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Qu’arrive t-il à Lyli pour afficher un tel titre? Certains d’entre vous se poseront la question. D’autres (la plupart) vont se jeter dessus en pensant y découvrir, du graveleux, du vulgaire, du coquin, un moyen d’attirer  l’attention. Chacun de vous aura raison. La minorité (celle qui se pose des questions) sera rassurée, tandis que la plupart, que les faits divers attirent comme le fait l’aimant(et non l’amant) pour la  limaille, n’y trouveront pas leur compte. Tant pis!

Voyez-vous moi aussi je me pose des questions. Des questions à moi-même (seul moyen d’avancer) mais pas seulement. Je m’interroge sur le degré d’intérêt que, vous,  lectrices et lecteurs (moins nombreux) vous avez à visiter le blog et j’aimerais en savoir plus sur ce que celui-ci vous apporte. Pour ma part une certaine curiosité presque enfantine, m’a fait jouer avec le nom du blog (libidosexualite.com) pour en dernier ressort, en accepter la proposition qui m’a été faite de ce titre, un tantinet provoquant, j’en conviens; mais là encore pas seulement! Loin de moi l’idée de me justifier, j’assume mes choix. Par contre je  tiens à rappeler l’importance  de la sexualité qui nous donne la vie et pourquoi pas, non convaincre mais  partager mes idées et mon intérêt conscient qui concerne tous les êtres humains doués de réflexion. Et des dégâts que la sexualité entraîne quand elle est vécue sans respecter cette vie même qu’elle nous a donnée.

D’après les statistiques que je consulte tous les matins pour voir le nombre de visites (augmentant de jour en jour, merci à chacun de vous) et m’étant aventurée plus avant dans les détails, j’ai pu y lire que les mots fortement connotés sexuellement ont le plus de succès. On s’en serait douté. Partant de cette constatation j’ai pensé que les friands de pornographie, les gloutons de  sexualité débridée, les aficionados de masturbation devant écran recherchant un article affriolant ont dû être pour le moins désappointés…

Vous en conviendrez, les sujets traités n’ont rien de pornographique, rien de vulgaire, rien qui puisse choquer la pudeur des plus réservés, rien qui puisse non plus exciter les pulsions libidinales. Rien de tel sur ce blog au nom fumant mais beaucoup de réflexions. Avec à la clé l’espoir de nous amener à poser les bonnes questions sur le sens de la sexualité,  à méditer sur  les propositions qui sont faites afin de la vivre au mieux et tenter pour certains d’en réduire les troubles. Parler de cette chose qui encore aujourd’hui est maltraitée, dévoyée, détournée de sa réalité première, consentie ou non – la VIE - pour en faire, non pas un titre sulfureux mais un contenu ô combien prétentieux, d‘informations, d’éducation

Ce blog, traite avec PASSION le SEXE sans hémoglobine et si votre désir est de le conserver en l’état ou d’en modifier le contenu, il ne tient qu’à vous de le dire en répondant aux questions posées et de les faire parvenir en commentaires sur  http://www.libidosexualite.com/ Merci!

Statistiques et  sondages sont à la mode, suivons la!

  • Aimez-vous, ou non,  la manière dont les sujets sont abordés?
  • Trouvez-vous les sujets trop sérieux? Incompréhensibles?
  • Trop littéraires? Inaccessibles?
  • Les sujets traités sont, d’après vous, suffisamment cernés, ou
  • Préféreriez-vous qu’ils soient plus approfondis? Lesquels?
  • Quels sujets aimeriez-vous aborder ?
  • Aimeriez-vous un blog plus coquin, plus grivois?

Puisse le week-end vous inspirer. À vos claviers!

Jalousie -2.

La jalousie délirante n’existe pas en tant que forme séparée des deux autres  (voir article  http://www.libidosexualite.com/?m=20090903 ). À cette dernière  s’ajoute, outre la projection et le désir inconscient d’infidélité, une attirance pour un objet d’amour du même sexe que le sujet faisant émerger une homosexualité refoulée. Dans la jalousie délirante ce qui a été refoulé au dedans revient du dehors par la voie de la projection. Ainsi dans ce délire de jalousie un homme dira « Je ne l’aime pas c’est elle qui l’aime » ou plus clairement exprimé  » Je n’aime pas l’amant (que je suppose à) ma femme, c’est ma femme qui l’aime ». Il paraît y avoir là une tentative du système de défense mise en place contre l’inconcevable homosexualité latente et trop forte pour être reconnue comme telle. Cette révélation vient buter contre le fantasme de désir homosexuel qui devient acceptable pour le conscient dès l’instant où elle est refoulée et transformée par « Moi un homme j’aime un homme »… C’est ainsi que le sujet homme, amoureux d’un alter ego (un autre homme) s’en protégera par la jalousie apparente  pour la femme qui  en aime un autre que lui.

La jalousie délirante est caractérisée par l’idée fixe de jalousie née d’un doute, doute créé par un motif futile. A ce doute succédera la recherche de confirmation d’une preuve manifeste. La jalousie délirante est une des formes majeures des délires passionnels.

La jalousie délirante tourne autour de deux axes : un axe imaginaire et un axe symbolique. Or, dans ce délire passionnel est absente la médiation symbolique ce qui a pour effet de plonger le sujet dans sa seule dimension imaginaire qu’il  vivra entre tension rivalitaire et agressive. Cela donne au délire passionnel une expression particulièrement vive et virulente et fait du jaloux une personne dangereuse pour le jalousé et son entourage. Le jaloux sera dans une quête permanente de preuves de trahison qu’il essayera de trouver dans la réalité, preuves qui se déroberont puisqu’elles sont le fruit de son imagination.

Le délire de jalousie est un délire de supposition. Dans l’imaginaire pullulent, s’amoncellent et se multiplient les images de rivaux, de nombreux amants. Par ailleurs sont rejetées les pulsions libidinales vers un Autre  impliquant un manque (refoulé) et  l’absence de jouissance physique et réelle.

En l’absence de symbolique, le jaloux est structuré par le doute et par une éthique rigoureuse pour l’Autre qui se formule dans le droit et le devoir avec absence du lien libidinal. C’est son honneur qui est en jeu et non son domaine privé. Ce n’est pas la revendication de son désir qu’il mettra en avant mais une fonction sociale compromise pour laquelle le jaloux va s’indigner rappelant le manquement à la morale et aux bonnes mœurs qu’il attribue au conjoint en révélant de toute évidence la dimension lubrique et capricieuse du jaloux.

Eh, bien dites donc, je comprends mieux maintenant…

Sans aucune sonnerie, sans aucun appel de cor, le matin tire de sa torpeur un mort-vivant de son lit-tombeau. Avant de s’en être extirpé et en l’absence de  charentaises, avant même  d’avoir posé ses pieds par terre, Antoine  frotte vigoureusement ses yeux pour tenter d’y effacer, en vain,  les colonnes rigides que forment le montant de ses dettes. Oh, Antoine, ne doit aucun argent pour des dette de jeu, pas plus qu’il n’en doit à quelques maffieuses organisations. Non, non, c’est à l’état, qu’il dit maffieux, qu’il doit. L’état  lui réclame des taxes. Taxe professionnelle parce qu’il travaille encore. « Tu travailles à mon âge, tu dois payer des taxes pour travailler! » Alors qu’il aimerait se la couler douce entre soleil et ombre de ses points retraite. Insuffisants les points pour qu’il s’arrête de travailler.Taxe d’habitation plus élevées que le loyer de son petit studio qu’il a du mal à payer. Alors qu’il rêve d’une cabane de branchages sur une île déserte. « Tax,tax,tax, écoute ça fait un joli son » répète t-il comme une sinistre écholalie.

Encore un jour qui s’annonce mal pense Antoine qui depuis quelques mois cachetonne. Là, encore me fait-il remarquer « je ne cours pas le cacheton comme un artiste ». Pourtant je trouve à Antoine un sens de l’humour bien particulier qui pourrait le mener sur les planches. « Mais j’avale, précise t-il, avec mon jus de chaussettes qui me tient lieu de café, deux gélules rouges pour me mettre le cœur à l’ouvrage. Il tourne dans ma tête  sur un air de java la complainte « C’est fou comme l’argent permet de supporter la pauvreté ». Alphonse Allais enfonce le clou de la dérision. Je préfère en rire, je ne sais plus pleurer ».

Pour remonter le taux de sérotonine que le stress lui a complètement pompé, Antoine se cachetonne avec comme devise « Nous sommes complètement comprimés, alors pour vivre heureux vivons cachets. » Et hop! il s’envoie dans le gosier que les vitupérations enrayent des comprimés de toutes les couleurs. Les rouges le matin pour le réveiller. Les bleus en début d’après midi pour prévenir l’angoisse. Les blanches le soir pour passer une bonne nuit, sans cauchemar. Entre temps des moitiés verts, moitié blancs. « Le rêve quoi », me fait-il remarquer. Mon regard interrogateur, lui fait préciser  » Ben, quoi? C’est gratos, les cachets. La sociale sécurité me tient en laisse; même si je sais qu’à ce rythme je finirai par y laisser la peau, en attendant je peux bosser et obéir au président. »

Écoutant Antoine  me raconter les péripéties sa vie comprimée, j’oublie de descendre du bus et continue avec lui  jusqu’au terminus.

Sur le retour dans le bus vide ma pensée vagabonde : finalement c’est quoi le bonheur ?

Jalousie

Jaloux? Jalouse? L’êtes-vous? Êtes-vous de celles et ceux qui vouent un sentiment douloureux, possessif, exclusif envers une personne aimée (objet d’amour) en vivant dans l’inquiétude permanente et soupçonneuse de son infidélité? Oui? Vous connaissez donc la jalousie ce sentiment fort douloureux où se mêlent la crainte de l’infidélité du partenaire et/ou la certitude d’être trompé.

Il existe différentes catégories de jalousie. À laquelle appartenez-vous? Avez-vous une jalousie normale appelée concurrentielle? Ou bien une forme de jalousie « projetée » ou encore une jalousie dite délirante? Nous allons en passer deux en revue…

- La jalousie dite « normale » ou concurrentielle se caractérise par la peur, la crainte que la personne aimée se détourne de vous pour aimer une tierce personne. S’ensuivra une  humiliation dans votre amour propre (narcissisme) cependant que se manifestera de l’hostilité envers l’hypothétique rival assortie d‘autocritique.

Cette forme de jalousie  normale, prend sa source dans l’inconscient. Elle renvoie à une situation œdipienne ou à une rivalité fraternelle. Néanmoins la jalousie concurrentielle peut être vécue bisexuellement. Là se situe le deuil à faire par la personne trahie de l’autre personne inconsciemment aimée et la haine envers le tiers en tant que rival. Vous n’avez rien compris à la jalousie bisexuelle? Prenons pour exemple trois personnages : Olivier, Nicolas et Véronique. Olivier (l’homme trahi) devra faire le deuil de Nicolas qu’Olivier aime inconsciemment tandis qu’ il éprouvera de la haine pour Véronique qui deviendra de ce fait une rivale. Est-ce clair?

La jalousie projetée : cette dernière se révèle être la projection de la propre infidélité du sujet ou si celui-ci n’est encore pas passé à l’acte, il est dans le désir d’infidélité refoulée qu’il attribut par projection à son objet d’amour. « Il me trompe, disait-elle et en plus il me fait porter le chapeau, c’est un comble!. » Freud souligne que le mariage avec ses exigences de fidélité favoriserait la jalousie. On peut le croire.

Pour aujourd’hui c’est tout ce qu’il sera dit sur le caractère universel de ce sentiment qu’est la jalousie. Sentiment que l’on retrouve à un degré plus ou moins prononcé (de la forme normale à la forme sévère et pathologique) faisant du cabinet du psy  le réceptacle privilégié où s’épanchent de nombreux  sujets jaloux.

La jalousie! Allons la retrouver dans le texte de Léo Ferré « Avec au creux des dents de loups…Avec dans le  plafond des araignées qui tissent de ta mélancolie…Avec des yeux qui sont doublés comme un radar qui se souvient en pleine nuit de mille autres yeux tout cernés/Avec au fond des revolvers/Dis-moi comment ça tue le temps/Avec le chrono dans le cœur que tu n’arrêteras jamais…Dis-moi la jalousie quand ça te prend au bord du gouffre où tu es seul/Avec au fond dans ta vallée du sang/ Versé dans les poubelles de l’amour…

Oui, la jalousie peut tuer et pousser au  suicide; j’en ai connu qui en sont morts.