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En analyse il est une règle disant que la vérité est dans ce que l’on cache, dans ce qui ne peut se dire. En vertu de cet énoncé je me suis amusée à vérifier l’actualité pour essayer d’entendre au delà de ce qui se dit.

À cause de l’absence de nuages de cendre un président à bord d’un avion est mort. À cause d’un nuage de cendre…Un volcan s’allume et le ciel s’éteint, devient zone noire. Les gouvernement d’Europe disent qu’aucun oiseau de métal ne peut traverser les nuages. Sage précaution ou manière de mater le peuple pour qu’il se tienne à carreau ? Étrange similitude avec la grippe A et l’extraordinaire principe de précaution qui s’est avérée ô combien inutile. Non ?

France Télécom veut purger son effectif de 22000 employés. Qui en parle? Les 35 suicides qui ont eu le désespoir tragique résolvant ainsi une infime partie de la purge ? La mort a-t-elle signé leur reconnaissance et leur utilité ?

Dans une autre partie du monde. À peine entendue aux informations de France Inter concernant La Thaïlande. Lis là. Pas la fleur. Le texte ci-dessous.
Les médias français publient servilement ce que publient une poignée d’agences de presse. Ces agences tirent l’essentiel de leurs informations des média locaux soumis aux pouvoirs locaux.
Imaginez un pays soumis à la dictature, à l’État d’urgence, où critiquer le Roi vous envoie moisir quinze ans au cachot à Bang Kwang, où plus de cinquante mille sites et pages Internet et la seule télévision indépendante sont bloqués… Vous aurez alors, une idée des mensonges répandus en France sur les Chemises rouges qui luttent pour la démocratie et contre la dictature en Thaïlande. Et vous comprendrez pourquoi Abhisit et les généraux peuvent continuer, tranquillement à l’abri des regards, à noyer les protestations et la misère dans le sang des paysans, des ouvriers et des déshérités… Voyez-vous il existe en Thaïlande autre chose que des histoires de prostitution. Ce peu d’information est-il dû à la  peur ? Et si les touristes changeaient leur destination ?

Moins de 2000 femmes portant burqa ont le pouvoir de cacher 5 millions de chômeurs. Pendant que la rumeur court comme son président à vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, les cités dites sensibles font brûler les bus.  Les femmes en voile servent de cheval de bataille à une prochaine campagne électorale. Grâce à elles, la France et son gouvernement pourront réaliser – enfin – un des nombreux objectifs, celui de la sécurité. Le seul sujet qui préoccupe son représentant. Le reste, la retraite, le chômage, l’éducation, ils s’en fichent. Ont-ils oublié ?  Trop de sécurité nuit gravement à la Liberté, comme le mentionne Télérama élue meilleure couverture 2010.

Ah, oui, à propos de la retraite. Savez-vous qu’elle augmente quand même de 0,9%.  Ah, vivement la retraite que l’on puisse se reposer sur les lauriers d’une vie de travail en se chauffant au gaz qui lui a augmenté de 9,5%.

Fidèle auditrice de France Inter, je me régale à l’acide citron de Stéphane Guillon qu’il répand sur l’actualité. Quoi ? Est-ce si grave de s’appuyer sur nos amies les bêtes et de les comparer à nos hommes politiques ? Sûr Jean de La Fontaine doit apprécier ! Mais peut-être pas nos amies les bêtes  à prêter leurs têtes aux hommes politiques.

D’ailleurs nos hommes politiques font scandale et la Une en couchant avec des célébrités.  Moi aussi, je m’endors dans les bras d’un célèbre inconnu. Mais n’étant pas femme célèbre, personne ne le sait.  Vous, amis lecteurs fidèles du blog de www.libidosexualite.com> vous l’apprenez.

Eh, oui je peux parler d’autre chose que de sexualité.  Allez ! À bien vite !

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Prendre maîtresse ou amant ne revient-il pas à être socialement mariés et culturellement polygame ?

Si l’infidélité est la tendance naturelle de l’homme pourquoi tant de sociétés ont-elles institué la monogamie ? s’interroge l’auteur d’un article sur Sciences Humaines qui donne des réponses très intéressantes que je vais m’efforcer de résumer.

Dans les sociétés humaines et animales les individus les composant sont en compétition pour se reproduire. Dans le monde animal, mâles et femelles subordonnés aux différences de comportements engendreront des stratégies propres à leur espèce. La tendance des mâles sera de rechercher le plus possible de femelles ce qui aura pour effet d’augmenter le nombre de la progéniture (descendance) au détriment des autres mâles. De ces combats souvent violents seront sélectionnés les mâles les plus combatifs voire agressifs.

Dans le monde animal les mâles maousse-costauds se différencient des femelles par leurs comportements et leur morphologie différents. À ce titre ils ont des stratégies différentes. Deux possibilités en découlent suivant l’espèce : soit les mâles se tapent dessus jusqu’à évincer le plus faible et avoir un plus grand nombre de femelles, soit les femelles font des choix parmi les mâles les plus agressifs en recherchant des attributs particuliers.  Sauf chez les femelles bonobos, seule espèce de singes où les femelles sont socialement dominantes et cela sur tous les mâles. Ainsi donc un mâle se réservera plusieurs femelles (sauf chez les bonobos) en se constituant un « harem » qui assurera sa descendance et la force du clan. Elle n’est pas belle la vie ?

Il y a fort longtemps, ceci se passait de la même manière pour les hommes. Les batailles avaient pour but de ramener  un butin de guerre qui se composait, entre autre, de femmes faites prisonnières  qui devaient servir aux réjouissances du Chef (roi, riche propriétaire terrien, aristocrate, chef de clan)  sur lesquelles les Seigneurs du Royaume avaient tous les droits.

Examinons le cas des chinois. Est-ce dû à l’empereur chinois qui régnait il y a 2600 ans qui, à lui tout seul, entretenait 10.000 femmes pour son usage perso. Ne pensez-vous pas qu’il y ait eu essaimage envahissant le monde entier ? La République Populaire de Chine se compose aujourd’hui d’un milliard trois cent soixante dix mille habitants (écrit  en toute lettres pour que vous ne vous trompiez pas en lisant ce nombre colossal : 1 370 000 000) sans compter Hong Kong, Macao qui additionnés  font 1 380 000 000 individus), soit plus du cinquième de la population mondiale. Chez les Incas, moins nombreux,  le harem royal comprenait 1500 femmes. Au XVIIe, Moulay Ismaïl roi du Maroc, d’Algérie et de Mauritanie  en possédait 500.  Et la plupart des femmes étaient des captures de guerre, comme l’atteste entre autre la Bible.

Il y a fort longtemps ces sociétés largement hiérarchisées encore plus enrichies par la nouveauté de l’agriculture ont permis d’accumuler et d’accaparer des ressources créant de grandes inégalités sociales. Dans ces sociétés les hommes au plus haut de la hiérarchie pouvaient prétendre à la polygynie ce qui était inenvisageable pour le quidam lambda. Or, la transmission du pouvoir et de la richesse à cette nombreuse descendance,  se trouvait affaiblie, amoindrie à chaque lignée. Ce qui conduisit à la perte de la dominance sociale. Pour palier cette perte il a été établi une coutume qui privilégie les héritiers légitimes, ceux issus du mariage. Et éviter la division du patrimoine dont bénéficiait seulement le premier mâle héritier (primogéniture).

Cependant les hommes au sommet de la hiérarchie avaient accès aux femmes (polygynie) mais socialement étaient monogame (mariés à une seule femme). Tel était Louis XV connu pour ses favorites et autant de maîtresses à chaque fois que l’occasion s’en présentait. Parmi les plus connues Mme de Pompadour, Mme du Barry. Ce procédé fondamentalement inégalitaire, tant de femmes pour un seul homme, portait préjudice aux autres individus. Et ce faisant le roi, le chef devenait socialement monogame et politiquement despotique…

Donc, je repose la question à laquelle nous nous devons de réponde sans hypocrisie : Prendre maîtresse ou amant ne revient-il pas à être socialement mariés et culturellement polygame ? Car comme chacun d’entre nous le sait on ne prend dans les anciennes  cultures, dans les anciens mouvements sociaux que ce  dont on peut tirer avantage.

Je vous souhaite un très bon week-end.

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Qu’est-ce que la fidélité, sinon et d’abord un engagement envers soi-même? Combien d’entre nous peuvent se targuer de n’avoir jamais été infidèle à ses idées, à ses amours, à son parti, à ses souvenirs, à soi-même ?

Étymologiquement infidèle signifie qui n’a pas la foi. Par extension ce qualificatif est appliqué aux non-croyant d’une religion par ses fidèles. La fidélité serait donc une illusion au sens freudien dans la mesure où celle-ci comporte la croyance en un « toujours », en l’exclusivité d’être unique et seul désir pour un(e) autre, d’avoir et de servir des idées fussent-elles erronées à un moment donné. D’être privé de la liberté d’en changer. Cette croyance de la fidélité comme vertu émane du judéo-christianisme et ne sert qu’à rassurer l’époux sur sa paternité.  Or, toutes les idées qui expriment une exigence absolue sont non seulement absurdes mais qui plus  est, sont nocives.  Cette croyance de fidélité est incompatible avec la nature humaine, elle dépossède la personne de sa liberté, l’inféode à des comportements qui, parce qu’ils sont soumis à une croyance, sont immuables.

Cependant à l’origine de la fidélité se trouve un engagement. On peut se dire fidèle dans le cas où l’on respecte son engagement, sa promesse. Il y a infidélité s’il y a rupture de l’engagement pris, s’il y a trahison dans la confiance accordée.  Le mariage est lié à une promesse de fidélité, de respect du conjoint. Fidélité sexuelle, s’entend. Du moins c’est ce qui est demandé lors du passage devant Monsieur le maire, Monsieur le curé. Parce que l’infidélité intra-conjugale existe et les révélations sur le divan du psy sont étonnantes.

Qu’est-ce qu’une infidélité intra-conjugale demanderez-vous ? Des liaisons non extra-conjugales mais intra-conjugales. Il s’agit de liaisons avec les fantasmes (toujours eux) qui interviennent quand le couple fait l’amour; des images d’une tierce personne qui fera monter l’excitation du partenaire pour un autre ou une autre que celle ou que celui qui partage le lit. En fait peu d’hommes et de femmes sont fidèles dans leur tête.  C’est une constatation que cette infidélité mentale; elle permet de satisfaire un désir (d’infidélité) inavoué. Voir ailleurs si l’herbe est plus verte, en quelque sorte. L’exclusivité, la fidélité appartiennent à la passion, le mariage l’en éloigne. Au moins en pensée.

La fidélité ne devrait pas renoncer à la liberté de penser et d’exprimer ses pensées. Être fidèle à soi-même signifie être maître de sa vie dans la totale cohérence avec ses pensées et accepter, le cas échéant, de pouvoir en changer. Comme les choix si ne sont pas les bons. Reconnaître que  ce qui était acceptable et conforme à un moment donné et accepter que ça ne puisse plus l’être. Accepter de changer de points de vue, de regard, d’opinions sur soi-même et les autres,  implique une lucidité qui permettra de se désolidariser d’un contenu qui ne nous ressemble plus en restant fidèle à soi-même.

« J’ai fini par m’apercevoir que je n’étais pas le seul à partager la fidélité de mon épouse » faisait dire Eugène Labiche à un comédien.

Personnellement j’ai été fidèle à chaque homme que j’ai aimé. Par contre j’ai été quelques fois infidèle à moi-même justement à cause de cette fidélité aux hommes que j’ai aimés. C’était avant !

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À l’heure où le volcan continue encore à cracher sa fumée et ses laves, où les trains sont (presque) tous bloqués sur les quais, où comme en temps de guerre on doit s’organiser pour aller et venir… pourquoi n’en profiterions-nous pas pour lâcher l’accélérateur, pour faire du sur place  et rester vers nous-même plutôt que nous en échapper?

Profitez des jours à venir pour faire une pause et reconnaître la lenteur comme un bien que l’actualité du ciel et de la terre nous oblige à envisager.

Que peut-on y faire si les avions ne peuvent décoller?Les trains restent à quais?

Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.

Belle journée dont nous profiterons pour apprécier le bonheur simple de regarder autour de nous.

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Avant la venue d’Internet, tout ce qui touchait à la sexualité se vivait caché, alors qu’aujourd’hui on a tendance en à revendiquer les formes les plus hards, quelques fois même à s’en glorifier. Les dépendants compulsifs sexuels, puisque c’est de cela dont il s’agit, trouvent une justification à leur travers. La culpabilité a déserté la plupart des personnes atteintes; ce n’est que lorsqu’elles ne peuvent plus obtenir satisfaction à leur demande obsessionnelle, qu’elles se sentent exclues de leur entourage,  que leur fonctionnement devient source d‘angoisse et de recherche éperdue comme le drogué pour sa came, lorsque il n’y a que le Net pour endiguer ce flot dévastateur, seul lieu où elles trouveront réconfort et réassurance, ce qui les incitera à continuer à aller plus loin dans l’espoir d’y trouver un apaisement…peut-être alors le moment de consulter poindra dans leur esprit avant qu’il ne soit trop tard.

La psychothérapie des addictions sexuelles est indissociable de celle des addictions en général. C’est dans l’enfance que l’on doit en rechercher les premières manifestations.  Bien que les études sur la sexualité addictive soient très peu nombreuses, il a été mis en évidence  par Joyce McDougall qu’une relation primitive à la mère déjà addictive serait à l’origine de l’addiction d’un adulte. Un nourrisson passe par une phase où il doit intérioriser la mère (suffisamment bonne – comme stipulée par Winnicott) afin qu’il puisse accéder à une maturité « normale ». Grâce aux soins et à la présence de la mère (ou de son substitut) l’enfant se « fabriquera »  une représentation interne de la mère. Par cette interaction mère/nourrisson, l’enfant apprend à devenir sa propre source de réconfort par la répétition d’expériences gratifiantes induites par la mère. Dans le cas contraire, où la mère ne peut établir de structures suffisamment stables (où par exemple l’enfant sera son seul centre d’intérêt – mère dépendante de son enfant – ou désintéressée par son enfant), celui-ci sera dans l’incapacité de se construire et de se représenter une mère intérieure.

Un bébé seul n’existe pas, ne se développe pas, il peut ne pas survivre ; l’environnement est d’une importance primordiale et ce, dès les débuts de la vie. C’est dans cette période que va s’instaurer une relation addictive à un autre – absent ou dépendant. Un développement infantile marqué par une intégration défaillante fera un adulte au comportement addictif, compulsif. Là encore ce sont les fantasmes successifs du monde du nourrisson qui structurent et organisent la maturation psychique. La sexualité s’organisera autour du fantasme qui permet d’exprimer un fonctionnement psychique auquel l’enfant est resté fixé.

Un constat de Joyce Mc Daugall : tous les symptômes névrotiques, psychotiques, pervers ou psychosomatiques ne sont que des tentatives infantiles d’auto-guérison.

Il est bien évident que dans un travail thérapeutique nous tiendrons compte du milieu social et culturel de la personne.  Milieu socio-culturel d’où émane l’histoire personnelle, le mythe (roman familial) et les solidarités parentales qui tiendront lieu de représentations symboliques différentes pour chaque sujet.

La personne sexuellement compulsive et par conséquent dépendante sera toujours à la recherche de ce « sein » qu’elle n’a pu intérioriser, qu’elle n’a pu faire « être » elle.  Ce dont elle cherchera à revivre sans jamais y parvenir est cette fusion (destructrice). Au stade psychique premier la mère et l’enfant ne font qu’un par l’intermédiaire du sein. L’enfant garçon ou fille « est » le sein avant de pouvoir le prendre. Il devra le reconnaître comme « autre » différent de lui pour qu’ait lieu la séparation. Si cette séparation n’a pas réussi à s’installer dans l’enfance, (individuation) le sujet devenu adulte devra reconstruire cette base de sécurité qui lui permettra de vivre la séparation et de se débarrasser de son addiction sexuelle. Cette reconstruction demande du temps et du courage pour ne plus être morcelé dans son être et ne pas passer sa vie à courir après l‘illusion qu’une sexualité compulsive finira par satisfaire ce besoin.

Je vous souhaite pénard chez vous à regarder passer les nuages  sans cendre, un week-end sans train à prendre…

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Pornographie vient du grec pornê, prostituée, et de graphein, écrire sur. Ce qui s’écrit sur le commerce sexuel. La représentation de qui s’achète en matière de sexe.Tout dans l’économie de marché s’achète et se vend, tout est objet à commencer par les corps. Rentable depuis la nuit des temps, le corps est aujourd’hui plus que jamais une industrie florissante. Par l’obscénité (ce qui est mis au devant de la scène) de cette idéologie marchande, c’est dans le jeu des pulsions et des frustrations qu’elle suscite en permanence, que se trouve la pornographie actuelle. Les écrans de télévision, de cinéma, les affiches de publicité, rien ne se vend sans l’étalage corps féminins (de plus en plus de corps masculins); nous consommons virtuellement des objets de substitution en vente sur le marché ceux-là mêmes qui servent  à combler nos frustrations.

A l’aide d’une webcam on peut se transformer en acteur du porno; il suffit pour cela de s’exhiber devant et d’envoyer à l’autre bout  de la planète son corps partiellement découpé  en fesses, en seins, en queue. Le sexe se vend en mégabits. La quincaillerie du sexe  connaît un boom: sur le grand bazar du Net, le virtuel rejoint souvent une réalité assez glauque. Et cela depuis la commercialisation d’un kit de vibromasseurs interactifs adaptables sur l’ordinateur se transformant en godemichés qui se déclenchent à partir des mots clés : bouche, sexe, fesse. Il devait en 2001 être mis au point une membrane imitant la peau humaine dotée de capteurs en mesure de transmettre et de déclencher via le clavier des consoles des attouchements sexuels…

Photos de magasines scannées, catalogues de nus accessibles à tous, sites de masturbation interactifs où se combinent le son et l’image, clichés d’exhibitionnistes, catalogues de films X, accessoires par milliers, strip-tease sur demande, réseaux en tout genre…Sur le Net il n’y a qu’à demander  vous serez servis… Larry Flint un des premiers et des plus connus à en avoir récolté les gains juteux.

Alors ? Alors, je ne fais qu’informer. Sans porter de jugement sur l’état de ce qui s’étale sur le Net et après avoir compulsé un nombre considérable  de textes, je ne fais qu’en exprimer ici un tout petit aperçu.  Cependant je ne peux m’empêcher de mettre en garde contre la facilité de se faire piéger (piège d’où il est difficile de s’évader) dès que la spirale infernale se met en marche au bout d’un clic  de souris un moteur de recherche apparaît (Yahoo, par exemple) où il suffit de taper « sexe » pour voir s’afficher des pages entières de pornographie. Si le réseau devient l’endroit d’un idéal de vie pour certains, il est aussi pour d’autres, le média de toutes les déviances et de toutes les perversions. C’est ainsi que l’on y retrouve d’insoutenables images pornographiques mettant en scène des enfants dont certains ont à peine quelques mois. 

D’autres temps d’autres mœurs. Certains confrères pensent qu’Internet est un lieu de rencontres, un remède à la solitude. Sur le plan sexuel cette liberté de parole avec des inconnus peut lever des inhibitions. Elle permet d’exprimer ses fantasmes sans tabous. Il est important de parler de sa sexualité mais pas à n’importe qui ni à n’importe quel prix. Même si en ligne l’anonymat rend la chose plus facile elle n’est pas sans danger. Très vite on peut basculer dans le sordide. De la pornographie à la pédophilie il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir pour certaines personnes à l’esprit faible et dérangé.

Demain, peut-être nous parlerons de ce qui peut être à l’origine de cette dépendance. Je vous souhaite une bonne nuit sans cauchemar.

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Qu’il est bon de rêver autant que d’accepter  le syndrome d’Alcibiade comme étant un symptôme indiquant le retour du refoulé provoquant tempête somatique et désordre psychologique. Un moment d’accalmie dans un champ de coquelicots pour éloigner momentanément ce monde d’images choquantes que met en scène la pornographie. Et qui la rend obscène.

Alors nous rêverons d’un monde main dans la main pour former une ronde.

Nous rêverons éveillés à la pause des armes pour désamorcer les implosions cellulaires qui dévastent notre corps; nous allumerons des feux dévastatueurs qui brûleront les monstres intérieurs qui nous rongent; à nous d’en répandre les cendres comme engrais…

Son rêve à elle : transfusions d’énergie d’elle vers lui.

Rêver. Rêver à une vie meilleure c’est maintenant ou jamais.

Rêver de douces frustrations nécessaires qui n’engendreraient que de petits manques satisfaisant nos désirs sans obsessionner; rêver de films criants de vérités essentielles, de chants d’amour sans épines appliqués en baumes lénifiants.

Rêver de réveils enchantés aux paroles de miel épicé d’Orient.

Rêver de murmures de ruisseaux serpentant dans la vallée, s’engouffrant dans la grotte qui est là et t’attend.

Rêver de bougies dont la cire scelle d’un rouge tendre nos vies à tout jamais.

Rêver d’abolir l’ignoble;  rêver de chaînes déliées, de mots libres comme l’air dépollué, d’un lâcher joyeux d’émotions pour tout embraser; d’espaces où l’on pourrait tout se dire en toute impunité; de soleils jaunes citron juste ce qu’il faut acides pour saliver.

Rêver de corps souples avançant sans entraves vers la liberté; d’esprits légers comme des âmes qui savent où se poser;  rêver d’enlever les masques des Amants du tableau de Magritte et  transformer la mascarade en un long et doux baiser.

Rêver d’arrêter le temps sur les instants magiques pour revivre en boucle, couchés en boule, l’éternel retour.

Rêver de ne jamais dire adieu à ceux qu’on aime mais au revoir on se retrouvera ailleurs, bien vite.

Qu’il est bon de rêver pendant que les méninges accouplées aux symptômes travaillent à savoir qui est responsable de ces hyper débordements sexuels.  Surchauffée à l’Internet, mélangée aux nombreux sites qui focalisent sur les replis génitaux, la nature intrinsèque de chacun s’engouffre dans les profondeurs cybernétiques  pour mieux engloutir les désirs toujours plus insatisfaits du genre humain.

Mais là il s’agit de cauchemar et non plus de rêver… Juste une petite pause pour reprendre plus tard, loin des polémiques, l’origine supposée de la sexualité compulsive.

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La sexualité compulsive se retrouve sous différentes formes et se manifeste souvent dans le cadre d’un fantasme particulier. La liste énoncée n’est pas exhaustive, il s’en trouvera bien qui sauront en débusquer quelques autres formes.

– Avoir le plus de rapports possibles avec un maximum de personnes, le plus souvent possible;

– Séduire pour abandonner sitôt fait;

– Passer son temps sur Internet à naviguer et à chatter dans le but de satisfaire sa sexualité liée à un fantasme de domination, de soumission;

– Se connecter sur des sites pornographiques

– S’exciter dans des rapports (anal) non protégés avec grand nombre d’individus.

Certains rétorqueront qu’Internet n’a rien inventé. Ils auront raison. Tout existait avant son avènement largement répandu : les photos, les films, les petites annonces, les dialogues par minitel rose… tout cela existait déjà. Par contre ce qu’a permis Internet est qu’au bout d’un clic et de quelques secondes il donne accès à tout un matériel sexuel gratuit et qui plus est sans bouger de chez soi. Sexe est le mot le plus demandé sur les moteurs de recherche et 15% des internautes (en 2000) ont visité des sites et des forums de discussion à caractère sexuel. Ce n’est pas cela qui fera des internautes des sexuels compulsifs même si parmi eux plus de 9% d’entre eux le deviennent. La cybersexualité va entraîner une cyberdépendance sexuelle. Les faits sont là, malheureusement.

La plupart des accros au cybersexe pensent leur comportement sans conséquence. Qu’il n’y a pas de relation extra-conjugale puisqu’ils restent dans le virtuel. Ils trouvent qu’il est plus acceptable de réaliser ainsi leurs fantasmes plutôt que de les réaliser dans leur vraie vie, une telle activité est moins compromettante, plus morale que de regarder des photos sur des magasines pornos. Cela est faux : le cyber sexe n’est pas sans conséquence.La cyber sexualité compulsive entraînera à plus ou moins longue échéance une incapacité à établir une relation saine et gratifiante avec le partenaire, puisqu’on le sait, le compulsif néglige totalement son entourage au profit de son comportement sexuel. Son désir diminue car tout chez lui est monopolisé par les images, vidéos, photos et les correspondants de ces sites. Dans les couples si l’un d’eux est cyber-dépendant il perdra tout intérêt pour la sexualité vécue avec son partenaire. C’est une des raisons première qui fait éclater les couples de nos jours. Le cyber sexe est vécu par le partenaire délaissé comme la pire des infidélités , mise en cause par l’interaction sexuelle qu’engendre la cyber dépendance. L’autre partenaire se sentira trahi, rejeté, humilié d’où la colère la jalousie qui s’ensuivront…

Ce qu’il faut retenir : pour  l’individu qui la vit, et à cause de l’investissement qu’il y met et l’escalade qu’elle va forcément engendrer (on est dans le « toujours plus » de jouir)  la sexualité compulsive est comme une toile d’araignée dans laquelle l’individu est pris sans  pour autant  trouver le soulagement souhaité, une satisfaction libératrice. Si un quelconque événement (démasqué par un tiers, un conjoint, se faire arrêter par la police), oblige l’individu à mettre en veilleuse momentanément son activité compulsive, il la reprendra de plus belle, sans une aide extérieure. Sans un travail thérapeutique en profondeur, la compulsion contrôlera les actes quand bien même voudrait-il faire autrement. Par l’aide thérapeutique la personne peut retrouver un apaisement, après avoir identifié ses besoins et appris à repérer son anxiété inconsciente liée au fantasme compulsif, en apprenant à le gérer de manière adéquate.

Il y a encore tant de choses à dire dont je vous parlerai la semaine prochaine.

Passez un bon week-end.

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La sexualité devient compulsive lorsque la personne(homme ou femme, hétéro, bisexuelle ou homosexuelle) est contrainte à avoir de continuelles activités sexuelles afin de se sentir bien. Dans cet état où la pensée n’est tournée que vers l’idée de satisfaire la sexualité envahissante, la personne néglige les autres aspects de sa vie. Le partenaire, les enfants s’il en a, se sentent délaissés parce qu’il les délaisse. Son travail s’en trouvera aussi affecté puisqu’elle passera son temps à en chercher pour satisfaire en la planifiant sa sexualité. La personne dépensera beaucoup d’argent ce qui mettra en danger ses finances. Sans parler de sa santé physique  par les maladies qu’elle pourrait contracter; en principe ces personnes sont tellement actives et leurs demandes sexuelles tellement puissantes qu’elles ne prennent aucune précaution comme se protéger par exemple des MST. Les défenses immunitaire se déprécient, compte tenu de l’alimentation souvent négligée, du peu de sommeil.

Voici un cas que j’ai ressorti de mes archives. Un dossier vieux de plus de 10 ans d’une patiente qui, je m’en souviens,  raconta ce qu’elle vivait comme un cauchemar.

Mado avait un compagnon dont elle fut follement éprise dès l’instant où elle le vit. Sa situation conjugale ne lui permit pas de vivre avec; par ailleurs ce musicien ne pouvait s’engager dans une relation qui lui aurait demandé – une certaine – fidélité dont il se disait être incapable « Sur les routes, en tournée, il y a tant de belles filles et moi tant besoin d’aimer » Mado m’avoua que cette expression aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Or, à cette époque là, elle était loin de s’imaginer que la franchise de son amoureux recelait déjà une très importante sexualité. De cette sorte de sexualité, dès son divorce, elle en fit l’expérience car jamais de sa vie elle ne connut « ça ». « J’aimais tant faire l’amour avec lui, ça durait des heures, il n’éjaculait jamais et restait dur dans moi des heures durant… Oui, mais « ça » c’était au début parce qu’après pour moi, faire l’amour tout le temps, ça me fatiguait et mon désir n’était plus présent, mais lui ne pensait qu’à ça. » Cet homme ne travaillait plus, il vivait sur ses économies et aux crochets des femmes qui l’hébergeaient. Mado quant à elle, l’acceptait tel quel plutôt que le voir repartir,  s’éloigner d’elle.

Ce qu’il faisait de ses journées ? « Il créait des bandes sons pour un ami Américain musicien avec lequel il était toujours en relation. Pour lui, il passait des heures à  enregistrer  en boucle  les mêmes « bouts ». Quel genre de son ? Des sons répétitifs, avec beaucoup de basses, de la house, avec quelques fois des voix qui rabâchaient des phrases à connotation sexuelle. Ça aussi ça devenait infernal, l’impression d’un marteau piqueur qui s’enfonçait dans la tête. Lui avait l’air de prendre son pied; il était fiévreux, excité quand il faisait cette musique comme quand il faisait l’amour. Jour et nuit. La situation s’est dégradée à son retour de Paris. Il s’est disputé avec son ex, ils avaient un enfant ensemble. Il devint triste, hargneux et ne me touchait presque plus. Il refusait de donner une pension alimentaire (pas de travail donc pas d’argent pour ça.) Son seul travail consistait à enregistrer des K7 audio et maintenant vidéos des programmes qui passaient tard dans la nuit sur canal + qui diffusait une fois par semaine un film porno. Ce qui fit déborder le vase est quand je le surpris en pleine nuit en train de se masturber avec une fureur difficile à voir. Ses yeux rivés sur la télé, son sexe dans sa main il avait l’air d’un fou. Tout cela était non seulement choquant mais incompréhensible pour moi. C’est vrai que je n’avais plus très envie de lui car ce n’était plus la joie du début. J’avais l’impression d’être utilisée sans être aimée; que la seule chose qui lui plaisait était de se masturber dans moi ; moi en tant que femme je ne l’intéressais plus. » Elle pleura à ce moment là. De chaudes larmes tombèrent de ses yeux comme retenues par une écluse fermée par tant de honte qu’elle me disait ressentir, pour lui, pour elle…Mais continua vaillamment comme pour en finir de raconter son drame.

« Parce qu’il ne mangeait plus, il maigrissait et tomba malade. J’étais prête à l’aider, à comprendre son mal dont il commençait à parler. Ce qu’il en disait concernait ce besoin excessif d’avoir à se masturber en permanence. Il voulait atteindre l’extase  par ce moyen comme en parlaient les religions sacrées. Moi je pensais, sans le lui dire, qu’il délirait.Il commençait à avoir des démangeaisons sur le corps, un prurit d’après le dermato consulté. Ce dernier évoqua des défenses immunitaires qui seraient faibles et d’après ses conseils il devait éviter le stress, bien se nourrir et dormir. Tout ce que ne faisait  pas cet homme, à part boire du café très sucré et se masturber…

Cet homme était atteint d’une sexualité compulsive dont le seul but était d’entretenir une forme de priapisme. Cela finissait par  devenir source d’angoisse pour les deux partenaires et Mado ne savait plus à quel saint se vouer.

Poser des mots, identifier  le problème de ce compagnon eut pour effet de calmer Mado et lui permit de se réapproprier la part d’elle-même qui avait été très amochée durant cette vie commune. Nous pouvions afin  commencer à reconstruire l’identité de Mado dans son état antérieur à cet homme…

à suivre!

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La demande de plus en plus importante en consultation, les sites pornographiques de plus en plus nombreux étalant des sexes béants sur des cuisses ouvertes, des seins hypertrophiés autant que des verges turgescentes, des culs, des langues, et des et des… Autant d’images que l’on peut voir de chez soi sans se cacher en achetant des magasines pornos. Ne plus s’obliger de regarder en cachette accompagné d’une branlette vite faite dans les chiottes de son appartement pendant que bobonne remplit le lave vaisselle. Et puis se relever la nuit parce que « je n’arrive plus à faire l’amour à ma femme, il n’y a plus que le sexe par écran interposé qui m’excite. » Cette plainte là se répand  de plus en plus souvent dans mon cabinet avec une supplique pour que s’arrêtent les dégâts occasionnés par cette dépendance sexuelle compulsive.

La sexualité compulsive, fait des dégâts. À tous les niveaux : dans le couple d’abord, dans la vie professionnelle, dans la pensée obsessionnelle, dans les finances – les sites coûtent chers – dans les relations amicales…

Alors qu’est-ce que la sexualité compulsive ? D’abord ce qu’elle n’est pas : on ne doit pas la confondre ni avec l’érotomanie – qui est une illusion d’être aimé – ni avec la nymphomanie qui est  une exagération du désir sexuel chez la femme.  Ces deux formes ont toutes un objet de désir, un partenaire sur qui elles ont jeté leur dévolu. Ceci étant dit, regardons maintenant ce qu’est la sexualité compulsive.

Appelée aussi hypersexualité  la sexualité compulsive se rattachent d’abord :

– Encore et toujours aux fantasmes accompagnés par des comportements sexuels et des pulsions récurrents et intenses. C’est leur durée sur un long terme qui définit cette pathologie, au moins six mois.

À cela s’associent quelques autres critères significatifs :

– Une grande partie du temps est utilisée par les fantasmes et les pulsions sexuelles qui doivent, pour la personne atteinte de sexualité compulsive, impérativement être planifiés. Question lancinante : comment vais-je satisfaire ma sexualité dans mon emploi du temps ?

– Se livrer de manière répétitive à  ses fantasmes, pulsions et comportements sexuels dès que l’humeur de la personne change, lorsqu’elle est en difficulté. L’anxiété, la dépression, l’ennui, l’irritabilité seront les motifs inconscients et le prétexte pour avoir recours à la compulsion sexuelle. Les événements stressants du quotidien  font partie des dérèglements de l’humeur qui impliquent cette activité.

– Les efforts répétés autant qu’infructueux ne parviennent pas à contrôler ou à réduire de façon significative les fantasmes, pulsions et comportements compulsifs sexuels.

– S’adonner de manière répétitive à une activité sexuelle en ne tenant aucun compte du préjudice physique ou affectif pour soi ou pour autrui.

On retrouve une détresse personnelle ou une altération dans les domaines sociaux, dans les occupations ou tout autres domaines importants du fonctionnement qui sont associés à la fréquence et à l’intensité des fantasmes, pulsions et comportements sexuels. Ces comportements ne sont pas forcément liés à la prise de drogue ou de médicament. Ce comportement se manifeste sous diverses formes comme la masturbation, la pornographie, comportement sexuel (entre adultes consentants), cybersexe, sexe au téléphone, club de stiptease… Quoiqu’il en soit c’est la pensée obsessionnelle et répétitive qui fait de la sexualité compulsive un état dramatique pour celui ou celle (en moindre proportion pour les femmes) qui la vivent.

La sexualité compulsive n’est pas la paraphilie (sexualité socialement anormale, déviante comme l’exhibitionnisme, pédophilie). Cette sexualité se manifeste par des comportements sexuels normaux qui devient compulsive par leur répétition excessive et/ou désinhibée. Elles peuvent cependant être concomitantes.

Voilà vous savez tout sur cette manifestation sexuelle qui s’immisce dans le quotidien du couple et dans toute activité ne laissant aucune place à quoi que ce soit d’autre.

– Ça se soigne ? me demandait Roland après qu’il m’eut exposé ce qu’il nommait (à juste raison) son drame. Oui, ça se soigne même si cela ne se règle pas en trois coups de cuillère à pot.  Le temps est nécessaire pour endiguer ce besoin compulsif  qui dépend de tant de phénomènes souvent traumatiques, là encore, de l’enfance. Nous continuerons à y voir plus clair, très prochainement.

Soignez votre foie après l’orgie de chocolat, on se retrouve demain.