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Sans aucune sonnerie, sans aucun appel de cor, le matin tire de sa torpeur un mort-vivant de son lit-tombeau. Avant de s’en être extirpé et en l’absence de  charentaises, avant même  d’avoir posé ses pieds par terre, Antoine  frotte vigoureusement ses yeux pour tenter d’y effacer, en vain,  les colonnes rigides que forment le montant de ses dettes. Oh, Antoine, ne doit aucun argent pour des dette de jeu, pas plus qu’il n’en doit à quelques maffieuses organisations. Non, non, c’est à l’état, qu’il dit maffieux, qu’il doit. L’état  lui réclame des taxes. Taxe professionnelle parce qu’il travaille encore. « Tu travailles à mon âge, tu dois payer des taxes pour travailler! » Alors qu’il aimerait se la couler douce entre soleil et ombre de ses points retraite. Insuffisants les points pour qu’il s’arrête de travailler.Taxe d’habitation plus élevées que le loyer de son petit studio qu’il a du mal à payer. Alors qu’il rêve d’une cabane de branchages sur une île déserte. « Tax,tax,tax, écoute ça fait un joli son » répète t-il comme une sinistre écholalie.

Encore un jour qui s’annonce mal pense Antoine qui depuis quelques mois cachetonne. Là, encore me fait-il remarquer « je ne cours pas le cacheton comme un artiste ». Pourtant je trouve à Antoine un sens de l’humour bien particulier qui pourrait le mener sur les planches. « Mais j’avale, précise t-il, avec mon jus de chaussettes qui me tient lieu de café, deux gélules rouges pour me mettre le cœur à l’ouvrage. Il tourne dans ma tête  sur un air de java la complainte « C’est fou comme l’argent permet de supporter la pauvreté ». Alphonse Allais enfonce le clou de la dérision. Je préfère en rire, je ne sais plus pleurer ».

Pour remonter le taux de sérotonine que le stress lui a complètement pompé, Antoine se cachetonne avec comme devise « Nous sommes complètement comprimés, alors pour vivre heureux vivons cachets. » Et hop! il s’envoie dans le gosier que les vitupérations enrayent des comprimés de toutes les couleurs. Les rouges le matin pour le réveiller. Les bleus en début d’après midi pour prévenir l’angoisse. Les blanches le soir pour passer une bonne nuit, sans cauchemar. Entre temps des moitiés verts, moitié blancs. « Le rêve quoi », me fait-il remarquer. Mon regard interrogateur, lui fait préciser  : « Ben, quoi? C’est gratos, les cachets. La sociale sécurité me tient en laisse; même si je sais qu’à ce rythme je finirai par y laisser la peau, en attendant je peux bosser et obéir au président. »

Écoutant Antoine  me raconter les péripéties sa vie comprimée, j’oublie de descendre du bus et continue avec lui  jusqu’au terminus.

Sur le retour dans le bus vide ma pensée vagabonde : finalement c’est quoi le bonheur ?

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Achevé de lire Richard Bohringer : « C’est beau une ville la nuit ». Détresse, confusion entretenues par l’alcool, la drogue, le manque, le départ d’une femme. 5 ans à se trouer les bras. Arrêté deux mois après l’OD d’Octavio.

Soutenu par l’amour qu’il a pour  ses potes, l’errance dans les pays parcourus, comme il parcourrait  l’enfer de sa vie  en ce temps là, fin des années 80; soutenu par l’amour qu’il a pour sa fille : « le jour où elle est née j’ai été prier dans les champs. J’ai mangé de la terre. » Amour pour sa mamie et offrir le pull over vert qu’elle lui avait tricoté était la trahir. Amour pour sa mère qu’il appelle désespéré comme le nourrisson réclame le sein réconfortant. Peu sur son père mais suffisamment pour comprendre sa souffrance « Fallait bien remplacer papa. Mon papa à moi, c’était le bar. »

A Harlem, NY, ville Babylone par excellence où sa « parano se transforme en art, » il devient Dashiell Hammett. Racolage d’une « élégante », une junkie portant gants pour cacher  ses  bras troués; « elle se shoote devant moi, j’avais jamais vu une femme se shooter. » La violence du désespoir l’attaque de toute part.

Et la vie qui ne veut pas le lâcher et à laquelle il s’accroche, – « la vie, j’en veux pour longtemps » –  persuadé avec raison qu’elle lui réserve d’autres instants magiques accompagnée de Jazz,  débarrassée  d’alcool et de drogue…

Un jour, ça le lâche, il grandit, il décroche. Enfin. Il décide de vivre sans la menteuse héroïne; sans son « cheval« . Une blonde, belle, ronde et douce, le remplace. Il écrit, avec la peur que sa mémoire l’abandonne…

« J’ai appris à ne plus écrire avec cette putain de drogue, à inventer chaque nuit une nouvelle histoire qui ne verra jamais la vie…Écrire relève de l’espérance. Tu mets la virgule là où tu veux que ça freine et le point là où tu veux que ça s’arrête. Quand tu veux laisser ton idée faire son chemin sans toi, tu rajoutes quelques points. Quand tu t’étonnes, tu peux t’exclamer, c’est pas obligé. Et puis le reste, tu laisses à ceux qui veulent tout expliquer. »

Quel art Monsieur Bohringer ! Merci !

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Ce que vous allez lire là est extrait d‘Histoires d’hommes – histoire de Dieu » écrit par Lyliane Rivera . C’est mon cadeau de l’été, faites-en bon usage !

Je  savais, je l’appris en l’aimant, lire toutes les gammes de son style. Je connaissais son solfège et pouvais arpéger toutes les notes qui se cachaient en les débusquant dans ses endroits les plus secrets. Pas de bémol dans le rythme de nos corps mais une folle vibration empruntait le crescendo d’un chef d’orchestre, subjuguée par l’exécution magistrale de sa baguette magique. Nous rejouions le concerto des joies de l’amour, sans reprise de souffle, d’un accord impeccable où les sons les plus sensuels pouvaient durer toute la nuit, laissant nos sens pleins de doux murmures qui nous endormaient à l’aube.

En virtuose je me fondais en lui, donnant toute la mesure de mes talents d’amoureuse qui me garantissaient une partition à ses côtés sans faute, d’une docilité sans faille, un irréversible attachement de sa présence définitive dans mon corps et dans mon cœur. Ainsi il ne m’oublierait jamais, il me reviendrait toujours comme le marin revient toujours à la mer. Il finirait par rester ayant trouvé son île et le désir de l’habiter.

Un soir, pour me remercier,  mon amant émit le souhait de me masser…Après qu’il eut créé l’ambiance : lumière tamisée,voix de velours de Grégory Isaacs, le mister cool jamaïcain  et cool attitude du maître de cérémonie, je m’allogeais sur la serviette.

Tout mon corps était déjà tendu vers ses mains qui se posèrent au creux de mes reins, remontèrent le long de mon dos  saisissant avec une extrême douceur mes épaules. Déjà ma tête dodelinait appréciant le velours du toucher qui électrisait mon corps entier. Mon souffle court s’accélérait. Ma bouche cherchait ses doigts qu’il ne m’offrit pas, il devint l’authentique masseur me rappelant à l’ordre.

– « S’il vous plaît Madame, un peu de tenue ! Oh, excusez-moi Monsieur, votre massage est tellement agréable, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait une invitation à la débauche! Tss,tss, fit mon amant  impeccable dans son rôle »

Retournant au sérieux du massage, il m’enduisit des pieds à la tête d’huile de monoï. A  son capiteux parfum s’ajoutait la sensualité du reggae. L’atmosphère chargée d’encens rendait ma perception de lui fluide et je le buvais; ronde et je m’enroulais dans  le distillat de ses doigts; sensible et je le sentais. Sans bouger, collée à la serviette, respirant fortement, je l’absorbais.

Il me demanda de me retourner. Professionnellement. Je m’offris à lui comme jamais auparavant, avec la conscience de son regard, de ses mains sur moi. Verso qu’il enduit d’huile parfumée. Les jambes, le cuisses, le ventre, il remontait beaucoup plus lentement sur les seins  où – me semblait-il –  il s’attardait. Papillon, je volais. Mon esprit avait déserté mon enveloppe charnelle et voltigeait au dessus de nous.

C’était divin ! Prendre possession de son propre corps de cette manière était divin ! Je repartais toucher Dieu dans un ciel étoilé d’une constellation nouvelle nommée Marie-Madeleine. J’aimais ses mains, elles me soignaient, elles me regorgeaient de suc vital. Il était Jésus, il me clouait, tel le Christ,  à la croix du plaisir. Je partais loin mais revenais de peur d’aller trop loin, de peur de ne pas revenir dans ce monde terrestre.

Bambou priapique, sa tige de jade gonflée d’énergie vitale ondulait mon corps, effleura mes seins gorgés de désir de lui. Il faisait durer le plaisir, échappant à mes mains, je ne pus le planter en moi.

Nos souffles rauques, chauds et secs comme un simoun, dans nos gorges assoiffées : « J’ai soif, s’il te plaît, donne moi à boire. » S’écartant légèrement de moi, sa verge restait au contact de ma peau « Non, ne t’en vas pas ! » Il ferma mes lèvres d’un baiser qui remplit ma bouche d’un liquide rafraîchissant. Il avait tout prévu, y compris l’eau qui calmerait ma soif. « Encore, encore de l’eau ! » Jaillit de sa bouche, une cascade déferla dans ma gorge, qui sans étancher ma soif, explosa en mille particules argentées.

Élément indispensable à la vie, l’eau scella nos corps en une tangible réalité; telle une périssoire se coulant sur l’eau, nos peaux glissaient l’une contre l’autre. Masseur et massée fusionnèrent à l’unisson, se retrouvèrent UN par l’irrésistible attirance des pôles opposés, complémentaires. Nous devenions un Tao parfait. Nous nous lovions tour à tour dans la moiteur de nos ventres rejaillissant dans la lumière qui irradiait dans nos yeux.

J’étais liane, sur laquelle il se volubilisait. Il était volute et je m’enroulais en lui.  Dans la volupté la plus totale.

Vint mon tour d’oindre son corps. L’huile parfumée consacra cette divine union, la transforma en un acte sacré. Et là, comme à chaque fois, ondoyant à la même mesure, nos respirations mêlées se précipitèrent dans un même cri, nos corps ressuscitèrent en apothéose orgasmique.

Le petit matin nous retrouva emmêlés dans les draps huilées.

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Les Taoïstes ont pu expliquer les secrets de l’amour après avoir examiné avec précision ce qui se passe dans le corps humain au moment de l’amour. C’est avec respect pour leur immense travail que je vous offre ce qui suit.

  • Le corps est le lieu secret du plaisir.
  • Le Plaisir est un état résultant de la satisfaction d’un sens comblé. Lorsque il s’agit du plaisir sexuel tous les sens sont comblés. Rappelez-vous plutôt :Vous le-la voyez et votre bouche salive. Vous le-la prenez dans les bras, vous touchez sa peau (du visage, des mains d’abord, nous ne sommes pas des bêtes !) Vous sentez sa peau, (là, à l’endroit derrière l’oreille : quelle délicieuse odeur)Vous entendez le son de sa voix…Non, non, ne vous pâmez pas encore…Attendez que :
  • L’énergie arrive aux poumons, votre respiration devient pressante, le souffle et les soupirs rapides.
  • Écoutez votre cœur, il bat de plus en plus fort, la langue est activée, la bouche salive.
  • Les organes se mettent à l’unisson du cœur, la rate et le pancréas sont activés. À ce moment là les muscles veulent saisir. Ça y est, vous en êtes là ?
  • C’est au tour des reins (siège de l’énergie sexuelle) de s’activer (la vessie en plus pour les femmes). La révolution microcosmique se met à tourner, les organes génitaux pulsent.
  • À cet instant l’énergie arrivent aux os (l’énergie des os est régie par les reins). Vous n’avez rien à faire, le corps sait et va ouvrir les articulations au point du bassin.
  • L’énergie atteint le foie et le système nerveux, les jambes entourent.
  • Le sang devient vivant en parcourant le corps. Tout de vous se met en mouvement, s’ensuivent les poussées orgasmiques qui amèneront le plaisir à son paroxysme.
  • L’extase orgasmique : c’est ce que vous vivez quand vous êtes dans l’amour, quand vous vous donnez entièrement à l’amour avec amour. Femmes et hommes, tous égaux devant l’amour.

Faire l’amour avec amour (j’insiste) est le plus beau cadeau que vous faites à votre corps. Tout de vous, des hormones, du système nerveux, osseux, respiratoire, digestif, génital, circulatoire, tout se réjouit ; tout de vous en profite. Faire l’amour participe à la bonne santé de votre être. Faire l’amour éloigne la maladie physique et psychique. Éloigne la guerre dans les couples. Ne dit-on pas se réconcilier sur l’oreiller ?

L’amour rend vivant. C’est un moteur : celui de la vie.

Bien sûr on peut se faire du bien en faisant l’amour sans amour, juste pour réveiller son corps quand ce dernier est en état de manque, quand il y a longtemps qu’il n’a pas eu de secousses sexuelles. En général en ce qui concerne l’acte au féminin, (sauf cas particulier que j’aborderai dans les troubles) les femmes ont du mal à faire l’amour sans amour pour le partenaire – sans l’éros qui régit le sentiment amoureux. Lorsque c’est le cas, le plaisir s’estompe dans le temps, devient occasionnel (lors de la montée hormonale) et l’acte sexuel devient vite une corvée… Le plaisir crée l’être, l’expense. Or, sans amour on devient dépendant d’un acte supposé apporter du plaisir et nous rend obsessionnel. Sans amour on est dans la recherche, jamais satisfaite, de l’amour.

L’amour est une force fantastique qui permet toutes les récupérations, toutes les guérisons. Sans amour il devient impossible de guérir d’un symptôme sexuel. (Torjmann) Sans amour, l’humanité ne pourrait survivre un seul jour (Eric Fromm dans « L’art d’aimer).

Bon, oui on a compris ! Je les entends d’ici les embouchés à la littérature pornographique, les abonnés à la prostitution, les débauchés sexuels, les baiseurs à couilles rabattues qui n’ont rien à faire du sentiment d’amour. Et ce n’est pas à eux que je m’adresse même si pour eux, il serait profitable d’essayer d’aimer autrement qu’avec leur seul sexe.

Mais revenons à nos moutons : l’orgasme comment s’obtient-il ? demandent certaines femmes. Éprouver un immense plaisir, toujours intense qui ne se termine pas en apothéose orgasmique, est-ce normal ou alors faut-il que chaque fois il y ait orgasme authentique ?

Nous venons de voir la manière dont le corps réagit sous la poussée de l’amour, comment le système hormonal répond à cette extraordinaire pression en répandant la dopamine, molécule du plaisir, comment le corps s’ouvre pour se donner…si tel n’était pas le cas, il n’y aurait pas de plaisir mais douleur. Les femmes sont assujetties, à l’inverse des hommes, à leur cycle hormonal et faire l’amour pour elles ne se termine pas toujours par un orgasme. Tant qu’il y a du plaisir, intense, tant que le corps ne se refuse pas, tant que le sentiment d’amour est présent, le corps entier vibrera, nourrira la vie.

Ce n’est pas pour autant que vous devez vous regarder ni faire de l’amour une gymnastique ! Laissez vous juste glisser dans les ondes, comme un poisson dans son  élément.

Et c’est là que tout arrive….

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Pascal de Sutter s’est longuement penché sur la « La sexualité des gens heureux« .  Le contenu  de ce livre, dont je partage la totalité de ce qu’il énonce, vient  quelque peu bousculer les diktats en vogue dans les milieux qui se veulent branchés. Une bonne santé va de pair avec une bonne sexualité. Disant cela P. de Sutter ne dit pas qu’il faille baiser à couilles rabattues ni s’adonner au SM ni pratiquer l‘échangisme ou s’obliger à des performances de compétition pour avoir une sexualité épanouissante. Non, pas du tout mais il constate que la tendance actuelle confond souvent sexualité épanouie et pratiques extrêmes. Et c’est à ce niveau que le bât blesse. Qu’il y a confusion.

Faire l’amour contribue au bien être et donc au bonheur. Chez les femmes c’est la perception d’une qualité de vie sexuelle élevée qui est associée à la longévité. Par contre, chez les hommes  c’est la plus grande fréquence  qui augmentera l’espérance de vie. Oui, mais faire l’amour comme une simple activité sexuelle, comme on ferait un sport, par simple hygiène, ne contribue pas forcément à la santé ni à la longévité.

Faire l’amour est autre chose. Faire l’amour – rapport sexuel satisfaisant les deux partenaires – laisse une sensation de bien-être supérieure à tout autre chose, comme la prise de médicament, par exemple. Probablement la cause en revient à la libération d’hormones lors de l’orgasme (en autre, la merveilleuse ocytocine.) On le sait maintenant, les réactions chimiques produites lors de l’amour ont un effet bénéfique sur la mémoire, les fonctions cognitives... (Revoir les articles écrits sur ce sujet.) Et ce n’est pas tout ! La puissance des fantasmes qui se mettent en route lorsqu’on imagine des scénarios érotiques activent les circuits neuronaux. C’est une sorte de gymnastique mentale, active et créative, qui maintient le cerveau en bonne forme.

Le remède contre des insomnies ? Faire l’amour ! L’activité sexuelle facilite l’endormissement grâce à la décharge de la tension lors de l’orgasme – surtout pour les hommes  qui s’endorment souvent après l’amour – grâce aussi à l’effet sédatif de l’ocytocine et des endorphines. Faire l’amour empêche de ruminer ses problèmes, éloigne les pensées invasives qui retardent la venue du sommeil. Mais alors pourquoi les femmes ont-elles plus de mal à s’endormir, demanderez-vous ? Tout simplement parce que les femmes ont moins d’orgasmes que leur compagnon. 1/3 seulement parviennent à l’orgasme, d’où le décalage important dans le couple. L’une reste éveillée pendant que monsieur ronfle déjà.

Avez-vous remarqué, chez la plupart des hommes comme chez tous les mammifères mâles, après l’éjaculation, l’intérêt pour le sexe et la partenaire chute brutalement? Oui!!!La plupart d’entre nous l’a remarqué !

Autre chose : l’activité sexuelle régulière est un excellent antidépresseur. Les endorphines possèdent un effet tranquillisant comparable au Valium, tout comme le sport et l’activité physique. La sexualité, toujours en vertu, de la libération d’hormones contribue à la santé de la peau, sa fermeté, la beauté et la brillance des cheveux. Sauf pour les chauves qu’un trop plein de testostérone aura scalpé.

Faire l’amour augmente un type d‘anticorps de 30% et de ce fait renforce le système immunitaire, combat virus et bactéries; le contact avec les germes d’un autre que soi-même équivaut à l’effet vaccin.

Pour bénéficier de tous ses avantages, il est indispensable que la sexualité soit vécue  comme épanouissante. La sexualité ne doit pas être une obligation ni une contrainte, encore moins stressante. Seulement du plaisir. Obligatoire, stressante et contraignante la sexualité perd tous ses bénéfices, devient un handicap puisque les sentiments l’affectent. Plusieurs substances ne sont secrétées que lorsque le plaisir est intense, lors de l’orgasme ou sensation de plénitude concluant un rapport sexuel épanouissant.

Et enfin, l’humain ne se réduit pas uniquement aux diktats des hormones et de la chimie du cerveau. La sexualité du genre humain est fortement influencée par le contexte environnemental. La période d’apprentissage où les partenaires apprennent à se connaître est essentielle suivie d’une bonne communication dans le couple qui permettra d’ajuster les différences entre femme et homme.

Tout cela avait été dit au fil des articles précédents. J’avais envie de vous faire participer à ma lecture du moment. Alors Ok pour mettre tout cela en pratique dans la joie et la bonne humeur ? Profitez bien de la chaleur torride de la nuit qui fait ressembler les ébats   amoureux à une séance de sauna. Ça aussi c’est bon pour la peau. Allez, bonne soirée.

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Ben, quoi ? Éjaculer précocement : ça arrive à tous les hommes une fois au moins dans leur vie sexuelle, non ? N’en faites pas un fromage si c’est une fois en passant. Par contre monsieur fonctionne ainsi depuis le début ? N’auriez vous pas affaire à  un grand égoïste ? Le dit bonhomme une fois qu’il a épanché sa tension, se retourne et s’endort sans aucune préoccupation  pour votre frustration. D’ailleurs êtes-vous seulement frustrée ou très en colère après ce rustre? Parce qu’un homme qui a du savoir vivre, de la tendresse pour sa compagne, n’agira pas ainsi; un homme qui n’est pas un goujat, sera très déçu et frustré lui aussi de ne pouvoir donner du plaisir à sa partenaire. Ensemble ils chercheront la solution, en dialoguant d’abord. En consultant, en couple ou en solo, ou à tour de rôle pour apprendre d’eux et des moyens existants (et il en existe) pour renforcer la durée. Donc, dans cet article on ne va pas s’occuper des  Crazy Pitt, (Crazy Pitt qui va si vite qu’on ne le voit pas passer), on ne va pas non plus se préoccuper de ceux qui tirent leur crampe comme des lapins.

L‘éjaculation précoce est un problème beaucoup plus fréquent que l’on ne le croit; elle n’est pas la défaillance des seuls hommes mûrs, des hommes andropausés, loin s’en faut. Ce phénomène handicapant atteint tous les âges en mettant à mal et en question la virilité masculine, la confiance en soi.

Imaginons que vous êtes un couple qui aimez danser ensemble. Vous viendrait-il à l’esprit de faire des pas qui vont contrarier les pas du partenaire ? Non, bien sûr ! Donc, partant de ce principe osez jouer sur différents rythmes et différents mouvements comme dans la danse. Vous écouterez la musique de vos corps et ondulerez en cadence sans penser à l’érection. Ne soyez pas inquiets, elle va venir. Et quand elle est là, monsieur, ne vous enfournez pas. Laissez la monter. N’ayez pas peur de la perdre. Profitez en pour pour commencer à l’apprivoiser en gérant la tension de l‘excitation sexuelle, en étant à l’écoute de votre partenaire. Rien ne presse. Trop souvent les préliminaires sont trop courts, par peur de ne pas y arriver. Par peur de décharger avant d’avoir embarqué. Par peur de perdre la cible.

Vous ne resterez pas focalisés sur les zones génitales en sachant que tout le corps peut être zone érogène. Vous développerez ensemble un imaginaire érotique, puisqu’on le sait, un plaisir rapide provoque la frustration des deux partenaires. Oups! ça ne marche pas cette fois ci? Ce n’est pas grave. Il faut un peu de temps pour réhabituer le corps à une autre discipline. Paris ne s’est pas construit en un jour. Soyez ludiques. Faire l’amour n’est pas partir en compétition pour arriver le premier; faire l’amour  est un échange d’énergie. Faire l’amour pour se reproduire est un réflexe physiologique archaïque devant assurer la reproduction de l’espèce, un conditionnement dont il faudra vous débarrasser.

Combien ont oublié que faire l’amour est un moyen gratifiant de se faire et de donner du plaisir. Et si il y a gêne il ne peut y avoir de plaisir. Alors, on s’amuse et on recommence. On prend son temps. On inverse les rôles. L’homme devient passif et la femme active. Il se laisse faire, se laisse prendre en main, en bouche, en queue; lui, ne fait rien que ressentir ce flux qui le parcourt sans essayer de maitriser ou de l’arrêter. Elle  caressera le corps entier, sans s’attarder sur le sexe du monsieur; c’est elle qui est aux commandes.

Le monsieur lui devra éviter de se comparer aux hommes des sites pornographiques qui ne peuvent que lui donner des complexes. Parce qu’il oubliera que c’est du trucage de cinéma. Peut-être n’a t-il jamais su que les érections des acteurs de pornos sont le fait de collages de pellicules consécutives à de multiples prises et le sperme qui n’en finit pas de dégouliner du lait concentré…

Allons, monsieur! Il est grand temps d’agir pour enrayer ce problème grave pour votre compagne et avant qu’elle ne soit trop frustrée. Elle pourrait finir par aller voir ailleurs. Et vous madame, ne vous moquez pas de cette terrible capacité à être trop rapide et favorisez des circonstances insolites, créez la nouveauté. Si vous appréciez la masturbation n’hésitez pas à vous masturber devant lui. Apprenez  lui qu’une masturbation régulière et voluptueuse débarrassée de la gêne et de la honte, même pratiquée sans vous à côté, est un excellent remède qui lui permettra de se connaître, d’apprivoiser ses tensions. Et bientôt il vous fera profiter de sa raideur dans la durée.

Ok ? Vous essayerez quand ? Ce soir ! Bien !

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 » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… Qu’il y ait harmonie ou conflit, joie ou tristesse, c’est secondaire par rapport au fait fondamental que deux personnes se rejoignent à partir des profondeurs de leur existence, qu’elles ne font qu’un l’une avec l’autre en ne faisant qu’un avec elles-mêmes, sans fuir leur propre réalité. Il n’y a qu’une seule preuve de la présence de l’amour : la profondeur de la relation, la rivalité et la force de chaque   personne » Ainsi l’a écrit Erich Fromm dans L’Art d’aimer.

Communication, don de soi, sollicitude, responsabilité, respect, Connaissance sont les ingrédients indispensables d’une relation authentique fondée sur l’amour. Parler, communiquer avec ses mots pour dire ses émotions et exprimer ses sentiments est la manière d’être dans le don de soi. Pour un homme le don de lui-même passera par l’acte sexuel où il donnera sa semence à la femme. (Mesdames ne croyez pas que cet acte soit sans conséquence pour lui.) D’ailleurs un homme qui ne peut se « donner » sera impuissant. La femme par l‘acte de recevoir fait don d’elle-même,  elle laisse l’homme accéder à son centre vital. Si elle est incapable de donner, si elle ne peut que recevoir, c’est qu’elle est frigide. Chez la femme le don d’elle-même se manifestera aussi dans la maternité, cette dernière étant le résultat du don de deux êtres qui s’unissent. Ils se donnent l’un à l’autre et en conçoivent le fruit.

La sollicitude qui consiste à avoir des égards, être attentif aux besoins d’autrui, se traduira par des prévenances, des soins, de l’attention. Peut-on dire d’une personne  qu’elle aime les fleurs si elle ne les arrose jamais et les laisse mourir? Il en va de même dans la relation du couple, où chacun prendra soin de l’autre l’arrosant de son amour avec tendresse et égards.

Responsabilité : être responsable est pouvoir répondre aux besoins psychiques d’un autre. Particulièrement de la personne dont on est en amour.

Respect : le respect d’une personne pour une autre va se manifester par le souci de l‘accepter telle qu’elle est, sans vouloir la changer. Qu’elle s’épanouisse selon ses propres critères et non selon ses propres besoins pour s’en servir comme d’un objet.

Connaissance : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » disait déjà Socrate. La Connaissance : un lien indéniable avec le paramètre précédent car l’on ne peut (se) et respecter si on ne se connaît pas soi-même. La Connaissance ne consiste pas à rester à la périphérie de soi-même ou de l’autre, mais d’aller puiser au plus profond de soi pour démasquer derrière les apparences, une souffrance, une angoisse, un tourment, une culpabilité qui rejaillissent dans les comportements dès lors que l’on n’a pas fait la démarche d’aller à la rencontre de son être intérieur. Sa nature essentielle.

Quiconque est capable de donner de lui-même est riche. Donner son temps, de la joie,  sa présence, son écoute, son intérêt, son savoir, sa tristesse… Tout ce qui vit en nous peut se manifester à l’extérieur de nous dans l’acte de donner, par le don de soi-même. Donner autrement que matériellement apporte une joie sans limite. Avec la constatation que plus on donne plus on reçoit. L’amour est un don, son épanchement devient un pouvoir qui produit à son tour de l‘amour.

Est-il utile de préciser que la capacité d’amour est subordonnée à la nature même du donneur? Une personne ne pourra faire don d’elle-même que parce qu’elle aura acquis indépendance, autonomie; lorsqu’elle ne sera plus dans l‘égocentrisme ni dans la toute puissance. Exploitation des autres,  accumulation de biens sont antinomiques  au don de soi…La confiance en soi, le courage de s’accepter tel que nous sommes (nul n’est parfait) autorisera le don de soi en éloignant la peur. La peur est un sentiment qui souvent empêche d’aimer.

En cette période estivale puissions-nous faire des châteaux qui ne seront pas de sable, transformer d’un coup de baguette des lieux communs en lieux magiques pour que tout autour de nous rayonnent la joie, le rire et le bonheur.

De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme.

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Il fait très chaud ce mardi, aussi, légère et court vêtue je vous propose de passer la journée à faire relâche ! Pendant ce break indispensable, je vous parlerai de l’envie folle de vivre dégagée des contingences matérielles, de satisfaire aux besoins élémentaires (faim, soif, sommeil), de danser  sur  la musique, d’aimer et d’être aimée.

Le divan du psy est vide, le bureau du banquier désert, les ciseaux du jardinier et du coiffeur à la remise, les livres et écran de l’étudiant sur l’étagère, la concierge aura rangé ses balais, mes voisins continueront leur grasse mat, la mer a retrouvé son bleu méditerranée, les marins sont sortis en pleine mer, dans le ciel les nuages s’effilochent, la neige sur les montagnes n’est plus qu’un souvenir d’hiver. Bientôt nous serons à partager un tendre corps à corps pour vérifier la véracité d’un article reçu ce matin dont l’intitulé, vous pensez bien, a attiré mon attention. Il concerne essentiellement les femmes et leur sexualité. Le voici :

« Comment le cerveau gère notre sexualité. De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme.«   De grands pontes de la gynécologie psychosomatique et sexologie de Genève débitent (sans jeu de mots)  le résultat  d’expériences pratiquées sur le rat. Les chercheurs ont implanté une électrode dans son système dopaminergique (Dopamine : neuro-médiateur du plaisir)  que le rat  active à volonté en appuyant sur un levier.  Que croyez-vous que le rongeur fît dans ce cas là ?  Eh, bien il se donne tant de plaisir qu’il ne  s’alimente plus !

Vous vous demandez si ça marche aussi pour les souris ? Certainement puisque ça les concerne ! Pour résumer : Lorsque la zone du plaisir est activée, c’est toute l’organisation  portant  sur l’estime de soi, la représentation mentale de soi qui est stimulée et renforce la capacité à intégrer l’autre en soi. Plus il y a de plaisir plus on se considère, plus on va tenir compte de l’autre. De plus si l‘amour se mêle au plaisir, le désir féminin se transforme en un outil de compréhension et de connaissance  de soi-même et de l’autre. Beaucoup de nos rôles sont venus de notre désir féminin de combler les besoins de l’Autre, l’homme en particulier, écrivait Anaïs Nin.  Et même si on peut désirer une personne qu’on n’aime pas et aimer une personne sans la  désirer quand les deux se rencontrent (amour et désir) c’est le jack pot !  Cela dépend du  » gyrus angulaire gauche, «  quand  il est actif chez une personne  son  désir sexuel est très fort.

On savait déjà que faire l’amour augmente notre vitalité.  De plus si l’on tient compte de la température extérieure, tout nous incite à nous faire plaisir et à nous mettre au frais. Ce temps là, n’est-il pas ce moment idéal pour poser sa tête près d’une autre, le corps ondulant sur un rythme lancinant? Ne faire qu’un avec l’amant aimant aimé? Qu’attendons nous pour continuer cette semaine en beauté ?   Allons tâter les prunes et la tige de jade de notre amoureux pendant que lui s’occupera de nos lolos,  de notre bourgeon, grimpera sur notre mont de Vénus ! Quelle belle semaine en perspective !

Bon plaisir à toutes et à tous par ricochet.

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Une semaine de retard, à peine, pour vous rendre compte du Sex-o-café, l’officiel. Bonne lecture.

Après avoir rappelé les règles du sex-o-café, l’officiel, aux  nouveaux participants (convivialité, respect de la personne qui parle, absence de jugement) Liliane me passe la parole : déjà ? Oui, déjà ! Je me lance :

  • Rappel de la fidélité qui a valeur d’engagement ; vision freudienne : une illusion entretenue par la croyance en un toujours, une exclusivité d’être unique, d’être tout pour l’Autre et vice versa, de n’avoir de désir que pour une seule personne, d’avoir et de servir des idées … autant de croyances incompatibles avec la nature humaine.
  • Rappel des lectures faites par le Maire et le Prêtre lors du mariage, civil et /ou religieux ; lectures énonçant en premier lieu un serment de fidélité (Article 212 pour le mariage civil, les 4 Piliers pour le religieux). L’état émotionnel et euphorique du moment fait oublier aux futurs conjoints ce à quoi ils s’engagent.
  • L’engagement principal est une fidélité sexuelle… Est-il possible qu’elle soit  tenue sans souffrance, sans frustration, quand on sait que le sujet  recherche sans cesse le plaisir. Ce qui intéresse le présent débat : la fidélité sexuelle dans le couple, ou son contraire, l’infidélité.
  • La fidélité à soi-même, autre versant de la fidélité qui garantit la liberté d’expression, liberté de pensée, la liberté de choix, seulement  soumise à son discernement, à la cohérence de ses actes et pensées. Cette fidélité implique une certaine lucidité pour construire un rapport à l’autre qui nous ressemble.

Je passe la parole à Laurent Primi qui remercie Liliane et Lyliane.

  • Plutôt que de structurer de manière scolaire le thème, Laurent évoque la fidélité/l’infidélité sexuelle  sur le versant du religieux ;
  • savoir en quoi consiste avoir la foi ou l’avoir perdu quand il s’agit du couple. On peut   s’interroger aussi «  à quoi l’on croit quand on parle fidélité dans un couple ? »
  • Ici est abordé le monothéisme dans l’antiquité dont le statut  était différent dans le monde païen. Le monothéisme fait apparaître un dieu jaloux.
  • Relation particulière que l’on se fait de la fidélité dans le couple et dans la religion. Que nous soyons croyants ou non, nous sommes tous imprégnés d’un système de valeurs.
  • Dans un mariage religieux  on prête serment au nom de Dieu « Personne ne peut défaire ce que Dieu a uni »  mais qu’en est-il dans un mariage civil ? Au nom de quoi deux personnes prêtent-elles serment sinon devant la Loi représentée par le maire? Cela demeure abstrait et peu passionnel.
  • Evocation d’un texte d’une psychanalyste (Piera Aulanier) qui traite de la sexualité féminine où elle insiste sur le fait que femmes et hommes ont une vision totalement dissymétrique et un rapport extrêmement différent à la fidélité. Elle annonce des statistiques étonnantes : les hommes seraient infidèles pour la majorité avec un pourcentage d’infidèles féminines de beaucoup inférieur. On peut se demander avec qui les hommes infidèles trompent les femmes ?
  • On trouve aussi une grande dissymétrie dans la relation de couple quant à la notion d’amour et de désir ; le désir étant révélateur d’un manque. « Qu’est-ce qui manque à l’Autre , que puis- je lui apporter dans ce que j’imagine lui manquer ?»
  • La fidélité et l’infidélité nous amènent à réfléchir sur la différence du sens qu’une femme ou qu’un homme a entre le désir et l’amour…

Laurent a fait court comme promis. Liliane rebondit sur le monothéisme et le dieu jaloux :

  • L’autre doit-il -être notre dieu ? La  femme la déesse de l’homme le dieu de la femme?
  • L’exclusivité, n’aboutit-elle pas à s’enfermer, à ne voir que l’autre ? N’est-ce pas l’émergence d’un refoulé de l’enfance ?  Cette part de nous enfant qui veut attirer et garder pour lui seul le regard du parent du sexe opposé au sien?
  • N’est-ce pas essayer de retrouver quelque chose de l’enfance que l’on n’a peut-être pas vécu ou que l’on a perdu, puisque grandir oblige à se séparer de ses parents ?
  • Lorsqu’on prête serment on y croit : « ça va fonctionner » mais la vie nous ôte nos illusions.
  • Selon les statistiques après 15 ans de vie commune les couples ne font plus l’amour en moyenne que 3 fois par mois.

Selon la génération à laquelle on appartient, il peut y avoir une idée du péché très ancrée, transgresser le serment de fidélité par rapport à Dieu, au conjoint,  à ses enfants : est-ce toujours actuel dans les couples ? questionne une participante.

Peut-être avec moins d’emprise, c’est toujours actuel parce que nous sommes toujours imprégnés de ces notions, même sans être pratiquants. Le mot « péché » est tombé en désuétude, les enfants n’emploient plus ce mot. L’infidélité des hommes a toujours été acceptée contrairement à celles des femmes. Qui se « rattrapent » maintenant. Se peut-il qu’au nom de la mère l’infidélité féminine soit moindre ?

Evocation de Shrek 4, le film de cette année qui raconte quelque chose des mentalités actuelles. Shrek, fidèle, avec enfants et famille. Shrek s’ennuie à être le père et le mari parfait.  Arrive un moment où il craque, il commet le péché qui détruit le cycle de l’Histoire en faisant basculer l’univers. Un happy end : le monde est sauvé par l’amour conjugal. Le péché est une contrainte, car être fidèle à soi et à l’autre ne se fait pas de manière délibérée.

Pourquoi la société à un droit de regard sur notre vie intime ? L’adultère est-il encore une faute, même si il y a toujours le jugement qui sanctionne, malgré la soi-disant libération des mœurs. N’est-on pas toujours à la recherche d’un idéal que l’on espère trouver dans la fidélité ? La promesse de fidélité n’est-elle pas là pour exorciser ses propres peurs ?

La notion de péché disparue, les relations se vivent plus décontractées ; on change plus facilement de partenaires (ils se marièrent et divorcèrent ; ils se marièrent encore une fois et divorcèrent…)

Est-ce normal d’exercer une forme de pouvoir sur l’autre ? Aliéner l’autre ? Qu’est-ce qui conduit à l’infidélité ? Est-ce un manque et de quoi ?

Attrait de la nouveauté. Un besoin nécessaire à la vie humaine qui conduit souvent aux ruptures de couple. Délicatesse d’être discret, pour éviter de faire souffrir. Dans l’attirance de femmes possessives, il y a presque obligation de s’enfuir.  L’infidélité vécue comme incartade que l’on cache. Une même recherche d’épanouissement sexuel dans le couple. Faire plaisir par amour. Plutôt que de développer des frustrations réciproques certains couples s’autorisent, par besoin, d’aller voir ailleurs.

En parler quand on trompe ?

Pas évident de se dire, «  qu’est-ce qui fait qu’avec lui je vais être fidèle » ou « comment vais-je réagir si par lui je suis trompée ? » ou encore « comment vivre ce truc là sans partir en vrille totale. » Même si personne n’appartient à personne la sexualité est tellement intime, aucune envie qu’une autre la partage. Et en même temps ce n’est pas facile d’être fidèle. Les femmes disent qu’elles préfèrent  ne pas savoir, besoin du respect et du silence = ne pas savoir est une espèce de protection.

L’évolution sociale, statut social passait par le mariage et la fidélité (officiellement) n’a jamais empêché l’infidélité de nos grands parents.  Il peut toujours exister un accord dans le couple qui se donne le droit à l’infidélité. Pourquoi ne pas établir un contrat ? Chacun devrait instaurer les règles qui régissent le couple.

L’infidélité peut servir au couple à redémarrer, à repartir, un moteur en quelque sorte. Est-on à l’abri des tentations, du coup de foudre, d’une pulsion ? Concevoir la relation amoureuse et l’aventure sont deux choses complètement différentes.

Faire la part des choses entre l’amour et le sexe. Conception différente chez la femme et chez l’homme. Eviter de s’attacher. Le fait de tromper induit culpabilité et séparation dans les couples insuffisamment solides. Le plaisir sexuel est toujours une forme d’amour révélé par le don de soi.

La fidélité est-elle possible tout en restant soi ? Nous sommes trop imprégnées d’une culture des contes.

Qu’est-ce qui est si insupportable dans le fait de savoir ?

  • Difficulté à accepter de ne pas être celle qui répond à tous les critères ;
  • Imaginer le corps de celui qui nous donne du plaisir, le donner à une autre, n’est pas supportable. Le savoir est à la limite du tolérable ; en même temps envie de tout savoir.

Ne pas savoir n’est-ce-pas entretenir l’illusion ?

  • Le couple libertin va s’autoriser à vivre une sexualité autre, tout va dépendre de la communication dans le couple. Certains couples s’installent avec ou sans mariage  avec des notions élargies de fidélité qu’ils ont envie de vivre. Notion personnelle et de la personne rencontrée au moment T.
  • Evolution de ce que l’on accepte au cours des expériences, face aux situations toutes différentes. La vie nous oblige à changer, il serait bon de réinventer sa sexualité au cours des ans qui passent sinon le couple s’endort. Les couples qui tiennent toute une vie fait l’admiration de certaines. Mais sait-on dans quelles conditions tiennent-ils ? Au détriment de son propre épanouissement ?
  • Être fidèle à soi-même est une belle définition mais se connaît-on soi-même ?
  • Pour durer, il y a obligation de faire des concessions (le mot employé fut « sacrifices »)Se mettre au diapason de l’autre, sans annihiler son moi profond.
  • Et la culpabilité là dedans ?
  • Certains ne se sentent coupables que « pris » ; pas vu pas pris !
  • La culpabilité est un choix !?

Que veut dire tromper au sens éthymologique?

  • Tromper c’est coucher ; c’est désavouer l’autre en public. Tromper c’est induire en erreur.  C’est faire quelque chose de mal.
  • L’infidélité est plus associée à la gourmandise : se faire plaisir, comme on le ferait avec un bon gâteau, sans se forcer et sans pour cela être en manque.
  • On se structure dans notre personnalité en tant qu’homme ou femme ; en psychanalyse si on désire c’est qu’il nous manque quelque chose. On fantasme ce qui va éventuellement combler ce manque. Et ce que fantasme l’autre est en général un marché de dupes.
  • Que veut dire l’absence de désir ?  Celui qui trompe sans cesse est donc toujours en manque ? Il ne sera jamais comblé ? Il sera comblé dans le sens où un toxicomane est comblé dans un temps très limité (le temps de l’effet de sa dose)qu’il devra renouveler. Le fonctionnement de l’homme et de la femme est totalement dissymétrique.
  • Constatation d’une fidèle participante : Au Sex-o-café, l’échange remet systématiquement femmes et hommes en balance. Comme un besoin de généraliser sur le comportement des hommes et des femmes ? Est-ce rassurant ? (Je crois que cette constatation ne s’applique pas seulement au Sex-o-café mais à toute assemblée où hommes et femmes sont réunis dans un même lieu pour débattre d’un thème, quel qu’il soit.)

Il y a un besoin de séduire qui fait défaut dans la routine du couple. Il y a des femmes qui font du sexe pour le sexe…Il existe maintenant des sexfriend, des sexfuking, des rencontres juste pour la sexualité ; les femmes peuvent passer un coup de fil à des hommes juste pour le sexe ; des escort-boys…(qui est de la prostitution masculine. Voir le film « Cliente »)

Une participante : Je parle au nom de l’expérience ; avec l’âge le corps change d’aspect. Le cœur lui ne change pas : on croit que l’on a toujours 2,3,4 fois 20ans ; la relation que l’on attend dans un couple est un partage sur tous les plans. Les hommes prennent des femmes plus jeunes. Mais il existe aussi des femmes couguars : sur 5 hommes jeunes un accepte de prendre une femme plus âgée. La société actuelle exige de paraître plus jeune qu’on ne l’est. C’est la tendresse et la considération qui forment un couple.

Le fait d’être trompé qu’est-ce-que ça vient toucher en soi ?

  • Le manque de tendresse.
  • Le narcissisme, l’estime de soi est atteinte dans le fait d’être trompé.
  • Une femme veut rester naïve, elle refuse de voir. Entraîne de la violence.
  • L’indépendance pécuniaire facilite l’infidélité. Les couples manquent de dialogue. L’expérience vécue ouvre les yeux. Certaines frustrations sexuelles engendrent des violences.
  • Comme au restaurant on peut choisir. Le désir est quelque chose qui s’entretient, comme un jardin qu’il faut tailler.
  • Le carcan socio-éducatif tue le couple.

La rencontre  tire à sa fin. Liliane nous lit un article : L’adultère et la fidélité expliqués par les neurosciences. La fidélité dépendrait, comme toujours avec les neurosciences, de facteurs génétiques… On peu se demander où est notre libre arbitre là dedans ?

Le thème du prochain sex-o-café, l’officiel, est annoncé « Relation entre la sexualité et la nourriture ». En attendant passez de très bonne vacances nous nous retrouverons le 2 septembre, au 3.14, salon Shiva.