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A-ton seulement parlé du fantasme dans cette soirée ? Plus ou moins. Le terme « fantasme » très employé ne fut (à mon goût) jamais vraiment approfondi ai-je envie de répondre. Et pour preuve la vidéo relate un débat de personnalités qui s’entrechoquent s’éloignant du thème pour lequel étaient venus  six hommes et  quatorze femmes. Que s’est-il passé donc pendant ces deux heures ?

Liliane, notre chère maîtresse de cérémonie rappelle  les codes et la manière de fonctionner du sex-o-café, l’officiel, présente les intervenants qui ce soir là étaient essentiellement féminin. Elle me passe la parole : le fantasme, scénario imaginaire dans lequel le sujet est présent préfigure de manière plus ou moins déformée l’accomplissement d’un désir. Le désir et le plaisir, deux composants essentiels, moteurs de la vie, comme évoqués à la deuxième rencontre du sex-o-café.. Le fantasme réalise un compromis entre le désir, les pulsions sexuelles ou agressives et les contraintes de la réalité que sont les interdits, les tabous, les règles sociales et morales. Le surmoi veille dans l’inconscient. Comme le dit Paul Ricoeur : « Le fantasme permet de scénariser son invivable comme un vécu » Il émane d’abord dans le corps avant d’être élaboré par l’imaginaire. Le sensoriel et l’intellect sont nécessairement présents, complémentaires. Lorsqu’il se traduit dans le réel, le fantasme n’en est plus un. En fonction du contenu de l’acte, c’est, soit une perversion, en cas de violence, sadisme… etc; soit un projet quand l’acte réalisé n’est ni pervers ni sous le fait de contraintes ou /et de violence et n’entraîne aucune souffrance pour autrui ou pour soi-même. Ou bien encore il s’agit d’une sublimation et se traduit par une création artistique; les artistes y ont recours pour créer (peintres, écrivains, poètes, sculpteurs..) Le milieu culturel, social, religieux quel qu’il soit dégage des interdits. Le fantasme dans son acceptation ou sa transgression sera à la hauteur de nos interdits.

Je donne la parole à Marie Laure qui aborde le fantasme dans le cadre de sa pratique.  Le fantasme est roi dans la relation instaurée entre patient et praticien. Le fantasme est l’antithèse de la pornographie. L’émotionnel est vécu au niveau intérieur – cerveau limbique – une mise à nu qui exclut le contrôle de soi.  On s’abandonne aux mains qui vous touchent. Dans l’approche tantrique la personne est amenée sur un plan divin,  son essence originelle. Sa pensée est créatrice…

« Qui fantasme ? » Les femmes fantasment-elles ? L’importance de la barrière de l’éducation; les fantasmes sont-ils différents selon l’éducation ? Ils alimentent notre sexualité;  sont-ils assujettis aux seuls désirs de l’autre ?

Nous fantasmons tous et cela dès la toute petite enfance. Le fantasme est roi. Il organise nos pulsions dans le moindre détails(Ph. Brenot) Les femmes fantasment autant que les hommes. C’est une vieille idée fausse renforcée par le rapport Kinsey.  Les époques changent mais les fantasmes sont les mêmes, ils sont fonction du matériel imaginaire. Dans toute forme de sexualité (hétéro, homosexuelle ou autre) nous avons notre complémentarité. Ici, nous sommes très coincés malgré ce qui se montre; ailleurs ça se passe différemment (USA, Asie). Ici le fantasme se présente souvent comme une décharge émotionnelle de plus en plus forte. Plus on est rigide, plus les fantasmes sont durs.

Différence entre barrière symbolique et notre éducation; le frein limbique nous empêche de passer à l’acte; le conscient, l’inconscient; nous sommes trop libérés ou trop coincés.

Techniques actuelles (internet, médias) permet une libération pornographique, virtuelle mais il y a difficulté du passage à l’acte. Le virtuel serait-il un frein ? Normalité de la sexualité qui fait de Rocco Siffredi un modèle à atteindre. La charge sexuelle pulsionnelle est la plus forte énergie existante. C’est le surmoi qui empêche le passage à l’acte. Les hommes sont plutôt linéaires dans leur sexualité (pulsion, « attaque », décharge, ils se retournent et s’endorment)  alors que les femmes sont beaucoup plus imaginatives. Dans la recherche du fantasme à réaliser à tout prix il y a un risque d’escalade qui peut être comparé au drogué  en manque qui recherchera l’illumination du premier shoot. Sans la trouver.

Y a t-il un appauvrissement de la vie fantasmatique, intellectuelle, cérébrale, un risque face à soi-même dans le cas de la réalisation d’un fantasme ? Met-on des mécanismes en place pour assouvir un fantasme ? Répétition, addiction, sous forme de dépendance ? Est-on déçu à les réaliser?

Non, il n’y a pas d’appauvrissement de la vie fantasmatique, peut être même un enrichissement quand ils demeurent acceptables par le Surmoi.  Afin de les assouvir il y a une bataille entre le Moi et le Surmoi, ce dernier empêchant de passer à l’acte. La société (éducation, morale) nous conditionne.  Nous vivons dans un système et sommes plus ou moins obligés d’en accepter les règles; la sexualité  est aussi un système avec ses règles. La déception peut venir de ce que la réalisation d’un fantasme n’est jamais aussi performante  que l’imagination qui elle est toujours plus parfaite, plus conforme  à notre  désir  que la réalité. Les images que l’on se projettent dans notre théâtre interne sont toujours plus belles, plus fortes que celles vécues dans la réalité. En cela tient la déception.

Mais réalisé avec la bonne personne ? Puisqu’un fantasme n’est qu’un scénario personnel ? L’assouvir au travers de plusieurs personnes. Un fantasme propre à une situation et non généralisation d’un fonctionnement. Homme qui a le fantasme de faire l’amour à deux femmes en même temps (le fantasme de beaucoup d’hommes)

Le fantasme est source d’excitation, il met du piment dans la relation.  Vouloir réaliser un fantasme violent risque d’effondrement psychique. On peut fantasmer une situation sans forcément avoir envie de la vivre dans  la réalité. Beaucoup de femmes fantasment d’être violées mais certainement pas de le réaliser. Le fantasme déclenche plaisir et jouissance. En matière de sexualité il n’y a que les tabous que chacun s’impose. Le travail de chacun est de dépasser pour trouver sa propre vérité.

Différence entre tabou, bonne éducation et interdit : on se perd dans tout ça. Fantasme d’objets (talons aiguilles) des décolletés.

Un tabou est un interdit d’ordre religieux ou d’un rituel dont la transgression est censée être un châtiment surnaturel. L’éducation provient du milieu familial, social; bonne ou moins bonne selon ce que l’individu a reçu. Quant aux interdits ils peuvent être d’ordre religieux, sociétaux, moraux. Les deux principaux étant l’interdit de l‘inceste et l’interdit du meurtre. (Réponse à Caroline) Ne vivre sa sexualité qu’au travers d’un fantasme sans jamais passer à l’acte dénote un effondrement psychique, une pathologie, une déviance. Un trop plein imaginaire s’origine d’un vécu traumatique  survenu dans l’enfance.

Le fantasme moindre à notre époque, moins important de nos jours. Vie sexuelle plus intense grâce à la longévité. Si l’on pratique tout, tout de suite, trop vite, trop jeune, que reste t-il pour la suite ?

Peut-on appeler ça de l’hypersexualité ? Il faut avoir confiance dans la jeunesse, malgré l’accès aux techniques nouvelles, confiance à l’imagination des jeunes, à un retour des choses qui finissent à se mettre en place (après avoir vécu des expériences, nécessaires au développement psychique – ajouté par my self après réflexion sur la jeunesse). Quels que soient l’âge, le sexe, le contexte, on fonctionne tous avec des interdits éducationnels, religieux. Jeune ou moins jeune, vieillard, tout le monde fantasme; c’est un pot commun à l’humanité.  La société nous porte, nous socialise. Seul, nous ne sommes rien, il n’ y a que la relation qui nous renvoie à nous-même, un effet miroir en quelque sorte.

Le fantasme évolue t-il ou non? Est-on pris d’assaut par les fantasmes ? Désir suscite un fantasme. L’ennui le favorise t-il ? Focalisation sur fantasme. La sexualité vécue au travers d’un rituel.  Fantasmes des hommes et des femmes. Quels sont-ils? Caricature des fantasmes des hommes. La taille du pénis occupe-t-elle l’imagination des hommes ? Leur petite taille est-elle un complexe ? Les femmes réfléchissent pour les hommes, pensent trop à la place des hommes. Le syndrome du vestiaire.

Le fantasme évolue avec l’âge, les pensées,  le corps, l’expérience. Comme eux les fantasmes évoluent en permanence. Le processus fantasmatique est en continuelle évolution. Si l’imaginaire est puissant l’ennui peut favoriser le fantasme,  sinon il restera pauvre. Voire inexistant. Dans l’imaginaire la taille du pénis renvoie l’homme à sa puissance sexuelle…

Liliane sonne la fin du sex-o-cafe, l’officiel, annonce  le thème de l’infidélité (souvent demandé) de la prochaine session.

La tension au cours de ce débat était palpable. Quelques réflexions qui n’engagent que moi : Le sex-o-café, l’officiel, est une réunion qui devrait permettre à chacun de  s’exprimer avec sa sensibilité sans que les propos tenus ayant trait aux idées soient sujets à jugements de la part des participants dont les perceptions sont différentes.  Le sex-o-café, l’officiel, est un lieu qui se doit de fonctionner sur le principe de la libre parole et de l’échange. L’agressivité ne devrait pas avoir cours. Ce qui fut le cas, malheureusement. Je le déplore. Il n‘y a rien à prouver, si ce n’est le respect que chaque personne doit avoir envers une autre. Tout peut se dire, devrait pouvoir être entendu sans jugement de valeur.

On n’est pas là pour juger ce qui se dit mais pour partager et éclairer les zones d’ombre dans ce qui se dit. Est-ce une tare d’être restée dans la mouvance du « Peace and Love » de 68  et de ne pas supporter la guerre ?

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C’est bien connu, les absents ont toujours tort. Les présents font ce qu’ils peuvent. Ce coup d’essai ne fut pas un coup de maître. L’important c’est d’essayer. Essayer est essentiel. Ensuite, se concerter. Au sex-o-cafe, l’officiel, et après chaque débat, chaque membre de l’équipage du bateau (Anne, Liliane, et moi-même ) doit pouvoir s’exprimer. Chaque membre a son mot à dire « J’ai aimé, je n’ai pas aimé ; sur ce point là ce n’était pas juste ; les réponses ont-elles apporté toute satisfaction aux participants ? … ». Le respect des opinions est ce qui caractérise notre entente ; ce respect concerne et inclut la, le participant qui parle. Être entendu dans ce que l’on à dire suppose entendre ce qui s’énonce. Exclure et s’exclure sans concertation serait manquer d’humilité, nous laisserait  croire à une toute puissance dont aucune d’entre nous ne voulons. Peut-être et certainement c’est ce qui nous rend un peu sévères quand ce qui se dit n’est pas juste ou ne répond pas à une question.  Il y a toujours un après qui suit le Sex-o-café. Et dans cet après, réunies toutes les 3 (séance où n’est jamais venue jusqu’à maintenant la 4ème personne qui anime le débat) nous faisons un débriefing qui consiste à faire le point sur ce qui a été et moins été…

Difficile moment où se relâchent nos tensions, où nous pouvons prendre du recul, réentendre les réflexions des uns et des autres y compris les nôtres. Mais il est difficile de faire le point sur une totalité, sur l’unité de la séance, puisqu’à chaque fois il manque un-e- collaborat-rice-eur.  C’est alors que la vidéo, minutieusement filmée par Anne, sera l’œil et l’oreille qui en dernier ressort, restituera la totalité des interventions. Sans aucune erreur possible, sans aucune malveillance dans le rapport qui est fait par moi par la suite.  Je n’interprète pas, je restitue fidèlement… Sauf dans le cas où un grand brouhaha m’empêche d’entendre ce qui se dit, tout le monde s’exprimant en même temps dans la passion du débat. Dans ce cas là, il s’agit des participants enflammés qui ont tous quelque chose à dire au même moment. Et personne ne le leur reproche, nous ne sommes pas à l’école  ni à l’assemblée nationale.

Ainsi le point est fait sur la manière de procéder au sex-o-café, (qui depuis le 5ème se nomme l’officiel). Dans les jours à venir un compte rendu détaillé fera suite à ce communiqué sur lequel, je compte bien avoir des retours comme l’a suggéré entre autre Caroline désireuse de laisser sur le blog <http://www.libidosexualite.com>un commentaire.

Bonne fin de week-end. Le soleil étant encore présent, je vais aller me baigner.

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Au sex-o-cafe, l’officiel,  le fantasme sera le thème. Comme précédemment le thème sera abordé dans sa version psy et dans une vision plus légère avec Marie Laure qui posera sa touche décontractée  et rieuse.

Les images sont à la base de nos fantasmes. Les expériences pulsionnelles les plus primordiales constituent le canevas sur lequel les fantasmes se tissent. Le fantasme relève autant du sensoriel que de l’intellect. À ce titre on peut affirmer que le fantasme se produit d’abord dans le corps avant de déferler dans l’imaginaire.

Qu’est-ce qu’un fantasme ? Le désir en est-il l’origine ? Les rêves sont -ils des fantasmes ? Les fantasmes sont-ils toujours agressifs ? Sont-ils toujours de nature sexuelle ? Comment l’interdit vient réguler le passage à l’acte.

Certains fantasmes paraissent effrayants. Qu’en est-il ? Peuvent-ils être partagés dans une relation amoureuse ?  Doit-on les exprimer à son partenaire ? Y a-t-il danger à ne réaliser sa sexualité qu’au travers des fantasmes ?

Que se passe t-il si l‘imaginaire n’est pas au rendez-vous ? Quel est l’impact du fantasme chez les créateurs, les artistes ? Le rêve est un fantasme inconscient ; la rêverie une production d’images dont l’auteur est éveillé, fait partie du fantasme conscient.

Si le fantasme se traduit en acte dans la réalité  est-ce encore du fantasme ? Comment traduire un passage à l’acte dont le contenu est violent ? Perversion ? Projet ? Création artistique ?

Les époques, les cultures, le milieu social impliquent-ils des différences de fantasmes ? La scène primitive se révèle t-elle dans le fantasme ? Comment l’interdit inter-réagit-il dans le contenu ? Y a t-il une spécificité du fantasme féminin ? Masculin ? Les fantasmes féminins sont-ils moins violents que les fantasmes masculins ?

Le contenu du fantasme évolue t-il dans une vie ? Le désir, la libido sont des réflecteurs. Quelles sont les catégories des fantasmes ? Quelle place la violence tient-elle dans le fantasme ? Comme le rêve peut-on analyser le fantasme ? L’homosexualité peut-elle être révélée dans un fantasme ? Peut-on les maîtriser ? Comment le corps les exprime t-il ? Que se passe t-il lorsqu’un fantasme s’interrompt en pleine action ?

Autant de questions qui trouveront des réponses lors du Sex-o-cafe, l’officiel où nous nous retrouverons jeudi 3 juin comme d’habitude au 3♦14 Hôtel salon Shiva.



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Dans les fantasmes récurrents les pieds chaussés de talons aiguilles sont les plus évoqués. C’est un bien gentil fantasme qui ne porte pas à conséquence à condition qu’il reste une érotisation des jeux de l’amour. L’évocation de ce fantasme remémore l’histoire d’Aline qui ne pouvait se déplacer qu’en talons aiguilles. L’âge avançant elle avait de plus en plus de mal à les supporter, d’autant qu’ils avaient déformé ses pieds. Ainsi chaussée, marcher devenait un supplice sans qu’elle puisse y remédier. En racontant son histoire elle prit conscience de l’impact du désir de son père qu’elle fit sien, puisqu’il n’admirait les jambes des femmes que juchées sur des talons aiguilles. Ce qu’elle s’empressa de faire dès qu’elle fut en âge de séduire les garçons. Dès lors le père ne tarissait pas d’éloges sur la beauté des jambes d’Aline lui disant sa frustration enfin comblée,  sa mère ne chaussant que bottes, ballerines ou derbys. « Ma mère a choisi le confort et moi, sa fille,  la torture pour le plus grand plaisir de mon père. »

Nous passerons sur le jeu de séduction qui s’instaura entre le père et sa fille. Aline réalisait le fantasme de son père.

À 21 ans  elle épousa un homme avec la même exigence paternelle : il fantasmait sur les talons aiguilles. De fil en aiguille, d’exigences en soumissions, leur relation se vécut sous le mode SM. « Talons aiguilles, bas résille, cuir, jusqu’au fouet qu’il lui est arrivé d’user sur moi. Même si au début je trouvais ça excitant, au bout de quelques années ça devenait insupportable de ne vivre notre sexualité que comme ça. Ça devenait crado, sans plaisir,  douloureux physiquement, c’était l’escalade. Un jour, il   a perdu la tête. Il m’arracha un talon avec lequel il me frappa,  l’enfonça  à plusieurs reprises dans la cuisse… L’horreur… Suite à ces blessures je demandais le divorce. »


Les fantasmes sont classés en fonction des interdits transgressés au niveau sexuel et agressivité :

  • La violence.
  • Le sadisme : éprouver du plaisir en faisant souffrir autrui.
  • Le masochisme : tirer du plaisir de ses propres souffrances.
  • Le fétichisme : ressentir du plaisir par le biais d’une passion pour un objet inanimé (chaussure, tissu…) une partie du corps (pied, sein), une forme, une odeur, un contact tactile.

Un fantasme est l’expression de l’interdit et c’est en cela qu’il est source de plaisir et de culpabilité. Il n’y a pas à s’inquiéter à avoir des fantasmes d’un contenu violent, la violence imaginaire ne signe pas une pathologie.  Là où il faut s’en inquiéter c’est quand il y a un  besoin  impérieux de  les réaliser, de passer à l’acte.  Lorsque le fantasme devient omniprésent, envahissant l’espace psychique au point de devenir la seule source de satisfaction, lorsqu’il empêche la personne de vivre, c’est non seulement préoccupant  mais il y a là, pathologie et perversion. Des fantasmes de ce type sont du même ordre que la compulsion sexuelle. Dangereux.

Par définition le fantasme n’est pas fait pour être réalisé. Lorsqu’il se traduit dans la réalité ce n’est plus un fantasme.