Le désir naît de la stimulation des cinq sens (vue, odorat, toucher, goût, ouïe) mais aussi de ce qui naît à l’intérieur de notre cerveau (pensées, images, fantasmes). Le désir met en branle le système dopaminergique pour secréter la dopamine (rappelez vous l’histoire du rat qui se donnait du plaisir en appuyant sur un levier), dopamine qui provoque le plaisir et l’attente d’une récompense. Lors du désir sexuel diverses hormones affluent dans le sang et se fixent sur les ovaires. Et les hommes, alors ? (Eux aussi y ont droit, cet afflux sanguin va gonfler leur pénis). Il y a production d’images mentales, de fantasmes sexuels. Un vrai cinéma. Les humeurs et les émotions sont ragaillardies grâce à la sérotonine dont l’importance est grande dans le désir sexuel – le manque de sérotonine, favorise la dépression.
Tout ce processus va plus vite que moi pour l’écrire : le désir se transforme en excitation sexuelle. Les organes génitaux se vasodilatent : clitoris et vulve se gorgent de sang tout comme le pénis du monsieur. Le vagin se lubrifie et s’élargit; les zones érogènes excitent les nerfs périphériques… Tout s’enchaîne, tout se déchaîne, c’est un tsunami dans la tête, dans le corps. Le cerveau quasiment épileptique fait son boulot de messager en envoyant la pression dans les organes génitaux. Tension électrique au maximum qui contracte le tout, tend les muscles à l’extrême, vagin, utérus, sphincters compris. Jusqu’à l‘orgasme ! Tout ça bien évidemment en raccourci, pour ne pas vous saoûler avec les détails compliqués, les noms des hormones imprononçables qui vous feraient perdre le plaisir de lire. Et perdre le plaisir, quel dommage!
Le corps désire le plaisir et non le pouvoir. Le plaisir du corps est la source de tout bien-être. Si un sujet n’a aucun plaisir dans son corps il devient aigri, frustré, odieux. Refouler ses pulsions (source de plaisir) sans les utiliser au profit de la sublimation, déformera l’esprit qui perdra tout pouvoir de créativité. Le plaisir est une force créatrice par excellence. Le plaisir sourd à l’improviste, il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue. Le plaisir a une composante inconsciente; le corps est le lieu secret du plaisir et dans ce lieu, le plaisir et le désir ne peuvent y venir sur commande.
Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté en se lançant dans sa recherche effrénée, va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Le plaisir ne peut surgir que si le corps est libre de tout barrage à l’ouverture des sens. La volonté dans la sexualité, est une entrave au lâcher-prise, à l’abandon requis pour que le corps s’épanouisse. La volonté se cache dans le mental, or mental et lâcher-prise sont incompatibles. Pour que le plaisir envahisse le corps, aucun des 5 sens ne doit être retenu. Cela signifie exister au travers et dans la présence du corps. Autrement dit avoir la conscience de Soi. Vivre la dichotomie corps /esprit ne peut qu’amener du pathos.
Ceci étant dit, je vous souhaite bien du plaisir à faire exploser mille feux d’artifice dans votre corps. Mais d’abord dans votre tête, puisque c’est là que ça se passe. Profitez de ce week-end annoncé grisâtre pour vous donner du plaisir et satisfaire votre désir.
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11-11-2009. Ce onze Novembre 2009 n’est pas un onze Novembre comme les autres, en ce sens que le jour est 11, le mois est 11 et les chiffres de l’année 2009 réduits se résument en 11. La carte 11 du tarot se nomme la Force, elle symbolise la Pureté morale, l’innocence parfaite : Innocentia inviolata qui trouve dans cet état même les énergies du combat. Sur la carte 11 une Vierge terrasse un lion gueule ouverte entre ses mains. Cette force là représente les énergies féminines bien plus efficaces employant douceur et subtilité plutôt que colère et force brutale. Il y a opposition entre la Force spirituelle de la Vierge et la Force brutale, matérielle du lion. Cela implique une transformation en une victoire de l’esprit sur la matière et signifie une sublimation des instincts.
Du mur de Berlin depuis 20 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !