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Continent noir

Est-on bien loin du phallus dont Freud  institua la primauté en tant qu’organe de la jouissance pour l’homme et pour la femme? D’ici encore, on entend le soupir d’incompréhension du  papa de la psychanalyse. La vie sexuelle des femmes lui était complètement inconnue comme il le révélait en la nommant le « continent noir« . Que connaissait Freud de la sexualité féminine? Pas grand chose, si ce n’est l’inaccessibilité, pour elles,  à  une sexualité réjouissante. Elle était entravée par les institutions religieuses, ligotée par la morale, piégée par l’obligation de se soumettre au seul désir de l’homme qui la transformait en objet sexuel. Pour Freud, la femme était-elle autre chose qu’un animal domestique à ne considérer que sous l’angle de la pathologique sexuelle? Hystérie des femmes mal aimées, frustration dans leur besoin d’exprimer l’amour autrement qu’en maternités qui leur remplissaient le ventre régulièrement tous les neuf mois?  Sous prétexte qu’elle n’avait pas entre les jambes cette petite chose qui gonfle et qui ne servait qu’à satisfaire, en envoyant en l’air, l’homme qu’elle devait chérir. Pas si sûr que les choses aient beaucoup changé!

Si la contraception a permis de dissocier maternité et sexualité (dans l’absolu) il n’en va pas de même dans l’esprit des femmes qui cheminent encore avec un lourd bagage socioculturel. Les interdits, les tabous, la généalogie et l’histoire personnelle de chacune, font que les femmes ne sont jamais totalement déconnectées de l’amour dans leur rapport au sexe. Pour la plupart le sexe et le cœur sont intimement liés.

 » La femme ne peut accepter d’être désirante qu’au nom de l’amour »

Cela a t-il changé? Oui, si l’on en croit certains magasines qui préconisent les jouets à la mode. Les sex toys s’exhibent ailleurs que dans les catalogues VPC où ils se cachaient auparavant. Certainement Internet a facilité la vulgarisation de ces objets de plaisir. Ils se répandent, comme des petits pains au chocolat dans les boulangeries, pour arriver jusque dans les demeures dans des réunions genre Tupperware.

Non, cela n’a pas beaucoup changé depuis 68, comme le diront certains spécialistes du sexe. Philippe Brenot (psychiatre et directeur de l’enseignement de sexologie à Paris V)   grand prosélyte de la masturbation ne dira pas le contraire, lui qui conseille l’autoérotisme (Y a pas de mal à se faire du bien.) Il ajoute  » la sexualité s’apprend ». Pour les hommes aussi bien que pour les femmes.  « Ces dernières ont encore du mal à accéder au plaisir et au désir parce que contrairement aux hommes beaucoup ont une expérience limitée de la masturbation » précise t-il.

La sexualité est un art et comme la cuisine ça s’apprend. Ce n’est pas la recette sous vos yeux qui va faire le plat mais ce que vous allez y mettre d’art qui en fera la réussite. Les femmes sont excisées psychiquement parce que cette partie de leur corps est encore taboue, elles ont beaucoup de difficultés à s’en servir seule. Elles ont besoin de partager avec un-e- partenaire. Même si la sexualité  des femmes de 20-50 n’a plus grand chose à voir avec celle de leurs mères ou de leurs grands-mères. Même si celle-ci ressemble de plus en plus à celle des hommes. Même si la multiplication des expériences est assumée sans complexes… la plupart des femmes a besoin d’aimer et de se sentir aimée pour avoir une sexualité épanouissante. Les jouets sexuels vont-ils remplacer ce besoin de partager qu’ont les femmes ? Qu’en pensez-vous messieurs?



St Valentin

? St Valentin? Ben oui, on en croise encore des couples heureux d’être amoureux. J’ai même vu un Valentin offrir à sa Valentine une meringue toute blanche avec écrit dessus en rouge écarlate « Je t’aime ». Elle grignota tout autour du tendre mot et l’œil humide regarda son amoureux, sans oser croquer plus la meringue dont elle raffolait de peur d’effacer le mot d’amour ! Lui, amoureusement la regardait faire et lui dit « Vas-y mange le, le « je t’aime », l’amour consiste à être avalé. » ?

? Il y a bien longtemps, la télé, sa seule copine, l’a lâché un jour de la St Valentin. Il n’était déjà pas bien gai avant que cette séparation bouleverse sa vie.  Depuis il vit seul, reclus avec pour seule compagnie la lecture des programmes télé. Il n’a jamais eu le courage de la tromper en s’offrant une nouvelle copine. ?

? Quand je serais riche, le jour de la St Valentin, je lui offrirai une Porsche dernier modèle, un diamant pour mettre à chacun de ses doigts, des cuissardes en peau d’autruche pour y plonger sa tête quand elle en aura marre de voir la mienne. Mais en attendant que faites-vous? En attendant je lui roule ses clopes et des pelles et lui construis des châteaux en Espagne pour être prêts à les habiter quand je serais riche. ?

Alors quoi? Mise à part l’histoire de la meringue, elles sont bien tristes mes histoires de la St Valentin.  Mais non, si l’on fait de chaque jour un hymne à l’amour. Il n’est besoin de  nul prétexte pour se le dire. Si peu de chose pour se le prouver et y croire chaque moment. Dès demain chaque jour sera la St Valentin. Promis? Promis!

Vendredi 13

Comment va notre planète Terre depuis qu’au bas mot a cassé la Barak? L’Amérique est redevenue notre copine? Bon! Attendons! Les DOM TOM se révoltent. Y a t-il une relation de cause à effet? L’Australie brûle du côté de Melbourne; il neige en Angleterre. La Californie est un pays lointain; la France gouvernante s’agite, s’éparpille et sécurise un max; la crise entraîne des effondrements de tous les commerces confondus y compris celui de la Culture chez les américains jusqu’alors financés par des dons privés. La Chine continue sa fête de printemps sans pour cela stopper sa marche en avant. Le service social a largement distribué ses tickets-chèques qui permettront à mamie de manger pendant un mois avec 46€. Il n’y aura pas de rabe, elle devra s’en contenter. Mon voisin est sorti de l’hôpital après son AVI. Les voitures changent de réservoir, l’or noir est devenu précieux. Mes amis lisent et commentent le blog, ça , ça me réjouit.

Pourtant dans les jardins, les parcs les bourgeons se posent sur les arbres; les mimosas éclatent de mille feux jaunes. Nous allons nous occuper du Ciel. Non, pas du 7ème! Quoique! Revenons à nos moutons  du vendredi 13 et regardons les étoiles.

Vendredi, jour de Vénus. Vénus est l’étoile du matin et du soir. Planète du Taureau et de la Balance. Elle apparaît à l’Est comme le Soleil dont elle est, avec Jupiter,  le messager. Vénus pour les Sumériens était celle qui montre la route aux étoiles. Elle se couche comme le soleil à l’Ouest, de ce fait elle est l’étoile du soir influencée par sa mère la Lune. Elle symbolise la divinité de l’amour, du plaisir et de la volupté. Vénus incarne l‘attraction instinctive, l‘harmonie et la douceur; l’art, les sens aiguisés pour les plaisirs et toutes les manifestations féminines (le luxe, la mode…) Vénus, première des beautés célestes est l‘étoile des tendres confidences; elle inspire les amoureux de son rayonnement et favorise les âmes contemplatives. Une Vénus bien aspectée à la naissance, donne au nourrisson envers sa mère, une attraction et un appétit qui ne se démentent jamais et font de lui un adulte aux sentiments altruistes.

Vénus symbolise la joie de vivre, l’enivrement des sens, les plaisirs raffinés où dans l’esthétique la spiritualité prend tout son sens. Règne de la tendresse, des caresses, du désir amoureux, de la fusion sensuelle, plaisir et beauté sont l’apanage des cœurs habités par le bonheur.Voyez-vous le 7ème Ciel, n’est pas loin!

Vénus 13 (oups!  pardon, vendredi 13) est au rendez-vous. Le 13 est souvent considéré comme mauvais augure. Se peut-il que le Christ en soit la cause? Mais pourquoi demanderont certains? A cause de la Cène, pardi! A cause du dernier repas du Christ qui, avec ses 12 apôtres, étaient 13 autour de la table. Ce dernier repas a laissé des traces. Pourtant le 13 représente le Soleil entouré de ses 12 étoiles. Et la carte du Tarot alors, tu l’oublies ? s’écriera la diseuse de bonne aventure. Cette carte n’annonce pas forcément une fin physique (comme semble l’indiquer la 13ème carte, appelée arcane sans nom) mais la fin de quelque chose (lâcher-prise sur) et un recommencement certain. Un renouveau. Comme le beau temps après la pluie, comme le calme après la tempête, comme la reconstruction après l’effondrement. Un recommencement sempiternel après la fin d’un cycle de douze…

N’est-ce-pas un beau programme pour aborder la St Valentin?

Si l’inquiétude m’a envahie quelque peu ce matin, la lecture du commentaire de Pablo et la relecture de Reine  me confortent quant à l’objet du titre « libidosexualité.com ». Je me dois de continuer à faire partager ma vision d’une sexualité où l’amour et la tendresse ne peuvent en être exemptes. La sexualité, par laquelle nous sommes en vie, est subordonnée à chaque étape du vivant. Dès lors  en parler  s’impose à moi comme une évidence qu’il faut traiter avec respect… Je vais donc évoquer, aujourd’hui, la sexualité des femmes ménopausées et des hommes andropausés.

L’amour se décline à tous les âges. Pourtant la nouveauté depuis quelques années est une revendication à la sexualité à tout prix y compris aux prix de demandes d’assistance médicale (médicamenteuse  et chirurgicale). La démarche dans ce sens ne cesse de croître me disait un médecin fatigué. Dans les cabinets médicaux, l’exigence est assourdissante  » Je veux jouir encore. Je veux retrouver la forme de mes trente ans…Je veux, je veux, c’est tout ce qu’ils savent dire! » disait ce médecin excédé. « Parce que les séniors revendiquent eux aussi, avec plus d’insistance que les plus jeunes, (on s’en serait douté, pensais-je) un vieillir, oui, mais sans cesser de jouir. Ils oublient les carences hormonales, le déclin de la forme physique; pour que la relation soit harmonieuse, ils oublient d’y mettre de la légèreté, de l’humour et de la tendresse, l’huile indispensable qu’ils ajoutent régulièrement dans le moteur de leur voiture. Ils ont une espèce de fringale du coït avec exigence du retour à l’état antérieur de leurs capacités pubertaires de copulation. Ils oublient d’être des humains  en ne laissant agir que leurs pulsions animales. Les hommes veulent la restauration des érections de leur jeunesse et les femmes un vagin aussi humide qu’après la pluie…Mais que font ils pour cela? »

L’agacement, pour ne pas dire colère, du toubib étaient tels que je me demandais si lui aussi n’avait pas perdu ses capacités érectiles, s’il n’avait pas tenté  de les retrouver avec des médocs tels que le Tanagra, en vain! Ma pensée lui prescrit d’office une ordonnance :  repos forcé pour évacuer le stress. Il devait bien savoir ce brave médecin, proche de la retraite,  que le stress est un des premiers  empêchements  à bander son arc pour faire la bête à deux dos! Et lui? Prenait il le temps de caresser longuement sa Madame dans ce qu’on appelle des préliminaires? Évidemment je ne lui posais pas ces questions de peur qu’il se répande en invectives comme l’éjaculateur précoce qu’il semblait être. Prenait-il le temps de retrouver sa belle dans des endroits sympathiques?  Lui remémorer au creux de l’oreille et au clair de Lune leur folle passion qui s’était muée en tendresse ?  Gommer les rides du cœur en même temps que celles du visage avec bougies sur la table d’un restaurant tamisé? Humer le même air, main dans la main dans une promenade en forêt? Lui offrir une rose, rose tendre sans attendre la St Valentin? Parlaient ils ensemble du dernier film qu’ils n’allaient jamais voir? Du dernier livre? Non! Certainement pas m’aurait dit ce prescripteur de jouissance ! « Croyez vous que je n’ai que ça à faire, quand on voit la queue dans ma salle d’attente »

Justement parlons-en de la queue des hommes et de l’attente des femmes à vouloir l’apprécier ! L’exercice physique régulier, non violent, renforcera les prétentions masculines tout en permettant aux femmes de défaire les nœuds (sans jeu de mots) et d’humidifier leur corps. Les huiles d’onagre et de bourrache mélangées rendront aussi l’humidité à la grotte des femmes. Les hommes peuvent s’aider Ginko biloba, de ginseng. Il existe pléthore de fortifiants naturels agissant sur la libido. Parlez en à votre médecin (!!!) ou mieux encore à votre naturopathe. La communication par le parler vrai avant et après l’amour renforce les liens; l‘échange de ressentis (ça j’aime, ça pas) favorise le désir; un bon repas légèrement arrosé excitera les sens; indispensable : être à l’écoute l’un de l’autre… Madame soyez gentille pour la panne du Monsieur, il n’en sera que plus ardent la fois d’après. Et vous Monsieur soyez tendre tout le temps, avant, pendant et après. Surtout après. Ne vous endormez pas, s’il vous plait, ça ne plait pas à Madame. Les femmes ont besoin de beaucoup de tendresse après l’amour. Madame, riez  sans vous moquer « on est plus ce que l’on a été » quand la verge du Monsieur a perdu sa verdeur, quand elle est passée au gris comme ses cheveux !

La sexualité vieillissante est doublement tabou, comme tout ce qui touche à la sexualité et à la vieillesse, en paraissant pour la plupart (des jeunes) obscène et illégitime. Mais il n’en est rien. Alors, les maîtres mots d’une sexualité bien vécue et réussie à l’âge des séniors sont : Complicité, humour, caresses, respect…Vous en trouverez d’autres, je vous fais confiance.

Mais surtout, surtout: faites l’amour avec amour. Accorder au plaisir la première place, faites donc l’amour avec plaisir.

Lune

La Lune blafarde, cette américaine moucharde ainsi que l’appelait Léo Ferré, serait-elle espionne de nos nuits? Oui, certainement si l’on en juge par sa capacité à changer de formes jusqu’à disparaitre complètement lors de la Nouvelle Lune. La Lune n’est visible que parce que le Soleil l’éclaire. En cela elle symbolise la dépendance et le principe féminin, la périodicité et le renouvellement. Elle agit sur les rythmes biologiques, les humeurs des femmes et leurs menstrues, (le cycle lunaire de 28 jours est identique au cycle féminin) et les marées. Tout le monde sait cela, n’est-ce-pas?

La Lune contrôle tous les plans cosmiques : eaux, pluie, végétation, fertilité.

Elle est la mesure du temps qui passe. Elle apparait pleine, ronde pour disparaitre totalement pendant trois jours. Elle se nomme à ce moment là, Nouvelle Lune.Mais son éclat réapparait croissant après croissant et symbolise le passage de la vie à la mort et de la mort à la vie.

En astrologie elle joue un rôle aussi important que le Soleil.  Parce que son principe est passif mais fécond, elle représente la nuit, l’inconscient, l’imagination, le psychisme, le rêve. Son cycle symbolise le féminin, l’instabilité, ce qui est transitoire et influençable. Où était nichée votre Lune à votre naissance?  Le sachant vous apprendriez l’importance de l’influence maternelle dans votre vie. Pour l’astrologue la Lune témoigne de la part d’âme animale de l’enfant.  Celui-ci dans son état d’être végétatif, ne peut subsister que par les soins prodigués par sa mère. On retrouvera dans le thème de l’adulte la dominance de la vie archaïque, végétative, artistique et animiste de la toute première enfance. Ses pulsions instinctives. Elle indiquera le « primitif »qui sommeille en nous en se révélant pendant le sommeil par les rêves, les fantasmes (encore eux!) l’imaginaire. Tout ce travail nocturne se fait à notre insu et  façonne notre sensibilité profonde.

La Lune était Pleine cette nuit de Lundi. Avez-vous noté vos rêves? Avez-vous laissé vagabonder votre imagination? Étiez-vous, nerveux, triste, neurasthénique, plus agité du bocal que d’habitude? Ou plutôt, surexcité, joyeux, plus  enclin à la rigolade? Ce sont ses effets que vous pourrez constater dans 28jours à la prochaine Pleine Lune…N’oublions jamais que cet astre éclaire notre chemin.

La Lune Noire, est-ce l’absence de Lune ? m’interrogeait Clotilde. Non, la Lune Noire est un point fictif dans le Ciel dont l’importance est capitale dans le thème astrologique. C’est Lilith, la première femme d’Adam, (les voilà de retour) dont la particularité était d’avoir un sexe qui s’ouvre dans le cerveau. Elle préfigure l’intangible, l’inaccessible, la présence démesurée de l’absence, l’hyperlucidité douloureuse tant elle est intense. Elle incarne la solitude vertigineuse, le vide absolu.

Un soir du mois de janvier, entre amis nous évoquions Adam et Eve, lorsque je faisais remarquer que la première femme d’Adam était « Lilith, la salope ». Salope parce que Lilith représente notre face sombre,  tous les démons qui nous habitent, celle qui anéantit les lieux où elle passe. Vous l’aurez compris, Lilith n’est pas aimée et pourtant!  La Lilith porte en elle cette force immatérielle qui va tout transfigurer sur son passage grâce au don absolu de Soi et qui n’est autre que la Sublimation. La sublimation consiste à transformer une énergie sexuelle en une énergie créatrice. Lilith est toujours liée à des phénomènes extrêmes qui naviguent entre refoulement et fascination.

Elle symbolise le Karma que nous devons purger, l’obscurité à éclairer, la mauvaise énergie à vaincre. Elle permet de se remettre en question dans la recherche de l’absolu. Elle préfère se détruire  plutôt que d’abdiquer. À force de travail sur nous même, Lilith  nous autorisera à trouver le passage de la porte étroite, pour accéder, libéré à  la Lumière.

De ce pas, je vais regarder où est la Lilith de mon fiancé! Et vous qu’attendez-vous pour savoir où elle se trouve? Si vous avez besoin d’aide…il suffit de me contacter!

Dans la sexualité de l’adolescent nous prendrons comme analogie le printemps. Dès la fin de l’hiver, pendant cette période printanière, la sève monte dans les arbres, les  prés reverdissent, les fleurs et les bourgeons apparaissent. Il en est de même pour l’enfant pubère dont les hormones pareilles à la sève vont le transformer; l’adolescent-e- ressentira des modifications tant au niveau de ses formes (poitrine, pilosité et acné se développent) que physiologique (menstrues, production sébacée et spermatique) mais aussi psychique.  L’adolescence dont la réorganisation psychique est en cours est une période de fragilité extrême. C’est l’époque où apparaissent  les caractères sexuels secondaires (autre que ceux évidents),  l’âge où la procréation devient effective. Ce dernier point va donc mettre en jeu des conduites nouvelles.

À l‘adolescence : si la sexualité a été mise aux oubliettes pendant quelques années (vers 5 ans jusqu’à 10 ans environ appelée période de latence), elle réapparaît en force à l’adolescence en l’état où elle est restée en plan au sortir de la petite enfance. Période charnière, délicate, fragile où le rapport au plaisir, à la communication vont être déterminants pour assumer la nouveauté dans le désir qui surgit chez l’ado.  Ce désir, soudain, fulgurant ne sera plus assujettit aux parents mais canalisé par la force des choses par le temps  qui met en place chez l’ado, la compréhension des processus de maturation. Ces processus ne peuvent être ni plus rapides ni plus lents et provoquent de l’angoisse due aux changements hormonaux.

Ce cheminement se fera graduellement et sans encombre si l’adulte sait se tenir en retrait tout en étant attentif sans pour cela intervenir. L’intervention (d’autant plus si elle est intrusive) peut interrompre ou détruire ce processus. Répondre aux questions si le jeune en pose mais respecter le silence de l’adolescent si celui-ci ne veut pas en parler.

Car l’adolescent s’oppose pour mieux se poser.

L’adolescent est un adulte en puissance dont la montée hormonale réactualise la sexualité – avec sa cohorte de fantasmes et de désirs encombrants. La sexualité  de l’adolescence  est soit, organisatrice du psychisme soit favorise sa désorganisation suivant qu’elle est vécue dans des circonstances adéquates ou non. (Violence sexuelle par exemple.) La sexualité réactualise le rapport à la mort. La sexualité et la mort se structurent toutes les deux dans la période œdipienne. Assumer sa sexualité, c’est assumer la vie mais au regard de la mort écrit Didier Dumas in  » La sexualité masculine ».

Pour les parents que nous sommes il est impératif de rester, plus que jamais, à l‘écoute de nos adolescents. Établi bien avant cette période, le dialogue sera permanent, affectueux et constructif auprès des jeunes ados qui ont besoin de notre soutien sans pour cela devenir envahissants ou curieux. Juste présents.

Que cette période printanière de la vie laisse de beaux souvenirs à leur jeunesse dont ils récolteront les fruits à leur maturité.

Savez-vous que les jours de la semaine portent le nom des astres ? Non? Alors je vous vais éclairer la lanterne!

Commençons par le premier jour de la semaine, celui qui fait suite au repos.

Lundi est le jour de la Lune. Évidemment, allez vous dire ! Ça se vérifie en anglais.

Mardi est le jour de Mars. Est-on plus combatif ce jour là? Nous le vérifierons.

Mercredi est le jour de Mercure. Le Maître de la communication.

Jeudi est le jour de Jupiter. Sa tendance peut être expansive.

Vendredi est le jour de Vénus. Là, c’est l’amour qui est en jeu, puisque la Beauté et l’Amour ont pour planète Vénus.

Samedi est le jour de Saturne. Il annonce la fin du cycle de la semaine en imposant la réflexion.

ET dimanche…Et le dimanche ne s’aperçoit être le jour du Soleil qu’en anglais.

Dimanche = Sunday= Soleil

Passez un bon dimanche avec un grand Soleil Intérieur pour vous réchauffer.  Les nuages ne peuvent cacher votre Soleil Intérieur.

Je ne sais pas vous, mais moi, en ce moment, l’approche du week end me rend euphorique ! Cette perspective me donne  l’envie de délirer sur les différentes façons d’aimer.

Il y a ceux qui vivent une histoire d’amour à la sauvette: entre deux portes, de 5 à 7 . Leur dogme est : pour vivre heureux vivons cachés.

Ces deux là vivent une histoire d’amour comme la paresse : en dilettante, en syndiqués. Leur dicton est : pour vivre heureux vivons couchés.

Il en est qui vivent leur histoire à la sauvage : quand ça se présente, à la pulsion, sans préavis ni préliminaire. Leur mot d’ordre est : pour vivre heureux vivons libérés.

Il y a les romantiques. Ils ont besoin de belles phrases, de mots tendres pour se décoincer. Ils pensent : pour vivre heureux sachons attendre, il, elle, finira bien par arriver.

Il y a encore les transis. Cou dans le cou de la tendresse duveteuse; ils ont du mal à respirer si l’un des deux manquent. Pour vivre heureux vivons scotchés.

J’ai rencontré des accros au téléphone, aux SMS, à Internet. Leurs fantasmes les tiennent debout, de ces deux bouts qu’ils ne rejoignent jamais. Ils ne vivent heureux que connectés.

Il y a ceux qui aiment sans état d’âme, ils ne savent pas ce que veut dire aimer. Ils prennent leur corps et se le rendent; ils ont tout oublié.

Il y a ceux qui portent clés de voiture bien carrossée. Ils klaxonnent et siègent arrière et redémarrent sans rétroviser.

Il y a celles qui aiment les coqs. Ça tombe bien, eux aiment les poulettes et ensemble ils vont caqueter.

Il y a les cow-boys de nos villes, endimanchés, cuir sur le dos  et baskets aux pieds; au rodéo, ils maîtrisent bien les courses-poursuites avec les pouliches de la citée.

Il y a ceux qui s’aiment SM tout de cuir bottés et fouet tressé, cinglent à la renverse Babette tel un cocher pour stimuler.

Il y a ceux qui s’aiment entre eux et elles entre elles; ils ont raison, il faut s’aimer.

Il y a ceux qui aiment par procuration devant film Titanic ou  yeux rivés sur le livre de L’amant de Lady Chatterley.

Il y a papi qui aime mamie et cela depuis l’éternité. Comment ont-ils fait? Qu’on me le dise, la plupart n’y sont jamais arrivés.

Il y a ceux et celles… Maintenant c’est à vous de continuer à raconter les différentes manières d’aimer que j’aurais plaisir à lire si vous me les communiquez.

Attente

Nous allons  faire le portait d’un oiseau à la manière de Prévert et définir l’attente qui met en jeu la patience.

Peindre d’abord une cage – avec la porte ouverte -Peindre ensuite – quelque chose de joli – quelque chose de simple – quelque chose de beau – quelque chose d’utile pour l’oiseau. Placer ensuite la toile contre un arbre – dans un jardin – dans un bois – ou dans une forêt – se cacher derrière l’arbre – sans rien dire – sans bougerParfois l’oiseau arrive vite – mais il peut aussi mettre de longues années avant de se décider – Ne pas se décourager – attendre, attendre s’il le faut pendant des années – la vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau n’ayant aucun rapport avec la réussite du tableau.

Quand l’oiseau arrive, s’il arrive – observer le plus profond silence – attendre que l’oiseau entre dans la cage – et quand il est entré – fermer doucement la porte avec le pinceau – puis – effacer un à un tous les barreaux – en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau.

Faire ensuite le portrait de l’arbre – en choisissant la plus belle des branches pour l’oiseau – peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent – la poussière du Soleil – et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été – et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter. Si l’oiseau ne chante pas : C’est mauvais signe – signe que le tableau est mauvais – mais s’il chante c’est bon signe – signe que vous pouvez signer.

Alors vous arrachez tout doucement une des plumes de l’oiseau – et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau. Jacques Prévert

Bien qu’aucun oiseau n’y ait pénétré depuis des années, la cage, avec sa porte ouverte, était peinte depuis fort longtemps. Posée sous les plumes d’aigles du grand tableau accroché au mur à l’ombre du spathiphyllum aux belles corolles blanches, la cage attendait là. Rien n’est caché : les enfants dans les cadres, les livres un peu partout, l’écran du téléviseur éteint, le divan couleur saumon des rivières entoure une table basse. La chaise africaine porte revues; dans l’angle, le coin  bistrot où deux chaises accompagnent le guéridon de marbre éclairé par un luminaire diffuse une douce clarté.

Au terme de quelques longues années, l’oiseau finit par arriver. Conforme à la peinture de l’artiste tout était joli, simple, beau, ainsi qu’il était recommandé. C’est alors que la peintre se sentit utile pour cet oiseau qui venait de rentrer. Et parce qu’il était malvenu de se cacher, la peintre s’assit sur le divan qui n’avait rien d’un divan à psychanalyser. Il proposa à l’oiseau de  s’y installer. Ce qu’il fit dans le moelleux des coussins. Etonnés, encore abasourdis par les basses d’un concert de Reggae d’où ensemble ils revenaient, la peintre ouvrit grand ses oreilles et espéra : L’oiseau allait-il chanter?

À ce moment là,  comme par enchantement la porte de la cage s’est refermée. Les barreaux un à un se sont effacés. Les plumes d’aigle n’ont pas moufté mais le spathiphyllum  s’est transformé en un arbre magnifique. Tout y était : le vert du feuillage que le vent frais de décembre pénétré par la fenêtre entrouverte faisait bruisser, la lumière de la Lune affichait ses ombres chinoises.  Aucun bruit.  Pas d’ écureuils, ils dormaient tous  dans les cyprès.

C’est alors que l’oiseau se décida à chanter! C’était donc, bon signe. Signe que l’attente de tant d’années venait d’être récompensée. La peintre, délicatement enleva une plume à l’oiseau et signa du mot « Patience » le tableau.

Dans le précédent article j’ai abordé ma manière de travailler.  Toutes les disciplines, qu’elles concernent un travail psychique ou spirituel, vont  permettre une remise en question de soi-même en vérifiant l’état de notre ego qu’il s’agit de discipliner. Non,  pas de le nier au profit d’un Soi, pas plus que  le piétiner pour favoriser l’émergence de Soi ni d’oublier le Soi à cause d’un ego surdimensionné. Mais tendre vers l’entièreté, sera de réunir en un même être nos différentes parties. Devenir entier. Être entier est s’accepter tel que nous sommes dans sa totalité avec son ombre et sa lumière. Ne jamais préférer l’une au détriment de l’autre. Le faire, ce serait nier une part de  nous. D’autant que la tendance sera de montrer la part la plus parfaite qui nous représente, celle jugée par nous la plus belle, celle qui se prêtera volontiers à charmer, à séduire; c’est qui se passe lors de la première rencontre, amoureuse ou autre.

Rentrer dans l’énergie, celle qui nous est destinée : qu’elle soit bouddhique, humaniste, mariale, christique. Que sais-je? Nous avons tous des écueils à contourner, des montagnes plus ou moins difficiles à franchir, des épreuves à surmonter. Pour nous y aider il est bon d’apprendre à faire confiance à notre guide intérieur. Nous a t-on appris à regarder la misère et la richesse, les ténèbres et la lumière qui nous habitent? Renier sa partie d’ombre revient à renier une part de Soi; choisir l’une au mépris de l’autre serait ignorer une part de nous-même; réunies, elles contribuent à nous faire devenir ce que nous sommes. Au risque de me répéter ! Ne jamais renier notre partie sombre au risque de nous trahir. Celle-ci une fois éclairée nous conduira à la Lumière.

La Lune existerait t-elle sans le soleil qui l’enlumine? Le jour ne succède t-il pas à la nuit? Alors pourquoi voudrions-nous ignorer notre part d’ombre?

Entrer dans l‘énergie. Et s’y baigner après avoir lâché les rames qui forçaient un courant qui n’était pas forcément le nôtre. Ces énergies nous mènent tous sur la même rive du cœur, dans le même désert intérieur, dans la même vallée où prairies verdoyantes et senteurs parfumées nous élèvent au dessus de notre condition humaine et nous rendent profondément unis à l’univers.

Pour vous rejoindre, j’étais partie dans le chamanisme : une des voies possibles de la recherche intérieure. Le voyage intérieur était-il agréable?

De vous le proposer fut un plaisir pour moi. Prenez soin de vous.