Subscribe to Libido Sexualité Conseils Subscribe to Libido Sexualité Conseils's comments

Masturbation suite et fin

Posted by lyli. Comment (0).

Le Ça c’est vu. Voir l’article du « Sexe ça crée » publié en date du 17 mars. Le Ça continue, publié en date du 23 mars et Le Ça, ça crée quoi? publié en date du 1er Avril.Nous en avons donc fini avec le Ça qui n’est pas que ça, mais avec le Ça, aussi! De quoi allons nous parler ce jour? Pas de la pluie et du beau temps quand même! Ni des avions qui s’écrasent ni du chat de la voisine qui a disparu en même temps qu’elle? Ni du soleil qui attaque la peau de la famille Groseille allongée sur la plage? Pas de la crise, non plus, la radio nous en rabâche les oreilles, et sans rien y comprendre nous en subissons les effets. Nous n’allons pas parler non plus des élections européennes, où les Verts ont fait un très bon score? Merci Dany le Rouge! Pas de la couleur rouge des yeux du lapin myxomatosé ? L’ami Roy m’écrit et me suggère que… peut-être, il serait bon de  terminer ce que j’ai commencé. Quoi?Ah, oui! la masturbation, pardi comme on dit à Toulouse! Pardi qui veut dire Par Dieu du côté de par chez nous les Toulousains. Ailleurs ils disent Parbleu! Donc, pardi ou parbleu (au choix de la région qui nous a vus naître) évidemment que nous allons continuer à parler de ce que propose ce grand masturbateur de Roy. Dans sa pathologie. Non pas de la pathologie de Roy, mais de celle de la sexualité perturbée, contaminée par la répression de la masturbation..

Si pour la plupart des adeptes de la masturbation,  qui en font un usage salutaire, voire une panacée,  bénéfique pour eux-même seul ou en couple, pour d’autres elle est devenue une obsession, une obligation à satisfaire un priapisme provoqué par la main  qui caresse. Me caresser devient un cercle vicieux, me disait cet homme qui consultait pour trouver une solution pour  ne plus penser qu’à ça : se masturber. La psychothérapie entreprise démontra qu’il avait une sexualité pauvre, refoulée, inhibée. « Quand j’étais enfant, ma mère me surprit à jouer avec mon sexe. Quel bonheur j’y trouvais à cette époque là! Le cri d’horreur que j’entends encore m’a paralysé et depuis ce jour j’ai besoin de me cacher, y compris de ma compagne, pour pratiquer seul une chose qui ne me donne aucun plaisir mais beaucoup de culpabilité. On l’aura compris, l’horreur qu’ il a inspiré à sa mère, a entravé, a stoppé sa sexualité au moment où il faisait connaissance de son corps. Dès lors il fut étiqueté par sa mère et par lui-même comme étant « malade, pervers, vilain  et sale petit garçon ». Le petit garçon devenu grand ne s’en remit jamais mais resta bloqué sur l’obsession génitale, illusion d’une sexualité qu’il devait à tout prix satisfaire seul, pour arriver à l’orgasme libérateur, en une éjaculation – évidemment trop rapide se plaignait-il, afin de ne pas être surpris.

La morale maternelle (dans ce cas précis) a réprimé cette pratique infantile, condamnant l’enfant à abandonner cette partie du corps qui va devenir une zone où s’inscrit la peur, la honte et l’interdit et générer de profondes inhibitions, sans pour cela cesser la masturbation qui va devenir obsessionnelle. L’inconscient, rappelez-vous, ne sait que désirer et ne veut que jouir. Cet homme resté au stade et dans la recherche du plaisir éprouvé dans l’enfance, eut du mal à réapprivoiser  ce bonheur.  La thérapie enraya l’obsession en levant l’interdit, la culpabilité,   la honte  et la notion de sale. Transformé par la compréhension de ce processus mortifère, cet homme s’autorise à vivre une sexualité épanouie.

Nombreuses sont les personnes (hommes ou femmes) qui vivent une frustration permanente en refoulant l’érotisme avec un (e) partenaire, vivent leur sexualité sans désir lié à l’interdiction faite dans l’enfance. Elles continuent à faire un interdit de cet acte qui les rendraient autonomes. La pathologie n’est pas dans la masturbation mais dans les représentations, les images, et les traumatismes qui y sont liés. Entachée de croyances, de répression, de tabous, d’interdits,  la pratique masturbatoire vécue dans ce registre ne peut que « fabriquer » des individus refoulés, inhibés.

Michel Tournier dans  Météores écrit ainsi de l’imagination « Le cerveau fournit au sexe un objet imaginaire, cet objet il incombe à la main de l’incarner ».

Allez joyeux et tranquilles à la Fête de la Musique en commençant bien l’été.



Leave a Reply

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>