Subscribe to Libido Sexualité Conseils Subscribe to Libido Sexualité Conseils's comments

ψ

Vous viendrait-il à l’idée de traverser l’océan, même pas déchaîné, dans une périssoire (petite embarcation plate et allongée, manœuvrée à l’aide d’une pagaie double)? Bien sûr que non, n’est-ce-pas! Et pourtant c’est de cette manière que la plupart d’entre nous s’embarque dans la vie. Nous traversons l’océan qu’est la vie dans une embarcation aléatoire en refoulant systématiquement nos émotions. Ces dernières se retournent contre nous et nous invalident. Les émotions refoulées jouent un rôle fondamental dans l’apparition de la maladie (le mal a dit) mais aussi dans le rétablissement du malade dès l’instant où ce dernier peut les exprimer. Il existe un lien étroit entre le cerveau et les défenses immunitaires (démontré depuis des décennies). Il a été prouvé que l‘émotivité d’un individu et sa réaction au stress constant peuvent être des facteurs déclencheurs de nombreuses maladies. Nous formons un tout indivisible et un organisme humain dans son entièreté est bien plus que la somme des parties.

Il n’y a pas de corps sans esprit pas plus que d’esprit sans corps.  Il y a 2500 ans de cela, Socrate disait déjà: « …Car la grande erreur de notre époque dans le traitement du corps humain est la séparation que font les médecins entre le corps et l’esprit ». Les émotions influencent la fonction de nos organes, l’intégrité de nos défenses immunitaires, les échanges de substances biologiques garant de l’état physique de notre organisme. L’isolement affectif, la solitude, la précarité, le stress chronique (professionnel, social…) affaiblissent nos défenses immunitaires. Les relations inadéquates qui ne comblent pas nos besoins les plus profonds vont agir de même.

Prisonnier du rôle qu’il a été obligé de tenir étant enfant, incapable de concevoir que lui aussi avait le droit de s’abandonner, de s’exprimer et d’être considéré digne d’attention, cet homme devenu adulte continue sur ses conditionnements appris, il refoule ses besoins élémentaires. Il continue à « assurer » en ramant dans sa périssoire sans se plaindre prêt à accepter d’envisager sa vie comme étant foutue.  Il ne traversera pas l’océan sur son embarcation de fortune. Á moins qu’il se rende compte que sa maladie est un moyen pour son corps de rejeter cet envahissant sens du devoir avec lequel il a entretenu tout le monde sauf lui-même.

Quand on n’a pas appris à dire NON de manière adéquate, notre corps se charge de le dire pour nous. Dire Non c’est accepter de dire ses émotions au risque de déplaire; mais aussi de bénéficier d’une réconciliation corps /esprit; c’est encore retrouver la responsabilité envers soi-même et de ses propres choix pour ne pas rester dans  le duel infernal qui tapisse les relations acquises et aveugles. Se vouloir être le protecteur de l’autre en le protégeant de nos propres émotions, est refouler ce qui, exprimé rendrait consciente la relation et la responsabiliserait.

Alors on se dit tout? L’agréable et le déplaisant?  La peur et la joie? La honte et l’humiliation? La fierté et la mesquinerie? Enfin tout quoi!


Un rasta parmi tant d’autres venu d’Annecy

Un échantillon de la foule

Après un silence de 3ans le Garance Reggae Festival ressuscite cette année à Bagnols sur Cèze avec une affiche digne d’un Sunsplatch jamaïcain. Les organisateurs avaient tout prévu.  Du bracelet permettant  d’aller et venir sur le site  dès l’instant où il était scellé au poignet,  les toilettes sèches sans odeur, l’hébergement   sur une aire de camping où les tentes, la plupart  de marque Quetchua, étaient plantées par centaines  faisant ressembler l’ensemble à une succursale Décathlon;  à l’intérieur de l’enceinte la Croix Rouge pour les étourdissements  que le bruit des basses provoquaient, les boutiques – étals – où se vendaient l’artisanat très coloré, l’environnement préservé grâce au  gobelet réutilisable estampillé au nom de l’affiche… Les organisateurs avaient tout prévu pour créer une ambiance chaleureuse. A Kingston  Village circulaient  l’énergie fédératrice du Reggae, la joie de partager les mêmes émotions, un espace de liberté  que l’on exprimait en dansant au son du Sounds Systems avant que ne commencent leur show sur la scène centrale les artistes Jamaïcains, et pas des moindres.

Mode d’emploi des toilettes sèches

La foule à perte de vue (35000 personnes, pour cette grande messe qui a duré 4 jours) cool mais enthousiaste, devant la scène, pendant qu’une autre partie ayant enfants sans s’éloigner se prélassait en cadence, debout, assise ou allongée sans pour cela perdre une miette de ce qui se passait sur scène… Tout ce que je peux évoquer ici ne vous donnera qu’une faible idée de la fraternité qui liait tous les âges, réunissant une fois leur show terminé les acteurs qui se mêlaient au public, se laissaient photographier avec beaucoup de plaisir. Enfin reconnus pour leur réel talent.

À tout ce que je peux évoquer ici, il manque le principal : le son !

Prolonger encore l’ambiance, rester immergée dans le son qui résonne encore à mes oreilles par l’exploit de Junior Byles perdu dans sa nuit en passant par Big Youth , Cédric Myton des Congos, Winston et Matthew Mc Anuff, Ijahman, Luciano et tant d’autres et retrouver Bunny Wailer, sa voix, son charisme…Combien de temps faudra-t-il attendre pour communier dans la même prière qui me laisse croire que tout est encore possible pour que les Hommes deviennent des frères ?

ONE LOVE -ONE UNITY