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D‘hystéricon, où s’originent les mots hystérie et utérus, dont on a gardé la dernière syllabe « con« , rappelle l’absence de pénis. Traiter un homme de « con » est une injure qui le dépouille de ses attributs virils. Le con étant le sexe de la femme, dire à un homme qu’il est « con » revient à le traiter de femme…Ainsi mesurerait-on la valeur d’une personne à cet appendice ou à son absence ? D’ailleurs la circoncision, castration symbolique,  consiste à ôter le prépuce, celui-ci étant considéré comme féminin et en figure le vagin dans lequel est fourré le gland masculin. Ainsi l’homme est dégagé dans son corps de tout élément féminin. La circoncision met en place la séparation d’avec la mère qui, en éliminant ce petit bout de chair,  contribue à renoncer symboliquement à la bisexualité divine – Dieu s’est fait homme et pas le contraire. La circoncision marque à la fois la nature humaine, donc mortelle,  et la masculinité; …mais aussi la récupération symbolique du fils par le père en devenant le premier acte de la différentiation sexuelle. (Elisabeth Badinter in XY- De l’identité masculine).

Nous savons que l’idéologie sociale est essentiellement phallique. Du masculin, on ne retient que la forme pénienne  qui par la taille du pénis, le petit de l’homme se mesurera à la verticalité paternelle, rêvant d’atteindre au plus vite et la grosseur et la longueur pour supplanter papa et atteindre maman. A l’âge adulte c’est souvent au travers de sa compagne que l’homme essayera d’atteindre la mère

D’ailleurs, cette citation « L’homme est une chose, qui, un jour, est sorti de la femme et passe toute sa vie à tenter d’y retourner«    confirme : La femme est la cause de l’enfant et c’est bien à ce titre que chaque être humain sur terre est sorti d’un con: « Il est temps de faire/ La définition/ De ce mot espiègle/ Qui échappe à la règle/ Plus noble qu’un aigle/Dans sa condition/ Ce mot vous le dites/ Censeurs hypocrites/ Établissez vite/ Son vrai sens profond/ Car si on l’ausculte/ Au lieu d’une insulte/ On peut faire un culte/ Du joli mot con. Pierre Perret chante ainsi le con, dans « Celui d’Alice » après  qu’Aragon en ait fait l’éloge dans « Le con d’Iréne ». Cela n’a pas pour autant fait disparaître la connotation vulgaire et injurieuse de ce petit mot dont la traversée à sens unique a peuplé la terre. Pourquoi tant d’éloges pour le  sexe d’homme et tant de mépris pour le sexe de la femme?

Conseil aux  hommes : arrêtez de glander et respectez les cons…