Avec quelle énergie dévastatrice nous fabriquons, dans le lieu même de notre corps, une quantité de substances, étonnamment riches, incroyablement organisées. Cette usine « fabrique » rend compte des particularités de notre fonctionnement, nous révèle dans notre façon d’être. Les tourments psychiques se cristallisent pour se convertir dans le corps : nous somatisons. La somatisation est le miroir de nos préoccupations. C’est de cela dont nous allons nous entretenir aujourd’hui. Sucre, sel, champignons, graisses, cailloux…À priori nous pourrions faire une soupe de tous ces ingrédients s’ils n’étaient des toxines, des concrétions que notre corps a du mal à évacuer.
Commençons par le sucre, cette douceur interdite aux diabétiques. Et pour cause ils en fabriquent trop. Nous ne parlerons pas ici des causes physiologiques de ce dérèglement, mais peut-être pouvons nous évoquer un manque, une frustration de tendresse, d’attention à l’origine de cette maladie invalidante. L’organisme fabrique matériellement ce qui lui fait défaut affectivement…
Le sel, en trop grande quantité dans les urines mettra en danger les reins, augmentera la tension…La vie de tel individu en manque-t-elle? Vit-il sans goût de vivre?
Champignons. De ceux-ci nous n’évoquerons pas les hallucinogènes mais ceux qui engendrent des mycoses. On les trouve dans les milieux humides de préférence, au niveau de la sphère génitale, sur le corps et dans la bouche. Celui qui s’installe la bouche porte un joli nom fleuri : celui de Muguet. Que dire des champignons si ce n’est leur prolifération envahissante qui a pour but, entre autre, d’éloigner les échanges amoureux quand ceux-ci sont interdits. Un exemple parmi tant d’autres : Une jeune femme musulmane toujours vierge à 33 ans, se devait de rester fidèle à la promesse que son père exigea d’elle, arriver vierge au mariage. Dans ses relations amoureuses elle ne « tombait » amoureuse que d’homosexuels. Lorsqu’un jour, certaine d’être amoureuse d’un garçon (hétérosexuel ) qui lui convenait, elle déclencha automatiquement une mycose génitale qui la rendit folle de douleur et de désespoir. La relation se termina parce que le jeune homme se fatigua d’attendre pour butiner sa belle. Plutôt que désobéir à son père elle mit en place une affection qui lui interdisait de braver le tabou de sa virginité.
Graisses: Le fameux cholestérol synthétisé par le foie en bons et mauvais cholestérols. Le foie dont la colère est une des manifestations les plus répandues de cet organe, peut mettre en évidence la peur d’être piégé (dans une relation par exemple), la peur de l‘abandon (dans sa relation actuelle, effet de la répétition d’abandons successifs – ou supposés tels - pendant l’enfance), une obsession face à l’échec. Être aimable envers soi-même est une possibilité pour éviter le conflit interpersonnel qui, à terme, produira du mauvais cholestérol et favorisera les problèmes cardio-vasculaires. Là aussi, trop de rigidité, soudaine agressivité, perte de vue de l’ensemble, s’attache aux détails. Manque de souplesse, ne peut arrondir les angles. Mettez de l’huile pour que ça glisse pour éviter de fabriquer du mauvais cholestérol. Petit conseil:L’huile d’olive est excellente, prise à jeun, pour déverrouiller le foie « fatigué », pour fluidifier les graisses en diminuant les risques d’athérosclérose.
Cailloux: Greli grelot combien j’ai de cailloux dans mon jabot?Oups! Seules les poules et les oiseaux (en liberté) ont besoin de cailloux dans leur jabot. Ou les chemises…Les cailloux fabriqués par le corps au niveau de la vésicule biliaire ou de la sphère urino génitale sont la conséquence d’excès de pensées souvent auto dépréciatives, annonciatrices de calamités. La rumination, la peur de perdre le contrôle des événements et de l’entourage, de l’incapacité à se relâcher, à faire confiance. Trop de rigidité, exigence de résultats, d’hypersensibilité avec perte d‘estime de soi. Ces personnes ont des difficultés à trouver la place « confortable » qui leur permettrait de s’épanouir. L‘anxiété y est aussi pour beaucoup; elle crée des situations de blocage, construit des murs de pierres impossibles à franchir, empêche la clarté de l’esprit.
D’où nous viennent ces protubérances (verrues, cors au pieds, fibromes, kystes)….et j’en passe et ces déformations (du squelette)? Comment s’inscrit notre géographie intime sur les reliefs de et dans notre corps? Bien sûr l’alimentation est en partie une réponse à ces problèmes. Cependant, elle seule, bien qu’elle y contribuera, ne peut faire disparaître le stress ni la tristesse, ni l’angoisse existentielle, ni l’insécurité, encore moins la précarité. La difficulté à créer du lien social, de la joie, à chasser l’ennui tant de circonstances où repli sur soi-même vont forcer le corps à prendre le relais pour exprimer ce qui ne peut l’être par la parole.
Assez allez-vous dire, et vous aurez raison! C’est le printemps que diable! Pas besoin d’avoir du muguet dans la bouche pour le réaliser. À bientôt avec quelque gaieté.

