Subscribe to Libido Sexualité Subscribe to Libido Sexualité's comments

Qu’est-ce qu’un anniversaire sinon ajouter quelques heures à la veille? Sinon égrener les minutes, en faire des chapelets d’heures et les regarder s’empiler en jours?

Un anniversaire c’est le souvenir d’une naissance pareille au métronome dont la mesure est calendaire. C’est  vouloir grandir quand on est enfant. Grandir, sans vieillir, sans jamais se lasser du chemin qui reste à parcourir. L’adolescent tout en désir de pousser vite avancera dans l’âge jusqu’au jour où, ses tempes devenues grises tandis que sa tête,  inexorablement sous le poids des ans penchera vers la Terre,  soupirera « ah! si j’avais su que temps file si vite! ».  Un anniversaire c’est marquer le passage du temps et apprécier les fleurs offertes, les respirer avant qu’elles ne se fanent et apprendre d’elles que la jeunesse n’est pas éternelle. C’est apprivoiser ses rides pour les poser tendrement en étoiles aux coins des yeux.

L’anniversaire c’est la joie de souffler les bougies sur le gâteau à partager avant qu’elles ne se répandent en cire et leur mèche en cendre. C’est faire le vœu que ce qui suit sera meilleur que ce qui fut. C’est la vie qui progresse et se décline en rejetons de l’arbre portant fruits. L’anniversaire c’est transformer la raison en rêves et les rêves en réalités. C’est s’évertuer à Vivre de nombreux anniversaires pour dépasser les peurs en avançant coûte que coûte, en continuant à tirer d’impossibles pénaltys pour les transformer en autant de possibles réussites. Le possible étant aussi de ne jamais fêter d’anniversaire, pas d’arrêt sur image d’une histoire qui n’a jamais commencé.

Plus tard, bien plus tard, l’anniversaire, sera l’occasion inespérée d’effectuer un état des lieux, une invitation à fermer le livre sans oublier les erreurs consignées qui élèveront au rang de sagesse les expériences retenues. C’est apprendre à s’accommoder de la solitude et vivre au plus loin jusqu’à toucher sa mort, l’usure suprême du temps.

Longue vie à www.libidosexualite.com

c’est un plaisir de le partager avec vous.


Par inadvertance, j’ai confirmé par un oui une demande d’ami sur facebook. Dans les secondes qui suivirent la fenêtre du chat s’ouvrit sur une tête casquée aux couleurs  vert-treillis-militaire. Sans tambour ni trompette, sans vaseline, à sec, la tête casquée demandait tout à trac si mon cul était prêt à recevoir son artillerie lourde, son bazooka.

« Aimes-tu être sodomisée ? fut l’entrée en matière en guise de présentation du jeune homme casqué.

Malgré l’intempestif dérangement que provoquait cette irruption totalement déplacée ma curiosité l’emportait et j’acceptais de tchatter avec ce jeune homme qui de toute manière et sans façon tapait l’incruste  comme un char d’assaut une ville assiégée. Cet artilleur, qui n’était pas de Mayence, venait gonfler le bataillon des amis de fb dont le regard avait été sans nul doute attiré par les titres du blog et de mes différents groupes promus sur ce réseau social : www.libidosexualite.comVivre une sexualité épanouie – Sex-o-café, l’officiel. « Tu parles beaucoup de sexe, ajoute -t-il » Qu’est-ce que tu aimes dans le sexe? envoya-t-il tout de go comme une salve de mitrailleuse.

T’as raison Rambo, je parle beaucoup de sexualité mais pas dans le sens où tu interprètes, comme des  sites   pornographiques, les intitulés de mon blog. T’as raison mais je ne dirai pas, à toi et à la sauvette, ce qui me plaît dans l‘intimité de l’amour. Je ne suis pas ton amie et ne le deviendrais jamais. Moi pas aimer les militaires, ni les « rentre  dedans » des auto-tamponneuses par derrière et par surprise.

Comme je ne répondais pas à ce vulgaire, à ce peu respectueux treillis, il  revenait à l’attaque pour me dire qu’il aimait sodomiser les femmes. Ma tête bouillonnait de colère : cet homme sans gêne, totalement inélégant déboule  pareil à une balle perdue dans l’article, pour étayer l’homophobie intériorisée. Encore un qui n’ose pas vivre son homosexualité mais la refoule en se servant du cul des femmes comme  alibi  qui  justifie ses attributs masculins et son hétérosexualité, pensais-je alors. Biaiser pour  expérimenter l’homosexualité sans se mouiller.Et baiser sans expérimenter ses fantasmes.

A l’autre bout, le casque d’artilleur s’impatientait, me menaçait de me rayer de ses amis. D’un clic sur la croix  je fis sauter la tête du casqué, je la supprimais, faisant disparaître la fenêtre de mon écran. C’est alors que la désolation s’empara de moi. Me fit toucher du doigt encore et encore l’ignorance à combattre dans le domaine sexuel.  En colère d’être encore atteinte par cette violence, par cette irruption dégradante. A reconsidérer la valeur des  réseaux sociaux et le sens de ce que fb appelle les amis.

Parce qu’enfin qu’est-ce qu’un ami ? Sinon la longue marche qui amène délicatement ou plus brusquement un élan du cœur, une connaissance de soi à travers l’autre, une reconnaissance de l’autre à travers soi? Une délicatesse, une attente qui rend la patience délicieuse et prometteuse d’échanges incompatibles avec l’exigence de rapidité que demandent les réseaux sociaux. Oui, certainement l’amitié peut se tisser grâce à ces réseaux, quoique le fantasme est aux premières loges, il enjolive les histoires qui peuvent se cogner à une réalité exhumée du virtuel…

Ce soir là, tard, le 22 janvier à 23h36 exactement un MSN aboutit dans ma boîte. Je le lis éberluée et vous le livre tel quel : Re coucou, dsl de te déranger, j’ai été un peu cavalier, je cherche juste à discuter de sexe pour trouver de nouvelles façons de faire jouir les femmes…Ça te dis de discuter un peu ?

Un peu cavalier ? Si peu !Mais  tellement goujat !

Tiens une amie m’appelle au téléphone. Une femme que le temps a tissé de tendresse, de chaleur humaine et de joie à retrouver. Entre nous pas de Facebook, du direct live uniquement.



Plus que la peur des homosexuels, c’est de l’hostilité, de l‘aversion, voire de la haine qu’éprouvent les homophobes envers les homosexuels. C’est aussi ce que ressentent nombreux homosexuels envers eux-même.

Avec ce dernier article sur l’homophobie nous allons clore ce chapitre sur l’homosexualité. Car, il ne faut pas se voiler la face en croyant que l’homosexualité est acceptée dans l’hexagone. Malgré la gaypride (http://www.2004.gaypride.fr/), le coming out (la sortie du placard), malgré les hommes politiques, les stars du showbiz, malgré toutes les personnalités qui affichent leur préférence sexuelle, l’homophobie règne de manière plus ou moins latente. Faire l’autruche en plongeant la tête dans le sable n’est pas la solution. Parce qu’ils portent en eux la souffrance d’avoir désiré, d’avoir aimé sans pouvoir se dire, parce qu’ils portent en eux la honte ressentie aux paroles homophobes entendues pendant l’enfance,  les homosexuels, y compris ceux qui s’acceptent comme tels, vivent en creux un conflit existentiel permanent. C’est ce que l’on appelle l’homophobie intériorisée. La confusion du sexe avec le genre. On naît fille ou garçon ce qui constitue le sexe biologique. Ce qu’il faut savoir est que l’homosexualité  ne porte préjudice d’aucune façon  au sexe biologique.  Le sexe, mis en évidence par des caractéristiques biologiques, (pilosité, pénis, absence de seins chez l’homme; seins, vagin chez la femme) est à différencier du genre. Ce dernier est donné par les attitudes, les idées, de conduites apprises durant l’enfance, les sentiments, la culture, le milieu social… Tout cela donne l’identité et le rôle masculin ou féminin. Ainsi un homme reste homme même si il est homosexuel, une femme, même masculine, reste une femme.

Que croyez-vous qu’il se passe lorsqu’un garçon, pendant toute son enfance, son adolescence entend proférer des paroles homophobes (c’est un sale pédé, c’est une pédale…) ? Lorsque les idées, les préjugés le nourrissent comme le lait et qu’il finit, à son insu, par faire siens ? Que lui-même, cet enfant devenu adulte se découvre homosexuel ? Il a fini par intérioriser ces notions qui vont de pair avec la honte puis se pliant à l’éducation donnée, adopte malgré lui les idées reçues, ces idées  incrustées font de lui un homophobe intériorisé.


Á quoi sert l’homophobie ?

La principale fonction de l’homophobie est de légitimer l’hétérosexualité, de la normaliser en lui ôtant tout désir homo érotique (transgresser l’interdit du désir que nous avons tous comme tout ce qui est interdit socialement). L’homophobie est un ostracisme au même titre que le racisme ou que l’antisémitisme. Et comme tous les « ismes » aussi dangereux pour les minorités. C’est une façon de rejeter à l’extérieur de nous-même ce que nos valeurs morales ne peuvent accepter pour nous-mêmes.

Dans un « Envoyé spécial » sur l’homosexualité on apprend qu’un jeune sur quatre faisant une tentative de suicide est homosexuel. Cela donne à réfléchir, n’est-ce-pas? La souffrance, la culpabilité, le mutisme et la solitude est le lot – pour ne pas dire fardeau –  des jeunes homosexuels. Ce qui les amène à cette extrémité est l’incompréhension des parents. Le mensonge, les non-dits sont le quotidien de ces jeunes en souffrance…

Bien qu’il y ait encore beaucoup à dire, pour ce soir, nous nous arrêterons là.

Passez une belle nuit pleine de doux rêves.

?

L’homosexualité n’est pas une maladie (même Freud – encore lui – l’a dit). N’étant pas une maladie il n’y a rien à soigner; par contre à chercher les causes de cette orientation sexuelle détourne de la réalité à savoir celle de bien ou mal vivre sa sexualité. Comme tout mal-être entraine des perturbations de toutes sortes la conduite d’une thérapie sera de mettre en évidence la manière dont s’est construite, à l’adolescence,  la sexualité en considérant la personne dans sa particularité – quelle  que soit sa particularité –  dans son contexte parental, social et culturel. La plupart du temps l’homosexuel doit passer par la phase d’acceptation de son orientation sexuelle; c’est ce passage qui ne se fait pas sans heurt, sans souffrance que le thérapeute doit regarder avec attention. Comme l’hétérosexualité l’homosexualité n’a pas qu’une seule cause, ni une seule forme et ne contient pas dans une seule théorie. (Œdipe mal vécu, identification au père absent, mère omniprésente ou rien de tout cela…)

Précédemment nous avons vu  que la sexualité se définit dans l’inconscient collectif comme étant hétérosexuelle. La période de l’adolescence est une période pendant laquelle se construit la sexualité, or, rien n’est fait pour que l’adolescent vive une expérience qui s’éloigne de ce but : la procréation étant presque une obligation…Partant de cela l’adolescent qui ressent une attirance vis à vis d’un même que lui s’en trouvera désorienté. La construction de l’identité gay dure en moyenne une quinzaine d’années pendant lesquelles se mêlent la confusion, les incertitudes, les interrogations, les conflits intérieurs autant de temps où la personne vit la solitude la plus complète, échangent des relations problématiques.

La découverte de l’homosexualité se fait différemment selon que l’on est fille ou garçon.   Les garçons passent par des expériences qui ont pour objet le sexuel; les filles vivront des expériences subjectives, les sentiments  amoureux; il n’y a un passage à l’acte qu’après avoir reconnu les sentiments, le désir. Ce passage de reconnaissance pendant lequel l’adolescent intègre les dimensions internes et externes débouchera sur ses préférences sexuelles.

Dès lors c’est un long processus qui se met  en marche. Accepterais-je mon homosexualité ? Si, oui, en assumerais-je l’attirance et accepterais-je de vivre mon désir ?La deuxième phase sera de se faire accepter comme tel à la famille, à la société. Ce processus est souvent difficile, même si l’homosexualité est beaucoup mieux accepté de nos jours.  En façade.(Voir le procès qui s’est déroulé ces jours-ci. Un homosexuel a été roué de coups,agressé sexuellement; laissé pour mort après un coma dont il ne devait pas sortir indemne…)Processus donc qui va chambouler les rêves des parents (les petits enfants, la pérennité de l’espèce, la transmission du nom); qui bousculera la vie intime  loin des contes de l’enfance (ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants); processus enfin qui obligera à vivre socialement son homosexualité au risque d’être montré du doigt – ceci étant un moindre mal – quand l’homosexuel n’est pas tabassé, ou bien à la cacher (ne pouvant l’assumer)jusqu’à rendre sa vie et celle des autres infernales…Pour toutes les raisons qui incluent forcément un choix, il y aura un deuil à faire. Et un deuil, quel qu’en soit le motif, passe par un processus long et difficile au terme duquel il y a acceptation ou refoulement qui crée la pathologie.

Différentes phases du deuil:

  • Déni : non, ça ne peut être vrai, je ne suis pas homosexuel; ça va me passer.
  • Colère : pourquoi ça m’arrive à moi ?
  • Négociation : je l’éviterais à tout prix
  • Dépression : comment serais-je heureux ?
  • Toutes ces étapes prennent du temps avant que survienne le refus ou
  • l’acceptation. Car enfin accepter de ce que l’on ressent dans nos pensées, ce que demande le corps est déjà avoir la solution pour vivre heureux.

Car l’homosexualité n’est ni une tare  ni une dégénérescence. C’est la manière de  la vivre, de la cacher ou de l’afficher qui fera toute la différence…

Pour conclure nous allons donner la parole à Shakespeare  » Ce qui ne peut être évité il faut l’embrasser ».

Je vous embrasse ami-e-s lecteurs

?

Tout est affaire de pulsion. Les besoins sexuels chez l’homme comme chez l’animal sont exprimés par la pulsion, appelée libido.  Avant que Freud ne vienne déranger  les idées établies, les idées toutes faites quant à sexualité humaine, il était admis que la pulsion, absente pendant l’enfance, n’apparaissait qu’à la puberté. Cette pulsion se manifesterait par l’attraction irrésistible exercée par un sexe sur l’autre, avec pour seul but l’union sexuelle ou au moins des pratiques qui soient situées sur la voie qui mène à cette dernière.(in Trois essais sur la théorie sexuelle au chapitre 1 « Les aberrations sexuelle. »)  Papa Freud mit un coup de pied dans la fourmilière.  Il balaya les présupposés hâtifs, les inexactitudes en vigueur à cette époque. Décrivant une autre réalité constatée lors d’investigations poussées,  Freud fit scandale en désorganisant toutes les idées communément admises. Il en est ainsi en ce qui concerne l’homosexualité.

Commentant cette phrase « Hommes et femmes qui aspirent à s’unir à nouveau dans l’amour », il constate qu’il existe des hommes pour qui l‘objet sexuel n’est pas représenté par la femme et des femmes qui ont une attirance sexuelle pour d’autres femmes. Il nomme ces personnes là des invertis. Comme le sucre.

Nous allons donc revisiter ces catégories que Freud classait en trois comportements.

1- L’inverti absolu : ce sujet ne peut avoir de pulsions et les réaliser qu’avec qu’un même que lui. (Homme avec un homme, femme avec une femme). Jamais ce sujet ne ressent du désir pour une personne du sexe opposé. Soit il sera complètement indifférent soit il éprouvera une totale aversion pour le sexe opposé.

2- L’inverti amphigène : (d’amphi, autour de, des deux côtés) hermaphrodite psycho-sexuel ou bisexuel. Ce sujet là n’est pas exclusif dans ses relations sexuelles qu’il peut avoir aussi bien avec le même que lui ou son opposé.

3- l’inverti occasionnel : sujet qui pour une raison extérieure ne peut avoir une relation dite normale (incarcération, militaire). Ce sujet se satisfait d’une personne du même sexe, en retire une satisfaction complète.

Parmi ces catégories les uns assument leur homosexualité (inversion) avec bonheur,  revendiquent leur préférence sexuelle comme étant normale. Et c’est tant mieux, ai-je envie d’ajouter. Certains autres la ressentent comme une contrainte morbide.

Freud continue en notant qu’il existe « d’autres variations qui ont traits aux conditions temporelles » Quant aux sujets, certains pensent que leur homosexualité a toujours existé en eux et ce depuis toujours, alors que d’autres disent en avoir eu la révélation au moment de la puberté. Il est à noter aussi que pour l’homosexuel absolu cette disposition sexuelle durera toute sa vie ;  le bisexuel change de genre de partenaire, et pour d’autres elle ne sera qu’une expérience sur la voie du développement sexuel. Pour certains encore l’homosexualité peut se révéler sur le tard après avoir vécu une très longue période d’activité sexuelle classique.

Toujours d’après Freud ce qui caractérise l’inversion, est le choix du sujet (la personne avec laquelle avoir une relation sexuelle) sans être un choix homosexuel. Il s’agirait d’un retour à l’homme complet, évoqué  dans le mythe d’Aristophane, homme et femme à la fois, les attributs masculins et féminins retrouvés dans l’objet sexuel.

Ce sera tout pour ce soir.

À très vite pour la suite.

?

Certain-e-s qui se découvrent des sentiments pour un-e autre semblable à lui-elle-même, surtout si c’est la première fois,  seront complètement déboussolé-es, se sentiront perturbé-es ne sachant pas quoi faire ni que penser de cette avalanche de sentiments confus, contraires à la normale. Comment gérer ce phénomène inavouable ? À qui en parler, qui saura entendre, comprendre ce qui est ressenti comme un handicap?

Handicapée est le terme employé par Chloé lors de la première séance. Chloé venait de rompre avec son compagnon dont elle ne supportait plus, et ce depuis longtemps, les relations sexuelles. Cette séparation lui a paru comme une évidence lorsque Emmanuelle a surgi  dans sa vie. Tout de suite le désir pour cette femme est monté en elle comme un feu d’artifice. Mais très vite elle s’est sentie handicapée dans le sens où quelque chose, qu’elle qualifiait d’étrange, la rendait différente, lui imposait de vivre ce qu’elle ressentait comme une épreuve terrifiante. Angoissée, elle questionnait sans fin cette folie amoureuse qui s’emparait d’elle mais qui paradoxalement la fascinait. Chloé était en plein désarroi « Que dois-je faire ? Plonger dedans ou fuir ce tumulte émotionnel qui me fait perdre la tête, me fait ressembler à une adolescente prête à tout quitter ? Dois-je écouter mon cœur, mon corps ou la raison ? »

Chloé se posait les mêmes questions que se posent les personnes ayant un passé hétérosexuel qui découvrent qu’elles se sont trompées d’orientation sexuelle. C’est le cas de beaucoup de femmes qui après des années de mariage, de maternité se découvrent des sentiments, des désirs homosexuels. Souvent à l’adolescence ce qui pourrait être vécu comme amour homosexuel est détourné au profit de la norme, du contexte social, culturel pour ressurgir ensuite dans la deuxième adolescence (appelée l’adolescence biphasique des homosexuels). Cette phase concerne l’adolescence psychologique (et non plus chronologique) où les personnes commencent à explorer leur véritable identité sexuelle. Tout ce qui ne se fait pas à l’adolescence, les apprentissages de la formation de l’identité sexuelle et l’exploration de l’amour et de la sexualité, se passe dans cette période de la découverte de l‘amour homosexuel. Ceci remet en question la véritable identité sexuelle, amoureuse et sociale.

Assumer son homosexualité, la libérer de la honte et du regard des autres, permettra à l’homosexuel de vivre l’amour véritable au lieu de se croire « malade », anormal, de se rendre malheureux. Assumer son homosexualité évitera de se créer des pathologies qui n’ont rien à voir avec les préférences sexuelles mais qui émanent du refoulement des sentiments et ligote l’expression du corps…

à suivre

Passez un bon weekend.

?

Que vous souhaiter qui n’a pas été déjà souhaité ? Aux vœux qui débordent d’amour, de santé, de prospérité, de bonheur dont les cartes postales ou cartes électroniques, les msn, les mails, les textos sont remplis permettez que j’ajoute quelques souhaits qui n’ont peut-être pas été évoqués.

Je vous souhaite LE Désir

Qu’il sorte spontanément de vous comme les champignons d’une champignonnière. Puisqu’il nous constitue en tant qu’être humain faites que le Désir soit à l’origine de TOUS les actes de votre Vie.

Je vous souhaite d’accueillir le plaisir au saut du lit, le prendre par la main avec conscience et l’amener promener avec vous tout au long des jours qui passent. Petit rappel en ce début d’année : le plaisir ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Cultivons-le, il  fleurira comme gerbes d’artifices d’un festival pyrotechnique.

?

Je vous souhaite de vivre harmonieusement votre sexualité.

Ne soyez pas triste si vous êtes gay. Acceptez vos préférences sexuelles et respectez la différence.

Je vous souhaite de rester conscient en vous protégeant au début de vos relations plurielle, hétérosexuelle, homosexuelle. Les MST ne s’éteignent pas avec l’année qui se termine.

Je souhaite

aux jeunes amoureux de goûter la première fois comme un élixir qui agira de ses bienfaits tout au long de leur vie amoureuse.

aux retraités de réveiller leur libido endormie et de trouver ailleurs que professionnellement mille joies de vivre, mille occupations qui donneront un sens à leur vie.

aux mères d’être aussi femme érotique,  femme sexuelle. Entre la maman et la putain il existe une femme érotique que je leur souhaite de reconquérir.

Je souhaite aux personnes asexuelles le plaisir de vivre leur relation dans la tendresse la plus totale et de partager les plaisirs de la bonne chaire.

Je rajoute à l’attention des femmes anorgasmiques de devenir multi-orgasmiques…


Á chacun-e d’entre vous

une très Belle Année 2011

et souhaite

vous retrouver nombreux sur le blog

www.libidosexualité.com