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D’où vient ce trouble intense qui bouleverse les affects ? D’où surgit cette réaction spontanée, incontrôlée et souvent inadaptée à des ressentis ou des représentations ? Trouble intense  provoquant un chamboulement organique  dont les réactions se répercutent au niveau moteur en bouleversant le comportement : paralysie ou fuite; défaillance du tonus musculaire, tremblement ou agressivité) ; réactions spécifiques qui affectent le système neurovégétatif (rougeur, pâleur, palpitation cardiaque, accélération des pouls, transpiration, malaise…) Telles sont les émotions qui nous bousculent.

Ces émotions nous viennent de la nuit des temps, du temps où l’Homme chasseur-cueilleur se déplaçait pour trouver sa nourriture. Les déplacements constants le confrontaient à des phénomènes, des changements inattendus (climatiques, prémunir des prédateurs); changements qui exigeaient une adaptation rapide. Une réponse  adaptée. Héritage de nos lointains ancêtres les émotions découlent de ces urgences et se développent en réponse à une situation répétitive. D’après Ch. Darwin innéité et action réflexe sont la conséquence de réactions qui au départ étaient volontaires.

Les émotions de base : joie, tristesse, dégoût, peur, colère, surprise, sont à l’origine de nos réactions physiologiques et comportementales. L’émotion est une réaction physiologique et physique en réponse à une situation donnée. Elle se manifeste intérieurement avant de s’exprimer par une réaction extérieure.

Innée, universelle et communicative, l’émotion a une fonction d’adaptation et de survie d’un organisme vivant ( Darwin)

Les émotions sont un reliquat de l’enfance : c’est ce que l’on peut constater en séance thérapeutique.

Cet autre nous-même s’exprimera par  les émotions, révélera de nous plus que ce que nous voulons en montrer. Et cela parce que nous avons intégré pendant l’ enfance des gestes, des comportements, des sons, nous les répétons dans nos relations; les émotions en relatent le contenu. Souvent en complète inadéquation, les réactions émotionnelles nous positionnent faussement dans des relations mortifères. Pour exemple, l’histoire de Marie.

Marie est une jeune femme qui prend systématiquement la fuite, terrorisée par la peur que lui inspire son compagnon quand il élève la voix ou quand il exige  d’elle quelque chose qu’elle trouve injuste, humiliante. Dans cet état de peur panique elle quitte le domicile en pleurs. Elle s’enfuit. Cette terreur qui fait prendre la fuite à Marie n’est que la réplique de son histoire. Père violent qui les battait elle et sa mère, Marie n’a trouvé (à l’adolescence) que la fuite pour échapper aux coups et à la violence paternelle…Cependant aujourd’hui, elle se rend compte que fuir n’est pas la solution, ne peut en aucun cas résoudre le problème. Bien que la situation ne soit plus la même,  la peur de l’enfance reste inscrite dans les réactions émotionnelles de l’adulte. Alors ?

Comment faire pour déceler l’origine de nos émotions, percevoir l’intérêt d’avoir pu s’en servir à un moment T ? Comment apprendre à les intégrer pour faciliter les pensées ?Comment comprendre et raisonner avec les émotions et réguler pour ne plus se faire piéger par une mauvaises utilisation?

Á suivre très bientôt.

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Comment le cerveau gère notre sexualité. De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme.“  De grands pontes de la gynécologie psychosomatique et sexologie de Genève débitent (sans jeu de mots)  le résultat  d’expériences pratiquées sur le rat. Les chercheurs ont implanté une électrode dans son système dopaminergique (Dopamine : neuro-médiateur du plaisir)  que le rat  active à volonté en appuyant sur un levier.  Que croyez-vous que le rongeur fait dans ce cas là ?  Eh, bien il se donne tant de plaisir qu’il ne  s’alimente plus !

Vous vous demandez si ça marche aussi pour les souris ? Certainement puisque ça les concerne ! Pour résumer : Lorsque la zone du plaisir est activée, c’est toute l’organisation  portant  sur l’estime de soi, la représentation mentale de soi qui est stimulée et renforce la capacité à intégrer l’autre en soi. Plus il y a de plaisir plus on se considère, plus on va tenir compte de l’autre. De plus si l‘amour se mêle au plaisir, le désir féminin se transforme en un outil de compréhension et de connaissance  de soi-même et de l’autre. Beaucoup de nos rôles sont venus de notre désir féminin de combler les besoins de l’Autre, l’homme en particulier, écrivait Anaïs Nin.  Et même si on peut désirer une personne qu’on n’aime pas et aimer une personne sans la  désirer quand les deux se rencontrent (amour et désir) c’est le jack pot !  Cela doit dépendre du “gyrus angulaire gauche “qui quand  il est actif chez une personne  son  désir sexuel est très fort.

On savait déjà que faire l’amour augmente notre vitalité.  De plus si l’on tient compte de la température extérieure, tout nous incite à nous faire plaisir et à nous mettre sous la couette. Le week-end n’est-il pas ce moment idéal pour poser sa tête près d’une autre, le corps ondulant sur un rythme lancinant? Ne faire qu’un avec l’amant aimant aimé? Qu’attendons-nous pour finir cette semaine en beauté ?   Allons tâter les prunes et la tige de jade de notre amoureux pendant que lui s’occupera de nos lolos,  de notre bourgeon, grimpera sur notre mont de Vénus ! Quel beau week-end en perspective !

Bon plaisir à toutes et à tous par ricochet.

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Rêver d’un monde main dans la main pour former une ronde d’amour.

Rêver éveillé à la pause des armes pour désamorcer les implosions cellulaires qui dévastent le corps; rêver à des feux dévastatueurs qui brûleraient les monstres intérieurs qui nous rongent et en répandre les cendres comme engrais…

Rêver de transfusions d’énergie d’elle vers lui, de lui vers elle…

Rêver. Rêver à une vie meilleure c’est maintenant ou jamais.

Rêver de douces frustrations nécessaires qui n’engendreraient que de petits manques satisfaisant nos désirs sans obsessionner; rêver de films criants de vérités essentielles, de chants d’amour sans épines appliqués en baumes lénifiants.

Rêver de réveils enchantés aux paroles de miel épicé d’Orient.

Rêver de murmures de ruisseaux serpentant dans la vallée, s’engouffrant dans la grotte qui est là et t’attend.

Rêver de bougies dont la cire scelle d’un rouge tendre nos vies à tout jamais.

Rêver d’abolir l’ignoble;  rêver de chaînes déliées, de mots libres comme l’air dépollué, d’un lâcher joyeux d’émotions pour tout embraser; rêver d’espaces où l’on pourrait tout se dire en toute impunité; rêver de soleils jaunes citron juste ce qu’il faut acides pour saliver.

Rêver de corps souples avançant sans entraves vers la liberté; rêver d’esprits légers comme des âmes qui savent où se poser;  rêver d’enlever les masques des Amants du tableau de Magritte et  transformer la mascarade en un long et doux baiser.

Rêver d’arrêter le temps sur les instants magiques pour revivre, couchés en boule, l’éternel retour.

Rêver de ne jamais dire adieu à ceux qu’on aime mais aurevoir on se retrouvera ailleurs, bien vite.


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Non, non, ne soyez pas étonnés par cette image ! Nous ne sommes pas venus vêtus de feuille de vigne.Un petit ennui technique m’a empêchée de poser  les images du premier anniversaire prises par Anne. Fêter 1 an du Sex-o-café le  premier jour du Nouvel An chinois, n’est-ce-pas un bon augure ? Lapin ou Chat ? Année du Chat pour les Vietnamiens, les Japonnais; année du Lapin pour les Chinois. Qu’importe, puisqu’en Chine, parait-il, le chat est souvent confondu avec le lapin et servi à table. Prompte à la répartie comme le Lapin  l’est dans  ses courses, Liliane qui ne fait rien par hasard, portait à sa taille une ceinture de cuir dont un cordon se terminait par une douce petite queue en fourrure de lapin…En résumé je dirai que le Sex-o-café, amorce sa deuxième année sous le signe du Lapin-Chat. (Nous avions bien un Poisson chat parmi les femmes cougars !).

Patrick Mégale,  invité surprise ( http://www.megale.fr), nous a régalés de quelques contes. Romantiques, légers, très peu grivois. (Il n’a pas osé !) D’ailleurs l’incident technique étant résolu (merci Anne) voici notre conteur :

Les contes racontés quelques fois coquins, souvent romantiques, jamais scabreux touchaient notre imaginaire sans  déranger  nos oreilles attentives. Comme le prouve cette photo dont les trois acteurs parmi les invités attendent la chute bienheureuse.

Liliane s’éclipsa pour revenir  avec la deuxième surprise.   Les portes du salon Shiva s’ouvrirent; un  crépitement de bougies éclairaient un très beau gâteau…

JOYEUX ANNIVERSAIRE

AU SEX-O-CAFE

Le gâteau, un vrai délice!

Les yeux flattés par la couleurs  des fruits, des chocolats blancs et noirs, un coulis de framboises assis sur une nougatine craquante,  confirmait que la sexualité  et la nourriture … On ne refera pas une conférence, n’est-ce-pas ? Après l’avoir découpé dans le salon Shiva nous l’avons savouré au jardin extérieur.

Heureuses d’une soirée, jusqu’au bout partagée tous ensemble, vint le moment de nous séparer.

Initiatrices, organisatrices et réalisatrices du Sex-o-Café, l’officiel

Sous vos yeux  le staff au complet :  de gauche à droite et debout, Anne et Liliane.  Assise entre les deux indispensables sans qui le Sex-o-Café ne serait pas, votre dévouée Lyliane. Longue vie au Sex-o-Café.

Et le thème du prochain rendez-vous ? nous demande Roland que l’émotion joyeuse ne perturbe pas  ! L’homosexualité est la réponse.

L’érotomane trouve mille raisons d’espérer ?

Qu’est-ce que l‘érotomanie ?

L’érotomanie est une illusion délirante d’être aimé(e) d’une personne ayant un statut élevé (médecin, homme politique, acteur, avocat…); personne souvent inaccessible. Mise en évidence par G.G de Clérambault, cette maladie appartient au groupe des psychoses passionnelles. Ce délire amoureux, chronique est classé parmi les délires passionnels, c’est une psychose paranoïaque.

Le syndrome érotomaniaque est une structure qui se fonde sur un délire invariable. Invariable dans le sens, où pour l’érotomane, c’est toujours la victime qui a commencé, c’est la victime qui aime le plus, ou qui est la seule à aimer. Cet état passionnel touche essentiellement les femmes, très peu d’hommes en sont atteints. Cet état passionnel évolue en trois périodes. L’histoire de Florence, femme érotomane vous sera ici contée.

Première phase: l’espoir en mouvement. Période souvent très longue dont l’élaboration peut durer des années. « Il y a quelques mois, un carton d’invitation m’a été adressé personnellement par Simon X en personne. Il est évident que Simon désirait me voir au cocktail de manière discrète pour ne pas éveiller les soupçons de sa femme. Je m’y suis rendue sans pour cela  le déranger; je suis restée très discrète mais très émue lorsqu’il a prononcé son discours qui manifestement m’était adressé ; depuis j’attends qu’il se libère de ses obligations pour le retrouver.«  Florence, est en attente dans l’espoir que Simon lui déclare son amour. Dès lors il se manifeste un délire que l’entourage ressent de façon inquiétante.

Pendant la première période Florence élabore son roman. Jamais elle ne se résigne ni se s’aperçoit que cette histoire est une construction de son esprit malade. « C’est quand même lui qui est venu me chercher. Moi je ne lui ai rien demandé  » insiste-t-elle lorsqu’en séance elle repasse en boucle la réception du carton d’invitation qui lui a permis de monter de toutes pièces son histoire érotomaniaque. Pleine d’espoir puisque « c’est lui qui est amoureux » (il le lui a prouvé en envoyant une invitation) mais il est empêché par sa situation conjugale, ses contraintes politiques. Florence n’existe que pour et par Simon, son objet d’amour, sur lequel elle a jeté son dévolu. Simon qu’elle épie et traque sur son lieu de travail (à la mairie, où elle se rend plusieurs fois par jour), Simon qu’elle surveille sur le Facebook de cet homme public.  Bien évidemment tout cela sans que Simon ne sache rien même de l’existence de Florence.

Tout ce que Florence interprète de la part de Simon comme étant une incapacité  à ses dégager de ses  obligations politiques  et conjugales (avec tout le travail qu’il a, le plaint-elle) constitue la conduite paradoxale de  ce délire en tant que structure.  Structure invariable aussi puisque l’érotomane interprétera le refus de la personne concernée comme autant de preuves à devoir redoubler ses efforts. C’est ainsi que l’érotomane va amorcer et alimenter les refus comme étant  des preuves incontestables de l’amour que lui porte la personne élue. L’érotomane trouve mille raisons d’espérer, mille excuses aux dérobades de son objet d’amour et incombe à sa propre faute, à sa propre attitude maladroite (j’ai manqué d’à propos quand il m’a remerciée d’être présente)pour justifier le peu d’intérêt que lui marque celui que sa tête délirante a choisi.

De ce fait la structure érotomaniaque est un arrêt sur image, la répétition d’un scénario richement élaboré qui assied cette assertion comme étant le squelette du délire.

La phase suivante est une phase de dépit: Le temps qui passe ne rapproche jamais l’érotomane de son objet d’amour. Le temps  implique et maintient  l’érotomane dans la certitude (la vérité) où la foi est le noyau de l’épreuve à laquelle elle se trouve soumise. Il y a comme une présence divine, mystique  qui va « envoyer » des signes à l’érotomane: « Plus que l’amour c’est l’aveu de l’amour qui est sollicité par l’érotomane; écrivait G.G de Clérambault. Preuve qui  s’articulera sur l’Autre, absent, qui ne pourra en aucun cas opposer un démenti puisque seulement l’Autre est présent dans l’imaginaire de l’érotomane.  Malgré tous les signes que l’érotomane « reçoit » de sa victime, malgré les trésors d’inventivité qu’elle déploie pour l’approcher,  elle attribuera  l’absence de manifestation amoureuse de sa victime à sa propre incapacité, et de dépit, finit par désespérer. Cette phase débouche sur la dépression et des idées suicidaires.

La troisième phase sera celle de la rancune: dépitée, Florence avait atteint cette étape pendant laquelle elle haïssait Simon « de tout le mal qu’il lui faisait subir ». Sa colère envers lui s’amplifiait et son agressivité débordait de ses paroles. Elle menaçait de tout dire à sa femme  » S’il croit pouvoir se débarrasser de moi après m’avoir séduite, il se trompe. Je vais tout lui raconter à madame Simon, lui montrer comment est vraiment son mari ». Elle épiait le couple dont elle avait repéré la maison. Le poursuivait et faisait le guet devant sa chambre d’hôtel quand il était en déplacement.Elle devenait dangereuse pour cet homme duquel elle attendait une déclaration d’amour, un vrai regard qui ne viendrait jamais. Mais cela elle ne le savait pas. Suite à un accident provoqué par elle-même, Florence fut hospitalisée. Son délire persistant a conduit le médecin à faire  un état des lieux psychiatrique…

Il est important de savoir que ce délire érotomaniaque est essentiellement platonique. Le rapport sexuel avec la personne aimée est inenvisageable pour l’érotomane. Cet état non seulement transforme la vie de la personne atteinte mais devient un véritable enfer pour la personne aimée si cette dernière est approchée.

De nombreux films racontent l’histoire de l’érotomanie…