L’âge avance. On peut toujours essayer de l’arrêter, on n’y arrivera pas. Quoiqu’on fasse on ne peut l’empêcher de courir. Mais qu’importe si l’on avance avec humilité à la cadence du Temps qui lui est éternel. Humble, toujours. Et savoir pour mieux reconnaître que l’on ne sait jamais rien. Qu’au terme de la vie, peut-être, là, aurons-nous quelques certitudes de la fin certaine qui approche ; peut-être aurons-nous compris ce qu’il y avait à comprendre ; aurons-nous appris ce qu’il y avait à apprendre, aurons-nous su ce qu’il y avait à Savoir. Merci à l’ignorance de nous pousser à aller plus loin dans la Connaissance.
La Connaissance quel grand mot ! Quel gros mot dans la bouche de la jeunesse persuadée de connaître la Vie en l’absence d’expériences. La jeunesse tâtonne, revendique et se rebiffe. Et elle a bien raison de se comporter ainsi, elle a raison d’être dans la prétentieuse voie d’un savoir livresque. Expérience. Rassurante Joie, aussi, quand elle cherche à s’inscrire dans le devenir et pour le devenir d’un avenir pour l’instant n’existant que dans le néant, foisonnant de « lorsque je serai ».
Un autre pan de mur tombe, ce faisant se consolident les liens. Une autre vision venue d’une apparente Babylone, vient éclairer la mienne. Se sentir compris et aimé pour ce que nous sommes et s’en réjouir, sans jamais croire à une lumière venue de l’extérieur de nous-mêmes mais la sachant là, enfouie l’intérieur de nous-mêmes, l’autre en étant le révélateur. D’une lueur jaillit une étincelle. Là encore, je suis réveillée par l’amie dans la nuit passagère qui assombrissait mon séjour sur Terre. Comme un écho bienfaisant, bienveillant j’accepte humblement de recevoir ce cadeau.
Premier Mai. Heureuse Fête du Travail à continuer à faire sur Soi; belle Fête embellie de milles brins aux clochettes d’un blanc étincelant que je vous offre.

