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Le désir naît de la stimulation des cinq sens (vue, odorat, toucher, goût, ouïe) mais aussi de ce qui naît à l’intérieur de notre cerveau (pensées, images, fantasmes). Le désir met en branle le système dopaminergique pour secréter la dopamine (rappelez vous l’histoire du rat qui se donnait du plaisir en appuyant sur un levier), dopamine qui provoque le plaisir et l’attente d’une récompense. Lors du désir sexuel diverses hormones affluent dans le sang et se fixent sur les ovaires. Et les hommes, alors ? (Eux aussi y ont droit, cet afflux sanguin va gonfler leur pénis). Il y a production d’images mentales, de fantasmes sexuels. Un vrai cinéma. Les humeurs et les émotions sont ragaillardies grâce à la sérotonine dont l’importance est grande dans le désir sexuel – le manque de sérotonine, favorise la dépression.

Tout ce processus va plus vite que moi pour l’écrire :  le désir se transforme en excitation sexuelle. Les organes génitaux se vasodilatent : clitoris et vulve se gorgent de sang tout comme le pénis du monsieur. Le vagin se lubrifie et s’élargit; les zones érogènes excitent les nerfs périphériques… Tout s’enchaîne, tout se déchaîne, c’est un tsunami dans la tête, dans le corps. Le cerveau quasiment épileptique fait son boulot de messager en envoyant la pression dans les organes génitaux. Tension électrique au maximum qui contracte le tout, tend les muscles à l’extrême, vagin, utérus, sphincters compris. Jusqu’à l‘orgasme ! Tout ça bien évidemment en raccourci, pour ne pas vous saoûler  avec les détails compliqués, les noms des hormones imprononçables qui vous feraient perdre le plaisir de lire. Et perdre le plaisir,  quel dommage!

Le corps désire le plaisir et non le pouvoir. Le plaisir du corps est la source de tout bien-être. Si un sujet n’a aucun plaisir dans son corps il devient aigri, frustré, odieux. Refouler ses pulsions (source de plaisir) sans les utiliser au profit de la sublimation, déformera l’esprit qui perdra tout pouvoir de créativité. Le plaisir est une force créatrice par excellence. Le plaisir sourd à l’improviste, il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue. Le plaisir a une composante inconsciente; le corps est le lieu secret du plaisir et dans ce lieu, le plaisir et le désir ne peuvent y venir sur commande.

Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté en se lançant dans sa recherche effrénée, va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Le plaisir ne peut surgir que si le corps est libre de tout barrage à l’ouverture des sens. La volonté dans la sexualité, est une entrave au lâcher-prise, à l’abandon requis pour que le corps s’épanouisse. La volonté se cache dans le mental, or  mental et lâcher-prise sont incompatibles. Pour que le plaisir envahisse le corps, aucun des 5 sens ne doit être retenu. Cela signifie exister au travers et dans la présence du corps. Autrement dit avoir la conscience de Soi. Vivre la dichotomie corps /esprit ne peut qu’amener du pathos.

Ceci étant dit, je vous souhaite bien du plaisir à faire exploser mille feux d’artifice dans votre corps. Mais d’abord dans votre tête,  puisque c’est là que ça se passe. Profitez de ce week-end annoncé grisâtre pour vous donner du plaisir et satisfaire votre désir.

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On est mal barré avec Guillain puisqu’on ne sait qui de la poule ou de l’œuf, qui de la grippe ou de Guillain a commencé…C’est chaque fois un véritable casse-tête qui peut nous mettre le corps en vrac si on chope la grippe. Mais se peut-il qu’après s’être fait vacciner on ne soit plus là pour en parler? Nous ne le saurons jamais. Éternelle question. Qui a commencé ? Qui a tué qui ?  Qui a  déclenché Guillain Barré ? La grippe ou le vaccin ? D’ailleurs,  sur  France Inter Boulibaï interviewait  un groupe qui disait « On a pécho les vibes. » De quelles vibrations parlait-il ? Je ne sais plus mais pas celles de la grippe c’est sûr, elle n’existait pas en ce temps là, du moins, pas sous la forme AH1N1. Ce chopeur de bonnes vibes ne parlait pas non plus des vibrations Yé-Yé en vigueur dans les années 60. En ces temps là on twistait. Aujourd’hui on ne twiste plus. Les téléphones sont mobiles, les disques CD, les films DVD, les livres ebook,  les baladeurs MP3 et on twitte. On quoi ?

Oui, oui on twitte sur Twitter. Késaco Twitter ? Un réseau social comme Facebook, MySpace et d’autres. Bon alors ! À quoi ça sert je vous le demande ? Avec Twitter on suit l’événement au plus prés et on est suivi par des mini-messages. Leur but est de répondre  à la question « Que faites-vous en ce moment ? » C’est y pas curieux ça de poser cette question ? La  démarche de ces réseaux sociaux consiste à agrandir le cercle relationnel alors qu’on a plutôt l’impression du contraire, que nous nous  renfermons  sur nous-même à rester scotché devant l’écran en attendant de pouvoir répondre :  » J’attends mon rendez-vous » « Je mange une gauffre bio au miel » « Je bois un thé » « Je me promène dans le bois pendant que le loup n’y est pas » « Je mets ma culotte » « Si le loup venait il me mangerait  » Mais Twitter est là et nous sauve du loup, il nous sauve du désert intérieur. Twitter n’est-il pas encore un moyen pour reformater le narcissisme secondaire ? N’est-il sous une autre forme,  une façon encore de s’exhiber virtuellement ? Twitter nous fera-t-il oublier que nous sommes seuls ? Nous naissons seuls, nous mourrons seuls. Nous sommes seuls dans la bataille à mener avec nous-même, avec nos propres démons, nos passions. Oh, là, là ! Toujours en train de casser la baraque, le moral. Lui arrive t-il quelques fois d’être optimiste, joyeuse ?

Stop, stop je t’arrête ! Parce qu’aujourd’hui c’est la journée de la gentillesse. Alors tu n’élèves pas la voix, tu restes calme, tu réponds gentiment à mes questions même quand il s’agit de Twitter. Tu n’oublies pas que je suis là, tout ouïe, pour toi. Pas seulement aujourd’hui! Tous les jours, à chaque instant. Aimable en toute circonstance. As-tu pensé à ces prêtres qui aiment d’amour humain et auxquels l’église catholique interdit d’aimer, interdit le mariage. Juste autorisés à aimer Dieu et leur prochain seulement de manière virtuelle, non? Tu peux pas toucher, tu vois pas ce qui tu aimes. C’est virtuel, ça, non? Est-ce humain cet amour ?

Encore quelques heures à être gentil avec votre voisin de palier, avec le chauffard qui est devant vous, avec moi en commentant. D’ailleurs pour commenter cliquer sur le titre de l’article à la fin duquel il y a une fenêtre, là vous poserez votre commentaire.

Le bus avance cahotant, s’arrête. Les portes s’ouvrent. Les voyageurs, avalés par la bouche affamée, s’entassent,  se poussent du coude, les uns écrasent les pieds des autres, sans excuses. Les corps se frôlent, les mains s’agrippent pour soutenir le corps prêt  à s’avachir sur le voisin.  Avancée difficile vers l’arrière du bus; dix heures du mat’ c’est l’heure de pointe des mamies endimanchées allant lécher boutiques pendant que des mamans poussant poussette contenant bébé vont pointer à la CAF; c’est l’heure réjouie des papis portant panier à remplir au marché, des lycéennes casquées MP3 dans les esgourdes et des femmes décidées qui vont à la  Gare SNCF.  Le tout tangue comme un boat people en mer agitée.

Premier arrêt où les portes s’ouvrent sur une marée humaine qui s’extirpe du ventre de l’autobus et se répand à l’air libre sur le trottoir comme les vagues sur la plage. Moins à l’étroit, une poussette apparaît avec pour contenu une petite chose, un tout petit bonhomme qui psalmodie désespérément des mamanmamanmaman à une mère absente derrière lui qui ne semble pas l’entendre ; elle regarde ailleurs, elle est sourde à cette lancinante mélopée  qui s’amplifie peu à peu et se transforme en un cri sourd. Le désespoir en marche. Je capte ce regard d’enfant, il  contient toute la misère et la détresse humaine, la tristesse du monde, l’abandon des déshérités. À son tour mon regard posé sur lui se fait doux, compréhensif.  Mes lèvres doucement articulent des mots de réconfort vers cet enfant qui se calme, qui ralentit sa litanie sans pour cela la cesser.

Ce bébé réclame l’attention de sa mère, visiblement il ne l’a pas souvent, là il ne l’aura pas; en tous cas pas dans ce bus, pas dans cette virée babylonniène. Cette indifférence maternelle fait froid dans le dos. Cette absence du regard sur l’enfant accompagnée de surdité est insupportable. Je ne peux m’empêcher de penser aux traumatismes  futurs se créant là sous mes yeux. Je ne peux  éviter d’y voir  les répercussions que de tels comportements maternels, de telles négations de l’existence de cet enfant vont produire dans l’avenir de cet adolescent et plus tard de cet homme devenu adulte. Sa vie sera entachée par ces appels restés sans réponses… Les enfants dont on ne s’occupe pas, niés par les parents,  absents de leur regard, de leur écoute, de leur tendresse, non sollicités affectivement fabriquent du pathos. Ces enfants là se transforment en usines où se fabriquent l’agressivité, la révolte, la violence… à moins d’une résilience miraculeuse.

Arrêt à la Gare SNCF, pour moi le terminus. Montées des marches, non du palais mais atteindre la réservation, faire la queue  et attendre sagement que passent les 19 numéros avant mon tour. Ça me laisse le temps de penser à ma mère et à l’image d’elle qu’elle m’a laissée. Elle était mère, tant et tant pour ses enfants mais elle l’était aussi pour tous les enfants qu’elle voyait dans les adultes qui venaient à elle. C’est de ça dont j’ai hérité dans mon enfance. Cette présence attentive que, plus tard,  j’ai intégrée comme faisant partie  intégrale de mon fonctionnement. Aujourd’hui comment pourrais-je être autrement avec cette mère là? La queue se réduit assez vite, comme celle d’un homme après éjaculation. Mon numéro est appelé au guichet 4. Un agréable agent senecefe me dit au vue de ma réservation sur internet d’un billet Idtgv, que je ne peux être remboursée mais peut-être puis-je l’échanger contre un autre billet en suivant le même parcours. C’est à dire seulement sur internet et non pas  au guichet de la SNCF. C’est bon à savoir. Plus jamais je n’achéterai de billet IDtgv si je ne  suis pas certaine de partir. Le bon marché finit par devenir cher.

Temps perdu, ne se rattrape pas…Alors perdu pour perdu, je fais du lèche vitrine. Il fait beau, le temps est doux et nombreux sont les anniversaires à souhaiter en ce temps de novembre. Bientôt celui de la sœur jumelle née sous le signe des… Scorpions.  Je rentre dans cette boutique, sûre d’y trouver mon bonheur qui fera la joie de la frangine.

Joyeux anniversaire aux amies et aux amis, aux lectrices et lecteurs de la blogosphère nés sous le signe du Scorpion.

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Le déserteur

Une lettre pour que cessent toutes les guerres

pour signer l’armistice aux quatre coins de la planète

Le déserteur de Boris Vian

Monsieur le président

Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps.
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir.
Monsieur le président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens.
C’est pas pour vous fâcher,
Il faut que je vous dise,
Ma décision est prise,
Je m’en vais déserter.

Depuis que je suis né,
J’ai vu mourir mon père,
J’ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants.
Ma mère a tant souffert
Qu’elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers.
Quand j’étais prisonnier,
On m’a volé ma femme,
On m’a volé mon âme,
Et tout mon cher passé.
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes,
J’irai sur les chemins.

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France,
De Bretagne en Provence
Et je crierai aux gens:
«Refusez d’obéir,
Refusez de la faire,
N’allez pas à la guerre,
Refusez de partir.»
S’il faut donner son sang,
Allez donner le vôtre,
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le président.
Si vous me poursuivez,
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer.

11- La Force de la Pensée11-11-2009. Ce onze Novembre 2009 n’est pas un onze Novembre comme les autres, en ce sens que le jour est 11, le mois est 11 et les chiffres de l’année 2009 réduits se résument en 11. La carte 11  du tarot se nomme la Force, elle symbolise la Pureté morale, l’innocence parfaite : Innocentia inviolata qui trouve dans cet état même les énergies du combat. Sur la carte 11 une Vierge terrasse un lion gueule ouverte entre ses mains. Cette force là représente les énergies féminines bien plus efficaces employant douceur et subtilité plutôt que  colère et  force brutale. Il y a opposition entre la Force spirituelle de la Vierge et la Force brutale, matérielle du lion. Cela implique une transformation en une victoire de l’esprit sur la matière et signifie une sublimation des instincts.

Dans  les traditions ésotériques africaines le 11 est sacré. Il est mis en relation avec les mystères de la fécondité. La femme mère a onze ouvertures alors que l’homme n’en a que neuf. Le sperme est censé mettre onze jours pour parvenir à destination et féconder l’ovule. L’enfant qui vient au monde recevra les onze forces divines par les onze ouvertures de la mère (Dictionnaire des symboles)

Rugir, agresser ne sert à rien. Par contre, utiliser son énergie et sa force mentales est bien plus profitable. Sur le plan psychique la Force symbolise notre volonté qui doit dompter les pulsions et utiliser les ressources de l’inconscient pour réaliser le meilleur en nous-même.

Si le 11 est réduit à sa plus simple expression il devient le 2. Le 2 symbole féminin par excellence symbolise l’opposition, exprime la dualité, la lutte intérieure, la révolte, la transgression de la loi. Obtenu par l’addition du 5 et du 6, le 11 réuni le microcosme (5) et le macrocosme (6), le Ciel et la Terre. Le 11 est le nombre du Tao.

Le 11 Novembre a été choisi pour commémorer l‘armistice. Signer l’armistice consiste à arrêter les combats, à déposer les armes après accord entre les combattants. Que penser de ce choix, est-il dû au hasard ?

Ne laissons rien au hasard en ce qui nous concerne. Arrêtons le combat intérieur, ce duel permanent qui nous met à terre. Employons notre conscience pour réduire la brutalité de la vie, faisons la notre alliée et non notre combat…

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Visibles ou non, les murs sont partout et il faudra beaucoup de temps, si cela arrive un jour, pour qu’ils s’effondrent. En attendant sommes-nous prêts à abattre les murs que nous avons érigés dans nos pensées ? Sommes-nous prêts à franchir les frontières de  notre inconscient ? Sommes-nous prêts à libérer notre Ego dictateur, falsificateur des entraves qui l’asservissent ?

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/monde/photo.aspx?cp-documentid=150700649

Les frontières sont celles que l’on se pose. Les frontières psychiques sont faites de murs intangibles,  séparations immatérielles transformées par l’échelle sociale.  Les frontières permettront-elles, un jour,  la libre circulation d’opinion, s’ouvriront-elles à la tolérance envers l’autre quels que soient sa classe, sa caste, sa couleur, son âge, son origine ethnique, sa langue, sa culture…Ou bien cela restera t-il une utopie de soixantehuitarde attardée, entravée par un Peace and Love révolu ?

Les frontières peuvent être celles de l’horizon que l’on retrouve sur la route sinueuse aux deux cents virages, disait Cire qui  accompagnait l’amie sur la route de l’Estérel entre ciel bleu et roche rouge. La mer en toute saison est émouvante et particulièrement en cette saison d’automne où les mimosas des quatre saisons laissent présager ses jaunes éclatants… Tout est particulièrement calme, la folie de l’été s’est assagie. Les voitures, bien plus nombreuses depuis 20ans, ne s’entreparechoquent pourtant pas. Avec pour seule limite, l’horizon, le ciel touche d’une inlassable caresse la mer et les deux se rejoignent dans une éternelle et fougueuse étreinte. Le ressac projette les vagues sur les falaises déchirées, les rouleaux s’étalent à nos pieds, les éclaboussent à peine. Les yeux se réjouissent  et le cœur s’apaise dans ce décor de carte postale.

La maison surplombe la falaise, en bas la plage de galets. Un havre de paix.

La maison est là, sans porte, sans fenêtre, dans l’oubli et l’attente de règlements de successions, d’héritage. Assise, souveraine, sur le majestueux rocher que les blanches écumes enveloppent,  il émane de sa carcasse, en même temps qu’une force jaillissant de la mer une faiblesse dans le dépouillement inachevé du gros-oeuvre. Les briques jamais recouvertes de plâtre ou de crépis, sont prises à l’assaut du lierre rampant. Le toit de tuiles laisse entrevoir le ciel, mouillant quand il pleut, le sol de terre battue. Un escalier dont les marches défoncées par quelques vagabonds squatters irrespectueux grimpent à un premier étage. Jamais de salle de bains, jamais de cuisine, l’eau claire n’a jamais pénétré l’inexistante tuyauterie, pour preuve les emplacements prévus à cet usage. Abandon et désolation que cette maison aux murs délabrés, taggués, défoncés, renvoie à la pétrification d’un monde en mouvement. Un monde  qui avance vers où ?

Quelle belle journée ! Chacun a récupéré des images dans ses clés USB respectives branchées directement sur  le cerveau.  Plus tard chacun les mettra en boîte  à sa manière. L’amie a fixé les images,  pour recréer la vie, ailleurs ;  Cire  a dit des mots qui vont créer mes propres images que je mettrai en mots. Bientôt.

Passez une belle semaine entrecoupée d’une commémoration.

Merci à Incognito d’avoir envoyé cette histoire édifiante sur la manière dont chacun prend sa responsabilité en charge. Il était une fois, c’est ainsi que commencent les histoires.

Il était une fois quatre individus qu’on appelait Tout le monde, Quelqu’un, Chacun et Personne.

Il y avait un important travail à faire et on a demandé à Tout le monde de le faire. Tout le monde était persuadé que Quelqu’un le ferait. Chacun pouvait l’avoir fait, mais en réalité Personne ne le fit. Quelqu’un se fâcha car c’était le travail de Tout le monde!

Tout le monde pensa que Chacun pouvait le faire et Personne ne doutait que Quelqu’un le ferait. En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun parce que Personne n’avait fait ce que Quelqu’un aurait pu faire.

MORALITÉ : Sans vouloir faire de reproche à Tout le monde, il serait bon que Chacun fasse ce qu’il doit faire sans nourrir l’espoir que Quelqu’un le fera à sa place. Car l’expérience montre que là où on attend quelqu’un, généralement on ne trouve Personne !

Je transfère donc à tout le monde afin que chacun puisse l’envoyer à quelqu’un sans oublier personne.

Petite histoire à méditer pendant le week-end que je vous souhaite beau.

Amour / Haine – Lumière /Obscurité
Joie / Tristesse – Pulsion / Répulsion
Passion / Indifférence – Amour / Désamour
Autonomie / Indépendance

Et le vice versa dans la débauche; débauche par la recherche excessive du plaisir sexuel, ça va de soi. Au nom de l’hygiène, au nom de la religion les petites filles  ont été et sont toujours excisées. Interdites de plaisir; seulement autorisées à se soumettre. Caressez un cercle il deviendra vicieux. Mais je m’égare… Allons voir la transformation d’un sentiment d’amour quand l’amour s’est fait la malle.

À l’amour s’oppose la haine; toutes les émotions positives ressenties dans l’état d’amour se transforment négativement dans son corollaire la haine, dès lors que cesse cet état. S’y ajoutent le mépris là où était la considération; la rancœur là où était l’admiration; la peur là où était la sécurité. Une très mince frontière sépare ces sentiments extrêmes quand les digues de l’amour bafoué cèdent. L’amour s’extravase des vaisseaux du cœur, vient grossir les veines de la gorge qu’expulse en un cri l’amour transformé en haine. Comme une hydre, le couple amour/haine forme un sentiment monstrueux. Bien que  mort, croit-on, on cherche encore à le tuer, à l’anéantir dans l’oubli. Pareille à la tête terrifiante de l’hydre éradiquée, la haine multiplie ses rejetons qui à leur tour grandissent et détruisent. Malgré les apparences, la violence de  la passion n’est pas destinée à détruire l’autre  mais seulement à se détruire soi-même au risque de la folie.  Quand bien même est-elle extirpée le poison de la passion continue à ravager le corps, le cœur,  la tête, les tripes. Quel est ce mal d’amour qui comme une hydre aux têtes décapitées revient en force harceler, s’emparer de l’être ?

Dans ses comportements, la passion dévorante, la fusion totale, révèle des aspects semblables à l’altération d’un état mental perturbé. L’humeur est exaltée, les pensées obsessionnelles, intrusives accompagnent très souvent de troubles bi-polaire, des troubles alimentaires compulsifs.

Il a été constaté qu’à partir du sentiment amoureux s’élabore un mécanisme de récompenses (revalorisation narcissique, confiance et estime de  soi, humeur dopée de dopamine)  dont la personne devient dépendante. La perte de l’amour dépossède la personne des récompenses générées par l’état amoureux; s’instaure alors un état de manque identique à celui dont souffrent les toxicomanes. C’est ainsi  que l’amoureux trahi, abandonné, largué, sera à la recherche de tout ce qui va pouvoir combler le manque,  l’absence.

Ô, souffrances qui justifient le trop plein donné; qui révèlent la chute d’autant plus haute que l’idéal semblait atteint (il avait tout ce que je désirais enfant); souffrances qui existent au même titre si les rejets sont virtuels comme on a pu le constater avec Alexia…

Que le temps passé avec vous-même vous soit doux.

Effet miroir

Un conte m’a été offert. A mon tour je vous l’offre. Puissions-nous nous en inspirer pour avancer sans trop de souffrances.

“(…) Un matin il [un Maharajah] quitta la pièce  [aux miroirs] sans refermer la porte. Son chien y pénétra. Voyant d’autres chiens il les renifla : comme ils le reniflaient, il grogna ; comme ils grognaient, il les menaça ; comme ils menaçaient, il aboya et se rua sur eux. Ce fut un combat épouvantable : les batailles contre soi-même sont les plus féroces qui soient! Le chien mourut, exténué.

Un ascète passait par là tandis que le maître du chien, désolé, faisait
murer la porte de la pièce aux miroirs.
- Ce lieu peut beaucoup vous apprendre, lui dit-il, laissez-le ouvert.
- Que voulez-vous dire?
- Le monde est aussi neutre que vos miroirs. Selon que nous sommes
admiratifs ou anxieux, il nous renvoie ce que nous lui donnons. Soyez
heureux, le monde l’est. Soyez inquiets, il l’est aussi. Nous y
combattons sans cesse nos reflets et nous mourons dans l’affrontement.

Que ces miroirs vous aident à comprendre ceci : dans chaque être et
chaque instant, heureux, facile ou difficile, nous ne voyons ni les
gens ni le monde, mais notre seule image.

Voyez cela et toute peur, tout refus, tout combat vous abandonneront.”

Passez une très belle journée à l’image de celle que vous rencontrerez dans votre miroir.

nyc-taggDu mur de Berlin depuis 20 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !

Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur  fontanelle.

Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants  sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.

Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.

Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci, identique aux autres auxquels elle a cru ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?

D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent  vie au plus sordide des murs de NYC. Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.