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Femmes

Il fait très froid ce samedi, aussi, légère et bien vêtue je vous propose de passer le week-end à faire relâche ! Non, nous ne parlerons pas de la crise mondiale qui sévit ni des pharisiens traders qui s’en mettent plein les fouilles ni de la tempête qui a ravagé le grand Sud Ouest. Le journal radiophonique du matin était là à  nous en seriner les oreilles.

Pendant ce break indispensable, je vous parlerai de l’envie folle de vivre dégagée des contingences matérielles, de satisfaire aux besoins élémentaires (faim, soif, sommeil), d’écouter de la musique (pour moi, ce sera du Reggae)  et d’aimer et d’être aimée. Le week-end n’est-il pas ce moment idéal pour poser sa tête près d’une autre, le corps ondulant sur un Rub a Dub lancinant? Ne faire qu’un avec l’amant aimant aimé?

Le divan du psy est vide, le bureau du banquier désert, les ciseaux du jardinier et du coiffeur à la remise, les livres et écran de l’étudiant sur l’étagère, la concierge aura rangé ses balais, mes voisins continueront leur grasse mat, la mer a perdu son bleu méditerranée, les marins sont rentrés au port, le ciel roule ses gros nuages noirs, il neige en montagne. Bientôt nous serons tous sous la couette à partager un tendre corps à corps pour vérifier la véracité d’un article reçu ce matin  sur mon PC dont l’intitulé, vous pensez bien, a attiré mon attention. Il concerne essentiellement les femmes et leur sexualité. Le voici :

« Comment le cerveau gère notre sexualité. De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme. » (Vous pourrez retrouver cet article dans « Sciences et Avenir n° 744- Janvier 2009). De grands pontes de la gynécologie psychosomatique et sexologie de Genève débitent (sans jeu de mots)  le résultat  d’expériences pratiquées sur le rat notamment. Les chercheurs ont implanté une électrode dans son système dopaminergique (Dopamine : neuromédiateur du plaisir)  qu’il  active à volonté en appuyant sur un levier.  Que croyez vous que le rongeur fît dans ce cas là ?  Eh, bien il se donne tant de plaisir qu’il ne  s’alimentera plus !

Vous vous demandez si ça marche aussi pour les souris ? Certainement puisque ça les concerne ! J’ai pu lire cet article  long de cinq pages, en comprendre tous les mots techniques et savants résumés  ainsi : « Ces zones (activées) sont impliquées dans l’estime de soi, la représentation mentale de soi en fonction des expériences personnelles passées et présentes et la capacité à intégrer l’autre en soi » Et plus l’amour s’en mêle, plus le désir féminin devient cognitif ! Parce que – continue Eléna Sender, l’auteure de cet article –   » On peut désirer une personne qu’on n’aime pas et aimer une personne sans la  désirer » Or, quand les deux se rencontrent (amour et désir) c’est le jackpot !  « Plus le gyrus angulaire gauche est actif chez une personne, plus son désir sexuel est fort ». (Pour tous les mots techniques je vous renvoie à l’article, ils sont très bien expliqués).

On savait déjà que faire l’amour augmente notre vitalité.  De plus si l’on tient compte de la température extérieure proche de zéro degré et des recommandations d’Eléna, tout nous incite à nous faire plaisir et à nous mettre au chaud. Qu’attendons nous pour finir cette semaine en beauté ?   Vite, vite  courrons sous la couette à tâter les prunes et la tige de jade de notre amoureux pendant que lui s’occupera de nos lolos,  de notre bourgeon, grimpera sur notre mont de Vénus ! Quel beau week-end en perspective !

Bon plaisir à toutes. Il  servira votre performance pendant la semaine.

Ce matin, le soleil éclaire Cannes de ses rayons. Dans la  douceur de cette fin du mois de janvier, année du Buffle, je reviens du marché mon panier rempli de fruits de saison. Bien que pour les chinois le printemps est là depuis le 25 janvier et que l’hiver nous offre ses  fruits venus par avion des quatre coins de la planète, je ne vais considérer que les fruits communs à notre saison, ceux qui poussent sous notre latitude et parmi ceux-ci la Pomme, emblème du blog.

Pas n’importe quelle pomme mais  particulièrement la Red Delicious celle qui enflamme la page. Rouge comme la passion, la queue et les feuilles vertes comme l’espoir qui l’ entourent, cette pomme n’est pas sans nous rappeler Eve la première femme qui tenta Adam par l’intermédiaire du serpent. Est-il utile d’évoquer la femme qu’elle symbolise par le péché qu’elle introduisit dans le Paradis terrestre  alors que les deux amants peinards se la coulaient douce dans le Jardin d’Eden? Oui, en regardant  le mythe différemment.

À bien lire les textes anciens, on peut y comprendre qu’Eve symbolise l’élément féminin dans l’homme. Intérieurement l’humain contient un esprit et une âme. L’esprit est mâle (Adam), l’âme est femelle (Eve).

Mais que vient faire le serpent dans l’histoire? Comme Eve, le serpent est mâle et femelle à la fois. Caché au profond de la terre dans sa forme matérielle, il est enfoui  au profond de la conscience dans sa forme symbolique et préfigure à la fois la mort et la vie. Le serpent est pulsion de  vie dans la libido. Quand,  lovée à la base de la colonne vertébrale, la Kundalini s’éveille, elle se déploie le long des chakras et tel le serpent, elle se faufile en provoquant la montée de la libido,  manifestation même de la vie en marche.  Représenté dans  le caducée (deux serpents enroulés sur un phallus en érection) le serpent est entre autre symbole de passage du monde connu dans le monde inconnu.

La pomme et le serpent sont à l’image des désirs terrestres que l’humain a souvent du mal à contrôler. Les deux sont symboles de la Connaissance par les choix qu’ils impliquent : soit se laisser aller à ses pulsions  sans  dominer  ses désirs qui conduiront à terme à la perte, soit les maitriser pour vivre en harmonie avec son propre désir conscient. Ce dernier choix nous conduira dans notre jardin intérieur où à force de creuser la terre  nous accéderons à la Connaissance.

Avant d’oublier ! Permettez  un conseil : manger une pomme par jour avec sa peau (lavée) fait tomber le taux de cholestérol de façon spectaculaire.

Voilà où nous entraînent les pommes de mon panier qui finiront au four pour les déguster à la  veillée. Je n’ai pas de cholestérol…

Le lapsus ! Je pourrais dire d’ores et déjà qu’à lui tout seul, le mot lapsus contient deux représentations imagées : la première concerne le temps dans son intervalle : laps, et us : l’usage, les traditions, les us et coutumes. La seconde image peut concerner ce qui se passe pour un chat (par exemple) dans le fait de boire : il lap-e- et la seconde partie -sus- est la période orale de l’enfant qui tète. En tétant ce dernier suce le sein de sa mère. L’animal lape et l’enfant suce. Toutes ces actions se retrouvent dans le laps de temps qui est d’usage dans l’enfance où il n’est pas rare pour un enfant de faire le chat en lapant  son potage à même l’assiette, après avoir sucé le sein de sa mère. Ceci est une petite digression  en forme de récréation  sur  le lapsus qui est toujours révélateur de désirs inconscients.

Mais le lapsus n’est pas du langage des oiseaux quoique l’on puisse se servir de ce mot pour en faire. Je vais donc évoquer un beau lapsus fait par un homme que je massais une fois par semaine et cela depuis plusieurs mois. Il me fit comprendre à plusieurs reprises que là où il allait avant, la personne qui avait cessé son activité, le massait en terminant par une libération. Oui, c’est le mot que la plupart des hommes emploie pour savoir comment je termine le massage : « Y a t’il une libération?  » demandent-ils invariablement au moment de prendre le rendez-vous. Ce à quoi je réponds si je suis de bonne humeur « Pourquoi vous êtes enchainé à votre sexe ? »

Donc, ce monsieur que j’appellerai Jean pour l’occasion, était patraque ce jour là et se mit à tousser pendant le massage.  « Vous êtes enrhumé, il faut vous soigner, Jean ! » «  Oh! non, je ne suis pas malade  » me répond-il  et enchaîne « Je mousse beaucoup et touche peu, mais ça va passer!  » Je retins mon rire en lui demandant de redire ce qu’il venait d’exprimer et à ma stupéfaction il répéta la même phrase en essayant toutefois de la dire autrement sans y parvenir : « Heu! Enfin, oui, je mousse beaucoup et touche peu ». Je lui fis remarquer le beau lapsus. Jean, à la limite de l’agacement, s’énerva presque: « Oh! ça va!!! »

Connaissant le désir de Jean, ayant eu au fil des séances des confidences de sa vie conjugale, j’ai mis ce lapsus sur le compte du désir non satisfait ni par sa femme encore moins par moi. Il avait recours à soixante treize ans à la masturbation et espérait que je prenne le relais puisque Jean en avait assez « que sa main soit la seule à le faire mousser qui plus est sans toucher quoique ce soit d’une Autre qui viendrait nourrir son fantasme « 

Jean ne revint qu’une fois après ce lapsus et depuis je n’ai plus de ses nouvelles.

Vous l’aurez compris « Je mouche beaucoup et tousse peu » était ce que voulait dire Jean.