Nous sommes tous drogués à quelques substances, à quelques personnes, à quelques objets, à quelques professions, à quelques idoles…
La dépendance fait partie intégrante de notre vie comme les branches font partie de l’arbre.Au commencement de notre vie et déjà dans le contenu d’une giclée de spermatozoïdes (et ils sont nombreux) la bataille est rude pour que l’un d’entre eux vienne féconder l‘œuf qui fera de lui un être humain. Si nous sommes ici et maintenant c’est peut-être bien que nous l’avons décidé à cet instant là. Allez savoir?! »Premier dilemme posé à l’œuf fécondé par le têtard » Dois-je m’accrocher à la trompe de ma mère ou bien dois-je mourir avant de m’installer dans son utérus? » Le mien et vous tous qui me lisez ont décidé de s’accrocher, se sont transformés en embryon, se sont développés, sont devenus fœtus. Or, à l’implantation de l’œuf, de la paroi de l’utérus est envoyée une molécule l’ANANDAMINE, molécule de la famille du cannabis. C’est de ce choix là que dépend son implantation, de ce message secret cellulaire qui lie déjà l’enfant à sa mère. C’est le premier des grands secrets de notre vie. Combien d’adolescents souvent dépendants du cannabis disent à qui veut les entendre » je n’ai pas demandé à naître? »tentant ainsi d’éloigner d’eux la souffrance et la responsabilité de leur vie qu’ils n’avaient pas imaginées ainsi. Les résurgences de la conception réapparaissent à l’adolescence.
Une fois accroché et anandamisé l‘œuf tombe dans une fosse de glycogène (glucose, sucre à l’état pur). Ce sucre va redonner de l‘énergie à l’œuf qui à ce moment, arrivant en fin de réserve, en est totalement dépourvu. Ce sucre va coder profondément le fonctionnement de l’embryon. Nous sommes là à la deuxième phase, la première étant une promesse de cannabis suivie par une abondance de sucre. Ces deux dépendances (cannabis et sucre) sont intimement liées comme ont pu le constater les grands fumeurs qui ont un grand besoin de sucre.
Pendant neuf mois le fœtus, nourri de l’intérieur par l’intermédiaire du cordon ombilical, nageant dans le liquide amniotique, est totalement dépendant de sa mère, de son alimentation, de ses émotions… Quittant ce monde sécurisé, il devra attendre de nombreuses années avant d’être autonome pour pourvoir à son alimentation, à son indépendance psychologique et affective, qu’il devra acquérir coûte que coûte au fil des ans qui passent. L’adulte dépendant aura tendance à absorber des produits sucrés, chocolatés (le pot de Nutella, les tablettes de chocolat et les pâtisseries viendront combler les manques dûs au mal-être). Tendance qui sera ensuite assujettie à bien d’autres dépendances, comme l‘alcool (qui se transforme en sucre dans l’organisme), le tabac, le jeu, les dépenses compulsives, le stress, le travail, le sexe…Toutes ces dépendances sont autant de preuves traduisant nos infirmités, nos difficultés à accéder à notre propre vérité. C’est toujours un élément extérieur qui transformé en besoin nous rendra addict à la manière inexorable d’une drogue.
Il existe une troisième période déterminante lors de la naissance au moment de l’accouchement. Période de grande souffrance pour la mère et l’enfant pendant laquelle le cerveau secrète des endorphines (morphines internes, apportant sensations de bonheur et de bien-être). Comme une piqûre de rappel, dans les moments pénibles de notre vie, on peut avoir recours aux endorphines en devenant accro à la souffrance, confusion du départ entre celle-ci et le bonheur ressenti lors de la décharge d’endorphines. C’est ainsi qu’à notre insu on devient dépendant de la douleur. Une conduite répétitive va induire un malheur qui au final fera du bien. Dépendance perverse qui aide les enfants battus à supporter les coups, qui aident les enfants ayant subi des souffrances physiques et morales en vivant des événements inadéquats de leur âge. Et entraîner des dépendances alcooliques, morphiniques (cocaïne, héroïne). On fera le lien entre les drogués à l’adrénaline que va produire le stress, la réussite par la prise de risque (sport extrême)…
Chaque drogue (quelle qu’elle soit) est un substitut à une dépendance de base non résolue, un empêchement aux choix donc à sa liberté. Une personne libre et autonome sera totalement responsable d’elle-même et de son entourage, sans conflit. La liberté donne sens à la vie, elle est essentielle et nous permet de quitter nos dépendances.

