Les familles Groseille et de Quenois ont enfin déserté les plages, chacun repartant vers leurs servitudes grises pour les uns, dorées pour les autres. Servitudes quand même. Et nous, les Groseilles ou les de Quenois, selon que nous habitons les hauteurs de la Californie ou les quartiers plus populaires de Cannes, nous pouvons nous rapproprier le sable du bord de mer et son eau salée pour s’y baigner, le soleil pour s’y dorer. Nous disposons de nos deux mètres carrés cinquante de plage sans que la rabane du voisin empiète sur notre serviette. Il ne s’agit plus de barboter comme les canards de la mare d’Eugénie (la grand mère) mais de nager aller-retour en poussant aussi loin que le permettent les balises de sécurité à ne pas dépasser au risque de se faire trancher par les hors-bords qui sillonnent le large.
Appliquée à faire la grenouille, mains et jambes déployées et ramenées au rythme du souffle des poumons fatigués par la moiteur de l’enfermement quasi monastique de ce mois d’août, ma tête vagabonde et invente un nouveau concept haut de maillot : des fleurs à poser sur le bouton des seins pour les habiller joliment. Le bouton figurerait le cœur, les pétales s’ouvriraient sur l‘aréole cachant tout en soulignant les deux globes au lait tari mais toujours précieux rappelant le temps où tétés par l’enfant, aimés par l’amant, les seins comme deux nénuphars solitaires flotteront au fil de l’eau.
L »habit ne fait pas le moine, ni les fleurs des fruits du Jardin d’Eden, pas plus qu’une nageuse occasionnelle n’est une naïade, ni une femme culottée d’un maillot à écailles sur des fesses rebondies n’est une sirène…
La mer est haute ce matin à huit heures, elle déferle sur le sable laissant très peu de place pour s’y installer. Ventre plat et longues jambes, une fille rousse a monté un rempart de sable avec vide sanitaire pour protéger sa serviette de l’assaut des vagues; certainement une architecte… L’édification terminée, elle enlève la pince de ses cheveux qui se répandent sur ses épaules en cascade cuivrée, dénoue la soie légère de son cou et plonge dans l’eau bleue encore propre, les lunettes de soleil toujours rivées sur son nez…
Quoi de neuf en ce début d’été indien qui s’annonce torride?
Oasis, le groupe, n’est plus qu’un mirage. Les frères Gallagher se sont tapés dessus en back-stage de Rock en Seine. Dissous le groupe et la tournée. Michael qui refusait de vieillir n’en finit pas de renaître avec le Moonwalk dans les jambes de ses fans et lui-même disparu dans la galaxie. Endormi, à tout jamais. Le dernier des Kennedy a aussi quitté ce monde, entombé près de ses frères. Paix à sa grandeur. Les syndicats se préparent à attaquer la rentrée aussi fortement que la grippe A dont les 94 millions de doses-vaccins mobilisées sont prêtes à vous être injectées. Oui, oui à l’automne. Personnellement je vous laisse généreusement ma dose car je tiens à fêter d’autres anniversaires, à commencer par celui du 31 août.
Avez-vous fait le plein de rires? Éloigné le stress? Consolidé vos défenses immunitaires? Oui! J’entends le chœur des fans qui me rassure et m’assure avoir suivi les conseils de http://www.libidosexualite.com/ tout au long de l’été et qui comme moi offriront leur dose de vaccin. Sympa non?
Allez bonne rentrée !

