| La maladie de la valeur, moderne épidémie. Ce virus attaque et peut détruire l’individu
Par Max Dorra, Le Monde du 03/03/2010 |
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La salle n’était pas la même, je sais! Il y faisait chaud, trop chaud, je sais! La clim était détraquée m’a-t-on dit le lendemain. Des 54 inscrits, seulement (et heureusement!) 33 ont tenu leur engagement et c’est bien ainsi. Notre chère Anne a noté que 30°/° des personnes sont revenues ce qui a permis à 70°/° nouveaux participants de connaître le sex-o-cafe. L’ambiance était aussi joyeuse et décontractée que lors du premier rendez-vous.
Derrière la table qui nous servait d’écritoire, de repose verres et de points d’appui nous étions sagement assis. Liliane toujours modératrice experte menait le débat avec conviction. Á son côté droit Christophe Ghuibaudo en verve ce soir là. Et moi, Lyliane, écoutant le discours en intervenant sur la pointe des mots mais bien à propos malgré la mauvaise acoustique de la salle. Le décor en place que se passât-il dans cette deuxième session?
- Christophe nous fit un long exposé dans lequel médecine et psychiatrie se mêlaient.
- La douleur et le plaisir se passent dans la même zone du cerveau.
- Les Schizophrènes et les psychopathes sont dans l’incapacité à atteindre le plaisir. Les pervers ont du mal à canaliser leur plaisir.
- Le désir provient d’une pulsion. Volonté irrésistible d’obtenir quelque chose.
- Évoque les théories de Lacan : tout désir satisfait est automatiquement détruit. De Goethe : le désir satisfait s’accroît; il demande à l’assistance qui est pour la théorie de Lacan, qui pour celle de Goethe ? Le désir a la capacité de se détruire pour perdurer.
- Le désir amoureux est une pulsion. Une volonté très importante de se rapprocher d’une personne – rêve obligatoire des désirs amoureux.
Lyliane : quand on parle de rêve, on parle de fantasme avant tout; le désir étant une pulsion formatrice d’un fantasme.
- Le désir amoureux continue Christophe se décompose ainsi:
- 1er temps : ressenti corporel (on n’a plus faim, plus sommeil). On peut vivre d’amour et d’eau fraîche.
- 2ème temps : image des représentations, volonté de s’imbriquer, état fusionnel.
- 3ème temps : préserver toujours la distance.
- 4ème temps : attraction, valorisation de toujours plaire à l’autre. Accepter les différences en les valorisant.
Olivia ouvre le débat : Dans le désir il y a un facteur temps; elle cite F. Beigbedé qui dit que l’amour dure 3 ans. Alors que ce que dit Christophe paraît génial !
Liliane : 3ans ont été déterminés par la fonction originelle : donner la vie, la procréation. Temps nécessaire pour que le passage de l’acte sexuel à l’enfantement jusqu’à l’autonomie de l’enfant et que ce dernier puisse se « débrouiller » sans ses deux parents.
Lyliane : la venue d’un enfant transforme les liens du couple. Trop souvent les femmes oublient leur féminité tandis que les hommes « tuent » la femme et ne voient que la mère.
Francis : il y a des animaux qui sont ensemble pour la vie !!!
Liliane : il faut sortir de ce schéma et travailler sur l’entretien de ce désir.
Nadège : Si on entretient la distance on entretient le désir. Le désir n’aboutit pas forcément au plaisir
Lyliane : le désir ne provient que d’un manque…ce à quoi Nadège rétorque en évoquant Nietzsche et sa philosophie.
Nadège : s’adressant à Lyliane : c’est votre position mais le désir peut venir d’un trop plein, d’un débordement.
Lyliane : je me positionne en tant que psychothérapeute et non philosophe.
Aline : on sait très bien donner le plaisir à l’autre
Bernadette : Les disputes dans le couple peuvent amener à des discussions qui peuvent engendrer des distances qui font renaître le désir.
Lyliane : comme le rappelle le titre d’un bouquin de « Du bon usage des crises »
Anne : Il est nécessaire de se créer des limites et de ne pas sombrer dans l’amour fusionnel.
Edith : Le désir est-il toujours partagé? Qu’est-ce qui se passe quand il ne l’est pas ?
Anne : sa différence m’intéresse.
Christophe : Si la personne est névrotique, elle en arrive à des actes « médico-légaux ».
Liliane : On peut être dans le plaisir permanent de désirer.
Olivier : Le désir est différent à chaque étape de la vie. Plus tard : l’idéal est-il dans le fait de ne pas vivre en couple pour entretenir le désir ? La fameuse distance…Olivier raconte l’histoire d’un couple dont l’appartement séparé par un très long couloir, chacun des membres vivant à l’extrémité du couloir…
Éric : Les jeunes mamans ont très souvent de très longues périodes pendant lesquelles le désir n’existe plus. L’enfant d’abord. C’est pour ça que je suis là, au SEX-O-CAFE. Mesdames, laissez-vous aller et ne pensez qu’à votre plaisir.
Olivier : Dans un couple, il est indispensable de ne pas culpabiliser et de se retrouver régulièrement pour redevenir amants – toute la famille s’en portera mieux – les enfants recevront des signaux de bonheur et d’indépendance. Une autre fois : le désir ne fait que se renforcer si on est autant dans l’attente, l’espoir. Différents niveaux au sujet de la distance; avoir des pôles d’intérêts séparés, et communs pour mieux se retrouver.
Lyliane pensait mais ne l’a pas dit : « C’est beau et vrai comme du Didier Dumas, ce que vient de dire Olivier »
Coralie : BHL entretient le désir avec Arielle en habitant dans des appartements séparés, à l’étage au dessus. Distance qui respecte l’activité de l’autre.
Christophe : parle des différents stades de la sexualité (stade oral…)et de la fée qui viendrait supprimer ce premier désir.
Laura avec son merveilleux accent : c’est vrai mais dur à établir.
Femme brune au fond (je n’ai pas entendu son nom, si elle l’a dit, qu’elle m’en excuse) : le plaisir d’un homme est aussi un plaisir pour la femme. Tout la pub, les chansons, les vidéos sont construites dans ce sens (pour donner du plaisir à l’homme)
Nathalie : c’est difficile d’entretenir le plaisir et le désir dans un couple avec enfants après 15 ans de vie commune.
Éric : l’idéal est quand les deux participent. Désir + plaisir + amour c’est l’idéal.
Liliane : je voudrais savoir comment font les hommes pour pouvoir faire l’amour sans sentiment et est-ce que la jouissance est la même?
Laura : il faut aussi savoir demander de l’aide
Anne : Les femmes gèrent plusieurs domaines à la fois; elles oublient le moment présent.
Liliane : il faut arriver à se défaire du contexte social.
Nathalie (autre) : poids des images que la société renvoie, schémas familiaux, influence réaliste de la femme.
Éric : Avis aux femmes : en matière de plaisir ne se concentrer que sur lui( le plaisir).
Olivier : parle de performances, des enfants dès que l’on cesse d’être amants pour n’être que parents et de la culpabilité qui enferme.
Laura : être un peu égoïste si on n’est pas heureux, personne ne peut l’être autour de nous.
Nathalie : vive les sex toys ! Elle a découvert le moyen de se faire plaisir, plaisir efficace de surcroît.
Eric : on peut utiliser les sex toys pour découvrir comment donner du plaisir à sa femme.
Christophe : le plaisir où se situe t-il le plaisir de l’homme ? Et dans le plaisir solitaire quelle est la place du désir?
Frédéric : problème d’éducation sur la sexualité. En France le sex toy et tout ce qui touche à la sexualité est glauque, le plus souvent se résume à un sex shop près de la gare…Contrairement à certains pays comme l’Allemagne, la Suède…
Coralie : le sex toy ne parle pas !
Anne : Le désir est sublimé dans la création.
Lyliane : Anne évoque la sublimation : il s’agit d’une pulsion qui, si elle n’atteint pas son but dans le sexuel et sans pour cela être refoulée, est détournée au profit d’un acte artistique.
Liliane : mystère pour les hommes : différence entre sexualité physiologique et désir amoureux?
Eric : L’homme aura moins de plaisir dans la masturbation donc recherchera avant tout l’acte sexuel avec la femme; une femme aura autant de plaisir avec son sex toy – si on parle de plaisir physique.
Liliane sonne l’heure de la fin et Marie s’écrie : C’est déjà fini ? Je n’ai pas vu ces deux heures passer. Ça a paru tellement plus court, cette fois-ci!
Quand au sujet du prochain SEX-O-CAFE, il n’a pas été défini cette fois-ci. Patricia (me semble t-il) a prononcé « jalousie »; une jeune femme » libertinage »; les amours libertaires ?
Nous avons clôturé la séance sur des propositions à faire et à poser sur le blog ou sur le mur de Facebook pour ceux qui ont ce média.
Fantasme,désir,orgasme, sexuel …profusion de mots qui sortis de leur contexte deviennent pornographiques.
La pornographie est la tendance perverse qui sous-tend toute l’économie. Actuellement l’hyper-consommation gère l’économie et si l’on en croit le philosophe Dany-Robert Dufour la pornographie est devenue une activité ordinaire qui s’affiche, s’exhibe publiquement dans les comportements. Le sexuel s’expose dans la démesure où l’obligation de jouir semble être la seule voie possible. Une sexualité vite consommée (speed dating); un contact instantané via Internet Aka Aki (procédé comparé aux phéromones chimiques, celui-ci étant électronique). Voici parmi tant d’autres activateurs sexuels pour ne citer que les plus softs.
La pornographie dans notre monde est devenue une industrie majeure. Les chiffres sont éloquents : la pornographie génère à elle toute seule, un chiffre d’affaire de 1000 milliards de dollars par an. Plus que les industries de l’armement et de la pharmacie. Hallucinant, ahurissant, non?
L’obscène est partout. Tout, tout autour de nous, incite à la jouissance. Dans le cinéma, la télévision, l’internet, dans tous ces divertissements des masses intervient l’obscène. Dans la vente des programmes télé du MIPTV à Cannes viennent en tête du palmarès : le sexe, le jeu et la spiritualité, les trois pouvant se combiner allègrement afin de multiplier les retombées pécuniaires.
Les Anciens distinguaient trois formes de libido qu’ils nommaient concupiscence :
- Libido de la passion des sens et de la chair (concupiscence de la chair)
- Libido impliquant la passion de posséder et de dominer toujours plus (concupiscence de la vie)
- Libido qui demande à voir et à savoir (concupiscence des yeux).
- On peut donc jouir sexuellement mais aussi jouir en possédant, en dominant ou en se procurant de la jouissance par le savoir. Ces formes libidinales procèdent toutes du même processus qui consiste à exciter l’une des trois libidos en tenant éloigné tout ce qui pourrait empêcher cette excitation d’aboutir à la jouissance.
- Oh! Ce n’est pas tant la jouissance l’élément nouveau du fonctionnement humain, de tout temps elle fut présente, mais la manière d’exhiber sa jouissance. L’exhibition, là est l’obscénité. Pour les Anciens philosophes il était obscène (malsain de porter au devant de la scène) de montrer ce qui devait être caché aux autres pour la simple et bonne raison que ce qui était vu pouvait être instrumentalisé par le jouisseur. Par cet acte de ne pas montrer aux autres découle le respect de l’autre qui interdit l’exhibition de la jouissance. Respecter l’autre, consistait à refuser sa libido (quelle que soit sa forme) dès lors qu’elle devenait envahissante, dès l’instant où la personne était en compagnie ou se devait d’éviter l’expression de sa jouissance devant n’importe qui au risque de se retrouver à devoir pactiser…
- Je vous souhaite de beaux rêves en attendant la suite qui ne saurait tarder.
Au cours de ce deuxième SEX-O-CAFE et à la demande générale des participants nous aborderons le Désir et le Plaisir. Sans élaborer un plan qui ne sera pas suivi puisque les questions alimentent spontanément le débat, voici cependant un rappel de quelques pistes pour les situer dans la sexualité. Vous pouvez retrouver les articles concernant l’origine du désir en vous reportant sur ce blog…
- Le désir est à différencier d’un besoin qui lui peut être satisfait alors que le désir ne le sera jamais.
- Tout désir est désir de l’Autre
- Le désir est l’effet d’un manque lié à la parole, au langage
- La poursuite d’un désir à satisfaire vient buter contre un manque et un fantasme (écran du manque) qui ressurgit dans la vie sexuelle.
Quand au plaisir il régit en:
- son principe le fonctionnement psychique selon lequel l’activité psychique à pour but d’éviter le déplaisir et de procurer le plaisir.
- il peut-être conçu comme l’apaisement d’un besoin en satisfaisant la pulsion d’auto-conservation
- le plaisir aura pour but de diminuer la tension.
Pour éviter de me répéter et si vous êtes intéressés par les sujets rendez-vous sur ce blog où vous aurez tout loisir d’y retrouver le désir et le plaisir en attendant le SEX-O-CAFE où nous aurons le plaisir d’accueillir les chanceux participants.
Quand à vous les fidèles lecteurs du blog il vous sera relaté, dans le compte rendu qui suivra, la totalité de la soirée du SEX-O-CAFE qui se déroulera au 3.14.
Que le passage de février à mars se fasse dans la douceur et le plaisir de vivre.
http://www.therapeute-en-ligne.com>un site pour vous aider à y voir plus clair.
Écriture d’invention par Oriana, adolescente de 16ans.
L’énoncé : Imaginez la suite du discours sur l’autodafé que Candide (de Voltaire) pourrait prononcer pour sa défense devant le Tribunal d’Inquisition.
Pris de cours dans ses réflexions peu approfondies sur le triste sort de ses compagnons, Candide se fit conduire au tribunal de l’Inquisition non loin de Lisbonne, sans se faire prier. Une fois rendu, des hommes d’Eglise vêtus de blanc et ceux de Justice en noir étaient dressés de chaque côtés du condamné ; cela le fit penser à une cérémonie matrimoniale.
Un homme, placé en hauteur et dominant admirablement l’ensemble de la salle prit la parole :
« - Vous, jeune homme, êtes condamné pour avoir survécu à ce bel autodafé, ce qui a réveillé la rage de notre si belle terre comme vous le dites si bien et qui, pour nous le faire savoir, l’a faite remonter à la surface une deuxième fois.
- Moi ? Un condamné? Qu’ai-je fait ? Moi pour qui tout était merveilleux… Comment cela peut être un délit ? Comment peut-on trouver la mort à ne pas manger de lard ou épouser celle que l’on aime qu’elle soit amie ou commère ? Comment cette terre où nous vivons puisse t’elle être considérée comme la plus belle des terres possibles s’il on vous condamne pour avoir soutenu que tout ce qu’elle avait à nous offrir était bien ?
Bien entendu, nous ne répondrez pas à mes questions, d’ailleurs qui pourrait y répondre?…Moi je suis condamné ? Pour avoir subi depuis mon exil toutes les mauvaises aventures que le ciel avait à offrir ? Je suis fessé en cadence devant des spectateurs émus du spectacle et par cette belle musique. Aurais-je dû trouver la mort, comme la somptueuse Cunégonde aux entrailles sanglantes? Comme le vaillant Pangloss qui a emporté toutes ses théories avec lui ? Que va-t-il penser du plus merveilleux des mondes désormais? Il doit sûrement avoir une vision de la chose bien différente de l’endroit où il se trouve à présent… »
Candide regarda en direction du ciel, en direction du sol, ce sol qui l’avait jusque là porté et qui en tremblant allait lui enlever toute liberté ; puis il releva la tête et une larme coula le long de sa joue ; dans cette larme aussi petite soit-elle se trouvait la réponse à toutes ses questions. Il comprit alors qu’il était innocent. Il fit un pas en avant en regardant longuement ce damier gigantesque d’hommes se trouvant face à lui.
« … Moi, le condamné qui fus fessé pour avoir simplement soutenu, et, pour mon plus grand malheur, que cette terre diabolique était la plus belle. Moi qui viens de perdre femme et compagnons pour celle qui m’a aveuglé ! Moi je suis Innocent ! Je ne peux être condamné pour l’amour aveugle que j’ai porté à ce monde qui aurait dû, d’après les sages, être conçu pour nous accueillir, pour faire de nous des hommes libres, non pour nous y enfermer. Ce n’est pas le monde qui nous fait mais nous qui faisons le monde. Nous ne sommes rien face à cette immensité féroce, dont un simple battement de cœur fait trembler et démoli une ville entière.
Ce ne sont pas vos cérémonies carnavalesques et vos flammes bienfaitrices qui pourront y changer quoi que ce soit.
Regardez-vous échiquier géant ! Tous vêtus de noir et blanc dans l’attente que l’on vienne vous donner des ordres à exécuter tels des pions à vous approprier la liberté d’un homme. De cette liberté qu’en ferez vous ? Personne ne voudrait d’une liberté volée.
Le monde est en réalité un être cruel qui souffre du mal que les hommes lui infligent et s’infligent entre eux.
« Je suis innocent, innocent d’avoir cru que tout cela était vrai ! Insouciant à tel point que je n’ai pas pu me rendre compte du réel spectacle de la vie, celui qui se déroule derrière le rideau. Vous êtes condamnés, condamnés du monde, répandant le mal, le vice et l’injustice autour de vous. Vous ne voyez qu’au travers des usages, en vous cachant derrière vos rôles et vos costumes aussi beaux soient-ils. Vous vous êtes condamnés vous-mêmes.
Je suis innocent, je suis libre. Je suis en vie. »
À ces mots Candide comprit qu’il s’était passé quelque chose en lui, comme si la rage que la terre cherchait à faire remonter à sa surface avait traversé son corps, son cœur et son esprit afin qu’il prenne enfin conscience de son rôle sur terre, cette terre qui va lui permettre enfin de grandir et de s’épanouir.
Les adolescents s’opposent pour mieux se poser. Et même si Candide n’était pas un adolescent mais un adulte, il est utile de relire les textes d’une autre époque, les fables et les contes, nous pouvons y vérifier l’omniprésence de la violence.
Merci à Oriana de m’avoir confié sa belle et lucide imagination et d’avoir accepté que je le publie sur le blog.
Qu’est-ce-que l’adolescence sinon un âge entre deux eaux,un passage qui annonce la fin de la puberté et propulse dans l’âge adulte? C’est l’âge où tous les espoirs pubertaires sont en devenir de réalisations d’adultes. La violence pubertaire est réelle, tant l’adolescence recèle d’aspirations élevées et de déceptions dont toute la vie d’adulte sera empreinte. L’effondrement de l’idéal ou a dépression d’idéal est le risque encouru de cette période de la vie.
Pendant ce passage, la plupart des adolescents ont des conduites violentes intenses ou moindres selon le milieu socio-culturel auquel ils appartiennent. La conduite est d’autant plus violente qu’elle menace le « Moi », c’est à dire l’identité : le Moi de l’adolescent est la principale victime des adultes qui pratiquent (pour leur bien !) l’intrusion, la dépossession, l’envahissement, manipulation : toute manifestation qui se voudra protectrice du jeune. Période où l’adolescent se cherche, psychiquement, physiquement, sexuellement.
A ce moment là de la vie l’intensité des pulsions est à son comble ; gérer le dedans de ce qui se passe à l’intérieur (du corps et sa force hormonale) avec le dehors et la qualité de la représentation afin de préserver l’image qu’il a de lui (narcissisme) met l’adolescent dans le déni et déstructurent les liens parentaux qui jusqu’alors le tenaient. Ce qui est rejeté est ce lien vécu par l’ado comme une dépendance dangereuse, un pouvoir du parent qui aliène sa liberté en tant qu’individu. Bataille du Moi de l’adolescent et du Surmoi (instance parentale, sociétale) où l’importance prise par l’investissement parental sera l’élément déclencheur, essentiel de la violence. Il y a dès lors séparation (et non conflit) entre le MOI et le SURMOI. Entre l’adolescent et les parents, la société. Crise d’adolescence (qui peut être réactualisée à tout moment de la vie). L’ado devient fragile face à l’agressivité du monde et son environnement, ses contraintes, ses vides, ses séductions abusives ; tout l’agresse. Il se rebelle.
Il se rebellera d’autant plus qu’il vivra dans un contexte familial difficile où culture et éducation familiales seront différentes de celles qui se vivent à l’extérieur; quand une parole pauvre fera obstacle aux échanges ( c’est autour du langage que se cristallisent les conflits individuels et collectifs).
La violence n’est pas nouvelle. Ce qui est nouveau est sa sur-médiatisation. Elle existe de tout temps avec les comportements impulsifs qui lui sont associés. Les blousons noirs dans les années 70, les skins heads quelques années après, les banlieues aujourd’hui… La violence faite aux jeunes fera ressurgir la violence faite par les jeunes en amenant des troubles du comportement et des troubles de conduite dont on parle beaucoup (trop) dans les médias.
« Si la cruauté, tout autant que la violence et l’amour, est une dimension de l’homme, elle (la violence) a cependant la particularité de produire une angoisse étrange, inaccessible au processus de symbolisation ininscriptible dans la psyché et donne de son « agent » - celui qui la produit -, une image de mutant de l’espèce », écrivit LOUFTI BENHABIB dans la « Passion Algérienne »
La violence dans les mots, dans les actes, conjugale, scolaire, professionnelle. La violence visible et celle invisible parlent de notre monde qui ne change pas vraiment dans les mentalités. Ne serait-elle pas plutôt exacerbée tant elle est médiatisée avec pour but de servir un jeu politique pour lui donner le pouvoir de mettre en place par la peur une hyper sécurisation ? Tout aussi violent que ce qu’il prétend défendre.
Quand on sait que faire acte de violence, comme le disait un jeune « fait couler l’adrénaline » « c’est même un sport extrême », « je suis fier d’être un violent homophobe, ça me fait jouir », on comprendra ( ce qui ne veut pas dire qu’on acceptera) qu’il s’agit là d’un palliatif à l’évacuation du trop plein de fureur servant à exprimer des pulsions qui n’ont jamais été régulées.
Allez ! Assez de violence pour ce soir. Passez une bonne nuit dans la tendresse de bras protecteurs.
Comme nous l’avons vu précédemment nous sommes régis par deux principes : le couple plaisir/réalité. Le principe de réalité entraînera souvent le déplaisir. Pour éviter le déplaisir (surtout dans l’enfance) il se met en place un processus qui repousse dans l’inconscient tout ce qui pourrait provoquer le déplaisir; ce processus, n’est autre que le refoulement.
Cependant le développement psychique d’un enfant se construit sur des refoulements successifs : de la succion au repas à la cuillère, de la couche au pot, etc… Ces petits déplaisirs là, inhérents à la vie d’un être, le font évoluer. Toutefois, si tout est autorisé à l’enfant sans aucun discernement, si tout lui est donné sans qu’il ait à demander, si tous ses caprices sont satisfaits sans qu’on lui oppose de limites raisonnables, l’enfant sera immergé dans un flot émotionnel qu’il ne pourra gérer. Dans de pareilles circonstances, dont la répétition entraînera du stress, l’enfant ne connaîtra pas le plaisir, ne pourra se situer dans son désir ; partant du principe qu’il suffit d’exiger pour obtenir il n’éprouvera aucune joie à avoir. À recevoir. Il sera pareil à un marin sans boussole dans une mer déchaînée. Croyant bien faire, par ignorance ou laxisme, les adultes transformeront ces enfants en futurs adultes blasés, désabusés.
Cet état émotionnel sera d’autant plus violent quand l’adolescent devra vivre le bouillonnement des pulsions sexuelles au moment de la puberté. Si par la difficulté, voire l’impossibilité (parce qu’on ne lui a pas appris) à apprivoiser ses pulsions, s’il continue à les vivre sous le registre du plaisir en niant la réalité à laquelle la vie sociale (entre autre) nous oblige, le jeune individu se confrontera à des dilemmes angoissants pour lui . « On voudrait, on ne peut pas faire son pipi partout comme le chien de grand-mère » chantait Marie Josée Nat quand j’étais gamine; or, ne vouloir rester que dans le plaisir finira par créer des dommages physiques autant que psychiques. Ces dégâts engendrent un conflit entre le plaisir – état désiré – et le déplaisir auquel on est contraint. Papa Freud disait : La pulsion est la représentation mentale d’une excitation corporelle. Elle a sa source dans le corps.
Le corps s’exprime par un langage particulier, non verbal. Au travers de ce langage corporel on peut discerner ce qui a été refoulé,: elle somatise. Un corps ou un esprit qui souffre n’a pas de plaisir. Dans le cas contraire, si il y a plaisir, il y a « amour » de la douleur qui par des mécanismes pervers composent le masochisme. On en parlera une autre fois. s’inscrit dans la personne
Or, le plaisir ne peut surgir si celui-ci a été refoulé suite à un traumatisme quel qu’il soit. D’un trauma physique, psychique (l’un entraînant bien souvent l’autre) le corps en garde une trace mnésique indélébile; l’inconscient le garde en mémoire en le refoulant.
C’est dans l’expérience vécue de l’enfance qu’il faut rechercher les causes profondes du conflit sexuel, écrivait la doctoresse H.MICHEL-WOLFROMM dans « Cette chose là ». Dans la proximité de l’écoute en consultation, on entend la plainte de personnes dans leur relation de couple. On note souvent le déplaisir, quand par exemple, l’acte est vécu comme une obligation (devoir conjugal); par le seul désir d’un partenaire – » Mon mari ne pense qu’à ça » disait cette patiente. Ou encore « Je suis frigide; ou, j’ai des douleurs au moment de la pénétration; j’ai l’impression d’être anesthésiée : je ne ressens ni désir ni plaisir ». Toutes ces paroles entendues signent le déplaisir par le symptôme qui en dit plus long sur la nature de l’inconscient que du désir de retrouver un quelconque plaisir à satisfaire.
Parce que les enfants non entendus deviennent des adultes sourds, indifférents, violents voire cruels. Ils reproduisent les mêmes schémas vécus dans l’enfance sous une forme violente peu visible de l’extérieur. La sexualité est le lieu où s’exprime cette violence. Les atteintes à l’intégrité de la personne – comme c’est le cas dans le viol, l’inceste, la prostitution – sont camouflées dans des plaintes qui déguisent la réalité de ces drames et qui se révèlent dans un esprit tourmenté et un corps morcelé.
L’horreur, la honte, le dégoût, la culpabilité, l’angoisse ont chassé – et souvent pour toujours – l’idée même du plaisir en créant des liens de dépendances, entraînant chez la personne des comportements compulsifs…
« Eh, bien dites donc ! Il y a urgence à changer mon comportement avec mon fils » me disait Aline, mère d’un enfant qu’elle rendit tyrannique à force de tout accepter de lui. Il a 10ans et lève déjà la main sur sa mère, espérant sans doute qu’elle se rebiffe.
Nous en débattrons au SEX-O-CAFE. Passez une semaine légère et joyeuse, dans le plaisir, sans excès.

À la demande générale des participants du premier rendez-vous, le thème du prochain SEX-O-CAFE, qui aura lieu le jeudi 4 Mars, est le Désir/ le Plaisir. Déjà édités plusieurs articles sur le désir vous les retrouverez sur le blog.
« Désir: quelle influence peut-on avoir sur le désir de l’Autre » <http://www.libidosexualite.com/?p=1252>
« Désir l’origine de la vie »<http://www.libidosexualite.com/?p=20100209>
Spontanément Désir et Plaisir ont été accouplés dans la demande à juste raison puisque l’un ne fonctionne pas sans l’autre; aussi c’est avec plaisir, que nous allons satisfaire le Désir en faisant un tour du côté du Plaisir.
Pour atteindre la jouissance sexuelle, il faut mourir au plaisir – Une saison chez Lacan -Pierre Rey
Avant que celui-ci ne meure revenons à lui! Plaisir, le mot à lui seul remplit la tête de sucreries! De pensées sucrées, ai-je envie de dire. Mais pas toujours. Le plaisir est un état affectif lié à la satisfaction d’un désir, d’un besoin, d’une inclination. C’est une sensation, un sentiment agréable. Ne dit-on pas : j’ai plaisir à te voir; à manger du chocolat; à écouter Gregory Isaac? Il peut être aussi lié à une morale : celle-ci s’appelle épicurisme, hédonisme. L’hédonisme, j’en parlerai une autre fois. Restons sages!
Le plaisir lié à une activité particulière est plaisir physique, sexuel. Celui-ci intéresse le sujet qui nous occupe. Analysons-le.
Le plaisir dans sa forme analytique est un principe selon lequel l‘activité psychique a pour but d’éviter le déplaisir et de procurer le plaisir. Le principe de plaisir est lié au principe de réalité. Ce dernier intègre les conséquences imposées par le monde extérieur. Le principe de plaisir, présenté comme principe de diminution des tensions – quoique certaines tensions peuvent être reconnues comme agréables – consiste à réduire l’excitation dans le but d’éviter le déplaisir.
Le plaisir, comme principe, consiste à l’apaisement d’un besoin (j’ai faim-tension-je mange-apaisement de la faim.) Il est lié à la satisfaction des pulsions d’auto-conservation; cependant le principe de plaisir conserve un sentiment de perte avec la réalité. D’après Freud, sous l’influence du plaisir, le nourrisson hallucine le sein plutôt que de se nourrir. Les deux principes (plaisir et réalité) sont donc intimement liés. Si le principe de plaisir a une tendance à entraîner trop loin dans la satisfaction, et cela par des chemins les plus rapides, les plus courts, voire hallucinatoires, l’autre, le principe de réalité, vient réguler cette démarche en soumettant le Moi détenteur de cette instance réaliste.
Tant qu’il y a vie, il y a “tension“. Celle-ci ne s’épuise donc jamais. Tant qu’il y a tension, il y a déplaisir; le plaisir va surgir par la suppression de la tension. Dans le psychisme l’excitation est toujours interne jamais externe. La source peut être externe mais sa répercussion est interne au psychisme. Dans le psychisme, le plaisir total n’est jamais atteint puisque la décharge absolue n’est pas possible, d’une part. D’autre part la tension est en permanence réactivée par l’excitation endogène (qui provient de l’intérieur) véhiculée par les images, les représentations, les pensées.Toujours dans le psychisme les métaphores ne vont induire des décharges que partielles.
Moi, corps, plaisir:
Le Moi n’a pas la maîtrise du corps mais demeure son fidèle et obéissant serviteur. Le corps désire le plaisir mais non le pouvoir. Le plaisir du corps et de l’esprit est source de tout bien être. Sans plaisir du corps, sans plaisir psychique on va devenir aigri, frustré, odieux. Si le corps est frustré de toute source de plaisir, les pulsions de vie refoulées et non détournées au profit de la sublimation, déformeront la pensée qui perdra tout pouvoir créateur. Le plaisir est la force créatrice par excellence.
Le plaisir sourd à l’improviste; il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue et non reproductible. Le plaisir a une composante inconsciente, il ne peut donc venir sur commande dans le corps qui est le lieu secret du plaisir. Or, le plaisir, dans la sexualité pleinement vécue, très proche de l’être, parce qu’il le crée (par la procréation) fuit l’analyse. Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Vivre la dichotomie corps / esprit ne fait qu’engendrer du pathos…
Nous reviendrons très vite sur le plaisir. En attendant passez un agréable week-end.
Meryl et Clint cheminent depuis 15 ans sur la route de Madison loin du jeunisme ambiant, loin de l’arrogance de la séduction. Sans le savoir, tout les pousse à vivre un amour interdit, court, intense, fait de paroles fragiles, vraies, parfois violentes, souvent désespérées, d’actes manqués, d’élans qui les rapprochent malgré eux. Le vent lourd et chargé agite doucement la campagne d’une petite bourgade de l’Iowa. Le temps passe chaud et paisible que vient déranger un tumulte amoureux. Tout se passe essentiellement dans la cuisine formica jaune bouton d’or, buffet vert bouteille, parfaitement équipée où Meryl se débat avec ses casseroles troublée qu’elle est par la présence dérangeante de cet homme qui lui susurre à l’oreille, prévenant et respectueux » Si vous voulez m’arrêter il faut le dire maintenant » Elle de moins en moins effarouchée, de plus en plus désirante, consentante » Personne ne vous le demande! » scelle d’un baiser son consentement. Ils continuent à tourner certainement comme leur tête et se retrouvent cloués au bûcher passionnel, crucifiés « Emmène-moi ailleurs! » Alors qu’ils sont déjà ailleurs, dans leur terre, dans leur corps, dans leur esprit, où s’inscrit à jamais l’amour et le chagrin inexorable d’une histoire… Cet ailleurs, ils vont le chercher ailleurs, dans un autre État où personne ne la connaît, loin des ragots intrusifs et malveillants de la petite ville; ils se retrouvent et retrouvent ailleurs, dans une boîte de Jazz, leur identique plaisir pour cette musique. Leur soif d’eux-mêmes inextinguible ne fait que s’aggraver…
Caroline, la fille de Meryl qui reconstitue la scène qui se déroule devant nos yeux, n’en revient pas de ce que sa mère ait pu vivre sans en parler » Je me rends compte que ma mère était une vraie Anaïs Nin!
Oh, non ! ai-je eu envie de lui dire ; pas Anaïs Nin. Si intensément cet amour la consuma jusqu’au dernier jour. Le temps passe vite quand on en a si peu. Concentrer l’amour d’une vie en quatre jours, quatre petits jours à vivre l’amour d’une vie : Robert/Clint « Je n’arriverai pas à condenser toute une vie entre maintenant (on est mercredi) et vendredi » Oh, que c’est beau le peu de ce qu’ils se disent!
Dans la baignoire, par ce bain purificateur de son esprit autant que volupté de ce qu’elle vient de vivre « Tout ce qui concernait Robert me semblait érotique » consignera-t-elle dans son journal. Et « l’amour n’obéit
pas à mes espérances ». Avec elle on pleure, on gémirait presque de désespoir.
Un dernier repas, deux valises qui se bouclent, elle est décidée à partir avec lui. Pourquoi le ferait elle ? Elle n’a rien à reprocher à son mari qui est « correct », gentil, travailleur, bon père ». Même si elle se rend compte que ce n’est pas la vie dont elle avait rêvée en quittant son Italie natale pour suivre son mari américain. Elle écrira « J’ai eu tort de rester mais je ne pouvais pas partir ». Déchirements, choix de rester, de partir. Elle ne sait plus et fait le choix de se sacrifier. »Nous sommes les choix que nous avons faits » décrète t-elle sachant qu’elle ne partirait pas.
Et lui « Ce que j’ai fait jusqu’ici est pour faire le chemin jusqu’à toi » lui dit-il en colère en la prenant dans ses bras. Elle pleure, se tord de douleur mais elle reste. Il part.
Son mari et ses enfants reviennent; Meryl et son mari vont faire des courses en ville où ils croisent le pick up de Robert. Il pleut des trombes d’eau, le tonnerre gronde pareil à leurs cœurs qui tapent dans leur poitrine; espèrent-t-ils encore ? Trempé comme une soupeRobert remonte dans son pick-up, suspend à son rétroviseur la croix accrochée à la chaîne comme un double symbole, qu’elle lui a offert. Il repart définitivement…
Entre eux une histoire de pont qui n’a pu être franchi. Ce pont où elle le conduisit quand ils firent connaissance. Ce pont qui a la particularité d’être couvert. Le désir de Robert/Clint, qu’elle satisfait à titre posthume, est qu’on répande de ce pont ses cendres.
Film vu et revu, à voir et à revoir. Film sans pathos, sans mièvrerie qui parle d’une histoire comme il en existe encore.

Le désir naît de la stimulation des cinq sens (vue, odorat, toucher, goût, ouïe) mais aussi de ce qui naît à l’intérieur de notre cerveau (pensées, images, fantasmes). Le désir met en branle le système dopaminergique pour secréter la dopamine (rappelez vous l’histoire du rat qui se donnait du plaisir en appuyant sur un levier), dopamine qui provoque le plaisir et l’attente d’une récompense. Lors du désir sexuel diverses hormones affluent dans le sang et se fixent sur les ovaires. Et les hommes, alors ? (Eux aussi y ont droit, cet afflux sanguin va gonfler leur pénis). Il y a production d’images mentales, de fantasmes sexuels. Un vrai cinéma. Les humeurs et les émotions sont ragaillardies grâce à la sérotonine dont l’importance est grande dans le désir sexuel – le manque de sérotonine, favorise la dépression.
Tout ce processus va plus vite que moi pour l’écrire : le désir se transforme en excitation sexuelle. Les organes génitaux se vasodilatent : clitoris et vulve se gorgent de sang tout comme le pénis du monsieur. Le vagin se lubrifie et s’élargit; les zones érogènes excitent les nerfs périphériques… Tout s’enchaîne, tout se déchaîne, c’est un tsunami dans la tête, dans le corps. Le cerveau quasiment épileptique fait son boulot de messager en envoyant la pression dans les organes génitaux. Tension électrique au maximum qui contracte le tout, tend les muscles à l’extrême, vagin, utérus, sphincters compris. Jusqu’à l‘orgasme ! Tout ça bien évidemment en raccourci, pour ne pas vous saoûler avec les détails compliqués, les noms des hormones imprononçables qui vous feraient perdre le plaisir de lire. Et perdre le plaisir, quel dommage!
Le corps désire le plaisir et non le pouvoir. Le plaisir du corps est la source de tout bien-être. Si un sujet n’a aucun plaisir dans son corps il devient aigri, frustré, odieux. Refouler ses pulsions (source de plaisir) sans les utiliser au profit de la sublimation, déformera l’esprit qui perdra tout pouvoir de créativité. Le plaisir est une force créatrice par excellence. Le plaisir sourd à l’improviste, il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue. Le plaisir a une composante inconsciente; le corps est le lieu secret du plaisir et dans ce lieu, le plaisir et le désir ne peuvent y venir sur commande.
Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté en se lançant dans sa recherche effrénée, va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Le plaisir ne peut surgir que si le corps est libre de tout barrage à l’ouverture des sens. La volonté dans la sexualité, est une entrave au lâcher-prise, à l’abandon requis pour que le corps s’épanouisse. La volonté se cache dans le mental, or mental et lâcher-prise sont incompatibles. Pour que le plaisir envahisse le corps, aucun des 5 sens ne doit être retenu. Cela signifie exister au travers et dans la présence du corps. Autrement dit avoir la conscience de Soi. Vivre la dichotomie corps /esprit ne peut qu’amener du pathos.
Ceci étant dit, je vous souhaite bien du plaisir à faire exploser mille feux d’artifice dans votre corps. Mais d’abord dans votre tête, puisque c’est là que ça se passe. Profitez de ce week-end annoncé grisâtre pour vous donner du plaisir et satisfaire votre désir.
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Comme précédemment c’est avec l’aide du livre « Eloge de la masturbation » de Ph.Brenot que nous allons continuer le pèlerinage vers notre centre intime. Avant S.A.Tissot (1728) maître après Dieu et créateur du mythe du fléau masturbatoire, on se masturbait allègrement dans les chaumières, sans y trouver à redire, sans que cet acte soit répréhensible ni comme pouvant mettre un terme à l’espèce humaine. Un siècle plus tôt avant ce médecin, la masturbation n’était condamnée ni par l’Eglise ni par la médecine ni par la société qui mettait seulement en garde contre ses excès. Il a suffit de la publication d’un ouvrage de Samuel Tissot en 1758 « Essai sur les maladies produites par la masturbation« pour mettre le feu aux poudres et réveiller la chasse aux sorcières en transformant durablement les habitudes et la morale jusqu’au début du XX° siècle… Mais avant cela, la découverte du spermatozoïde par Leeuwenhoek et de son contenu vivant changea la donne des savants et des philosophes de l’époque qui durent repenser la morale sexuelle à la lumière de cette nouvelle et étonnante perspective.(Ph. Brenot) La publication d’un ouvrage anonyme attribué par Tissot à un certain Dr Bekkers : Onania ou le Péché infâme de la souillure de soi et toutes ses conséquences affreuses chez les deux sexes, avec des conseils moraux et physiques à l’adresse de ceux qui ont déjà eu préjudice de cette abominable habitude dont Voltaire en recense vingt quatre édition – rien que ça!-, met en marche le complot médico-religieux en condamnant la masturbation.
Au cours des XII et XIII ème siécle, l’acte solitaire se vivait librement dans le plaisir, aucune condamnation n’y portait atteinte en ne laissant que peu de traces dans la littérature, si ce n’est quelque satire burlesque qui fait toujours de l’acte solitaire une alternative plaisante, mais stérile, au plaisir fécondant. Elle (la littérature) nous informe sur l’acte solitaire comme étant un substitut quand il ne peut se réaliser à deux, un jeu de l’amour dans les préliminaires recommandé par Ambroise Paré; elle a toujours chanté la légitimité et …l’honnêteté de l’acte le plus naturel et le plus nécessaire à la nature humaine. Cette ambiance libre, érotique relativement libertine, est à mille lieux de penser à la tourmente qui va s’abattre au XVIIème causée par Tissot et ses préceptes liberticides auprès duquel se confesseront Rousseau et Diderot qui tout deux se compromettent dans cette morale assassine. Ces deux là avaient le sexe solitaire, coupable, d’autres tourmentés par lui comme le fut Julien Green; certains refoulèrent les « mauvaises habitudes » ainsi firent Proust et Gide, et d’autres encore comme Sachs et Emmanuelle y trouvèrent une immense joie…
Il semblerait que le terme masturbation soit apparu sous la plume de Montaigne, écrivain lucide empreint de sagesse. Libre penseur et penseur libre de tout dogmatisme, Montaigne s’appuyant sur la Raison et la Nature était défenseur du loisir, du bonheur et de la Liberté de l’homme. Pendant plus d’un siècle coexistent deux mots manustupration (de manus, main et stupratio, action de souiller) et masturbation (du latin masturbatio, ou du grec mastropeuein, prostituer). L’usage de ces mots était rare puisqu’en ce temps de Montaigne la masturbation n’est pas frappée d’interdit mais a plutôt sa place naturelle dans la maturation et dans l’épanouissement sexuel (Ph.Brenot) Il fallut attendre 1835 pour que ce mot fasse son apparition dans la sixième édition le Dictionnaire de l’Académie ! Avant la naissance du mot masturbation, on se manuélisait, on se clitorisait. Se manuéliser ou se clitoriser était le seul moyen d’être sage au couvent, en prison, avant le mariage et en toutes circonstances où il ne fallait user des organes de la génération qu’à des fins de procréation.
À la fin du XIX on doit à un médecin anglais l’invention du terme autoérotisme qui définit la masturbation comme un fait naturel sans conséquence pathologique. Mais avant d’en arriver là, il faudra encore faire la différence entre celle-ci et l’onanisme. A bientôt pour la suite, en attendant soyez sage!
Illusion au Coeur de la Rose
Au son du dub, repiqué d’un commentaire de Vera, (voir l’article « Eros, l’amour ailé » du 17 février sur ce site), nous parlerons de rose… Montez le son. C’est parti!
http://www.nadinespinoza.com/cube/leili/interview.htm
Ce matin, réveillée par le chant mélodieux du rossignol, le teint frais comme une Rose, je dispensais mes joues du fard « Rose des sables » qui habituellement les colore. Un je ne sais quoi me persuadait que la vie n’est pas aussi triste qu’elle le paraît quelques fois. Dans ma tête la chanson de Piaf » La Vie en Rose » tournicotait comme le carrousel de la Croisette près du Palais. D’un naturel à voir tout en rose, l’optimisme matinal m’étonnait à peine mais traçait déjà des signes de préciosité comme le Bois de Rose, mélange de plusieurs arbres d’Amérique du Sud qui en fait un bois précieux. D’où venait ce soudain romantisme, loin de toute sentimentalité à l‘eau de Rose? Pas des roses thé séchant dans la coupelle en cristal bleu de Bohème? Pas des bras qui m’enlacent ni de murmure tout bas à mon oreille, comme le chante Édith? Pas de téléphone rose ou de minitel rose; ces choses là, loin de sentir la rose, n’attirent que certains hommes et les déshonorent. Pas du Roman de la Rose ce poème allégorique, ce chefs-d’œuvre Médiéval qui relate la quête amoureuse dans un merveilleux univers? Alors quoi?
Le souvenir peut-il faire ressurgir des émois colorés de rose? Sans épines? « Quel intérêt une rose sans épines ? » proteste le Petit Prince. Sa Rose est précieuse, elle lui parle de la vie avec ses fragilités et son point final qui arrive trop vite. Ma Rose de ce matin, celle qui a inondé ma journée, décline dans sa palette de couleurs les sentiments qu’elle symbolise. Son blanc évoque la pureté ; son rose celui de la tendresse et son rouge crie la Passion.
Le printemps est passé, l’été s’achève. Les roses ne parlent plus d’amour mais bien d’un passé révolu que l’absence a flétries. La main en avait délicatement coupé les tiges pour les disposer, séchées et racornies, dans la coupelle bleue en cristal de Bohème. La pensée encore vive du symbole floral a arrêté cette même main prête à les jeter pour leur cacher la flamboyance de l’automne à laquelle elles ne participeront pas et la froideur de l’hiver qui cache toujours un printemps dans son cœur.
Le point final arrive trop vite…
Qu’arrive t-il à Lyli pour afficher un tel titre? Certains d’entre vous se poseront la question. D’autres (la plupart) vont se jeter dessus en pensant y découvrir, du graveleux, du vulgaire, du coquin, un moyen d’attirer l’attention. Chacun de vous aura raison. La minorité (celle qui se pose des questions) sera rassurée, tandis que la plupart, que les faits divers attirent comme le fait l’aimant(et non l’amant) pour la limaille, n’y trouveront pas leur compte. Tant pis!
Voyez-vous moi aussi je me pose des questions. Des questions à moi-même (seul moyen d’avancer) mais pas seulement. Je m’interroge sur le degré d’intérêt que, vous, lectrices et lecteurs (moins nombreux) vous avez à visiter le blog et j’aimerais en savoir plus sur ce que celui-ci vous apporte. Pour ma part une certaine curiosité presque enfantine, m’a fait jouer avec le nom du blog (libidosexualite.com) pour en dernier ressort, en accepter la proposition qui m’a été faite de ce titre, un tantinet provoquant, j’en conviens; mais là encore pas seulement! Loin de moi l’idée de me justifier, j’assume mes choix. Par contre je tiens à rappeler l’importance de la sexualité qui nous donne la vie et pourquoi pas, non convaincre mais partager mes idées et mon intérêt conscients qui concerne tous les êtres humains doués de réflexion. Et des dégâts que la sexualité entraîne quand elle est vécue sans respecter cette vie même qu’elle nous a donnée.
D’après les statistiques que je consulte tous les matins pour voir le nombre de visites (augmentant de jour en jour, merci à chacun de vous) et m’étant aventurée plus avant dans les détails, j’ai pu y lire que les mots fortement connotés sexuellement ont le plus de succès. On s’en serait douté. Partant de cette constatation j’ai pensé que les friands de pornographie, les gloutons de sexualité débridée, les aficionados de masturbation devant écran recherchant un article affriolant ont dû être pour le moins désappointés…
Vous en conviendrez, les sujets traités n’ont rien de pornographique, rien de vulgaire, rien qui puisse choquer la pudeur des plus réservés, rien qui puisse non plus exciter les pulsions libidinales. Rien de tel sur ce blog au nom fumant mais beaucoup de réflexions. Avec à la clé l’espoir de nous amener à poser les bonnes questions sur le sens de la sexualité, à méditer sur les propositions qui sont faites afin de la vivre au mieux et tenter pour certains d’en réduire les troubles. Parler de cette chose qui encore aujourd’hui est maltraitée, dévoyée, détournée de sa réalité première, consentie ou non – la VIE - pour en faire, non pas un titre sulfureux mais un contenu ô combien prétentieux, d‘informations, d’éducation…
Ce blog, traite avec PASSION le SEXE sans hémoglobine et si votre désir est de le conserver en l’état ou d’en modifier le contenu, il ne tient qu’à vous de le dire en répondant aux questions posées et de les faire parvenir en commentaires sur http://www.libidosexualite.com/ Merci!
Statistiques et sondages sont à la mode, suivons la!
- Aimez-vous, ou non, la manière dont les sujets sont abordés?
- Trouvez-vous les sujets trop sérieux? Incompréhensibles?
- Trop littéraires? Inaccessibles?
- Les sujets traités sont, d’après vous, suffisamment cernés, ou
- Préféreriez-vous qu’ils soient plus approfondis? Lesquels?
- Quels sujets aimeriez-vous aborder ?
- Aimeriez-vous un blog plus coquin, plus grivois?
Puisse le week-end vous inspirer. À vos claviers!
Reconnaissance : un besoin vital
Vous n’êtes pas sans savoir que les signes de reconnaissance sont aussi indispensables au nouveau-né que le sein maternel pour son développement harmonieux, plus que nécessaires pour qu’il s’en nourrisse, grandisse, se construise, s’organise psychiquement et physiquement. Satisfaire son besoin de reconnaissance est un besoin vital de la naissance à la mort. L’absence de signes de reconnaissance, et au delà de la souffrance qu’ils engendrent, créent des manques tels que les carences s’installent qui peuvent conduire à la mort.
L’air que l’on respire, l’eau, la nourriture, le sommeil sont évidemment vitaux. Or, l‘identité, le sentiment d’exister ne peuvent se construire sans les échanges et la qualité des signes de reconnaissance avec l’environnement. Aujourd’hui, nous vivons dans un environnement paradoxal où la communication tient toute la place (médias, internet, téléphones portables…) sans pour cela que s’améliore la qualité relationnelle , bien au contraire il semblerait qu’elle se dégrade.
Alors? Qu’est-ce-que ce besoin vital dont on ne peut se passer aussi indispensable que les éléments dont on a parlé plus haut? Comment manifester sincèrement des signes de reconnaissance alors que la plupart d’entre nous en a manqués ( je t’aime, je t’admire, j’apprécie ce qui tu es)) ? A été blessé (quelle idiote!) ? N’a pas été stimulés ( c’est bien, tu vas y arriver). On ne nous a jamais appris comment s’y prendre pour dire ce qui va. Le « ça va ? », balancé comme une épluchure de banane dans une poubelle, n’incite pas à répondre, « je ne vais pas bien, » ou « oui, merci je vais bien » n’est-ce-pas ? Dans ce monde où tout va si vite, on répète comme un automate des « ça va » sans en attendre la réponse. On s’entrebise sans avoir la conscience de donner un baiser: (Au fait, je t’ai dit bonjour ?). Les relations quotidiennes (travail, famille, amis) ne sont que l’accumulation de désillusions, de frustrations, alors que nous avons besoin de tendresse et d‘attentions, d’être reconnu pour ce qui nous sommes.
Être touché est un besoin tant biologique que psychologique. Le couple, les amis, les parents avec leur enfant qui n’échangent pas de caresses, de contacts, de câlins, de paroles réconfortantes, de signes de reconnaissance, vont dépérir comme le nourrisson dont la mère se désintéresse de lui. En l’absence de toutes ces marques d’affection, d’amour, la tristesse s’empare des individus… Les mots, les gestes sont vitaux pour toucher le cœur, stimuler les affects. Le Dr Spitz nomma sous le terme « d’hospitalisme » les carences affectives dont étaient atteints les très jeunes enfants devant rester longtemps dans des milieux institutionnels – prisons, maternités, orphelinat, hôpital.
Ce besoin psychologique fondamental, vital, incontournable est ce qu’on appelle le besoin de reconnaissance…
Très vite nous en reparlerons. En attendant je vais consulter le site www.libidosexualite.com/ avec l’espoir d’y lire de nombreux commentaires qui sont pour moi des signes de reconnaissance dont j’ai autant besoin que vous.
Le besoin de Reconnaissance – 2.
Depuis quelques mois, la terre, les arbres et toute la végétation à l’agonie, criaient « à boire! à boire! ». Depuis quelques jours la terre, les arbres et la végétation ont été reconnus dans leur soif. Le ciel a déversé sur la terre des trombes d’eau, a criblé de grêle le tapis de l’asphalte, a imbibé le sable des plages, a grossi la mer de gros rouleaux qui labouraient sa surface, a cabossé les toitures des voitures.
De l’été nous passons à l’automne dont le préambule météorologique quasi cataclysmique donne la mesure de ce que sera notre automne. Le ciel a donc annoncé la couleur; ainsi nous ne pourrons plus nous plaindre de la chaleur. Les signes négatifs présents justifient le changement de saison.
Tout comme la végétation, les arbres ne peuvent se fortifier en l’absence de vent, d’orages, de l’agitation des éléments, la moelle contenue dans notre colonne vertébrale se flétrit sans signes extérieurs de reconnaissance.
Tout sauf l’indifférence. L’indifférence gangrène les relations, les fait mourir et nous avec. À petit feu.
Baisers, câlins, remontrances, déclarations d’amour ou de haine, gifles, compliments ou engueulades, caresses sont autant de stimulations données ou reçues, agréables ou désagréables. Toutes ces manifestations, y compris négatives, sont préférables à l’indifférence, au silence, au fait d’être ignoré. Tous ces signes prouvent que nous existons pour la personne qui nous les donne. L’enfant battu préférera l’être que d’être ignoré. A partir de là il peut mettre une stratégie en place qui va lui permettre de survivre. Attention !!! Je ne dis pas de battre les enfants !
De la naissance, où les paroles, les mimiques vont accompagner les gestes de tendresse, d‘amour, à son corollaire, la vieillesse et la mort, les stimulations physiques et verbales sont vitales pour rester en bon état de marche…Malheureusement, le plus souvent, seules les paroles (positives ou négatives) sont présentes au détriment du toucher. « Dès que mon père a su par ma mère que j’étais devenue une jeune fille (menstruée) il a cessé de me câliner; à peine m’adressait-il la parole« , pleurait Mélodie. Il est important de réapprendre à se toucher dans les couples (caresses), dans la fratrie (bagarres, disputes; oui, oui, c’est utile) entre amis (se serrer dans les bras pour se dire bonjour en s’embrassant). Qu’entendons-nous ? « On se couche, se tourne chacun de notre côté, on s’endort après avoir lancé un bonsoir idiot » disait Gisèle. « Mon frère et moi redevenions les meilleurs amis du monde après des bagarres mémorables » racontait Christophe…Une dame âgée » Cette jeune femme est délicieuse, chaque fois qu’elle me visite, elle me gâte de chocolats et tout le temps de l’échange elle tient mes mains entre les siennes »
Trois signes de reconnaissance :
- Le signe de reconnaissance positif : vous l’aurez deviné, il est le signe le plus apprécié. Quand nous sommes félicités, encouragés, reconnus, complimentés nous avançons dans la vie épanouis, surs de nous. Revalorisés par ces signes, nous sommes habités par une bonne énergie, la joie de vivre nous accompagne, nos relations sont de bonne qualité.
- Le signe de reconnaissance négatif : se manifestera par des paroles mettant en cause notre incapacité (t’es incapable de manger proprement), notre peu de valeur (t’es bon à rien)… Cette manière d’aborder les situations et les individus va induire du déplaisir, de la souffrance, de la méfiance et du doute. Mais bien que nous préférons recevoir des signes de reconnaissance positifs les signes négatifs sont préférables à
- L’absence de signes de reconnaissance : pour activer les signes de reconnaissance stimulant notre organisme nous sommes prêts à tout et y compris à créer des scènes de ménage, des disputes, des bagarres, des conflits. Tout plutôt que l’absence de reconnaissance. Tout plutôt que l’indifférence.
N’est-ce-pas ce qui se passe dans les grandes entreprises où les employés pressés comme citrons, sans rien pour les valoriser finissent par se suicider? Le malaise de nos sociétés où la solidarité (chacun pour soi est la règle) a pratiquement disparu au profit d’un rendement exténuant et compétitif sont autant de signes révélateurs où le travail sans reconnaissance provoque la mort.
Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Eh oui, cher Louis (Aragon), de plus en plus. Terrible non ?
Lettre à un inconnu
J’ai soif et je viens me désaltérer à la source pour le moment tarie.
Que fait-il ? Est-ce le jour qui l’empêche d’être présent? Attend-il la nuit pour présenter ses hommages?
Me reconnaîtra-il ? Que fait-il ? Comment va-t-il?
N’a-t-il pas compris que l’absence de mots m’angoisse ? Et la plainte qu’elle provoque en moi m’exaspère.
Avec l’amie nous refaisons le voyage en marche arrière dans le passé qui nous entraîne assez loin et précise certaines choses que l’on ne voudrait plus vivre au nom de l’amour.
Pourtant nous sommes prêtes à en vivre d’autres au nom de l’amour. De l’amour qui bouillonne en nous comme un torrent prêt à se déverser dans l’océan.
Qui es-tu, toi que je ne connais pas mais cependant que je soupçonne d’être là pour moi? Peut-être es-tu cet océan qui vient à point nommé pour recueillir les torrentielles émotions qui s’échappent de moi?
Toi l’inconnu, vas-tu penser (mais qu’importe?) que je délire ? Mais il n’en est rien. Ma lucidité est telle que j’en suis moi-même étonnée et j’ai beau extrapoler des scénarios du plus au moins catastrophiques l’avenir se dessine avec un toi idéal en filigrane.
Le temps ? C’est mon ami. Saturne est ma planète et la tienne aussi qui sait? Le temps, mon compagnon des randonnées solitaires, me donnera-t-il raison, toute raison gardée ? Le croire au nom d’un lointain engagement : celui de ne rien détruire et de ne rien faire qui puisse nuire…
Une bouteille jetée à la mer revient toujours sur le rivage si elle ne se fraccasse pas sur les rochers. La patience : un élément du devenir semble dire le flacon flottant sur les flots.
Qu’arrive t-il à Lyli pour afficher un tel titre? Certains d’entre vous se poseront la question. D’autres (la plupart) vont se jeter dessus en pensant y découvrir, du graveleux, du vulgaire, du coquin, un moyen d’attirer l’attention. Chacun de vous aura raison. La minorité (celle qui se pose des questions) sera rassurée, tandis que la plupart, que les faits divers attirent comme le fait l’aimant(et non l’amant) pour la limaille, n’y trouvera pas son compte. Tant pis!
Voyez-vous, moi aussi je me pose des questions. Des questions à moi-même (seul moyen d’avancer) mais pas seulement. Je m’interroge sur le degré d’intérêt que, vous, lectrices et lecteurs (moins nombreux) vous avez à visiter le blog et j’aimerais en savoir plus sur ce que celui-ci vous apporte. Pour ma part une certaine curiosité presque enfantine, m’a fait jouer avec le nom du blog (http://www.libidosexualite.com/) pour en dernier ressort, en accepter la proposition qui m’a été faite de ce titre, un tantinet provoquant, j’en conviens; mais là encore pas seulement! Loin de moi l’idée de me justifier, j’assume mes choix. Par contre je tiens à rappeler l’importance de la sexualité qui nous donne la vie et pourquoi pas, non convaincre mais partager mes idées et mon intérêt conscients qui concerne tous les êtres humains doués de réflexion. Et des dégâts que la sexualité entraîne quand elle est vécue sans respecter cette vie même qu’elle nous a donnée.
D’après les statistiques que je consulte tous les matins pour voir le nombre de visites (augmentant de jour en jour, merci à chacun de vous) et m’étant aventurée plus avant dans les détails, j’ai pu y lire que les mots fortement connotés sexuellement ont le plus de succès. On s’en serait douté. Partant de cette constatation j’ai pensé que les friands de pornographie, les gloutons de sexualité débridée, les aficionados de masturbation devant écran recherchant un article affriolant ont dû être pour le moins désappointés…
Vous en conviendrez, les sujets traités n’ont rien de pornographique, rien de vulgaire, rien qui puisse choquer la pudeur des plus réservés, rien qui puisse non plus exciter les pulsions libidinales. Rien de tel sur ce blog au nom fumant mais beaucoup de réflexions. Avec à la clé l’espoir de nous amener à poser les bonnes questions sur le sens de la sexualité, à méditer sur les propositions qui sont faites afin de la vivre au mieux et tenter pour certains d’en réduire les troubles. Parler de cette chose qui encore aujourd’hui est maltraitée, dévoyée, détournée de sa réalité première, consentie ou non – la VIE - pour en faire, non pas un titre sulfureux mais un contenu ô combien prétentieux, d‘informations, d’éducation…
Ce blog, traite avec PASSION le SEXE sans hémoglobine et si votre désir est de le conserver en l’état ou d’en modifier le contenu, il ne tient qu’à vous de le dire en répondant aux questions posées et de les faire parvenir en commentaires sur http://www.libidosexualite.com/ Merci!
Statistiques et sondages sont à la mode, suivons la!
- Aimez-vous, ou non, la manière dont les sujets sont abordés?
- Trouvez-vous les sujets trop sérieux? Incompréhensibles?
- Trop littéraires? Inaccessibles?
- Les sujets traités sont, d’après vous, suffisamment cernés, ou
- Préféreriez-vous qu’ils soient plus approfondis? Lesquels?
- Quels sujets aimeriez-vous aborder ?
- Aimeriez-vous un blog plus coquin, plus grivois?
Puisse le beau temps revenu vous inspirer. À vos claviers!
Avec le passage de l’équinoxe d’automne, les jours sont plus courts que les nuits. L’ombre augmente. Au plein cœur de l’automne la fête de la Toussaint annonce la réalité de la vie que nous tentons de poursuivre se terminant invariablement par la mort.
Nous sommes tous confrontés à l’angoisse, à la difficulté de vivre, à l’échec, au désir de mourir, y compris mourir de plaisir. Nous sommes tous embellis par la joie, la réussite, la confiance en soi. Je nous espère tous cherchant un sens à sa vie.
Le cheminement intérieur parcourt l’immensité de l’intime en créant des désordres de l’âme. Dans ce chemin difficile qui nous reflète en nos miroirs déformants, puisse-t-on y trouver la richesse qui nous habite, inviolable, sans vol possible. Richesse accessible à qui sait lire les maux pour traduire en mots après avoir déchargé les humeurs puis rechargé notre cœur de persévérance, de gratitude, de beaux sentiments pour nous faire continuer la route jusqu’à l’hiver …définitif.
L’automne entamé depuis peu de jours, nous rend compte, si on veut bien s’y attarder, de la progression de notre vie affective liée à l’évolution psychique, intellectuelle. L’automne incarne la troisième phase de la vie. Les semences déposées au creux du sillon après le labour et le repos de la terre, éclosent au printemps, mûrissent l’été. Puis vient l’automne période de la récolte des fruits. Chaque saison inspire des sentiments différents. Si les esprits chagrins oublient la flamboyance des couleurs automnales, ils ne retiendront de l’automne que le recul des jours qui rallongent les nuits, le vent d’autan lourd et chaud, les épaisses brumes matinales, le retour en force d’un soleil capricieux.
Les optimistes y redécouvriront le cuivre des forêts, les vendanges offrant un après de vins capiteux, la douce châtaigne dans sa bogue hérisson, les moissons engrangées dans les greniers modernes. L’incendie des forêts, que nul pyromane n’allume, réchauffe les yeux et le chemin parcouru sans brûler nos pas feutrés dans la douceur d’odorants tapis de feuilles colorées mais mortes.
A l’automne, la terre a donné sa richesse tandis que le paysan va continuer son inlassable travail de retournement, de labourage, ensemencement, re-taillage de la vigne, préparation des futures moissons. Cette terre morcelée détruira les débris des racines enchevêtrées, lacérées, restées en elle, puis entamera un processus de décomposition, préparant le sol à d’autres semences, à d’autres futurs.
Nous pouvons comparer le cycle des saisons aux différents stades de la vie. Chaque étape de la vie représente une évolution qui peut se traduire ainsi :
- Enfance : graines semées par les parents, les éducateurs. La naissance jusqu’à la pré adolescence.
- Adolescence : bourgeons, fleurs prêts à éclore. Le printemps.
- Jeunesse : formation des fruits. Fin du printemps, début de l’été.
- Adulte : cueillette et dégustation des fruits. Séparation du bon grain de l’ivraie. Le plein été et début de l’automne
- Vieillesse : Réaliser et vivre de la récolte. Profiter des acquis en attendant la fin dans la Sagesse. Fin de l’automne et l’hiver. La mort.
- Chaque saison changera la qualité du pâturage où de la naissance à la mort nous irons en courtes transhumances renouvelées à chaque étape de la vie.
Qu’en est-il de notre psychisme quand vient l’automne ? Récolterons-nous ce que nous aurons semé ?…
À suivre…
Article à lire pour en apprendre de vertes et de bien mures sur l’usage du vibromasseur en d’autre époque ! Cliquez sus lien < http://bibliobs.nouvelobs.com/20090924/14798/gode-sauve-les-femmes> et vous saurez tout de nos aïeules…
Gode sauve les femmes
nouvelobs.com – France
… de l’hystérie n’est que le paradigme d’une sexualité
«androcentrée» qui … elle est un ange sans libido, en proie aux
assauts bestiaux du mâle. …
Gode sauve les femmes
nouvelobs.com – France
… de l’hystérie n’est que le paradigme d’une sexualité
«androcentrée» qui … elle est un ange sans libido, en proie aux
assauts bestiaux du mâle. …
<http://bibliobs.nouvelobs.com/20090924/14798/gode-sauve-les-femmes>
Nos maux présents, nos pensées actuelles sont le résultat de nos problématiques passées. Certains nomment cela le Karma. Et pourquoi pas l’appeler ainsi ? Il s’agit bien d’une relation de cause à effet, d’un enchaînement d’actes ou de pensées avec pour conséquences un résultat se répercutant quelques temps après.
« Plus besoin d’aller chercher dans nos vies antérieures, le Karma nous le fabriquons maintenant ! » Alexia l’affirmait avec conviction quand elle vint m’entretenir de ses maux d’automne. Pour vous rappeler l’histoire, puisque c’est celle d’Alexia que nous allons suivre, je vous propose de vous replonger dans la lecture des articles la concernant.
http://www.libidosexualite.com/?m=20090709
http://www.libidosexualite.com/?m=20090814
Qu’avez-vous fait cet été ? Avez-vous aimé, été aimé comme il est bon de l’être pendant cette période ? « Rien, je n’ai rien fait de réjouissant ; ni j’ai été aimée, ni dorlotée dans cet été étouffant…J’ai juste attendu un signe dans la chaleur insupportable ; j’ai espéré le retour de sa voix au téléphone, j’ai rêvé l’hypothétique retour d’un week-end. Je suis restée confinée chez moi de peur, si je sortais, d’être liquéfiée par le soleil. »
Et aujourd’hui insistais-je ?
« J’ai l’impression d’être déchirée comme labourée de l’intérieur. Mon deuil est difficile à faire puisque à son absence s’ajoute sa perte virtuelle. Ma tête est encore pleine de pensées confuses comme mes étagères de livres mal rangés » me dit-elle quand je voulus savoir comment elle se sentait maintenant. « Une tristesse poisseuse me colle aux poumons et m’empêche de respirer. » Alexia parle très bien de l’automne sans le savoir.
La tristesse est un des symptômes négatif des poumons. Les poumons sont les organes qui correspondent énergétiquement à cette saison. Les poumon régis par l’énergie Métal, lui-même relié à Vénus (planète de l’amour de la beauté) arrive de l’Ouest, sa force est à son maximum pendant cette saison. Les poumons contrôlent la peau, les pores et la transpiration. Plus l’énergie des poumons sera forte plus l’organisme sera protégé des virus (de la grippe, par exemple), des microbes envahissants, des bronchites qui se déclenchent souvent à l’automne.
L’énergie du Métal est à son apogée à l’automne. Une énergie positive nous aidera à ressentir les contrastes de nos sens, notre esprit sera clair, vigoureux. C’est une énergie sérieuse, calme et sobre. L’automne est le moment de la contemplation, du calme intérieur, des résolutions après avoir accepté les contradictions. Le temps des récoltes. Cette énergie, si nous avons bien compris ce qu’elle veut nous apprendre, nous donnera courage, droiture, solidité, partage, générosité et indulgence.
Pour le moment Alexia ne vit que dans les émotions négatives du Métal. Elle ressent l’hypocrisie et la malhonnêteté du monde qui l’entoure. La tristesse et le chagrin se sont emparés d’elle. Sa confiance chancelle ; elle se sent irresponsable et attribut son malheur à la mesquinerie, la jalousie de son entourage. « J’ai tout fait pour cet homme… » Elle étouffait de l’avoir perdu.
Les bras ont manqués à Alexia, la voix de l’aimé s’est tue.
Pourtant le travail psychique qu’elle fit n’est pas vain. En retournant sa terre, elle en a exploré, labouré la moindre parcelle. De son esprit en friche est remontée la chaleur de l’été prête à se transformer en douceurs automnales d’où jaillira la lumière rousse qui éclairera sa voie encore sombre pour réchauffer l’hiver qui l’attend. Retrouverons-nous Alexia à la saison prochaine ? Certainement la persévérance est une de ses qualités et sa fragilité quand elle s’aperçoit de l’absence de constance chez les autres.
« Le travail de plusieurs générations sera nécessaire pour obtenir que la sexualité soit prise au sérieux aussi bien par les savants officiels que par les profanes…
Abordé ici la fonction de l’orgasme tel que Wilheim Reich en parlait dans un livre portant ce titre et depuis repris par tant d’autres…Ici quelques lignes de l’auteur pour démontrer, parce qu’il est encore besoin, l’importance d’être bien dans son corps et dans son esprit par la part négligée, bafouée d’une sexualité qui se veut, en apparence libérée, mais qui est maintenue sous le joug liberticide et anti-démocratique d’une société se pensant affranchie, ce n’est que pure illusion.
« Jusque là, la vraie démocratie et la liberté responsable demeureront une illusion, et la soumission sans espoir aux conditions sociales existantes caractérisera la vie humaine; l’anéantissement de la vie prévaudra, ne fût-ce que dans l’éducation obsessionnelle, dans les institutions obsessionnelles, ou dans les guerres.
« Les hommes d’aujourd’hui sont ainsi faits : ils réagissent par un rire gêné ou par un ricanement lorsqu’on aborde ce qui est au cœur de leurs désirs et même de leurs sentiments religieux…
« Le fait que l’homme est la seule espèce qui ne suive pas la loi naturelle de la sexualité est la cause immédiate d’une série de désordres dévastateurs…
« Le processus sexuel, c’est à dire le processus biologique expansif du plaisir, est le processus vital producteur en soi.
« La théorie de l’économie sexuelle peut s’exprimer en quelques phrases :
« La santé psychique dépend de la puissance orgastique, c’est à dire de la capacité de se donner lors de l‘acmé de l’excitation sexuelle, pendant l’acte sexuel naturel. Sa base est l’attitude caractérielle non névrotique de la capacité d’aimer. La maladie mentale est le résultat d’un désordre dans la capacité naturelle d’aimer. Dans le cas de l’impuissance orgastique dont souffre la plupart des humains, l’énergie biologique est inhibée et devient ainsi la source de toutes sortes de comportements irrationnels. La guérison des troubles psychiques exige en premier lieu le rétablissement de la capacité naturelle d’aimer…
« Les troubles psychiques sont les effets des perturbations sexuelles qui découlent de la structure de notre société…
« Les énergies vitales, dans des conditions naturelles, ont une régulation spontanée, excluant des formes obsessionnelles du devoir et de la moralité…Le comportement anti-social naît de pulsions secondaires qui doivent leur existence à la répression de la sexualité naturelle.
« La structure caractérielle de l’homme d’aujourd’hui (qui perpétue une civilisation patriarcale et autoritaire vieille de quelques quatre à six millénaires) est marquée par une cuirasse contre la nature en lui-même et contre la misère sociale extérieure à lui-même.
« Cette cuirasse du caractère est à la base de la solitude, de l’insécurité, du désir ardent d’autorité, de la peur de la responsabilité, de la quête du mystique, de la misère sexuelle, de la révolte impuissante, de la résignation à un type de comportement pathologique et contraire à sa nature.
« Depuis lors, le devoir a remplacé le plaisir naturel de travailler et d’agir…à suivre.
Nous explorerons l’orgasme sous différentes cultures très prochainement. Qu’on se le dise !
Orgasme : comment arrive-t-il?
Les Taoïstes ont pu expliquer les secrets de l’amour, ont examiné avec précision ce qui se passe dans le corps humain au moment de l’amour. C’est avec respect pour leur immense travail que je vous offre ce qui suit.
- Le corps est le lieu secret du plaisir.
- Le Plaisir est un état résultant de la satisfaction d’un sens comblé. Lorsque il s’agit du plaisir sexuel tous les sens sont comblés. Rappelez-vous plutôt :Vous le voyez et votre bouche salive. Vous le prenez dans les bras, vous touchez sa peau (du visage, des mains d’abord, nous ne sommes pas des bêtes !) Vous sentez sa peau, (là, à l’endroit derrière l’oreille : quelle délicieuse odeur)Vous entendez le son de sa voix…Non, non, ne vous pâmez pas encore…Attendez que
- L’énergie arrive aux poumons, votre respiration devient pressante, le souffle et les soupirs rapides.
- Écoutez votre cœur, il bat de plus en plus fort, la langue est activée, la bouche salive.
- Les organes se mettent à l’unisson du cœur, la rate et le pancréas sont activés. À ce moment là les muscles veulent saisir. Ça y est, vous en êtes là ?
- C’est au tour des reins (siège de l’énergie sexuelle) de s’activer (la vessie en plus pour les femmes). La révolution microcosmique se met à tourner, les organes génitaux pulsent.
- À cet instant l’énergie arrivent aux os (l’énergie des os est régie par les reins). Vous n’avez rien à faire, le corps sait et va ouvrir les articulations au point du bassin.
- L’énergie atteint le foie et le système nerveux, les jambes entourent.
- Le sang devient vivant en parcourant le corps. Tout de vous se met en mouvement, s’ensuivent les poussées orgasmiques qui amèneront le plaisir à son paroxysme.
- L’extase orgasmique : c’est ce que vous vivez quand vous êtes dans l’amour, quand vous vous donnez entière à l’amour avec amour. Femmes et hommes, tous égaux devant l’amour.
Faire l’amour avec amour (j’insiste) est le plus beau cadeau que vous faites à votre corps. Tout de vous, des hormones, du système nerveux, osseux, respiratoire, digestif, génital, circulatoire, tout se réjouit ; tout de vous en profite. Faire l’amour participe à la bonne santé de votre être. Faire l’amour éloigne la maladie physique et psychique. Éloigne la guerre dans les couples. Ne dit-on pas se réconcilier sur l’oreiller ?
L’amour rend vivant. C’est un moteur : celui de la vie.
Bien sûr on peut se faire du bien en faisant l’amour sans amour, juste pour réveiller son corps quand ce dernier est en état de manque, quand il y a longtemps qu’il n’a pas eu de secousses sexuelles. En général en ce qui concerne l’acte au féminin, (sauf cas particulier que j’aborderai dans les troubles) les femmes ont du mal à faire l’amour sans amour pour le partenaire – sans l’éros qui régit le sentiment amoureux. Lorsque c’est le cas, le plaisir s’estompe dans le temps, devient occasionnel (lors de la montée hormonale) et l’acte sexuel devient vite une corvée… Le plaisir crée l’être, l’expanse. Or, sans amour on devient dépendant d’un acte supposé apporter du plaisir et nous rend obsessionnel. Sans amour on est dans la recherche, jamais satisfaite, de l’amour.
L’amour est une force fantastique qui permet toutes les récupérations, toutes les guérisons. Sans amour il devient impossible de guérir d’un symptôme sexuel. (Torjmann) Sans amour, l’humanité ne pourrait survivre un seul jour (Eric Fromm dans « L’art d’aimer).
Bon, oui on a compris ! Je les entends d’ici les embouchés à la littérature pornographique, les abonnés à la prostitution, les débauchés sexuels, les baiseurs à couilles rabattues qui n’ont rien à faire du sentiment d’amour. Et ce n’est pas à eux que je m’adresse même si pour eux, il serait profitable d’essayer d’aimer autrement qu’avec leur seul sexe.
Mais revenons à nos moutons : l’orgasme comment s’obtient-il ? demandent certaines femmes. Éprouver un immense plaisir, toujours intense qui ne se termine pas en apothéose orgasmique, est-ce normal ou alors faut-il que chaque fois il y ait orgasme authentique ?
Nous venons de voir la manière dont le corps réagit sous la poussée de l’amour, comment le système hormonal répond à cette extraordinaire pression en répandant la dopamine, molécule du plaisir, comment le corps s’ouvre pour se donner…si tel n’était pas le cas, il n’y aurait pas de plaisir. Les femmes sont assujetties, à l’inverse des hommes, à leur cycle hormonal et faire l’amour pour elles ne se termine pas toujours par un orgasme. Tant qu’il y a du plaisir, intense, tant que leur corps ne se refuse pas, le sentiment d’amour est présent, fait vibrer le corps entier, nourrit la vie.
Demain nous parlerons anatomie féminine et de ce qu’il se passe quand le corps et l’esprit sont sous l’emprise du sentiment amoureux…
À suivre donc, mais avant cela passez une courte nuit longue d’amour.
Orgasme et Anatomie féminine
Les femmes et les hommes sont complémentaires (Yin et Yang) dans leurs organes génitaux. Dans la vision Taoïste l’homme est considéré comme Feu qui brûle vite alors que la femme, comme l’Eau, a besoin de temps pour bouillir. Cette image constitue le modèle sur lequel nous allons nous appuyer pour parler des différences apparentes des deux sexes alors qu’en réalité la similitude est réelle. Les organes génitaux sont « cachés » chez la femme, visibles chez l’homme.
Partant de ce principe (Feu/Eau) les femmes et les hommes n’ont pas le même temps de réaction pendant l’amour, ce qui entraîne des frustrations chez les femmes ne pouvant aller jusqu’au bout de leur excitation sexuelle. Lorsqu’une femme n’a pas atteint son potentiel orgasmique, le plaisir dans sa totalité, elle se sent abandonnée, frustrée et dans la solitude la plus complète. Elle deviendra facilement acariâtre, agressive; on dira d’elle, vulgairement mais justement, qu’elle est mal baisée. A qui la faute, hein? Je vous le demande ? Il faut savoir que l’interruption répétée de l’acte sexuel crée des déséquilibres, des tensions, un mal être qui engendrent bien des maladies psychosomatiques.
Anatomie féminine :
Dans ce qui est visible du sexe féminin, il y a peu : sur le mont de Vénus une touffe de poils en broussaille (ou un triangle bien épilé) va dissimuler les grandes lèvres. A l’abri de ces dernières les petites lèvres, ou lèvres internes. Pendant l’excitation sexuelle, les petites lèvres, très irriguées par les vaisseaux sanguins, se gorgent de sang, enflent (pouvant atteindre jusqu’à 2 à 3 fois leur taille). C’est le point de non retour qui annonce l’orgasme proche. Les petites lèvres protègent, sous son petit capuchon nommé gland, le clitoris, très innervé. Le clitoris est pour la plupart des femmes le point le plus sensible de leur anatomie sexuelle. C’est alors, tout comme chez l’homme, qu’au sommet de l‘excitation, le clitoris, encapuchonné, tendu sur sa tige, entre en érection. Comme chez l’homme, il y a souvent chez la femme une importante modification de la taille et de la forme du clitoris.
Le point G est repérable pendant l’excitation sexuelle grâce aux vaisseaux engorgés de sang qui vont rendre proéminent le fameux point qui se trouve dans le vagin juste au dessous de l‘os du pubis.
Le muscle d’amour: Au dessous des organes génitaux (dans le vagin) se situe le muscle pubococcygien (PC) appelé « muscle d’amour ». C’est un muscle qui entoure l’urètre, le vagin et l‘anus. Ce muscle se contracte lorsqu’on contractez le vagin. Muscle associé à la force du périnée, il est considéré par les sexologues comme étant la clé d’une sexualité réussie aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Sa faiblesse contribuera aux difficultés sexuelles, (difficulté lors de l’accouchement) à l’incontinence urinaire. Un PC tonique procurera bien du plaisir aux femmes qui en donneront aux hommes par les contractions qu’elles exercent sur ce muscle d’amour.
À l’intérieur et faisant suite aux organes visibles, nous trouverons les organes génitaux internes. Le vagin, l’utérus en forme de poire renversée, de chaque côté les trompes de Fallope se terminant par les ovaires. Ovaires : organes de reproduction des femmes et des femelles où se logent les ovules...
Masters et Johnson, décrivent l’orgasme féminin en 4 phases :
- Excitation phase 1
- Plateau phase 2
- Orgasme phase 3
- Résolution phase 4
Les praticien(ne)s en Taoïsme (Yoga sexuel) peuvent faire durer la phase 3 - l’orgasme – beaucoup plus longtemps voire indéfiniment…Ça vous tente ? Faut pratiquer !
La question s’est posée longtemps : d’où les femmes jouissent-elles ? Du clitoris ? Du vagin ? Des petites lèvres ? Et si elles tiraient leur jouissance de tous ces endroits à la fois, tous hautement innervés, tous érectiles ? En tout cas, il a été démontré qu’elles possèdent autant de zones sensibles que les hommes, que leur organe sexuel est un tout dont les parties sont impliquées dans leur totalité pendant l‘excitation sexuelle. Une semblable structure laisse supposer un fonctionnement similaire. La pulsion et l‘expérience sexuelle ne sont pas différentes d’un sexe à l’autre. Par contre elles sont tributaires de notre éducation et de notre milieu social.
Notre sexualité dépend aussi de la qualité de ce que l’on donne et de ce que l’on reçoit; de la conscience que l’on met dans la pratique amoureuse et du sort que l’on réserve à cette pratique qui demeure le moteur de toute relation.
à suivre…
6 petits jours pendant lesquels vous allez méditer sur la pratique orgasmique.
6 petits jours où vous vérifierez l’état de votre souffle, les sensations envahissant le corps au moment de l’amour, la joie ou le désenchantement après l’amour…
6 petits jours pendant lesquels le travail continuera pour moi avec remise à niveau des pratiques corporelles et psychiques garantissant la mise sur Orbite microcosmique avec point de chute orgasmique.
« Seule ? s’inquiète Sophie. « Oui, seule, c’est le meilleur moyen pour se rapproprier le souffle, les battements du cœur, sentir l’énergie parcourir le corps, vérifier là où le « ça » coince. Mise au clair des désirs, investigation totale avec révisions des paramètres libido-sentimentalo-érotico. Beau programme en si peu de temps, n’est-ce-pas ?
Allez ! On se retrouve au 7ème jour, après la Pleine Lune d’Octobre. Nous partagerons ensemble la manière de mettre en pratique le festin orgasmique.
Soyez amoureux pendant mon absence, puisque suite à l’amour la joie arrive de surcroît.
Orgasme et fantasme.
L’avion pris en sandwich entre deux couches de ouate nuageuses incite déjà à lâcher prise. Lâcher-prise sur les événements incontrôlables tels que le rendez-vous avec le destin en différant l‘orgasme annonciateur de petite mort, condition indispensable pour renaître encore et encore à l’amour quand, comme le printemps, il reviendra. Dans cet avion nulle trace d’érotisme qui puisse faire songer à rejouer « Histoire d’O » d’Emmanuelle. En révisant les conditions nécessaires à l’orgasme et ce bien après le décollage, le souffle en hyper ventilation prend possession des poumons, du sang et du cerveau. Ce faisant, par l’oxygénation massive provoquée, s’installent de nouveaux fantasmes qui très vite occupent soigneusement tout l’espace. L’utilité de cette mise en oeuvre psychique appelé fantasme rend supportable cette position bien inconfortable d’un siège d’avion en rééquilibrant la réalité frustrante en scénarios satisfaisants. Sans atteindre le 7ème Ciel, bien que s’en approchant, le fantasme donc, redonne ses lettres de noblesse au principe de plaisir en lieu et place d’une montée en puissance d’une pulsion libidinale. Vous l’avez compris c’est ce à quoi sert le fantasme : à rendre plus agréable une réalité qui ne l’est pas toujours. Ne vous en privez donc pas pour vous mettre en appétit sexuel quand la faim vient à manquer, le fantasme prendra le relais et fera d’un plat de pâtes un repas de roi.
Le lâcher-prise, le fantasme, l’hyper-ventilation, le dialogue, le partage, le désir sont aussi nécessaires à la montée orgasmique, que de se libérer des tabous. Laisser faire et ne rien vouloir, ne pas faire de la volonté une condition de réussite puisqu’elle nuit à la réalisation du plaisir.Tout est permis dès l’instant où rien n’est imposé, où chacun respecte le désir de l’autre, où il n’ y a pas de contrainte…
Difficile dans un avion de pratiquer un yoga sexuel. Toutefois il est possible de faire circuler l’énergie, la dirigeant par la pensée dans tout le corps tout en restant sagement assis dans ce fauteuil inconfortable. Les yeux fermés. Le dos aussi droit que possible, la tête dans la continuité, le menton légèrement rentré et la bouche fermée, les poumons se remplissent d’air par de longues aspirations nasales. Cet air inspiré va envahir la boîte crânienne par la jonction de la pointe de la langue sur le palais et redescendre le long de la colonne vertébrale. Au niveau du sacrum cette énergie va se séparer et redescendre le long des fessiers qui seront contractés, parcourir les jambes, puis se disperser au niveau des pieds. Faites cet exercice plusieurs fois en concentrant votre pensée sur le souffle. Les mains sous le nombril ressentez l’énergie chaude qui s’en dégage. La bouche se remplit de salive. Le bien être envahit tout votre corps, toutes vos pensées…
Ouvrez les yeux et ne soyez pas déçus en voyant le steward ou l’hôtesse; il ou elle vous proposera un thé ou un café mais pas de quoi vous expédier dans un fantasme délirant. Leur tête fatiguée, à peine souriante, n’invite ni aux jeux sexuels ni à leur représentation. Il suffit de fermer les yeux pour se reconnecter à l’énergie et retrouver sa chaleur bienfaisante, s’y envelopper et s’endormir en attendant que l’oiseau se pose.
Orgasme : ses vertus
Outre le Plaisir qu’il procure, les bienfaits de l’orgasme sont multiples. Grâce à lui le cerveau fera le plein d’endorphines avec effet relaxant garanti jusqu’à plonger beaucoup d’hommes dans le sommeil d’après l’amour. Pourquoi donc ne pas utiliser ce somnifère qui dispensera des petites pilules avec effets secondaires déplaisants ? Analgésiques puissantes, les endorphines ou endomorphine, régulent le stress, dispersent l‘angoisse, atténuent les douleurs. Activateur de la sérotonine, l‘orgasme, puissant antidépresseur, fait la nique à la tristesse, aux idées noires, au coup de blues. L’ocytocine (hormone de l’amour) libérée dans le cerveau consolidera les liens amoureux. Pas besoin de vaccin. L’orgasme fabrique de solides défenses immunitaires qui font barrage à toutes les grippes de l’alphabet, de la grippe A à la grippe Z, défenses qui barreront la route aux bronchites, rhumes, allergies fréquents à cette saison…
Osons parler, demander, faire, bouger, dire ce que nous désirons pour entretenir l’excitation, pimenter l’amour afin qu’il ne devienne pas une pratique hygiénique encore moins une routine rébarbative.
N’est-on pas jamais mieux servi que par soi-même ?
Mesdames, messieurs, n’attendons pas que le, la partenaire nous procure tout le plaisir pendant que nous ferions la planche espérant qu’il, qu’elle nous « donne » ce que l’on peut, pour ne pas dire, ce que l’on doit aller chercher soi-même. Communiquons notre désir, nos envies, nos fantasmes ce qui aura pour effet secondaire l‘excitation et l’ouverture pour les femmes, l’excitation et l’amplification de la verge qui, si elle n’est pas encore aussi dure que le jade, le deviendra bientôt. Il est temps de changer de position, l’époque du missionnaire est révolue ! Devenons des cavaliers, chevauchons confortablement notre partenaire à notre rythme, en mouvements profonds qui fera de l’attelage un stimulateur clitoridien puissant, ajustera notre étui à sa dague, moyens supplémentaires pour provoquer l’orgasme. Entretenons par ce moyen idéal notre pompe cardiaque et notre réseau circulatoire et respiratoire. Ces flux, qui en irriguant notre épiderme, transformeront notre corps en un sublime champ vibratoire et notre peau en un tissu soyeux.
Ne nous laissons pas perturber par des pensées castratrices, refouloir de joie mais portons notre attention sur ce qui se passe à l’intérieur. Ainsi les hommes (jeunes et moins jeunes) qui souvent s’inquiètent de ne pas « durer », d’être trop rapides, apprendront à caresser les femmes dont certaines voudraient que ça se passe plus vite. Une tabatière doit tenir la promesse d »une pipe dosée à point. Concilier les deux est possible en vivant dans l’instant présent, en étant dans l’ici et maintenant et non au four et au moulin ou à sa feuille d’impôts. On reconnaît une vie sexuelle active et satisfaisante à la vitalité, au dynamisme qui en découlent, au regain énergétique visible dans la forme physique et psychique, et qui augmentent l’estime de soi.
Faisons de la vie sexuelle des instants magiques puisque l’absence de sexualité satisfaisante contribuera à la névrose, aux maladies mentales, au mal-être.
L’orgasme : à consommer sans modération.

Beaucoup de femmes se plaignent de leur compagnon quant à leur sexualité virtuelle. Beaucoup d’hommes confirment la plainte se disant « accros » à des sites dont le contenu pornographique les éloignent de leur partenaire. Ces sites, disent-ils, font appel à leurs fantasmes dont ils ingurgitent les images sur le mode passif sans aucune obligation de résultat si ce n’est leur propre jouissance. La masturbation, partenaire idéale toujours satisfaite, est l’objet assouvissant la pulsion… J’entends déjà quelques agacements réprobateurs signalant qu’il n’y a pas que ça dans la vie, du sexe! Bien évidemment il n’y a pas que du sexe, même si pour beaucoup d’individus le quotidien s’articule autour de l’hyper-consommation qui veut faire croire à la jouissance immédiate. La technologie va de plus en plus vite pendant que la pensée, qui n’a pas le temps de suivre, se ralentit. Tout est fait pour mettre la personne en état de dépendances multiples et toute dépendance est ramenée au pulsionnel à satisfaire coûte que coûte. Et c’est en cela que chaque image produite fera du spectateur un voyeur ou un exhibitionniste, un sadique ou un masochiste ou encore un bourreau ou une victime d’actes qui se révèleront de nature purement sexuelle; en ce sens que l’imaginaire convoque les souvenirs, réactualise les traumatismes d’où ressurgissent les frustrations qui en appelant le manque réalisera le désir au travers du fantasme, celui-là même qui pourvoira à l‘excitation.
« Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps »…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.
Évoquer avec tendresse ces amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre; vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer sur une mer étale aux eaux limpides…Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les rejaillissements; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux pour ressusciter le fantôme nommé Djlésir; et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le…Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on se donne !
Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à identifier un événement perturbateur en particulier puisque, les news débitées en un vrac pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d »oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF. Mais là un D se glisse entre les lettres S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse sur le devant de la scène. Elle a gagné le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite.
« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.
Si nous continuons à poursuivre le sens nous finirons bien par le trouver, non ? Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit…
Comprenez-vous ce que je dis, là? Oui, eh, bien tant mieux !
Bon dimanche.
Vous n’êtes pas sans savoir que les signes de reconnaissance sont aussi indispensables au nouveau-né que le sein maternel pour son développement harmonieux, plus que nécessaires pour qu’il s’en nourrisse, grandisse, se construise, s’organise psychiquement et physiquement. Satisfaire son besoin de reconnaissance est un besoin vital de la naissance à la mort. L’absence de signes de reconnaissance, et au delà de la souffrance qu’ils engendrent, créent des manques tels que les carences s’installent qui peuvent conduire à la mort.
L’air que l’on respire, l’eau, la nourriture, le sommeil sont évidemment vitaux. Or, l‘identité, le sentiment d’exister ne peuvent se construire sans les échanges et la qualité des signes de reconnaissance avec l’environnement. Aujourd’hui, nous vivons dans un environnement paradoxal où la communication tient toute la place (médias, internet, téléphones portables…) sans pour cela que s’améliore la qualité relationnelle, bien au contraire il semblerait qu’elle se dégrade.
Alors? Qu’est-ce-que ce besoin vital dont on ne peut se passer aussi indispensable que les éléments dont on a parlé plus haut? Comment manifester sincèrement des signes de reconnaissance alors que la plupart d’entre nous en a manqué ( je t’aime, je t’admire, j’apprécie ce qui tu es)) ? A été blessé (quelle idiote!) ? N’a pas été stimulé ( c’est bien, tu vas y arriver). On ne nous a jamais appris comment s’y prendre pour dire ce qui va ou ne va pas. Le « ça va ? », balancé comme une épluchure de banane dans une poubelle, n’incite pas à répondre, « je ne vais pas bien, » ou « oui, merci je vais bien » n’est-ce-pas ? Dans ce monde où tout va si vite, on répète comme un automate des « ça va » sans en attendre la réponse. On s’entrebise sans avoir la conscience de donner un baiser: (Au fait, je t’ai dit bonjour ?). Les relations quotidiennes (travail, famille, amis) ne sont que l’accumulation de désillusions, de frustrations, alors que nous avons besoin de tendresse et d‘attentions, d’être reconnu pour ce qui nous sommes.
Être touché est un besoin tant biologique que psychologique. Le couple, les amis, les parents avec leur enfant qui n’échangent pas de caresses, de contacts, de câlins, de paroles réconfortantes, de signes de reconnaissance, vont dépérir comme le nourrisson dont la mère se désintéresse de lui. En l’absence de toutes ces marques d’affection, d’amour, la tristesse s’empare des individus… Les mots, les gestes sont vitaux pour toucher le cœur, stimuler les affects. Le Dr Spitz nomma sous le terme « d’hospitalisme » les carences affectives dont étaient atteints les très jeunes enfants devant rester longtemps dans des milieux institutionnels – prisons, maternités, orphelinat, hôpital.
Ce besoin psychologique fondamental, vital, incontournable est ce qu’on appelle le besoin de reconnaissance…
Très vite nous en reparlerons. Je file sur les statistiques de <http://www.libidosexualite.com/ pour y lire les commentaires, autant de signes de reconnaissance dont j’ai besoin pour me relier à vous.
Ouf! Enfin débarrassée de l’affligeante habitude consistant à téter un filtre d’une cigarette roulée avec application dans une feuille de papier très fin. Par une aspiration goulue la fumée à la saveur âcre d’un tabac garanti sans conservateur, sans agent de texture, était avalée. Par cette manie, devenue plus un rituel qu’un plaisir, je m’autorisais des pauses « réflexion », des arrêts tabac comme d’autres font des arrêts pipi lors d’un trajet sur l’autoroute. Une pause comme un prétexte pour trouver le mot qui convient à préciser au plus près ma pensée…Depuis trois semaines, non plus recroquevillée sur cette fâcheuse addiction, les poumons, ventilés par un souffle profond sans ajout d’aucune sorte, reprennent toute leur place; cependant le manque de nicotine se fait ressentir. Le chocolat par ses effets euphorisants vient compenser le manque.
Noir s’il vous plaît le chocolat. C’est bon pour la santé, c’est bon pour le cœur; c’est un allié contrairement au tabac qui détruit, le chocolat Noir est un remède. Permettez-moi d’insister sur la couleur du chocolat. Il faut savoir que les protéines du lait interfèrent sur les qualités de la fève …
La fève de cacao est une mine de constituants essentiels tels que potassium, magnésium ( anxiolytique puissant) calcium, phosphore. Et hop! une petite barre d’un noir à 74 %! minimum et avec elle nous sommes surs d’avoir notre dose de fer; quelques carrés nous faisons le plein des vitamines A, de plusieurs vitamines du groupe B, la vitamine PP et la merveilleuse vitamine E. Qui l’eut cru qu’en croquant du chocolat et grâce à la vit.E contenue dans la fève de cacao, nous avons une arme délicieuse pour lutter contre le vieillissement? De puissants anti oxydants y sont associés : polyphénols, tanins, les fameux flavonoïdes. En outre et après expérimentation (des hommes se sont dévoués) il a été remarqué que le chocolat était un excellent stimulant cardiaque, un efficace décontractant musculaire, un anti dépôt du mauvais cholestérol sur les artères, sans oublier l’intellect activé et l’effet euphorisant.
Plus que le thé vert, plus que le cassis et la myrtille, la fève de cacao détient la palme en concentration d’un flavonoïde, l’épicatéchine. Manger du chocolat noir favorise la dilatation des vaisseaux permettant ainsi au sang de circuler plus librement… Cela aurait-il une incidence favorable pour fortifier les érections ?A vous messieurs de me le dire, après avoir mangé du chocolat, évidemment. Cet afflux de sang chargé de flavonoïde inhibe l’agrégation des plaquettes, empêche les caillots de sang, entretient le cerveau et éloigne les risques de la maladie d’Alzheimer.
C’est bien connu qu’un coup de flip sera chassé par un carré de chocolat noir. Finalement il est bien facile de se faire plaisir tout en se faisant du bien. Tenez ! Essayez un petit massage avec une huile parfumée au chocolat. Oui, ça existe ! C’est un régal. Le massage ou l’huile ? Les deux ensemble, pardi ! Vous n’avez pas idée des vertus aphrodisiaques de l’odeur du chocolat associée au massage ! La séance terminée vous pouvez vous croquer mutuellement. Un régal, vous dis-je !
Il pleut c’est tout ce qu’il sait faire. Bien d’accord avec Brigitte Fontaine… La terre s’en réjouit, pour l’instant. Depuis deux jours elle réceptionne la gueule ouverte et avale les trombes d’eau qui s’épanchent du ciel. Dans sa phase assoiffée elle ingurgite jusqu’à déborder. La nuit dernière, j’ai même cru que Dieu déménageait. Un tohu-bohu incroyable agitait le ciel; là haut se jouait une scène de famille – œdipienne – entre le Père et ses enfants fouteurs de désordre. D’ailleurs ce matin là, la météo avait prévenu du passage en zone de turbulence orange lors de l’orage qui a sévi au plus fort en inondant la plaine du Var, en remplissant les bouches du Rhône, en tordant les côtes d’Azur… L’interrogation du choix se fait lancinante. Faut-il, comme l’eau, s’engouffrer sous la couette ou aller au cinéma ? Les deux, répondrais-je gourmande. Le cinéma d’abord et la couette ensuite.
Le premier film que je vous propose est MERES ET FILLES, la réalisatrice une femme, Julia Lopez-Curval, parle de femmes. Catherine Deneuve (Martine) est médecin. Profondément blessée dans l’enfance, abandonnée par Louise, sa mère qui s’est volatilisée, Martine est dure, sans aucune tendresse envers sa propre fille encore moins envers son mari, son frère. Audrey, fille de Martine, (Marina Hands la merveilleuse Lady Chatterley) découvre dans la maison de Louise sa grand-mère, où elle loge le temps de sa visite à ses parents, un carnet annoté de recettes de cuisine où se mêlent des pensées, des réflexions qu’Audrey fait revivre en reconstituant sa vie au fantôme de Louise. Au fil des pages l’histoire de cette parfaite femme d’intérieur, comme l’exigeaient l’époque et le milieu bourgeois des années 50, pointe son désespoir. La mère et la fille s’affrontent à petits coups rapides de paroles acérées. Mais Audrey à force de persévérance, de fidélité et de solidarité féminine, rend la mère à sa propre mère, restituant au fantôme grand-maternel sa dignité de mère…Dans ce film trois générations se racontent. Chacune parle de son temps où l’on parcourt le chemin long et difficile pour accéder en tant que femme à un semblant d’autonomie… matérielle et affective.
Le deuxième film, PARTIR, est aussi un film d’une femme réalisatrice Catherine Corsini. Là, le film raconte la passion dévorante d’un couple improbable. Elle, Christin Scott-Thomas, bourgeoise ronronnante d’ennui, devenue zombi dans sa belle demeure. Par des travaux d’aménagement de son cabinet de kinési elle va rencontrer son amant ouvrier du bâtiment. Un mari médecin, Yvan Attal superbe de machisme, imbu d’une toute puissance friquée, qui s’approprie avec panache les êtres – Ma femme, Mes enfants, Mes employés – les objets, – Ma maison, Mon cabinet. Troisième personnage l’amant, l’intrus malgré lui. Un ouvrier espagnol, Sergí López met le feu à cette belle quiètude; la belle lui tombe dans les bras sans qu’il ait rien demandé. Coup de pied dans la fourmilière, le monde de ces deux là chavire, jusqu’à la mort.
La problématique soulevée dans les deux films est la position de la femme à travers le temps et son rapport à l’argent quand de la loi du plus fort (l’homme, le mari) dépendent la bourse et la vie. L’argent jouant le rôle de décideur de vivre ou d’empêcheur de vivre décemment; l’argent représentant la lutte du pot de terre contre le pot de fer à celui qui en dispose et qui s’en sert comme d’une arme contre la femme. Dans les deux films, le nerf de la guerre est l’argent que les hommes possèdent, avec lequel ils asservissent, l’autre, la femme, l’amour. L’argent, ciment au service de la cohésion familiale. Le décalage social entre les classes possédantes et les déshéritées, c’est aussi cela dont parle PARTIR…
Finalement rien ne change vraiment malgré les apparences depuis la moitié du siècle dernier…La pluie a cessé, le soleil rayonne de nouveau. Sachons en profiter.
J’ai le plaisir et la joie de vous informer de l’ouverture du site http://www.therapeute-en-ligne.com/ afin de satisfaire aux demandes que j’ai reçues, aussi bien personnelles que via le blog (voir commentaire ci-après)
Je trouve largement mon compte dans vos “chroniques” pertinentes, riches, originales, et si fines.
Mais je constate, au fil des jours, que, malgré tout ce qu’elles m’apportent et même si elles étaient quotidiennes, j’ai besoin d’un échange personnel avec vous, pour approfondir ce lien de confiance qui s’est tissé au fil des semaines.
Je souhaite pratiquer avec vous une thérapie à distance (vu notre éloignement géographique).
Que me proposez-vous pour commencer : rendez vous téléphoniques ou sur hotmail, vidéo conférences, échanges de mails?
Merci de me dire sous quelle forme se fera le paiement.
Que vous soyez femme, homme, adolescent et, où que vous soyez sur la planète Terre, vous pourrez entreprendre une thérapie en toute discrétion.
Quelle que soit votre problématique elle sera toujours considérée avec attention. La réponse, fidèle à la déontologie et à mes engagements de psychothérapeute, sera rendue dans le cadre d’un échange où vous seul(e) aurez accès.
Être au plus près de vous avec confiance et conscience, maîtres mots du site http://www.therapeute-en-ligne.com/ que je vous propose de consulter.
Fantasme, désir, orgasme, sexuel …profusion de mots qui sortis de leur contexte deviennent pornographiques.
La pornographie est la tendance perverse qui sous-tend toute l’économie. Actuellement l’hyper-consommation gère l’économie et si l’on en croit le philosophe Dany-Robert Dufour la pornographie est devenue une activité ordinaire qui s’affiche, s’exhibe publiquement dans les comportements. Le sexuel s’expose dans la démesure où l’obligation de jouir semble être la seule voie possible. Une sexualité vite consommée (speed dating); un contact instantané via Internet Aka Aki (procédé comparé aux phéromones chimiques, celui-ci étant électronique). Voici parmi tant d’autres activateurs sexuels pour ne citer que les plus softs.
La pornographie dans notre monde est devenue une industrie majeure. Les chiffres sont éloquents : la pornographie génère à elle toute seule, un chiffre d’affaire de 1000 milliards de dollars par an. Plus que les industries de l’armement et de la pharmacie. Hallucinant, ahurissant, non?
L’obscène est partout. Tout, tout autour de nous, incite à la jouissance. Dans le cinéma, la télévision, l’internet, dans tous ces divertissements des masses intervient l’obscène. Dans la vente des programmes télé du MIPTV à Cannes viennent en tête du palmarès : le sexe, le jeu et la spiritualité, les trois pouvant se combiner allègrement afin de multiplier les retombées pécuniaires.
Les Anciens distinguaient trois formes de libido qu’ils nommaient concupiscence :
- Libido de la passion des sens et de la chair (concupiscence de la chair)
- Libido impliquant la passion de posséder et de dominer toujours plus (concupiscence de la vie)
- Libido qui demande à voir et à savoir (concupiscence des yeux).
- On peut donc jouir sexuellement mais aussi jouir en possédant, en dominant ou en se procurant de la jouissance par le savoir. Ces formes libidinales procèdent toutes du même processus qui consiste à exciter l’une des trois libidos en tenant éloigné tout ce qui pourrait empêcher cette excitation d’aboutir à la jouissance.
- Oh! Ce n’est pas tant la jouissance l’élément nouveau du fonctionnement humain, de tout temps elle fut présente, mais la manière d’exhiber sa jouissance. L’exhibition, là est l’obscénité. Pour les Anciens philosophes il était obscène (malsain de porter au devant de la scène) de montrer ce qui devait être caché aux autres pour la simple et bonne raison que ce qui était vu pouvait être instrumentalisé par le jouisseur. Par cet acte de ne pas montrer aux autres découle le respect de l’autre qui interdit l’exhibition de la jouissance. Respecter l’autre, consistait à refuser sa libido (quelle que soit sa forme) dès lors qu’elle devenait envahissante, dès l’instant où la personne était en compagnie ou se devait d’éviter l’expression de sa jouissance devant n’importe qui au risque de se retrouver à devoir pactiser…
- Je vous souhaite de beaux rêves en attendant la suite qui ne saurait tarder.
Halloween !!! Ce mot dont l’étymologie purement anglaise qui découle de ALL HALLOW EVEN signifie textuellement « le soir de tous les saints du Paradis ». Cette fête folklorique d’origine celtique dont les enfants du monde entier raffolent (y compris en Chine, en Russie) est à l’origine une fête religieuse « Samain » en Irlande et nommée Samonios chez nos ancêtres les Gaulois; Samain se déroulait sous l’autorité des druides pendant 7 jours. Halloween a été transportée dans les baluchons lors des grands déplacements des immigrants catholiques Britanniques sur le continent Nord Américain. Halloween correspond à la fête chrétienne de la Toussaint instituée au IX siècle par le Pape Grégoire IV. Voilà pour situer un peu la provenance de cette fête devenue dans les pays de langue non anglaise une date intermédiaire avant Noël et le premier de l’an dont les retombées commerciales arrivent en troisième position pour les ventes de friandises et chocolats.
Halloween résonne avec la saison d’automne où les nuits de plus en plus longues favorisent le rapport au mystérieux, au sombre, à tout ce qui peut épouvanter, évoquer la mort, la magie et les monstres; les fantômes, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les squelettes, les maisons hantées, les chats noirs, araignées… Tout cet arsenal de terreur nous le retrouvons dans les films d’horreur dont les Américains sont spécialistes, personnifiés par Dracula, Frankeinstein et bien sûr les momies.
Orange et noir sont les couleurs de Halloween, dont France Télécom s’est inspirée pour lancer sa marque de mobiles « Orange »… La citrouille n’a pas seulement un aspect décoratif mais elle fait partie intégrante de la traditionnelle nourriture, avec les graines que l’on mange grillées, sa chair dont on garnit les tartes ou que l’on prépare en confitures ou en pains.
Pendant cette fête les enfants déguisés frappent aux portes en réclamant des bonbons, des friandises en clamant « des bonbons ou je te jette un sort ». C’est le jour idéal pour les enfants qui peuvent s’en « péter » le ventre.
Un peu partout sur la planète, (même le Japon commence à être envahit par les gadgets) Halloween se fête. Une particularité dans les Caraïbes, notamment sur l’île Bonaire où Halloween n’est presque pas fêtée, il existe une coutume où les enfants se regroupent et passent Halloween dans les confiseries au lieu de faire du porte à porte.
Halloween qui n’est pas une tradition française s’est seulement médiatisée au début des années 2000, pour devenir quasiment sans intérêt, voire carrément dépassée dès 2008. Halloween fête païenne, est proche des fêtes célébrées par les catholiques : la Toussaint le 1er Novembre et la Fête des Morts le 2 Novembre. À cause de cette proximité de dates, l’Église Catholique Française a constaté que les non chrétiens s’intéressaient beaucoup plus au sens de la mort depuis Halloween. Suite à une enquête commandée au CREDOC (centre de recherche pour l’étude et l’observation de vie) par le syndicat des arts funéraires en 2005, il a été constaté une progression du succès commercial de la Toussaint.
La Toussaint jour de célébration de tous les saints est liée à la fête des morts. Au Vsiècle pendant les jours de Samain, le monde des vivants communiquait avec celui des dieux sur le plan symbolique. Cette fête était l’occasion de rituels chez les druides, où l’on faisait banquets et beuveries, quasiment orgiaques.
Cette nuit ne vous étonnez pas, si, levant les yeux au ciel, vous apercevez des sorcières à califourchon sur leur balai, elles ne font que passer.
Nouvelles des murs
Du mur de Berlin depuis 20 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !
Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur fontanelle.
Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.
Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.
Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci, identique aux autres auxquels elle a cru ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?
D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent vie au plus sordide des murs de NYC. Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.
Effet miroir
Un conte m’a été offert. A mon tour je vous l’offre. Puissions-nous nous en inspirer pour avancer sans trop de souffrances.
“(…) Un matin il [un Maharajah] quitta la pièce [aux miroirs] sans refermer la porte. Son chien y pénétra. Voyant d’autres chiens il les renifla : comme ils le reniflaient, il grogna ; comme ils grognaient, il les menaça ; comme ils menaçaient, il aboya et se rua sur eux. Ce fut un combat épouvantable : les batailles contre soi-même sont les plus féroces qui soient! Le chien mourut, exténué.
Un ascète passait par là tandis que le maître du chien, désolé, faisait
murer la porte de la pièce aux miroirs.
- Ce lieu peut beaucoup vous apprendre, lui dit-il, laissez-le ouvert.
- Que voulez-vous dire?
- Le monde est aussi neutre que vos miroirs. Selon que nous sommes
admiratifs ou anxieux, il nous renvoie ce que nous lui donnons. Soyez
heureux, le monde l’est. Soyez inquiets, il l’est aussi. Nous y
combattons sans cesse nos reflets et nous mourons dans l’affrontement.
Que ces miroirs vous aident à comprendre ceci : dans chaque être et
chaque instant, heureux, facile ou difficile, nous ne voyons ni les
gens ni le monde, mais notre seule image.
Voyez cela et toute peur, tout refus, tout combat vous abandonneront.”
Passez une très belle journée à l’image de celle que vous rencontrerez dans votre miroir.
Amour / Haine – Lumière /Obscurité
Joie / Tristesse – Pulsion / Répulsion
Passion / Indifférence – Amour / Désamour
Autonomie / Indépendance
Et le vice versa dans la débauche; débauche par la recherche excessive du plaisir sexuel, ça va de soi. Au nom de l’hygiène, au nom de la religion les petites filles ont été et sont toujours excisées. Interdites de plaisir; seulement autorisées à se soumettre. Caressez un cercle il deviendra vicieux. Mais je m’égare… Allons voir la transformation d’un sentiment d’amour quand l’amour s’est fait la malle.
À l’amour s’oppose la haine; toutes les émotions positives ressenties dans l’état d’amour se transforment négativement dans son corollaire la haine, dès lors que cesse cet état. S’y ajoutent le mépris là où était la considération; la rancœur là où était l’admiration; la peur là où était la sécurité. Une très mince frontière sépare ces sentiments extrêmes quand les digues de l’amour bafoué cèdent. L’amour s’extravase des vaisseaux du cœur, vient grossir les veines de la gorge qu’expulse en un cri l’amour transformé en haine. Comme une hydre, le couple amour/haine forme un sentiment monstrueux. Bien que mort, croit-on, on cherche encore à le tuer, à l’anéantir dans l’oubli. Pareille à la tête terrifiante de l’hydre éradiquée, la haine multiplie ses rejetons qui à leur tour grandissent et détruisent. Malgré les apparences, la violence de la passion n’est pas destinée à détruire l’autre mais seulement à se détruire soi-même au risque de la folie. Quand bien même est-elle extirpée le poison de la passion continue à ravager le corps, le cœur, la tête, les tripes. Quel est ce mal d’amour qui comme une hydre aux têtes décapitées revient en force harceler, s’emparer de l’être ?
Dans ses comportements, la passion dévorante, la fusion totale, révèle des aspects semblables à l’altération d’un état mental perturbé. L’humeur est exaltée, les pensées obsessionnelles, intrusives accompagnent très souvent de troubles bi-polaire, des troubles alimentaires compulsifs.
Il a été constaté qu’à partir du sentiment amoureux s’élabore un mécanisme de récompenses (revalorisation narcissique, confiance et estime de soi, humeur dopée de dopamine) dont la personne devient dépendante. La perte de l’amour dépossède la personne des récompenses générées par l’état amoureux; s’instaure alors un état de manque identique à celui dont souffrent les toxicomanes. C’est ainsi que l’amoureux trahi, abandonné, largué, sera à la recherche de tout ce qui va pouvoir combler le manque, l’absence.
Ô, souffrances qui justifient le trop plein donné; qui révèlent la chute d’autant plus haute que l’idéal semblait atteint (il avait tout ce que je désirais enfant); souffrances qui existent au même titre si les rejets sont virtuels comme on a pu le constater avec Alexia…
Que le temps passé avec vous-même vous soit doux.
Organisation du Travail
Merci à Incognito d’avoir envoyé cette histoire édifiante sur la manière dont chacun prend sa responsabilité en charge. Il était une fois, c’est ainsi que commencent les histoires.
Il était une fois quatre individus qu’on appelait Tout le monde, Quelqu’un, Chacun et Personne.
Il y avait un important travail à faire et on a demandé à Tout le monde de le faire. Tout le monde était persuadé que Quelqu’un le ferait. Chacun pouvait l’avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit. Quelqu’un se fâcha car c’était le travail de Tout le monde!
Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire et Personne ne doutait que Quelqu’un le ferait. En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun parce que Personne n’avait fait ce que Quelqu’un aurait pu faire.
MORALITÉ : Sans vouloir faire de reproche à Tout le monde, il serait bon que Chacun fasse ce qu’il doit faire sans nourrir l’espoir que Quelqu’un le fera à sa place. Car l’expérience montre que là où on attend quelqu’un, généralement on ne trouve Personne !
Je transfère donc à tout le monde afin que chacun puisse l’envoyer à quelqu’un sans oublier personne.
Petite histoire à méditer pendant le week-end que je vous souhaite beau.
Visibles ou non, les murs sont partout et il faudra beaucoup de temps, si cela arrive un jour, pour qu’ils s’effondrent. En attendant sommes-nous prêts à abattre les murs que nous avons érigés dans nos pensées ? Sommes-nous prêts à franchir les frontières de notre inconscient ? Sommes-nous prêts à libérer notre Ego dictateur, falsificateur des entraves qui l’asservissent ?
http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/photo.aspx?cp-documentid=150700649
Les frontières sont celles que l’on se pose. Les frontières psychiques sont faites de murs intangibles, séparations immatérielles transformées par l’échelle sociale. Les frontières permettront-elles, un jour, la libre circulation d’opinion, s’ouvriront-elles à la tolérance envers l’autre quels que soient sa classe, sa caste, sa couleur, son âge, son origine ethnique, sa langue, sa culture…Ou bien cela restera t-il une utopie de soixantehuitarde attardée, entravée par un Peace and Love révolu ?
Les frontières peuvent être celles de l’horizon que l’on retrouve sur la route sinueuse aux deux cents virages, disait Cire qui accompagnait l’amie sur la route de l’Estérel entre ciel bleu et roche rouge. La mer en toute saison est émouvante et particulièrement en cette saison d’automne où les mimosas des quatre saisons laissent présager ses jaunes éclatants… Tout est particulièrement calme, la folie de l’été s’est assagie. Les voitures, bien plus nombreuses depuis 20ans, ne s’entreparechoquent pourtant pas. Avec pour seule limite, l’horizon, le ciel touche d’une inlassable caresse la mer et les deux se rejoignent dans une éternelle et fougueuse étreinte. Le ressac projette les vagues sur les falaises déchirées, les rouleaux s’étalent à nos pieds, les éclaboussent à peine. Les yeux se réjouissent et le cœur s’apaise dans ce décor de carte postale.
La maison surplombe la falaise, en bas la plage de galets. Un havre de paix.
La maison est là, sans porte, sans fenêtre, dans l’oubli et l’attente de règlements de successions, d’héritage. Assise, souveraine, sur le majestueux rocher que les blanches écumes enveloppent, il émane de sa carcasse, en même temps qu’une force jaillissant de la mer une faiblesse dans le dépouillement inachevé du gros-oeuvre. Les briques jamais recouvertes de plâtre ou de crépis, sont prises à l’assaut du lierre rampant. Le toit de tuiles laisse entrevoir le ciel, mouillant quand il pleut, le sol de terre battue. Un escalier dont les marches défoncées par quelques vagabonds squatters irrespectueux grimpent à un premier étage. Jamais de salle de bains, jamais de cuisine, l’eau claire n’a jamais pénétré l’inexistante tuyauterie, pour preuve les emplacements prévus à cet usage. Abandon et désolation que cette maison aux murs délabrés, taggués, défoncés, renvoie à la pétrification d’un monde en mouvement. Un monde qui avance vers où ?
Quelle belle journée ! Chacun a récupéré des images dans ses clés USB respectives branchées directement sur le cerveau. Plus tard chacun les mettra en boîte à sa manière. L’amie a fixé les images, pour recréer la vie, ailleurs ; Cire a dit des mots qui vont créer mes propres images que je mettrai en mots. Bientôt.
Passez une belle semaine entrecoupée d’une commémoration.
ONZE : la Force
11-11-2009. Ce onze Novembre 2009 n’est pas un onze Novembre comme les autres, en ce sens que le jour est 11, le mois est 11 et les chiffres de l’année 2009 réduits se résument en 11. La carte 11 du tarot se nomme la Force, elle symbolise la Pureté morale, l’innocence parfaite : Innocentia inviolata qui trouve dans cet état même les énergies du combat. Sur la carte 11 une Vierge terrasse un lion gueule ouverte entre ses mains. Cette force là représente les énergies féminines bien plus efficaces employant douceur et subtilité plutôt que colère et force brutale. Il y a opposition entre la Force spirituelle de la Vierge et la Force brutale, matérielle du lion. Cela implique une transformation en une victoire de l’esprit sur la matière et signifie une sublimation des instincts.
Dans les traditions ésotériques africaines le 11 est sacré. Il est mis en relation avec les mystères de la fécondité. La femme mère a onze ouvertures alors que l’homme n’en a que neuf. Le sperme est censé mettre onze jours pour parvenir à destination et féconder l’ovule. L’enfant qui vient au monde recevra les onze forces divines par les onze ouvertures de la mère (Dictionnaire des symboles)
Rugir, agresser ne sert à rien. Par contre, utiliser son énergie et sa force mentales est bien plus profitable. Sur le plan psychique la Force symbolise notre volonté qui doit dompter les pulsions et utiliser les ressources de l’inconscient pour réaliser le meilleur en nous-même.
Si le 11 est réduit à sa plus simple expression il devient le 2. Le 2 symbole féminin par excellence symbolise l’opposition, exprime la dualité, la lutte intérieure, la révolte, la transgression de la loi. Obtenu par l’addition du 5 et du 6, le 11 réuni le microcosme (5) et le macrocosme (6), le Ciel et la Terre. Le 11 est le nombre du Tao.
Le 11 Novembre a été choisi pour commémorer l‘armistice. Signer l’armistice consiste à arrêter les combats, à déposer les armes après accord entre les combattants. Que penser de ce choix, est-il dû au hasard ?
Ne laissons rien au hasard en ce qui nous concerne. Arrêtons le combat intérieur, ce duel permanent qui nous met à terre. Employons notre conscience pour réduire la brutalité de la vie, faisons la notre alliée et non notre combat…
Information pour laisser un commentaire qui d’après la plupart des visiteurs du blog est un casse-tête et un véritable combat pour y accèder : il suffit de cliquer sur le titre de l’article qui réapparaît seul, sur une nouvelle page à la fin de laquelle une fenêtre est ouverte où vous pouvez laisser un commentaire.
Le bus avance cahotant, s’arrête. Les portes s’ouvrent. Les voyageurs, avalés par la bouche affamée, s’entassent, se poussent du coude, les uns écrasent les pieds des autres, sans excuses. Les corps se frôlent, les mains s’agrippent pour soutenir le corps prêt à s’avachir sur le voisin. Avancée difficile vers l’arrière du bus; dix heures du mat’ c’est l’heure de pointe des mamies endimanchées allant lécher boutiques pendant que des mamans poussant poussette contenant bébé vont pointer à la CAF; c’est l’heure réjouie des papis portant panier à remplir au marché, des lycéennes casquées MP3 dans les esgourdes et des femmes décidées qui vont à la Gare SNCF. Le tout tangue comme un boat people en mer agitée.
Premier arrêt où les portes s’ouvrent sur une marée humaine qui s’extirpe du ventre de l’autobus et se répand à l’air libre sur le trottoir comme les vagues sur la plage. Moins à l’étroit, une poussette apparaît avec pour contenu une petite chose, un tout petit bonhomme qui psalmodie désespérément des mamanmamanmaman à une mère absente derrière lui qui ne semble pas l’entendre ; elle regarde ailleurs, elle est sourde à cette lancinante mélopée qui s’amplifie peu à peu et se transforme en un cri sourd. Le désespoir en marche. Je capte ce regard d’enfant, il contient toute la misère et la détresse humaine, la tristesse du monde, l’abandon des déshérités. À son tour mon regard posé sur lui se fait doux, compréhensif. Mes lèvres doucement articulent des mots de réconfort vers cet enfant qui se calme, qui ralentit sa litanie sans pour cela la cesser.
Ce bébé réclame l’attention de sa mère, visiblement il ne l’a pas souvent, là il ne l’aura pas; en tous cas pas dans ce bus, pas dans cette virée babylonniène. Cette indifférence maternelle fait froid dans le dos. Cette absence du regard sur l’enfant accompagnée de surdité est insupportable. Je ne peux m’empêcher de penser aux traumatismes futurs se créant là sous mes yeux. Je ne peux éviter d’y voir les répercussions que de tels comportements maternels, de telles négations de l’existence de cet enfant vont produire dans l’avenir de cet adolescent et plus tard de cet homme devenu adulte. Sa vie sera entachée par ces appels restés sans réponses… Les enfants dont on ne s’occupe pas, niés par les parents, absents de leur regard, de leur écoute, de leur tendresse, non sollicités affectivement fabriquent du pathos. Ces enfants là se transforment en usines où se fabriquent l’agressivité, la révolte, la violence… à moins d’une résilience miraculeuse.
Arrêt à la Gare SNCF, pour moi le terminus. Montées des marches, non du palais mais atteindre la réservation, faire la queue et attendre sagement que passent les 19 numéros avant mon tour. Ça me laisse le temps de penser à ma mère et à l’image d’elle qu’elle m’a laissée. Elle était mère, tant et tant pour ses enfants mais elle l’était aussi pour tous les enfants qu’elle voyait dans les adultes qui venaient à elle. C’est de ça dont j’ai hérité dans mon enfance. Cette présence attentive que, plus tard, j’ai intégrée comme faisant partie intégrale de mon fonctionnement. Aujourd’hui comment pourrais-je être autrement avec cette mère là? La queue se réduit assez vite, comme celle d’un homme après éjaculation. Mon numéro est appelé au guichet 4. Un agréable agent senecefe me dit au vue de ma réservation sur internet d’un billet Idtgv, que je ne peux être remboursée mais peut-être puis-je l’échanger contre un autre billet en suivant le même parcours. C’est à dire seulement sur internet et non pas au guichet de la SNCF. C’est bon à savoir. Plus jamais je n’achéterai de billet IDtgv si je ne suis pas certaine de partir. Le bon marché finit par devenir cher.
Temps perdu, ne se rattrape pas…Alors perdu pour perdu, je fais du lèche vitrine. Il fait beau, le temps est doux et nombreux sont les anniversaires à souhaiter en ce temps de novembre. Bientôt celui de la sœur jumelle née sous le signe des… Scorpions. Je rentre dans cette boutique, sûre d’y trouver mon bonheur qui fera la joie de la frangine.
Joyeux anniversaire aux amies et aux amis, aux lectrices et lecteurs de la blogosphère nés sous le signe du Scorpion.
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On est mal barré avec Guillain puisqu’on ne sait qui de la poule ou de l’œuf, qui de la grippe ou de Guillain a commencé…C’est chaque fois un véritable casse-tête qui peut nous mettre le corps en vrac si on chope la grippe. Mais se peut-il qu’après s’être fait vacciner on ne soit plus là pour en parler? Nous ne le saurons jamais. Éternelle question. Qui a commencé ? Qui a tué qui ? Qui a déclenché Guillain Barré ? La grippe ou le vaccin ? D’ailleurs, sur France Inter Boulibaï interviewait un groupe qui disait « On a pécho les vibes. » De quelles vibrations parlait-il ? Je ne sais plus mais pas celles de la grippe c’est sûr, elle n’existait pas en ce temps là, du moins, pas sous la forme AH1N1. Ce chopeur de bonnes vibes ne parlait pas non plus des vibrations Yé-Yé en vigueur dans les années 60. En ces temps là on twistait. Aujourd’hui on ne twiste plus. Les téléphones sont mobiles, les disques CD, les films DVD, les livres ebook, les baladeurs MP3 et on twitte. On quoi ?
Oui, oui on twitte sur Twitter. Késaco Twitter ? Un réseau social comme Facebook, MySpace et d’autres. Bon alors ! À quoi ça sert je vous le demande ? Avec Twitter on suit l’événement au plus prés et on est suivi par des mini-messages. Leur but est de répondre à la question « Que faites-vous en ce moment ? » C’est y pas curieux ça de poser cette question ? La démarche de ces réseaux sociaux consiste à agrandir le cercle relationnel alors qu’on a plutôt l’impression du contraire, que nous nous renfermons sur nous-même à rester scotché devant l’écran en attendant de pouvoir répondre : » J’attends mon rendez-vous » « Je mange une gauffre bio au miel » « Je bois un thé » « Je me promène dans le bois pendant que le loup n’y est pas » « Je mets ma culotte » « Si le loup venait il me mangerait » Mais Twitter est là et nous sauve du loup, il nous sauve du désert intérieur. Twitter n’est-il pas encore un moyen pour reformater le narcissisme secondaire ? N’est-il sous une autre forme, une façon encore de s’exhiber virtuellement ? Twitter nous fera-t-il oublier que nous sommes seuls ? Nous naissons seuls, nous mourrons seuls. Nous sommes seuls dans la bataille à mener avec nous-même, avec nos propres démons, nos passions. Oh, là, là ! Toujours en train de casser la baraque, le moral. Lui arrive t-il quelques fois d’être optimiste, joyeuse ?
Stop, stop je t’arrête ! Parce qu’aujourd’hui c’est la journée de la gentillesse. Alors tu n’élèves pas la voix, tu restes calme, tu réponds gentiment à mes questions même quand il s’agit de Twitter. Tu n’oublies pas que je suis là, tout ouïe, pour toi. Pas seulement aujourd’hui! Tous les jours, à chaque instant. Aimable en toute circonstance. As-tu pensé à ces prêtres qui aiment d’amour humain et auxquels l’église catholique interdit d’aimer, interdit le mariage. Juste autorisés à aimer Dieu et leur prochain seulement de manière virtuelle, non? Tu peux pas toucher, tu vois pas ce qui tu aimes. C’est virtuel, ça, non? Est-ce humain cet amour ?
Encore quelques heures à être gentil avec votre voisin de palier, avec le chauffard qui est devant vous, avec moi en commentant. D’ailleurs pour commenter cliquer sur le titre de l’article à la fin duquel il y a une fenêtre, là vous poserez votre commentaire.
La corrélation entre délinquance juvénile et ignorance de la sexualité a été mise en évidence par une étude menée par les services de la Santé et de l’administration pénitentiaire. Parmi les jeunes délinquants, il a été démontré que les relations avec le sexe opposé étaient quasiment inexistantes. Du sexe féminin, ces jeunes ne connaissent que la proximité familiale (mère, sœurs, tantes). Les jeunes garçons ne se mêlent pas plus aux filles à l’intérieur de la cité qu’à l’extérieur – leur milieu scolaire ou établissement professionnel - bien que dans ces milieux la mixité est bien représentée.
En l’absence d’échange avec le féminin ne peuvent se développer les relations amicales, sentimentales et encore moins sexuelles; cela confine les jeunes gens à se rassembler en bande et vivre une sexualité par écran interposé où règne la pornographie (films X, internet, téléphone portable) comme on peut le voir dans le film « La jupe« . La sexualité est une préoccupation majeure de l’adolescence. Ici, l’information spéciale et incomplète se fait en vase clos par le biais de la bande et comporte ainsi qu’on peut l’imaginer des carences tant anatomiques, physiologiques que psychologiques où la contraception et la protection des MST sont complètement occultées. Ces comportements sont engendrés par le manque d’éducation sexuelle, la peur du féminin qui n’est jamais approché autrement que par une mère souvent seule, omniprésente. Son autorité incontournable consolide le tabou de l‘inceste dans l’environnement sexuel du garçon et si la barrière est franchie elle ne le sera que par la transgression.
S’instaurent alors des codes, des comportements d’où les penchants homosexuels, s’ils existent, ne peuvent être vécus que dans la plus grande discrétion, cette pratique étant par trop considérée par le groupe, homophobe, comme étant honteuse et marque de faiblesse. Par contre l’homosexualité imposée et subie sert à asseoir un pouvoir, signe particulier de la sexualité des bandes. On peut voir cette obligation de soumission dans le film « Un prophète » où le jeune Malik qui en a pris pour 6ans arrive là, vierge, seul, analphabète, angoissé par sa virilité. Il sert d’appât homosexuel, il subit pour se faire accepter du caïd…
De pareilles frustrations entraînent forcément des transgressions qui se manifestent par des viols collectifs, « tournantes« , attaques des homosexuels, actes barbares, sodomie des plus faibles et des inférieurs qui transforment la bande en une prison où règne la misère sexuelle. Ces comportements sont évidemment cachés et tombent sous la loi du silence.
L’information et l’éducation sexuelles sont d’autant plus urgentes à l’extérieur qu’elles sont inexistantes à l’intérieur du cercle familial et scolaire, d’autant que la séparation des sexes est bien réelle et tend à se durcir. Au collège, toutes les informations de nature sexuelle abordent des sujets bien loin des préoccupations de la jeunesse que sont les problématiques humaines, relationnelles et pratique de la sexualité. Il y a urgence à aborder les sujets aussi importants que les relations de consentement au sein du couple; parler du plaisir, du désir, des pulsions, de tout ce qui fait le bon fonctionnement des relations sentimentales, mais aussi amicales. Tout cet éclairage sur la sexualité afin que celle-ci ne soit plus confrontée aux frustrations et aux violences qui en découlent.
« On voudrait, on ne peut pas faire son pipi partout comme le chien de grand-mère » avec cette chanson Marie-Josée Neuville chatouillait mes oreilles d’enfant. Bien sûr la pudeur, la décence, l’éducation nous empêchent de nous soulager ailleurs que dans les lieux réservés à cet effet, tout comme elles nous empêchent de s’accoupler n’importe où, devant public et dans les lieux publics. Pour faire la bête à deux dos, crac-crac, des câlins – quel que soit le nom que l’on donne à l’acte sexuel, il se pratique caché. Le fait de s’isoler a rendu difficile de rendre compte de l’activité sexuelle des humains. D’ailleurs le mot « sexualité » est apparu tard et n’était que peu utilisé sauf dans certains romans érotiques dont le but était de faire jouir. Tout change quand au XVIIIe siècle la médecine découvre le fonctionnement des organes reproducteurs féminins. Dès lors, par la connaissance de la biologie des sexes, les rôles de reproductions chez l’homme et la femmes sont différenciés; il est enfin accepté qu’une femme éprouve du désir et du plaisir sans que ces derniers ne soient liés à la reproduction. Il en va de même pour la jouissance féminine tant sont différents les organes et le plaisir qu’ils procurent à une femme qui n’ont rien à envier à l’orgasme de l’homme.
On ne s’accouple plus par désir ou par nécessité de se reproduire depuis la mise en évidence freudienne de la vie psychique et physique qui rendent compte d’une pulsion sexuelle moteur universel de l’activité humaine. Pulsion que l’on découvre aujourd’hui présente dans la nature entière sans que, là encore, la reproduction en soit l’enjeu. Ainsi peut-on dire « Gays sont les animaux » puisque l’homosexualité animale est largement démontrée. Elle n’est pas une anomalie mais une activité plus pratiquée que l’hétérosexualité. La question que se posent les chercheurs est « Pourquoi les animaux préfèrent l’homosexualité à l’abstinence? » Moi qui ne suis pas un animal ni un chercheur je pense qu’il est plus agréable de se faire du bien, se donner du plaisir que de s’en abstenir.
Avec le XIXe siècle la répression de la libido s’intensifie. À cette époque la médecine fait la chasse aux troubles de la sexualité (voir la série d’articles sur la masturbation qui relatent la répression). Elle s’attaque à la masturbation, à l’hystérie et à ce qui était considéré comme des déviances (sodomie, masochisme, homosexualité). Ces pratiques étaient vues comme des fautes morales pour ensuite être répertoriées comme des maladies. La médecine du XIXe siècle mesure les excès, les insuffisances de sexualité; elle condamne, elle punit ou remet aux normes en vigueur. Elle satisfait à la curiosité scientifique pour les conduites sexuelles et leurs effets sur la santé physique ou morale pour devenir au XXe siècle la préoccupation majeure au même titre que la diététique, le sport ou la communication.
Le plaisir au féminin: une réalité enfin considérée
Dans le milieu des années cinquante de nombreuses enquêtes ont donné droit de cité au plaisir féminin. Plus tard la contraception, l’avortement, la procréation artificielle assistée, lèvent les tabous, libèrent les femmes en séparant la sexualité de la procréation, même s’il fallut attendre longtemps encore pour la vivre débarrassée des préjugés sociaux et religieux.
De tout temps la sexualité (tout ce qui touche au sexuel) est regardée, analysée, cataloguée avec ses limites, ses tolérances pour chaque époque…Selon les cultures, les changements, les évolutions, les normes sociales ont reculé, les individus sont libres de choisir leurs préférences sexuelles. Il est de nos jours courant de faire appel aux conseils de professionnels en sexothérapie, sexologie. La pharmacie prend le relais des pannes érectiles, les jouets sexuels viennent à bout des froideurs orgasmiques.
Les codes ont eux aussi changé. Le respect de la personne, son consentement et son désir doivent être respectés afin de protéger son intégrité physique et morale. Les plus faibles (enfants, personnes sans défenses) sont plus facilement protégés des contraintes sexuelles de leurs aînés. Harcèlement sexuel, exhibition sexuelle, sont autant d’agressions punies de lourdes peines. Ce qui était considéré autrefois comme un devoir conjugal peut être aujourd’hui considéré comme un viol conjugal. La loi protège les femmes d’un mari reconnu violent et violeur.
Du plaisir, de la joie à vivre léger et bien dans vos pompes que vous aurez pris soin d’enlever pour laisser la pulsion chevaucher votre désir…Bon dimanche.
Dans une salle faite d’attentes où s’entassent des magasines people. Sur l’un d’entre eux, un Paris Match pour ne pas le nommer, s’allonge toute en jambes et en bustier ne cachant pas ses seins, la silhouette de Sharon Stone. Avec cette apostrophe « J’ai 50 ans et alors ! » Elle revendique. Et alors quoi ? L’œil d’Alix Malka n’est pas le seul à la voir magnifique, qui, on le comprend, a pris plaisir à la mitrailler de son objectif, à la réinventer comme dit Sharon. Il l’a (très peu) vêtue de noir, chaussée d’aiguilles, bustier et cuissardes non pour marquer un deuil mais pour souligner les courbes de cette femme splendide qu’Alix Malka, artiste photographe, transforme en oeuvre d’art. Il montre l’architecture parfaite d’un corps aimé par sa propriétaire. En fait ce n’est pas tant une anatomie qui se donne à voir mais la joie, l’énergie d’un corps sculpté qui exulte. Non pas un corps de gamine, ni un corps rabiboché, siliconé, puisque dit-elle « Je ne comprends pas ces femmes qui veulent toutes se ressembler et se font tirer la peau en perdant toute expression ». « Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie de l’habiter »est ma devise mais certainement aussi la sienne.
Sharon Stone affiche son âge » La moitié de la vie, ça n’est pas la fin » dit-elle. Ce n’est pas moi qui vais la contredire. Je vais simplement la remercier de se faire porte parole des femmes et de les autoriser à s’accepter dans leur corps et âme, dans ce qu’elles sont. Dans leur intégrité. Illustration du rêve américain, Sharon Stone a connu bien des tempêtes mais malgré elles ou grâce à elles (ce qui ne tue pas renforce) elle se tient droite, fière à l’avant du bateau. Courage, énergie, travail qu’elle met au service de son talent, elle enfourche de vraies causes humanitaires, se bat pour aider les autres (sida, enfants, victimes de catastrophes…) Elle agit.
À la question de Marc Levy (oui, oui, c’est Marc Levy qui l’interviewe) qui aborde son âge et la perfection de son corps à 51 ans comme d’une provocation, elle répond » Y a t-il un âge auquel on devrait s’interdire de faire certaines choses, de montrer son corps ? De faire l’amour par exemple (ça c’est moi qui l’ajoute !) Ne pas se résigner. Personne n’a à décider de l’âge auquel on doit commencer ou arrêter sa vie ! Ne jamais renoncer. Sharon ne renonce pas en continuant le combat, en dénonçant l’indécence qui s’affiche dans la plupart des magasines qui exhibent de toutes jeunes filles encore pubères; là est le choquant, pas dans la pose d’une femme de son âge. L’âge ne fait pas basculer la vie, il ne change rien que l’idée qu’on s’en fait. Elle s’étonne que l’on ait plus peur d’un sexe de femme (évoquant Basic Instinct) que d’un pic à glace. « Ce qui dérange, c’est la personne qui a le contrôle sur son corps, le fait d’incarner la puissance sexuelle de la femme, c’est ça qui dérange ».
Elle qui vit le bouddhisme comme une philosophie en appliquant ses préceptes et mettant sa célébrité au service des autres. Elle qui s’est impliquée dans la réinsertion de jeunes filles prostituées à la frontière chinoise. « Nous en avons sorti six mille de l’esclavage sexuel et les avons ramenées sur le banc de l’école. »
Pour Sharon Stone, la beauté est une question d’âme, pas d’âge. Cela est passé par un nettoyage profond extérieur et intérieur. Le jour de ses 50 ans , elle s’est débarrassée de ses possessions, délestée du superflu, de l’inutile, en donnant vêtements, bijoux, œuvres d’art. En elle, elle s’est aussi débarrassée de ses idées reçues, de tout l’inutile et vain. Retourner aux origines, à ce que l’on est au plus profond; accepter qui l’on est vraiment; avancer avec sa personnalité et non avec celle que l’on voudrait vous voir porter.
Chapeau Madame !
Vous tous passez une belle journée.
Un être qui veut s’ouvrir à l’amour doit savoir que toute forme d’amour représente une menace pour son Ego. Ainsi écrit Gerd Ziegler, dans son Tarot : Miroir de tes relations. Aujourd’hui c’est Gerd qui va s’exprimer sous ma « plume ». Ce qu’il dit m’a encore une fois interpellée, et peut certainement aider chacun d’entre nous à avancer sur la route difficile de la vie.

S’ouvrir à l’amour est donc une menace pour l’Ego parce que l’Ego est la partie de notre conscience qui s’appréhende comme étant séparée de l’univers. L’Ego ne peut exister que dans la dualité, dans la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, entre le Moi et le Toi.
Le chemin de l’amour nous fera souvent rencontrer la peur. Inexorablement, il nous montre que rien de ce que nous cherchons ne se trouve à l‘extérieur, mais uniquement en notre propre être intérieur. Et pourtant, c’est le miroir d’un pôle contraire situé à l’extérieur qui nous renvoie cette vérité et nous la rend perceptible.
Dans la plupart de nos relations amoureuses nous rencontrons les côtés les plus sombres de nous-mêmes. Ceux-ci nous renvoient souvent à des situations qui ont marqué notre passé et que nous n’avons pas assimilées…
Quelle que soit la forme sous laquelle se présentent les difficultés que nous rencontrons dans nos relations, elles indiquent chaque fois d’anciennes blessures qui ne sont pas guéries. Afin qu’elles puissent guérir il faut qu’elles soient rouvertes et nettoyées…
Notre capacité à aimer et à être aimés dépend de notre disposition à regarder en face les côtés les moins agréables de nous-même que nous cherchons le plus à cacher pour les clarifier…
Nous créons toujours pour nous-même les situations qui nous permettent d’apprendre ce qui est important pour nous à un moment donné. Chacune des différentes formes de relations, y compris la solitude et la séparation sont là pour nous guérir et nous transformer…
Si l’on s’accroche aux situations de proximité ou de distance de façon rigide on interrompt le flux naturel de l’amour. Tout comme l’inspiration et l’expiration maintiennent tout organisme en vie, l’alternance d’intimité et de distance est nécessaire à toute relation humaine. Une relation ne s’éteint pas s’il n’y a pas, au même moment quelque chose d’autre, quelque chose de plus important qui nous attende. Bien entendu, il ne nous est pas toujours possible, de notre perspective réduite, de comprendre cela tout de suite. De telles situations nous sont toujours offertes afin que nous puissions vivre l’expérience d’un plus grand amour dont chaque expression entre êtres humains, n’est qu’une allégorie…
Réjouissant, non? Je pense à Alexia, à Patrice, à Aline et à tant d’autres qui pensent que l’histoire d’amour, celle qui s’achève en ce moment en les faisant tant souffrir est la dernière… Ces bribes de texte réconfortant, recopiées il y a belle lurette, au moment où j’étais persuadée que l’amour était ce qui nous construisait. Entre temps, j’ai oublié cette dimension qui nous propulse, j’ai perdu la foi en l’amour…Un séisme puissant, ébranlant mon organisme m’a remis sur le chemin du carnet oublié… Un cadeau sous forme de coupe d’amour …
La vieillesse c’est parcourir le temps qu’il reste à vivre à la manière d’une couturière qui pose des fils et les relie entre eux pour fixer sa vie dans un canevas à la trame solide, aux points de croix serrés où repose son utilité; c’est tirer ici et là les nœuds jusqu’à les défaire pour les inclure dans l’ouvrage, une fois dénoués.
La vieillesse c’est regarder la taille parfaite – ou qui se voulait parfaite au moment de la coupe – et juger après coup de sa qualité ou de son imperfection. Peut-on à ce moment là en rectifier l’ouvrage? Non pas mais certainement peut-on y attribuer l’indulgence – l’erreur justifiant notre humanité – comme on le faisait si volontiers pour la jeunesse – qui oeuvre, légère et spontanée à un devenir. Jeunesse, sais-tu que ton devenir est vieillesse?
La vieillesse c’est mesurer la valeur de l’automne aux feuilles mortes et aux nombreux couchers de soleil qui tout délicatement s’engagent dans l’hiver, bien au chaud dans la fourrure des ans – et attendre.
Attendre sereins, le squelette et la faux. Attentifs à ce que la Mort ne nous surprenne pas au détour d’une absence, au détour d’une inconscience qui nous laisserait inertes et froids comme le marbre sous lequel nous reposerons tous un jour, ou légers comme cendres répandues sur l’eau bleue de la mer à donner à grappiller ce qu’il reste de nous aux oiseaux.
La vieillesse c’est avancer à petit pas sans précipitation, sûr que la fin est au bout.
C’est un dernier adieu aux nuages qui s’effilochent dans un ciel d’une nuit étoilée.
C’est la rivière à suivre jusqu’à la mer pour s’y jeter enveloppée d’écume. N’en jamais revenir.
Du vin d’ici à l’eau de là je vous souhaite un beau dimanche, quel que soit votre âge et l’état de vos artères.

Hé ! toi l’Amour-adolescent où es-tu ? Comment vas-tu ? Peut-être un jour me diras-tu de tes nouvelles ? Dans quel coin sombre te caches-tu ? Es-tu resté accroché à un rocher dans un quelconque détroit ? As-tu eu peur des monstres de Charybde pour préférer t’écraser contre Scylla et te laisser engloutir avec tes espérances ?
À l’engagement dans l’Amour aurais-tu préféré la Mort cette grande voyageuse? Et si oui, t’aurait-elle amené ailleurs dans un autre pays pour te réchauffer sous les soleils de l’utopie ? Et t’empêcher de croire, en partant, que l’amour est une triste et belle invention des hommes et non un roi- enfant-de-bohème-qui-n’a-jamais-connu-de-loi ?
Hey! Amour, quand tu voudras, tu diras lors de ta prochaine et brève apparition, la nature du voyage dont on ne revient pas, voyage qui pour toi s’est confondu avec le bout de ma nuit. À persister dans le mutisme le silence emplit ce qu’il reste d’espoir à enterrer avec les illusions, celles d’avoir cru encore et encore à la bonté des hommes.
De toi, Amour-à-cheval-sur-la-Lune qui demain sera pleine, qu’ai-je gardé sinon nos nuits qui rejoignaient nos jours dans la pâleur du petit matin ? Et au creux du cœur, un son distinct venant d’une île des Caraïbes qui encore aujourd’hui rub-a-dube en sourdine à mes oreilles.
Et toi, Amour-œil-aux-aguets, tu as immortalisé sur les murs de ma chambre les êtres chers, où es-tu à cette heure ? Guitare et œil de lynx à fixer l’horizon d’une dernière échappée en fond d’écran?
Et toi dans Sarajevo mon Amour, quand me tenant par la main nous déambulions dans les ruelles étroites, rendues glissantes par la neige fondue, tes pas nous conduisaient près de la tour du minaret qui côtoyait la synagogue et le clocher de l’église sans autre revendication qu’un partage des cultes. T’en souviens-tu ?
Ô, Monsieur Pao ! Que sont devenues tes cendres répandues dans les oliviers ? Envolées ? Mais il reste de toi, un cahier d’inventaires où sont consignées les lettres qui racontaient tes îles. Ta passion pour les îles, toutes les îles. Des lointaines Kho Samui, Kho Tao, Kho Phi Phi à l‘île de Beauté toute proche. Toutes visitées ensemble ou séparément, mais chacune relatée en mots l’amour pour elles comme unique mesure sacralisé par ta mort. Tu es partout chez moi ! Les herbes corses ne suffisent plus pour te cacher ni les rochers pour te servir de sofa, mon poète pour toujours disparu.
Ferré chantait : L’Amour et la Mort miracle des voyelles/ Il semble que la Mort soit la sœur de l’Amour/ La Mort que l’on attend et l’Amour qu’on appelle / S’il ne vient pas elle viendra un jour/La Mort, la mort, la Mort…
Certaines personnes se sont construites sur leur seule volonté (je veux y arriver), cimentées par le seul désir de parvenir à leurs objectifs (j’y arriverai), bétonnées par leur réussite (je me suis faite toute seule). Alors, pourquoi parvenues à un tournant de leur vie, tout l’édifice se fissure, se délabre, finit par s’effondrer? Parce qu’un corps ligoté, sous tension d’une pensée exigeante, tyrannique, s’enferme dans un carcan, une cuirasse qui semblait, pour ces personnes, indestructible. Parce qu’un corps muselé comme la presse iranienne ne distribue plus l‘énergie du centre vers les organes périphériques – visage, mains, pieds et organes génitaux – organes des sens, extrémités qui établissent le contact avec le monde extérieur. L’excitation – pulsion de vie – prend sa source dans le ventre, dans les viscères, celle-ci ne se déplace plus à la périphérie. Cette excitation est bloquée par des tensions musculaires chroniques à la base de la tête – cervicales -, aux épaules, au pelvis, aux hanches et au coccyx. Le fonctionnement énergétique des organes est faible, le contact avec le corps et les sensations fortement réduit. Les émotions se dissocient du cœur qui malgré une charge pulsionnelle faible peut paradoxalement devenir explosive. Effet de compression. Tension/ extension. La personnalité se scinde dès lors que les tensions musculaires qui maintenaient la cohérence de la personnalité s’effondrent; la périphérie est coupée de son centre énergétique et de ses émotions.
Tous les signes de robustesse dont la personne tirait fierté, effondrent son dos, créant un vide d’énergie qui ne soutient plus la charpente. La sève ne monte plus dans le tronc vertébral. Pareille à la kundalini, la sève stagne dans le réservoir sacré, au sacrum, bouillonne à cet endroit, sans pouvoir monter le long du canal énergétique. Les zones de tension se situent à la base du crâne, aux articulations omoplates-épaules, à l’articulation coxo- fémorale, entravant les jambes qui se déplacent avec difficulté, voire se paralysent.
Ce sont les genoux (je-nous) qui restent raides comme la justice en refusant de plier à une demande émotionnelle : ces personnes sont coupées de leurs émotions, des relations aux autres.
Si elles s’y attardent, elles en sont fortement perturbées. La pensée est bien trop rigide, bien trop disciplinée et ne peut agir selon un ressenti inexistant.
Ce sont les hanches, le bassin, inflexibles d’immobilité. Ne jamais pivoter, encore moins se retourner sur de possibles erreurs, leur rectitude, leurs certitudes tiennent lieu de tuteur. Socle du bas du dos, la ceinture pelvienne sous-tendue par la volonté d’avancer droit devant, aveugle à l’éventualité d’un obstacle, finit par se plier en deux en penchant inexorablement vers la terre. La cause serait-elle le trop de terre à terre sans s’y être jamais connecté?
De telles personnes ne se plaignent jamais (elles n’ont pas le temps pour ça; elles ont d’autres pragmatismes autrement plus importants qui ne concernent pas leur joie de vivre). Elles n’ont pas accès à leurs rêves nocturnes « Je ne rêve pas » disent-elles. Pas plus qu’elles n’ont de rêves diurnes. Comment pourraient-elles rêver quand leurs émotions sont bâillonnées par la pharmacopée en vigueur qui les soulage de leur souffrance intense? Cortisone, morphine gonflent leur chair, contrôlent leurs muscles bloqués depuis longtemps tendus. Souffrance physique prise en charge par un arsenal chimique qui fait barrage aux intempestives ondes émotionnelles, endort le corps et l’esprit. Elles sont devenues toxicomanes et dépendantes de la prescription pharmaceutique.
Oui, et alors? Que faut-il faire demandent-elles, suppliant presque pour qu’on leur délivre l’ordonnance miracle qui les remettra droit dans leurs bottes qu’elles ne peuvent plus chausser?
Peut-on vivre sans corps? Sans tête? Le corps parle de Je en tant que sujet. Il raconte l’histoire de nos émotions ignorées. Il somatise (conversion des troubles psychiques en symptômes corporels). Je, sujet somatise l’incorrigible façon de le maltraiter. Je révèle nos failles, notre opiniâtreté, nos doutes, nos certitudes, nos croyances erronées… Il raconte tout ce qui a été refoulé, remisé aux oubliettes, sacrifié au plaisir de vivre, à la joie, au plaisir d’aimer. La tête séparée émotionnellement du corps a érigé en devoir sa façon de vivre oubliant le droit que tout être respectueux de lui-même se doit.
Notre corps est notre maison, prenons-en soin.
Comme précédemment c’est avec l’aide du livre « Eloge de la masturbation » de Ph.Brenot que nous allons continuer le pèlerinage vers notre centre intime. Avant S.A.Tissot (1728) maître après Dieu et créateur du mythe du fléau masturbatoire, on se masturbait allègrement dans les chaumières, sans y trouver à redire, sans que cet acte soit répréhensible ni comme pouvant mettre un terme à l’espèce humaine. Un siècle plus tôt avant ce médecin, la masturbation n’était condamnée ni par l’Eglise ni par la médecine ni par la société qui mettait seulement en garde contre ses excès. Il a suffi de la publication d’un ouvrage de Samuel Tissot en 1758 « Essai sur les maladies produites par la masturbation« pour mettre le feu aux poudres et réveiller la chasse aux sorcières en transformant durablement les habitudes et la morale jusqu’au début du XX° siècle… Mais avant cela, la découverte du spermatozoïde par Leeuwenhoek et de son contenu vivant changea la donne des savants et des philosophes de l’époque qui durent repenser la morale sexuelle à la lumière de cette nouvelle et étonnante perspective.(Ph. Brenot) La publication d’un ouvrage anonyme attribué par Tissot à un certain Dr Bekkers : Onania ou le Péché infâme de la souillure de soi et toutes ses conséquences affreuses chez les deux sexes, avec des conseils moraux et physiques à l’adresse de ceux qui ont déjà eu préjudice de cette abominable habitude dont Voltaire en recense vingt quatre édition – rien que ça!-, met en marche le complot médico-religieux en condamnant la masturbation.
Au cours des XII et XIII ème siécle, l’acte solitaire se vivait librement dans le plaisir, aucune condamnation n’y portait atteinte en ne laissant que peu de traces dans la littérature, si ce n’est quelque satire burlesque qui fait toujours de l’acte solitaire une alternative plaisante, mais stérile, au plaisir fécondant. Elle (la littérature) nous informe sur l’acte solitaire comme étant un substitut quand il ne peut se réaliser à deux, un jeu de l’amour dans les préliminaires recommandé par Ambroise Paré; elle a toujours chanté la légitimité et …l’honnêteté de l’acte le plus naturel et le plus nécessaire à la nature humaine. Cette ambiance libre, érotique relativement libertine, est à mille lieux de penser à la tourmente qui va s’abattre au XVIIème causée par Tissot et ses préceptes liberticides auprès duquel se confesseront Rousseau et Diderot qui tout deux se compromettent dans cette morale assassine. Ces deux là avaient le sexe solitaire, coupable, d’autres tourmentés par lui comme le fut Julien Green; certains refoulèrent les « mauvaises habitudes » ainsi firent Proust et Gide, et d’autres encore comme Sachs et Emmanuelle y trouvèrent une immense joie…
Il semblerait que le terme masturbation soit apparu sous la plume de Montaigne, écrivain lucide empreint de sagesse. Libre penseur et penseur libre de tout dogmatisme, Montaigne s’appuyant sur la Raison et la Nature était défenseur du loisir, du bonheur et de la Liberté de l’homme. Pendant plus d’un siècle coexistent deux mots manustupration (de manus, main et stupratio, action de souiller) et masturbation (du latin masturbatio, ou du grec mastropeuein, prostituer). L’usage de ces mots était rare puisqu’en ce temps de Montaigne la masturbation n’est pas frappée d’interdit mais a plutôt sa place naturelle dans la maturation et dans l’épanouissement sexuel (Ph.Brenot) Il fallut attendre 1835 pour que ce mot fasse son apparition dans la sixième édition le Dictionnaire de l’Académie ! Avant la naissance du mot masturbation, on se manuélisait, on se clitorisait. Se manuéliser ou se clitoriser était le seul moyen d’être sage au couvent, en prison, avant le mariage et en toutes circonstances où il ne fallait user des organes de la génération qu’à des fins de procréation.
À la fin du XIX on doit à un médecin anglais l’invention du terme autoérotisme qui définit la masturbation comme un fait naturel sans conséquence pathologique. Mais avant d’en arriver là, il faudra encore faire la différence entre celle-ci et l’onanisme. A bientôt pour la suite, en attendant soyez sage!
Cet article a déjà été publié en mai. Vu la demande concernant la masturbation tous les articles la concernant déjà édités le seront de nouveau.
Manuèlisation pour désigner l’occupation de ses mains sur son sexe afin de se donner du plaisir. Quand le mot n’était pas encore inventé on se manuèlisait, maintenant on se masturbe… Est-ce que se prendre la tête entre les mains est se masturber? Oui, si on considère la masturbation intellectuelle, mentale ! « Arrête de te prendre la tête ! Ou encore » Arrête de te masturber
les méninges ? Masturbation des méninges jamais jouissive, toujours obsessionnelle virant à la pathologie. Un serpent se mort la queue. Transgression – Préoccupation – Obsession – Promotion (sur canapé ?) Réalisation – Idéation – Radicalisation – Fermeture – Ouverture légale -
Non, non, illégale dans ce cas présent. Transgression par la loi des hommes qui font violemment la loi en la transgressant. Les violeurs de loi. « Ils sont rentrés chez moi comme des cambrioleurs, par la fenêtre entre-ouverte! » Alexia, revenait pour sa consultation d’hiver. Toujours poussée par l’urgence elle déversait à son habitude et en vrac ses tourments; elle en avait gros sur la patate. Mais de quoi parlait-elle, me demandais-je en lui laissant le temps de reprendre ses marques et ses esprits ? Alexia finit par remettre de l’ordre dans ses précipitations, réajuster son zoom arrière et visionner en flash-back l‘intrusion, la violation de son territoire par des huissiers. Tout dans son énumération laissait penser que la rumination désordonnée, obsessionnelle agaçait son estomac jusqu’à le trouer; tous ses événements se bousculaient sans avoir pu prendre une place définie et constitutive de sens.
« Mon côlon est squatté par un bouchon de merde que je n’arrive pas à expulser » fut sa deuxième tirade qui laissait entrevoir dans son corps un plein de vide occupé par l’absence totale de repères. La dimension symbolique volait en éclat, l’éthique était piétinée. Depuis l’intrusion de son domicile par la fenêtre et non comme il se doit par la porte une dictature merdique omniprésente impossible à évacuer bloquait ses viscères; sa pensée confinée dans un périmètre abdominal au péristaltisme absent quoique douloureusement présent, Alexia se concentrait sur son ventre pour acheminer les matières vers la sortie dans des douleurs qui ressemblaient plus à un interminable travail d’accouchement, terme d’une grossesse non désirée.
Alexia faisant référence à la réplétion de ses organes se disait colonisée sans pouvoir désobéir aux ordres de ce côlon avec chapeau qui se retrouvait coincé dès l’instant où elle apprit la violation de son domicile… « N’y a t-il pas un moyen de …? » sans me laisser terminer ma phrase elle m’assura qu’elle allait porter plainte compte tenue de la réponse qu’elle reçut et déplia devant mes yeux la page qui stipulait ceci :
Question:
Un huissier, accompagné de toutes les personnes dûment requises A T-IL LE DROIT DE RENTRER PAR LA FENÊTRE comme UN CAMBRIOLEUR, d’autant plus que le serrurier et un commissaire de police étaient présents; ils auraient dû rentrer par la porte et non par la FENÊTRE comme le stipule la loi. N’est-ce donc pas une infraction à la loi que de RENTRER PAR LA FENÊTRE ? Merci de me répondre à cette QUESTION … (Question posée le 01-12-2009 / )
Pour tout savoir en se divertissant sur l’histoire et l’origine du sex toy.
Parler de sexualité défaillante n’est jamais facile. Parler de son désir ou de son absence est toujours délicat dans la manière de l’aborder. Dire avec subtilité ce qui vous plaît ou vous déplaît s’apprend…

Savez-vous pourquoi Jules tous les matins armé de son braquemart saute sur sa Julie ? Et pourquoi la Julie se défile « Pas le temps; les enfants vont se réveiller; tu vas être en retard au boulot » Ne pas croire en son amour fou comme au premier jour des fiançailles ! Non, le désir de Jules est simplement agit par ses hormones. Testostérone et cortisol sont au top niveau après une nuit de sommeil, les batteries rechargées sont pleines à décharger sur Julie qui n’en veut pas. Pour elle, ça ne correspond ni à ses humeurs ni à son désir ni à ses hormones; c’est pourquoi elle refuse de se faire chevaucher sauvagement par Jules comme au début. Au début de l’histoire, Jules et Julie se séduisaient réciproquement, jouaient, entretenaient le désir avec joie et batifolage…Mais ce temps là est révolu, la vie est sérieuse, elle n’a plus le temps de s’amuser… Très peu de femmes sont du matin; pourtant elles auraient tord de se priver si le temps le leur permet, si elles jouent la carte du dimanche avec gras’mat’ sans enfants, en retournant sous la couette pour y saisir la barre en mettant cap sur le plaisir d’une journée qui commence bien.
Et puis c’est aussi une histoire de chrono-biologie. Les biorythmes des hommes sont différents de ceux des femmes. Tandis que Jules est plein d’une pulsion matinale à secouer sous la douche à défaut de sa Julie, elle, elle aura plutôt tendance à préférer le 5 à 7 des amants. Cette heure là est l’heure énergétique des reins, et les reins conditionnent, contrôlent la sexualité. D’ailleurs, pour la thérapeute bioénergéticienne que je suis, connaître l’état des érections matinales et des femmes les pulsions de fin d’après-midi, me renseigneront sur l’état des reins et de la forme vitale, elle aussi conditionnée par les reins. Le 5 à 7 la performance physique est au top, l’énergie à son maximum, le psychisme en éveil, c’est le seul moment où Chronos et la biologie sont au diapason pour les deux sexes.
Pour éviter de jouer au chat et à la souris du désir qui se barre quand le chat miaule, il est capital d’entretenir une bonne santé psychique et physique, santé indispensable à une bonne libido. Si le désir n’est plus aussi souvent au rendez-vous mais que la tendresse et le dialogue sont là, rien n’est perdu. La quantité n’est pas indispensable si la qualité est présente. Par contre si le désir s’est fait la malle il serait bon d’introspecter un peu plus loin et voir ce qui cloche dans le couple.
Attention de ne pas se servir d’un retrait de libido pour faire passer un message, pour mettre en évidence une problématique sans aborder le fond du problème. Vaut mieux en parler que sanctionner. Psifff…plus envie de bagatelle. Stress, problème financier, professionnel, tensions familiales, fatigue physique, lassitude mentale, la routine (rien que le mot est assassin) tout cela à de quoi mettre la libido en berne.
Après avoir vérifié les causes physiologiques comme les variations hormonales (peuvent induire une baisse de libido ou l’accentuer ), la prise de certains médicaments et si malgré cela les troubles persistent, il est important de consulter pour vérifier si des troubles plus anciens (traumatismes occultés, douleurs lors d’un précédent rapport, expérience mal vécue ) ne referaient pas surface. Consulter, seule ou à deux, est la solution efficace pour renouer le dialogue, d’abord avec soi-même ensuite au sein du couple. Ne jamais oublier qu’une relation se construit à deux.
Une sexualité ralentie jusqu’au point mort signale un malaise, met en danger la relation. Dédramatiser, dialoguer, rassurer car il y a toujours une explication au désir qui s’évapore. Mettre entre parenthèse la sexualité après avoir fait le point n’implique pas devoir arrêter la relation. Les hommes ne parlent pas beaucoup et encore moins quand il s’agit de sexualité, d’autant quand ils ont l’impression de perdre leur virilité. Les difficultés sexuelles, les baisses de désir, ont un impact dévastateur plus important chez les hommes que chez les femmes; ils sont touchés dans leur virilité, dans la confiance en soi, dans l’estime de soi.
La sexualité est complexe, la dimension psychique ne doit pas être négligée. Si la tête n’est pas au rendez-vous la corps sera absent…
C’est encore l’automne, profites-en pour aller aux champignons …
Il s’agit d’un soutien-gorge tout en douceur, tout en candide-candeur-candy, tout en sucre que vous pourrez laisser fondre sous la langue lors de câlins tendresse ou encore dévorer à la manière d’un cannibale affamé … Céder à tous les fantasmes avec des dessous sucrés, c’est aujourd’hui possible pour faire de vos ébats un dessert amoureux.
Coup de foudre
La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…
Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?
Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.
Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie,(1) cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps. Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, de la confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…
Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence : « Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines » … De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?
Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous ? Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.
L’amour c’est de rendre l’autre libre.
(1)Thérapie : un site pour vous aider efficacement en toute discrétion : <http://www.therapeute-en-ligne.com>
Père Noël : la commande
Princesse de la Molle Illustration de Rebecca pour l’album « Princesses oubliées et inconnues » écrit par PH.Lechermeier
Père Noël,
Quelques petites questions à te poser : éloigne un peu de tes oreilles ta capuche rouge bordée de blanche fourrure et écoute :
Faut-il croire en toi pour que les vœux, les souhaits, les demandes se réalisent ? Faut-il fermer les yeux et dormir pour ne plus croire aux discours mensongers ? Philippe Lechermeier fait dire à la Princesse de la Molle (celle qui pionce tranquillou, abandonnée à ses rêves ) que dormir « c’est se raconter des histoires qu’on ne connaît pas encore. » Et moi je suis forte pour me raconter des histoires. Enfant j’ai longtemps cru au Père Noël, j’en suis restée naïve et trop souvent j’y crois encore au père Noël. Le problème c’est que j’y crois toute l’année. Alors on va récapituler les raisons qui me feront croire qu’il vaut mieux ne plus croire au Père Noël et ne compter que sur soi-même pour continuer à avancer.
Tout d’abord, Père Noël, peux-tu glisser dans les santiags ou les baskets de mes compatriotes que les mots doivent s’inscrire au travers de paroles authentiques, de paroles vraies, pleines de vérité, sinon autant qu’ils la ferment. Peux-tu suggérer aux politiques d’arrêter les bla-bla qui usent de termes qui ne veulent rien dire ? De parler simple et vrai. Père Noël, peux-tu dire aux enfants, mais surtout aux grands enfants aujourd’hui adultes qu’ils doivent penser ce qu’ils disent et dire ce qu’ils pensent ? Peux-tu les inciter à cesser de dire le contraire de ce qu’ils vivent ? Peux-tu leur rappeler qu’en chacun d’entre nous il existe un chemin qui nous est propre qui a pour sens le langage; priver les individus de s’exprimer au travers des mots qui leur sont propres, qui font sens pour eux, c’est prendre le risque de les enfermer dans une prison où ils vont périr.
Père Noël aurais-tu oublié que nous avons besoin de temps pour aller bien. Nous avons besoin de temps pour apprendre; nous avons besoin du temps pour nous parler et travailler ensemble; il faut du temps pour être solidaire et jouer collectif; il faut du temps pour faire le point et avancer intelligemment.
Peux-tu faire quelque chose contre le temps qui passe et enlever des années au temps passé pour retrouver l’insouciance de la jeunesse ? Non ? Mais à quoi sers-tu ? J’ai comme l’impression que tu es bien impuissant sur ton traîneau. Tu te traînes parce que tu ne crois plus en ton pouvoir de rassembler les humains en une ronde joyeuse? Tiens donc ! Toi aussi t’es obligé de faire du rendement, de produire plus pour survivre ? Ah ! T’es obligé de te poster devant les grands magasins, d’installer des enfants sur tes genoux, leur raconter des fadaises pour faire dépenser des thunes aux parents ? Les photos ! Ah ! T’en as marre des photos ! Bon sang comme je te comprends ! C’est sûr que t’as l’air con avec ton sourire niais autant qu’hyprocrite …Eh, oui, t’en peux plus de te taper Tino Rossi et son Petit Papa Noël … Tu te jures de ne pas recommencer l’année prochaine, c’est trop humiliant ?
Bon, Papa Noël, tu m’as filé le bourdon je vais faire comme la Princesse de la Molle et me ramollir devant un film. Au hasard « Le Père Noël est une ordure ». Tu l’aimes pas ce film ? Et pourtant, ses répliques cultes…C’est c’la, oui ! C’est c’la !
SEX-O-CAFÉ
Lyliane Engelmajer-Rivera Psycho-Sexo-Thérapeute, Energéticienne (my self) et Christophe Ghibaudo, Chirurgien Urologue ont le plaisir de vous convier à un rendez-vous mensuel traitant de la sexualité.
* Il vous sera proposé
* de discuter ouvertement sur un thème défini à l’avance,
* de débattre de sujets qui touchent à notre sexualité et notre intimité, ceci afin d’apprendre à mieux nous connaître,
* à comprendre et connaître les différences physiques, psychiques, émotionnelles qui agissent, entravent et motivent les femmes et les hommes.
Durant ces 2 heures nous évoquerons :
* les troubles liés à la sexualité (ils concernent toujours les deux partenaires),
* les pratiques possibles pour pallier les défaillances, les améliorations envisageables,
* les réponses aux questions souvent posées,
* le moyen de trouver le meilleur chemin thérapeutique (soit avec le Docteur Christophe Ghibaudo, soit avec la Psy Lyliane Engelmajer- Rivera, soit les deux.) Il est bien évident qu’il s’agira d’un débat concernant l’ensemble des personnes présentes et non de traiter de cas particuliers.
SEX-O-CAFÉ se déroulera à Cannes le premier jeudi de chaque mois. Le lieu, la date ainsi que le sujet abordé vous seront communiqués ultérieurement.
En attendant le Père Noël je vous souhaite des préparatifs tout en scintillements, une dinde bien farcie, des marrons qui crépitent dans la cheminée et des paquets de joie accrochés au sapin.
Vacance de Noël

A mes lectrices et lecteurs du monde entier (oui, oui, je peux le vérifier tous les jours sur la carte du monde : libidosexualite.com est visité dans le monde entier) : Une semaine d’absence d’article sur le blog mais près de vous par la pensée, le temps de me faire plaisir à me transformer en Mère Noël et souffrir du manque d’écrire qui créera le désir de vous retrouver avant la fin de l’année.
Joyeux Noël !
Souhaits, voeux 2010
Jour après jour une année a fait le tour du cadran solaire. De nouveau nous voilà repartis à égrener le chapelet du temps aussi je nous souhaite du soleil pour chaque jours de l’année avec quelques fois une douce pluie pour le plaisir de la terre et la beauté des fleurs; je nous souhaite d’avoir des étoiles plein les mirettes pour illuminer notre regard et adoucir, s’il y en, les durs instants.
A Patricia, Stéphanie, Leili, Anna, Olivia, Nathalie, Pascale, Arielle, Liliane -avec un i- Marie, Anne, Alexia, Magaly, Michelle, Julie (et ne pouvant tous les nommer j’ajoute tous les prénoms féminins du calendrier) et leur souhaite un Roméo attentionné, joyeux, complice, élégant du cœur autant que de l’habit, aussi bien dans sa tête que dans ses baskets, sachant mettre le couvert sans rechigner à le débarrasser, ne connaissant pas la soupe à la grimace; un Roméo idéal, celui dont nous rêvons toutes… En quelques mots, je vous souhaite un rêve parce que je sais qu’il existe !
Je vous souhaite des (ré)jouissances sans tyrannie, des ivresses sans alcool fort ni dépendance.
Je nous souhaite de doux paysages intérieurs dont le regard, miroir de l’âme, les reflètent; de la joie débordante, avec des moments d’accalmie pour pouvoir l’apprécier; des encens parfumés de vigilance et de gratitude s’élevant comme prière vers notre propre maître et guide intérieur.
Je nous souhaite un présent riche de beaux projets à réaliser dans le proche printemps; de vibrer d’énergie pour exercer nos talents; de libérer nos émotions pour en faire la mesure vivifiante à satisfaire nos désirs.
Je nous souhaite des voyages lointains avec l’amour pour bagage; des îles désertes repeuplées de réussites et de rêves réalisés; des retrouvailles renouvelées à chaque instant; des musiques pour transporter nos sentiments dont le corps se fera l’écho avec douceur ou avec rage selon l’état du moment; de petits bonheurs qui vont et viennent comme les vagues d’une mer calme…
Je vous souhaite plus prosaïquement : de la santé à revendre, des comptes en banque créditeurs, des bas de laine sous le matelas, de l’amour sans MST, de la Sagesse pour apprécier la vie, de l’énergie pour vivre avec talent et déjouer les difficultés, des parents bienveillants et généreux, des enfants heureux de vivre; de réaliser vos rêves à la hauteur de vos espérances. Et…et…
Une Excellente Année 2010
Déjà le 7…
Déjà le sept janvier pendant que la vie frénétique a repris son cours qui nous ferait presque oublier les souhaits formulés sous le gui, les résolutions d’avancer avec le cœur plus léger, avec le cœur plus aimant, plus compassionnel. Certains diront que nous pourrions aller mieux si la vie était plus tendre, sans soucis, les contraintes absentes; s’il n’existait de part et d’autre aucune tourmente; si la vie de chacun des êtres qui nous entourent, que nous aimons et dont toi, et toi, et vous, faites partie intégrante, n’aviez pas, vous aussi, votre lot de souffrance, de difficultés à vivre, de joies cachées à ne pas oser faire remonter à la surface…
Alors oui, allons gaiement autant qu’il est possible, le cœur éclairé par le Soleil intérieur qui soulèvera l’optimisme; vivons à travers nos pensées et dans notre corps de manière la plus écologique possible… Émerveillons-nous de la simple « beauté des choses » et soyons heureux de petits riens qui accumulés finissent par faire une trame où s’incruste le bien-être satisfaisant.
Les bras de l’ami entourent et racontent la force du lien à serrer le bonheur pour qu’il ne s’échappe. Oui, oui, elle partageait cela dans un texte court et Ô combien révélateur de ces instants magiques qui l’habitaient et avec elle je me réjouissais à sentir que le possible est là, à portée de main. Aujourd’hui.
Les instants d’un plus tard apaisé se préparent maintenant et la tendance à l’oublier est grande. Chaque nouvelle année n’est que la répétition des jours avec, si l’on est vigilant, la leçon apprise qui évitera les sempiternelles erreurs. Les anniversaires sont là pour resserrer les liens. Profitons-en.
Allons chercher notre Soleil intérieur. Il est là qui attend, prêt à nous réchauffer.
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Anniversaire
Anniversaire
Fête au temps qui passe l’anniversaire se rit des rides, marque de sourires l’épreuve du temps… Au dernier en date ils étaient tous là et parmi eux il y avait même Richard Gere, Murray Head et Herbert Léonard… Ah, bon ? Oui, certains étaient venus d’ailleurs, bravant le froid, la route, les airs et le rail, les bras chargés de cadeaux. La fratrie, la précieuse descendance, l’amitié étaient réunies pour fêter qui la sœur, qui la mère, qui l’amie, qu’en d’autres lieux et en temps moins actuel on aurait pu appeler la «mama». C’est pour elle qu’ils étaient tous là. Leur vue lui chavirait le cœur, mettait de la transe dans ses vibrations, du rub-a-dub dans son corps, reconstituait cette part d’elle-même qui ces derniers temps avait été méchamment écorchée. L’ombre des nombreuses bougies vacillait sur les murs où les Bouddhas de pierre, de cire ou de bois figés dans leur sage sourire, faisait de l’atmosphère un bain de sérénité propice au partage, à la joie. Et la musique toujours présente. Aux sons des basses du Reggae ou lancinants d’une transe tribale les invités tanguaient le sous le pont du bateau jamais ivre.
Anniversaires au cœur de l’hiver sont pareils à deux mains jointes emmitouflées de mitaines réchauffant un cœur de neige jusqu’à ce qu’il fonde de bonheur…
Anniversaires de printemps c’est découvrir sous la rosée des perles précieuses du sentiment et les poser autour du cou en rivière d’amour…
Anniversaires d’été c’est offrir la chaleur d’un cœur de braise qui s’épanchera comme le sablier du temps.
Anniversaires d’automne c’est moissonner pour engranger le grain à moudre qui servira à chaque saison au pain en partage de la précieuse amitié.
L’anniversaire c’est se rappeler que le plaisir érotique fait son apparition à la naissance pour nous quitter qu’à notre mort.
Puisque la vie est faite d’anniversaires je vous souhaite d’en célébrer autant qui passent à fêter joyeusement la vie.
SEX-O-CAFE se prépare. Pour situer notre réflexion nous allons aborder le pourquoi du sujet sexuel. Pourquoi donc parler de sexualité dans un tel cadre? Répondre que la sexualité est l’origine du monde est-il suffisant ? Est-ce satisfaisant ? Dans le monde où nous vivons, si l’on considère l’intervention des moyens de contraception qui ont libéré les femmes, les couples et leur façon d’appréhender la sexualité, contraceptifs qui ont contribué à la libération sexuelle, faire l’amour est devenu, pour la plupart, un acte banal. Les médias – presse, cinéma, télévision, internet – nous saturent d’images où le sexe tient la première place, où la pornographie exploite les pulsions destructrices en exacerbant la violence. De ce fait la sexualité est dévalorisée, ravalée à un monde d’avidité où la fange côtoie les délires salaces.
Le pari de SEX-O-CAFE sera de réhabiliter la sexualité dans un contexte actuel qui nous démontre que la licence effrénée ne conduit pas davantage à l’épanouissement, à l’harmonie, au bonheur que la vertu coercitive. C’est dans un autre contexte que nous devons rechercher une source de joie, un équilibre. Nous les trouverons ailleurs que dans la complaisance ou dans la répression. C’est ce à quoi nous nous engageons dans nos rendez-vous mensuels de SEX-O-CAFE…
| l’Origine du monde |
| Gustave Courbet, 1866 |
| Huile sur toile |
| 46 × 55 cm |
| Musée d’Orsay, Paris |
Parler de sexualité défaillante n’est jamais facile. Parler de son désir ou de son absence est toujours délicat dans la manière de l’aborder. Dire avec subtilité ce qui vous plaît ou vous déplaît s’apprend…
Savez-vous pourquoi Jules tous les matins armé de son braquemart saute sur sa Julie ? Et pourquoi la Julie se défile « Pas le temps; les enfants vont se réveiller; tu vas être en retard au boulot » La raideur matinale de Jules est simplement agit par ses hormones. Testostérone et cortisol sont au top niveau après une nuit de sommeil, les batteries rechargées sont pleines à décharger sur Julie qui n’en veut pas. Pour elle, ça ne correspond ni à ses humeurs ni à son désir ni à ses hormones; c’est pourquoi elle refuse de se faire chevaucher sauvagement par Jules comme au début. Au début de l’histoire, Jules et Julie se séduisaient réciproquement, jouaient, entretenaient le désir avec joie et batifolage…Mais ce temps là est révolu, la vie est sérieuse, elle n’a plus le temps de s’amuser… Très peu de femmes sont du matin; pourtant elles auraient tord de se priver si le temps le leur permet, si elles jouent la carte du dimanche avec gras’mat’ sans enfants, en retournant sous la couette pour y saisir la barre en mettant cap sur le plaisir d’une journée qui commence bien.
Et puis c’est aussi une histoire de chrono-biologie. Les biorythmes des hommes sont différents de ceux des femmes. Tandis que Jules est plein d’une pulsion matinale à secouer sous la douche à défaut de sa Julie, elle, elle aura plutôt tendance à préférer le 5 à 7 des amants. Cette heure là est l’heure énergétique des reins, et les reins conditionnent, contrôlent la sexualité. D’ailleurs, pour la thérapeute bioénergéticienne que je suis, connaître l’état des érections matinales des hommes, et, des femmes les pulsions de fin d’après-midi, me renseignent sur l’état des reins, de la forme vitale, elle aussi conditionnée par les reins. La performance physique devrait être au top de 5à7, l’énergie à son maximum, le psychisme en éveil; c’est le seul moment où Chronos et la biologie sont au diapason pour les deux sexes.
Pour éviter de jouer au chat et à la souris du désir qui se barre quand le chat miaule, il est capital d’entretenir une bonne santé psychique et physique, santé indispensable à une bonne libido. Si le désir n’est plus aussi souvent au rendez-vous mais que la tendresse et le dialogue sont là, rien n’est perdu. La quantité n’est pas indispensable si la qualité est présente. Par contre si le désir s’est fait la malle il est bon d’introspecter un peu plus loin pour voir ce qui cloche dans le couple.
Attention de ne pas se servir d’un retrait de libido pour faire passer un message, pour mettre en évidence une problématique sans aborder le fond du problème. Vaut mieux en parler que sanctionner. Psifff…plus envie de bagatelle. Stress, problème financier, professionnel, tensions familiales, fatigue physique, lassitude mentale, la routine (rien que le mot est assassin) tout cela à de quoi mettre la libido en berne.
Si les troubles de la libido persistent après avoir écarté les causes physiologiques – comme les variations hormonales qui peuvent induire une baisse de libido ou l’accentuer -, ou la prise de certains médicaments, il est important de consulter afin de vérifier si des troubles plus anciens (traumatismes occultés, douleurs lors d’un précédent rapport, expérience mal vécue ) ne referaient pas surface. Consulter, seule ou à deux, est la solution efficace pour renouer le dialogue, d’abord avec soi-même ensuite au sein du couple. Ne jamais oublier qu’une relation se construit à deux.
Une sexualité ralentie jusqu’au point mort signale un malaise, met en danger la relation. Dédramatiser, dialoguer, rassurer car il y a toujours une explication au désir qui s’évapore. Mettre entre parenthèse la sexualité après avoir fait le point n’implique pas devoir arrêter la relation. Les hommes ne parlent pas beaucoup et encore moins quand il s’agit de sexualité, d’autant quand ils ont l’impression de perdre leur virilité. Les difficultés sexuelles, les baisses de désir, ont un impact dévastateur plus important chez les hommes que chez les femmes; ils sont touchés dans leur virilité, dans la confiance en soi, dans l’estime de soi.
La sexualité est complexe, aucune des dimensions physique, physiologique, psychique ne doit être négligée. Si la tête n’est pas au rendez-vous le corps sera absent…
SEX-O-CAFE pour le bien être sexuel féminin, masculin… Nous vous y attendons pour en parler.
Dans une récente interview donnée au Point Boris Cyrulnik déplorait que nous soyons passés d’une sexualité métaphysique, sacrée, dans le sens où elle donne la vie, à une sexualité physique, mécanique pourrait-on même dire, dans le sens où l’acte sexuel tend à devenir la performance physique. Bander, tiendrait plus de la qualité de la pilule avalée avant l’acte que de la personne avec laquelle se pratique l’acte. Femmes et hommes deviendraient-ils objets sexuels avant d’être d’amour?
La pilule contraceptive en libérant les femmes des grossesses non désirées, leur a donné le choix de leur désir d’enfant, de leur plaisir, la jouissance de leur corps. Depuis quelques dizaines d’années on a recourt à la procréation médicale assistée, puis au sexe chimiquement assisté par la fameuse pilule bleue. Il y a dissociation de l‘acte et du sentiment sexuel, « émotion provoquée par une représentation qui participe au plaisir, dit Boris Cyrulnik. Performances sexuelles sans sentiment. L’homme machine comme un marteau piqueur va s’enfoncer dans la femme en secousses de plus en plus frénétiques, durables, de moins en moins revalorisantes, encore moins satisfaisantes émotionnellement. Jouir, jouir à tout prix, de tout et en particulier de la sexualité. Plaisir inextinguible qui va forcément conduire à la souffrance. Une société qui ne s’organise qu’en fonction des plaisirs vivra à court terme le dégout, l’amertume d’être frustré des promesses non tenues …
Boris Cyrulnik dit encore « Le sexe est l’endroit le plus civilisé de notre corps. » Avec la sexualité la nourriture sont les interdits originels qui fondent toute société. En faisant sauter les interdits (inceste, le meurtre),les tabous sexuels on libère la violence. N’ayant plus de contenant que sont les interdits, l’homme est de nouveau soumis à ses pulsions. La pilule bleue (Viagra) n’entrave pas les pulsions mais au contraire les augmente. Elle permet de les mettre en action sans aucun état d’âme, sans aucun sentiment. On s’aperçoit de l’augmentation des agressions sexuelles, de viols, d’incestes. D’autre part et pour réagir un autre versant de la société va renforcer les interdits.
Où se situe la « normalité » et peut-on parler d’une norme dans le domaine sexuel? Est-il utile qu’un homme se transforme systématiquement en marteau piqueur sans états d’âme ? Où est l’intérêt d’avoir des performances qui ne seraient dues qu’à la chimie, annulant tout désir, qui ne serait que le résultat d’un mécanisme mis en marche chimiquement?
Voudrions-nous d’hommes qui ne seraient que godemichés, que sextoys? Pour éviter cela les femmes doivent admettre quelques défaillances de leur partenaire; elles doivent oser, si les défaillances se répètent, ouvrir le dialogue, être compréhensives…
<http://www.femmes-mariees-rencontres.com/amour/548-crise-d-adolescence.php>
Olivier, que je remercie ici, m’a expédié
d’un clic sur un blog de femmes mariées. Après avoir lu le descriptif – digne d’un site matrimonial – de chacune des treize femmes au superbe profil qui met l’eau à la bouche, je furète à gauche et tombe sur un titre qui retient mon attention. L’article concerne la Sharon Stone « normale » et la Sharon retouchée telle que je vous l’ai relatée, présentée par Paris Match (voir <http://www.libidosexualite.com/?p=953>
Á ce rythme là, à rajeunir coûte que coûte de retouche en retouche et mine de rien, en 2020 elle sera redevenue bébé. Dans l’article de Paris Match, il était raconté que Sharon avait eu un pet au casque, avec intervention chirurgicale, cerveau ouvert et tout le tintouin, ce qui a chamboulé sa vie. Je veux bien croire qu’après ça sa vie fut chamboulée, non pas la croire elle, quand elle dit assumer son âge, ses rides (gommées pour la circonstance), son ventre stérile plat d’adolescente pré nubile…
Mais de quoi Lyli parle-telle, direz-vous, quand on assiste impuissants à la terre qui s’ouvre, engloutissant des milliers de gens ? D’autres ajouteront : pourquoi tant d’agressivité ? Lyli ne nous a pas habitué à ce ton. Est-ce l’ouverture du MIDEM ce soir qui rend Lyli fébrile ? Non, pas vraiment ! Les Musics Awards ne l’intéressent pas. Est-ce ces chants de lutte, de combat pour une vie meilleure, plus équitable qui tournent dans sa tête comme un carrousel infatigable, qui affleurent sa sensibilité avec mise à fleur de peau la révolte des insoumis ? Oui, il y a de ça. De plus elle est tracassée par cet article qui depuis des jours lui taraude le cerveau mais qu’elle a du mal à pondre.
Elle veut parler de la confusion que peut engendrer le sexe dans la relation amoureuse. Confusion, con fusion : toutes ces questions qu’un jour ou l’autre les femmes se posent. Qu’est-ce-que j’aime chez lui? Lui ou le plaisir qu’il me procure ? Suis-je amoureuse de lui ou suis-je amoureuse du regard énamouré qu’il pose sur moi ? Aimer ses défauts n’est-ce-pas aimer, même si quelques fois il ne bande pas terrible ? Et celle qui me racontait qu’elle ne l’aimait que bandant, autrement elle pouvait s’en passer et se donner du plaisir toute seule…Voilà la matière qui sera traitée prochainement.
Certainement qu’un lancinant rub-a-dub va ouvrir les digues aux flots des mots qui feront la différence.
Personnalité hystérique ou histrionique quelles différences ?
Peu de différences à vrai dire si ce n’est que l’une s’applique plus spécifiquement à une femme (hystérie), alors que l’histrion se dira plus volontiers d’un homme au comportement cabotin, théâtral. Ainsi pourrait-on dire d’une personne qu’elle est hystérique puisque femme et en tant que telle caractérisée par un utérus. Non pas que ce dernier se déplaçait dans le corps, créant les symptômes comme le croyaient Charcot et ses acolytes, mais plus particulièrement parce que dans l’hystérie l’histoire de la psyché d’une personne est impliquée, exprimée symboliquement par des phénomènes, des troubles corporels. Le symptôme corporel est observable et cède à l’analyse en révélant le passé psychique d’une personne. Le terme d’hystérie fut réservée à la femme puisqu’en grec il veut dire utérus.
Ce terme était associé à un trouble essentiellement féminin dans les sociétés où la femme était opprimée, leur féminité réprimée.
Histrionique du latin histrio, comédien, caractérise les hommes qui ont tendance à exagérer leurs émotions, à surjouer de manière explosive. La différence n’en est une que par la définition étymologique. Le comportement de l’hystérique ou de l’histrionique serait relié à un trouble psychique qui s’originerait dans l’histoire psychosexuelle du sujet. Autrement dit l’hystérie serait une réponse corporelle à un traumatisme sexuel subi dans l’enfance.
Tiens donc, Baudelaire s’était en son temps intéressé à l’hystérie en écrivant ceci « … s’exprimant dans les femmes par la sensation d’une boule ascendante et asphyxiante, se traduit chez les hommes nerveux par toutes les impuissances et aussi l’aptitude à tous les excès » En tant que poète hystérique lui-même (chez les hommes…l’aptitude à tous les excès) Baudelaire ouvre la voie des outrances en littérature. L’hystérie est une névrose, le résultat d’un conflit intérieur d’ordre psychologique, une réponse émotionnelle excessive en quête d’attention. On pourra noter :
- Un sujet mal à l’aise si n’est pas le centre d’intérêt; tente d’attirer l’attention par tous les moyens, en dramatisant sa situation, désirant attendrir
- Comportement de séduction inadaptée ou attitude provocante; tentatives de suicide ou de passage à l’acte toujours sous le regard de témoins
- Se sert de son physique pour attirer l’attention
- Parle de manière subjective avec un vocabulaire pauvre
- Forte dramatisation (théâtral, exagération du pathos) et exagération de l’expression émotionnelle
- Facilement influencé par autrui ou par les circonstances
- Persuadé qu’il vit des relations à haut niveau d’intimité alors qu’il n’en est rien.
- Changements d’humeur fréquents; affects et émotions intenses quoique superficiels. Les émotions changeantes provoquent de fortes crises de nerfs
- Un tel sujet sera angoissé si l’on ne porte pas sur lui l’intérêt qu’il veut susciter.
- Est dépendant des autres ; les relations avec le sexe opposé seront faites de séduction sans approfondir les relations affectives qui resteront superficielles.
- De tels sujets ne supportant pas les frustrations compensent par une hyperactivité émotionnelle source de souffrance provoquant des décompensations dépressives.
Ce sera tout pour ce soir ! Je vous souhaite une bonne nuit pendant que la pluie tombe doucettement sur Cannes et sur le MIDEM, moi je vais m’engouffrer sous ma couette et dormir sur mes deux oreilles.
Petit rappel pour informer les personnes intéressées afin qu’elles n’oublient pas de confirmer leur participation en retour de mail ou par un commentaire.
Lyliane Engelmajer-Rivera Psycho – Sexo -Thérapeute, Énergéticienne et
Christophe Ghibaudo, Chirurgien Urologue ont le plaisir de vous convier à un rendez-vous mensuel traitant de la sexualité.
Il vous sera proposé de discuter ouvertement sur un thème défini à l’avance, de débattre de sujets touchant à notre sexualité et notre intimité, ceci afin d’apprendre à mieux nous connaître, à comprendre et connaître les différences physiques, psychiques, émotionnelles qui agissent, entravent et motivent les femmes et les hommes.
Durant ces 2 heures nous évoquerons :
- les troubles liés à la sexualité (ils concernent toujours les deux partenaires)
- les pratiques possibles pour pallier les défaillances
- les améliorations envisageables
- nous répondrons aux questions le plus souvent posées…
Il est bien évident qu’il s’agira d’un débat concernant l’ensemble des personnes présentes et non de traiter de cas particuliers.
Á l’issue de cette rencontre il vous sera possible de convenir de rendez-vous en entretien privé avec les intervenants.
Lyliane Engelmajer-Rivera, Psycho-Sexo-Thérapeute -Énergéticienne et le Docteur Christophe Ghibaudo se tiendront à votre entière disposition.
SEX-O-CAFE se déroulera à Cannes, le premier jeudi de chaque mois.
Ce premier rendez-vous est fixé au 4 Février 2010 de 20h à 22h.
Le sujet abordé jeudi 4 février ainsi que le lieu seront communiqués la veille du rendez-vous.
Votre bien dévouée
Lyli
Qu’est-ce qu’un anniversaire sinon ajouter quelques heures à la veille? Sinon égrener les minutes, en faire des chapelets d’heures et les regarder s’empiler en jours?
Un anniversaire c’est le souvenir d’une naissance pareille au métronome dont la mesure est calendaire. C’est vouloir grandir quand on est enfant. Grandir, sans vieillir, sans jamais se lasser du chemin qui reste à parcourir. L’adolescent tout en désir de pousser vite avancera dans l’âge jusqu’au jour où, ses tempes devenues grises tandis que sa tête, inexorablement sous le poids des ans penchera vers la Terre, soupirera « ah! si j’avais su que temps file si vite! ». Un anniversaire c’est marquer le passage du temps et apprécier les fleurs offertes, les respirer avant qu’elles ne se fanent et apprendre d’elles que la jeunesse n’est pas éternelle. C’est apprivoiser ses rides pour les poser tendrement en étoiles aux coins des yeux.
L’anniversaire c’est la joie de souffler les bougies sur le gâteau à partager avant qu’elles ne se répandent en cire et leur mèche en cendre. C’est faire le vœu que ce qui suit sera meilleur que ce qui fut. C’est la vie qui progresse et se décline en rejetons de l’arbre portant fruits. L’anniversaire c’est transformer la raison en rêves et les rêves en réalités. C’est s’évertuer à Vivre de nombreux anniversaires pour dépasser les peurs en avançant coûte que coûte, en continuant à tirer d’impossibles penaltys pour les transformer en autant de possibles réussites. Le possible étant aussi de ne jamais fêter d’anniversaire, pas d’arrêt sur image d’une histoire qui n’a jamais commencé.
Plus tard, bien plus tard, l’anniversaire, sera l’occasion inespérée d’effectuer un état des lieux, une invitation à fermer le livre sans oublier les erreurs consignées qui élèveront au rang de sagesse les expériences retenues. C’est apprendre à s’accommoder de la solitude et vivre au plus loin jusqu’à toucher sa mort, l’usure suprême du temps.
Longue vie à libidosexualite.com
“Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps”…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.
Qu’il est doux d’évoquer avec tendresse ses amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre ; vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer sur une mer étale aux eaux limpides… Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les rejaillissements ; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner ; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux pour ressusciter le fantôme nommé Désir ; et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le…Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on s’autorise !
Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à identifier un événement perturbateur en particulier puisque, les news débitées en un vrac pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d’oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF. Mais là un D se glisse entre les lettres S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas ! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse sur le devant de la scène. Elle a gagné le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite. “Est-ce ainsi que les hommes vivent ?” Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.
Si nous continuons la poursuite de la recherche de sens nous finirons bien par le trouver, non ? Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit… Comprenez-vous ce que je dis, là ? Oui, eh, bien tant mieux !
SEX-O-CAFE-LIEU et THEME
SEX-O-CAFE aura lieu à l’hôtel 3.14,
5, rue François Einesy à Cannes
LE THÈME
Évidemment le premier thème sera de définir ce qu’est le SEXE !
- Qu’est-ce-que le SEXE ?
- Pourquoi parler du sexe et de la sexualité ?
- Qu’elle importance le sexe a dans notre vie ?
- A quoi cela peut-il servir d’en parler ?
Si pendant des décennies le sexe n’était officiellement « pratiqué » que pour la reproduction – on l’appelait d’ailleurs « organe de la génération » – qu’en est-il à l’heure actuelle?
- Un moyen d’avoir accès au plaisir ?
- Mais aussi partager le plaisir ?
- Une preuve d’amour ?
- Un signe de désir ?
- Qu’en pensez-vous ?
Quelles images du sexe nous donnent :
- Les médias ?
- Les célébrités (people)
- Les institutions religieuses ?
Quels sont les tabous ?
- Existent-il encore des tabous dans nos sociétés hyper sexualisées ?
Comment aborder la sexualité ?
- Médicalement ?
- Psychologiquement ?
- Historiquement ?
- Spirituellement ?
Nous aurons à réfléchir ensemble à ces différentes questions (la liste n’est pas exhaustive) y répondre pendant le temps imparti, fait partie des challenges.
SEX-O-CAFE : compte rendu
SEX-O-CAFÉ – 4 février 2010 au 3.14 Hôtel
Intervenants : Liliane Cassar (modératrice) – Lyliane Engelmajer-Rivera (psycho-sexothérapeute) – Dr Christophe Ghibaudo
Ont participé 17 femmes – 9 hommes
Gilles se lance : il est venu pour comprendre pourquoi les hommes et les femmes se comprennent si mal. On lui reproche souvent d’être violent (timbre de voix ?). Il ne comprend pas toujours les messages que les femmes veulent lui communiquer; il trouve qu’on vit une époque où la femme prend de l’ascendance sur l’homme. Il évoque les femmes d’aujourd’hui et leur force.
Régis : l’homme propose, la femme dispose. Elle détient l’œuf (Régis fait référence à la procréation) ; les hommes sont comme les animaux.
Marie : les femmes sont actives donc deviennent plus indépendantes. Marie travaillait et vivait avec son mari; par lui elle n’a jamais connu le plaisir, l’orgasme.
Dr Ghibaudo intervient; il précise ce qui distingue l’homme de l’animal, le déterminisme de la sexualité ; explique : l’homme détient 2 cerveaux (Animal + couches superficielles qui amènent le plaisir). La plupart des troubles médicaux viennent de la difficulté à gérer les deux cerveaux. La sexualité dépend de l’environnement, de l’éthique et de la culture d’une société.
Anne : La femme se libère mais a perdu le côté « cœur ». Elle se demande si les femmes ne prennent pas de revanche sur les hommes. On doit prendre le temps de se connaître, de se découvrir.
Liliane : On vit dans le culte de la performance ; on est bombardé de messages, d’injonctions de perfection (Liliane fait référence aux images véhiculées par les médias – magazines, célébrités, télé –. On devient exigeant – où se situe l’exaltation ?
Régis :La force physique masculine des civilisations antérieures n’existe plus ! Régis évoque sa nostalgie d’un machisme perdu !!!
Question du Docteur : Peut-on parler librement de la sexualité ?
Christine, pleine d’humour; parle de l’homme à Femmes ; pense qu’un homme qui n’a pas envie d’une femme pourra parler de sexualité avec elle ; les hommes sont attirés par les garces ! Elle organise avec ses amies des rencontres du club de la « garcitude » – cherche une garce qui leur donnerait des cours ! Àla question qu’est ce qu’une garce ? Une garce allume, n’éteint pas et profite de toutes les situations, différemment de la salope qui elle va jusqu’au bout !
Nathalie (jeune-femme) dit que les jeunes parlent plus facilement de la sexualité.
Régis reprend la parole : La mère devrait apprendre à sa fille autant la cuisine que la procuration du plaisir à un homme !!! Ce à quoi Liliane réplique : d’après toi Régis, la mère devrait transmettre à sa fille aussi bien la recette du pot-au feu qu’une fellation ? Cette question fit rire l’assemblée.
Un autre homme : pourquoi le père n’apprendrait-il pas à son fils à donner du plaisir aux femmes ?
Alice : on naît avec une prédisposition à aimer le sexe ou pas. Elle précise que notre nature profonde refait surface malgré l’éducation stricte.
Régis a opté pour la provocation : on devrait faire participer les enfants aux clubs de « garcitude » !!! Les garçons sont des filles et changent de sexe à la puberté (initiation dans différentes cultures; il évoque notamment la Bar mistva qui fait rentrer le jeune garçon à 13 ans dans le monde des adultes )
Docteur : évoque le mythe de la Vierge et de la putain ; nous sommes tous déterminés pour le plaisir. Du temps des mérovingiens pendant 90% de son temps, l’homme était naturellement en érection. En réaction d’urgence, le corps secrète de l’adrénaline qui en cas de stress permet la fuite ou la pétrification. C’est un mécanisme de survie. Or, le poids de la vie quotidienne entraîne un stress qui créé une répétition d’une petite quantité de sécrétion d’adrénaline ; cette répétition trop souvent renouvelée transforme la fonction érectile en un contraire puissant qui devient anti-érectile. A la longue se crée l’impuissance masculine.
Une femme demande si c’est ce pareil pour les femmes ?
Docteur : pour les femmes, c’est plus compliqué, car le sexe est caché (l’appareil génital) mais cela va se jouer au niveau du désir et par son absence.
Anne pose une question clinique : Que signifie le fait qu’un homme bande tout le temps sans désirer de relation sexuelle ?
Docteur : Tendance perverse et message à décrypter.
Anne : Le poids d’une éducation religieuse stricte est-il irréversible ? Peut-il bloquer la façon de profiter et de se faire plaisir ?
Docteur : Oui l’éducation bloquera si on ne s’efforce pas à comprendre d’où viennent les blocages et si on ne recherche à améliorer une situation difficile proche du masochisme.
Stéphanie se dévoile et parle de ses rapports douloureux, a l’impression de ne pas pouvoir se libérer, elle aussi, d’une éducation trop stricte.
Liliane : Une thérapie sert à changer son image et va amener à rencontrer d’autres gens, des personnes différentes que celles habituelles avec lesquelles on ne vit pas forcément dans l’entente; de ce fait la vie prend un autre sens.
Marie toujours inquiète : Quand sait-on que c’est le bon ?
Christine toujours joueuse : Quand c’est fini !
Liliane : l’idéal n’existe pas ; apprendre à partager, à communiquer ; à considérer l’amitié, l’amour et ses nuances.
Alice : Les endroits libertins peuvent-ils réparer l’ennui ? Un thérapeute peut-il proposer ce chemin ?
Docteur : Un médecin ou un thérapeute (n’est-ce-pas Lyliane demande le Dr Ghibaudo?) n’indiquera pas cette voie parce que ce n’est jamais une voie thérapeutique ; mais si le désir du couple est d’essayer autre chose pour pigmenter sa vie sexuelle, dans ce cas pourquoi ne se permettrait-il pas le libertinage ? Ce n’est pas à nous de le conseiller …
Exemple concret : homme 30 ans Femme 45 ans qui veut un enfant. La raison de vivre de cet homme est de faire jouir sa femme mais n’a pas éjaculé depuis 3 ans ½; il est atteint d’anéjaculation. Ne veut pas perdre la maîtresse pour retrouver une mère…
Anne : Comment peut-on amener quelqu’un à faire une thérapie ? Quand le compagnon refuse.
Lyliane : t’es-tu posé la question de son refus ? A-t-il peur de découvrir des situations qu’il refuse de voir? Anne répond qu’il n’a pas d’envie. Lyliane demande comment « ça » se passait au début de leur rencontre. Au début de la relation il faisait l’amour trois fois par jour, répond Anne…
Alice : quand un homme demande à une femme une caresse anale, est-ce tabou ?
Le docteur Ghibaudo prend la parole : L’homme ne fait toujours pas la différence entre le plaisir anal et l’homosexualité. Le plaisir anal pour un homme est similaire au plaisir vaginal chez une femme. Pour un homme les caresses anales, quel que soit le moyen employé – doigt, langue, objet - sont la plupart du temps vécues comme tabou car assimilées à l’homosexualité.
Marie : Si on n’a jamais aimé le plaisir anal avec son mari, peut-on l’aimer avec quelqu’un d’autre ?
Docteur : Bien sûr. Dans un couple le dialogue est indispensable même s’il est choquant ; il vaut mieux déranger que de se taire. L’absence de communication, de dialogue entraînera la relation dans une impasse. On s’intéresse à une personne parce qu’elle est différente ; chacun cherche la différence.
Gilles : En parlant d’adrénaline, les grands sportifs ont-ils des problèmes d’érection ?
Docteur : Les anabolisants sont d’anti-érectiles puissants. L’injection de testostérone empêche les testicules d’en produire ; il faut donc être très prudent, faire très attention.
Dans l’œuf, puis dans le fœtus les caractères sexuels sont déterminés à la septième semaine sous influence hormonale. L’hermaphrodisme est très courant chez les patients. Plus facile de transformer un homme en femme que le contraire…
Je pourrais ajouter que Freud fut le premier à mettre en évidence la bisexualité psychique. Ce n’est qu’à l’adolescence que le choix de la sexualité ( hétérosexualité – homosexualité) se précise avec tout ce que cela comporte comme difficultés si l’orientation sexuelle n’est pas dans ce qui est considéré comme étant la norme. Oui, encore de nos jours.
Le débat se termine lentement. Les participants, satisfaits des échanges, ont continué à débattre hors du salon Ganesh…
Prochain thème demandé par les participants : LE DÉSIR – LE PLAISIR !!!
- Le lieu du 3.14 hôtel pour le SEX-O-CAFE :

- L’hôtel du 3.14 m’est apparu le lieu évident pour un SEX-O-CAFE ; le décor est des Milles nuits, les mystères de l’Inde et la LOVE BOX dans l’intimité des chambres dont le contenu est une l’incitation à l’amour.
- En tant que psychothérapeute j’écoute beaucoup avant de parler et quand je parle je m’adresse à une personne, voire à deux dans la thérapie de couple. Parler de sexualité n’est facile pour personne… donc chacun doit être indulgent pour la personne qui prend la parole et qui va s’exprimer sur ce sujet difficile … Ainsi fut fait.
- Mon intérêt pour le sujet sexuel vient d’une constatation faite, entre autre, en thérapie :
- l’harmonie d’une relation amoureuse dépendra de l’entente sexuelle des partenaires,
- de la complicité, des échanges,
- de la communication verbale,
- de la manière dont vont s’exprimer les émotions dans la relation.
- Le but de SEX-O-CAFE est de sortir le sexe et la sexualité de l’ignorance,
- de l’image graveleuse, irrespectueuse ; de le sortir de la pornographie, de la prostitution
- de rendre à la sexualité ses lettres de noblesse, culturelles, érotiques ;
- cesser de confondre pornographie et érotisme
- Ne naissons-nous pas d’un accouplement sexuel ?
- le sexe n’est-il pas à l’origine du monde ?
- le sexuel n’a que faire de la survie de l’espèce puisqu’il n’obéit de tout temps qu’à la pulsion ;
- pulsion qui agit les actes, quel que soit l’objet et le sens qu’on lui donne.
- Freud a fait de la pulsion sexuelle le moteur universel de l’activité humaine.
- Il y a encore quelques décennies, on pensait que seul l’être humain s’accouplait sans nécessité. Or, on sait aujourd’hui que de nombreuses espèces animales pratiquent couramment la masturbation, l’homosexualité et bien d’autres satisfactions sexuelles.
- Le désir, le plaisir sont en jeu.
- Le sexe, à des fins de reproduction n’est plus le courant actuel ; pourtant et malgré l’évolution des mœurs la sexualité est toujours regardée sous l’angle de normes, normal/anormal, bon/mauvais, bien/mal… et cela dans toutes les cultures, dans toutes les sociétés. Cette assemblée n’a pas porté ou en tout cas n’a pas manifesté de jugement; l’ambiance était vraiment bon enfant et joyeuse.
- Le plaisir permis, licite, devient un droit ;
- L’ignorance d’une sexualité bien vécue, équilibrée et les problèmes, voire les drames qu’elle suscite se retrouvent partout, dans toutes les instances :
- pour les pannes du désir, les rapports douloureux, l’anorgasmie, le vaginisme, l’impuissance ou la faiblesse des érections, les obsessions sexuelles, les fantasmes, on consulte des spécialistes médicaux, urologue, sexothérapeute, psychothérapeute ;
- le droit (juriste) intervient dans les cas de déviances, (viol, inceste) de perversions, d’atteintes à la personne.
- la psychiatrie dans les cas de pathologies sexuelles lourdes…
- Le côté dramatique de la sexualité, ses violences n’ont pas été abordées. Seule l’éducation religieuse stricte a été reconnue comme ayant fait des dégâts psychiques, avec répercussions somatiques surtout auprès des femmes; quant aux hommes, s’ils ont subi des violences sexuelles, la pudeur, l’humiliation les empêchent d’en parler en public.
Les participants très vite à l’aise s’exprimaient avec spontanéité. Autour d’un verre, regroupés autour de Ganesh qui présidait au débat (et non aux ébats), les questions furent posées. Liliane, modératrice hors pair, menait rondement l’affaire; Anne script émérite et camera-wo-man consciencieuse notait, filmait; voir les notes retranscrites sur l’article d’hier; Christophe Ghibaudo en bon chirurgien qui connaît son affaire et l’endroit à inciser n’hésitait pas à ouvrir des brèches dans lesquelles les avis s’extirpaient; il remit tout en place et a recousu l’ensemble avec l’énergie qui clôture un travail bien fait. Quand à moi, (certains l’ont remarqué) – j’ai surtout écouté, c’est une déformation professionnelle; mais rassurez-vous j’étais bien présente auprès de chacune et chacun sans en perdre une miette.
Le sujet est vaste et le temps court vite. Déjà 22 h, il fallait clôturer. Déjà ? Eh, oui déjà! rappelait Liliane. Nous aurons l’occasion de continuer ce débat le jeudi 4 Mars…Bien qu’à priori le thème demandé par les participants en fin de soirée est « le désir et le plaisir » je vous tiendrai informé.
Passez un bon week-end.
À l’origine de la vie, du monde, de la société, de l’art, de la créativité, est le DÉSIR. C’est donc à partir du désir que l’on se construit ; la parole est le lien qui s’articule autour du manque et du fantasme comme représentation. D’ailleurs si le désir se fait la malle la dépression prendra sa place, de la créativité à la joie de vivre tout s’évanouira.
L’Autre m’attire, tout de moi tend vers lui, vers elle. Pourquoi ? Le désir reste un mystère bien qu’assouvit il restera à élucider. Se dévoilera-t-il au travers de la psychothérapie, de l‘analyse ? Certainement. Les philosophes avant Freud ont bien démontré que le désir provient d’un manque : on ne désire que ce dont on manque, on ne veut posséder que ce que l’on n’a pas. La théorie de Freud (qui d’emblée rattache le désir à la sexualité) suppose que nous sommes tous en manque du sein maternel, nous passons notre vie à le chercher ; celle de Lacan est que nous voulons être et avoir le phallus ; nous passons tous notre vie à désirer l’inaccessible étoile. Jacques Brel le chantait désespérément dans « La quête ».
Le désir caractérisé par le manque, fait du désirant un sujet immature vivant dans la nostalgie d’un passé révolu ou se rêvant dans le futur, meilleur qu’aujourd’hui… La sagesse ne serait-elle pas de vivre au présent, de s’accommoder de petits riens qui finiront par combler l’essentiel du manque ? Par la transformation intérieure un désir impétueux de posséder se métamorphosera en désir plus subtil, nettoyé du pathos névrotique.
Qu’en est-il du désir sexuel quand celui-ci s’étiole, quand il a des ratés, qu’il se manifeste sous forme de pannes pour finalement s’éteindre ? Le quotidien abîme le désir. La cohorte de soucis, la peur des MST, une naissance non désirée… La recherche de solutions ailleurs que dans le couple, par le virtuel (Internet et la pornographie) ne font qu’accentuer sa perte. Soyez le jardinier de votre désir, cultivez-le ! Qu’il devienne Essentiel à la manière proposée par Paul Diel qui disait que nos désirs et nos nombreux besoins cachent un « désir essentiel » propre à chacun. Connaître ses désirs c’est se connaître.
Réaliser ses désirs, les rendre possibles, vivants n’est pas du domaine du rêve mais une attitude devant la vie. Une présence au monde actuel mêlée à une dynamique où les souhaits se transformeront en faits.
« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie, sans être forcément obligé de satisfaire le désir en l’épuisant » dit le merveilleux conteur Henri Gougaud. Éros et le désir qui le sous-tend est souvent malmené, travesti, chosifié sous des apparences légères. Ne faudrait-il apprendre à sublimer nos pulsions pour apprécier toute la valeur du désir ? Apprendre à se responsabiliser par ses choix et devenir conscient de désirs plus grands chargés de vie.
« Même chez le Bouddha il y a du désir ! Tout le monde a des désirs…L’important est de ne pas en devenir esclave » Dagpo Rimpoché.
Si l’on garde en mémoire que le désir par nature ne peut être satisfait il en est autrement du besoin qui lui se doit d’être satisfait. Nous ferons un parallèle avec le besoin de manger provoqué par la faim et le désir de manger qui est une envie.
Si le sujet névrosé entretient son insatisfaction c’est qu’enfant il n’est pas parvenu à articuler son désir à la loi symbolique qui en autoriserait une certaine satisfaction, la réalisation. Quelle est cette loi symbolique et quelles impasses peuvent en découler pour le désir d’un sujet? L’enfant ne peut avoir accès au phallus qui est la représentation de la libido (pour les deux sexes) nécessaire au désir et à la jouissance sexuelle. De ce fait le phallus devient l’interdit primordial, l’interdit de l’inceste. Au delà du désir la recherche du sein maternel.
Quelle influence peut-on avoir sur le désir d’un autre ? Aucune ! On ne peut forcer une personne à avoir du désir, celui-ci sourd à l’improviste, ne se commande pas. Notre désir n’a aucun pouvoir sur le désir de l’autre. Terrible constat ! C’est cette constatation et sa répétition qui nous blesse, nous faisant perdre notre toute puissance, celle que nous avions dans l’enfance. Bébé, au moindre pleur maman accourait, donnait le sein, comblait son désir avant même qu’il soit formulé. Toute la relation à la mère est remise en question quand l’enfant se rend compte qu’il n’a plus de prise sur ses désirs à elle, qu’il n’est plus le centre du désir maternel même s’il peut l’influencer dans ses actes. (L’enfant qui n’est plus un nourrisson, crie, la mère ne vient pas; qu’à cela ne tienne, il crie encore plus fort, elle arrive en rouspétant, manifestant son mécontentement). Cette revendication du « vouloir être » tout pour la mère situe l’enfant dans son désir et dans son manque. Selon qu’il sera éconduit ou pas, une frustration ou une satisfaction sera engendrée et fera d’un enfant devenu adulte (et parent) un sujet dans le pouvoir ou dans la soumission puisqu’il aura ou non renoncé à désirer de l’autre qu’il satisfasse son désir.
L’enfant repoussé va alors jouer sur les sentiments de la mère, ce qui va induire chez cette dernière la culpabilité (si tu me repousses, c’est que tu ne m’aimes pas); la peur, de n’être pas suffisamment à l’écoute de l’enfant, (je n’en fais pas assez pour mon enfant); l’angoisse d’en faire trop qui étouffe l’enfant et le parent. L’enfant va jouer sur l’image négative qu’il va renvoyer à la mère. C’est ainsi qu’un enfant devient tyrannique avec ses proches (enfant roi), dépendant du regard de l’autre jusqu’à obtenir satisfaction. Devenus adultes ces personnes auront tendance à manipuler, à séduire et à contraindre l’objet de leur désir.
Ce sont ces comportements qui vont se revivre dans la relation amoureuse avec en première ligne le désir sexuel.
Ne faut pas confondre DÉSIRER SEXUELLEMENT et AIMER ! Cette confusion est fréquente quoiqu’il existe une différence d’interprétation entre l’homme et la femme. Un homme soutiendra que son désir est une preuve d’amour, il pensera qu’une femme sans désir de lui ne l’aime pas. Le désir est spontané, une énergie intérieure qui sort de nous pour rencontrer l’autre. Le désir est variable, instable, il peut apparaître et disparaître sans en connaître la raison. Le désir sexuel chez une femme peut disparaître parce que son état de mère la comblera ; chez un homme (sans raison apparente) le désir s’atténuera, se diluera; rien ne pourra le rallumer. Cet état de choses met les couples en souffrance, dans l’incompréhension, dans l’interrogation qu’aucune réponse ne viendra rassurer. Le, la partenaire qui désire toujours cherche désespérément à comprendre, puis à vouloir influencer l’autre. Comportements qui confinent au harcèlement à vouloir non seulement récupérer ce qui est perdu mais qui plus est à exiger de l’autre la restauration de son image renvoyée par les yeux du désir.
« Quand il m’aimait j’étais belle. Il me comblait. Depuis qu’il ne m’aime plus je me sens abandonnée, nue, sale, humiliée. Je ressemble à une coquille vide. Par son désir j’existais, sans son amour vivre n’a plus de sens ». Ces plaintes là, mille fois entendues en consultation ne font que réactiver les manques de l’enfance, remettent à vif les cicatrices jamais refermées. Régis disait « J’étais tout pour ma mère jusqu’au moment où elle a connu un autre homme que mon père. Après ça elle m’a abandonné. Pour elle je ne comptais plus »
Le retrait du désir d’un des partenaires va réactualiser de manière disproportionnée, inadéquate ses représentations erronées du manque de la chose perdue.
La neige a cessé de tomber sur Cannes. Dans le parc les lourdes parures blanches se désagrègent des arbres qui pleurent sur l’incompréhension du temps…
Suite et fin au prochain article
Rappelez-vous le 14 février 2009, vous m’aviez promis de faire de chaque jour une St Valentin. Quel est le bilan un an après ? La cata chez Juliette et Roméo ? Ah, bon ! Heureusement d’autres Roméo et Juliette existent, ces deux amoureux en sont la preuve : l’une vient de France, l’autre d’Italie mais c’est en Angleterre qu’a fleuri leur amour. Cette belle histoire continue avec bonheur et réconforte les célibataires, les « mal accompagnés », les autorisant à croire que l’amour existe sans déchirement, sans s’étouffer, dans l’harmonie avec fougue et tendresse mélangées.
Et puis il y a ceux pour qui la St Valentin est l’occasion de ranimer un feu qui s’éteint; ils soufflent sur les braises encore tièdes et repartent gaiement pour un tour.
Il y a le timide qui attend ce jour pour déclarer sa flamme. Éros lui donne des ailes pour bander son arc et
exprimer son amour. Fête de la fertilité la St Valentin ajoute des bourgeons sur les bouches en cœur en attendant le printemps pour éclore.
Poursuivis par la peur de s’engager les amoureux de l’amour courent après, sûrs de ne pouvoir le rattraper. Ces amoureux là pressentent que dans une histoire d’amour s’entremêlent l’histoire personnelle et le chemin à suivre, à comprendre, à assumer. Trop peur, trop dur, ils préfèrent courir.
Ce 14 février, il fait froid, même ici à Cannes. La neige a fondu mais le ciel n’a pas retrouvé son bleu azur. L’envie de chanter me prend à demander à l’amour « Dis quand reviendras-tu? / Dis au moins le sais-tu?/ Que tout ce temps qui passe ne se rattrape guère/Que tout ce temps perdu ne se rattrape plus.
Ce 14 février est aussi le nouvel an chinois. L’année du Tigre. Grrrrr !
Allez ! Allez embrasser qui vous aimez ! Que diable !

Ça ne date pas d’aujourd’hui puisque Sade parlait déjà si bien de son rapport à la jouissance. Nous vivons une époque où ce rapport se vit dans les domaines les plus éloignés et autres que sexuels : nous devons jouir à tout prix : jouir de tout, surtout de tout ce qui est inaccessible et qui ne respecte point l’autre : « L’autre n’est rien d’autre que l’objet de ma jouissance« . Il n’est pas nécessaire que les gens se parlent, se connaissent ou s’aiment pour jouir. Sade dans « Juliette » « Il me paraît , encore une fois, que c’est une chose très différente que d’aimer et de jouir, et que non seulement il n’est pas nécessaire d’aimer pour jouir, mais qu’il suffit même de jouir pour ne pas aimer ». La jouissance serait donc un rempart contre l’amour ? Oui, si l’on devient un automate, égoïste ne pensant qu’à son propre profit, qu’à son propre plaisir. Et dans ce cas qu’importe l’autre puisqu’il est asservi à ma jouissance.
Oooh!!!Le lendemain de la St Valentin voilà t-il pas qu’elle nous fond un plomb, la Lyli ? Non, ce qui fond c’est la crédulité, la croyance en la générosité des êtres. Un constat, un de plus ! De cette constatation lucide des conclusions s’imposent sur l’état du monde qui comme chaque fois me laissent aussi tremblotante que deux ronds de flan. L‘impuissance, le dépit attaquent le corps entier et c’est chaque fois dans des états identiques aux miens qu’Alexia vient consulter.
La désolation de ce dimanche de la St Valentin fit apparaître Alexia ce lundi pour me raconter son mal. Elle est atteinte de lucidité et ça la fout en l’air, la lucidité ! Collée au plafond, araignée prise au piège de sa toile, elle éclate soudain :
- Je ne suis plus dupe : le plaisir que je lui ai donné a servi à me l’attacher ! C’est à ça que j’ai toujours utilisé le plaisir. Ça crée des liens quasiment indestructibles. En lui donnant du plaisir, je savais que je l’attachais; du plaisir j’en faisais une chaîne qui le retenait à moi. Mais hier je me suis retrouvée seule, sans amoureux, sans même un coup de fil qui aurait signifié que je comptais pour quelqu’un… J’osais l’interrompre :
- Et celui que vous avez attaché, où est-il ?
- Lui ? C’est sûr que de là où il est il ne peut me téléphoner !
- De qui alors attendiez-vous un appel, un signe ? Pourquoi tant de colère, d’amertume ?
- C’est un tout ! J’ai passé la journée à faire des rapprochements, des constats, à râler, à ranger, à récurer et pour finir à me coucher au beau milieu de l’après-midi pour dormir !
- Avez-vous rêvé ? Non, elle n’avait pas rêvé.
Parce que moi si je me couche c’est avec l’intention de rêver. Rêver pour créer un monde beau, d’où la spéculation serait absente, les sourires authentiques, les attentes comblées, les désirs satisfaits;les repas savoureusement dégustés, les câlins amoureux, les liens resserrés, les amants aimant partager sans déposséder. L’égoïsme n’existe pas dans mes rêves et souvent l’érotisme y joue sa partition…Un rêve quoi !
Encore une fois Alexia repartit rassérénée ayant compris l’hiver, ses frimas qui la ratatinaient. Elle comprit que d’attendre de l’autre était vain, tant qu’elle ne mettait pas son cœur à l’ouvrage du partage. Tant qu’elle se servirait du plaisir comme moyen tyrannique d’asservir. J’attendais le printemps qui ferait réapparaître Alexia comme edelweiss sur le flanc de la montagne.
Prenez soin de vous par les temps qui courent.
Entre mes jambes repliées en lotus je posais le combiné du téléphone et essayais de me reposer quelques instants, tout en méditant sur ce que je venais de lire – Le Trou. Le trou sur lequel viennent se poser régulièrement les objets pulsionnels. Sur ce trou dans l’image, en référence au miroir évoqué par Lacan vient se poser petit « a » cause du désir. Ma pensée partit dans le jeu de mot que mon imagination transforma en con biné. Mon con à moi n’avait pas été biné depuis des lustres où je m’accrochais pour ne pas sauter sur le premier apollon venu. Heureusement les apollons ne courent pas les rues ce qui me permet de rester à ma place. Mon con qui n’avait pas été biné depuis longtemps faisait de mon jardin intime une friche. A l’origine du mot grec hystéricon, le con veut dire sexe de femme ; le verbe biner quant à lui me rappela ma grand-mère maternelle qui régulièrement partait dans son potager avec un petit binoir pour aérer la terre autour des salades…
C’est à ce moment là de ma réflexion que le combiné se mit à vibrer entre mes cuisses transformant en sex toy vibrant cet objet de communication. Et vous savez quoi ? A l’autre bout du fil, un amoureux, heureux enfin de pouvoir me joindre, me proposa de venir me retrouver quelques jours afin d’aérer mon potager. 



