over-blog.com Libido Sexualité Conseils − Pulsion sexuelle, moteur universel de l’activité humaine
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« On voudrait, on ne peut pas faire son pipi partout comme le chien de grand-mère » avec cette chanson Marie-Josée Neuville chatouillait mes oreilles d’enfant. Bien sûr la pudeur, la décence, l’éducation nous empêchent de nous soulager ailleurs que dans les lieux réservés à cet effet, tout comme elles nous empêchent de s’accoupler n’importe où, devant public et dans les lieux publics. Pour faire la bête à deux dos, crac-crac, des câlins – quel que soit le nom que l’on donne à l’acte sexuel, il se pratique caché. Le fait de s’isoler a rendu difficile de rendre compte de l’activité sexuelle des humains. D’ailleurs le mot « sexualité » est apparu tard et n’était que peu utilisé sauf dans certains romans érotiques dont le but était de faire jouir. Tout change quand au XVIIIe siècle la médecine découvre le fonctionnement des organes reproducteurs féminins. Dès lors, par la connaissance de la biologie des sexes,  les rôles de reproductions chez l’homme et la femmes sont différenciés; il est enfin accepté qu’une femme éprouve  du désir et du plaisir sans que ces derniers ne soient liés à la reproduction. Il en va de même pour la jouissance féminine tant sont différents les organes et le plaisir qu’ils procurent à une femme qui n’ont rien à envier à l’orgasme de l’homme.

On ne s’accouple plus par désir ou par nécessité de se reproduire depuis la mise en évidence freudienne de la vie psychique et physique qui rendent compte d’une pulsion sexuelle moteur universel de l’activité humaine. Pulsion que l’on découvre aujourd’hui présente dans la nature entière sans que, là encore, la reproduction en soit l’enjeu. Ainsi peut-on dire  « Gays sont les animaux » puisque l’homosexualité animale est largement démontrée. Elle n’est pas une anomalie mais une activité plus pratiquée que l’hétérosexualité. La question que se posent les chercheurs est « Pourquoi les animaux préfèrent l’homosexualité à l’abstinence? » Moi qui ne suis pas un animal ni un chercheur je pense qu’il est plus agréable de se faire du bien, se donner du plaisir que de s’en abstenir.

Avec le XIXe siècle la répression de la libido s’intensifie. À cette époque la médecine fait la chasse aux troubles de la sexualité (voir la série d’articles sur la masturbation qui relatent la répression). Elle s’attaque à la masturbation, à l’hystérie et à ce qui était considéré comme des  déviances (sodomie, masochisme, homosexualité). Ces pratiques étaient vues comme des fautes morales pour ensuite être répertoriées comme des maladies. La médecine du XIXe siècle mesure les excès, les insuffisances de sexualité; elle condamne, elle punit ou remet aux normes en vigueur. Elle satisfait à la curiosité scientifique pour les conduites sexuelles et leurs effets sur la santé physique ou morale pour devenir au XXe siècle la préoccupation majeure au même titre que la diététique, le sport ou la communication.

Le plaisir au féminin: une réalité enfin considérée

Dans le milieu des années cinquante de nombreuses enquêtes ont donné droit de cité au plaisir féminin. Plus tard la contraception, l’avortement, la procréation artificielle assistée, lèvent les tabous, libèrent les femmes en séparant la sexualité de la procréation, même s’il fallut attendre longtemps encore pour la vivre débarrassée des préjugés sociaux et religieux.

De tout temps la sexualité (tout ce qui touche au sexuel) est regardée, analysée, cataloguée avec ses limites, ses tolérances pour chaque époque…Selon les cultures, les changements, les évolutions, les normes sociales ont reculé, les individus sont libres de choisir leurs préférences sexuelles. Il est de nos jours courant de faire appel aux conseils de professionnels en sexothérapie, sexologie. La pharmacie prend le relais des pannes érectiles, les jouets sexuels viennent à bout des froideurs orgasmiques.

Les codes ont eux aussi changé.  Le respect de la personne, son consentement et son désir doivent être respectés afin de protéger son intégrité physique et morale. Les plus faibles  (enfants, personnes sans défenses) sont  plus facilement protégés des  contraintes sexuelles de leurs aînés. Harcèlement sexuel, exhibition sexuelle, sont autant d’agressions punies de lourdes peines. Ce qui était considéré  autrefois comme un devoir conjugal peut être aujourd’hui considéré comme un viol conjugal. La loi protège les femmes d’un mari reconnu violent et violeur.

Du plaisir, de la joie à vivre léger et bien dans vos pompes que vous aurez pris soin d’enlever pour laisser la pulsion chevaucher votre désir…Bon dimanche.

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