Vous n’êtes pas sans savoir que les signes de reconnaissance sont aussi indispensables au nouveau-né que le sein maternel pour son développement harmonieux, plus que nécessaires pour qu’il s’en nourrisse, grandisse, se construise, s’organise psychiquement et physiquement. Satisfaire son besoin de reconnaissance est un besoin vital de la naissance à la mort. L’absence de signes de reconnaissance, et au delà de la souffrance qu’ils engendrent, créent des manques tels que les carences s’installent qui peuvent conduire à la mort.
L’air que l’on respire, l’eau, la nourriture, le sommeil sont évidemment vitaux. Or, l‘identité, le sentiment d’exister ne peuvent se construire sans les échanges et la qualité des signes de reconnaissance avec l’environnement. Aujourd’hui, nous vivons dans un environnement paradoxal où la communication tient toute la place (médias, internet, téléphones portables…) sans pour cela que s’améliore la qualité relationnelle , bien au contraire il semblerait qu’elle se dégrade.
Alors? Qu’est-ce-que ce besoin vital dont on ne peut se passer aussi indispensable que les éléments dont on a parlé plus haut? Comment manifester sincèrement des signes de reconnaissance alors que la plupart d’entre nous en a manqués ( je t’aime, je t’admire, j’apprécie ce qui tu es)) ? A été blessé (quelle idiote!) ? N’a pas été stimulés ( c’est bien, tu vas y arriver). On ne nous a jamais appris comment s’y prendre pour dire ce qui va. Le « ça va ? », balancé comme une épluchure de banane dans une poubelle, n’incite pas à répondre, « je ne vais pas bien, » ou « oui, merci je vais bien » n’est-ce-pas ? Dans ce monde où tout va si vite, on répète comme un automate des « ça va » sans en attendre la réponse. On s’entrebise sans avoir la conscience de donner un baiser: (Au fait, je t’ai dit bonjour ?). Les relations quotidiennes (travail, famille, amis) ne sont que l’accumulation de désillusions, de frustrations, alors que nous avons besoin de tendresse et d‘attentions, d’être reconnu pour ce qui nous sommes.
Être touché est un besoin tant biologique que psychologique. Le couple, les amis, les parents avec leur enfant qui n’échangent pas de caresses, de contacts, de câlins, de paroles réconfortantes, de signes de reconnaissance, vont dépérir comme le nourrisson dont la mère se désintéresse de lui. En l’absence de toutes ces marques d’affection, d’amour, la tristesse s’empare des individus… Les mots, les gestes sont vitaux pour toucher le cœur, stimuler les affects. Le Dr Spitz nomma sous le terme « d’hospitalisme » les carences affectives dont étaient atteints les très jeunes enfants devant rester longtemps dans des milieux institutionnels – prisons, maternités, orphelinat, hôpital.
Ce besoin psychologique fondamental, vital, incontournable est ce qu’on appelle le besoin de reconnaissance…
Très vite nous en reparlerons. En attendant je vais consulter le site www.libidosexualite.com/ avec l’espoir d’y lire de nombreux commentaires qui sont pour moi des signes de reconnaissance dont j’ai autant besoin que vous.


septembre 17th, 2009 - 16 h 37 min
si seulement on pouvait tous avouer reconnaître ce besoin…
tu nous touches et tu nous stimules Lyli, tendrement Lyli…
parfois il ne suffit que d’une personne qui nous reconnaisse pour….. pour…… je laisse Christian Bobin me…… nous…… compléter:
« Ce que nous appelons « moi » est un costume d’arlequin composé d’histoires rapportées d’étoffes empruntées.
C’est un vêtement pauvre, mal cousu. Parfois il se déchire et va dans la folie – et quand il tient, c’est toujours par un miracle.
Nous ne sommes soudain faits d’une seule pièce que par la chance d’une voix qui nous appelle en nous aimant.
Nommer d’amour fait venir l’unique au monde. »
Merci Bobin, Merci Lyliane
septembre 17th, 2009 - 17 h 45 min
Merci Vera, toi qui comprends et appliques le mot gratitude. Ce texte concernant le « moi » est magnifique; tout le travail consiste à se débarrasser de vêtements usés, parce que portés par d’autres avant nous. Ô combien la vérité est dans ce texte…Toute ma gratitude vers toi qui me le fais partager.
mars 15th, 2010 - 18 h 11 min
c’est tellment dur a dire je m’appel antoine j’ai perdu mes parent tres jeune apres je me suis abandonné a moi m’aime la e ce jour j’ai fait une longue analyse en haptonomie pal mal de prise de conscience mais mais a ce jour et malgré mes tonnes d’efforts mes besoins familiaux j’en ai pas pas d’amies pes de sexulité pas d’amour un metier de rammase merde que me conseillez vous?MERCI DE TOUT COEUR DE Me secourir
mars 15th, 2010 - 20 h 46 min
Bonsoir Antoine,
Quel mal y a t-il à s’appeler Antoine? Antoine Lepinto pourrait se traduire en langage des oiseaux En toi né le peintre (pinto voulant dire « je peins »; c’est ce que m’évoquent ton prénom et nom c’est à dire qu’en toi il y a tout ce qui est nécessaire pour repeindre ta vie. Tu ne peux continuer à ressasser le passé, ni à t’y complaire. Avec un ordinateur et accès à Internet il a des possibilités de faire des rencontres qui de virtuelles peuvent évoluer. Je suis certaine que où là tu habites il y a des MJC, pour sortir, aller au cinéma, faire du bénévolat, t’inscrire à des groupes…Tout cela existe où que tu sois.Lis mon blog tu y découvriras des choses intéressantes et instructives et si malgré tout ça tu as besoin tu peux toujours faire une thérapie en ligne sur mon site http://www.therapeute-en-ligne.com>
Allez, j’attends de tes nouvelles. Courage !
Lyli
mars 16th, 2010 - 8 h 57 min
Dans le pays où je vis quand une personne en rencontre une autre elle ne lui dit pas « Ça va ? » mais « Où vas-tu ? « , »D’où viens-tu ? « .
À une telle question, personnelle, impossible de répondre « Ça va » ! Il faut s’arrêter et engager une discussion…
Imaginez ce que ça donne pour l’étranger, quand l’aborigène (surtout si il a le « mauvais » genre : le féminin) utilise l’anglais : « Where you from ? » et « Where you go ? » !
mars 16th, 2010 - 17 h 52 min
Pascal,
Certainement dans le merveilleux pays où tu vis, le soleil étant toujours présent, les étrangers (farangs) pâles et anémiés, les yeux exorbités par la promesse de sexe facile, ont du mal à cacher leur état et les questions concernant le pays d’où ils arrivent devraient empêcher les autochtones à vouloir quitter le leur. Alors autant rester dans le pays du sourire et des 1000 bouddhas.
Bien à toi
Lyli