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Il existe la réalité d’un fantasme qui habite l’imaginaire de certains hommes. Celui d’être pourvu de seins. Ce fantasme n’est pas en tant que nostalgie de la mère mais vécu comme appropriation inconsciente de la puissance féminine de procréation. Le désir masculin d’avoir des seins rejoint le mythe dans l‘inconscient collectif de  l’hermaphrodite : être double homme et femme à la fois. Ce désir exprime la bisexualité psychique, aspiration majeure de toute espèce vivante qui veut se perpétuer. Il renvoie au mythe de nos origines.

Dans nos sociétés contemporaines l’image de la mère moins prégnante s’est effacée au profit de la Femme érotique. Le sein reflète les préoccupations narcissiques, médicales, érotiques, esthétiques et relationnelles. Le sein est porteur de sens, d’identité, de symbolique…et de fantasmes.

Les seins occupent une place importante dans les jeux érotiques. Ainsi la « caresse espagnole » appelée communément « branlette espagnole » est appelée par les sexologues « cinépimastie. »f Elle fait partie des fantaisies amoureuses. Appelée aussi « Jeu de la petite oie » qui consiste pour un homme à  frotter son sexe dans le sillon entre les seins. Se masturber à cet endroit était, rappelez-vous, l’obsession de Robert. Bien sûr la caresse espagnole était considérée comme une abomination par les « Manuels de confessions du XVIII siècle.

Les seins sont souvent l’objet de jeux amoureux; ils conditionnent l’éveil du désir. Telle Lilith qui renonça aux joies de la maternité pour ne se consacrer qu’à celles de la sexualité, ne laissant approcher et toucher ses seins que par ses amants.

Le fantasme reste un fantasme,  il devient paraphilie (perversion) dès qu’il est réalisé sous une seule forme sexuelle pour obtenir satisfaction  à défaut de tout autre comportement.

Ainsi il en est du fétichiste, homme qui idolâtre les seins; celui-là ne ne s’intéresse qu’à eux à l’exclusion de toute autre partie du corps. Il réduit la femme à une paire de seins, un corsage, un objet qu’ils peuvent fourrer dans leur bouche, un lieu de jouissance lorsqu’ils s’y masturbent, qu’ils pourront mordre, punir ou humilier se sentant ainsi maître d’une puissance exaltée. Cette perversion est consécutive, la plupart du temps,  à un traumatisme de l’enfance dont ils se vengent par ces pratiques. Là encore voir l’histoire de l’obsession de Robert.

Le sein est un leurre :

« Qu’est-ce-que je ne donnerais pas pour retourner dans le sein de ma mère ! Là au moins, nous n’étions pas en conflit » me disait Béatrice lors d’une consultation.

Or, le sein se trouve être le premier objet du désir et non objet de besoin. C’est lui ou son substitut, le biberon, qui nous nourrit dès la naissance. Le sein est objet de  désir, le lait qui en coule l’objet de besoin. C’est là, toute la problématique du désir. On peut toucher les seins d’une femme,  les regarder mais jamais les posséder : c’est en ce sens que le sein est un leurre. Ainsi très vite se manifestent les pleurs du bébé qui appelleront de son désir le sein pour combler autre chose que la faim. Son objectif, encore inconscient, sera de retrouver le plaisir de sucer, d’être accueilli dans le sein maternel pour y retrouver chaleur, tendresse. Que cette satisfaction se fasse attendre ou ne vienne pas à la demande pleurée ( pour diverses raisons : pas l’heure de la tétée, par exemple) l’enfant manifestera par des cris ses émotions, sa frustration. Colère, voire haine seront contenues dans ses pleurs mettant en place les fantasmes  associés… Par ce processus du fantasme du sein perdu l’enfant sera sous influence maternelle, influence qui accompagnera toute sa vie. L’adulte sera toujours dans la  poursuite du sein fuyant,  fantasmé, sein dont il ne sera jamais sevré, dont il n’aura jamais assez.  Le désir est  par définition inaccessible  parce qu’ insatisfait et fuyant. Adulte, il cherchera, sous sa forme érotique, ce que fut la relation à sa mère, événements heureux ou malheureux confondus.

La recherche du sein dans ce cas n’est plus un sein nourricier mais devient un sein sublimé, métaphorique

C’est par l’analyse que l’on retrouve la trace des hommes sadiques particulièrement pervers. Ceux là même qui se servent de la poitrine des femmes pour y éteindre des cigarettes incandescentes, qui se servent d’aiguilles pour les transpercer. Tant d’autres comme l’attestent les annales judiciaires qui relatent de telles horreurs.

Bien heureusement pour les femmes la plupart des hommes sont amoureux des seins bien qu’il existe des hommes complétement indifférents à leurs atours.

Là ne s’arrête pas le sujet du sein …Quelques autres informations précieuses pour les femmes suivront très bientôt.

A suivre donc.

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Au XIX siècle une corsetière avait affiché, pour promouvoir son enseigne,  » Contient les forts, soutient les faibles et ramène les égarés. » Quelle belle définition, n’est-ce-pas que celle définissant le soutien-gorge de cette boutique ? Faibles, forts mettent en avant la dualité contenue dans la représentation féminine et en chaque personne le dualisme existant  entre le spirituel et le charnel. Les forts symbolisant la femme triomphante, bien en chair, la poitrine opulente et la sexualité épanouie représentent la victoire du charnel; alors que les faibles représentés par leur petitesse, leur faible rondeur, symbolisent la femme idéalisée, pure de toute sexualité caricaturant la vision spirituelle de l’amour.

A chaque époque ces deux visions s’opposent l’une à l’autre. Les artistes (peintres, sculpteurs, poètes, photographes) ont fait des seins, tantôt l’emblème du féminin versant maternité avec la femme aux seins hypertrophiés, vision morale et finalité de la femme-mère. Tantôt la poitrine plate à la garçonne, faisait des femmes l’alter ego des hommes partis à la guerre (14/18, par exemple) et palier ainsi  leur absence. Les femmes par la force des événements se  masculinisaient et avaient le devoir de rester pour entretenir les champs et reprendre les rênes des affaires. Il y avait encore les seins, jamais oubliés, de la prostituée, à la manière de  Georges Rouault qui  les représentait par un amas desséché, fripé et sans forme; la laideur  exprimait la décadence morale en symbolisant la honte et la corruption. La femme a été tour à tour vertueuse, dévergondée ou jouisseuse selon la représentation que faisait l’artiste de ses seins.  Et ainsi par son art, lui-même mettait en lumière l’importance et les qualités qu’il accordait à la femme.

A travers l’art le sein reste un motif d’attraction et un élément chargé de significations. Le sein définira toujours dans l’iconographie mammaire, sujette à de nombreuses variations, le symbolisme d’une époque et d’une culture donnés. Il définira d’autant plus l’idéal esthétique, la diversité des attitudes face à la femme, à la sexualité, à la morale, à la maternité. L’art traduit un regard de la condition humaine.

Seins opulents, généreux, coquins pour les libertins; entravés de baleines, armurés sous la Renaissance; hauts les seins ou cachés pour mieux attiser le désir; pommadés  pour maintenir fermes et rondes les deux pommes suspendues sur le buste ou les mettre au régime sportif ou hypocalorique. Le sein se décline sous toute ses formes, sous toutes les latitudes et toutes les cultures. En forme de poches de gants mouillés aujourd’hui réparés, siliconés par la chirurgie esthétique, la femme par intermédiaire de ses seins est soumise ou se soumet à la dictature de l’imaginaire collectif.

Le sein organe sexuel :

Tout comme la quasi absence de pilosité et la voix aiguë des femmes sont des caractères sexuels secondaires, l’un des plus importants reste les seins et marquent la différentiation sexuelle. Les  seins occupent une place prépondérante dans la relation sexuelle. Par la pratique des exercices sexuels Taoïstes nous apprenons que les seins sont reliés par un canal (énergétique) au vagin. Stimuler la poitrine par des caresses ou des massages entraînera des modifications de la région génitale. Sexuellement stimulés nous verrons le mamelon se durcir, l’aréole se rétracter, leur volume augmenter ainsi que leur fermeté.  Les médecins de l’époque d’Hippocrate savaient déjà le lien entre les seins et l’utérus. La succion des seins déclenche à elle seule les contractions utérines et favorise l’involution de l’utérus après l’accouchement.

Les seins sont le seul critère fondamental visibles à l’œil nu de l’identité sexuée féminine. Ils sont le sexe de la femme non seulement physique mais également psychique et culturel.

Dans ce monde où la ressemblance entre femme et homme est de plus en plus fréquente, le sein est l’identification de l’identité sexuelle féminine, et, orgueil de la femme, il fait obstacle à l’androgynie.

à suivre….

Ce matin, comme tous les matins vers 6h30, je me réveille, m’étire…

Dehors la pluie fait des claquettes et depuis elle n’a pas arrêté de rebondir sur l’asphalte de l’avenue, d’imprégner le parc, royaume des écureuils et des iris sauvages. « Comment ça va? demande-t-il, un œil ouvert l’autre encore dans le sommeil. « Je ne sais pas comment mon ça, va, mais mon moi,va bien. Comme tout le monde je suis vécue par quelque chose d’inconnu, un phénomène qui préside à tout ce que je fais et à tout ce qu’il m’arrive. Alors mon cœur, mon amour, ma jeunesse qui fout le camp à des milliers de kilomètres, à cette heure-ci mon ça baigne encore dans le jus de l’inconscient« . « Mais tu ne vas remettre ça? » Un cri presque angoissé lui fit ouvrir l’œil qu’il tentait désespérément de laisser fermé rêvant déjà de rejoindre Morphée et son inaccessible ça, royaume des ténèbres où je ne puis aller sans le déranger. Alors, tant pis, je me lève et vais dans la cuisine.

Un thé bien chaud fume déjà dans la tasse et l’oreille rivée à la radio j’entends que sonne la demie de 7h. Ça n’est pas possible, ça ne fait pas une heure que je suis réveillée; suis encore trop engourdie pour réfléchir; suis encore dans le creux de son bras qu’il tenait serré autour de mon corps pour m’empêcher de le quitter. Que se passe-t-il? Bon sang! Depuis que le Ça accapare mon esprit j’en ai perdu jusqu’à l’heure. En quelques secondes le temps s’est étiré jusqu’à bondir sur l’heure suivante. Mais où est-elle passée? Obligée de chercher l’heure. Comme si je n’avais que ça à faire. Le temps passe si vite que je ne peux me permettre d’en perdre. Je retourne dans la chambre en bousculant presque le corps  replié en chien de fusil, lui retire le coussin qu’il tenait serré. « T’en va pas, déjà, disait-il, sans s’apercevoir que déjà partie et revenue, je  voulais récupérer l’heure. Mais où est-elle? Mais où est-elle passée cette heure de printemps pluvieux, cette heure d’amour fiévreux? « Qu’as tu à t’agiter comme ça? Ne cherche pas l’heure, ne sommes-nous pas dimanche? Qu’en as-tu à faire de l’heure un jour comme aujourd’hui? »

Avant que cette histoire d’heure ne tourne au vinaigre, je me suis rallongée près de mon homme en laissant vagabonder mon esprit auprès de mes semblables.  Il faut que je leur dise  combien beaucoup se trompent si ils pensent qu’en vieillissant ils cesseront d’être amoureux. Je leur rappellerai qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux. Et pour  quatre heure je nous ferai du pain perdu; à perdre une heure qui ne sera rattrapée qu’en hiver autant ne pas jeter le pain.

Pour illustrer les paragraphes précédents sur le sein dont on n’a pas fini de faire le tour (ne vous inquiétez pas nous le ferons) je vous propose un cas vécu en thérapie. L’histoire de Robert est vieille de plus de dix ans. Robert a accepté que je puisse l’évoquer comme exemple pour illustrer  l’article précédent. Il consultait  pour se débarrasser de l’obsession qu’il avait sur contenu des corsages féminins…Bien entendu le prénom a été changé.

Robert n’est pas loin de la soixante décatie physiquement mais intellectuellement très alerte. Il traîne sa vie comme un boulet « parce qu’à mon âge il devient difficile de trouver des femmes qui se laissent aimer comme j’en ai besoin, à ma manière. J’ai besoin d’aide » furent les mots pour l’entrée en matière de la première séance. Robert me confia son obsession pour la poitrine des femmes. Il aimait les femmes menues avec une grosse poitrine et le « pied » pour lui était qu’il puisse se masturber entre leurs seins et bien sûr, si elles le laissaient faire, éjaculer en cet endroit. Sans cela, ne prenait pas son « pied » il ne jouissait pas. Lors des séances suivantes, en déroulant le fil de sa vie, j’appris que sa mère n’avait pu l’allaiter. Ce qu’il mit longtemps à confier était qu’il avait un frère  aîné qu’il haïssait. Cette haine prit sa source quand sa mère lui révéla (à sa demande «  Je lui ai demandé si je l’avais tétée ; j’avais six, sept ans« ) – que son grand frère lui avait bouffé les seins. Des crevasses, des infections – aux dires de celle-ci – l’avaient traumatisée en faisant de ses seins des masses informes que « moi, le petit dernier » c’est à dire Robert n’avait pas eu le droit de téter…De séance en séance, il avoua avoir toujours fantasmé sur la poitrine de sa mère qui la « cachait par des vêtements près du corps » sans jamais l’exhiber.  » Je ne l’ai jamais vue en maillot de bain alors que nous avions une piscine. Elle était trop pudique ». Sa mère avait trente huit ans de plus que lui et «  il s’agissait d’une époque » où les femmes « comme il faut, ne s’exhibaient pas en dehors du mari.« 

Je passe les détails concernant la haine du frère qui faisait écran à la colère qu’il avait envers sa mère…Elle touche une autre problématique débusquée par  cette psychothérapie qui concerne le sujet de la masturbation…Donc, sa quête désespérée et épuisante est le seul but de sa vie, mais il n’en peut plus  » parce que les femmes en ont marre que je les prenne pour des vases à sperme; je suis en plus très cruel avec elles. » Il finit par convenir qu’il était très en colère contre sa mère. « J’avais deux ans de moins que mon frère; elle aurait pu essayer au moins une fois, pour voir; en deux ans ses seins étaient guéris et moi je ne les aurais pas abîmés, j’aime trop ça les seins. Pourquoi me l’a telle dit? » En fait la mère finit par avouer à Robert qu’il n’était pas désiré: « En ce temps la pilule n’existait pas; je suis le rejeton d’un diaphragme rejeté » D’où la haine pour le frère qui faisait écran à la haine pour sa mère qu’il aimait démesurément. Et qu’il cherche en vain sous le corsage des  femmes.

La demande de cet homme : que son corps devienne sage. Son désir: vivre normalement une relation sexuelle où le corsage des femmes ne soit plus une obsession. Il dit bien aller maintenant, il est serein; il vit en couple avec une femme depuis plus de huit ans dans une belle relation de partage.

Le cas de Robert montre à quel point nous recherchons toujours soit ce que nous n’avons jamais eu, soit la même chose que ce que nous avons eu. Sans jamais trouver la chose qui nous manque puisque ce qui nous manque est une représentation fantasmatique par essence inatteignable.

 » Travailler  » sur soi permet la clarté de nos émotions, cheminer avec le passé sans qu’il encombre notre chemin. Pour ce faire,  le  site

<www.therapeute-en-ligne.com> peut être une aide à distance.

Passez un bon week-end en n’oubliant pas de changer d’heure !

Adulte, on ne se demande plus  pourquoi tous les gars du village accouraient pour voir « quand  Margo dégrafait son corsage pour donner la gougoutte à son chat », parce que les affiches publicitaires nous exemptent de tout questionnement en faisant sauter le côté coquin et ludique de la chanson de Georges Brassens. Autre temps autres mœurs, nous allons faire avec!

Le sein nourricier, créateur du monde pour les Dogons du Mali de même pour les Anciens Grecs  qui voyaient l’origine de l’Univers créé par un jet issu du sein d’une déesse. Il n’y a pas si longtemps l’allaitement maternel était dans tout imaginaire et le sein représentait la Mère. La médecine avec les nouvelles techniques prend en charge l’enfant de la conception jusqu’à l’adolescence, tant la maternité de nos jours est pratiquement  conçue comme un état maladif. Ceci a pour effet d’éloigner les mères de leur maternité au profit d’une entreprise collective, gérée par le médico-social. Là encore c’est un autre sujet sur lequel il y aurait beaucoup à dire…

Contrairement à la déesse grecque Artémis d’Ephèse qui pourvue d’une multitude de seins symbolisait la fécondité, de nos jours, ma pauv’ dame, le sein a quitté sa réalité physiologique pour envahir l’imaginaire. Le sein s’affiche partout : sur les murs, sur les premières de couverture des magasines (autres que Play boy), le sein s’exhibe et fait vendre. Tout. Tout se vend grâce à lui. Ou à cause de lui. Le sein omniprésent fait vendre du stylo à la machine à café (quoique maintenant, pour le café, il y a Georges Clooney : what’ else ?), des lunettes  aux voyages sur des îles lointaines. Le sein d’aujourd’hui renvoie à d’autres fonctions que celui de la maternité.

Pour l’homme occidental il est devenue symbole sexuel. Objet sexuel convoité mais aussi l’image de la mère disparue. Pour la femme actuelle le sein est de plus en plus souvent une préoccupation esthétique qu’elle assumera ou non en faisant intervenir la chirurgie plastique ou réparatrice. Quelques fois le sein est source de souffrance quand sa santé est menacée. Pour les deux, femme et homme et dans toutes les cultures, le sein restera le désir de la symbiose mère-enfant. Le nourrisson qui enfouit sa tête entre les seins de sa mère me rappelle une publicité pour Airbag dans les voitures…

Le sein est le sexe de la femme et l’organe de son identification (Dr D.Gros) Pour la femme il est la réalité physique, narcissique, sexuelle, relationnelle, sociologique. Une représentation psychique de la féminité.  Le sein à tout âge est symbole du féminin, du maternel, du sexuel, de la féminité. Quand le sein est dégradé par la maladie tout un monde s’écroule en entraînant des conséquences qui affectent l’identité de la femme.

La dictature du beau sein médiatique conduit au sein-objet et à l’aliénation de la femme. Or la réalité est loin de tout cela, loin de l’idéal créé par les médias. Car le sein comme le corps qui avancent dans l’âge subissent les attaques du temps. Le sein obéit aux lois de l’apesanteur, à la physiologie, à la maladie. Il est douloureux, souvent hyper sensible aux moment des règles. Trop gros ou trop petits jamais ils ne conviennent aux femmes formatées par les médias. Beaucoup trop de femmes s’identifient à leur poitrine qui devient le centre de gravité de leur vie relationnelle, le pouvoir de séduction et bien souvent le critère de leur réussite.

Croyez-vous que j’exagère? A peine ! Trop de plaintes en consultation confirment mes assertions. Avant la chirurgie, après la chirurgie, sans chirurgie. Sans parler de la peur du cancer du sein qui rode  entretenue par un médical toujours tapi dans l’ombre. S’ajoute à cela la démesure de l’obligation à se conformer à la performance esthétique qui viendrait anéantir la chirurgie qui a fait des miracles.

Est-ce l’époque qui veut ça ? Certainement!

Alors ? Alors  » Cachez ce sein que je ne saurais voir/ Par de pareils objets les âmes sont blessées/ Et cela fait venir de coupables pensées. (Tartuffe de Molière)

Demain ou très bientôt nous continuerons à en parler.  Plus érotiquement, car là, je vous l’accorde c’est peu réjouissant.

Le baiser

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Le fait de s’embrasser – se donner un baiser – puisque c’est de cela dont il s’agit, est la réunion des lèvres. Quatre en principe  et d’une langue dans le baiser amoureux ou de deux lèvres et d’une main ou d’une joue. Mais ce n’est pas cela qui nous intéresse bien que de ces deux manières l’une est une marque de respect, l’autre d’affection.

Seul le genre humain a le visage pourvu de lèvres avec un extérieur et un intérieur qui renferme un système sensoriel similaire à celui du clitoris et du pénis : c’est à dire un organe érectile… Cet organe érectile – appelé corpuscule de Krause – est identique aux trois endroits (lèvres, clitoris et pénis). Il libère la fameuse ocytocine. On comprend dès lors l’importance du baiser puisque  cette hormone déclenchera le processus de l’orgasme. Par la contraction des lèvres et le relâchement du corps l’hormone s’y répand pendant un baiser amoureux.

Échanger notre salive nous immunise, renforce notre bien être et notre vitalité, raffermit la tonicité de nos lèvres. D’où l’intérêt du baiser, qui en libérant les hormones anti-stress, stimule l’excitation. Le baiser servira de messager aux préliminaires incitant à s’unir et couvrir de baisers toutes les parties du corps.

À l’origine du baiser « intra buccal – c’est la nourriture qui était donnée au bouche à bouche aux nouveaux nés, aux petits enfants. On retrouve ces pratiques chez les grands singes et chez les humains dans certaines cultures.

Viens là, toi, que je te mange. Un doigt sur la bouche et chut je n’en dirai pas plus !

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Une autre manière de relater  le SEX-O-CAFE vu par Reine et d’autres personnes dont les points communs convergent.

Ci-joint un extrait de commentaire avec lequel je suis totalement d’accord. C’est celui de Reine posté sur le blog.

Je viens de relire le compte rendu du dernier Sex-o-café et je me permets de te faire quelques remarques.La  simple chronologie des interventions,  les remarques qui partent dans tous les sens, les questions le plus souvent sans réponses (ou sans réponses retranscrites?) font, à mon jugement, un ensemble très brouillon. Dans l’ambiance de la réunion, ce n’est pas la même chose, mais « à froid » c’est frustrant, plutôt foutoir et ça manque d’intérêt.

Les pages de ton blog ont du fond , du style et de la tenue.
Le compte rendu à la va vite est bien loin de tout ça et ne rend justice ni à la qualité supposée des pros qui interviennent ni à la motivation des intervenants spectateurs.
Ne devrais-tu pas  opter:
– soit pour une synthèse standard qui restituerait en style indirect l’essentiel des propos, mettant en valeur les informations essentielles et en ne rapportant pas forcément certaines digressions à intérêt limité. Cela densifierait les informations.
– soit pour une synthèse condensée qui irait à l’essentiel et qui restituerait, même sous forme de liste, les points essentiels des propos
(quitte à la fin , à citer les prénoms des intervenants du public…)
Ce genre de synthèse te donnerait aussi l’occasion de t’exprimer plus que tu ne l’as fait à la réunion.
Je regrette que tu soies si « discrète ». Il faut que tu arrives à être plus intervenante.
Alors c’est ainsi dorénavant que je retranscrirais la soirée sous forme d’histoire, plus dans le ressenti que d’essayer de vouloir tout poser, (c’est impossible je ne suis pas sténo!)
Passez un bon week-end pendant que je me reposerai.

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Rouge comme passion et ses lèvres cerise

Bleu comme myosotis et ses yeux lavande

Gris comme l’asphalte sous la pluie et son teint de fumeur

Vert comme la colère et les branches des palmiers même en hiver

Noir comme la nuit sans étoile, le khôl de ses yeux et ta peau que tu brûles au soleil

Jaune comme le bouton d’or sous ton menton qui me dit ton amour. Tout près la pâquerette annonce le printemps qui parsemant les prés feront un tapis où nous irons  rouler pour déguster nos bouches

Blanc comme la neige et l’ivoire de tes dents

Rose comme tes lèvres humidifiées par mes baisers.

Brun comme le toast du matin que tu enduis de miel.

Oranges, comme celles du triptyque de Jérôme Bosch pour éclairer la prison où tu t’enfermes

Sépia comme la photo où mon grand-père se tient debout droit et fier devant sa forge.

Arc en ciel comme une peinture de Vincent,

Violet comme les iris de ce même Van Gogh et de tes yeux après l’amour.

Turquoise comme la pierre que tu portais à ton doigt.

Poivre et sel comme ta barbe d’après nous…

Voici quelques couleurs pour égayer nos cœurs et nous mettre au diapason du printemps qui pointe son nez. Enfin !

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L’amour aux différents noms chez les grecs :

Qui ne pense pas à Éros, la divinité de l’amour, représenté par un enfant ailé bandant son arc ?

Mère de Éros, Aphrodite – déesse de l’amour et de la beauté chez les grecs, Vénus chez les latins, déchaîne les passions chez les humains. Éros est l’attirance sexuelle, le désir.

Epithumia pour Platon concerne une passion néfaste, celle des appétits, une divine folie.

La philia, est ce que nous appelons l’amitié. Une estime réciproque entre deux personnes de statuts sociaux proches. Entre l’amour et l’amitié il n’y a qu’un lit de différence chantait Tachan. L’amitié est  l’amour sans sexualité.

La storge représente l’affection, l’amour filial, d’un parent, des frères et sœurs. L’amour – affection – que l’on éprouve pour la famille.

Agapê amour du prochain, considéré comme une forme d’altruisme, d’empathie envers l’autre quel qu’il soit.

La philantrôpia qui aime le genre humain dans son ensemble.

La Passion est un autre visage de l’amour, une rencontre magique et miraculeuse entre deux êtres. Souvent destructrice. Un sortilège qui fait que je suis lui, il est moi, échappant aux lois de la logique et rentre dans le champ psy pour en démontrer la pathologie.

Le « Peace and Love » cher à notre jeunesse ; s’aimer sans guerre, sans dispute, sans violence érotiquement tendre et sexuellement sans entrave.

Bien qu’il existe des couples fusionnels jusqu’à ce que la mort les sépare pour la plupart des couples l’amour ne rime pas avec toujours. L’amour éternel demeure un mythe, celui des contes qui s’arrêtent quand le Prince charmant a enfin rejoint Cendrillon. D’eux nous ne saurons que la nombreuse descendance promise par le conte « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Les sentiments sont fragiles et semblent être la règle des désunions.

Comme l’a mentionné Olivia lors du dernier SEX-O-CAFE, approuvée par Liliane qui disait qu’il existait une loi implacable du cycle amoureux, sa moyenne ne dépassant pas trois ou quatre ans, tout au plus. Cela correspondrait à un « cycle naturel ». C’est le temps qu’il faut pour nouer une relation, faire un enfant et s’assurer des soins nécessaires à la petite enfance. Dès lors, le couple pourrait alors se séparer et chacun trouver un nouveau partenaire. Loi évolutionniste ou pas, les sentiments sont fragiles.

Regarder les couples est très instructif. Les indices physiques ne trompent pas. Le haussement de sourcils lorsque l’autre parle est une marque de mépris ; au contraire, une façon de sourire avec émerveillement quand l’autre parle est très révélatrice. De même, la complicité ou au contraire l‘indifférence se lit dans le regard. Lorsque l’on aborde des sujets sensibles – la satisfaction sexuelle, les griefs que l’on peut avoir vis-à-vis de l’autre -, les mouvements d’irritation ou de sollicitude apparaissent immédiatement.

Peut-on apprendre à aimer ?

L’Art d’aimer est le titre d’un livre publié en 1956 par Erich Fromm (1900-1980), l’un des philosophes freudo-marxistes de l’école de Francfort. En substance il disait : « La première démarche qui s’impose est de prendre conscience que l’amour est un art, comme vivre est un art » On ne « tombe » pas amoureux malgré l’expression consacrée. L’amour ne devrait pas être un état passif parce qu’il relève d’une capacité à entretenir centrée non sur l’objet (la personne aimée) mais sur la relation. Apprendre à aimer et entretenir l’amour comme on le ferait d’un corps par le yoga, par exemple. L’amour authentique, continue E.Fromm, suppose de surmonter notre narcissisme ou notre dépendance pour fonder une relation amoureuse basée sur le respect de l’autre. Et je partage avec lui l’idée que l’amour n’est pas un sentiment qui va de soi, mais il s’entretient et se cultive.

Alors quoi ? Je vous laisse cogiter pour être (je pense donc je suis et non je panse donc j’essuie) faire le point et savoir où vous en êtes dans votre relation.

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Par les effets cycloniques des hormones déversées lors d’un rapport amoureux –  voir  l’article <http://www.libidosexualite.com/2010/03/13/la-chimie-de-lamour/> le corps physique  répond allégrement pendant que le psychisme envahi par la poussée hormonale perd le sens de la réalité rendant la relation amoureuse idyllique.

De ce fait la confusion (le con et la queue en fusion) pénètre l’esprit nous faisant croire que l’amour est là alors qu’en réalité il s’agit d’un état physiologique bouleversé qui tendrait vers l‘illusion du sentiment amoureux.

Non, je ne suis pas une empêcheuse de tourner en rond mais il faut arrêter de confondre l’émoi sexuel et l’amour, deux ressentis différents, même s’ils sont souvent complémentaires.

L’amour est comme un enfant, on le porte en soi. Ou pas.

L’amour se construit  avant la naissance selon que l’enfant est désiré ou pas. Il se construit d’abord dans le giron maternel, ensuite il est circonscrit par un père aimant et respectueux de l’enfant qui lui donnera les limites en étant le tiers séparateur. C’est au travers du regard d’amour que les parents se portent et se manifestent au travers des gestes et de la parole (quand celle-ci n’est pas défaillante) qui fait grandir l’enfant. Si cette parole parentale est juste et respectueuse, elle apportera des réponses satisfaisantes au questionnement de l’enfant, la transformant en un véritable réservoir d’amour dans lequel il puisera pour vivre, dans l’harmonie, ses futures relations amoureuses.

La sexualité est la cerise sur le gâteau :

La sexualité se construit dès le berceau à partir de l’inconscient et des fantasmes. L’érotisme est une affaire de communication principalement psychique. La sexualité implique  une rencontre affective, une sympathie, une complicité fantasmatique, un accord entre les inconscients. Or, les fantasmes se construisent dans l’enfance toujours dans le rapport aux parents dans ce qu’ils disent et ce qu’ils taisent. De ce que les parents mettent en mots en regard de leur sexualité et celle qu’ils autorisent à l’enfant. D’où l’importance de la parole (là plus qu’ailleurs) pour la construction sexuelle de l’enfant. Si la parole est inexistante l’enfant aura comme seul recours son imagination pour se représenter la place du sexe dans les relations humaines et son rapport au corps.

La sexualité est animée par deux mouvements : l’horizontalité et la verticalité. L’horizontalité (référence à la jouissance, à sa génération) et la verticalité (référence aux rapports de filiation, à la mort et au sacré.) Masculin et féminin concernent l’horizontalité ; leur complémentarité est responsable de la santé de l’individu. Paternel et maternel concernent la verticalité ; leur complémentarité relève de la santé de la famille.

Cela met en évidence la difficulté d’être parents (le seul métier qui ne nous soit pas enseigné) où la parole devrait passer par une communication claire, un échange verbalisé autrement que dans l’interdit, l’autorité…

L’idée qu’une personne se fait de sa sexualité est déterminée toute à la fois par sa culture, son milieu social et son expérience personnelle. Surtout de la première expérience qui selon l’impact laissé dans son corps et sa mémoire  déterminera une sexualité bien vécue ou non.

Le sentiment amoureux mêlé à une sexualité épanouie, parce que comprise, vécue dans le plaisir offrira toutes les chances d’une vie amoureuse réussie. Par contre ne rechercher que la satisfaction sexuelle en vivant une sexualité en excès est un mouvement de mort qui transgresse les interdits. Les deux interdits essentiels concernent la mort et la sexualité : « Tu ne tueras point » et l’interdit de l’inceste. Or, la violence est libérée dès qu’il y a transgression ; elle efface les limites par la levée de l’interdit, faisant ressortir la violence résiduelle, en tant que pulsion immédiate. La sexualité est le lieu où s’exprime facilement cette violence, lieu où la raison cesse d’agir…

« Pourtant que la montagne est belle » comme le chantait Jean Ferrat qui chantait aussi dans mon adolescence sans que j’en comprenne le sens « Verticalement tu n’es pas une affaire/ Je sais bien/ Mais horizontalement c’est toi que je préfère/ Et de loin/

Le pain est sur la planche…il nous reste beaucoup de travail pour arriver à tout comprendre de notre fonctionnement psycho-sexuel.