Je ne sais pas vous, mais moi, en ce moment, l’approche du week end me rend euphorique ! Cette perspective me donne l’envie de délirer sur les différentes façons d’aimer.
Il y a ceux qui vivent une histoire d’amour à la sauvette: entre deux portes, de 5 à 7 . Leur dogme est : pour vivre heureux vivons cachés.
Ces deux là vivent une histoire d’amour comme la paresse : en dilettante, en syndiqués. Leur dicton est : pour vivre heureux vivons couchés.
Il en est qui vivent leur histoire à la sauvage : quand ça se présente, à la pulsion, sans préavis ni préliminaire. Leur mot d’ordre est : pour vivre heureux vivons libérés.
Il y a les romantiques. Ils ont besoin de belles phrases, de mots tendres pour se décoincer. Ils pensent : pour vivre heureux sachons attendre, il, elle, finira bien par arriver.
Il y a encore les transis. Cou dans le cou de la tendresse duveteuse; ils ont du mal à respirer si l’un des deux manquent. Pour vivre heureux vivons scotchés.
J’ai rencontré des accros au téléphone, aux SMS, à Internet. Leurs fantasmes les tiennent debout, de ces deux bouts qu’ils ne rejoignent jamais. Ils ne vivent heureux que connectés.
Il y a ceux qui aiment sans état d’âme, ils ne savent pas ce que veut dire aimer. Ils prennent leur corps et se le rendent; ils ont tout oublié.
Il y a ceux qui portent clés de voiture bien carrossée. Ils klaxonnent et siègent arrière et redémarrent sans rétroviser.
Il y a celles qui aiment les coqs. Ça tombe bien, eux aiment les poulettes et ensemble ils vont caqueter.
Il y a les cow-boys de nos villes, endimanchés, cuir sur le dos et baskets aux pieds; au rodéo, ils maîtrisent bien les courses-poursuites avec les pouliches de la citée.
Il y a ceux qui s’aiment SM tout de cuir bottés et fouet tressé, cinglent à la renverse Babette tel un cocher pour stimuler.
Il y a ceux qui s’aiment entre eux et elles entre elles; ils ont raison, il faut s’aimer.
Il y a ceux qui aiment par procuration devant film Titanic ou yeux rivés sur le livre de L’amant de Lady Chatterley.
Il y a papi qui aime mamie et cela depuis l’éternité. Comment ont-ils fait? Qu’on me le dise, la plupart n’y sont jamais arrivés.
Il y a ceux et celles… Maintenant c’est à vous de continuer à raconter les différentes manières d’aimer que j’aurais plaisir à lire si vous me les communiquez.