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Tout désir peut évoluer et tendre vers une diminution. En particulier le désir sexuel qui peut aller jusqu’à disparaître.

« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie sans être forcément obligé de satisfaire son désir en l’épuisant «  selon Henri Gougault. Ainsi il en va du désir qui décline ou qui est totalement absent.  La diminution du nombre de rapports est le témoin d’une baisse de désir. Toutefois ce qu’il faut retenir est le rythme en dessous duquel la personne est en manque. Même si le peu de désir est consécutif à une période où la relation était pleinement satisfaisante, le  manque de désir s’inscrit dans un phénomène cyclique qui est physiologique à condition qu’il ne devienne pas chronique. Si ce manque  s’installe dans la durée il deviendra problématique en entraînant une détresse dans le couple.

Comme dans toute problématique nous retrouverons dans la baisse du désir des indicateurs biologiques, organiques, psychiques, relationnels, culturels ou médicamenteux. Les causes biologiques : prise de médicaments (somnifères, antidépresseurs, certains contraceptifs, anxiolytiques …) donnés à la suite de dépression, d’anxiété, ménopause, grossesse… Les causes psychiques : aversion subite ou récurrente pour le sexe liée à des blocages dans l’enfance; conflit conjugal; expérience traumatisante (viol, inceste);  suite à un accouchement; les suites d’un avortement; deuil; consécutive à des douleurs (dyspareunies). Causes relationnelles : couple avec routine, désintérêt des partenaires; peu ou pas de de séduction (négligence du corps, du vêtement, laisser aller physique), refus conscient ou inconscient de l’acte sexuel; mauvais sentiments ou manque d’attirance envers le partenaire; peur de l’engagement. Causes culturelles: sentiment de honte, culpabilité dû entre autre à des interdits religieux et, ou culturels; apprentissage inadéquat sur l’intimité corporelle; éducation sexuelle négative; difficultés à exprimer ses sentiments d’amour ou d’affection.

Les causes organiques se traduisent par de l‘herpès, condylome, vaginite, cystite, problèmes ovariens, sécheresse vaginale (hors de la ménopause); autant de barrières somatiques qui expriment un problème psychique.

Est-ce le fait de la libération sexuelle ? L’omniprésence de la sexualité empêche t-il le désir de se manifester ? Trop d’une chose tue la chose.

Apprendre à érotiser son partenaire, sa vie,  est ce dont sont incapables les femmes qui ont le désir en berne.

Mais aussi celles atteintes de vaginisme. Qu’est-ce qui contraint une femme à ne pas s’ouvrir ? Qu’est-ce qui l’oblige à rester fermée comme une huître sur sa perle ? Pour certaines femmes l’impossible pénétration le moment venu est vécue comme une menace.

Le vaginisme est une contraction réflexe des muscles du vagin. Cette contracture involontaire et douloureuse rend la pénétration impossible (un doigt, un spéculum du gynéco, un tampon, encore plus un pénis.) Dans toutes pathologies les causes ont diverses origines d’ordre psychologique, relationnel, physiologique ou sexuel.

Qu’elles sont les causes du vaginisme  ?  Nous allons en parler puisqu’en parler est le meilleur moyen d’apporter des solutions.

Cas de vaginisme : Suite à une première consultation, Angela (trentaine d’années) me dit sa difficulté : Elle vit depuis trois ans avec son compagnon mais elle ne comprend pas pourquoi dès qu’il essaye de la pénétrer elle se rétracte, ferme ses jambes, le repousse…La douleur qui l’assaille alors au niveau du bas ventre est telle qu’il lui est arrivée de s’évanouir. Je lui fais délicatement constater qu’elle est atteinte de vaginisme. Elle est tout de suite rassurée d’avoir mis un nom sur ce comportement qui lui empoisonne la vie. Au fil des séances on découvre une étroite relation avec une grand-mère autoritaire pour qui Dieu fait office de garant de sa sexualité.   Elle n’a aucun droit  sur son corps; ses mains seront posées à plat sur son édredon lorsqu’elle se couche, pourra à peine tendre ses joues pour que l’on y dépose des baisers mais a l’interdiction d’ouvrir ses lèvres pour en donner; elle a encore l’attitude rigide enseignée par sa grand-mère celle de garder ses jambes serrées dès qu’elle s’assied… Lui faisant remarquer ce maintien, elle essaye de décroiser ses jambes. En vain…

Cet exemple met en évidence l’impact de l’éducation religieuse, dogmatique qui a transformé une enfant en jeune femme prise dans une spirale où la peur de pécher lui tenait lieu garde-fou. A trente cinq ans, elle était encore vierge, bien que vivant avec un compagnon, ou avant lui, s’amourachait de jeunes hommes homosexuels.

Dans le cas d’Angela nous avons affaire à un vaginisme primaire (présent dès les premiers rapports) alors que ce trouble peut survenir après des rapports sexuels satisfaisants. Dans ce dernier cas il sera appelé secondaire.  Des couples s’accommodent bien de cette impossibilité de pénétration, qui convient d’autant mieux à l’homme en panne d’érection. Ceux-là, la pénétration impossible de part et d’autre, trouveront un équilibre sexuel avec une sexualité active et épanouissante grâce à l’échange de caresses excitantes et source de plaisir.Les femmes atteintes de vaginisme vivent souvent avec des partenaires tendres, affectueux; le problème dans ce cas ne fait que cristalliser le vaginisme, l’entretenant artificiellement.

Par contre d’autres, pour la plupart, la frustration et l’incompréhension de ce phénomène provoqueront de l’anxiété, du stress; la femme se sentira « anormale » ce qui accentuera ses difficultés. Quant à l’homme il doutera de ses capacités à donner plaisir ou pourra douter du désir de sa partenaire. Le désir d’enfant amènera à consulter.

Un second cas de vaginisme : une toute jeune fille de vingt ans me dit en pleurant qu’elle ne peut « s’ouvrir » à l’homme qu’elle aime parce qu’elle entend à ce moment précis son père dire à un copain  » Pour les femmes c’est facile, elles n’ont qu’à ouvrir les cuisses, nous on fait le reste ». Depuis Stéphanie reste fermée, bloquée sur des mots dont quelques séances viendront à bout…

Le vaginisme est rarement dû à autre chose qu’un problème psychologique. On retrouve systématiquement un traumatisme sexuel, une peur ou un refus de la sexualité. Il est important de  ne pas laisser traîner ce problème. Consulter est la première démarche qui fera comprendre le refus exact de toute pénétration. Ensuite il conviendra de donner des notions anatomiques intimes à la femme afin qu’elle apprenne à connaître elle-même  de son propre corps.

En voilà assez pour ce soir que je vous souhaite sans soucis…Soyez prêts pour le changement d’heure.

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Qu’entend-on par troubles sexuels féminins ? Quand une difficulté sexuelle se transforme-t-elle en dysfonction sexuelle ?

Nous allons faire l’inventaire de ce qui aujourd’hui sont souvent considérés comme troubles sexuels alors qu’en réalité ‘ils ne sont  que des occasions inespérées servant à fabriquer de nouvelles maladies pour lesquelles les  industriels pharmaceutiques trouveront la réponse sous forme de pilules…

Ainsi il est va du déclin du désir sexuel. Pourquoi ne pas reconnaître sans en faire une maladie sexuelle que l‘absence de désir sexuel n’est souvent pas autre chose qu’une réponse fonctionnelle et saine des femmes souffrant de stress, de fatigue ou encore servant d’argument et de refus à la menace d’un partenaire trop violent?

Au travers de l’écoute nous devrions être capables de distinguer des inhibitions adaptatives de réponses sexuelles pour ne pas les confondre avec les véritables dysfonctions sexuelles. Ce qui n’est pas toujours le cas. Loin s’en faut. Ceci entraînant une surmédicalisation d’une difficulté sexuelle qui laisse de côté les autres aspects de la vie des femmes. Ce phénomène augmente le nombre de celles qui croient être atteintes de TSF (troubles sexuels féminins) sans que cela repose sur une quelconque réalité.  De ce fait les femmes focalisent sur le seul coït en faisant de ce dernier la norme sexuelle du couple…

Pourtant nous ne pouvons ignorer les détresses véritables. Le manque de lubrification, le vaginisme (impossibilité d’être pénétrée) les douleurs persistantes et répétitives pendant le rapport sexuel (dyspareunies) mériteront d’être traités dans le cadre médical, alors que l’anorgasmie ou la perte de désir seront abordés par la psychothérapie. Il est important de faire la part de l’organique, de l’hormonal et du psychologique (la présence de difficultés au sein du couple, la pression tant sociale qu’éducative ou même culturelle (religieuse).  La santé sexuelle passe par une sexualité épanouie. Elle est un bien précieux qui demande attention, c’est une revendication légitime. Pour autant médicaliser l’amour sans se préoccuper de l’état psychique ou abonder dans le tout psychologisant sans se préoccuper de l‘organique est un illogisme;  ne pas dissocier ces deux paramètres en privilégiant l’un plus au détriment de l’autre.

Si un homme n’a pas d‘érection dont la cause est un manque de désir pour sa partenaire, ce n’est pas la pilule miracle Viagra (pour ne pas la nommer) qui agira sur son désir. Il en va de même pour la femme, d’autant plus que sa sexualité est beaucoup plus complexe; il n’existe pas une pilule, quelle que soit sa couleur, qui lui fera avoir un orgasme. Ni qui créera l’amour. Ni le désir.

À répéter encore : il n’existe pas de normes quant à la quantité, à la fréquence des rapports ni de manières spécifiques pour arriver à un rapport satisfaisant et comblant. Se comparer aux représentations en vogue empoisonne la vie de beaucoup de couples…

Nous verrons combien les facteurs individuels peuvent amener ou maintenir un problème d’une dysfonction sexuelle.

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Master et Jonhson en 1968 ont décrété que l‘orgasme ne pouvait être que clitoridien. Pour eux il n’y avait aucune différence orgasmique entre les femmes quelle que soit la stimulation. L’orgasme provient toujours du clitoris, un point c’est tout ! Il se caractérise par des contractions involontaires et régulières au niveau du tiers inférieur du vagin et du sphincter anal. Quelle précision ! Après cette révélation, les hommes des années 70, ceux  qui s’intéressaient à la sexualité (années Peace and Love),  ne comprenaient pas qu’une femme  puissamment stimulée au niveau du bouton ne puisse déclencher un  orgasme !  Ce qui paraît normal quand on sait que cette perle pour s’épanouir a besoin de douces caresses, à condition toutefois que le clitoris en question soit porté par une femme clitoridienne.

Plus tard, on découvre qu’il existe une autre forme d‘orgasme de type vaginal appelé aussi coïtal. La sensation est différente du précédent puisquil provient d’une pénétration et des poussées pelviennes lors d’un coït.

Mais ce n’est pas tout. Il existerait troisième orgasme appelé celui-ci utérin. Ce dernier serait un orgasme successif au coït et  surviendrait quelques secondes après l’éjaculation de l’homme; il serait provoqué par le contact du gland et du col de l’utérus, utérus qui se soulève pendant la phase en plateau (phase avant l’orgasme) et se manifeste par des contractions de l’utérus et par l’absence de contraction du tiers inférieur du vagin (comme dans l’orgasme clitoridien). Cet orgasme là permettrait à la femme qui l’éprouve de garder l’illusion de la maternité.

Oui, et alors demandent en chœur les femmes orgasmiques ? Quel intérêt à savoir d’où vient l’orgasme quand il vient, les femmes le savent ? C’est vrai quoi ! Pour les abonnées au plaisir orgasmique qu’importe de définir sa provenance ? Il n’y a qu’à se laisser aller dans le flot, relâcher tout, faire confiance à son corps (mais aussi à son partenaire). Or le clitoris, beaucoup d’hommes non seulement s’en méfient mais qui plus est, est l’ennemi juré pour certains d’entre eux. Laurent à qui je demandais s’il avait essayé de s’intéresser à autre chose qu’à pénétrer sa compagne, me dit sa peur : « Et si elle n’a plus besoin de moi, de mon sexe dans elle, comment vais-je faire? me disait-il. Il   essayait en vain de donner du plaisir à sa femme par un va et vient lors de la pénétration, sans résultat. Nicole était clitoridienne. Ils n’avaient jamais abordé le sujet ensemble. Elle subissait les assauts de son mari qui avaient pour seul effet de les éloigner  l’un de l’autre. Non, Nicole n’est pas frigide Laurent n’a pas su trouver ce qui lui convient; Nicole ne connait pas son corps, son éducation stricte l’a tenue éloignée des plaisirs de la vie, du plaisir sexuel.

Il y a aussi des femmes qui n’ont jamais connu cette décharge, qui ne sont jamais parvenues à atteindre cet état. Et une femme qui n’a pas de plaisir au fil des rapports sexuels perd son désir de faire l’amour. C’est ce qui se passe pour l’anorgasmie féminine.

« Pour moi, me disait une patiente qui l’était puisqu’elle essayait en vain depuis des lustres, » l’orgasme, connais pas ! Que puis-je faire pour avoir cette explosion dont parlent mes copines »? Tant de femmes encore semblent être à la poursuite de l’Orgasme avec un grand O. Pour l’obtenir elles sont prêtes à faire tout et n’importe quoi pour avoir ce qui, pour elles  est un dû. « L’orgasme devrait être livré avec le bonhomme« , me disait l’une d’elles !

« Devenez une femme multi-orgasmique il sera fou de vous » peut-on lire dans certaines presses. Dans cette recherche du plaisir, qui ne vient pas sur commande, ces femmes qui se disent anorgasmique passent certainement à côté du plaisir qu’elles convoitent tant. Il y a danger à créer et véhiculer un modèle de performance. Dans l’amour sexuel on se doit d’oublier la performance, la compétition.

L’anorgasmie (absence d’orgasme) dépend seulement d’un blocage psychique. Peur de s’abandonner, peur de perdre le contrôle. Cette peur est subordonnée à des pensées plus ou moins conscientes : une femme correcte peut-elle se laisser aller à ce genre de choses?

Il est important d’apprendre à connaître son propre corps; communiquer sur son désir « ça j’aime pas, ça je préfère, et si on essayait ça, qu’en penses-tu ? Discuter de ses pudeurs, revisiter son enfance, revoir les attitudes des parents face à l’amour (ma mère trouvait indécent quand mon père l’embrassait ou était câlin devant nous, les enfants – disait Marie se remémorant l’image de ses parents). Chasser ses peurs en essayant de les comprendre : que va-t-il penser de moi ? Et si je perdais toute emprise sur ma vie ? Si le plaisir me rend folle sans que je ne puisse plus rien contrôler? J’ai peur de devenir accro  si j’aime trop ça…

Mais aussi on peut déceler chez certaines femmes la peur de l’intimité; des sentiments ambivalents envers le partenaire; absence d’attirance érotique; pauvreté ou absence de fantasmes.

Chez d’autres encore l‘anorgasmie sera secondaire : à un manque de désir; à une dyspareunie (douleur génitale) ou pire  suite à un traumatisme (abus sexuel, viol).

Le désir sexuel indispensable au rapport est très variable et fluctue d’une femme à l’autre, d’un moment de la vie, de l’attirance éprouvé pour le partenaire qui diminue…

Aimer n’est pas suffisant il faut être capable d’érotiser son partenaire. Être amoureux et ressentir du désir sexuel ne vont pas toujours de paire. Malheureusement nous n’avons aucun pouvoir sur le désir qui vient quand bon lui chante, jamais sur commande. Ce qui entraîne des difficultés au sein du couple. Cette femme qui a tout essayé : des lectures érotiques, la pornographie, des gadgets. Après avoir renoncé à se « forcer » elle a suivi une thérapie qui lui permit de comprendre  le pourquoi  de la fuite de son désir. Aujourd’hui, elle peut satisfaire son désir quand il passe sans se sentir handicapée lorsqu’elle n’en éprouve pas.

On peut éprouver du plaisir à faire l’amour sans pour cela avoir systématiquement un orgasme.

Bon dimanche.


À l’origine de la vie, du monde, de la société, de l’art, de la créativité, est le DÉSIR. C’est donc à partir du désir que l’on se construit ; la parole est le lien qui s’articule autour du manque et du fantasme comme représentation. D’ailleurs si le désir se fait la malle la dépression prendra sa place, de la créativité à la joie de vivre tout s’évanouira. L’Autre m’attire, tout de moi tend vers lui, vers elle. Pourquoi ? Le désir reste un mystère bien qu’assouvit il restera à élucider. Se  dévoilera-t-il au travers de la psychothérapie, de l’analyse ? Certainement. Les philosophes avant Freud ont bien démontré que le désir provient d’un manque : on ne désire que ce dont on manque, on ne veut posséder que ce que l’on n’a pas. La théorie de Freud (qui d’emblée rattache le désir à la sexualité) suppose que nous sommes tous en manque du sein maternel, nous passons notre vie à le chercher ; celle de Lacan est que nous voulons être et avoir le phallus ; nous passons tous notre vie à désirer l’inaccessible étoile. Jacques Brel le chantait désespérément  dans « La quête ».

Le désir caractérisé par le manque, fait du désirant un sujet immature vivant dans la nostalgie d’un passé révolu ou se rêvant dans le futur, meilleur qu’aujourd’hui… La sagesse ne serait-elle pas de vivre au présent, de s’accommoder de petits riens qui finiront par combler l’essentiel du manque ? Par la transformation intérieure un désir impétueux  de posséder se métamorphosera en désir plus subtil, nettoyé du pathos névrotique.

Qu’en est-il du désir sexuel quand celui-ci s’étiole, quand il a des ratés, qu’il se manifeste sous forme de pannes pour finalement s’éteindre ? Le quotidien abîme le désir. La cohorte de soucis, la peur des MST, une naissance non désirée… La recherche de solutions ailleurs que dans le couple, par le virtuel (Internet et  la pornographie) ne font qu’accentuer sa perte. Soyez le jardinier  de votre désir, cultivez-le ! Qu’il devienne Essentiel à la manière proposée par Paul Diel qui disait que nos désirs et nos nombreux besoins cachent un « désir essentiel » propre à chacun. Connaître ses désirs c’est se connaître.

Réaliser ses désirs, les rendre possibles, vivants n’est pas du domaine du rêve mais une attitude devant la vie. Une présence au monde actuel mêlée à  une dynamique où les souhaits se transformeront en faits.

« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie, sans être forcément obligé de satisfaire le désir en l’épuisant » dit le merveilleux conteur  Henri Gougaud. Éros et le désir qui le sous-tend est souvent malmené, travesti, chosifié sous des apparences légères. Ne faudrait-il apprendre à sublimer nos pulsions pour apprécier toute la valeur du désir ? Apprendre à se responsabiliser par  ses choix et devenir conscient de désirs plus grands chargés de vie.

« Même chez le Bouddha il y a du désir ! Tout le monde a des désirs…L’important est de ne pas en devenir esclave » Dagpo Rimpoché.


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Neuf mois dans le meilleur des cas pour fêter la Vie. Quelques secondes suffises pour passer de Vie à trépas…C’est Celle-là même qui me tint éloignée de la page, Celle-là même qui arrêta la pendule brutalement cassée. Mais le temps, lui, continue à tracer. Je vais vous parler d’Elle la Mort et d’elle, mon amie, ma douce.

Viens! Viens ma douce, maquillée de tristesse. Viens avec tes yeux gonflés de perles qui roulent sur tes joues. Viens ! Que puis-je faire de plus qu’écouter tes sanglots qui engorgent ta gorge ? Que puis-je faire sinon changer ton mouchoir trop mouillé d’avoir essuyé tes yeux, mouché ton nez de petite fille perdue ? Viens petite sœur d’amour, le tien est parti avec la Terrifiante, armée de son squelette, sa cape et sa faux. Sur sa moto qui lui servit de barque, la grande faucheuse a anéanti tout projet, tout avenir.

Elle, elle se joue de l’âge, du rang social, de la condition de ceux qu’Elle attaque. Sans faire de quartier, Elle résout à elle seule l’impossible choix. Elle, sans condition, la Généreuse met un terme, pose les limites de la Vie. Elle, elle la Mort, on ne La choisit pas. C’est Elle qui choisit, son moment, son heure. Sans logique apparente. C’est Elle qui choisit l’instant pour couper l’herbe sous nos pieds; Elle nous allonge dans le bois de sapin avec lequel nous brûlerons ou nous nous étendrons six pieds sous terre.  Bouffés par les vers, nos derniers compagnons d’infortune.

Elle est Délivrance des laissés pour compte. Elle ennoblit la misère rendant l’égalité entre les hommes. Elle est le lien de la fraternité : riche ou pauvre, Elle viendra frapper à la porte. Chacun La connaîtra le moment venu quel que soit le cercueil qui hébergera le corps des frères humains.

Nul ne négocie ni ne légifère avec Elle. La nuit n’est pas la Mort; la nuit n’est pas mortelle. La nuit est un autre état. Dors, ma douce. De l’autre côté du réveil tu retrouveras ton amour dans le sommeil. N’aie pas peur, la douleur est pour ceux qui restent. Sois courageuse.

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Comme Pénélope, elle attend. Devant son écran qui lui tient lieu d’ouvrage, elle attend.

Elle attend un message, un signal. Il vient quelques fois truffé de tendresse et de mots virtuels qui engagent le retour de son Ulysse.

Attente, les yeux rivés à l’écran telle Pénélope elle n’abandonne pas l’ouvrage. Patiente, déterminée. La promesse – j’arrive bientôt – tant de fois répétée promesse d’un retour non daté tiendra éloignés les prétendants. Aux hommes qui la sollicitent elle leur dit : « Ne voyez-vous pas que mon cœur est pris par le retour d’Ulysse ? L’attente est devenue ma seconde nature. De vous, je ne sais rien et je ne veux savoir. Ce que je sais de lui est contenu dans mon corps-coffre dont lui seul a la clé ». Demain est un autre jour qui le ramènera.

Le jour tombe. Avant qu’elle ne tombe de sommeil comme tombe la nuit, elle efface son écran et ferme d’un clic l’espoir muet qui redevient page blanche, morte.

L’ouvrage n’a plus de réalité qu’un amas de gribouillis, pensées jetées, feuilles d’automne éparpillées par le vent d’autan. Demain, demain…

Demain, elle recommencera. Elle posera ses yeux sur l’horizon dès que s’éclairera la lucarne. Elle reprendra l’ouvrage à filer l’espoir, à tisser les mots; elle érigera des tours qui la protégeront des hommes, elle construira des murs qui la confineront dans une nouvelle attente sereine, conditionnée l’eau à la bouche aux seuls souvenirs des embrasements passés où les nuits rejoignaient les jours.

Demain. Demain on fait crédit disait le panneau dans la vitrine de la boutique « Aux Rêves ».

Demain ne devenait jamais aujourd’hui…

Avant le compte rendu voici ce qui a servi d’appui pour aborder le débat :

Érection du latin ériger, mettre droit. Ce mot est le même que l’on emploie dans le bâtiment pour la construction. En ce qui concerne le sexe, il s’agit de l’état de l’organe, du tissu mou qui se raidit par l’afflux de sang.

Au-delà d’un mécanisme physique et de ses médiateurs chimiques, le processus intellectuel et relationnel dominent nettement la sexualité masculine, comme en cachette : un homme peut parler de sexe, sans pouvoir forcément  parler de ses problèmes relationnels a fortiori, sexuels. La sexualité masculine est extrêmement complexe parce que c’est le résultat de multiples fonctions. Elle dépend de nombreux systèmes, entre autre cognitif (compréhension) ; elle est transmise sous forme d’influx nerveux par la moelle épinière mais également par le système nerveux autonome ; localement, le processus est vasculaire et musculaire.

Le mécanisme de l’érection se fait en 4 temps qui met en marche la stimulation : visuelle, auditive, tactile, fantasmatique, le tout dans un contexte de détente.

L’anxiété, la peur, l’énervement sont autant de facteurs inhibiteurs. Si toutes ces conditions de stimulation sont inconsciemment bien remplies, un message sera transmis par l’intermédiaire de la dopamine, ce qui va entraîner l’influx nerveux, va  atteindre le corps caverneux du pénis et le mettre en érection. Ceci pour faire court.

La perception d’un stimulus quel qu’il soit, va entraîner une augmentation du volume de la verge qui va atteindre à un moment un plateau correspondant à la rigidité efficace pour l’acte sexuel ; ce plateau va se maintenir jusqu’à l’orgasme et l’éjaculation.

Dès qu’il y a éjaculation, il y a détumescence, puis phase réfractaire, dépendante de beaucoup de facteurs chez l’homme : facteur psychique lié à l’érotisme, fatigue, ou encore facteur hormonal. Tous ces facteurs sont étroitement imbriqués : une hormone élevée va compenser un psychisme bas, un état de repos parfait va compenser un manque d’hormones quant à l’érotisme, son rôle certain est mal quantifiable.

Qu’est-ce qui fait qu’un homme perde son érection ? Le mot impuissance n’a plus cours on lui préférera dysfonction érectile, même si les hommes ou les femmes pour en parler l’emploient encore. Ce terme est défini comme une incapacité permanente à obtenir ou à maintenir une érection suffisante pour avoir un rapport sexuel satisfaisant. Mais comment peut-on avoir un rapport satisfaisant avec une verge peu rigide, voire carrément molle ? Alors même que les hommes en l’absence d’érection matinale rigide même sans utilisation se sentent diminués ?

– D’abord en dehors de tout problèmes physiologique non liés à une pathologie  (diabète, hypertension, hypotension, prise de médicaments, alcoolisme, drogues), ou physique (obésité avec perte de l’image corporelle), il est évident que la lassitude, l’habitude, la routine, le désamour, l’âge, le manque de stimulation comptent pour beaucoup dans la perte de l’érection.

Le stress, l’anxiété, la peur de la non performance au cours du rapport sexuel, ou encore la peur d’un rapport sexuel non satisfaisant pour la partenaire, vont empêcher ou diminuer l’érection.

– Il est donc essentiel de considérer l’aspect psychologique parce qu’il est souvent dominant ; les hommes attendent trop longtemps pour consulter ; d’un petit trouble non traité pour que s’installe l’anxiété, puis l’homme s’enfonce en devenant totalement impuissant.

– L’origine comportementale liée à la masturbation dont la seule finalité est d’éjaculer rapidement : un exemple de ce bel africain,  jeune homme de 25ans, dont la nounou tous les matins depuis l’âge de 10ans, le masturbait en le prenant en bouche pour qu’il passe une bonne journée ; il fallait faire vite pour éviter qu’ils soient surpris. De cette habitude certainement agréable pour la nounou, initiatrice pour lui, il en résultait une éjaculation très rapide qui faisait partie d’un processus que le jeune homme ne pouvait pas maîtriser.

– Autre cas : un homme jeune de 35ans, consulte pour ce même problème d’éjaculation précoce. Il m’explique qu’ayant toujours eu honte de son corps car pensait-il un corps d’homme se devait d’être musclé, épilé, bronzé qu’il était loin d’avoir puisque à ses yeux il était chétif, petit, poilu et bien pâle. De plus il s’imaginait que les filles qui couchaient avec lui le faisaient parce qu’elles n’avaient pas autre chose à se mettre sous la dent, elles le faisaient en oubliant son physique, ou encore qu’elles-mêmes avaient un problème sexuel… Donc ses rapports étaient très rapides pour en finir au plus vite avec absence totale de plaisir.

– Cet autre cas,  cet homme avait très peur de la sexualité parce qu’enfant en entendant ses parents dans leurs ébats, était persuadé que son père, très autoritaire envers lui, violait sa mère qui lui était soumise. Pour lui le sexe était sale, l’homme dominait bestialement la femme passive et victime et qu’en aucun cas il ne voulait ressembler à ce genre d’homme. De ce fait il n’avait aucun désir dès qu’il avait des sentiments pour une femme ; de peur d’être rejeté, il ne voulait pas être bourreau de celle qu’il aimait, il ne supportait pas de la salir et refusait d’être une brute avec une femme à la manière dont il imaginait son père.

Voilà pour la précocité.

Par ailleurs, bien que souvent on ne retienne comme trouble de la dysfonction sexuelle que l’éjaculation prématurée il en est une qui fait rêver les éjaculateurs précoces, une qui pourrait s’apparenter à son contraire : l’éjaculation retardée ou pire l’anéjaculation ou l’absence d’éjaculation.

Quoiqu’on en pense, l’éjaculation rapide est bien plus naturelle (instinct de procréation, de survie quant à la continuation de l’espèce) qu’une absence d’éjaculation. Cette particularité bien peu fréquente concerne environ 4% des dysfonctions masculines, soit 0,4% de la population masculine. L’anéjaculation est l’incapacité à avoir une émission de sperme, en dépit d’une érection normale, de stimulations appropriées, érection qui tient sur la durée jusqu’à parfois des heures.

– Ainsi se plaignait cet homme André qui vint me consulter. Malgré le désir, le plaisir qu’il avait avec sa femme depuis 20ans, toujours amoureux comme au premier jour, depuis près de 2ans il n’arrivait plus à éjaculer, n’avait plus d’orgasme. Et c’est bien là le souci de ces hommes qui n’ont plus d’orgasme et pour lesquels cette érection devient un handicap puisque sans satisfaction.

Il faut faire la distinction entre cette anéjaculation sans orgasme et d’autres troubles comme l’éjaculation rétrograde ou encore l’éjaculation sèche qui est un orgasme sans éjaculation.

Un trouble aux multiples facettes : L’anéjaculation peut être :

  • Totale, si quel que soit le comportement sexuel, solitaire ou avec un partenaire, il n’y a pas d’éjaculation ni d’orgasme
  • Relationnelle, si l’homme peut avoir une éjaculation lorsqu’il est seul par masturbation.
  • Coïtale ou vaginale, quand seul le coït est sans éjaculation

Plusieurs éventualités :

–  l’une primaire qui provient d’inhibitions dans la personnalité, des difficultés de communication, la peur de perdre le contrôle, éducation stricte, rigide où le plaisir est suspect, la religion qui tient lieu de ligne de conduite, une mauvais apprentissage de la sexualité, dégoût et culpabilité d’être souillé par le sperme, masturbation rarissime ou masturbation violente (l’homme réussit à se masturber seul jusqu’à l’orgasme mais impossible quand il est sa  partenaire dans un rapport coïtal ; parce qu’il a besoin de coups sur la verge, stimulation avec pression très forte).

Un trouble secondaire :

Est ce qui survient après une période de sexualité active sans difficulté d’éjaculation. Ce qui était le cas d’André. La thérapie  dévoila un événement (la mort de sa mère suivie d’un mois par celle de son père) qui conduisit cet homme à déclencher et à installer une anéjaculation qui durait depuis près de 2ans.

L’anéjaculation peut être mis en place suite à une grossesse de la partenaire, non désirée par le conjoint, ou encore suite à une infidélité de la femme. Installer ce trouble est un moyen pour l’inconscient masculin de prévenir (on ne l’y reprendra pas) ou même de punir. Dès que le problème est cerné, compris et surmonté la capacité éjaculatoire reprendra progressivement dès lors qu’il y a confiance et détente du patient.

J’ai pu constater  que la plupart des hommes souffrant de cette affection présentent une personnalité rigide et compulsive, et redoutent l’orgasme car ils l’assimilent à une perte de contrôle.

Après avoir consulté pour identifier les  causes organiques, rares la plupart du temps, on recherchera les causes d’origines psychiques. De loin les plus fréquentes. Les traiter revient à dissoudre le problème et remettre la mécanique en bon état marche.

Conséquences des dysfonctions érectiles dans le couple :

Qu’il s’agisse d’éjaculation précoce, ou même d’un départ avant d’être rentré en gare ou d’une arrivée à destination qui ne se fait jamais, vous l’aurez compris, dans un cas comme dans l’autre, les dysfonctions érectiles, trop vite, trop tôt, pas assez vite et rapport trop long posent problèmes au couple.

Pour l’homme : sans parler d’impuissance, le trouble de l’érection qui se manifeste, d’abord par des pannes dues à des soucis, à un stress, à des idées parasites peut devenir un véritable handicap qui peut se solder par la séparation du couple. Un homme perdra son désir, se sentira coupable de ne pouvoir  donner satisfaction à sa compagne ; dans le meilleur des cas. Un couple dont la sexualité n’est pas satisfaisante se séparera à plus ou moins longue échéance.

La femme ne se sent pas désirée, à la hauteur, mal aimée et toujours insatisfaite puisqu’elle a besoin elle, d’un minimum de 8mn pour atteindre l’orgasme. Un homme avec défaillance érectile pas si tôt allumé que déjà éteint laissera une femme insatisfaite, frustrée, malheureuse, mal dans sa peau.

Les cas d’anéjaculation s’accompagnent d’une absence de jouissance pour l’homme et par le fait d’une insatisfaction où les partenaires se détourneront l’un de l’autre. La gêne qu’engendre l’anéjaculation impose à la femme  des efforts répétés longs, épuisants et voués à l’échec ; elle est source d’inconfort physique par l’action mécanique induisant une  sécheresse vaginale. Aline me disait furieuse « Il me prend pour un trou où il se masturbe sans fin. C’est une horreur » La sensation de bien être est entravée par l’absence de lubrification vaginale qui empêche le plaisir. Cette anéjaculation interpelle les femmes sur la santé psychique et physique du partenaire, la questionne sur la fidélité de son homme ; certaines culpabilisent de ne pouvoir satisfaire le partenaire, par manque de savoir faire, pensent-t-elles. Certaines arrêteront la relation ne désirant s’engager sur du long terme dans cette situation inapte à satisfaire leur désir de fertilité. Il y a quelques fois un sentiment qui se dégage où l’homme est ressenti comme incapable de faire don de soi par le partage envers l’autre.

Par cette absence d’éjaculation, la femme s’interroge sur son corps, sa désirabilité ; cette relation la laisse sans repère, sans limites claires (avec un début et sans jamais de fin) sans aboutissement qu’elle a du mal à comprendre. Un acte sans finalité avec durée illimitée qu’elle aura de plus en plus de mal à affronter, se sentant exclue de l’expérience orgasmique de son partenaire, elle finira par rejeter l’intimité du couple. Privée de spontanéité elle évitera toute intimité sexuelle.

Pour éviter ce phénomène, tel homme fuira toute relation sexuelle, par peur de passer pour un obsédé sexuel, ou encore il pourra un temps simuler l’orgasme ; les choses se compliqueront si la femme désire un enfant car en l’état de cette dysfonction il n’est pas possible à l’homme d’engendrer.

Alors que faire ? Comment réagir ? Et surtout pourquoi ?

Avant toute chose il faut communiquer, en parler dans le couple et ensuite consulter quelque soit le problème. Sans s’exprimer sur ce qui pose problème les situations se dégradent, l’évitement de toute intimité s’installe en altérant le lien des partenaires. La non communication voue à l’échec n’importe qu’elle relation en creusant une fissure qui éloigne les partenaires.

Le traitement en psychothérapie

Dans les cas de difficulté d’anéjaculation dû à un élément d’ordre psychique demander une aide psychothérapeutique de préférence en couple peut apporter beaucoup de réponses et d’éclaircissements. Seront identifiés de prime abord les circonstances réelles et fantasmatiques qui déclenchent une éjaculation afin de déterminer ensuite, si possible, ce qui constitue un obstacle à l’éjaculation. Dédramatiser la situation lors de la visite en couple, analyser les obstacles qui se présentent au fur et à mesure et rétablir la communication (et non la manipulation) qui favorisera l’échange des partenaires.

Conseils donnés en séance de psychothérapie :

  • Pour commencer : la masturbation et la jouissance aux côtés de la partenaire sans pénétration
  • Suivie d’un rapprochement du vagin et une éjaculation face à la partenaire
  • Pour ensuite arriver à une masturbation couplée à la jouissance finale en pénétrant la partenaire
  • Et enfin aboutir à une alternance de caresses sexuelles et de pénétration vaginale jusqu’à l’éjaculation vaginale.

Inciter le patient à accepter cette perte de maîtrise de soi ; la communication dans le couple en sort naturellement renforcée. Des résultats tangibles sont obtenus en neutralisant la peur panique de l’éjaculation vaginale, ce qui a pour effet de restaurer pleinement le désir.

Cependant, du fait des problématiques psychologiques profondément ancrées et des résistances aux traitements classiques et simplistes, les méthodes psycho dynamiques s’avèrent souvent nécessaires afin d’amener l’anéjaculateur à contrôler ce qu’il associe inconsciemment à l’éjaculation : le refus du don, les risques de donner ou de se laisser aller, la peur d’être « dévoré » etc..

En résumé, c’est sur la perte de contrôle qu’il convient de concentrer les efforts lors du traitement. Les patients souffrant d’anéjaculation ont le plus souvent perdu de vue l’aspect ludique de la sexualité, et restaurer cet esprit de jeu est alors essentiel. Tenter de lui faire évacuer son agressivité est également un aspect important, car cela constitue un préalable essentiel à la « remise en route » des fantasmes érotiques, trop longtemps neutralisés par les obsessions et la culpabilité évoquées. Finalement, travailler sur la peur et l’anxiété liées à l’éjaculation intra vaginale est essentiel à la réussite de la prise en charge. Dans le cas contraire, on ne se lassera pas de répéter que la voie royale de la résolution des difficultés sexuelles est la communication… Donc, parlez, parlez, parlez…

Ces trois derniers paragraphes sont des résumés de textes concernant le sujet.

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Jamais sex-o-café n’a réuni aussi peu de monde, par contre il n’a jamais été aussi chaleureux. N’est-ce pas dans l’intimité que l’on peut se dévoiler, parler ouvertement, traiter de sujets sérieux avec espièglerie, rire sans complexe et surtout sans cynisme ? Il est bien évident que pour parler des choses du sexe, d’autant quand il y a défaillance, l’intimité est indispensable. Les participants au nombre de 10 dont quand même 70% de nouvelles têtes se répartissaient en autant de femmes que d’hommes. Tous ont écouté attentivement, débattu ensuite de ce sujet bien réel que sont les dysfonctions érectiles.

Dans le salon Shiva qui en a entendu d’autres lors des précédents débats il ne semblait pas y avoir d’homme atteint d’anéjaculation; la plupart d’entre eux n’avait même jamais entendu ce terme. Ce qui a laissé toute la place à l’évocation des pannes d’érection ou d’éjaculation précoce. L’absence d’érection (comme celle racontée due à la prise d’un médicament antalgique) prouve à quel point la perte de l’érection précipite  les hommes  dans des tourments sans nom. « À quoi sert de vivre si on n’a plus ça ? » demandait gaiement  ce fidèle du sex-o-café. Le ça en question est la sexualité telle que  semble la vivre ce joyeux participant. Et il a bien raison ! La sexualité nous met en vie, met de la vie dans notre vie; or, si un homme ne peut la manifester par une raideur elle engendre chez lui une peur panique qui fait écrouler son monde, lui ôtant tout son sens.

Ça c’est le regard et l’appréhension des hommes : focalisés sur leur sexe et sa rigidité. On ne peut leur en vouloir.

Les femmes présentes (certainement très amoureuses de leur partenaire) semblaient vouloir dire que pour elles, l’important se situe ailleurs. Il existe d’autres moyens pour arriver à la satisfaction sexuelle que celui de la pénétration. Bien conscientes des perturbations qu’un manque de rigidité engendre chez l’homme, ce ne semble pas pour elles une catastrophe et font en sorte  de, non seulement de limiter les dégâts psychiques mais encore d’aider pour enrayer le phénomène…Et elles y arrivent ! Patience et compréhension mêlées à la tendresse, à l’amour paraissait dire l’une d’entre elle. Est-ce l’apanage de l’âge ?

Vous en saurez un peu plus très vite. J’avais juste envie de vous rendre l’ambiance de ce sympathique sex-o-café qui nous réjouît tant (Anne de nouveau aux manettes de la vidéo, la Liliane sans y et moi-même la Lyliane avec un seul i) Et pourtant, j’ai paniqué quand j’ai su que les participants ne seraient pas nombreux. Comme quoi !

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Qu’arrive t-il à Lyli pour afficher un tel titre? Certains d’entre vous se poseront la question. D’autres (la plupart) vont se jeter dessus en pensant y découvrir, du graveleux, du vulgaire, du coquin, un moyen d’attirer  l’attention. Chacun de vous aura raison. La minorité (celle qui se pose des questions) sera rassurée, tandis que la plupart, que les faits divers attirent comme le fait l’aimant (et non l’amant) pour la  limaille, n’y trouvera pas son compte. Tant pis!

Voyez-vous, moi aussi je me pose des questions. Des questions à moi-même (seul moyen d’avancer) mais pas seulement. Je m’interroge sur le degré d’intérêt que, vous,  lectrices et lecteurs,  vous avez à visiter le blog et j’aimerais en savoir plus sur ce que celui-ci vous apporte. Pour ma part une certaine curiosité presque enfantine, m’a fait jouer avec le nom du blog (http://www.libidosexualite.com/) pour en dernier ressort, en accepter la proposition qui m’a été faite de ce titre, un tantinet provoquant, j’en conviens; mais là encore pas seulement! Loin de moi l’idée de me justifier, j’assume mes choix. Par contre je  tiens à rappeler l’importance  de la sexualité qui nous donne la vie et pourquoi pas, non convaincre mais  partager mes idées et mon intérêt conscients  qui concerne tous les êtres humains doués de réflexion. Et des dégâts que la sexualité entraîne quand elle est vécue sans respecter cette vie même qu’elle nous a donnée.

D’après les statistiques que je consulte tous les matins pour voir le nombre de visites (augmentant de jour en jour, merci à chacun de vous) et m’étant aventurée plus avant dans les détails, j’ai pu y lire que les mots fortement connotés sexuellement ont le plus de succès. On s’en serait douté. Partant de cette constatation j’ai pensé que les friands de pornographie, les gloutons de  sexualité débridée, les aficionados de masturbation devant écran recherchant un article affriolant ont dû être pour le moins désappointés…

Vous en conviendrez, les sujets traités n’ont rien de pornographique, rien de vulgaire, rien qui puisse choquer la pudeur des plus réservés, rien qui puisse non plus exciter les pulsions libidinales. Rien de tel sur ce blog au nom fumant mais beaucoup de réflexions. Avec à la clé l’espoir de nous amener à poser les bonnes questions sur le sens de la sexualité,  à méditer sur  les propositions qui sont faites afin de la vivre au mieux et tenter pour certains d’en réduire les troubles. Parler de cette chose qui encore aujourd’hui est maltraitée, dévoyée, détournée de sa réalité première, consentie ou non – la VIE – pour en faire, non pas un titre sulfureux mais un contenu ô combien prétentieux, d‘informations, d’éducation

Ce blog, traite avec PASSION le SEXE sans hémoglobine et si votre désir est de le conserver en l’état ou d’en modifier le contenu, il ne tient qu’à vous de le dire en répondant aux questions posées et de les faire parvenir en commentaires sur  http://www.libidosexualite.com/ Merci!

Statistiques et  sondages sont à la mode, suivons les!

  • Aimez-vous, ou non,  la manière dont les sujets sont abordés?
  • Trouvez-vous les sujets trop sérieux? Incompréhensibles?
  • Trop littéraires? Inaccessibles?
  • Les sujets traités sont, d’après vous, suffisamment cernés, ou
  • Préféreriez-vous qu’ils soient plus approfondis? Lesquels?
  • Quels sujets aimeriez-vous aborder ?
  • Aimeriez-vous un blog plus coquin, plus grivois?

Puissent les couleurs de l’automne  vous inspirer. À vos claviers!

Chacune a sa manière pour dire, révéler ce qui se passe et comment ça se passe dans la relation sexuelle.

Tendre : J’aime son bijou même cassé.

Passionnée : J’aime son vit, il me maintient en vie.

Haineuse : Il me prend pour un trou dans lequel il se masturbe sans fin.Une horreur!

Humoriste : Eh, bien dis donc tu te dégonfles !

Cynique : Dis, jamais t’envoie la sauce ?

Dubitative : Ah, bon, ça va aussi vite ?

Optimiste : Suis sûre la prochaine fois ce sera mieux.

Fatiguée : Les premières fois je trouvais extraordinaire que ça dure si longtemps, mais là, je suis épuisée.

Sarcastique : Rapide comme Lucky Luke; non seulement il tire plus vite que son ombre mais me demande « Alors, heureuse » ?

Intello : Hors sujet !

Moqueuse : À quoi sert son bazooka s’il ne sait pas s’en servir ?

Western : Il dégaine, tire sans jamais toucher la cible. Suis frustrée.

Étonnée : C’est donc, ça que l’on appelle les bijoux de famille ?

Gourmande :  Des entrées aux entremets en passant par le plat de résistance, sans oublier les fruits et les desserts, un véritable festin qui a duré toute la nuit.

Autonome : Besoin de personne, je fais très bien mon affaire toute seule.

Admirative : Waouh quel membre ! Un phénomène !

Révoltée : Non, mais ! Pour qui il me prend ? Tantôt comme sa mère, il ne me touche pas; tantôt comme une fille de joie !

Déçue : Les muscles ne font pas l’homme. Quelle couille molle !

Romantique : Nous nous sommes butinés tour à tour comme papillons et fleurs.

Agitée : Il m’a secouée comme un Orangina sans laisser sa pulpe dans moi !

Libertine : Ils étaient aussi nombreux qu’une équipe de footballeurs; et moi j’étais le ballon !

Cosaque : Il me monte comme un cheval et s’avachit sur moi après avoir terminé sa course.

Vous l’aurez compris ce sont des réflexions que j’entends en consultations. Messieurs soyez sans inquiétude, les mots des hommes pour traduire vos ressentis à propos des femmes seront bientôt affichés. Ici.

Passez un bon week end.