du domaine de l’inconscient. L’homosexualité est donc considérée dans le cadre de cette discipline comme un symptôme : elle est une construction inconsciente de la personne. Elle résulte d’un choix inconscient de sa part pour vivre sa sexualité. La définition de l’homosexualité terme dérivé du grec (homos : semblable) est créé vers 1869 par le médecin hongrois Karoly Maria Kertbeny pour désigner toutes formes d’amour charnel entre des personnes du même sexe biologique.

Selon Freud, pour la fille, l’homosexualité résulte d’une fixation infantile à la mère et d’une déception à l’égard du père. Pour le garçon, l’homosexualité survient à la puberté, quand s’est instauré durant l’enfance un lien intense entre le fils et sa mère. Au lieu de renoncer à elle, celui-ci s’identifie à elle, se transforme en elle et cherche un homme qui puisse le représenter et qu’il puisse aimer comme il a été aimé par sa mère. À présent on ne parle plus d’homosexualité mais des homosexualités.

Même Freud disait que l’homosexualité n’est pas une maladie. N’étant pas une maladie il n’y a rien à soigner…(lire les articles sur www.libidosexualite.com concernant l’homosexualité). Laissons derrière nous ceux qui ont ouvert la voie et venons-en à aujourd’hui…

Comportement érotique : Biologiquement la sexualité humaine est plutôt bisexuelle. Mais l’influence du contexte culturel et des expériences personnelles est majeure dans la développement de l’orientation sexuelle. L‘homosexualité, l’hétérosexualité et la bisexualité sont des possibilités « biologiquement normales » du développement.*

Banalisation: Dans plusieurs pays, essentiellement occidentaux, l’homosexualité est relativement considérée comme une forme « banale » de sexualité n’ayant pas à faire l’objet de stigmatisation particulière, d’où la reconnaissance officielle de la possibilité de mariage homosexuel. Certains confirment que l’homosexualité correspond à une tendance naturelle chez l’être humain, même hétérosexuel, à être attiré par des individus de même sexe. L’expression de cette attirance serait un facteur important de l’équilibre du comportement sexuel. Les comportements homosexuels observés (tout comme les comportements hétérosexuels) chez nombre d’enfants et d’adolescents constitueraient également une étape fondamentale de la différenciation sexuelle et de l’émergence du sentiment d’appartenance au sexe féminin ou masculin.*

* Les textes en italique sont retranscrits tels que je les ai pris sur des documents; ils ne sont pas de mon fait mais traduisent parfaitement ma pensée et les cas vécus en consultation psychothérapeutique.

Ce sera tout pour aujourd’hui. Demain nous relaterons les questions qui se sont posées au cours du dernier Sex-o-café.

En attendant passez une belle nuit.



Homosexualité (suite)

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« Je sors m’installer au « bord du soleil »" m’informe joliment mon ami en fermant la porte d’entrée. Pas le temps de lui dire que pendant ce temps j’allais  retranscrire le débat du sex-o-café  ouvert par Laurent. Il demande pourquoi l’hétérosexualité ne pose pas les mêmes difficultés au moment de l’orientation sexuelle ? Est-ce dû à la société actuelle ? Suite aux informations exposées on s’aperçoit que la culture judéo-chrétienne s’est fortement imposée en ne  laissant pas vraiment le choix  aux individus quant à leur préférence sexuelle. Le problème se pose à partir du moment où la préférence sexuelle n’est pas conforme à la norme en vigueur, d’où la mise en exergue de l’homosexualité.

Dans le mode de formation de l’homosexualité est évoqué  l’œdipe inversé. Ainsi à la question de Fanny par rapport au développement de l’enfant dans les phases dont a parlé Freud (anale, orale, phallique ) n’y aurait-il pas une relation défectueuse à la mère ou au père, un rapport à la triangulation tel que décrit par Freud ? À ce jour de nombreuses théories sur l’homosexualité ont été échafaudées et toutes plus ou moins se sont vues récusées. Bien sûr toutes sortes d’hypothèses ont été émises et ce depuis que l’homosexualité est venue déranger l’ordre sexuel établi. Or, à l’heure actuelle rien ne vient confirmer l’une ou l’autre de ces théories puisque ni la génétique ni la biologie ont pu apporter d’explication satisfaisante qui tendrait à prouver une relation de cause à effet. En psy et à notre époque on considère que l’homosexualité est un choix du sujet (choix inconscient mais choix tout de même, en rapport avec son désir.) Freud avait déjà fait ce lien entre homosexualité et choix inconscient. Il refusa d’en faire une disposition innée ou naturelle (donc biologique) ou culturelle. Dans la résolution normale du complexe d’œdipe, l’enfant doit renoncer à ses désirs incestueux (et non pas les refouler)  désir le plus souvent inconscient. S’il ne le fait pas (renoncer) cela réapparaitra dans le type de conjoint choisi, cela se manifestera à travers certains problèmes de couple ou à travers ses névroses. Il en est de même pour l’œdipe inversé. Au départ il y a un choix inconscient, une position que l’individu prend pour gérer son désir. Pourquoi, demande Mireille, les adolescents changent leur sexualité en cours de route? Parce que les adolescents se cherchent ; l’adolescence est la période idéale pour explorer sa sexualité. Que penser des adolescents qui disent depuis le début « Je suis homo, et  je ne serai jamais hétéro ». Ce choix est-il irrévocable? C’est ce qu’on appelle des invertis absolus. Ces adolescents savent depuis toujours qu’ils sont attirés par les mêmes qu’eux mêmes, le même sexe qu’eux. C’est le cas d’un jeune homme qui est venu me consulter pour une tout autre raison que sa sexualité. Au fil des séances il est convenu de son homosexualité; à partir de ce moment là tout reprenait des proportions acceptables et il acceptait sa différence. La problématique restante est qu’il le tairait à son père, ne désirant pas attiser son courroux.

Qui est fait la femme qui fait l’homme ? Cette question est souvent posée y compris lors de la soirée où les exemples ne tarissent pas. Dans la plupart des couples homo il y aurait un élément passif, un autre actif. Ce que n’affiche pas vraiment les magasines gays qui n’exposent pas vraiment des « folles », des hommes très efféminés mais plutôt de très beaux gosses. Belle gueule, bien musclé, tel s’affiche l’homo qui n’est pas sans rappeler, (comme le fait remarquer Roland ou Marc, je ne sais plus) le culte romain. Les homo soignaient leur apparence, ils se devaient avant tout d’être virils… Liliane nous fait une petite aparté sur les lesbiennes en lisant le texte ci-dessous :

CES FEMMES QUI AIMENT LES FEMMES (Une enquête de Eli Flory)

La société française, en perpétuel mouvement, s’affiche de plus en plus gay-friendly à lire les sondages favorables au mariage des couples homosexuels  et à voir les devantures de lieux de réjouissances ou de villégiature s’étiqueter aux couleurs du rainbow flag, drapeau arc-en-ciel de la fierté « d’en être ». Les icônes lesbiennes d’aujourd’hui ne sont plus celles d’hier : après les courtisanes de l’Ancien Régime, les décadentes de le la Belle Époque et les militantes des seventies, on porte aux nues des joueuses de tennis et des pop stars. Le mythe des « deux amies » si rassurant à l’époque où la société voyait dans la procréation sa seule téléologie (étude de la religion, des textes sacrés), a fait son temps. La lipstick lesbian, celle qu’on ne remarque pas dans la rue parce que ses talons hauts, ses jupes courtes ou ses décolletés plongeants la classent dans la catégorie des « hétéros sexy », brouille les repères, désarçonne les hommes et alimente leurs fantasmes.

Dans l’inconscient collectif, malgré l’évolution des mentalités, l’homosexualité féminine n’est-elle-pas encore toujours considérée comme un choix de vie, affectif et esthétique, ou comme un goût, une préférence, voire une identité. Dans l’imaginaire masculin, on est lesbienne par défaut, c’est un pis-aller. A moins qu’un appétit sexuel démesuré n’abolisse les frontières entre les sexes, le goût des femmes est souvent la conséquence d’un dégoût des hommes, mis sur le compte d’une relation conflictuelle avec le père et/ou la mère, d’expériences décevantes vécues dans les bras d’un garçon – du chagrin d’amour d’adolescente aux violences sexuelles. Combien sont-ils encore pour penser que, si une lesbienne les « essayait », elle aimerait les hommes ?

Beaucoup d’hommes avouent fantasmer sur les femmes qui font l’amour entre elles : partager leur couche est souvent perçu comme un eldorado sexuel. D’autres, au contraire, souvent du fait de leur culture ou de leur religion, rejettent l’homosexualité féminine qu’ils perçoivent comme du gâchis, quand ils ne brandissent pas le Coran ou la Bible pour châtier ces « maîtresses de Satan ».

Une femme qui est avec une femme c’est avant tout par passion amoureuse.

La relation lesbienne reste pour beaucoup d’hétérosexuelles, une relation incomplète à mettre sur le compte de l’amitié amoureuse, de la tendresse, de la complicité affective. Le monde gay et lesbien n’est pas un. Des divergences d’intérêts et de way of life dessinent des territoires aux frontières souvent imperméables. Les lesbiennes ont leur presse, leurs festivals, leurs archives.

Le film Gazon maudit, sorti en 1995, s’avère révélateur du regard porté sur le couple lesbien. Vision caricaturale d’une liaison entre deux femmes. La vogue du porno chic dans la publicité, parce que le cul fait vendre. Les publicitaires aiment jouer avec l’ambiguïté des femmes et des relations qu’elles peuvent entretenir. Images sexy, mâtinées de glamour pour bourgeoises et demi-mondaines. Cette vogue a favorisé le développement du fantasme masculin archétypique de la lesbienne hypersexuée. L’homosexualité féminine est d’autant plus considérée que son image est déformée ou recréée à travers le prisme d’un imaginaire érotique hétéro centré. La lesbienne n’existe pas encore à part entière, en dehors des stéréotypes de la « camionneuse » ou de la « femme fatale ».

Elle fut longtemps considérée comme une anomalie, une chose sans nom, hors normes, en marge des faits naturels et sociaux si bien que les mots pour la nommer ont fait défaut pendant des siècles. Jusqu’au 16ème siècle, la langue française ignore la lesbienne en ne la nommant pas. Aucune législation spécifique n’a vraiment réprimé l’amour entre femmes.

Les « vilaines » (anciennement appelées tribades) sont les courtisanes, les prostituées, les hétaïres (Femme éduquée et de haut niveau social qui offre compagnie et services sexuels, souvent de manière non ponctuelle) de la Grèce antique, les femmes de mauvaise vie, mais aussi et surtout les disciples de Sapho. A l’époque de la Renaissance, où l’homme se prend pour le centre du monde, aimer une femme se réduit à des techniques sexuelles très approximatives et vaguement animales. Elles s’entrefrottent, rien de plus. Que pourraient-elles faire d’autre d’ailleurs, celles à qui manque le phallus. Leurs étreintes, privées de ce seul objet de plaisir, ne peuvent être qu’une pâle imitation, une contrefaçon de l’amour que les hommes font aux femmes. « Une femme qui abuse d’une autre femme » définition de 1762 dans la « 4ème Édition du Dictionnaire de l’Académie », qui va s’imposer jusqu’au début du 20ème siècle, sous l’influence des nouvelles découvertes, faites par des hommes, de l’anatomie féminine.

Diderot parle d’une « espèce de dépravation particulière aussi inexplicable que celle qui enflamme un homme pour un autre homme ». C’est de la faute du clitoris. La Tribade est une « femme dont le clitoris a pris un développement exagéré et qui abuse de son sexe ». Le mot « lesbienne » apparaît en 1904, dans le Nouveau Larousse illustré avec le sens de « femmes aimant les femmes » Toute sexualité qui n’a pas pour finalité la reproduction de l’espèce est considérée comme anormale. Puis une dichotomie entre sexe anatomique et instinct sexuel va faire école aussi bien chez les médecins que dans l’inconscient collectif. Sous l’influence des mouvements féministes, le terme de lesbienne va connaître des inflexions importantes en se teintant d’une coloration politique et idéologique.

L’homosexualité féminine reste encore sujette à discrimination et à propos lesbophobes, qui empêchent certaines femmes d’assumer ce qu’elles sont et de s’épanouir. Un sondage SOFRES en 1997 révélait que 80 % des jeunes homo intérrogés disaient mener une double vie et ne pas assumer leur homosexualité ; 10 % d’entre eux la vivaient sur le mode du refoulement. Au final, seuls 10 % de la jeune population homosexuelle pouvaient affirmer sans baisser les yeux, « être bien dans sa peau ».

La suite des questions posées seront dans le prochain article; donc

à suivre

le lien d’un article paru sur le blog libidosexualité que vous pourrez suivre

http://www.libidosexualite.com/2011/01/homophobie-ou-la-haine-du-different-dans-la-transgression-des-preferences-sexuelles/

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Lors de son premier voyage au Maroc Laurent a constaté nombreux couples d’hommes se tenant par la main. Ce qui amène l’interrogation suivante : ce comportement est-il une preuve d’homosexualité  ? Dans de nombreuses cultures, notamment islamiques, l’homosexualité interdite est sévèrement punie. Est-ce un moyen pour ces hommes d’afficher une amitié particulière ou une homosexualité latente? Sachant que les contacts publics à connotation sexuelle (baiser…) entre homme et femme ne doivent pas être visibles…à fortiori entre deux hommes… Si une personne pouvait répondre à cette question, je l’en remercie par avance.

Patricia interroge « pourquoi les garçons homosexuels en parlent plus facilement à leur mère et sœur et refusent d’aborder le problème avec leur père et frère ? Par amour une mère est prête à accepter beaucoup de ses enfants. Un père, parce qu’il transmet le nom, parce que réside en lui une certaine homophobie inconsciente, à cause d’une non identification du fils à son père… Toutes ces raisons qui feraient écrouler, par l’aveu, tout un monde fantasmatique, telle la transmission de la lignée patrilinéaire, de la descendance compromise…

Mireille évoque en Inde ces hommes qui restent à la maison, s’habillent en femme. Est-ce un troisième sexe, ni homme ni femme ? Cette façon d’être au monde a été complètement chamboulée par la religion judéo-chrétienne. S’ensuivent des réflexions sur les enfants – les pré-ado – comprenant bien mieux, acceptant plus facilement les rapports entre adultes du même sexe. Au niveau des parents l’homosexualité fait écrouler tout un passé de vie, gèle toutes les projections, gomme les représentations. Comme le fait remarquer Marc nous sommes construits sur un schéma qu’on nous oblige à respecter le conformisme. Dans les milieux artistiques,  de la Haute Couture, de la mode, l’homosexualité est non seulement acceptée mais appréciée. Presque revendiquée.

L’homophobie est d’abord présente chez les homosexuels; à ce propos lire ou relire, l’article paru sur le blog:

http://www.libidosexualite.com/2011/01/homophobie-ou-la-haine-du-different-dans-la-transgression-des-preferences-sexuelles/

La principale fonction de l’homophobie est de légitimer l’hétérosexualité. Une mère parle de l’homosexualité de son enfant qu’elle assume. Après avoir entendu les intervenants et les participants au débat, elle dit être rassurée, soulagée de devoir abandonner cette culpabilité qui l’a assaillie sans savoir de quoi elle devait se sentir coupable. Quand une d’entre elle emploie le mot « tolérance« , elle rétorque, que ce mot la dérange puisqu’il implique qu’il faille faire un effort pour accepter celui qui est  supposé n’être pas aussi bien que les autres… Quand son enfant lui a appris son homosexualité, « je suis restée comme deux ronds de flan, mais ça n’a jamais remis en question mon amour pour lui; ça n’a rien changé ». À la question de Marianne « Reçois-tu son ami ? Pas encore, car je ne le sais que depuis 3mois ; je connais son prénom; il est de famille musulmane et ses parents l’ont éloigné comme si ça pouvait le faire changer de sexualité. Ce qui fait me fait porter un poids supplémentaire est qu’il interdit de le dire à son père; ça me met dans une situation difficile; même si dans la famille de mon mari une nièce est homosexuelle; entre une nièce et son propre fils il y a de la marge… Liliane acquiesce à cette confession publique; remercie pour ce qui a été dit, si difficile à dire au sein d’une famille; vivre son homosexualité est cause de bien des ruptures familiales. Une des participantes demande si la question d’avoir essayé avec les filles avait été posée ? Non parce que cela impliquerait d’essayer autre chose, une sexualité conforme à la norme. Marianne constate que nous vivons coincés dans une idéologie ambiante qui n’avoue pas; les générations se suivent et continuent la même chose sans évoluer.

« Mon frère était poupée, moi la fille, j’étais camion, mais nous on n’a pas « tournés » ni l’un ni l’autre, dit en riant une participante! Comme quoi même les jeux de l’enfance ne  prédisposent à un type de sexualité plutôt qu’à un autre.

Et pour conclure Liliane montre une page découpée du journal Nice Matin « Nice a besoin d’augmenter ses recettes touristiques. Pour ce faire Nice fait appel à la mouvance  gay  en créant sur la Côte une formation de personnels hôteliers spécialisés dans l’accueil de la clientèle homosexuelle.

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Dans l’idéal, l’amour maternel est inconditionnel. La mère aime l’enfant qu’elle porte dans son ventre et nourrit de son sein. Nous l’avons vu précédemment la mère représente TOUT pour son enfant : chaleur, nourriture, soins, satisfaction, frustrations (dès lors qu’elle tarde à le nourrir par exemple). L’enfant est dans ce que l’on appelle en état narcissique.  Comment pourrait-il en être autrement puisqu’il est certain d’être aimé par sa maman. N’est-il pas le plus beau, le plus intelligent, le plus admiré ?   Étant donné qu’il est TOUT pour sa mère, recevoir cet amour inconditionnel est un dû.  Ce n’est que plus tard (9/10ans) que l’enfant va s’ouvrir au monde, s’apercevoir que les autres existent et qu’eux aussi attendent des preuves d’amour venant de lui; cet amour se manifestera par des cadeaux (dessins, poèmes qui remplissent nos cartons, la porte du frigo). Et cela jusqu’à l‘adolescence moment où il ne devra plus se servir d’autrui pour satisfaire ses besoins et ses propres désirs. La mère donc, doit donner à l’enfant confiance en la vie. Lui permettre de se sentir en sécurité. Et quoiqu’il fasse dans sa vie de bien ou de mal, rien ne lui fera perdre son amour. La mère, par son amour devra néanmoins apprendre à son enfant la nécessité de se séparer d’elle. Qu’il devienne autonome.

L‘amour paternel est conditionnel c’est à dire soumis à la raison et au jugement. Le père aime son enfant parce qu’en lui il place ses valeurs, il instaure la conscience de la loi. Le père représente la loi de la société dans laquelle il vit et évolue, société qui fonctionne avec ses propres règles que le père aura d’abord faites siennes. L’enfant dès 6 ans a besoin de l’amour de son père et de ses conseils. Le père en tant que guide l’aidera à affronter les épreuves dont la vie est jonchée. L’enfant devra, tôt ou tard, répondre de ses actes, être responsable de ses actes devant la loi représentée par le père qu’il aura su avec tendresse et fermeté lui inculquer.

L’enfant mâture aura fait siens l’amour inconditionnel de la mère et l’amour responsable du père en s’affranchissant des représentations extérieures des parents pour les édifier à l’intérieur de lui-même. 

Par contre en privilégiant une conscience au détriment de l’autre, l’enfant développera une personnalité névrosée. Peu objective, empêchant son développement dans le cas d’une conscience maternelle trop développée; dure et inhumaine si la conscience paternelle prime. La névrose naîtra d’un développement inadapté conditionnée par le fait d’être resté accroché à une des deux figures parentales. Soit d’un trop fort attachement  centré sur la mère, soit d’un attachement rigide centré sur le père. Le passage entre ces deux attachements et la synthèse qui en aura été faite fondera la santé mentale de la maturité.

L’amour infantile suit le principe « j’aime parce que je suis aimé ». L’amour parvenu à maturité « je suis aimé parce que j’aime. L’amour inachevé  » je t’aime parce que j’ai besoin de toi ». L’amour accompli « j’ai besoin de toi parce que je t’aime ».

L’amour ne commence véritablement à s’épanouir que lorsqu’il s’attache à ceux qui ne remplissent pas une fonction à notre égard.(E.Fromm)

Bien aimer, voyez-vous n’est pas si simple ! L’amour met en œuvre un processus qui engage la responsabilité des parents, leur manière d’être, de s’aimer au sein du couple; de là découlera ce qu’ils transmettront à l’enfant qui fera d’un enfant un individu équilibré ou non.

Les choses se compliquent quand deux êtres se rencontrent pour vivre une histoire d’amour. Dorénavant nous pouvons concevoir que dans une relation amoureuse nous ne sommes pas seulement deux mais au moins six…Sans pour cela qu’il s’agisse d’une orgie !

« Ah ! Parlons en des marques d’amour de mes parents, » s’exclamait Josiane en séance. Ma mère était tellement en phase avec sa vie de merde, qu’elle nous a abandonné, mon petit frère et moi; j’avais 3ans. Et mon père ? Lui était seulement responsable de sa bouteille; ses valeurs étaient celles du PMU. Lorsqu’il misait sur des canassons, des tocards ou des outsiders dont un avait la chance d’être dans les trois premiers il allait au bar du coin s’arsouiller jusqu’à ce qui ne lui reste plus une thune. Vous en voulez des parents responsables de leur progéniture ? Venez chez moi ! sanglotait-elle.

Régine évacuait ses larmes discrètement. Mon père ? Mon père, ricanait-elle férocement à son souvenir. Il est parti avec la meilleure amie de ma mère qui pleure encore vingt ans après.

Et pourtant ces quatre là, ces deux couples parmi tant d’autres qui donnèrent Vie, ont prononcé à un moment donné le « JE T’AIME » fatidique sans aucun autre engagement que celui qui les a enchaîné à un destin sordide

Que signifie cette déclaration d’amour qui, pour Derrida « est un mot valise qui signifie qu’un message conformément à son destin ne peut arriver à destination »

« Je t’aime, je t’aime c’est tout ce qu’elle sait dire » chantait Claude Nougaro : Un’ petit’ fille en pleurs dans une ville en pluie/Où est-ell’ Nom de Dieu !/Elle a dû remonter par la rue d’Rivoli/J’ai d’la flott’ plein les yeux/Parc’ qu’elle avait rêvé je ne sais quel amour/Absolu, éternel/Il faudrait ne penser, n’exister que pour elle/Chaque nuit, chaque jour/Voilà ce qu’elle voudrait. Seulement y a la vie/Seulement y a le temps/Et le moment fatal où le vilain mari/Tue le prince charmant/L’amour, son bel amour, il ne vaut pas bien cher/Contre un calendrier/Le batt’ment de son cœur, la douceur de sa chair…/Je les ai oubliés./Où donc est-ell’ partie ?/Voilà qu’il pleut des cordes/Mon Dieu regardez-moi/Me voilà comme un con, place de la Concorde !/Ça y est, je la vois/Attends-moi !/Attends-moi !/Je t’aime !Je t’aime !Je t’aime !…(Vous entendrez les paroles en musique en cliquant sur ce lien http://www.youtube.com/watch?v=RhzB7xQc34U

« Je t’aime  » Alors que les portes du train se fermaient, sa bouche en un rond formait un « je t’aime » distinct. Que voulaient dire ces mots là dans sa bouche qui ne l’avait jamais prononcé, qui ne le prononcerait plus parce que sa vie le quittait ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ne m’a-t-il jamais dit je t’aime quand il aurait pu le dire ? À qui le disait-il? À sa vie qui s’enfuyait ? À sa mère qui ne le lui avait jamais dit ? À son fils qu’il ne reverrait pas ? À toutes les femmes qu’il avait aimé et dont je représentais un échantillon de l’amour inconditionnel donc masochiste ?Voulait-il avant le grand saut s’assurer de mon amour  éternel pour lui ?Je ne saurais jamais si ce « je t’aime » m’était totalement destiné mais qu’importe puisque sur le quai de la Gare de Lyon, un homme que j’ai aimé jusqu’à me renier me disait enfin JE T’AIME.

Dire « je t’aime » n’est-ce-pas attendre de l’autre une déclaration d’amour ? Car les gens qui s’aiment ont -ils besoin de se le dire ? Je vous laisse répondre à ces questions.


Du mur de Berlin depuis 22 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !

Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur  fontanelle.

Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants  sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.

Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.

Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci, identique aux autres auxquels elle a cru ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?

D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent  vie au plus sordide des murs de NYC.

Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.

Hommage à tous les jeunes artistes tagueurs et notamment à Rayan.


Fleurs de Sào Paulo

D’un rendez annulé, je saisis l’aubaine, trop belle, pour aller faire un tour dans le jardin. Je descends lentement les marches qui descendent au parc où je n’irai pas. Les  branches  des arbres ont été coupées et il ne reste du seul eucalyptus qu’un tronc débarrassé de ses écailles et des moignons qui rendent l’aspect de ce qu’il en reste  tristounet. Amputé, l’eucalyptus n’a plus rien d’élégant encore moins de majestueux; il est maintenant isolé de la fraternité des pins dont les branches pareilles à des bras se touchaient, s’embrassaient presque. Pauvre Eucalyptus ! Il paraît bien seul au milieu du parc et les pins, dont les jardiniers ont aussi raccourci les branches, sans toutefois les transformer en arbre-tronc, se détournent, arrogants, de cet arbre castré qui n’a plus rien à exhiber qu’un tronc pâle, lisse, triste à pleurer.

Assise sur une marche face au soleil, je respire profondément en méditant sur la beauté de la végétation qui m’entoure. Un bruit léger, un craquement, me fait ouvrir les yeux sur un écureuil dont la queue en panache roux, saute de branche en branche et, se retrouvant sur l’herbe, sa tête, un coup à droite, un coup à gauche, disparaît dans le laurier sauce…

Trop malin lui ! Prévoyant (n’est-il pas l’emblème de l’épargne ?) il s’éloigne du genre humain. Et ma tête s’en va à New York. Les écureuils là-bas ne sont pas qu’à gambader dans Central Parc; ils viennent  sur le rebord des fenêtres frapper leur museau sur la vitre. Les écureuils de la ville de NY ne sont pas beaux non plus. Gris, le pelage d’un rat des villes, comme les Roms au carrefour de la voie rapide implorent pour avoir de l’argent, leurs petits yeux vifs implorent leur nourriture. Jamais on n’ouvrait  la fenêtre de peur d’être mordus par ces petites bêtes affamées.  Leur morsure pouvait – se disait-il – provoquer la rage…

Les étirements, la tête d’un côté, de l’autre sur mes épaules endolories remettent en place mon dos maltraité par l’assise devant l’ordinateur… Je remonte lentement les marches en humant les iris parés de leur couleur mauve; ils embaument l’escalier. C’est au tour des glycines à peine ouvertes à prendre le relais par leur parfum tenace. Décidément, je n’ai pas envie de rentrer. Pas tout de suite. Pas si vite. Pas de consultation qui m’y obligerait. Alors, je vais rendre visite au camélia rouge qui a déjà perdu toutes ses fleurs. Ne restent que ses tiges vertes, épaisses.   Le cadeau de ma fille, un pommier magnifique dont les fleurs presque toutes ouvertes annoncent le printemps chéri à mon cœur. Et puis, dans une des jardinières qui marquent l’interdit de stationner, une tulipe jaune tombée là par hasard parmi les géraniums qui lui ont fait une place.

Hésitante, je n’avais toujours pas envie de me poser devant l’écran. C’est alors que je succombais. »Allez, prolonge un peu ta promenade ! Profite encore du soleil, » disait ma voix intérieure! Sans trop me faire prier, je contournais la bâtisse. Il fallait que je vérifie une chose étrange pour savoir si cette chose  relevait d’un effet d’optique ou de la réalité de ce que mes yeux avaient vu.  Il y a quelques jours, regardant le ciel chargé de gros nuages noirs, j’aperçus par la fenêtre de la cuisine située plein Nord, une tige de tomate.  Elle était là, dressée, dans la jointure, coincée dans le renflement des canalisations qui s’imbriquaient l’une dans l’autre. Quelques jours en arrière après cette constatation il m’a semblé voir sur la tige une petite, toute petite fleur jaune. Ce n’est qu’aujourd’hui que je pus vérifier la  véracité  de  la petite fleur jaune  qui s’était transformée en une toute petite, mais bien réelle, tomate rouge cerise.  Encore une fois je m’ émerveillais d’être témoin de Dame Nature qui contournait tous les obstacles en donnant la vie.

N’allez pas croire à un poisson d’avril. N’allez pas croire non plus qu’avec cette tomate-cerise il y a de quoi faire une salade. Je vous invite seulement à constater  par vous-même l’étonnante force de la vie qui s’infiltre partout et réussit à s’adapter quels que soient les obstacles…

Couleurs de l’amour

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Rouge comme passion et tes lèvres cerise

Bleu comme myosotis et tes yeux lavande

Gris comme l’asphalte sous la pluie et ton teint de fumeur

Vert comme la colère et les branches des palmiers même en hiver

Noir comme la nuit sans étoile, le khôl de ses yeux et ta peau que tu brûles au soleil

Jaune comme le bouton d’or sous ton menton qui me dit ton amour. Tout près de l’or du bouton la pâquerette annonciatrice du printemps. De leurs pétales blancs elles parsèment les prés faisant un tapis où nous irons  rouler pour déguster nos bouches

Blanc comme la neige et l’ivoire de tes dents

Rose comme tes lèvres humidifiées par mes baisers.

Brun comme le toast du matin que tu enduis de miel.

Oranges, comme celles du triptyque de Jérôme Bosch pour éclairer la prison où tu t’enfermes

Sépia comme la photo où mon grand-père se tient debout droit et fier devant sa forge.

Arc en ciel comme une peinture de Vincent,

Violet comme les iris de ce même Van Gogh et de tes yeux après l’amour.

Turquoise comme la pierre que tu portais à ton doigt.

Poivre et sel comme ta barbe d’après nous…

Voici quelques couleurs pour égayer nos cœurs et nous mettre au diapason du printemps qui pointe son nez. Enfin !

Ce que je vais relater là est le 3ème Sex-o-café. Malgré ce retour en arrière une question me taraude qui jusqu’à ce jour reste sans réponse. Curiosité, sortie mensuelle, voir du monde, se renseigner ? Qu’est-ce qui vous fait fréquenter le Sex-o-café ?

Peut-être un jour me donnera t-on une réponse qui me satisfasse. Quoiqu’il en soit voici comment s’est déroulé cette édition là!

Bordel au café aurait pu s’intituler ce SEX-O-CAFE là ! Oh, là, là Lyli n’y va pas de mains mortes et pourtant elle n’a pas tort ! Merci de le reconnaître. Éric, entre autre, était très mécontent. D’ailleurs il est le seul à l’avoir manifesté ouvertement avant la clôture. Fidèle depuis le premier rendez-vous et prenant la parole bien à propos, cette fois-ci, pour lui, il en fut tout autrement. Puisqu’il n’a pu parler que pour dire en fin de séance sa (presque) fureur.

Que s’est-il passé dans ce troisième rendez-vous ? D’abord une arrivée massive de personnes qui ne s’étaient pas inscrites ou qui avaient transgressé la règle – en sexualité la règle se transgresse facilement. Dans le cas qui nous occupe il faut savoir que nous ne pouvons guère dépasser une trentaine de participants compte tenu de l’exiguïté de la salle. Or, les participants sont arrivés par flots successifs bien au delà de 20h45 pour atteindre le nombre de 56. (56 c’est le nombre où Anne s’est arrêtée de compter. Elle y perdait son latin (les gens continuaient à rentrer) et la pagaille aidant elle se perdit dans les comptes. Onze messieurs. Il ne vous reste qu’à faire la différence pour avoir les dames.

Deuxième point qui concerne le retard. Les retardataires rentraient la fleur aux dents en produisant un sacré remue-ménage. Jojo (qui est Jojo? : le maître d’hôtel du bar, dévoué et très attentif aux allées et venues de la clientèle du 3.14) Jojo donc, en bon papa-poule doit ramener à chaque fois de quoi poser le postérieur des personnes en retard et en surnombre. Comment remplir un œuf? C’est la question que Jojo a du se poser ce premier avril. Oui, c’est vrai c’était aussi le premier avril, et peut-être certains étaient là pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une farce, que nous allions bien parler d‘Amour et de confusion. Pour la confusion c’est sûr, elle régnait. Quant à l’amour d’après certaines qui s’en plaignaient on en parlait pas beaucoup mais beaucoup trop de la sexualité.

Lyli, vas-y ! Raconte-nous autre chose que l’intendance, autre chose que de la promiscuité ! Je vais en parler mais d’abord faut planter le décor, non? Oui, parler de l’ambiance est important pour les lecteurs du blog. Reine et bien d’autres ayant justement critiqué le mauvais rapport antérieur. Aujourd’hui je m’applique.

Anne avait réglé la caméra prête à filmer, et ce, bien avant le comptage. C’est donc dans cette ambiance désordonnée, bruyante que Liliane, notre modératrice, rappela les règles élémentaires, demanda un peu de silence – qui se fit attendre longtemps – pour que nous puissions commencer. Cette fois, je pris la parole en premier. Tremblant de tout mon corps tout autant de la main qui tenait le texte, j’arrivais, me sembla-t-il à lire haut et fort le résumé d’un livre de Georges Abraham intitulé « Tout savoir pour comprendre l’érotisme de l’homme et de la femme » Ce texte résume dans sa totalité ce que j’essaye de faire passer comme idées. Est-ce utopique ? Sortir la sexualité de la boue dans laquelle elle se vautre, la sortir du graveleux, de la pornographie. Il est utile de considérer la première phrase du texte : « Ce n’est pas la sexualité qui épanouit l’être mais son accès à l’érotisme. S’ensuivit l’énumération des chapitres avec un très bref récapitulatif sur l’amour : Où prend-il sa source? Il est défini par ses contraires – La chimie de l’amour et la tempête hormonale qu’elle déchaîne dans le corps amoureux – L’amour sous toutes ses formes et ses appellations – et pour finir  » Confusion que sème la sexualité dans la relation amoureuse. » Vous pourrez retrouver les articles sur le blog. Ouf! Je respirais mieux, bien même; j’avais passé le cap en me lançant à l’eau et vaincu cette paralysie qui, les autres fois, me rendait muette. Ah, bon ? Les anciens n’avaient pas remarqué ma panique de prendre la parole en public?

Ensuite, il sera abordé les différences entre femme et homme dans la sexualité. Pour l’homme, le corps sait et ça marche tout seul. Il découvre l’orgasme sans avoir à l’apprendre. Par contre pour la femme qui ne le connait pas spontanément, l’orgasme sera le fruit d’une découverte plus ou moins heureuse du corps. Il décompose l’orgasme en quatre temps :

1- La phase d‘excitation. Elle se manifeste pour les femmes par humidification des parties génitales, les seins gonflent ainsi que les lèvres et les mamelons se dressent en durcissant. Pour l’homme lui, son érection prouvera son excitation. L’adrénaline se déverse à ce moment là entraînant une tension agréable.

2- La deuxième phase en plateau maintient l’excitation pendant que toutes les modifications de l’appareil sexuel sont exacerbées sous l’effet d’hormones.

3- Vient ensuite l’orgasme à proprement parlé qui envahit d’une douce euphorie avec des contractions plus ou moins fortes, notamment des contractions utérines.

4- La phase de résolution : le pénis, le clitoris, le vagin, les mamelons retrouvent leur taille initiale.

Le point G : localisation de son emplacement. Petit détour du côté des yogis tantriques : pour eux il existe 4 points répartis autour du point G.

Le moment est venu de parler d’amour et de philosophie. Platon et Aristote sont au menu. Amour difficile pour Platon puisqu’il est désir et que le désir provient d’un manque (utile de faire une piqûre de rappel d’un sex-o-café antérieur) alors que pour Spinoza (ou Aristote) l’amour est une joie qui se traduit par « aimer c’est se réjouir de ». Quoiqu’il en soit dans l’amour s’opposent les contraires. Au même titre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir faim pour aimer manger; il suffit de manger d’un bon appétit et aimer ce que l’on mange. Pour l’amour il en est de même. On n’a pas besoin d’être frustré pour faire l’amour…

L’éveil érotique est caractérisé par une grande violence émotionnelle. La rencontre sexuelle rend possible la propagation des ondes de plaisir… L’érotisation du corps de l’adolescent provoque un tumulte subi.

L’hormone du Plaisir est l‘ocytocine. C‘est elle qui lie l’enfant à sa mère lors de la tétée et serait garante de la fidélité dans le couple. Expérience de laboratoire sur des rats qui deviennent monogames suite à l’injection d’ocytocine dans le cerveau. Mesdames vous savez ce qu’il vous reste à faire. Une picouse d’ocytocine et tout rentrera dans l‘ordre et votre homme au bercail dans ses charentaises ! Cette hormone est aussi et surtout responsable de l’attachement. Attachement dont j’aurais bien aimé qu’on le développât. Mais qui fut passé sous silence. Manque de temps.

L’exposé terminé donna le top à l’assistance qui se leva pour aller chercher un verre. Re-branle-bas de combat, l’assistance relativement assagie, s’ébroua, sortit en trombe pour s’abreuver…

Ensuite ce fut tout et n’importe quoi. Un charivari au retour du bar. Des questions rarement posées. Un certain parla à plusieurs reprises de la confusion existant entre l’amour et le désir. Il insista pour dire que l’amour mettait du temps pour arriver. Il évoqua la générosité indispensable sans attente de quoique ce soit en retour; (ce en quoi il a totalement raison). J’ajouterai à la générosité le respect de l’autre. Il décrivait, nostalgique, l’amour idéal dont on rêve tous. Liliane prit pour exemple « L’art d’aimer » d’Erick Fromm et mentionna qu’il y a autant de voies que d’individus.

Une participante fait un parallèle « entre la cellule animale et la part animale de l’homme qui oscille de l’un à l’autre : tendance pulsionnelle rééquilibrée par la satisfaction qui diminuera la tension. L’éducation bien intégrée fera de la relation sexuelle le bonheur ou le malheur de le pratiquer. C’est compliqué pour se mettre en état de réceptivité. » Les interventions de cette personne étaient bien à propos, intéressantes. Et l’amour dans tout ça ? « Nous aussi (les femmes) nous pouvons avoir un côté bestial » l’air de dire que ce côté pulsionnel, animal n’était pas seulement réservé aux hommes. Oh ! Combien elle a raison !

Une autre avait envie que l’on lâche le côté sexuel pour parler d’amour: « On ne parle que de sexe et si peu d’amour » se plaignait-elle!. Ce à quoi il fut répondu par une autre femme « Quand on aime on connaît ce sentiment profond. Mais il faut une certaine maturité et vivre certaines expériences pour arriver à faire l’amour sans amour ». Ce fut un grand moment car ce que voulait exprimer cette dernière était que l’amour est un art; faire l’amour sans forcément éprouver un sentiment amoureux relevait d’une générosité, du don de soi et d’aimer faire l’amour. Un retour du nostalgique pour l’amour idéal où le charme a besoin de temps pour agir; la notion de l’amour qui s’enracine avec le temps est important pour aimer… Ce à quoi il fut rétorqué » Ça me décevrait de savoir que je n’aurais qu’un homme dans ma vie! »

Faudrait-il encore savoir et vouloir apprendre à prendre son temps; chose fort peu probable dans nos sociétés d’hyperconsommation où tout doit se faire vite et passer à autre chose si cela ne marche pas dès le début. À moins que la remise en question de nos valeurs…Mais c’est un autre sujet !

Il est ici évoqué un code qui suivrait un fil génétiquement déterminé qui nous conduirait… Un autre participant : 50°/° des gens se rencontrent sur leur lieu de travail. C’est l’endogamie qui prime! Est-ce la facilité ? Est-ce pour cela que les couples vont si mal ? Ce sont des questions qui se posent souvent.

Comme l’heure avançait à grand pas vers 22 heures la plainte d’Éric se fit entendre. Il ne viendra plus au SEX-O-CAFE dans de telles conditions. J’ai reconnu là de la frustration et presque de la colère…Liliane informe du thème du prochain SEX-O-CAFE : La sexualité compulsive.

Nous remercions chaleureusement l’assemblée. La grosse et magnifique porte s’ouvre sur l’œuf plein qui se fissure libérant les participants qui continuèrent leurs conversations. J’ai été remerciée des précisions que j’avais apportées, de la compréhension qu’elles en ont eue. Merci à ceux qui ont osé parler et à ceux qui ont écouté.

Comme quoi les sex-o-café se suivent mais ne se ressemblent pas. En attendant le prochain compte rendu du dernier débat (le chagrin d’amour, comment y remédier)…Je vous souhaite tout de bon.

Au noyau dur du sex-o-café, se mêlent des participants qui ne connaissent pas les règles de ce rendez-vous mensuel que Liliane rappelle systématiquement. En autre règle, celle de prendre une consommation en remerciement du Salon Shiva que le 3.14 met à notre disposition gracieusement. Réunis pour un partage à vivre autant que possible dans le respect de la libre parole, sans obliger quiconque, il est de bon ton d’accepter les règles de convivialité, qui loin d’être tyranniques rajoutent à la bonne humeur. Transgresser cette première règle en refusant haut et fort, comme ce fut le cas par une des participantes, est inconvenant et irrespectueux envers le staff et ses invités. Ceci étant dit nous pouvons aborder le vif du sujet qui ce soir là était comment se débarrasser d’un chagrin d’amour…

Le chagrin d’amour, résultat d’une passion avortée, n’a été que très peu soulevé puisque nous avons débattu essentiellement de la passion et du coup de foudre. Par contre vous trouverez le texte concernant la chimie de la passion, l’influence des hormones rédigé et lu par Liliane, que je tiens à retranscrire à la demande de quelques personnes.

Que se passe-t-il dans le cerveau lors du coup de foudre ?

Le coup de foudre modifie la chimie du corps, secrétant des molécules qui favorisent les « pensées obsessionnelles ». Il libère aussi de la peur lorsque la relation prend forme et peut débouler sur la confiance réciproque, grâce à des hormones de l’attachement.

Tout se passe dans le cerveau, dans la partie basse appelée l’hypothalamus, région en forme d’entonnoir. De la taille d’un ongle, elle rassemble les centres de commandes des grandes fonctions du corps (reproduction, régulation de la prise alimentaire et de la soif, contrôle du poids, maintien constant de la température de l’organisme et enfin sommeil). Elle est traversée par les voies nerveuses du plaisir et de la souffrance, les systèmes qui font naître le désir et l’entretiennent. Dans cette partie basse du cerveau, se trouve tout ce qui est nécessaire à l’entretien de la vie.

C’est aussi une glande qui déverse le produit des secrétions dans la circulation sanguine destinée à irriguer l’hypophyse, glande pré copulatoire. Il assure ensuite la poursuite de l’acte proprement dit.

La noradrénaline est l’hormone qui accélère l’activité des neurones de l’hypothalamus et amplifie le désir. Elle agit sur toutes les neurones, y compris celle de la satiété d’où une réduction de l’appétit. Notez le vieil adage des amoureux : « vivre d’amour et d’eau fraîche ».

Elle augmente aussi la mémoire de tout ce que dit ou fait l’être aimé. On se rappelle tel geste, tel mot. 80 % des amoureux disent disséquer le moindre acte et la moindre parole de l’être aimé. Ils sont alors attentifs à tout ce qui peut confirmer le fait qu’ils sont aimés ou non.

Les pensées échappent à notre contrôle.

Le sentiment amoureux est un liant du couple qui a permis à l’espèce humaine d’évoluer.

Faire l’amour et avoir du plaisir nous attache à notre compagnon.

Il y aussi l’ocytocine, qui est libérée dans le cerveau en réponse aux stimulations de la sphère génitale. Elle accompagne la montée en puissance du couple désir/plaisir en provoquant l’amplification des systèmes dopaminergiques. Déversée dans la circulation sanguine par l’hypophyse, elle accentue les contractions rythmiques des muscles génitaux qui amplifient en retour sa libération, réflexe contribuant ainsi à emballer le système jusqu’à l’orgasme. Celui-ci a donc son siège dans le cerveau et orchestre les manifestations organiques.

La dopamine est un neurotransmetteur, c’est à dire une molécule chargée de transmettre l’information entre les neurones. Dans le processus d’une addiction, la dopamine est un neuromédiateur du plaisir et de la récompense que le cerveau libère lors d’une expérience qu’il juge bénéfique. Elle joue donc un rôle central dans la dépendance.

Le couple dans l’amour : chimie ou alchimie ?

« Grâce à l’imagerie par résonance magnétique, les chercheurs se sont aperçus que, lorsqu’on tombe amoureux, les zones du cerveau qui nous donnent du sens critique s’éteignent », explique le Dr Reynaud. Notre jugement se met donc en veilleuse. Pendant tout ce temps, on ne voit pas les défauts, on ne perçoit aucun petit agacement (ou si peu). On ne remarque pas les chaussettes sales qui traînent, les paquets de gâteaux vides rangés dans les placards. L’amour rendrait donc aveugle au sens premier du terme ! Oui, parce que pendant que nous n’y voyons que du feu, nous pouvons envisager de faire un enfant. Et donc, nous perpétuons l’espèce sans souci. Quand nos zones d’analyse se réveillent, les chaussettes sales réapparaissent… mais l’enfant est déjà là et il est trop tard pour réaliser que notre amoureux n’est pas celui que l’on croit. La nature a réussi son pari !

Dès que l’on tombe amoureux, on a souvent tendance à se « coller » à son partenaire et à renoncer de facto à des pans entiers de sa vie sociale « d’avant ». Finis les interminables coups de fil passés aux copines, oubliées les soirées cinéma impromptues avec les collègues de bureau, terminés les départs en week-end sur un simple coup de tête… Et là encore, les scientifiques ont un avis sur la question et une explication à fournir. « La nature a besoin que deux êtres en âge de procréer soient non seulement attirés l’un par l’autre, mais qu’ils aient également très envie de rester ensemble, raconte Lucy Vincent. On est donc dans un état de dépendance intense, on a mal quand l’autre n’est pas là. » Ce petit miracle – et ce gros manque –, sont en réalité dus à deux neurotransmetteurs que notre corps sécrète alors en quantité : la dopamine et les endorphines…

En fait la passion est la rencontre d’un aveugle avec une personne cachée… Est-ce triste de savoir que tout se joue dans la tête, que la passion est la conséquence d’un raz de marée hormonal? Ou bien doit-on se réjouir qu’une fois débarrassée du pathos et de la souffrance qu’elle engendre, on peut apprendre de la passion pour vivre pleinement et sereinement l’amour?
C’est ce que nous verrons dans le prochain article dédié à ce thème…

Sans l’alchimie du verbe, l’amour se réduirait à bien peu de chose : une attirance, une rencontre, une passade. Nommer c’est faire exister.

De la passion on peut dire que c’est un état de souffrance, une pathologie.

Pathologie, qui étymologiquement, veut dire étude des passions. Pour Romain Gory, la passion est le discours de la souffrance; pour Freud, l’intérêt de cette passion aide à supprimer le refoulement. Tant il paraît évident que dans l’amour on cherche à donner soit ce que l’on n’a pas eu, soit à combler ses failles et celles de l’autre, soit encore à reproduire ce que l’on a reçu. L’amour passion réactualise tous les manques de l’enfance, notamment au 8ème mois, moment de l’enfance où se crée l’angoisse de la séparation. Sentiment d’abandon. Abandon qui se vit à la fin d’une histoire d’amour quand la passion se termine.

Dans le salon Shiva après interrogation de Liliane « qui a vécu la passion? qui n’a jamais vécu de passion? » quelques mains se levèrent nous permettant d’identifier celles et ceux qui ont vécu des passions torrides et ceux qui n’en ont jamais vécu; il y avait aussi Marco qui n’a vécu ses histoires d’amour qu’au travers de la passion et ne conçoit pas, tel Don Juan, vivre l’amour autrement que passionnément. Celui-ci se plaint de ce que les femmes le quittent dès que leur passion s’achève pour elles. Marco ne veut pas transformer cette passion en amour plan plan, routinier; c’est, dit-il, l’idée qu’il se fait de l’amour une fois que la passion abandonne les femmes qu’il a aimées.

Liliane fait remarquer que rester dans la passion dépasse les capacités humaines qui, poussées à leur paroxysme, épuisent le corps. La passion est comme une guerre qui fatigue; il faut savoir à un moment donné déposer les armes et transformer ce cap de la passion en une relation constituée de deux personnes distinctes qui vont avancer ensemble dans le respect, l’amour, la tendresse. Marine fait justement remarquer à Marco qu’il est plus dans une relation fusionnelle qu’il nomme passion. La passion est destructrice, dit-elle. La passion est un état qui implique un certain masochisme pour qui l’éprouve et fait face à son pendant sadique.

Le couple infernal soumission/domination-bourreau /victime tel est le visage de la passion. Martine parle de passion qui ne peut durer lorsqu’elle demeure virtuelle via Internet. On a besoin de voir l’autre…Là, on est plus dans le désir insatisfait, on ignore ses propres besoins, on n’est plus dans l’échange; on se nie. Le corps et le psychisme souffrent de frustration, de privation.

Charlotte fait partie des personnes qui ont connu la passion. Elle parle d’absence de réciprocité où il est difficile d’exprimer ses désirs; on ne peut exister que par le désir de l’autre. Bien qu’être dans cet état, n’était pas pour elle être malheureuse. Oui ! bien sûr, tant que dure la passion! « Il faut avoir la capacité de vivre la passion. Ce n’est que rétrospectivement que je me suis rendue compte de la souffrance; que j’étais prête à souffrir pour rester avec lui. Il y a un décalage de l’amour entre les deux personnes. »
L’amour confirme Liliane est d’être dans les névroses complémentaires. Arlette prend la parole pour ajouter qu’il est important de vivre la passion pour arriver à aimer sereinement. La passion immuniserait-elle ? Il faut savoir se remettre en question. On est pas là pour être le sauveur de l’autre. Il est important de se poser des questions lorsqu’on répète le même scénario. La passion nous oblige à revivre la souffrance de l’enfant que l’on a été à ne pas avoir été aimé comme on aurait aimé l’être par ses parents. Apprendre à lâcher prise avec ses attachements. Le lâcher prise est une prise de conscience à ne pas confondre avec le compromis. Les problèmes dans le couple surviennent souvent à cause de la confusion dans les niveaux relationnels. On attend de la personne que l’on aime qu’elle nous aime autant, ou mieux que le parent nous a aimé. La confusion vient de ce que les rôles que l’on attribuent au conjoint sont vécus hors situation, sur des schémas qui n’ont plus cours et qui n’appartiennent pas à la relation présente.
Le couple est le creuset de toutes les névroses. Ne jamais oublier que la relation d’amour se joue autour de six personnes, au moins. La tendance de l’humain est de devenir paresseux en oubliant d’entretenir le feu; de ce fait le couple s’endort, la routine s’installe. Il est important de rester dans l’envie, cultiver le désir comme on le ferait pour son jardin.Le manque de créativité casse le couple. Rester éveillé, à soi, à l’autre.
Martine pense qu’un couple se fait à deux, or, les gens vivent pour eux, font abstraction de l’autre, ne le font pas exister; certains marchent seul, oublient l’autre. On a besoin de carburant et si le super ne convient plus il faut passer au diesel.
Pour aimer une personne il faut se connaître pour la connaître; aller à la rencontre de son propre passé affectif; ne pas rester sur ni avoir peur de l’échec. Chaque personne étant différente il est bon de rentrer en relation en étant vrai, authentique, éviter de se cacher derrière un masque pour plaire. La transparence rend-elle manipulable ? Se repositionner à partir de notre histoire personnelle. Savoir de quoi est rempli le sac que nous trimbalons; quelles casseroles traînons-nous derrière nous. Rentrer dans la conscience de ce que nous portons en nous qui ne nous appartient pas. Ne pas se renier, ne pas déroger à ses propres valeurs.
Martine a peur que la transparence rende manipulable et se veut exigeante et sélective pour éviter d’être manipulée ou de tomber sur des prédateurs…
Alors que nous allions aborder comment sortir du chagrin d’amour…la vidéo s’est arrêtée. Donc nous laisserons le dernier mot Marco qui dit « qu’en trente ans de passion je n’ai souffert que 2ans tout cumulé. Vingt huit ans de bonheur pour deux ans de souffrance, je ne regrette rien. Je n’y perds pas au change. »
Je vous souhaite une belle soirée.

Deux sexes pour les femmes

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Les mots tus tuent. Ils déguisent les adultes en devenir en pervers en puissance. Voyeurisme, exhibitionnisme, sadisme sont les comportements de pervers et le résultat de scénarios figés, condition de la jouissance pour ces personnes.

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Aline, mère d’un garçon unique de 11 ans est arrivée totalement désorientée, titubant presque en rentrant en consultation. Où Aline avait-elle laissé la belle assurance que je lui connaissais en tant que patiente? Pas besoin de la prier pour qu’elle raconte l’objet du remue-ménage intérieur qui l’affectait : « Depuis quelques semaines Marvin, est excité comme une puce; pour s’exprimer il n’emploie que des mots grossiers; quand il est sur le canapé et de préférence quand je suis dans le salon, il serre sa bistouquette (1) entre ses cuisses et se donne du plaisir. Évidemment je suis choquée, le lui dis; je lui précise que la chose là, assurément agréable, qu’il auto pratique doit se faire dans sa chambre, quand il est seul! »

- Voilà une bonne réponse qui ne devrait pas vous mettre dans cet état! – « Oui, non, rétorque t-elle, c’est la suite qui me perturbe » – Je l’engageais à me raconter cette suite qui manifestement la tourneboulait.

« Les femmes ont deux sexes m’a soutenu Marvin avec l’air effronté de celui qui sait! – « Savez-vous d’où lui vient cette information saugrenue? – Oui, il m’a avoué avoir regardé chez ma sœur un film X en pleine nuit, pendant que je dormais. Deux hommes enfilaient une femme avec leur gros machin, un dans le sexe de devant l’autre dans le sexe de derrière! Ce sont ses mots! C’est horrible! Je n’ai su quoi répondre et depuis je pleure devant le vice de mon fils…

Rassurer Aline était une priorité : son fils n’était pas plus vicieux que n’importe lequel des enfants de son âge mais tout simplement curieux de la chose interdite, jamais parlée. A 11 ans un garçon, pré-pubère, doit s’arranger avec la montée fulgurante des hormones. La manière provocatrice est le moyen qu’il a trouvé pour en parler avec sa mère. Avec ses mots, dire ce qui a été vu et qui dépasse certainement son entendement. Et dire dans l’urgence ne s’énonce pas forcément dans les règles de l’art de la bonne éducation (stérilisée) que Marvin a reçue.

Éducation stérilisée étant donné que les mots tels que masturbation, pénis, anus, vulve, ne sont jamais prononcés par Aline quand elle s’adresse à son fils pas plus qu’elle ne les emploie quand elle parle de son fils. Comme si ces mots là ne pouvaient franchir ses lèvres. Bâillonnée. Aline comme beaucoup de parents ne savent pas quoi faire avec les mots du sexe. Encore moins les employer à bon escient.

Je demandais alors à Aline s’il lui arrivait encore de moucher son fils. « A 11 ans? Vous voulez rire! Pourquoi une telle question? – »Que faites-vous quand son nez coule, si vous ne le mouchez pas? – Je lui dis d’aller moucher son nez avec un kleenex. – Il faut donc lui parler de la sexualité de manière aussi naturelle qu’un nez à moucher. Marvin a vu une femme se faire sodomiser. La sodomie d’une femme, que Marvin interprète comme étant son deuxième sexe, pendant qu’un autre lui pénètre la vulve est non seulement choquant pour un enfant mais qui plus est, lui incruste des images d’une grande violence, inadéquates à cet âge. Ces images traumatisantes perturbent les enfants; elles ont le pouvoir de faire de la pornographie un modèle de la sexualité adulte comme étant la norme sexuelle… Il est urgent de dire les mots adéquats, comme on le fait pour parler du visible nez au milieu de la figure. Il est urgent de nommer les organes génitaux et tout ce qui touche au sexuel avec les noms appropriés, simples, sans sous-entendus honteux ou vulgaires, pour les normaliser. Et ceci afin de préserver les enfants qui n’auront pas à aller chercher dans le cloaque de la pornographie, lieu malsain par excellence pour les enfants. Rien, dans les relations sexuelles entre adultes conscients et consentants n’est sale ni dégradant…Il en va tout autrement pour les enfants. Appeler un chat un chat, un sexe d’homme un pénis, un sexe de femme une vulve… Vous êtes choqué?

Les mots tus tuent. Ils déguisent les adultes en devenir en pervers en puissance. Voyeurisme, exhibitionnisme, sadisme sont les comportements de pervers et le résultat de scénarios figés, condition de la jouissance pour ces personnes.

(1)A propos de bistouquette employé par Aline pour désigner le pénis de son fils : coup d’oeil sur le dictionnaire pour vérifier l’existence de ce mot. Non, il n’est pas dans le dictionnaire (pas dans le mien en tout cas). Par contre j’y ai trouvé le bistournage : procédé de castration des animaux domestiques par torsion des cordons testiculaires. Je crois que c’est un peu ce qui se passe avec les enfants : une castration psychique quand on ne nomme pas les choses du sexe…

Fantasme, désir, orgasme, sexuel …profusion de mots qui sortis de leur contexte deviennent pornographiques.

La pornographie est la tendance perverse qui sous-tend toute l’économie. Actuellement l’hyper-consommation gère l’économie et si l’on en croit le philosophe Dany-Robert Dufour la pornographie est devenue une activité ordinaire qui s’affiche, s’exhibe publiquement dans les comportements. Le sexuel s’expose dans la démesure où l’obligation de jouir semble être la seule voie possible. Une sexualité vite consommée (speed dating); un contact instantané via Internet Aka Aki (procédé comparé aux phéromones chimiques, celui-ci étant électronique). Voici parmi tant d’autres activateurs sexuels pour ne citer que les plus softs.

La pornographie dans notre monde est devenue une industrie majeure. Les chiffres sont éloquents : la pornographie génère à elle toute seule, un chiffre d’affaire de 1000 milliards de dollars par an. Plus que les industries de l’armement et de la pharmacie. Hallucinant, ahurissant, non?

L’obscène est partout. Tout, tout autour de nous, incite à la jouissance. Au cinéma, à la télévision, sur Internet, dans tous ces divertissements des masses intervient l’obscène. Dans la vente des programmes télé du MIPTV à Cannes viennent en tête du palmarès : le sexe, le jeu et la spiritualité, les trois pouvant se combiner allègrement afin de multiplier les retombées pécuniaires.

Les Anciens distinguaient trois formes de libido qu’ils nommaient concupiscence :

* Libido de la passion des sens et de la chair (concupiscence de la chair)

* Libido impliquant la passion de posséder et de dominer toujours plus (concupiscence de la vie)

* Libido qui demande à voir et à savoir (concupiscence des yeux).

* On peut donc jouir sexuellement mais aussi jouir en possédant, en dominant ou en se procurant de la jouissance par le savoir. Ces formes libidinales procèdent toutes du même processus qui consiste à exciter l’une des trois libidos en tenant éloigné tout ce qui pourrait empêcher cette excitation d’aboutir à la jouissance.

* Oh! Ce n’est pas tant la jouissance l’élément nouveau du fonctionnement humain, de tout temps elle fut présente, mais la manière d’exhiber sa jouissance. L’exhibition, là est l’obscénité. Pour les Anciens philosophes il était obscène (malsain de porter au devant de la scène) de montrer ce qui devait être caché aux autres pour la simple et bonne raison que ce qui était vu pouvait être instrumentalisé par le jouisseur. Par cet acte de ne pas montrer aux autres découle le respect de l’autre qui interdit l’exhibition de la jouissance. Respecter l’autre, consistait à refuser sa libido (quelle que soit sa forme) dès lors qu’elle devenait envahissante, dès l’instant où la personne était en compagnie ou se devait d’éviter l’expression de sa jouissance devant n’importe qui au risque de se retrouver à devoir pactiser…

Malgré le temps qui pleure sur la Côte d’Azur préparez-vous à aller chercher les œufs demain dans le jardin. Joyeuses Pâques.

ΨψΨψ

Par les effets cycloniques des hormones déversées lors d’un rapport amoureux – voir l’article le corps physique répond allégrement pendant que le psychisme envahi par la poussée hormonale perd le sens de la réalité rendant la relation amoureuse idyllique.

De ce fait la confusion (le con et la queue en fusion) pénètre l’esprit nous faisant croire que l’amour est là alors qu’en réalité il s’agit d’un état physiologique bouleversé qui tendrait vers l’illusion du sentiment amoureux.

Non, je ne suis pas une empêcheuse de tourner en rond mais il faut arrêter de confondre l’émoi sexuel et l’amour, deux ressentis différents, même s’ils sont souvent complémentaires.

L’amour est comme un enfant, on le porte en soi. Ou pas.

L’amour se construit avant la naissance selon que l’enfant est désiré ou pas. Il se construit d’abord dans le giron maternel, ensuite il est circonscrit par un père aimant et respectueux de l’enfant qui lui donnera les limites en étant le tiers séparateur. C’est au travers du regard d’amour que les parents se portent et se manifestent au travers des gestes et de la parole (quand celle-ci n’est pas défaillante) qui fait grandir l’enfant. Si cette parole parentale est juste et respectueuse, elle apportera des réponses satisfaisantes au questionnement de l’enfant, la transformant en un véritable réservoir d’amour dans lequel il puisera pour vivre, dans l’harmonie, ses futures relations amoureuses.

La sexualité est la cerise sur le gâteau :

La sexualité se construit dès le berceau à partir de l’inconscient et des fantasmes. L’érotisme est une affaire de communication principalement psychique. La sexualité implique une rencontre affective, une sympathie, une complicité fantasmatique, un accord entre les inconscients. Or, les fantasmes se construisent dans l’enfance toujours dans le rapport aux parents dans ce qu’ils disent et ce qu’ils taisent. De ce que les parents mettent en mots en regard de leur sexualité et celle qu’ils autorisent à l’enfant. D’où l’importance de la parole (là plus qu’ailleurs) pour la construction sexuelle de l’enfant. Si la parole est inexistante l’enfant aura comme seul recours son imagination pour se représenter la place du sexe dans les relations humaines et son rapport au corps.

La sexualité est animée par deux mouvements : l’horizontalité et la verticalité. L’horizontalité (référence à la jouissance, à sa génération) et la verticalité (référence aux rapports de filiation, à la mort et au sacré.) Masculin et féminin concernent l’horizontalité ; leur complémentarité est responsable de la santé de l’individu. Paternel et maternel concernent la verticalité ; leur complémentarité relève de la santé de la famille.

Cela met en évidence la difficulté d’être parents (le seul métier qui ne nous soit pas enseigné) où la parole devrait passer par une communication claire, un échange verbalisé autrement que dans l’interdit, l’autorité

L’idée qu’une personne se fait de sa sexualité est déterminée toute à la fois par sa culture, son milieu social et son expérience personnelle. Surtout de la première expérience qui selon l’impact laissé dans son corps et sa mémoire déterminera une sexualité bien vécue ou non.

Le sentiment amoureux mêlé à une sexualité épanouie, parce que comprise, vécue dans le plaisir offrira toutes les chances d’une vie amoureuse réussie. Par contre ne rechercher que la satisfaction sexuelle en vivant une sexualité en excès est un mouvement de mort qui transgresse les interdits. Les deux interdits essentiels concernent la mort et la sexualité : « Tu ne tueras point » et l’interdit de l’inceste. Or, la violence est libérée dès qu’il y a transgression ; elle efface les limites par la levée de l’interdit, faisant ressortir la violence résiduelle, en tant que pulsion immédiate. La sexualité est le lieu où s’exprime facilement cette violence, lieu où la raison cesse d’agir…

« Pourtant que la montagne est belle » comme le chantait Jean Ferrat qui chantait aussi lorsque j’étais adolescente – sans que j’en comprenne le sens « Verticalement tu n’es pas une affaire/ Je sais bien/ Mais horizontalement c’est toi que je préfère/ Et de loin/

Le pain est sur la planche…il nous reste beaucoup de travail pour arriver à tout comprendre de notre fonctionnement psychosexuel.

Belle fin de fête Pascale…

Heureux premier Mai

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Joyeux premier Mai

Mes souhaits pour que le travail soit une fête et non pas une corvée.

« L’érotisme suggère, la pornographie hurle en outrepassant les frontières du goût, elle offusque la sensibilité. »
Cette réflexion d’Yves Salgues dans « Gainsbourg » vient-elle corroborer le peu d’enthousiasme à la participation du dernier sex-o-café ? Est-ce si choquant à débattre de la pornographie? N’y a-t-il pas à apprendre de la distinction que l’on peut en faire avec l’érotisme?
La pornographie est-elle à ce point ressentie comme honteuse, dérangeante,sale, répulsive sans chercher plus loin qu’accepter les idées toutes faites établies sur l’ignorance et l’absence de curiosité ? Doit-on rejeter le mot même qui désigne la jouissance sexuelle provoquée par l’exhibition au premier degré et en gros plan des parties sexuelles – génitales négligeant par ailleurs le corps dans sa fonction érotique ? Par quel biais arrive-t-on à concilier fantasmes/pudeur/jeux érotiques sans faire soi-même la part des choses qui ne peut s’établir que sur le vécu des expériences ? Peut-on qualifier de répugnant un comportement sexuel que l’on ne pratique pas en l’affublant d’adjectifs obscènes, graveleux tout en revendiquant sa pornophobie? Car qu’est-ce-que la pornographie sinon la mise en scène outrageuse et caricaturale de représentations d’actes sexuels? Actes qui en privé n’ont rien de honteux, mais qui rendus publics et exhibés aux regards focalisent sur la génitalité et la performancehors norme des acteurs, entre autre. Mettre le doigt sur l’effet désastreux de la pornographie qui fera tôt ou tard négliger la/le partenaire parce qu’elle n’est qu’un moyen de satisfaire une pulsion, réveiller une excitation qui sans son aide n’existerait pas. Mettre en garde du moment où le recours à la pornographie devient si péremptoire qu’il y a incapacité à s’impliquer dans une relation qui la dépouillera de tout sentiment, de toute émotion en faisant du partenaire un élément superflu, non indispensable et parfois même dérangeant… ou se servant de lui – le partenaire – comme d’un instrument pour assouvir un plaisir insatiable qui transformera à plus ou moins longue échéance la relation intime en une pratique solitaire que même la compulsion masturbatoire ne pourra satisfaire. Ce n’est pas le désir qui est mis en scène dans la filmographie porno mais une surenchère des signes de la jouissance (cris évoquant l’orgasme, partenaires multiples, érections phénoménales qui durent, gros plan sur des giclées de sperme intarissable et sur le plaisir sans fin des femmes…ect…) ayant pour conséquence de réduire la personne à sa seule pulsion sexuelle. La pornographie exige d’être vue, d’être entendue; c’est en cela qu’elle se différencie de l’érotisme.
C’est tout cela dont il a été question au Sex-o-café. Mais aussi la place que tient la pornographie à l’adolescence : de quelle manière les adolescents sont touchés par la pornographie facilement accessible par Internet. Les garçons réagissent en s’identifiant plus facilement que les filles aux acteurs des films porno. Les garçons familiarisés avec leur sexe qu’ils masturbent lient plus aisément l’excitation sexuelle à la vue alors que les filles vont préférer l’imaginaire pour y retrouver l’intériorité de leur organe génital caché. Les jeunes dans la société sexualisée à outrance transformés en consommateurs sont une véritable manne pour faire vendre tout et n’importe quoi…
Judith Reisman qualifie la pornographie visuelle, d’érotoxine. D’après cet auteur la pornographie agit sur le cerveau comme une drogue. Regarder des films X déclenche des poussées d’adrénaline ainsi que des sécrétions de testostérone, d’ocytocine, de dopamine et de sérotonine. Ce véritable cocktail fait de la pornographie un puissant excitant qui provoque flash et euphorie. Elle ajoute que ce n’est pas un excitant sexuel mais un excitant par le fait qu’il mêle la peur, sexe, honte et colère.

Belle fin de journée.

Certaines personnes se sont construites sur leur seule volonté (je veux y arriver), cimentées par le seul  désir de parvenir à leurs objectifs (j’y arriverai), bétonnées par leur réussite (je me suis faite toute seule). Alors, pourquoi parvenues à un tournant de leur vie, tout  l’édifice se fissure, se délabre, finit par s’effondrer? Parce qu’un corps ligoté, sous tension d’une pensée exigeante, tyrannique, s’enferme dans un carcan, une cuirasse qui semblait, pour ces personnes, indestructible. Parce qu’un corps muselé comme  la presse iranienne ne distribue plus l‘énergie du centre vers les  organes périphériques – visage, mains, pieds et organes génitaux – organes des sens, extrémités qui établissent le contact avec le monde extérieur. L’excitation – pulsion de vie – prend sa source dans le ventre, dans les viscères, celle-ci ne se déplace plus à la périphérie. Cette excitation est bloquée par des tensions musculaires chroniques à la base de la tête – cervicales -, aux épaules, au pelvis, aux hanches et au coccyx. Le fonctionnement énergétique des organes est faible, le contact avec le corps et les sensations fortement réduit. Les émotions se dissocient du cœur qui malgré  une charge pulsionnelle faible peut paradoxalement devenir explosive. Effet de compression. Tension/ extension. La personnalité se scinde dès lors que les tensions musculaires qui maintenaient la cohérence de la personnalité s’effondrent; la périphérie est coupée  de son centre énergétique et de ses émotions.

Tous les signes de robustesse dont la personne tirait fierté,  effondrent son dos, créant un vide d’énergie qui  ne soutient plus la charpente. La sève ne monte plus dans le tronc vertébral. Pareille à la kundalini, la sève stagne dans le réservoir sacré, au sacrum, bouillonne à cet endroit,  sans  pouvoir monter le long du canal énergétique.  Les zones de tension se situent à la base du crâne,  aux articulations omoplates-épaules, à l’articulation coxo- fémorale, entravant les jambes qui se déplacent avec difficulté qui quelques fois  se paralysent.

Ce sont les genoux (je-nous) qui restent raides comme la justice en refusant de plier à une demande émotionnelle : ces personnes sont coupées de leurs émotions, des relations aux autres.gache pas tes capacités Si elles s’y attardent, elles en sont fortement perturbées. La pensée est bien trop rigide, bien trop disciplinée et ne peut agir selon un ressenti inexistant.

Ce sont les hanches, le bassin, inflexibles d’immobilité. Ne jamais pivoter, encore moins se retourner sur de possibles erreurs, leur rectitude, leurs certitudes tiennent lieu de tuteur. Socle du bas du dos, la ceinture pelvienne sous-tendue par la volonté d’avancer droit devant, aveugle à l’éventualité d’un obstacle, finit par se plier en deux en penchant inexorablement vers la terre. La cause serait-elle le trop de terre à terre sans s’y être jamais connecté?

De telles personnes ne se plaignent jamais (elles n’ont pas le temps pour ça; elles ont d’autres pragmatismes autrement plus importants qui ne concernent pas leur joie de vivre). Elles n’ont pas accès à leurs rêves nocturnes « Je ne rêve pas » disent-elles. Pas plus qu’elles n’ont de rêves diurnes. Comment pourraient-elles  rêver quand leurs émotions sont bâillonnées  par la pharmacopée en vigueur  qui les soulage de leur souffrance intense? Cortisone, morphine gonflent leur chair, contrôlent leurs muscles bloqués depuis longtemps tendus. Souffrance physique prise en charge par  un arsenal chimique qui fait barrage aux intempestives ondes émotionnelles,  endort le corps et l’esprit. Elles sont devenues toxicomanes et dépendantes de la prescription pharmaceutique.

Oui, et alors? Que faut-il faire demandent-elles, suppliant presque pour qu’on leur délivre l’ordonnance miracle qui les remettra droit dans leurs bottes qu’elles ne peuvent plus chausser?

Peut-on vivre sans corps? Sans tête? Le corps parle de Je en tant que sujet. Il raconte l’histoire de nos émotions ignorées. Il somatise (conversion des troubles psychiques en symptômes corporels). Je, sujet somatise l’incorrigible façon de le maltraiter. Je révèle nos failles, notre opiniâtreté, nos doutes, nos certitudes, nos croyances erronées… Il raconte tout ce qui a été refoulé, remisé aux oubliettes, sacrifié au plaisir de vivre, à la joie,  au plaisir d’aimer. La tête séparée émotionnellement du corps a érigé en devoir sa façon de vivre oubliant le droit que tout être respectueux de lui-même se doit.

Notre corps est notre maison, prenons-en soin.

La sexualité : énergie vitale

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Plusieurs définitions à l’énergie : une force, une puissance d’action, une puissance physique.  Grandeur qui représente la capacité d’un corps ou d’un système à produire un travail, à élever la température. Cette énergie là est bien connue en dehors de la physique électrique, nucléaire. Elle consiste à frotter deux corps ensemble; essayez par – 3° et vous verrez à quelle vitesse l’énergie dégagée va réchauffer les corps  emmêlés. Le travail sera d’autant plus facile si l’énergie qui les habite  est de nature amoureuse. Cela s’appelle la libido qui d’après Freud est une énergie vitale émanant de la sexualité et pour Jung une énergie psychique en général.

Il existe une énergie primordiale,  source fondamentale sans laquelle la Terre serait déserte et dépeuplée. Le Soleil principe masculin,  carburant, symbole par excellence des femmes éprises de lui. De cette énergie découlent toutes les autres comme le charbon, le gaz, le pétrole – grands pourvoyeurs de  guerres -, le vent… Le Soleil dont le rayonnement éclaire la Lune et notre Planète, est source de chaleur et de Lumière en perpétuel recommencement. Nous devons à notre soleil intérieur de brûler et d’éclairer nos jours.

Maintenant que nous avons pris conscience de l’indéniable force qui nous fait fonctionner et afin que l’énergie n’agisse plus  à notre insu, nous allons la visualiser pour la faire circuler. Assis ou allongé (c’est mieux et plus confortable, pas toujours possible) nous allons visualiser notre corps dans sa totalité. Nous allons suivre le souffle par la pensée. L’énergie, disent les Taoïstes, va là où est la pensée. Nous allons porter notre attention sur notre souffle (respiration), attendre que tout s’apaise.  On se détend.Visualisons un courant qui parcourt notre corps à la manière d’un fil électrique que nous dirigeons à l’aide du souffle comme  interrupteur. Ce courant énergétique descend dans notre gorge; arrêtons  le quelques secondes au niveau du thymus (le creux entre les seins) et spiralons-le à cet endroit; maintenant le diriger vers les épaules, aux bras à l’extérieur jusqu’aux mains. Ce courant comme un fluide va parcourir chaque doigt pour remonter à l’intérieur du bras. Dirigeons-le de chaque côtés du corps; le descendre comme pour les mains à chaque doigt des pieds et faites le remonter à l’intérieur de vos jambes jusqu’au  scrotum pour les hommes, jusqu’au vagin pour les femmes. Le courant va s’engouffrer à l’intérieur tapisser vos organes et ressortir délicatement par la bouche. Ressentons ce qui se passe.  Cette visualisation dure moins d’une minute, elle consiste à conscientiser le souffle (énergie) qui est en nous et nous anime. Maintenant nous allons effectuer la même expérience en ressentant le courant le long de la colonne vertébrale. Chaque vertèbre sera un axe à déverrouiller, à ré-énergitiser puisque de chacune partent les câbles nerveux et grâce à eux nous ne sommes pas des poupées de son. Nous sommes flexibles (si tout va bien) nous pouvons marcher, nous tenir debout…Faire cet exercice autant de fois que nous en ressentirons le besoin pour créer un corps plein de vie d’une belle énergie.

Je vous emmène avec moi dans le parc pour faire cet exercice sous le regard ravi des écureuils. Nous offrirons notre carcasse à la douce brise et au soleil, grand réparateur, pourvoyeur d’énergie.

ψ

 

Ouf! Enfin débarrassée de l’affligeante habitude consistant à téter un filtre d’une cigarette roulée avec application dans une feuille de papier très fin. Par une aspiration  goulue la fumée à la saveur âcre d’un tabac garanti sans conservateur, sans agent de texture, était avalée. Par cette manie, devenue plus un rituel qu’un plaisir, je m’autorisais des pauses « réflexion »,  des arrêts tabac comme d’autres font des arrêts pipi lors d’un trajet sur l’autoroute. Une pause comme un  prétexte pour trouver le mot qui convient à préciser au plus près ma pensée…Depuis trois semaines, non plus recroquevillée sur cette fâcheuse addiction, les poumons, ventilés par un souffle profond sans ajout d’aucune sorte, reprennent toute leur place; cependant le manque de nicotine se fait ressentir. Le chocolat par ses effets euphorisants vient compenser le manque.

Noir s’il vous plaît le chocolat. C’est bon pour la santé, c’est bon pour le cœur; c’est un allié contrairement au tabac qui détruit, le chocolat Noir est un remède. Permettez-moi d’insister sur la couleur du  chocolat. Il faut savoir que les protéines du lait interfèrent sur les qualités de la fève …

La fève de cacao est une mine de constituants essentiels tels que potassium, magnésium ( anxiolytique puissant) calcium, phosphore. Et hop!  une petite barre d’un noir à 74 %! minimum et avec elle nous sommes surs d’avoir notre dose de  fer; quelques carrés nous faisons le plein des vitamines A, de plusieurs  vitamines du groupe  B, la vitamine PP et la merveilleuse vitamine E. Qui l’eut cru qu’en croquant du chocolat et grâce à la vit.E contenue dans la fève de cacao, nous avons une arme délicieuse pour  lutter contre le vieillissement? De puissants anti oxydants y sont associés : polyphénols, tanins, les fameux flavonoïdes. En outre et après expérimentation (des hommes se sont dévoués) il a été remarqué que le chocolat était un excellent stimulant cardiaque, un efficace décontractant musculaire, un anti dépôt du mauvais cholestérol sur les artères, sans oublier l’intellect activé et l’effet euphorisant.

Plus que le thé vert, plus que le cassis et la myrtille, la fève de cacao détient la palme en concentration d’un flavonoïde, l’épicatéchine. Manger du chocolat noir  favorise la dilatation des vaisseaux permettant ainsi  au sang de circuler plus librement… Cela aurait-il une incidence favorable pour fortifier les érections ?A vous messieurs de me le dire, après avoir mangé du chocolat, évidemment. Cet afflux de sang chargé de flavonoïde inhibe l’agrégation des plaquettes, empêche les caillots de sang, entretient le cerveau et éloigne les risques de la maladie d’Alzheimer.

C’est bien connu qu’un coup de flip sera chassé par un carré de chocolat noir. Finalement il est bien facile de se faire plaisir tout en se faisant du bien. Tenez ! Essayez un petit massage avec une huile parfumée au chocolat. Oui, ça existe ! C’est un régal. Le massage ou l’huile ? Les deux ensemble, pardi ! Vous n’avez pas idée des vertus aphrodisiaques de l’odeur du chocolat associée au massage ! La séance terminée vous pouvez vous croquer mutuellement.  Un régal, vous dis-je !

Êtes-vous sexo épanoui-e ?

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Le Sexophoniste
« Êtes-vous sexo épanouie ? » a déclenché le souvenir de son corps « contrebasse », a réouvert ses cinq sens et pendant quelques heures  l’a fait vibrer sous la musique d’un sexophoniste.
Le témoignage de Flora livré tel quel:
Cette attirance pour les voix d’homme rejoint votre question d’être sexo épanouie qui m’a fait associer immédiatement le saxo, cet instrument assez phallique pour moi, il me fait vibrer !!! Je n’ai malheureusement rencontré que très peu de sexophonistes !!!  à vrai dire un seul et j’avais 62 ans, comme quoi il ne faut pas désespérer !!!
Expérience extraordinaire de découvrir enfin son corps comme objet de plaisir pour soi même et pour l’autre.  J’avais avec cet homme une connivence musicale au sens propre et aux sens!!! dans tous les sens : tactile une peau douce, olfactif : il sentait bon, auditif une voix de basse,visuel il était beau et gustatif sucré salé !!!
J’ai vibré 6 mois, j’ai accepté beaucoup, en particulier violence verbale due à son alcoolisme et je suis partie… pas mal démolie par cette passion destructrice, mais enrichie par cette découverte de mon corps contrebasse !
Corps et Musique

Les effets du baiser

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Les études réalisées sur la sexualité, l’amour et plus spécifiquement sur les effets du baiser ont démontré  que la salive contient de la testostérone qui par l’intermédiaire du baiser contribue à augmenter le désir sexuel.

Le baiser qui s’échange dans presque toutes les sociétés humaines mais aussi chez certains de nos cousins les primates et d’autres espèces animales, est la première forme du rapport sexuel.

Trois systèmes cérébraux distincts favorisent l‘accouplement et la reproduction, d’après l’anthropologue Helen Fisher. Le premier de ces systèmes  est la libido qui se manifeste par le désir sexuel. Vient ensuite l’amour romantique avec l’exaltation, la pensée obsessionnelle et le troisième système concerne l’attachement qui fait que l’on éprouve sérénité et sécurité avec sa-son partenaire sur du long terme.

Un baiser active les trois systèmes par un échange de testostérone ce qui va provoquer le désir sexuel; par l’excitation provoquée le taux de dopamine (associé à l’amour romantique) va s’élever élevant dans le même temps l’ocytocine.

Le baiser serait donc l’examen de passage qui permettrait d’apprécier ou non son partenaire, de continuer ou de stopper une relation. Toujours d’après l’étude menée par H.Fischer 66% des femmes et 59% des hommes après le premier baiser savent à quoi s’en tenir  sur la relation.

Le baiser diminue le stress en abaissant le taux de cortisol, tandis que les niveaux d’ocytocine (hormone de l’attachement) est en augmentation chez les hommes et en diminution chez les femmes. Étrange non ? Les femmes auraient plus besoin que les hommes d’une certaine ambiance avec fleur, musique, bougies, encens pour se sentir en sécurité et pouvoir s’abandonner…

Acte fondateur de toute relation le premier baiser en dira plus long sur votre partenaire que tous ses discours les plus élaborés.

En attendant d’être réveillée de ma torpeur par un baiser je m’en retourne au bois dormir.

 

 

 

 

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Pour finir en beauté la saison du sex-o-café avec la participation de Marie France magazine.  Valérie Rodrigue demande  « Mieux?Moins bien? Le sexe après 40ans, c’est comment ? » Et vous que répondrez-vous à la question

« Êtes-vous sex-o-épanoui-e ? »

Rendez-vous donc le 7juillet à Cannes au 3.14 hôtel pour débattre, témoigner ou simplement écouter dans une ambiance chaleureuse autour d’un verre ce qui fait ou non une sexualité épanouie.

Mais aussi rendez-vous sur le blog (ici même) pour y lire le compte rendu dans le courant de juillet.

Comme Flora et Arlette posez vos doigts sur le clavier et envoyez votre témoignage sur www.libidosexualite.com.

À bien vite…



 

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Un avant goût de la séance avant le compte rendu qui sera rendu lorsque j’aurais récupéré la vidéo. Ambiance orchestrée par une majorité d’hommes (une fois n’est pas coutume, leur nombre était supérieur à celui des femmes)  dont un docteur, doyen de la rencontre, qui fêtait ce jour là ses 84ans. Comme quoi il n’y a pas d’âge pour parler sexualité et certainement la vivre avec beaucoup de tendresse quand les fonctions physiques et physiologiques ne sont plus à l’unisson des ardeurs psychiques. Évoquant la tendresse constatée parmi la génération des quadragénaires, le docteur partant d’un constat scientifique, questionne « ce peut-il que les hommes se féminisent, perdent leur agressivité, à cause des hormones introduites dans la viande ?  » La question reste posée et il serait intéressant d’y répondre.

Donc, il y avait ce soir là l’Uruguay en la présence de Jaime; humaniste parcourant le monde Jaime fait tous les ans son escale estivale à Cannes, ville-cure-de-jouvence puisqu’il a rajeuni, dit-il, quand il en repart. Ses questions « apprend-on à apprendre ? Quelle éducation sexuelle en France comparée à l’Uruguay ?  Droit à l’avortement depuis quand ? Différence culturelle entre la France et l’Uruguay.

C’est toujours un plaisir pour moi de retrouver « les anciens » qui ayant pu se libérer se replongent avec intérêt dans le débat. Merci à Pascale, toujours pertinente dans ses paroles, merci à son compagnon. Frédéric dont la timidité ose s’aventurer un peu plus loin en participant à « l’after ». Le Sud Ouest était de retour avec l’accent chantant de Joëlle accompagnée par la sagesse, l‘empathie de son partenaire.

Marianne, toujours fidèle au sex-o-café, témoigne d’une sexualité de sexagénaire heureuse qui n’a rien à envier à la quarantaine où elle a laissé la honte et les tabous. Valérie toujours discrète approuvant les dires sur la pointe d’un sourire et d’un hochement de tête.

Il y avait aussi les heureux, comme Gérard qui  pu participer grâce à la pause de la chorale. Yves habitué à couper les cheveux en quatre nous fit part de son besoin de trouver une femme qui le fasse vibrer, ne peut entrevoir la relation qu’avec une femme qu’il aime…

« Nous sommes comme un triangle Δ avec la naissance, une montée et une descente; la descente est la pente sur laquelle est la plupart d’entre nous ce soir. » (L’homme qui a dit cela ne c’est pas présenté je ne peux donc le nommer.)

Effectivement, il était  étonnant (mais enrichissant) de faire un état des lieux de la sexualité après 40ans qui en définitive a attiré des participants sur le versant de la descente la moyenne d’âge étant très élevée. C’est cette même constatation faite parmi les témoignages qui m’ont été adressés, uniquement des femmes de plus de 60ans; hier soir beaucoup de messieurs avaient dépassé la quarantaine depuis longtemps.

Ce qui a été constaté dans le discours ambiant c’est que l’attitude des hommes aurait beaucoup évolué; que l’éducation sexuelle fait défaut; qu’il est important d’être en accord avec son corps, son âme; que la tendresse, l’empathie et l’adaptation au partenaire est nécessaire autant que le respect mutuel, l’écoute, le partage.

Qu’il ne faut pas prendre comme argent comptant ni appliquer à la lettre l‘injonction de jouissance que véhicule les médias…

Très vite, la suite de ce qui s’est dit…

Passez un bon weekend.

 

 

ψ

 

Qu’est-ce que la sexualité ?

1-La sexualité est l’ensemble des caractères physiques, physiologiques et psychiques qui différencient l’individu femelle de l’individu mâle. 2-La sexualité est l’ensemble des comportements caractérisant l’activité sexuelle et sa satisfaction.

Contrairement a ce qui était généralement admis, la sexualité n’a pas pour finalité la procréation. Tout est sexuel – par le fait de téter le nourrisson active la zone érogène qu’est la bouche – bouche qui sera plus tard sollicitée par le baiser. La tétée est donc une activité sexuelle qui satisfait la faim en générant du plaisir. Chez l’humain le sexuel ne se limite donc pas aux organes génitaux nécessaires à la procréation (conjonction des 2 sexes – masculin et féminin dans le fait d’engendrer un être humain) mais le sexuel est un ensemble d’activations des zones érogènes qu’est le corps tout entier, qui a pour but l’obtention d’une satisfaction. Freud fit scandale quand il qualifia de sexuelles un ensemble d’activités ou de tendances non seulement qu’il repère chez l’adulte mais aussi chez le nourrisson.

Le but « originaire » de la sexualité argumente Freud est un but de  jouissance, qui n’a rien à faire continue Lacan avec la copulation dans sa finalité de reproduction.

La fonction sexuelle et la libido (énergie psychique des pulsions sexuelles) ne se mettent pas en place d’emblée mais sont soumises au développement physiologique, physique et psychique ; elles traversent une série de phases ou de stades. Freud a mis en évidence les différents stades où la sexualité se structure et qui sont les lieux des zones érogènes révélées par le plaisir qu’elles provoquent lorsqu’elles sont sollicitées. Les stades oral, anal, phallique et génital sont ces stades que souligne Freud qui vont se révéler être autoérotiques.

Dès la petite enfance – dit Philippe Breunot – le sexe s’apprend entre liberté, pulsion et interdit. Dans toutes les cultures il existe des règles pour limiter les excès du sexe, qui, si tout était autorisé, perturberait la bonne marche de la société. L’humain se structure sur la limitation à la jouissance. Et sur des interdits : de l’inceste, du meurtre.

Partant de cette constatation il paraît évident que la sexualité se structure et évolue en fonction de critères tels que l’âge, l’éducation, le milieu socio-culturel, etc.

 

Chaque étape de la vie est porteuse d’une réalité sexuelle.

Qui concerne

  • un cycle hormonal qui lui correspond avec transformation physiologique, (puberté, avalanche hormonale transformant la libido;  maternité et ménopause pour les  femmes; andropause pour les hommes  avec le déclin hormonal qui l’accompagne)
  • La sexualité dépend aussi de la manière dont a été abordée la sexualité pendant l’enfance, l’adolescence, au travers des croyances, de l’éducation, des complexes et des tabous.
  • On connaît l’importance du premier rapport sexuel et l’incidence future sur la sexualité. La première expérience peut-être soit traumatisante, soit une révélation qui de toute manière nous marquera.
  • Les choix amoureux sont une réplique des modèles parentaux que nous avons connus.

Qu’est-ce qui fait une sexualité épanouie? De quoi dépend-elle ?

Une sexualité harmonieuse dépendra de nombreux facteurs intérieurs autant qu’extérieurs :

  • elle dépendra des attentes réelles ou supposées des partenaires ;
  • de l’histoire personnelle, des expériences et du tempérament des partenaires.
  • La sexualité peut-être source de malentendus, de conflits, de problèmes relationnels complexes.
  • Ce que j’ai pu constater est qu’une sexualité bien vécue est certainement un des meilleurs outils de développement personnel, un espace de jeu où il n’y a plus dominant ni  dominé, un espace libre et non un lieu de pouvoir.
  • Dans la sexualité épanouie rien n’est jamais figé. Tantôt actif tantôt passif, il est bon de laisser libre court à son imaginaire et de se connecter à ses sens. Tous ses sens.
  • Il est important de bien  se connaître pour être dans le partage, dans l’échange plutôt que de tout attendre du partenaire, ou bien vouloir tout lui donner et ne rien accepter… C’est le cas de certaines femmes qui donnent du plaisir et refusent d’en recevoir.
  • La sexualité se réjouira d’une communication intime, d’attentions et de prévenance.
  • Entre partenaires complices, consentants il est bon de laisser parler les pulsions, de s’autoriser à les vivre. Cela fait partie des expériences qui cassent la monotonie.

Aujourd’hui : est-il vrai que les femmes assument mieux leur désir ? Si celui-ci est en berne vont-elles rechercher la cause de la défaillance ?

Revendiquent-elles plus facilement le droit au plaisir ? S’interrogent-elles s’il est absent ? Cherchent-elles les ingrédients nécessaires à sa montée ?

Quel impact de la complicité, de la tendresse, de l’autoérotisme (encore tabou chez nombreuses femmes). L’appropriation de son corps et de son plaisir.

L’un des motifs de consultation est la plupart du temps lié à la perte du désir, à l’absence du plaisir et d’orgasme mais aussi à la peur par les plus jeunes de la pénétration.

Avoir une sexualité épanouie c’est d’abord se sentir désirable mais pour cela il faut s’aimer, avoir sur soi un regard aimable.

C’est aussi apprendre du temps qui passe, s’en faire un allié et non un ennemi ; ne pas s’affaisser en même temps que l’ovale du visage.

Pour les hommes, la plupart du temps c’est l’éjaculation précoce qui les amène à consulter (quelque soit l’âge); des érections faibles ou inexistantes. Nous avons vu dans différentes sessions les solutions à apporter à ces états.

Doit-on rappeler que la pénétration n’est pas forcément l’attente des femmes, même si les hommes ont besoin de cela pour être en confiance et se sentir virils ; ne pas négliger des préliminaires qui exciteront, mettront en appétit en faisant de la relation un moment ludique et épanouissant.

Les hommes d’aujourd’hui savent montrer leur tendresse et faire que la sexualité du couple soit un partage et un lieu de régénération, une recharge de l’énergie vitale ; ils sont moins dans la performance…

Ce qu’il faut savoir : Il n’y a pas d’âge pour avoir une sexualité épanouie, l’expérience aide mais ne fait pas tout ; créer ou réinventer une ambiance sensuelle « étonnez-moi, Benoît ! » Le dialogue, l’échange sont indispensables pour être épanoui sexuellement.

La sexualité et les médias

Les médias influent sur la sexualité avec des injonctions à se comporter de telle manière, à obéir au prêt à consommer, à l’obligation de jouissance dont chaque magazine fait état.

La sexualité est affaire de chacun, elle n’a pas à obéir à des normes.

Avoir une sexualité épanouie est un art de vivre qui se conjugue au quotidien et en chaque instant et la chambre à coucher n’est pas le seul espace pour l’exprimer.



 

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Qu’est-ce que l‘érotomanie ?

L’érotomanie est une illusion délirante d’être aimé(e) d’une personne ayant un statut élevé (médecin, homme politique, acteur, avocat…); personne souvent inaccessible. Mise en évidence par G.G de Clérambault, cette maladie appartient au groupe des psychoses passionnelles. Ce délire amoureux, chronique est classé parmi les délires passionnels, c’est une psychose paranoïaque.

Le syndrome érotomaniaque est une structure qui se fonde sur un délire invariable. Invariable dans le sens, où pour l’érotomane, c’est toujours la victime qui a commencé, c’est la victime qui aime le plus, ou qui est la seule à aimer. Cet état passionnel touche essentiellement les femmes, très peu d’hommes en sont atteints. Cet état passionnel évolue en trois périodes. L’histoire de Florence, femme érotomane vous sera ici contée.

Première phase: l’espoir en mouvement. Période souvent très longue dont l’élaboration peut durer des années. « Il y a quelques mois, un carton d’invitation m’a été adressé personnellement par Simon X en personne. Il est évident que Simon désirait me voir au cocktail de manière discrète pour ne pas éveiller les soupçons de sa femme. Je m’y suis rendue sans pour cela  le déranger; je suis restée très discrète mais très émue lorsqu’il a prononcé son discours qui manifestement m’était adressé ; depuis j’attends qu’il se libère de ses obligations pour le retrouver.« Florence, est en attente dans l’espoir que Simon lui déclare son amour. Dès lors il se manifeste un délire que l’entourage ressent de façon inquiétante.

Pendant la première période Florence élabore son roman. Jamais elle ne se résigne ni se s’aperçoit que cette histoire est une construction de son esprit malade. « C’est quand même lui qui est venu me chercher. Moi je ne lui ai rien demandé » insiste-t-elle lorsqu’en séance elle repasse en boucle la réception du carton d’invitation qui lui a permis de monter de toutes pièces son histoire érotomaniaque. Pleine d’espoir puisque « c’est lui qui est amoureux » (il le lui a prouvé en envoyant une invitation) mais il est empêché par sa situation conjugale, ses contraintes politiques. Florence n’existe que pour et par Simon, son objet d’amour, sur lequel elle a jeté son dévolu. Simon qu’elle épie et traque sur son lieu de travail (à la mairie, où elle se rend plusieurs fois par jour), Simon qu’elle surveille sur le Facebook de cet homme public.  Bien évidemment tout cela sans que Simon ne sache rien même de l’existence de Florence.

Tout ce que Florence interprète de la part de Simon comme étant une incapacité  à ses dégager de ses  obligations politiques  et conjugales (avec tout le travail qu’il a, le plaint-elle) constitue la conduite paradoxale de  ce délire en tant que structure.  Structure invariable aussi puisque l’érotomane interprétera le refus de la personne concernée comme autant de preuves à devoir redoubler ses efforts. C’est ainsi que l’érotomane va amorcer et alimenter les refus comme étant  des preuves incontestables de l’amour que lui porte la personne élue. L’érotomane trouve mille raisons d’espérer, mille excuses aux dérobades de son objet d’amour et incombe à sa propre faute, à sa propre attitude maladroite (j’ai manqué d’à propos quand il m’a remerciée d’être présente)pour justifier le peu d’intérêt que lui marque celui que sa tête délirante a choisi.

De ce fait la structure érotomaniaque est un arrêt sur image, la répétition d’un scénario richement élaboré qui assied cette assertion comme étant le squelette du délire.

La phase suivante est une phase de dépit: Le temps qui passe ne rapproche jamais l’érotomane de son objet d’amour. Le temps  implique et maintient  l’érotomane dans la certitude (la vérité) où la foi est le noyau de l’épreuve à laquelle elle se trouve soumise. Il y a comme une présence divine, mystique  qui va « envoyer » des signes à l’érotomane: « Plus que l’amour c’est l’aveu de l’amour qui est sollicité par l’érotomane; écrivait G.G de Clérambault. Preuve qui  s’articulera sur l’Autre, absent, qui ne pourra en aucun cas opposer un démenti puisque seulement l’Autre est présent dans l’imaginaire de l’érotomane.  Malgré tous les signes que l’érotomane « reçoit » de sa victime, malgré les trésors d’inventivité qu’elle déploie pour l’approcher,  elle attribuera  l’absence de manifestation amoureuse de sa victime à sa propre incapacité, et de dépit, finit par désespérer. Cette phase débouche sur la dépression et des idées suicidaires.

La troisième phase sera celle de la rancune: dépitée, Florence avait atteint cette étape pendant laquelle elle haïssait Simon « de tout le mal qu’il lui faisait subir ». Sa colère envers lui s’amplifiait et son agressivité débordait de ses paroles. Elle menaçait de tout dire à sa femme  » S’il croit pouvoir se débarrasser de moi après m’avoir séduite, il se trompe. Je vais tout lui raconter à madame Simon, lui montrer comment est vraiment son mari ». Elle épiait le couple dont elle avait repéré la maison. Le poursuivait et faisait le guet devant sa chambre d’hôtel quand il était en déplacement.Elle devenait dangereuse pour cet homme duquel elle attendait une déclaration d’amour, un vrai regard qui ne viendrait jamais. Mais cela elle ne le savait pas. Suite à un accident provoqué par elle-même, Florence fut hospitalisée. Son délire persistant a conduit le médecin à faire  un état des lieux psychiatrique…

Il est important de savoir que ce délire érotomaniaque est essentiellement platonique. Le rapport sexuel avec la personne aimée est inenvisageable pour l’érotomane. Cet état non seulement transforme la vie de la personne atteinte mais devient un véritable enfer pour la personne aimée si cette dernière est approchée.

De nombreux films racontent l’histoire de l’érotomanie…

 

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« Si le potage avait été aussi chaud que le vin, le vin aussi vieux que la poularde et la poularde aussi grasse que la maîtresse de maison, cela aurait été presque convenable » Curnonsky, fondateur de l’Académie des gastronomes.

Tout engagement important, qu’il soit contrat d’affaires,  sentimental ou relationnel se prépare autour d’une table… à manger. Penserions-nous à nous reproduire, nous attablerions-nous aussi volontiers autour d’un repas à faire frémir nos papilles  sans plaisir au rendez-vous ? C’est le plaisir, seul, qui fait le lit de la table et transforme la table en lit. Le plaisir est un convive qui s’invite à notre insu; il émoustille nos ébats amoureux, il se partage autour d’un plat, ne fut-il  que de pâtes.

Ève et la pomme

Adam aurait-il porté à sa bouche la pomme qu’Ève la tentatrice lui présenta s’il n’avait senti monter en lui le désir ? En même temps que son geste ne lui offrit-elle pas la révélation d’un plaisir terrestre ? Le plaisir de  croquer la chair de l’amour.  Ce plaisir qui conditionne notre nature humaine, prétexte pour multiplier les plaisirs de la bouche et les plaisirs sexuels.

L’histoire de Marie-Lise, haute comme trois pommes, et d’Édouard avec ses oreilles en feuilles de chou vous sera ici contée.

Édouard  qui n’en pouvait plus de bouffer de la vache enragée avec les femmes proposa à sa « fiancée » qu’il n’avait pas encore consommée, d’aller dans les sous-bois ramasser des champignons. Ce n’était pas  encore la saison, Marie-Lise la naïve au cœur d’artichaut, lui dit sa préférence  à cueillir des fraises. Des fraises des bois, insistait-elle. Fraises ou champignons qu’importe, lui répondit Édouard en la mangeant des yeux, le plus beau fruit  à manger est là devant moi.

Marie-Lise ragaillardie par la remarque sans équivoque d’Édouard rajusta  son corsage sur ses seins gros comme des pomélos qui en débordaient. Elle enlaça son ami, prit son chapeau de paille et bras dessus-dessous ils cheminèrent sur le sentier qui conduisait au bois. Heureuse de cette promenade Marie-Lise retrouva  une pêche d’enfer, la banane fendait son visage d’une oreille à l’autre.

Édouard sans être végétarien rêvait de lui manger l’abricot. Il rêvait de lui ouvrir le coquillage et de s’engouffrer dedans comme l’anguille pénètre la fente des rochers. Il fantasmait sur le festin que mijotaient ses pensées. Il était prêt, si elle se laissait faire, à la dévorer entièrement. Il devenait un ogre pantagruélique à la vue des  appâts de Marie-Lise.

 

Chemin faisant les pensées de Marie-Lise, s’agitaient. Malgré ses formes callipyges, sa façon de manger ressemblait à celle d’un oiseau : aussi peu mais aussi souvent qu’eux. Elle picorait comme une poulette. Aussi après qu’ils aient fureté sans succès dans les buissons pour y dénicher des fraises, au pied des arbres pour y déloger des champignons, Édouard invita sa belle à s’assoir dans l’herbe épaisse. Les mains croisées sous la nuque, Édouard se laissait butiner les lèvres, grignoter le lobe de l’oreille, mordiller les tétons… Sûr qu’elle y prenait plaisir autant que lui. Marie-Lise dont les mains s’aventuraient au niveau de la ceinture, transforma par leur pouvoir le cornichon russe en concombre libanais et les deux figues qu’elle imagina sèches et ridées se retrouvèrent au creux de sa main gonflées de désir.

Excité par ces préliminaires, sorte d’entre-mets savoureux, Édouard impatient salivait à l’idée de déguster le dessert. Il se voyait déjà trempant son biscuit dans la crème, retourner  sa Marie-Lise comme une crêpe et l’appeler dans la foulée Suzette.

Marie-Lise ne l’entendit pas de cette oreille. Son désir à elle était de continuer les préliminaires, de se gaver de sensations nouvelles pour elle; de faire durer ce plaisir qui n’en finissait pas de monter comme une mayonnaise. Pas assez mûre pour  l’instant elle n’avait nulle envie de passer à la casserole quand soudain…

Un rire éclata dans la gorge de Marie-Lise. Ivre. Elle était ivre, d’une ivresse qui succède à l’ingestion d’un vin chaud, épicé et capiteux et succomba à la tentation de le boire jusqu’à la lie…

Joyeux été !

Du massage à l’extase

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Ce que vous allez lire là est extrait d‘Histoires d’hommes – histoire de Dieu » écrit par Lyliane Rivera. C’est mon cadeau de l’été, faites-en bon usage !

Je  savais, je l’appris en l’aimant, lire toutes les gammes de son style. Je connaissais son solfège et pouvais arpéger toutes les notes qui se cachaient en les débusquant dans ses endroits les plus secrets. Pas de bémol dans le rythme de nos corps mais une folle vibration empruntait le crescendo d’un chef d’orchestre, subjuguée par l’exécution magistrale de sa baguette magique. Nous rejouions le concerto des joies de l’amour, sans reprise de souffle, d’un accord impeccable où les sons les plus sensuels pouvaient durer toute la nuit, laissant nos sens pleins de doux murmures qui nous endormaient à l’aube.

En virtuose je me fondais en lui, donnant toute la mesure de mes talents d’amoureuse qui me garantissaient une partition à ses côtés sans faute, d’une docilité sans faille, un irréversible attachement de sa présence définitive dans mon corps et dans mon cœur. Ainsi il ne m’oublierait jamais, il me reviendrait toujours comme le marin revient toujours à la mer. Il finirait par rester ayant trouvé son île et le désir de l’habiter.

Un soir, pour me remercier,  mon amant émit le souhait de me masser…Après avoir créé l’ambiance : lumière tamisée,voix de velours de Grégory Isaacs, le mister cool jamaïcain  et cool attitude du maître de cérémonie, je m’ allongeais sur la serviette.

Tout mon corps était déjà tendu vers ses mains qui se posèrent au creux de mes reins, remontèrent le long de mon dos  saisissant avec une extrême douceur mes épaules. Déjà ma tête dodelinait appréciant le velours du toucher qui électrisait mon corps entier. Mon souffle court s’accélérait. Ma bouche cherchait ses doigts qu’il ne m’offrit pas, il devint l’authentique masseur me rappelant à l’ordre.

« S’il vous plaît Madame, un peu de tenue ! Oh, excusez-moi Monsieur, votre massage est tellement agréable, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait une invitation à la débauche! Tss,tss, fit mon amant  impeccable dans son rôle »

Retournant au sérieux du massage, il m’enduisit des pieds à la tête d’huile de monoï. A  son capiteux parfum s’ajoutait la sensualité du reggae. L’atmosphère chargée d’encens rendait ma perception de lui fluide et je le buvais; ronde et je m’enroulais dans  le distillat de ses doigts; sensible et je le sentais. Sans bouger, collée à la serviette, respirant fortement, je l’absorbais.

Il me demanda de me retourner. Professionnellement. Je m’offris à lui comme jamais auparavant, avec la conscience de son regard, de ses mains sur moi. Verso qu’il enduit d’huile parfumée. Les jambes, le cuisses, le ventre, il remontait beaucoup plus lentement sur les seins  où – me semblait-il -  il s’attardait. Papillon, je volais. Mon esprit avait déserté mon enveloppe charnelle et voltigeait au dessus de nous.

C’était divin ! Prendre possession de son propre corps de cette manière était divin ! Je repartais toucher Dieu dans un ciel étoilé d’une constellation nouvelle nommée Marie-Madeleine. J’aimais ses mains, elles me soignaient, elles me regorgeaient de suc vital. Il était Jésus, et c’est moi qu’il clouait, tel le Christ,  à la croix du plaisir. Je partais loin mais revenais de peur d’aller trop loin, de peur de ne pas revenir dans ce monde terrestre.

Bambou priapique, sa tige de jade gonflée d’énergie vitale ondulait mon corps, effleura mes seins gorgés de désir de lui. Il faisait durer le plaisir, échappant à mes mains, je ne pus le planter en moi.

Nos souffles rauques, chauds et secs comme un simoun, dans nos gorges assoiffées : « J’ai soif, s’il te plaît, donne moi à boire. » S’écartant légèrement de moi, sa verge restait au contact de ma peau « Non, ne t’en vas pas ! » Il ferma mes lèvres d’un baiser qui remplit ma bouche d’un liquide rafraîchissant. Il avait tout prévu, y compris l’eau qui calmerait ma soif. « Encore, encore de l’eau ! » Jaillit de sa bouche, une cascade déferla dans ma gorge, qui sans étancher ma soif, explosa en mille particules argentées.

Élément indispensable à la vie, l’eau scella nos corps en une tangible réalité; telle une périssoire se coulant sur l’eau, nos peaux glissaient l’une contre l’autre. Masseur et massée fusionnèrent à l’unisson, se retrouvèrent UN par l’irrésistible attirance des pôles opposés, complémentaires. Nous devenions un Tao parfait. Nous nous lovions tour à tour dans la moiteur de nos ventres rejaillissant dans la lumière qui irradiait dans nos yeux.

J’étais liane, sur laquelle il se volubilisait. Il était volute et je m’enroulais en lui.  Dans la volupté la plus totale.

Vint mon tour d’oindre son corps. L’huile parfumée consacra cette divine union, la transforma en un acte sacré. Et là, comme à chaque fois, ondoyant à la même mesure, nos respirations mêlées se précipitèrent dans un même cri, nos corps ressuscitèrent en apothéose orgasmique.

Le petit matin nous retrouva emmêlés dans les draps huilées.

Maman ? La vie c’est quoi ?

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Maman, maman, c’est quoi la vie ?

C’est juste vouloir faire des câlins avec toi  ? C’est juste manger du chocolat et jouer avec Réglisse, le chat? C’est pas plus compliqué que ça, la vie ? Hein ! dis, maman ?

 

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Qu’ai-je répondu à mon enfant ? C’est si loin tout ça… La vie au commencement c’est une femme et un homme. Ils se rencontrent, ils s’aiment. Et sèment. De leur amour né le désir. Ou le contraire. Le plaisir s’y ajoute. Désir et plaisir mélangés  sont à l’origine de ta vie, mon fils. Comme devrait l’être chaque vie humaine. Ce n’est pas toujours le cas. Au commencement l’amour devrait présider à la vie. « J’aime ma mère qui m’aime en retour inconditionnellement. »

Alors la vie, c’est le désir d’être en vie, c’est l’envie du plaisir qui en découle. C’est l’espoir d’un monde meilleur et le désespoir de ne pas le voir arriver. C’est la richesse qui se reproduit en circulant dans les canaux du cœur.  Mais c’est aussi la  pauvreté qui envahit les pensées les empêchant d’évoluer.

La vie c’est la mie moelleuse du pain et sa croûte craquante. C’est la glace à la violette dans un petit pot que l’on déguste en marchant. La vie c’est partager un concert de Reggae, improvisé et offert assise sur la pelouse autour de la pinède du théâtre de la mer alors que le vent pousse les nuages dans le ciel. Non, ce soir il ne pleuvra pas. C’est découvrir ensemble une œuvre qui se veut d’art et qui n’est autre qu’une cheminée de neuf colonnes qui attaquent le ciel devant un mur lépreux.  C’est une promenade sur la Promenade alors que la mer s’agite, sa couleur turquoise transformée par la nuit en gris scintillant. La lune est toute ronde  ce soir.

La vie est faite de tristesse, aussi. Avec une autre il s’est barré, laissant son cœur inconsolable et ses yeux tristes de tant pleurer. La vie est frustrations, elles provoquent le manque qui nous oblige  à bouger. Au risque, si l’on restait statique,  d’en crever.

La vie se construit sur des fantasmes. À nous de réinventer nos rêves pour les réaliser. La jalousie n’implique pas l’amour et le croire c’est se duper soi-même.  Et se donner bonne conscience.

La vie c’est un partage. L’autre est le miroir dans lequel on se regarde pour desserrer le nœud  qui nous étrangle.  Entrer en relation pour ne pas oublier que seul nous ne sommes rien. Nous ne pouvons rien. Celui qui dit le contraire n’est pas encore né. Et sa mère, et son père, les aurait-ils oubliés ?

La vie est d’avancer coûte que coûte, léger et insouciant – est-ce encore possible ?  Optimisme quand tu nous tiens, avec toi tout peut changer.  Ployé sous le poids d’une charge à responsabilités, il suffit de changer d’angle de vue  pour chasser le pessimisme et tout recommencer.

La vie c’est s’étonner de choses simples, se réjouir de petits bonheurs. Le réservoir d’essence est vide, qu’importe nous avons des pieds. Apprécier le goût des épices et des cerises, le temps  est trop court pour ne pas s’en régaler. Sourire à la gardienne quand elle nous apporte le courrier. La facture n’émane pas d’elle, le croire serait injustifié.

Et, ne jamais oublier la mort qui nous guette. Le décompte commence dès l’instant où la vie nous agite. Se croire éternel, invincible serait une erreur fatale qui nous tuerait.

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Dès l’ouverture de la boîte à chapeau où les photos sont enfermées surgissent de ma mémoire des images qui s’affichent : 17ans la tête pleine de rêves, le corps réserve de l’avenir, l’odeur de la rose à peine éclose, le tiki à la bouche juste pour la photo : mon cœur revenu du voyage des îles  restait à quai, quai où très vite j’attachais mes amarres et gonflais mon ventre de sève promesse d’un futur printemps.

44ans se sont écoulés de là-bas à ici; l’eau s’est souvent tarie de mes yeux pour mouiller ma bouche et humecter les mots d’amour restés coincés au travers de ma gorge; le corps s’est fait lourd, oh, à peine un peu plus, par trois fois. Le temps qui passe est à l’amour chante je ne sais plus quel troubadour des temps modernes quand les images continuent à affluer en souvenirs-écrans masquant ainsi une réalité qui  fut quelques fois grise, mais que le temps a peint en rose. C’est cela à quoi servent les souvenirs-écrans, à rendre plus agréable ce qui ne le fut pas forcément et qui appartient à l’enfance.

Parce que finalement que signifie « se souvenir« ? Quelle part de rêves, de fantasmes, confectionne le voile que nous étendrons devant nos yeux pour y projeter  nos propres visions? Nous avons vécu côte à côte et n’avons pourtant pas les mêmes souvenirs. Pourquoi ?

Parce que la vie ne correspond pas à ce que l’on a vécu mais à ce dont on se souvient et comment on s’en souvient. Les souvenirs reflètent nos humeurs, ils nous gouvernent, influencent nos décisions, nos choix

La tempête s’est calmée; ma tête ne brinquebale plus d’un côté, de l’autre;  le souvenir de Nous n’est plus ce désastre de pleine mer  qui s’écopait à seaux les jours de tourmente.Nous ne parlerons plus du temps qui nous agitait ni de la couleur de nos bleus au cœur encore moins de l’épaisseur de nos murs intérieurs. S’ils ont existé nous les cacherons derrière nos souvenirs-écrans pour qu’on ne voit de nous que notre vain désir à maintenir l’ouvrage que l’organe des générations continue à tisser.
Aujourd’hui mon esprit est bien moins agité que les nuages du ciel par le vent qui les pousse dans cette fin d’été et les dégage, laissant le bleu limpide sans pour autant claisemer mes pensées.

Allez ! Continuons à créer des souvenirs, la route est encore longue même si pour la parcourir il ne reste plus autant de temps.

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Me voilà de retour sur www.libidosexualite.com  avec cette question :   Qu’est-ce que la libido ? Ça dépend et c’est selon ! Selon Freud qui se refusait à abandonner le mot « libido » au profit d’Éros afin de ne pas perdre ce qu’il veut faire reconnaître : sa conception de la sexualité. Et il ajoutait (in Trois essais sur la théorie de la sexualité) « Ceux qui considèrent la sexualité comme quelque chose qui fait honte à la nature humaine et qui la rabaissent sont bien libres de se servir des termes bien plus distingués d’Éros et d’érotique ». Car pour lui la libido est toute l’énergie de l’éros et l’éros est la pulsion de vie, c’est à dire la pulsion sexuelle et pulsion d’auto-conservation.

Quant à Jung il se différenciait de papa Freud puisqu’il il concevait la libido comme une énergie psychique non spécifique à la sexualité; pour lui cette énergie libidinale se manifestait dans toute activité (se nourrir, physique…) qu’elles soient sexuelles ou non. Entre autre, cette divergence amplifie la brouille entre Jung et Freud qui maintenait sa référence au sexuel.

Une autre question gravite dans mon cerveau et je vous la livre telle quelle : est-ce que la sexualité fout le camps avec la jeunesse ? Non, non, même si ma libido – au sens freudien -  n’est plus qu’un souvenir de l‘énergie vitale qui  se déployait au gré de mes pulsions sexuelles suffisamment  bien contrôlées alors que mon énergie psychique me poussait à la sublimation. De cette façon j’endiguais les différends entre Freud et Jung.

La sublimation ? Tu peux m’en dire plus ? Pas aujourd’hui mais très bientôt je vais en parler de cette énergie sexuelle spécifiquement détournée au profit de l’art, de la création…

Pour moi ces fleurs sont les symboles du sexe de l’homme, l’anthurium et l’orchidée celui de la femme.

 

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Ça ne date pas d’aujourd’hui puisque Sade parlait si bien de son rapport à la jouissance. Nous vivons une époque où ce rapport se vit dans les domaines les plus éloignés et autres que sexuels : nous devons jouir à tout prix : jouir de tout,  surtout de tout ce qui est inaccessible et qui ne respecte point l’autre :  » L’autre n’est rien d’autre que l’objet de ma jouissance. » Il n’est pas nécessaire que les gens se parlent, se connaissent ou s’aiment pour jouir. Sade dans « Juliette » « Il me paraît , encore une fois, que c’est une chose très différente que d’aimer et de jouir, et que non seulement il n’est pas nécessaire d’aimer pour jouir, mais qu’il suffit même de jouir pour ne pas aimer ». La jouissance serait donc un rempart contre l’amour ? Oui, si l’on devient un automate, égoïste ne pensant qu’à son propre profit, qu’à son propre plaisir. Et dans ce cas qu’importe l’autre puisqu’il est asservi à ma jouissance.

Oooh!!!Dès le retour de la plage voilà t-il pas qu’elle nous fond un plomb, la Lyli ? Non, ce qui fond c’est la crédulité, la croyance en la générosité des  êtres. Un constat, un de plus ! De cette constatation lucide des conclusions s’imposent sur l’état du monde qui comme chaque fois me laissent aussi tremblotante que deux ronds de flan. L‘impuissance, le dépit attaquent le corps entier et c’est chaque fois dans des états identiques aux miens qu’Alexia vient consulter.

La désolation de ce dimanche qui précède la Pleine Lune fit apparaître Alexia ce lundi pour me raconter son mal. Elle est atteinte de lucidité et ça la fout en l’air, la lucidité ! Collée au plafond, araignée prise au piège de sa toile,  elle éclate soudain :

- Je ne suis plus dupe : le plaisir que je lui ai donné a servi à me l’attacher ! C’est à ça que j’ai toujours utilisé le plaisir. Ça crée des liens quasiment indestructibles. En lui donnant du plaisir, je savais que je l’attachais; du plaisir j’en faisais une chaîne qui le retenait à moi. Mais aujourd’hui je me retrouve seule, sans amoureux, sans même un coup de fil qui aurait signifié que je compte pour quelqu’un… J’osais l’interrompre :

-  Et celui que vous avez attaché, où est-il ?

-  Lui ? C’est sûr que de là où il est il ne peut me téléphoner !

- De qui alors attendiez-vous un appel, un signe ? Pourquoi tant de colère, d’amertume ?

- C’est un tout ! J’ai passé la journée à faire des rapprochements, des constats, à râler, à ranger, à récurer et pour finir à me coucher au beau milieu de l’après-midi pour dormir !

- Avez-vous rêvé ? Non, elle n’avait pas rêvé.

Parce que moi si je me couche c’est avec l’intention de rêver. Rêver pour créer un monde beau, d’où la spéculation serait absente, les sourires authentiques, les attentes comblées, les besoins satisfaits ; les repas savoureusement dégustés, les câlins amoureux, les liens resserrés, les amants aimant partager sans déposséder. L’égoïsme n’existe pas dans mes rêves et souvent l’érotisme y joue sa partition…Un rêve quoi !

Comme à chaque fois Alexia repartit rassérénée ayant compris que l’automne annonce l’hiver avec ses frimas qui la ratatineront. Elle comprit que d’attendre de l’autre était vain, tant qu’elle ne mettait pas son cœur à l’ouvrage du partage. Tant qu’elle se servirait du plaisir comme moyen tyrannique d’asservir. Et moi, j’attendrais le printemps qui ferait réapparaître Alexia comme edelweiss sur le flanc de la montagne.

Prenez soin de vous par les temps qui courent.

Sextoys au Sex-o-café -1

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Après avoir annoncé l’ouverture du 17ème Sex-o-café, fait les recommandations d’usage (conso en échange de la gratuité du salon Shiva),informé de l’absence définitive de Liliane (sans y), présenté Emmy et m’être présentée aux nouveaux participants la séance commença.
Ah, la soirée des sextoys ! Si le sextoy en tant qu’objet de plaisir n’est pas nouveau puisqu’il existe depuis la nuit des temps Emmy a su nous en parler avec sérieux et légèreté. La séance se déroula très joyeusement à commencer par rappeler que les premiers objets sexuels nommés « olisbo » (pénis artificiel) par les grecs, servaient aux femmes de marins ou de guerriers quand ces derniers partaient en guerre ou en mer.Les hommes s’assuraient ainsi la fidélité de leur épouse qui s’en servaient pour combler leur absence. Ce qui est toujours d’actualité ; Emmy nous le rappelle en évoquant une amie dont le mari militaire reste en contact intime par des moyens que la technique actuelle rend possible malgré l’éloignement.
L’ancêtre du godemiché appelé par les romains « gaude mihi » qui signifiait « réjouis-moi » était pour certains de véritables œuvres d’art en bronze, en céramique, en ivoire, ou plus simplement en pierre, en cuir, en bois, et très souvent à l’effigie d’une divinité…
Le kamà-sutrà, le plus important ouvrage sanscrit sur l‘amour et l‘érotisme, préconisait leur utilisation pour améliorer les rapports sexuels des partenaires.
Les chinois fabriquaient des godemichés en résine et en gomme pour en atténuer la dureté. Les japonnais offraient à leur dame une pierre enveloppée dans de la soie nommée du joli nom « objet d’absence. »
A la Renaissance l’olisbo change de nom pour « passatempo », passe temps, ou diletto, délice, qui donnera « didlo » qui est de nos jours une marque de sextoys. Á cette époque l’objet est à la mode et chaque femme se doit d’en avoir un chez elle, c’est ainsi que Ronsard (qui avait 55ans) reproche à son amoureuse Hélène (qui en avait à peine 15) de lui préférer sa propre main et son godemiché.
En Italie comme en France il s’invente des objets bien améliorés plus proche de la réalité avec réservoir en verre.
En 1869 Georges Taylor invente le premier vibromasseur à vapeur appelé vibrateur qui sert à calmer les douleurs; très vite l’usage a été détourné au profit de traitement contre l’hystérie et l‘insatisfaction sexuelle qui sévit à cette époque. Cet appareil est passé sur tout le corps en insistant sur la vulve ce qui déclenchait un orgasme clitoridien qui calmait la patiente. En 1883 le Dr J.M.Granville invente le premier vibromasseur électro-mécanique qui améliorait le rendement dans le traitement des sujets. D’une patiente à l’heure l’électricité aidant il s’en traitait six.
Comme ce tout petit aperçu nous le démontre le sextoy n’est pas un moyen nouveau pour se procurer du plaisir, et que de tout temps les hommes ont eu recourt à leur imagination afin de stimuler leurs fantasmes, de rendre ludique ce qui par la force de l’habitude, la routine installée sont un obstacle pour accéder aux délices qui – il faut l’espérer – épanouiront leur sexualité.

Le premier sextoy que nous présente Emmy est le canard; tout le monde en a entendu parler. Symbole du sextoy le canard peut être posé sur un chevet, waterproof il peut aller dans le bain, se poser sur la table du salon ou être offert lors d’un repas de famille où trône la grand-mère à côté du petit enfant sans qu’il choque la pudeur de quiconque. Objet joli par sa couleur et sa forme il est sans vulgarité et sa vibration douce est agréable n’est pas pour but de provoquer l’orgasme

Les boules de geishas est un sextoy spécial par sa fonction de renforcement du périnée, jusqu’à être préconisées aux femmes par les gynécologues après un accouchement. Là non plus cet accessoire ne sera pas utilisé à des fins orgasmiques mais pour remuscler et renforcer la tonicité du vagin et du périnée. Il faut savoir, précise Emmy que la plupart des femmes ne sont pas vaginales mais clitoridiennes, et qu’à ce titre, un vagin resserré, un périnée plus tonique  procurent des sensations meilleures et le coït sera d’autant plus satisfaisant pour les deux partenaires. L’homme sentira les contractions vaginales, sa verge ne sera pas perdu dans un étui creux;  la femme appréciera la verge qui la comblera. Produit en silicone sans risque d’allergie, les boules de geisha sont indispensables pour fortifier le muscle de l’amour (le pubo-coccygien). Cette technique est issue des pratiques taoïstes que la Chine ancienne développa par les exercices  des Qi-gong qui fortifient et développent le même groupe de muscles pour leur santé, leur longévité, leur plaisir sexuel et leur développement spirituel.Les yogis hindous pratiquent des exercices similaires dans le cadre du Hatha Yoga (la pratique du geste du cheval) encore pratiquée de nos jours. Le Dr Kégel créa en 1940 une série d’exercices destinés à renforcer le muscle pubo-coccygien, par des contractions / décontractions alternées des muscles qui forment le palais pelvien et de prévenir ou de réduire les problèmes du plancher pelvien et d’augmenter le plaisir sexuel.Traitement bénéfiques pour le prolapsus vaginal et utérin, l’incontinence.

Ce sera tout pour ce soir…Passez une belle soirée agrémentée d’un sextoy, pourquoi pas ?

Sextoys au Sex-o-café – 2

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Pour les gourmands qui attendent la suite je me dois d’ajouter comme l’a si bien précisé Emmy qu’il est préférable d’utiliser des sextoys en silicone pour éviter  tout risque d’allergie et un total confort.

VIBROMASSEUR. Le vibromasseur qu’Emmy tient dans la main est le classique godemiché (godemiché : instrument de forme phallique destiné au plaisir sexuel – dixit le dico).« En voilà un parmi des centaines qui existent, il y en a pour tous les budgets : «  Il est rouge vif, cranté, souple et pourtant ferme, l’embout recourbé utile pour titiller le point G. « A prendre un produit autant le prendre éloigné de la forme naturelle du sexe masculin avec des formes spécifiques pour stimuler certains endroits du corps, pas forcément accessibles autrement.  Sinon, à quoi sert d’avoir un autre sextoy quand on a un homme à la maison, pas besoin d’un deuxième ! s’amuse t-elle en passant un doigt dans l’espèce de bague à sa base  « en plus ça vibre sans bruit, de différentes intensités, sans pile mais avec un chargeur universel (c’est à dire qu’il servira à tous vos jouets sexuels)

WE VIBE: celui-ci ressemble à un U vibrant d’un bout à l’autre, souple,  avec neuf mode de vibration. Une partie vibrante pour pénétrer le vagin, une autre partie restant à l’extérieur et vibrera sur le clitoris. Quand Monsieur pénètre Madame la partie qui est dans le vagin va stimuler le pénis de Monsieur. Pour prouver ses dires Emmy passe avec le We Vibe dans les rangs et fait ressentir la vibration à chacun. Rires, réflexions amusantes, les personnes sont à l’aise et prennent du plaisir apparemment que l’on puisse exposer ces objets et parler de choses de l’intimité avec autant de naturel.
ANNEAUX vibrants pour homme ont pour but de resserrer la verge sous le scrotum, compressant ainsi le canal spermatique ce qui va prolonger l‘érection par augmentation de l’excitation et retarder l‘éjaculation . « Donc Monsieur devient Superman« , charrie Emmy ! Une question posée : est-ce qu’un préservatif risque de se rompre avec ces anneaux ? Non, mais il y aura moins de sensations, rétorque Emmy.

GANT VIBRANT : il est doux et provoque des sensations extrêmement agréables.En épousant l’endroit où il se pose le gant vibrant est un accessoire particulièrement source de plaisir. A effet orgasmique, waterproof, il se lave en machine. « Oui, évidemment on peut s’en servir pour calmer, atténuer les douleurs des membres, arthrose par exemple, répond Emmy à Arlette. De plus c’est sympa pour toute sorte de massages sans se fatiguer car il n’y a pas à forcer mais on obtient beaucoup d’effets au niveau des sensations. Posé en bas des reins, c’est relaxant et un très bon remède contre les douleurs du dos. » Toute l’assistance – y compris moi – avons eu droit à notre vibration sur l’épaule, ou colonne vertébrale. Un pur régal !
ROSEBUD : ce sextoy anal est différent selon qu’il est pour la femme ou pour l’homme. Il s’agit d’un plug en acier chirurgical dont la partie qui reste à l’extérieur est un bijou. On peut voir sur les plages de naturistes des dames qui portent un rosebud, ou les gogos danseuses, intégralement nues portent très souvent un rosebud. « Ce n’est pas juste pour faire joli, mais en plus c’est joli. Par le poids de ce sextoy il stimulera la partie anale, une zone très érogène, si en plus le vagin et le clitoris sont stimulés, l’orgasme puissant est garanti.

Petit aparté: La partie anale féminine est différente de la partie vaginale qui est un orifice d’entrée alors que la partie anale est un orifice de sortie. Le rosebud est très orgasmique lorsqu’il est bien utilisé mais peut-être catastrophique si mal fait ou fait sous la contrainte. Une femme ne devrait pas se sentir obligée d’accepter une pénétration anale ni y être forcée. Un homme ne devra jamais insister pour sodomiser une femme fatiguée ou quel que soit le motif invoqué de son refus et s’en tenir à son refus. Certaines femmes pour faire plaisir à leur homme ne diront rien et se laisseront faire sans dire qu’elles ont mal. Nous ne répéterons jamais assez l’importance de la communication entre partenaires et inciter Madame à exprimer son désir ou non désir. Bien sûr les anesthésiants aident mais d’abord il est nécessaire d’avoir un consentement mutuel. « L’amour se fait à deux, » insiste Emmy.

Il existe pour Monsieur un Rosebud dont la forme est différente muni d’une pointe qui va agir sur la prostate, cette vibration est une stimulation supplémentaire.

ŒUF à TÉLÉCOMMANDE : cet oeuf télécommandé vendu depuis 7ans rejoint dans son but les boules de geishas (raffermissement du périnée), de plus il  a la particularité d’être ludique et de s’utiliser en couple. L’œuf s’introduit dans le vagin, Madame se déplace avec; là où ça devient amusant c’est que Monsieur tient la télécommande pour diriger Madame. C’est réjouissant d’autant que seuls les partenaires complices sont au courant; cela peut engendrer des situations explosives puisque la télécommande contient 10 programmes et peut agir sur 10 mètres de distance. Cet accessoire est très stimulant, il renforce la complicité du couple. Á savoir que l’œuf protégé par une gaine peut être introduit dans le rectum du Monsieur pour faire joujou de la même manière et servira aux couples homosexuels. C’est un sextoy qui va hors de la chambre à coucher, qui pimente et stimule différemment. Une précision encore : une télécommande peut faire vibrer plusieurs personnes portant œuf qui se trouvent dans le même périmètre (par exemple dans un restaurant); l’on peut s’imaginer sans difficultés des situations cocasses.

LA FORMULE 1 : Pour les hommes un étui carrossé comme comme une voiture  dans lequel Monsieur enfouira son pénis; stimulation par la vibration. En fait cette formule 1 remplace la « poupée gonflable ».

TINGA : forme et sensation d’un vagin.

LE GEL LUBRIFIANT: Emmy nous renseigne sur les différentes sortes de gel: eau ou silicone et donne la préférence à ces derniers, sauf pour la femme enceinte. Le lubrifiant silicone ne pénètre pas dans la peau, reste en surface qu’il rend soyeuse,  une goutte reste tout le temps de la pénétration et pendant toute la durée du rapport. Il vaut mieux éviter les gels parfumés dont on finit par se lasser et se dégouter du parfum et des fruits qu’il représente (kiwi/fraise par exemple). Cependant il existe une gamme très étendue de parfums y compris les plus extravagants comme pain d’épice et barbe à papa. On peut utiliser le gel pour un massage ou toute autre circonstance sans forcément qu’elle soit sexuelle.

Emmy parle avec beaucoup d’aisance de ce qu’elle connaît parfaitement malgré son jeune âge (25ans) avec une réelle compétence, un humour léger. Elle évoque les 850 m2 de cet espace de charme dont elle est la gérante et qu’elle se refuse à nommer sexshop. Elle a su donner des exemples concrets des constations faites en boutique…

Vous voulez mon avis ?  Vous trouverez sur des sites spécialisés les sextoys évoqués sur le blog www.libidosexualite.com mais il est préférable d’aller dans les boutiques spécialisées où l’on vous conseillera intelligemment avec beaucoup de tact, on apportera des réponses adéquates à votre demande. Les responsables de ces espaces de charme ont une psychologie appropriée pour aborder la clientèle avec respect et compétente.

Il reste le petit chapitre à traiter – le regard psy -  ce que je ne manquerai pas de faire dès demain…

On l’a bien compris ce qui est important dans la relation, en l’occurence dans  le couple, est de communiquer pour apprendre de l’autre ses désirs, ses préférences.  À moins que les partenaires soient totalement ouverts en vivant déjà une sexualité sans tabou, expérimenter des sextoys dans le couple ne peut se faire sauvagement. Il en est ainsi pour tout apport extérieur d’objets ou de matériel visuel (vidéo) qui doit être précédé de  dialogues, d’échanges, de consentement mutuel.Leur usage qui ne devra pas être systématique peut rebooster la sexualité qui a été affaiblie par la routine, par le temps qui a amoindi le désir, par les obligations du quotidien. L’emploi de sextoys peut être envisagé comme un jeu pour agrémenter et entretenir la complicité, pour favoriser le dialogue autour de la sexualité en suscitant les questions et autorisant des réponses; leur emploi sera fort utile pour apprendre à connaître son propre corps et celui du partenaire; ne pas s’interdire la curiosité afin de faire le plein d’idées érotiques. L’utilisation des sextoys est une préférence sexuelle dans un comportement érotique qui se développe – ou non – au cours de la vie adulte de la même manière que toutes les autres préférences par exemple alimentaires ou musicales.  « Si tu n’aimes pas le caviar ne m’en dégoute pas. » Ces jouets ont pour but d’ajouter du plaisir en aucun cas ils ne doivent devenir une corvée même pour satisfaire le conjoint.  Tout cela est le côté festif de l’usage des jouets sexuels mais ils peuvent aussi  palier les faiblesses liées à l’âge mais pas seulement induites par l’âge puisqu’on rencontre dans nos cabinet ou boutique de plus en plus de jeunes gens qui se plaignent d’absence d‘érection ou d’érection très faible et de très courte durée et cela malgré le désir. Phénomène très pénalisant et effrayant surtout pour les jeunes dans la société actuelle où il est presque interdit de ne pas jouir, où l’exortation à jouir est devenue un mode de vie, la virilité apparente une obsession. C’est ce en quoi il faut être attentif (et loin de moi de vouloir casser la barraque et les intentions de curiosité) car il peut survenir un autre danger qui est que, par habitude, ces gadgets sexuels deviennent obligatoires à l’obtention du plaisir. Si le sextoy devient indispensable à l’acte sexuel c’est qu’il y a problème. Une telle consommation témoignerait d’un déséquilibre dans le couple, au même titre que de n’avoir recours qu’à la masturbation pour obtenir satisfaction sexuelle et ne pas supporter de partager avec le/la partenaire serait pathologique. Dans le cadre d’une utilisation ponctuelle le sextoy est une préférence « normale » ne pouvant être considérée comme un acte « contre nature, » une maladie ou un trouble psychologique. Pas plus que ces objets ne sont destinés à remplacer les hommes auprès des femmes et vice versa, même s’ils ne peuvent se poser en substitut ou rivaler avec la main experte et amoureuse, il se peut que certains hommes aient besoin d’avoir recours à une pompe qui fera affluer le sang dans la verge, sang qui est à l’origine de l’érection.

Du côté de la recherche neurobiologique : Le rapport sexuel n’est plus orienté dans le seul but de la procréation mais dans une recherche de plaisir comme l’ont démontré les neurosciences : les êtres humains en stimulant leurs zones érogènes activent, dans le cerveau, le renforcement des récompences. Au cours de l’évolution la décharge hormonale qui influence  le comportement sexuel a diminué contrairement à l’importance des récompences qui est devenue majeure. Chez l’être humain, le but du comportement sexuel n’est plus le coït vaginal (d’autant qu’enfin, on a pu mettre en évidence chez la femme l’importance du plaisir clitoridien) mais la recherche des plaisirs érotiques procurés par la stimulation du corps et des zones érogènes qui active le système des récompenses,  recharge l’estime de soi par l’intermédiaire du plaisir donné et du plaisir reçu lors de l’échange érotique.

Au Sex-o-café une participante, l’index pointé comme en accusation disait qu’il ne fallait oublier celui-là, celui là pouvant être aussi efficace pour apporter du plaisir à son homme qu’un objet sexuel; ce à quoi  son voisin lui rétorca  » Il vaut mieux avoir un sextoy à la maison plutôt que de ramener un amant, et même anticiper avant que le couple ne s’enlise ». Sur ces paroles pleines de sagesse, je vous laisse méditer.

« L’amour à l’épreuve du couple« 

est le titre du livre dernier né de David Simard, titre tout trouvé pour le thème du prochain Sex-o-café qui se tiendra comme à l’accoutumée à Cannes au 3.14 hôtel le jeudi 6 octobre à 20h en présence de l’auteur.

De ces trois mots AMOUR, COUPLE, ÉPREUVE c’est ce dernier qui reste  un tantinet  douloureux à son évocation, un événement pénible voire même un malheur apportant souffrance.  L’épreuve serait-elle un passage obligé à la construction du couple ? À sa pérennité ?

Nul doute que David Simard argumentera ses écrits  » Or, l’échec si récurrent tient sans doute, pour une bonne part, à la démesure des attentes qui sont placées dans l’amour et le couple fondé sur lui. » Il bousculera certainement les idées reçues… tout cela dans l’habituelle  bonne humeur qui préside le Sex-o-café.

Que ceux qui ne pourront assister à la rencontre n’hésitent pas à se procurer le livre de David Simard « L’amour à l’épreuve du couple« ; quant aux chanceux présents ils pourront l’acheter sur place et David se fera un plaisir de le leur dédicacer.

À bien vite !

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Soirée psy et phi

Encore une belle soirée au Sex-o-café ce jeudi en la présence de David Simard (philosophe – psychosexologue) auteur entre autre de « L’amour à l’épreuve du couple » son dernier ouvrage qu’il a eu le plaisir de dédicacer.  En attendant le compte rendu il est à noter l’écoute intéressée, attentive, interrogative des invités présents. Si j’insiste sur la présence (comme une maîtresse d’école remarquant les absents) c’est pour signaler que sur les 28 inscrits  7 manquaient  à l’appel !  Il est dommage  pour eux qu’ils n’aient pu profiter de cet entretien préalable à la lecture du livre qui aborde de façon très complète les questions, les problématiques qui se posent dans le couple. Ce n’est pas un ouvrage qui donne des recettes, par contre il interroge sur la complexité du couple, l’importance de redonner du sens au désir de faire couple sachant qu’il  existe autant de couples possibles que d’individus différents.

Le mot revenu souvent dans nos paroles de psy – ψ – est inconscient, cet inconscient qui façonne la plupart de nos actes, de nos comportements.  N’est-ce pas l’accouplement de deux inconscients qui pousse à vivre l‘expérience, qui oblige à se référer au modèle parental ( ce qui ne veut pas dire à en adopter le modèle)? Cet inconscient qui nous agit en tenant compte du milieu social et culturel dans lequel nous  évoluons…Autant d’éléments qui nous éloignent de l’idée que nous avons d’agir en totale liberté

Voilà quelques réflexions dans l’après coup qui ne résument en rien les deux heures passées ensemble mais sert de prétexte  pour vous dire en petit aparté le programme du prochain SEX-O-CAFE. Il viendra Max’O  sculpteur de charme qui sculpte à partir des corps, des sexes, ce qui me permettra d’aborder l’importance de la sublimation dans la création artistique.

Vivez une belle fin de semaine.

C’est à Julien que je dois de rééditer cet article, qu’il en soit ici remercié.

ψ

Un être qui veut s’ouvrir à l’amour doit savoir que toute forme d’amour représente une menace pour son Ego. Ainsi écrit Gerd Ziegler, dans son Tarot : Miroir de tes relations. Aujourd’hui c’est Gerd qui va s’exprimer sous ma « plume ». Ce qu’il dit m’a encore une fois interpellée, et peut certainement aider chacun  d’entre nous à avancer sur la route difficile de la vie.

S’ouvrir à l’amour est donc une menace pour l’Ego parce que l’Ego est la partie de notre conscience qui s’appréhende comme étant séparée de l’univers. L’Ego ne peut exister que dans la dualité, dans la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, entre le Moi et le Toi.

Le chemin de l’amour nous fera souvent rencontrer la peur. Inexorablement, il nous montre que rien de ce que nous cherchons ne se trouve à l‘extérieur, mais uniquement en notre propre être intérieur. Et pourtant, c’est le miroir d’un pôle contraire situé à l’extérieur qui nous renvoie cette vérité et nous la rend perceptible.

Dans la plupart de nos relations amoureuses nous rencontrons les côtés les plus sombres de nous-mêmes. Ceux-ci nous renvoient souvent à des situations qui ont marqué notre passé et que nous n’avons pas assimilées…

Quelle que soit la forme sous laquelle se présentent les difficultés que nous rencontrons dans nos relations, elles indiquent chaque fois d’anciennes blessures qui ne sont pas guéries. Afin qu’elles puissent guérir il faut qu’elles soient rouvertes et nettoyées…

Notre capacité à aimer et à être aimés dépend de notre disposition à regarder en face les côtés les moins agréables de nous-même que nous cherchons le plus à cacher pour les clarifier…

Nous créons toujours pour nous-même les situations qui nous permettent d’apprendre ce qui est important pour nous à un moment donné. Chacune des différentes formes de relations, y compris la solitude et la séparation sont là pour nous guérir et nous transformer

Si l’on s’accroche aux situations de proximité ou de distance de façon rigide on interrompt le flux naturel de l’amour. Tout comme l’inspiration et l’expiration maintiennent tout organisme en vie, l’alternance d’intimité et de distance est nécessaire à toute relation humaine. Une relation ne s’éteint pas, s’il n’y a pas au même moment quelque chose d’autre, quelque chose de plus important qui nous attende. Bien entendu, il ne nous est pas toujours possible, de notre perspective réduite, de comprendre cela tout de suite. De telles situations nous sont toujours offertes  afin que nous puissions vivre l’expérience d’un plus grand amour dont chaque expression entre êtres humains, n’est qu’une allégorie…

Réjouissant, non? Je pense à Alexia, à Nathalie, à Florence et à tant d’autres qui pensent que l’histoire d’amour, celle qui s’achève en ce moment en les faisant tant souffrir est la dernière… Ces bribes de texte réconfortant, recopiées il y a belle lurette, au moment où j’étais persuadée que l’amour était ce qui nous construisait. Entre temps, j’ai oublié cette dimension qui nous propulse, j’ai perdu la foi en l’amour…Un séisme puissant, ébranlant mon organisme m’a remis sur le chemin du carnet oublié…

Un cadeau sous forme de coupe d’amour …

Dans le temps imparti nous avons tenté d’aborder un maximum de questions du  livre « L’amour à l’épreuve du couple » qui aborde de façon complète mais théorique les questions, les problématiques qui se posent dans le couple. Ce n’est pas un ouvrage qui donne des recettes, par contre il interroge sur la complexité du couple, l’importance de redonner du sens au désir de faire couple. Et ne jamais oublier qu’il y a autant de couples possibles que d’individus qui le forment comme je peux le vérifier tous les jours dans ma pratique en cabinet.

L’amour et le couple : L’amour est ce qui fait battre le cœur et rend les mains moites. Le couple est ce dans quoi l’on s’engage par amour. Du moins à notre époque et dans notre société. Mais pas toujours. Pas de tout temps.

Lors de la rencontre deux êtres se découvrent : toutes les différences sont abolies, on ne fait qu’un, (mais lequel des deux fait-on ?) on fusionne en parfaite symbiose, on pense la même chose au même moment, on prête à l’autre toutes les qualités, on projette sur l’autre l’idéal imaginé ; autrement dit l’amour rend aveugle : comme disait Cocteau « les hommes naissent aveugles ils ne s’en aperçoivent que lorsque la vérité leur crève les yeux « 

Mes questions : le couple rendrait-il la vue ? Serait-il garant de l’objectivité ? Le couple permettrait-il la reconnaissance des êtres tels qu’ils sont? Que devient l’amour et comment se transforme t-il à l’intérieur du couple ?

Réponse de notre invité qui remercie pour l’accueil qui lui a été réservé dans ce lieu magique (le 3.14), qui éveille l’imaginaire, lieu propice au couple et à l’amour. Pour David l’amour ne rend pas aveugle mais, parce que nous sommes agit par l’inconscient, c’est ce dernier qui est à l’œuvre  quand nous tombons amoureux.Il y a là un quelque chose qui nous échappe, un quelque chose qui n’est pas irrationnel et qui s’explique. Les rencontres se font donc au niveau inconscient. Ce qui opère dans  la rencontre est l‘idéalisation, l’imaginaire, les espoirs, les attentes de réparation d’anciennes blessures; il s’agit d’un embellissement de la réalité. Le fait de se « mettre en couple « fait-il découvrir la réalité ? Oui, car la relation s’engage au quotidien qui n’est autre que la vie réelle. La part de l’imaginaire se trouve face à une réalité qui se confronte au quotidien. Le couple ne peut continuer à vivre comme lors de la rencontre en se coupant du monde, vivant en autarcie ou sortir, passer des nuits à faire l’amour et le reste du temps à se bécoter. C’est moi qui dit ça comme ça pour résumer les propos tout en leur restant fidèle. « J’ai été trompé sur la marchandise; il /elle a changé » entent-on souvent dire!  Non, on ne change pas, ce sont les conditions qui changent. Cela peut être une aubaine, une occasion d’apprendre à se connaître en évitant les déceptions;   il y a là l’occasion à saisir pour passer de l’état d’être amoureux à celui d‘aimer.

J’insiste avec mes questions :  Les êtres que nous sommes ne changent pas ce qui change est le regard que nous portons  sur l’autre que l’on a cru idéal. On perd ses illusions, on se rend à l’évidence qu’il s’agit de la construction d’un être idéal qui n’existe pas dans la réalité. Dans nos sociétés le couple est fondé sur l’amour réciproque dès lors qu’il se forme ; est-ce à dire qu’il y a désamour lorsque le couple se sépare ? Le temps use-t-il le couple ou le consolide t-il ? Est-il si difficile de vivre l’amour au sein du mariage ? Le quotidien éteint-il le sentiment d’amour ? Le quotidien conduit-il forcément à la routine ? Le lien conjugal empêcherait-il le couple de durer? Le couple noue ses liens à l’intérieur de la sphère privée : il se recroqueville en vivant en vase clos ; est-il enfermé ? Peut-on dire que le couple est un lieu d’asphyxie, d’étouffement ? Sans parler de recette magique y a-t-il des pièges à éviter  pour qu’il n’en soit pas ainsi ?

D.S : On met dans le couple tous nos manques, tout ce que l’on n’a pas eu et dont on rêve. Effectivement il n’y a pas de recette miracle; il faut être attentif et ne pas croire qu’il existe une personne « fabriquée » sur mesure qui nous serait destinée; LA bonne personne, celle qui concentrerait en elle toutes les attentes, au risque de décevoir Laura qui dit avoir eu de la chance puisqu’elle affirme l’avoir trouvée. Or, LA bonne personne, n’existe pas. On a de la chance de rencontrer la bonne personne avec laquelle ça va bien se passer mais en aucun cas il n’existe LA bonne personne qui aurait été construite pour soi, comme un objet. Une personne n’est pas un objet qui se fabrique. Il est inquiétant de penser qu’une personne aurait été construite pour soi; d’autant qu’en ces temps modernes où l’on change facilement de partenaire dès lors qu’il ne convient plus, il serait nécessaire d’avoir plusieurs bonnes personnes en attente.Comme l’enfant capricieux qui a cassé son jouet et veut en changer.

LA bonne personne « fabriquée » pour soi est un mythe (que certains sites de rencontres font miroiter pour convaincre leurs adhérents qu’il suffirait de cocher des cases pour définir LA personne faite pour nous). Le couple est fondé sur deux individus distincts avec chacun son parcours de vie. Le fait que le couple actuel soit fondé sur l’amour pose problème parce que si il y a Amour il y a besoin, il y a tendance à fusionner. Le désir de fusion est une tendance à vouloir faire Un de deux êtres distincts. Cette tendance fusionnelle fait partie de l’amour. Or, le couple est formé de deux personnes différentes qui tiennent chacune à leur individualité, à être différenciée. Le fait de désirer fusionner avec l’autre tout en voulant rester soi provoque des tensions comme la sensation d’ étouffer, d’asphyxier. La fusion donne l’impression de ne plus être soi, de se perdre dans la relation pourtant étroite. Impression aussi de ne plus exister en tant qu’être soi.

La fusion génère l’angoisse; cette angoisse émane de notre propre tendance inconsciente à désirer fusionner qui finit par étouffer. Cette  fusion là est quelque chose vécue sur le plan psychique qui si elle perdure  déconnecte de la réalité pour en édifier une autre à partir de soi où se forme le délire.C’est ce qui advient lorsque le couple vit en osmose totale, que l’un sans l’autre ne peut agir, ce que certains appellent le bonheur.

Le bonheur parlons-en! Qu’est-ce que le bonheur?Un petit aparté : Je suis d’accord avec Léo Ferré lorsqu’il disait « le bonheur ne peut être fait que d’instants. » (Léo Ferré fait partie de mes philosophes préférés !) Une autre conception du bonheur consiste à être totalement détaché des aléas de la vie; c’est ne ressentir ni souffrance ni paix, n’avoir ni besoin  ni désir. C’est être ni plus ni moins hors du temps  ce que l’on nomme ataraxie. Sur le plan psychique on est en dehors. Le bonheur tel que décrit là est un état qui se rapproche de la mort et qui n’est pas la sérénité comme le proposait une auditrice.Si l’on pousse l’analyse plus loin on s’aperçoit qu’être dans la fusion est ce que l’on perd de soi en tant qu’identité. David évoque « Belle du Seigneur » d’Albert Cohen l’histoire de ce couple fusionnel jusqu’à la mort. (Extraordinaire roman à lire si ce n’est déjà fait)

Je m’excuse d’être une «  Psy bourreau de l’amour » comme le célèbre psy Irvin D.Yalom s’intitule dans un de ses livres. Parce que le psy démonte tout le mécanisme aussi bien physiologique que psychique, il fait toucher du doigts les illusions qui ont mis en place le couple, il repère la fonction réparatrice pour mieux la mettre en évidence. De quoi casser la baraque aux couples de la première « cuvée. » La « cuvée » suivante est beaucoup plus réaliste, elle sait mieux à quoi s’attendre…

Les questions fusent : Peut-on vivre l‘amitié sans fusion ? Et la passion ? La passion veut dire souffrance en latin, pathos en grec est un moment de la quête, quand on n’a pas encore comblé son manque; là où il y a du manque il y aura du désir.

En posant les questions à David Simard j’avais l’impression d’être un élément de jury pour la soutenance de son Mémoire !Ou le professeur qui l’interrogeait sur son travail. Cette nouvelle façon de procéder m’a bien plu, j’étais tout à fait à l’aise dans ce rôle.

à suivre…

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Pour l’avoir vécue jusqu’à désirer mourir Nathalie affirme désormais haut et fort refuser la fusion dans sa relation. David philosophe : Refuser la fusion laisse la place au désir de s’installer, puisque au bout du compte le désir de fusion demeure si la fusion ne s’installe pas. Par ailleurs on ne peut concevoir l’amour qui serait pur de toute quête de fusion, ce qui reviendrait à imaginer un amour sans danger; or, dès que l’on aime il y a danger (ne serait-ce que pour notre Ego, comme je le dis dans l’article - L’amour est-il une menace pour l’Ego ? – récemment posté sur ce thème). Dans l’amour et chaque fois que l’on aime on s’expose. On prend des risques.

Peut-il y avoir fusion entre deux personnes sans qu’il ait forcément désir? Peut-il y avoir osmose sans désir sexuel renchérit-on dans l’assistance à Arlette qui posait la question: la réponse ne se fit pas attendre. Dans l’osmose il n’y a plus de désir puisqu’on est comblé. Il est très important d’empêcher l’osmose pour que demeure le désir. Si l’osmose est un état permanent(sans manque, sans vide possible)elle empêchera la manifestation du désir de l’autre.  Quelle place reste t-il pour le désir dans un lien de cette nature là? demande le philosophe. Le désir peut s’éprouver ailleurs, hors du couple si il en a été déserté. C’est dans un ailleurs (amant-maîtresse) que le-la partenaire ira chercher de quoi satisfaire son désir.

Existe-t-il  encore de nos jours beaucoup de couples qui fonctionnent sur le schéma de  La maman et la putain : on aime là où on ne désire pas et on désire là où l’on n’aime pas ? Lors du travail thérapeutique j’ai pu constater ce genre de  relation surtout parmi les hommes qui ont du mal à désirer là où ils aiment.La plupart dit qu’il est difficile de considérer son épouse avec respect si il la traite comme une putain; sous entendu en vivant le sexe sans tabou.

Pour Candice, l’être humain cherche plutôt à se réaliser avant de réaliser le couple, ce qui va favoriser les tensions. Dans la fusion on est toujours à la recherche du premier lien fusionnel (mère/fœtus). Anne demande si le désir est forcément sexuel; Marc quant à lui précise que le désir est associé à quelque chose d’inassouvi, ce à quoi David acquiesce et confirme que cela tient à la Conditionne Humaine  d’être dans l’incomplétude. Nous ne sommes pas des êtres entiers, nous sommes mortels et nous le savons. Le premier désir étant un désir de vie qui s’origine dans le sexuel est ma réponse à Anne qui ajoute « Ce sont les schémas inconscients qui font que les êtres s’attirent.  Oui, la relation amoureuse (ou tout autre relation) est conditionnée par des schémas relationnels qui se sont construits pendant l’enfance de manière inconsciente; ainsi nous serons attirés par telle ou telle personne et non par telle autre.Notre inconscient va capter l’inconscient de l’autre, donner des schémas relationnels qui peuvent s’emboiter, renvoyer à la répétition d’anciens schémas en faisant revivre ou non des situations problématiques. Ça n’est pas systématique. Cependant quant il y a problématiques  elles  donnent lieu à des souffrances notamment lorsque les attentes de réparation sont importantes. La répétition est un schéma inconscient qui reste à l’œuvre et se répète de relation en relation. Comprendre notre fonctionnement permet d’éviter les répétitions fâcheuses.

David précise qu’il  est important de noter : Tout ce qui s’est constitué au niveau inconscient ne connaît pas le temps qui passe. J’ajoute que l‘inconscient ne sait que désirer et redonne la parole à David : C’est pour cela que l’on oublie que l’amour peut faire souffrir et de ce fait que l’on peut retomber amoureux à 80 ans comme un adolescent parce que tout ce qui s’est construit sur le plan inconscient fait abstraction du temps qui passe.

Est-ce que l’expérience de vie modifie la manière de voir les choses demande notre philosophe qui répond: si notre expérience de vie amène à une remise en question, par un travail sur soi,  il est fort probable qu’il y aura une modification; sans cela rien ne changera. Il est important d’éclairer à la lumière de nos expériences le schéma construit dans l’enfance rejoué pendant l’adolescence et à chaque relation pour comprendre nos fonctionnements  qui se réfèrent à quelque chose de profondément inconscient et de très archaïque; sous cet éclairage nos  comportements changeront peu à peu. Même l’analyse de toute une vie ne parviendrait pas à nous faire devenir transparent à soi-même au risque de nous faire rejouer le fantasme de toute puissance, d’omniscience, tel qu’il se joue dans l’enfance lorsque l’enfant se considère encore comme étant TOUT y compris la cause de la totalité des émotions de sa mère. On ne peut aller au delà de notre Condition d’être humain, d’être fini. Par contre ce travail permet de comprendre notre fonctionnement, de régler quelques difficultés qui y sont attachées avec des répercussions bénéfiques sur tous les plans relationnels ( amoureux, amical, professionnel…). Cependant on peut avoir des relations qui semblent complètement différentes mais compatibles avec notre schéma actuel qui tendra à nous faire rejouer la même histoire.

Certains couples ont des difficultés à s’éloigner du couple qu’ils faisaient avec un de leur parent (fils et mère, ou fille et père, par exemple) pouvez-vous en parler ? Est-ce une des raisons qui fait que l’on reste dans un couple-prison?

A cette question et au suivantes je retranscrirai les réponses au plus vite.

Donc à suivre…

 

 

C’est en partie du vrac que je vais vous livrer maintenant ! Libre à vous de vous procurer « L‘amour à l’épreuve du couple »  vous faire une idée par vous-même.

Qu’est-ce qui met l’amour en danger, qu’est-ce qui le met à l’épreuve dès lors que le couple est installé dans le quotidien, la routine ?

Dans le livre, David Simard pose l’équation  ainsi : les 2 « Je » se perdraient en « Nous » phénomène de la fusion qui conduirait au sentiment d’enfermement, au couple prison. A cet écueil il a élaboré plusieurs possibilités, propositions : accepter un tiers dans sa vie sexuelle voire sentimentale ; ou encore de ne pas se mettre en couple pour échapper à l’enfermement conjugal. Autrement dit, il s’agirait de pouvoir vivre l’amour sans pour autant s’embarrasser des contraintes de la vie conjugale. Le polyamour. Vivre le polyamour (qu’il ne faut pas confondre avec l’adultère) est une alternative à la routine, c’est ce que propose David à une assistance qui n’a pas l’air tout à fait d’accord. Notamment  Magaly  à qui il parait évident que selon l’âge on évolue, on est différents à 20,30,40 ou 60 ans et au delà; à chaque période on rencontre la personne qui convient jusqu’au moment où le couple que l’on forme ne correspond plus à ce que l’on en attend. On ne reste plus avec un homme qui ne nous convient plus. Magaly est persuadée que chaque partenaire arrive sur notre route pour nous aider à résoudre une problématique particulière qui nous fera avancer. Lorsque cette relation ne convient plus la rupture plus ou moins douloureuse intervient.Les routes se séparent, chacun de son côté, en ayant progressé dans la compréhension de nous-même et de l’autre.

La répétition est un schéma inconscient qui reste à l’œuvre. On peut modifier, enrayer ce phénomène de répétition si on fait un travail sur soi, si on éclaire le schéma par lequel on fonctionne. On peut être attiré par des gens complètement différents mais compatibles avec notre schéma et ce qui s’y rejoue; le point commun avec l’autre est soi. La répétition du même – schéma -  rejoint la fusion avec production des  mêmes effets qui finissent comme dans la fusion par nous étouffer. Comment faire pour ne pas reproduire à l’identique qui cependant est rassurant, qui donne la sécurité affective, amoureuse?

Dans le quotidien, on apprend à connaître l’autre; on apprend à vivre avec la réalité qui se confronte à l’imaginaire. La routine consiste à recommencer tous les jours la même chose (aux mêmes heures, même organisation), à vivre des weekend identiques. Il est cependant important de constater que les habitudes nous structurent.

Certains partenaires du couple ont des difficultés à s’éloigner du couple qu’ils faisaient avec un de leur parent (fils et mère, ou fille et père, par exemple). Est-ce une des raisons qui fait que l’on reste dans un couple-prison ? Bien souvent dans la configuration du fils faisant couple avec la mère cette dernière exclut le tiers séparateur qu’est le père ou un homme, le partenaire de la mère, qui permettrait au désir de s’exprimer, favorisant l’enfant à prendre la place qui ne lui est pas dévolue. Dans le cas d’une fille et son père il s’agit d’un jeu de séduction quelque chose d‘incestueux (inceste psychique) qui se joue sur le plan fantasmagorique. Il en est de même pour l’homme qui représente un enfant pour sa femme qui proclame n’avoir que des enfants à la maison, « d’ailleurs mon mari ne me fait plus l’amour ».

Le couple et la sexualité : La sexualité vécue au quotidien n’est pas celle dont parlent les magazines. La femme et l’homme sont 2 êtres distincts avec des attentes, des demandes, du désir et des besoins différents. Et malgré cela, que l’on soit femme ou homme, on cherche « sa moitié », on cherche à combler de ce quoi nous avons été séparés à la naissance : Lacan disait « l’amour c’est donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’est veut pas » paroles qui éclairent les notions du complexe d’Œdipe et  l’interdit de l’inceste.

Le philosophe a répondu entre autre à la question qu’est-ce qui se manifeste dans le couple au travers de la sexualité ? Il nous a parlé  du lien qui existe entre pénétration et désir qui engendre la fusion dans un but de procréation  et la différence entre le désir de fusion qui implique le sexe.

 De vouloir combler le vide de l’autre revient à vouloir combler un puits sans fond.

Je conseille de lire particulièrement le chapitre « Doit-on se sacrifier par amour » bien que fortement orienté psy il est fort intéressant dans l’approche de notre société conçue sur l’hyperconsommation dans ce qu’elle crée comme désirs (faux besoins) qui impliquent leur satisfaction immédiate… Que pouvons-nous dire des personnes qui demandent au conjoint d’être Tout ? D’être un sauveur et de palier tous les manques et tous les traumatismes de l’enfance dont est issue cette demande.

L’amitié et l’amour : différence de ces deux sentiments ? Qu’impliquent-ils l’un et l’autre ?

La communication est-elle l’idéologie d’un monde de paix ? Ne jamais oublier qu’à travers nous parle notre inconscient, parle notre corps au travers de nos gestes, de nos comportements.

Qu’en est-il des différences entre femme et homme, existe-t-il une nature immuable aux comportements masculins ou féminins? Chasse aux idées reçues et aux préjugés qui ont la vie dure ! La commodité rassurante de s’accrocher à des généralités sur la nature des êtres nous évite la remise en question de nos comportements erronés. La différence des sexes bien réelle influe t-elle sur les comportements ? L’affirmer c’est maintenir le joug de la prétendue supériorité des hommes sur les femmes.

De vouloir combler le vide de l’autre revient à vouloir combler un puits sans fond.

Couple et homosexualité

Le multipartenariat des homosexuels empêche t-il de vivre en couple ?  Le couple homosexuel, là encore, donne à voir l’hétérosexualité comme étant la norme culturelle et historique mais non  comme étant un attribut de la nature.

 Le quotidien conjugal amenant la routine serait-il un tue l’amour ? La passion s’émousse, le désir – trop comblé s’étiole, l’ennui prend le relais, il y a séparation ou infidélité. Sans désir plus de vie ; d’un point de vue philosophique la vie est le fait de nous porter vers l’autre que soi, c’est ce qui nous rend vivant. Si on se referme sur soi, comme le couple mis en scène par Ionesco, on étouffe le désir en soi et l’on se meurt psychiquement. Il en est de même si l’on s’isole.

Sans manque pas de désir et l’absence de désir tue le couple. Tue la vie. Instaurer du manque, s’ouvrir à l’extérieur, sortir le couple de l’autarcie en ne cohabitant pas, est-ce la solution pour pérenniser le couple ?

 NAÎTRE EST SE SÉPARER ET NON FUSIONNER

La naissance est la première séparation

Tant de choses ce sont dites ce soir là que je ne peux passer le reste du mois à en parler. Je vous conseille donc de lire « L’amour à l’épreuve du couple » de David Simard qui je le rappelle ne donne pas de recette, par contre il met en lumière le fonctionnement des individus en permettant d’éviter la reproduction des erreurs.

Et comme écrivait Albert Camus : « Tous les spécialistes de la passion nous l’apprennent, il n’y a d’amour que contrarié « 

Donc continuez à contrarier pour être certain d’être toujours aimé.

A bien vite

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Celle que je nommerais Marie s’est insurgée contre cet état de fait que certaines gens (pour la plupart des hommes) aiment là où ils ne désirent pas et désirent là où ils n’aiment pas. L’amer constat  qu’elle fit bouleversa complètement Marie qui devenait celle que l’on désire laissant à l’officielle (la madame qui portait le nom du monsieur, son amant) le privilège de n’être qu’aimée. Par le refus de ce clivage, elle voulait de son homme-amant TOUT. Qu’il soit son amant en continuant à la faire jouir et la jouissance atteinte, leurs corps repus, qu’il passe sur le versant tendre qui aurait satisfait Marie de son besoin d’amour, de tendresse, qui aurait prouvé un attachement autre que sexuel. Autre que sensuel.

Or, le courant sensuel pour qu’il se manifeste doit être débarrassé du premier objet amour qu’est la mère afin que la sensualité puisse être investit sur des objets sans rapport avec l‘interdit incestueux. Ces hommes là manifestent envers leur épouse une impuissance psychique puisqu’à leur insu ils ont choisi, pour éviter l’inceste, un trait souvent insignifiant, caché ou peu apparent qui rappelle l’objet à éviter (la mère). Rappelez-vous le film Mafia blues avec un Robert de Niro complètement perturbé par l’idée qu’il aurait pu désirer sa mère, comme le lui suggère son psy.

Ces deux courants, le tendre et le sensuel ne fusionnent que chez très peu de personnes, qui dès lors ont besoin de déprécier leur objet de désir sexuel permettant ainsi à certains d’éprouver consciemment du désir sexuel, d’aboutir à une réussite sexuelle et d’en avoir du plaisir. Ainsi certains hommes ne deviennent pleinement puissants qu’en rabaissant la personne avec laquelle peuvent intervenir des composants pervers qu’ils ne satisferont jamais avec leur légitime …puisqu’ils les respectent.

Ce courant tendre correspond au choix infantile incestueux et le courant sensuel se déploie à la puberté et porte vers l’objet sexuel. Dans le cas de clivage ces deux courants ne se rejoignent jamais. Or, c’est la réunion de ces deux courants qui assurent un comportement amoureux qualifié de « normal ». Mais c’est là un idéal, chacun reste plus ou moins lié à son premier objet d’amour incestueux que le courant sensuel finira par investir plus tard.

Est-ce que c’est clair?

Je vous souhaite tout de bon à quelques heures du changement d’heure.

Nouvelles d’automne

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Du mur de Berlin depuis 22 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !

Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur  fontanelle.

Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants  sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.

Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.

Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci  identique aux autres auxquels elle a crus ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?

D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent  vie au plus sordide des murs de NYC. Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.

ψ et φlosophie de vie

Voici un copié collé d’un article sur slate.fr venu frapper mes yeux, les déciller

Non, nous ne sommes pas tous malheureux et au bord de la dépression. Mais nous souffrons tous car notre cerveau n’est tout simplement pas équipé pour le monde du 21ème siècle. Nous sommes atteints à des degrés divers d’un désordre psychologique lié à notre éloignement du monde naturel dont nous sommes issus.

C’est l’explication avancée à la difficulté grandissante que nous éprouvons les uns et les autres à retrouver des bonheurs simples et des joies spontanée par Andrew Weil. Il est Professeur de médecine à l’Université de l’Arizona et est le gourou de la médecine alternative le plus célèbre aux Etats-Unis, auteur de nombreux livres à succès dont le dernier est titré Spontaneous Happiness («La joie spontanée»).

Sur le site The Daily Beast-Newsweek, Andrew Weil explique que la dépression est «un désordre de la vie moderne dans un monde industrialisé… En général, les pays où le mode de vie est le plus éloigné des standards modernes, les gens ont le plus faible taux de dépressions». Il ajoute que selon son expérience, «plus les gens possèdent moins ils ont de chance d’être satisfaits».

Andrew Weil a pris pour exemple aux États-Unis la secte religieuse des Amish qui refuse la modernité et a un mode de vie rural très proche de celui du 18ème siècle. Le nombre de dépressions au sein de la communauté Amish est dix fois inférieur à celui des autres Américains. Le psychologue Martin Seligman de l’Université de Pennsylvanie, autorité reconnue qui a étudié les Amish et de nombreuses cultures dites pré-modernes, estime «qu’il existe bien quelque chose dans la vie moderne qui crée un sol fertile à la dépression».

Pour Andrew Weil, le constat est le suivant: «nous sommes de plus en plus nombreux à être sédentaires, à passer la plupart de notre temps à l’intérieur des bâtiments et des habitations. Nous mangeons de la nourriture industrielle altérée de ses origines naturelles et cela a un impact sur l’activité du cerveau et notre humeur. Nous sommes submergés par un flot sans précédent d’informations et de stimulations dans cet âge de l’internet… et tout cela contribue à affecter notre santé émotionnelle et physique». Il souligne que les comportements associés avec la dépression – la réduction de l’activité physique et des contacts humains, la recherche sans fin de distractions, la consommation d’une alimentation industrielle – sont des comportements de plus en plus répandus volontairement ou non.

Les humains ne sont tout simplement pas conçus pour cela. Ils ont évolué pour s’adapter à leur environnement naturel et pour s’associer étroitement au sein de groupes sociaux. Cela assure un équilibre émotionnel naturel qu’il est de plus en plus difficile à trouver.

Alors pour corriger le décalage grandissant entre le monde moderne et «nos cerveaux et corps anciens», Andrew Weil recommande de modifier notre mode de vie, de faire de l’exercice physique, d’améliorer notre sommeil, de passer plus de temps au soleil, de manger plus de poissons, de multiplier les relations sociales …

Complétement d’accord avec Andrew Weil je propose que l’on applique chacun à notre mesure et autant qu’il nous est possible les préceptes ci-dessus indiqués.Chaque pas compte pour se réapproprier un bout du monde naturel dont nous sommes issus.

Où que vous soyez belle journée à vous.

La bouteille à la mer

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