Nous sommes à J-7 du SEX-O-CAFE, l’officiel et il temps, pour entamer l’automne, de faire le point sur l’état de la verge de certains messieurs. Sans se moquer, bien sûr, c’est un état qui doit être pris très au sérieux car il engendre bien trop de dégâts pour s’en amuser.
Quand les officiels de la médecine affichent dans leurs statistiques plus de 40% d’éjaculateurs précoces, que les plaintes en consultation de sexothérapie dépassent de loin ce pourcentage et que 0,34% qui n’en ont pas – d’éjaculation- on ne peut qu’être tentés d’apporter une aide à ces dysfonctions érectiles.
Qu’elles soient verges pas assez dures, trop molles, qui ne tiennent pas la durée du parcours dont une femme à besoin pour arriver à destination – orgasmique -, ou son contraire, trop dures, infatigables sans pouvoir mettre un terme au transport amoureux qui devient mécanique et sans plaisir (anéjaculation) : il faut faire quelque chose, c’est sûr. Et que peut-on faire ?
En parler est la priorité. Car en parler résout en partie le problème. Mettre sa gêne de côté, quand la chose se transforme de braquemart en chiffe molle. Quand cela devient une habitude qui très vite perturbe la vie d’un couple qui si rien n’est fait finit par la séparation (surtout des jeunes couples). On peut avancer que la troisième débandade est le signal d’alarme qu’il ne faut pas dépasser.
A qui en parler ?
Avant toute chose n’ayez pas peur d’en parler au sein même du couple. Messieurs, ne vous affolez pas et entamez le dialogue dès que Madame vous dit « Ce n’est pas grave, mon chéri ». Parce que pour vous, oui, c’est bien connu, c’est grave. Pour vous c’est honteux, c’est dévalorisant, c’est même pour certains hommes dramatique. Non, non, je ne délire pas. Les hommes qui souffrent de ce problème sont là pour me le rappeler (en consultation). Si d’en parler entre partenaires avec compréhension, tendresse, confiance, ne remet pas la mécanique en bon état de fonctionnement, il est conseillé d’aller consulter votre médecin traitant ou mieux un spécialiste qui évaluera, mesurera les taux, tâtera l’organe, vous posera certaines questions qui le dirigeront soit vers un examen médical plus approfondi, soit vers une psychothérapie, le problème étant psychique. Donc pas d’affolement avant d’en avoir parlé avec des personnes compétentes.
Et les femmes comment vivent-elles ces pannes qui s’installent ?
De diverses manières selon que la relation est récente, plus engagée ou en fin de parcours. Car le contrôle de l’éjaculation permet d’harmoniser les rapports sexuels, précise Gérard Leleu (médecin, sexologue). Caresser ou sucer sans conviction un sexe d’homme en détresse et le laisser « tomber », impuissante, ne va pas faciliter l’ardeur pénienne de son compagnon. La manière dont les femmes le vivent va aussi dépendre de l’attachement à leur homme, la façon dont cela « se passait avant »; la manière dont elles vont s’y prendre pour remonter le moral des troupes…
Comment y remédier, comment améliorer pour éviter la séparation fatale du couple ?
Si les sentiments sont présents rien n’est irrémédiable; tout est encore possible. Il existe différents procédés pour y remédier en l’absence de perturbation médicale. Faire travailler son bassin; renforcer son palais pelvien, privilégier les préliminaires (on ne le dira jamais assez); laisser monter les fantasmes; éviter la routine (tel jour à telle heure, dans la même position); faire des instants ludiques de ces moments d’échanges. La femme doit être compréhensive et l’homme abandonner sa peur…
De tout cela on parlera au prochain sex-o-café, l’officiel…Nous vous y attendons et pour ceux qui voudraient venir mais ne peuvent pas être présents, il y aura toujours le compte rendu. Oui, je sais, c’est pas pareil, mais c’est mieux que rien, non ?