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Un commentaire que vous pourrez retrouver dans sa totalité à la rubrique « commentaire », provenant du  « Rapport Hite » écrit par Shere Hite concernant la masturbation féminine. Merci à Sis qui a eu la gentillesse de nous le donner à lire. Passez un bon dimanche en prenant soin de vous.

A ceux ou celles que ça peut intéresser, je viens de commencer un livre qui s’intitule “”Le Rapport Hite”, ça commence bien, je sens qu’il m’enrichit déjà…. je laisse le descriptif de l’éditeur vous en parler:

“Plaisir, sexe, excitation, orgasme, pénis, caresses, masturbation, vibromasseur… il n’est question que de “ça” dans ce pavé de près de 600 pages dédié au plaisir féminin.
3 000 femmes qui parlent de sexualité, ça ne laisse personne indifférent. La preuve : 35 millions de livres ont été vendus dans le monde entier depuis sa première parution, en 1976. Et cette nouvelle édition, enrichie, augmentée, entièrement refondue, ne devrait pas démentir son succès. Ouvrage de référence, découpé en 10 parties, le rapport Hite n’y va pas avec le dos de la cuillère : après les préliminaires, durant lesquels l’auteur explique sa méthode de travail, les questionnaires envoyés aux femmes, etc., on attaque immédiatement par la masturbation. Qu’en pensent les femmes ? Comment procèdent-elles ? Quelles sont les positions les plus recherchées ? Autant de femmes, autant de réponses hyper détaillées sur 50 pages.
Ensuite, LA question : orgasme clitoridien ou vaginal ? Revoilà nos femmes qui expriment avec luxe de précisions comment elles perçoivent l’excitation, ce qu’elles apprécient dans les contractions, les orgasmes multiples, la différence entre la jouissance obtenue par la masturbation et par la pénétration, bref : tout y passe.

Et puis, enfin, arrivent les rapports avec l’homme : à lire toutes celles qui s’ennuient pendant le coït, il devient urgent d’offrir cet ouvrage unique à tous les mâles qui désirent connaître un peu mieux les désirs de l’autre moitié de la planète ! Conclusion de ces dames : pour jouir avec un amant, mieux vaut se stimuler soi-même. Un chapitre entier est dédié à cet organe exclusivement féminin : le clitoris. Encore une mine d’informations pour les hommes déboussolés par ses caprices…

Et aussi ? L’homosexualité (que font deux femmes au lit ? Vraiment des tas de choses…), l’esclavage sexuel, la révolution sexuelle (elle est décidément en marche), les femmes de 40 ans et plus… Si vous êtes une femme, vous êtes forcément concernée par ce livre et si vous êtes un homme peut-être encore plus ! Quelques questions qui nous ont paru passionnantes : “Comme d’habitude ?”, “Quel est l’avenir du coït ?”, “Votre vulve est-elle jolie ?”, “Les femmes désirent-elles toujours faire l’amour ?” et “Les hommes sont-ils des bêtes obsédées par leurs hormones ?”

Nous sommes tous drogués à quelques substances, à quelques personnes, à quelques objets, à quelques professions, à quelques idoles…

La dépendance fait partie intégrante de notre vie comme les branches font partie de l’arbre.Au commencement de notre vie et déjà dans le contenu d’une giclée de spermatozoïdes (et ils sont nombreux) la bataille est rude pour que l’un d’entre eux vienne féconder l‘œuf qui fera de lui un être humain. Si nous sommes ici et maintenant c’est peut-être bien que nous l’avons décidé à cet instant là. Allez savoir?! »Premier dilemme posé  à l’œuf fécondé par le têtard  » Dois-je m’accrocher à la trompe de ma mère ou bien dois-je mourir avant de m’installer dans son utérus?  » Le mien et vous tous qui me lisez ont décidé de s’accrocher, se sont transformés en embryon, se sont développés, sont devenus fœtus.  Or, à l’implantation de l’œuf, de la paroi de l’utérus est envoyée une molécule l’ANANDAMINE, molécule  de la famille du cannabis. C’est de ce choix là que dépend son implantation, de ce message secret cellulaire qui lie déjà l’enfant à sa mère. C’est le premier des grands secrets de notre vie. Combien  d’adolescents souvent dépendants du cannabis disent à qui veut les entendre  » je n’ai pas demandé à naître? »tentant ainsi d’éloigner d’eux la souffrance et la responsabilité de leur vie qu’ils n’avaient pas imaginées ainsi. Les résurgences de la conception réapparaissent à l’adolescence.

Une fois accroché et anandamisé l‘œuf tombe dans une fosse de glycogène (glucose, sucre à l’état pur). Ce sucre va redonner de l‘énergie à l’œuf qui à ce moment, arrivant en fin de réserve, en est totalement dépourvu. Ce sucre va coder profondément le fonctionnement de l’embryon. Nous sommes là à la deuxième phase, la première étant une promesse de cannabis suivie par une abondance de sucre. Ces deux dépendances (cannabis et sucre) sont intimement liées comme ont pu le constater les grands fumeurs qui ont un grand besoin de sucre.

Pendant neuf mois le fœtus, nourri de l’intérieur par l’intermédiaire du cordon ombilical, nageant dans le liquide amniotique, est totalement dépendant de sa mère, de son alimentation, de ses émotions… Quittant ce monde sécurisé, il devra attendre de nombreuses années avant d’être autonome pour pourvoir à son alimentation, à son indépendance psychologique et affective, qu’il devra acquérir coûte que coûte au fil des ans qui passent. L’adulte dépendant aura tendance à absorber des produits sucrés, chocolatés (le pot de Nutella, les tablettes de chocolat et les pâtisseries viendront combler les manques dûs au mal-être). Tendance qui sera ensuite assujettie à bien d’autres dépendances, comme l‘alcool (qui se transforme en sucre dans l’organisme), le tabac, le jeu, les dépenses compulsives, le stress, le travail, le sexe…Toutes ces dépendances sont autant de preuves traduisant nos infirmités, nos difficultés à accéder à notre propre vérité. C’est toujours un élément extérieur qui transformé en besoin nous rendra addict à la manière inexorable d’une drogue.

Il existe une troisième période déterminante lors de la naissance au moment de l’accouchement. Période de grande souffrance pour la mère et l’enfant pendant laquelle le cerveau secrète des endorphines (morphines internes, apportant sensations de bonheur et de bien-être). Comme une piqûre de rappel, dans les moments pénibles de notre vie, on peut avoir recours aux endorphines en devenant accro à la souffrance, confusion du départ entre celle-ci et le bonheur ressenti lors de la décharge d’endorphines. C’est ainsi qu’à notre insu on devient dépendant de la douleur. Une conduite répétitive va induire un malheur qui au final fera du bien. Dépendance perverse qui aide les enfants battus à supporter les coups, qui aident les enfants ayant subi des souffrances physiques et morales en vivant des événements inadéquats de leur âge. Et entraîner des dépendances alcooliques, morphiniques (cocaïne, héroïne). On fera le lien entre les drogués à l’adrénaline que va produire le stress, la réussite par la prise de risque (sport extrême)…

Chaque drogue (quelle qu’elle soit) est un substitut à une dépendance de base non résolue, un empêchement aux choix donc à sa liberté. Une personne libre et autonome sera totalement responsable d’elle-même et de son entourage, sans conflit. La liberté donne sens à la vie, elle est essentielle et nous permet de quitter nos dépendances.

« L’érotisme ne peut être envisagé, que si l’envisageant, c’est l’homme qui est envisagé. …En particulier, il ne peut être envisagé indépendamment de l’histoire du travail, il ne peut être envisagé indépendamment de l’histoire des religions »

D’après Georges Bataille, dont citation ci-dessus issue de « L’érotisme« , il existe trois sortes d’érotisme: l’érotisme des corps, l’érotisme des cœurs et pour finir l’érotisme sacré. Dans l’érotisme des corps tout est mis en œuvre pour atteindre le plus intime en nous. Cet état de l’intime, impliqué dans le désir érotique, préfigure la dissolution de l’être que nous sommes – c’est ainsi que l’on parle d’une vie dissolue, en désignant une personne qui a une importante activité érotique.

Dans ce premier mouvement des corps unis dans l’érotisme, ne retrouve t-on pas la violence faite par la violation de l’intime de l’être des partenaires? Cette violation confine à la mort dont la « petite mort » en figure une représentation. « Il y a dans le passage de l’attitude normale au désir, une fascination fondamentale à la mort » (G.Bataille) Cette violation, consentie et recherchée,  qui œuvre dans l’érotisme, va déstructurer l’être fermé et discontinu (état normal) des partenaires. La nudité (se mettre à nu aussi bien symbolique que physique) qui accompagne l’érotisme dépossède d’un état établi, d’un Moi (dis)continu et entier, d’une forme de vie sociale, régulière.

L’érotisme des cœurs différemment de l’érotisme des corps, matériel, fait lien avec le sentiment amoureux des partenaires entre eux. Et c’est de ce sentiment souvent passionnel que surgit la violence. Cet état de passion introduit un trouble, un dérangement si grands qu’ils peuvent atteindre, sinon souhaiter,  la mort. La sienne ou celle du partenaire : « Je préfère mourir que de le perdre; ou le tuer plutôt qu’il s’en aille »; paroles entendues relativement souvent dans la consultation pour une problématique passionnelle. Car comme nous l’avons vu à l’article « La passion » celle-ci est intimement liée à la souffrance,  et, ai-je envie d’ajouter, elle lui est proportionnelle. Puisque « seule la souffrance révèle l’entière signification de l’être aimé« , c’est toujours Georges Bataille qui le dit.

La passion nous engage hors de nos limites que sont les interdits, elle nous engage dans la souffrance, puisqu’elle n’est au fond  que la recherche d’un impossible. La recherche d’un impossible que l’on pense avoir trouvé durant le temps que dure la passion – celle-ci unissant deux êtres pour n’en faire qu’un – cet impossible étant de pallier notre solitude. Cette promesse illusoire qui ne dure dans la passion que le temps d’une fusion de deux corps, peut être meurtrière si on la tient pour réalité en désirant la perpétuer dans la continuité. Cependant on retrouve dans la passion la vérité de l’être et sa continuité: « L’acte d’amour est un aveu » disait Albert Camus.

La continuité de l’être se façonne depuis la nuit des temps par le travail (on peut voir les outils retrouvés – entre autre – dans les grottes de Lascaux, dans les tombeaux). Le travail met en conscience de la mort et fait partie, avec les interdits réglant et limitant la sexualité, des conduites fondamentales qui gèrent le genre humain. L’érotisme découle de cette évolution, de cet aspect de la vie intérieure liée à la religion (religion voulant dire relier)

Faire se rejoindre l’érotisme et l’amour, telle fut la découverte de nombreux chercheurs de l’amour. L’amour - au sens du don, de l’altruisme, de la compassion, la sexualité d’où s’origine l’enfant et l’érotisme dont est issue toute sensualité, sont des formes compatibles de l’amour et, peuvent, ensemble, former un pont unique pour atteindre la rive du divin. On en reparle bientôt.