À l’origine tout était Ça : Ainsi pourrait commencer l’histoire du Ça et continuer ainsi : « Là où était le Ça, doit advenir le Moi » (S.Freud) Cela consiste à mettre du conscient dans le pulsionnel. Dit en terme psychanalytique : Se relayer au Principe de Réalité puisque le Moi est du Ça modifié par l’expérience du réel.
Vous remarquerez le sérieux du propos et en comprendrez toute la portée. Nous allons revisiter le parcours effectué depuis notre enfance.
L’enfant se structure d’abord à partir de ses besoins fondamentaux, ainsi que le démontre la théorie des besoins de Maslow. Les besoins de l’enfant sont d’ordre physiologique, sécuritaire, social et d’estime de Soi et il est impératif que ces derniers soient comblés. Déjà à ce stade et de plus s’il y a carence dans ces fondements, ou ressentis comme tels, le nourrisson va naturellement mettre en œuvre une stratégie liée à ses pulsions innées. L’adulte étant la continuité de l’enfant, il paraît évident que celui-ci va donc être agi en fonction de sa nature pulsionnelle. Cette nature sexuée de l’enfant se développera de manière harmonieuse ou non mais sera en étroite corrélation avec la vision parentale et éducative. Or, c’est ici que le Ça, cet inconnu inconscient, intervient. Si la personne n’a pas pris conscience, enfant, de ses désirs ( à cause de l’injonction parentale, sociétale, éducative) mais les a soigneusement refoulés, cette personne adulte obéira à l‘énergie pulsionnelle, l’énergie du Ça. Cette énergie est une » puissance qui tend à satisfaire les besoins innés » comme l’écrivait papa Freud; elle obéit au Principe de Plaisir, besoin qui tend à la satisfaction des besoins instinctuels. L’adulte restera donc fidèle à ses pulsions archaïques qui n’auront pas été dépouillées des pulsions infantiles.
Le Ça est le premier réservoir de l‘énergie pulsionnelle dans lequel le Moi puise ou emprunte une partie de son énergie. Il est aussi la réserve de l’énergie psychique. Ne vous est-il jamais arrivé de vous demander « Pourquoi j’ai dit ça? Pourquoi j’ai fait ça? » Ou encore « Mais qu’est-ce qui m’a pris d’accepter ça? » Autant de questions que l’on se pose et n’ont de réponses qu’émanant de l’inconscient, du refoulé, cette manne pour le Moi. Le Moi est seulement en partie inconscient et agit souvent à notre insu. Le Ça ne pense pas, le Ça agit. Il n’est donc pas raisonnable. Il organise la jouissance et règle le fantasme. Le Ça est rebelle à toute saisie : il est quelqu’un d’autre que nous en nous, neutre et impersonnel, agissant à notre insu, il nous fait agir et penser à notre place.
Ce mécanisme pulsionnel et non discipliné nous permet aisément de comprendre le comportement amoureux de chaque individu. Ce comportement est étroitement lié à la nature intrinsèque de la sexualité et à la manière dont a été vécue la résolution des pulsions dans l’enfance. L’énergie du Ça gronde dans la personne si, dans la relation amoureuse, celle-ci reste fixée à l’exigence de l’enfant qui, n’ayant pas acquis une autonomie affective, ne saura pas canaliser ses pulsions primitives. L’énergie du ça, va donc forcer le barrage de l’inconscient et se transformer en énergie agressive, caractéristique d’un comportement sexuel uniquement basé sur la recherche de satisfaction.
Un excédent d’agressivité sexuelle fait d’un amoureux un meurtrier sadique; une diminution notable de cette même agressivité le rend timide ou impuissant. Ainsi disait Sigmund, le Père de la psychanalyse.
Dans les jours prochains je continuerai à vous entretenir du Ça. Et des dégâts que celui-ci peut engendrer dans le quotidien. Pour aujourd’hui ça suffit!


mars 24th, 2009 - 13 h 08 min
et la suite du ça alors ? c’est que ça pulse en moi……
mais ça n’urge pas, je patiente
mars 24th, 2009 - 17 h 07 min
ça suit, à ce que je vois et ça me remplit de joie…La suite du ça, très bientôt, juste le temps de débarrasser le moi de l’encombrant inconscient contenant le ça