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Du mur de Berlin depuis 22 ans tombé en murs de Facebook qui s’affichent, les nouvelles ces derniers temps sont à l’image de mon double Triste Mine Sans Crayon pour écrire au bout. Ah! Vous l’aviez remarqué ? Ne serait-il tentant de rêver sans fermer les yeux pour retrouver le sillage des étoiles et des lits moelleux où s’abandonneraient les corps des amants heureux. Pour cela nous devons oublier les cadences infernales imposées dans certaines sociétés dont le seul objectif est la rentabilité. Orange, tu connais ? C’est autre chose que la citrouille de rigueur à Halloween !

Oublier aussi que nous vivons dans un monde totalement impudique dont la vénalité est d’autant plus obscène qu’elle s’exhibe décomplexée. Pourtant n’importe quel animal naît avec une bouche pleine de dents, avec les os du crâne bien soudés, tandis que l’homme, cette race d’animal supérieur ô combien évoluée, naît prématuré, inachevé, boîte crânienne encore ouverte, peau tendue sur  fontanelle.

Pourtant il serait bon d’oublier que nous sommes tous névrosés et au nom de notre chère névrose nous obéissons au pulsionnel qui nous agit. La névrose c’est notre norme, une marque de fabrique de l’époque freudienne, la névrose qui a tendance, par les temps qui courent, à se couler sournoisement vers la perversion où la psychose l’appelle. La voilà qui recommence à s’agiter, penseront certains. Mais qu’importe ! Comme dans le ventre d’un avion quand la pressurisation est telle que les tempes prêtes à exploser mettent notre tête dans la parenthèse de nos oreilles, assise sur le lit désert d’homme inachevé, grignotant une craquante cracote grattant de ses miettes mes jambes en lotus repliées, je rêve à la Corse et à ses couchers de soleil flamboyants  sous la mer sage où j’irai me baigner. Demain.

Faut-il se satisfaire de ce que l’on a pour être heureux, puisque chaque jour que l’on gagne est un jour perdu ? Le gain se déduit d’une perte. Toujours. Indécence du comportement dont la crise aura révélé le phénomène. La v’la t’y pas encore partie, perdue sans boussole dans les dédales de sa pensée? On peut toujours sourire à voir Marilyn faire le mur de Cannes. Elle a réussi à s’échapper la belle de ce monde immonde plus dur que béton; elle a réussi à s’envoler des griffes aux ongles écaillés des méchants prédateurs qui ne voyaient d’elle qu’une pauvre et belle idiote.Un butin. Un magot voilà ce que représentait Marilyn pour eux.

Finalement il est bien facile de se clochardiser me disait une amie au nom d’élue. Au nom de l’amour, peut-on tout dire à l’amie ? Peut-on lui suggérer de se méfier de celui-ci, identique aux autres auxquels elle a cru ? Celui-ci pareil aux hommes auxquels elle s’est abandonnée?

D’un mur à l’autre et pour éviter de se taper la tête contre eux, mon esprit vagabonde dans les rues de New York City. Là, sur le parking désert de voiture à 120$ l’heure, s’affichent des tags magnifiques qui rendent  vie au plus sordide des murs de NYC.

Keith Haring, merci, d’avoir inventé la culture on the street.

Hommage à tous les jeunes artistes tagueurs et notamment à Rayan.


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Dans l’idéal, l’amour maternel est inconditionnel. La mère aime l’enfant qu’elle porte dans son ventre et nourrit de son sein. Nous l’avons vu précédemment la mère représente TOUT pour son enfant : chaleur, nourriture, soins, satisfaction, frustrations (dès lors qu’elle tarde à le nourrir par exemple). L’enfant est dans ce que l’on appelle en état narcissique.  Comment pourrait-il en être autrement puisqu’il est certain d’être aimé par sa maman. N’est-il pas le plus beau, le plus intelligent, le plus admiré ?   Étant donné qu’il est TOUT pour sa mère, recevoir cet amour inconditionnel est un dû.  Ce n’est que plus tard (9/10ans) que l’enfant va s’ouvrir au monde, s’apercevoir que les autres existent et qu’eux aussi attendent des preuves d’amour venant de lui; cet amour se manifestera par des cadeaux (dessins, poèmes qui remplissent nos cartons, la porte du frigo). Et cela jusqu’à l‘adolescence moment où il ne devra plus se servir d’autrui pour satisfaire ses besoins et ses propres désirs. La mère donc, doit donner à l’enfant confiance en la vie. Lui permettre de se sentir en sécurité. Et quoiqu’il fasse dans sa vie de bien ou de mal, rien ne lui fera perdre son amour. La mère, par son amour devra néanmoins apprendre à son enfant la nécessité de se séparer d’elle. Qu’il devienne autonome.

L‘amour paternel est conditionnel c’est à dire soumis à la raison et au jugement. Le père aime son enfant parce qu’en lui il place ses valeurs, il instaure la conscience de la loi. Le père représente la loi de la société dans laquelle il vit et évolue, société qui fonctionne avec ses propres règles que le père aura d’abord faites siennes. L’enfant dès 6 ans a besoin de l’amour de son père et de ses conseils. Le père en tant que guide l’aidera à affronter les épreuves dont la vie est jonchée. L’enfant devra, tôt ou tard, répondre de ses actes, être responsable de ses actes devant la loi représentée par le père qu’il aura su avec tendresse et fermeté lui inculquer.

L’enfant mâture aura fait siens l’amour inconditionnel de la mère et l’amour responsable du père en s’affranchissant des représentations extérieures des parents pour les édifier à l’intérieur de lui-même. 

Par contre en privilégiant une conscience au détriment de l’autre, l’enfant développera une personnalité névrosée. Peu objective, empêchant son développement dans le cas d’une conscience maternelle trop développée; dure et inhumaine si la conscience paternelle prime. La névrose naîtra d’un développement inadapté conditionnée par le fait d’être resté accroché à une des deux figures parentales. Soit d’un trop fort attachement  centré sur la mère, soit d’un attachement rigide centré sur le père. Le passage entre ces deux attachements et la synthèse qui en aura été faite fondera la santé mentale de la maturité.

L’amour infantile suit le principe « j’aime parce que je suis aimé ». L’amour parvenu à maturité « je suis aimé parce que j’aime. L’amour inachevé  » je t’aime parce que j’ai besoin de toi ». L’amour accompli « j’ai besoin de toi parce que je t’aime ».

L’amour ne commence véritablement à s’épanouir que lorsqu’il s’attache à ceux qui ne remplissent pas une fonction à notre égard.(E.Fromm)

Bien aimer, voyez-vous n’est pas si simple ! L’amour met en œuvre un processus qui engage la responsabilité des parents, leur manière d’être, de s’aimer au sein du couple; de là découlera ce qu’ils transmettront à l’enfant qui fera d’un enfant un individu équilibré ou non.

Les choses se compliquent quand deux êtres se rencontrent pour vivre une histoire d’amour. Dorénavant nous pouvons concevoir que dans une relation amoureuse nous ne sommes pas seulement deux mais au moins six…Sans pour cela qu’il s’agisse d’une orgie !

Impressionnant! Presque 700 000 d’entre nous ont agi pour stopper le « viol correctif » et des militantes sud-africaines ont forcé le gouvernement à entamer des discussions. Allons au plus vite jusqu’à un million de signatures et faisons monter la pression pour obtenir des actes concrets — cliquez ici pour partager cette campagne sur Facebook, ou faites suivre cet email à tous:

Chers amis,

Le « viol correctif », une pratique odieuse consistant à violer des femmes lesbiennes pour les « guérir » de leur homosexualité atteint des sommets en Afrique du Sud. Des militantes courageuses risquent leur vie pour stopper ces crimes et elles attirent l’attention du gouvernement. Soutenons-les par un immense appel mondial qui forcera le gouvernement à prendre des mesures immédiates et concrètes. Signez la pétition et faites-la suivre à vos amis!

Thembi (nom d’emprunt) a été enlevée en descendant d’un taxi près de chez elle, puis frappée et violée par un homme se vantant de la « soigner » de son homosexualité.

Thembi n’est pas seule — ce crime horrible est fréquent en Afrique du Sud où les lesbiennes vivent dans la peur de l’agression. Mais personne n’a été condamné jusqu’à présent pour « viol correctif ». Pourtant, dans un petit refuge de la ville du Cap, quelques militantes courageuses sont en train de risquer leur vie pour que cessent ces crimes et leur campagne massive a forcé le gouvernement à ouvrir des discussions.

Si des quatre coins du monde le plus grand nombre d’entre nous met en lumière cette pratique horrible, nous pourrons augmenter la pression et faire en sorte que ces discussions débouchent sur des actions immédiates et concrètes. Appelons le Président Zuma et son Ministre de la Justice à dénoncer publiquement le « viol correctif », à condamner pénalement les crimes de haine, avec mise en application immédiate, assortie de mesures d’éducation du public et de protection des victimes. Signez dès maintenant la pétition et faites-la suivre à tous — quand nous atteindrons un million de signatures, nous la remettrons au gouvernement sud-africain à travers des événements d’envergure qu’il ne pourra ignorer:

http://www.avaaz.org/fr/stop_corrective_rape_8/?vl

L’Afrique du Sud, souvent appelée la « Nation arc-en-ciel », est admirée dans le monde entier pour ses efforts post-apartheid de protection contre les discriminations. Ce fut le premier pays à protéger dans la constitution les citoyens contre toute forme de discrimination basée sur la sexualité. Mais les associations locales enregistrent plusieurs « viols correctifs » chaque semaine, et l’impunité règne.

Le « viol correctif » est fondé sur l’idée choquante et totalement fausse qu’une femme lesbienne peut être violée pour « corriger » sa sexualité, mais cet acte abominable n’est même pas classé dans les crimes de haine en Afrique du Sud. Les victimes sont souvent noires, pauvres, lesbiennes et très marginalisées. Mais même le viol collectif et l’assassinat de Eudy Simelane – héroïne nationale et ancienne star de l’équipe de foot féminine nationale – en 2008, n’a pas renversé la tendance. Et la semaine dernière, le Ministre de la Justice Radebe a insisté sur le fait que le motif de crime de haine n’était pas valable dans le cas de « viols correctifs ».

L’Afrique du Sud est la capitale mondiale du viol. Une fille sud-africaine née aujourd’hui a plus de chance d’être violée que d’apprendre à lire. Bien que difficile à admettre, un quart des filles sud-africaines sont violées avant l’âge de 16 ans. Beaucoup de raisons sont à invoquer: la domination masculine (62 % des garçons de plus de 11 ans pensent que forcer quelqu’un à avoir une relation sexuelle n’est pas un acte de violence), la pauvreté, la promiscuité, le chômage et la précarité des hommes commettant les viols, la passivité de l’entourage — et, dans certains cas courageusement dénoncés aux autorités, une réponse policière lamentable et des condamnations laxistes.

C’est un véritable drame humain. Mais de courageux Sud-Africaines et Sud-Africains et leurs partenaires de Change.org ont ouvert une brèche d’espoir dans le combat pour obtenir des actes ciblant la violence sexuelle et les crimes de haine. Ils ont obtenu l’attention du gouvernement, si à présent le monde entier les soutient, nous pourrons obtenir ensemble justice pour les victimes et des mesures concrètes et urgentes pour stopper les « viols correctifs »:

http://www.avaaz.org/fr/stop_corrective_rape_8/?vl

C’est aussi une bataille contre la pauvreté, le patriarcat et l’homophobie. Stopper la vague des viols demandera un fort leadership et une action concertée pour obtenir des changements en profondeur en Afrique du Sud et sur le continent. Le Président Zuma est un traditionaliste zoulou et a lui-même été inculpé pour viol. Mais il a condamné l’arrestation d’un couple gay au Malawi l’an dernier, et après une campagne nationale et internationale massive, l’Afrique du Sud a finalement approuvé la résolution de l’ONU dénonçant les mises à mort extrajudiciaires liées à l’orientation sexuelle.

Si nous sommes suffisamment nombreux à rejoindre cet appel à l’action, nous pourrons pousser Zuma à s’exprimer et à conduire une action gouvernementale ô combien nécessaire. Cela aidera aussi à lancer un dialogue national pour changer radicalement les mentalités vis-à-vis du viol et de l’homophobie en Afrique du Sud. Signez dès maintenant et faites passer le message:

http://www.avaaz.org/fr/stop_corrective_rape_8/?vl

Une histoire comme celle de Thembi peut facilement nous faire perdre espoir. Mais lorsque les citoyens font entendre une seule voix, nous pouvons faire changer des pratiques et des normes fondamentalement injustes et enracinées. L’année dernière, en Ouganda, nous avons déclenché une vague de pression publique si forte que le gouvernement a été contraint de suspendre une loi qui aurait condamné les Ougandais homosexuels à la peine capitale. Et c’est aussi la pression mondiale en soutien aux courageux militants sud-africains qui a conduit les dirigeants du pays à s’attaquer à la crise du SIDA qui s’emparait du pays. À nous d’agir ensemble maintenant pour défendre un monde où chaque être humain peut vivre sans la peur de subir des sévices.

Avec espoir et détermination,

Alice, Ricken, Maria Paz, David et toute l’équipe d’Avaaz

SOURCES:

Afrique du Sud: Des avancées dans la lutte contre les « viols correctifs », IRIN:
http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportID=92250

Une pétition contre le viol des lesbiennes en Afrique du Sud, Slate.fr :
http://www.slate.fr/lien/32705/petition-contre-viol-lesbiennes-afrique-du-sud

Le blog (en anglais) de Luleki Sizwe, l’association sud-africaine qui mène la campagne appelant le gouvernement à stopper le « viol correctif » et soutenir les victimes :
http://lulekisizwe.wordpress.com

Afrique du Sud : les lesbiennes, victimes du « viol thérapeutique », Rapport de l’ONG ActionAid :
http://www.genreenaction.net/spip.php?article6994

Change.org donne des nouvelles de la campagne sur place:
http://news.change.org/stories/victory-ministry-of-justice-agrees-to-corrective-rape-activists-demands?avaaz

Viols correctifs, reportages réalisées par des jeunes sud-africaines, Radio Canada :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/07/08/011-afrique-sud-viols-lesbiennes.shtml

Homophobie en Afrique du Sud, Violer pour Corriger :
http://chroniquesdafrique.20minutes-blogs.fr/archive/2010/11/29/homophobie-en-afrique-du-sud-violer-pour-corriger.html

Enfances violées en Afrique du Sud, Genre en action :
http://www.genreenaction.net/spip.php?article4127

« Les victimes d’homophobie à Gauteng, Afrique du Sud » (étude en anglais du Centre for Applied Psychology, Université d’Afrique du Sud):
http://www.avaaz.org/out_ucap_gauteng_study

« Comprendre la santé masculine et l’usage de la violence: liens entre VIH et viol en Afrique du Sud  » (étude en anglais du Medical Research Council):
http://gender.care2share.wikispaces.net/file/view/MRC+SA+men+and+rape+ex+summary+june2009.pdf

« Prévention des viols et de la violence en Afrique du Sud » (Medical Research Council, document en anglais):
http://www.mrc.ac.za/gender/prev_rapedd041209.pdf

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Lors de son premier voyage au Maroc Laurent a constaté nombreux couples d’hommes se tenant par la main. Ce qui amène l’interrogation suivante : ce comportement est-il une preuve d’homosexualité  ? Dans de nombreuses cultures, notamment islamiques, l’homosexualité interdite est sévèrement punie. Est-ce un moyen pour ces hommes d’afficher une amitié particulière ou une homosexualité latente? Sachant que les contacts publics à connotation sexuelle (baiser…) entre homme et femme ne doivent pas être visibles…à fortiori entre deux hommes… Si une personne pouvait répondre à cette question, je l’en remercie par avance.

Patricia interroge « pourquoi les garçons homosexuels en parlent plus facilement à leur mère et sœur et refusent d’aborder le problème avec leur père et frère ? Par amour une mère est prête à accepter beaucoup de ses enfants. Un père, parce qu’il transmet le nom, parce que réside en lui une certaine homophobie inconsciente, à cause d’une non identification du fils à son père… Toutes ces raisons qui feraient écrouler, par l’aveu, tout un monde fantasmatique, telle la transmission de la lignée patrilinéaire, de la descendance compromise…

Mireille évoque en Inde ces hommes qui restent à la maison, s’habillent en femme. Est-ce un troisième sexe, ni homme ni femme ? Cette façon d’être au monde a été complètement chamboulée par la religion judéo-chrétienne. S’ensuivent des réflexions sur les enfants – les pré-ado – comprenant bien mieux, acceptant plus facilement les rapports entre adultes du même sexe. Au niveau des parents l’homosexualité fait écrouler tout un passé de vie, gèle toutes les projections, gomme les représentations. Comme le fait remarquer Marc nous sommes construits sur un schéma qu’on nous oblige à respecter le conformisme. Dans les milieux artistiques,  de la Haute Couture, de la mode, l’homosexualité est non seulement acceptée mais appréciée. Presque revendiquée.

L’homophobie est d’abord présente chez les homosexuels; à ce propos lire ou relire, l’article paru sur le blog:

http://www.libidosexualite.com/2011/01/homophobie-ou-la-haine-du-different-dans-la-transgression-des-preferences-sexuelles/

La principale fonction de l’homophobie est de légitimer l’hétérosexualité. Une mère parle de l’homosexualité de son enfant qu’elle assume. Après avoir entendu les intervenants et les participants au débat, elle dit être rassurée, soulagée de devoir abandonner cette culpabilité qui l’a assaillie sans savoir de quoi elle devait se sentir coupable. Quand une d’entre elle emploie le mot « tolérance« , elle rétorque, que ce mot la dérange puisqu’il implique qu’il faille faire un effort pour accepter celui qui est  supposé n’être pas aussi bien que les autres… Quand son enfant lui a appris son homosexualité, « je suis restée comme deux ronds de flan, mais ça n’a jamais remis en question mon amour pour lui; ça n’a rien changé ». À la question de Marianne « Reçois-tu son ami ? Pas encore, car je ne le sais que depuis 3mois ; je connais son prénom; il est de famille musulmane et ses parents l’ont éloigné comme si ça pouvait le faire changer de sexualité. Ce qui fait me fait porter un poids supplémentaire est qu’il interdit de le dire à son père; ça me met dans une situation difficile; même si dans la famille de mon mari une nièce est homosexuelle; entre une nièce et son propre fils il y a de la marge… Liliane acquiesce à cette confession publique; remercie pour ce qui a été dit, si difficile à dire au sein d’une famille; vivre son homosexualité est cause de bien des ruptures familiales. Une des participantes demande si la question d’avoir essayé avec les filles avait été posée ? Non parce que cela impliquerait d’essayer autre chose, une sexualité conforme à la norme. Marianne constate que nous vivons coincés dans une idéologie ambiante qui n’avoue pas; les générations se suivent et continuent la même chose sans évoluer.

« Mon frère était poupée, moi la fille, j’étais camion, mais nous on n’a pas « tournés » ni l’un ni l’autre, dit en riant une participante! Comme quoi même les jeux de l’enfance ne  prédisposent à un type de sexualité plutôt qu’à un autre.

Et pour conclure Liliane montre une page découpée du journal Nice Matin « Nice a besoin d’augmenter ses recettes touristiques. Pour ce faire Nice fait appel à la mouvance  gay  en créant sur la Côte une formation de personnels hôteliers spécialisés dans l’accueil de la clientèle homosexuelle.

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« Je sors m’installer au « bord du soleil » » m’informe joliment mon ami en fermant la porte d’entrée. Pas le temps de lui dire que pendant ce temps j’allais  retranscrire le débat du sex-o-café  ouvert par Laurent. Il demande pourquoi l’hétérosexualité ne pose pas les mêmes difficultés au moment de l’orientation sexuelle ? Est-ce dû à la société actuelle ? Suite aux informations exposées on s’aperçoit que la culture judéo-chrétienne s’est fortement imposée en ne  laissant pas vraiment le choix  aux individus quant à leur préférence sexuelle. Le problème se pose à partir du moment où la préférence sexuelle n’est pas conforme à la norme en vigueur, d’où la mise en exergue de l’homosexualité.

Dans le mode de formation de l’homosexualité est évoqué  l’œdipe inversé. Ainsi à la question de Fanny par rapport au développement de l’enfant dans les phases dont a parlé Freud (anale, orale, phallique ) n’y aurait-il pas une relation défectueuse à la mère ou au père, un rapport à la triangulation tel que décrit par Freud ? À ce jour de nombreuses théories sur l’homosexualité ont été échafaudées et toutes plus ou moins se sont vues récusées. Bien sûr toutes sortes d’hypothèses ont été émises et ce depuis que l’homosexualité est venue déranger l’ordre sexuel établi. Or, à l’heure actuelle rien ne vient confirmer l’une ou l’autre de ces théories puisque ni la génétique ni la biologie ont pu apporter d’explication satisfaisante qui tendrait à prouver une relation de cause à effet. En psy et à notre époque on considère que l’homosexualité est un choix du sujet (choix inconscient mais choix tout de même, en rapport avec son désir.) Freud avait déjà fait ce lien entre homosexualité et choix inconscient. Il refusa d’en faire une disposition innée ou naturelle (donc biologique) ou culturelle. Dans la résolution normale du complexe d’œdipe, l’enfant doit renoncer à ses désirs incestueux (et non pas les refouler)  désir le plus souvent inconscient. S’il ne le fait pas (renoncer) cela réapparaitra dans le type de conjoint choisi, cela se manifestera à travers certains problèmes de couple ou à travers ses névroses. Il en est de même pour l’œdipe inversé. Au départ il y a un choix inconscient, une position que l’individu prend pour gérer son désir. Pourquoi, demande Mireille, les adolescents changent leur sexualité en cours de route? Parce que les adolescents se cherchent ; l’adolescence est la période idéale pour explorer sa sexualité. Que penser des adolescents qui disent depuis le début « Je suis homo, et  je ne serai jamais hétéro ». Ce choix est-il irrévocable? C’est ce qu’on appelle des invertis absolus. Ces adolescents savent depuis toujours qu’ils sont attirés par les mêmes qu’eux mêmes, le même sexe qu’eux. C’est le cas d’un jeune homme qui est venu me consulter pour une tout autre raison que sa sexualité. Au fil des séances il est convenu de son homosexualité; à partir de ce moment là tout reprenait des proportions acceptables et il acceptait sa différence. La problématique restante est qu’il le tairait à son père, ne désirant pas attiser son courroux.

Qui est fait la femme qui fait l’homme ? Cette question est souvent posée y compris lors de la soirée où les exemples ne tarissent pas. Dans la plupart des couples homo il y aurait un élément passif, un autre actif. Ce que n’affiche pas vraiment les magasines gays qui n’exposent pas vraiment des « folles », des hommes très efféminés mais plutôt de très beaux gosses. Belle gueule, bien musclé, tel s’affiche l’homo qui n’est pas sans rappeler, (comme le fait remarquer Roland ou Marc, je ne sais plus) le culte romain. Les homo soignaient leur apparence, ils se devaient avant tout d’être virils… Liliane nous fait une petite aparté sur les lesbiennes en lisant le texte ci-dessous :

CES FEMMES QUI AIMENT LES FEMMES (Une enquête de Eli Flory)

La société française, en perpétuel mouvement, s’affiche de plus en plus gay-friendly à lire les sondages favorables au mariage des couples homosexuels  et à voir les devantures de lieux de réjouissances ou de villégiature s’étiqueter aux couleurs du rainbow flag, drapeau arc-en-ciel de la fierté « d’en être ». Les icônes lesbiennes d’aujourd’hui ne sont plus celles d’hier : après les courtisanes de l’Ancien Régime, les décadentes de le la Belle Époque et les militantes des seventies, on porte aux nues des joueuses de tennis et des pop stars. Le mythe des « deux amies » si rassurant à l’époque où la société voyait dans la procréation sa seule téléologie (étude de la religion, des textes sacrés), a fait son temps. La lipstick lesbian, celle qu’on ne remarque pas dans la rue parce que ses talons hauts, ses jupes courtes ou ses décolletés plongeants la classent dans la catégorie des « hétéros sexy », brouille les repères, désarçonne les hommes et alimente leurs fantasmes.

Dans l’inconscient collectif, malgré l’évolution des mentalités, l’homosexualité féminine n’est-elle-pas encore toujours considérée comme un choix de vie, affectif et esthétique, ou comme un goût, une préférence, voire une identité. Dans l’imaginaire masculin, on est lesbienne par défaut, c’est un pis-aller. A moins qu’un appétit sexuel démesuré n’abolisse les frontières entre les sexes, le goût des femmes est souvent la conséquence d’un dégoût des hommes, mis sur le compte d’une relation conflictuelle avec le père et/ou la mère, d’expériences décevantes vécues dans les bras d’un garçon – du chagrin d’amour d’adolescente aux violences sexuelles. Combien sont-ils encore pour penser que, si une lesbienne les « essayait », elle aimerait les hommes ?

Beaucoup d’hommes avouent fantasmer sur les femmes qui font l’amour entre elles : partager leur couche est souvent perçu comme un eldorado sexuel. D’autres, au contraire, souvent du fait de leur culture ou de leur religion, rejettent l’homosexualité féminine qu’ils perçoivent comme du gâchis, quand ils ne brandissent pas le Coran ou la Bible pour châtier ces « maîtresses de Satan ».

Une femme qui est avec une femme c’est avant tout par passion amoureuse.

La relation lesbienne reste pour beaucoup d’hétérosexuelles, une relation incomplète à mettre sur le compte de l’amitié amoureuse, de la tendresse, de la complicité affective. Le monde gay et lesbien n’est pas un. Des divergences d’intérêts et de way of life dessinent des territoires aux frontières souvent imperméables. Les lesbiennes ont leur presse, leurs festivals, leurs archives.

Le film Gazon maudit, sorti en 1995, s’avère révélateur du regard porté sur le couple lesbien. Vision caricaturale d’une liaison entre deux femmes. La vogue du porno chic dans la publicité, parce que le cul fait vendre. Les publicitaires aiment jouer avec l’ambiguïté des femmes et des relations qu’elles peuvent entretenir. Images sexy, mâtinées de glamour pour bourgeoises et demi-mondaines. Cette vogue a favorisé le développement du fantasme masculin archétypique de la lesbienne hypersexuée. L’homosexualité féminine est d’autant plus considérée que son image est déformée ou recréée à travers le prisme d’un imaginaire érotique hétéro centré. La lesbienne n’existe pas encore à part entière, en dehors des stéréotypes de la « camionneuse » ou de la « femme fatale ».

Elle fut longtemps considérée comme une anomalie, une chose sans nom, hors normes, en marge des faits naturels et sociaux si bien que les mots pour la nommer ont fait défaut pendant des siècles. Jusqu’au 16ème siècle, la langue française ignore la lesbienne en ne la nommant pas. Aucune législation spécifique n’a vraiment réprimé l’amour entre femmes.

Les « vilaines » (anciennement appelées tribades) sont les courtisanes, les prostituées, les hétaïres (Femme éduquée et de haut niveau social qui offre compagnie et services sexuels, souvent de manière non ponctuelle) de la Grèce antique, les femmes de mauvaise vie, mais aussi et surtout les disciples de Sapho. A l’époque de la Renaissance, où l’homme se prend pour le centre du monde, aimer une femme se réduit à des techniques sexuelles très approximatives et vaguement animales. Elles s’entrefrottent, rien de plus. Que pourraient-elles faire d’autre d’ailleurs, celles à qui manque le phallus. Leurs étreintes, privées de ce seul objet de plaisir, ne peuvent être qu’une pâle imitation, une contrefaçon de l’amour que les hommes font aux femmes. « Une femme qui abuse d’une autre femme » définition de 1762 dans la « 4ème Édition du Dictionnaire de l’Académie », qui va s’imposer jusqu’au début du 20ème siècle, sous l’influence des nouvelles découvertes, faites par des hommes, de l’anatomie féminine.

Diderot parle d’une « espèce de dépravation particulière aussi inexplicable que celle qui enflamme un homme pour un autre homme ». C’est de la faute du clitoris. La Tribade est une « femme dont le clitoris a pris un développement exagéré et qui abuse de son sexe ». Le mot « lesbienne » apparaît en 1904, dans le Nouveau Larousse illustré avec le sens de « femmes aimant les femmes » Toute sexualité qui n’a pas pour finalité la reproduction de l’espèce est considérée comme anormale. Puis une dichotomie entre sexe anatomique et instinct sexuel va faire école aussi bien chez les médecins que dans l’inconscient collectif. Sous l’influence des mouvements féministes, le terme de lesbienne va connaître des inflexions importantes en se teintant d’une coloration politique et idéologique.

L’homosexualité féminine reste encore sujette à discrimination et à propos lesbophobes, qui empêchent certaines femmes d’assumer ce qu’elles sont et de s’épanouir. Un sondage SOFRES en 1997 révélait que 80 % des jeunes homo intérrogés disaient mener une double vie et ne pas assumer leur homosexualité ; 10 % d’entre eux la vivaient sur le mode du refoulement. Au final, seuls 10 % de la jeune population homosexuelle pouvaient affirmer sans baisser les yeux, « être bien dans sa peau ».

La suite des questions posées seront dans le prochain article; donc

à suivre

le lien d’un article paru sur le blog libidosexualité que vous pourrez suivre

http://www.libidosexualite.com/2011/01/homophobie-ou-la-haine-du-different-dans-la-transgression-des-preferences-sexuelles/

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Des amours d’Alcibiade et Socrate aux coming-outs d’Amélie Mauresmo et Roger Karoutchi, de la poésie homo-érotique perse aux femmes travesties de l’Italie du XVIIIe siècle, des délices excentriques et hédonistes du Berlin de l’entre-deux-guerres à l’existence d’un troisième sexe en Asie et chez les Amérindiens, l’attirance pour une personne du même sexe transcende les époques et les cultures. Longtemps délaissée, occultée, falsifiée, l’histoire de l’homosexualité connaît actuellement un véritable engouement, dont cet ouvrage constitue la première synthèse. Il retrace non seulement les relations homosexuelles à travers les siècles, mais aussi l’évolution de leur perception, entre rejet et acceptation, jusqu’à l’émergence d’un sentiment d’identité lié à la sexualité. Ainsi, à travers les âges et les continents, ce livre* somme propose pour la 1re fois une véritable histoire sociale et culturelle du monde gay et lesbien.

*L’histoire de l’homosexualité : Le livre de Robert Aldrich qui vous dira tout sur le thème mieux que je ne saurai le faire  en résumant le résumé du livre dont Liliane s’est inspirée.

Cependant, laissez-moi ajouter que l’homosexualité a servi de bouc émissaire dans les sociétés pour justifier les catastrophes, les famines, les épidémies dont les peuples souffraient : Pour l’église romaine, l’homosexualité déclenchant la colère de Dieu par transgression de l’éthique souveraine chrétienne, la sodomie devint synonyme de désordre social.

Qu’en est-il de l’homosexualité vue par la psy ?

La psychanalyse a pour objectif de mettre en lumière, en l’être humain, des mécanismes psychiques, en particulier ceux qui sont du domaine de l’inconscient. L’homosexualité est donc considérée dans le cadre de cette discipline comme un symptôme : elle est une construction inconsciente de la personne. Elle résulte d’un choix inconscient de sa part pour vivre sa sexualité. La définition de l’homosexualité terme dérivé du grec (homos : semblable) est créé vers 1869 par le médecin hongrois Karoly Maria Kertbeny pour désigner toutes formes d’amour charnel entre des personnes du même sexe biologique.

Selon Freud, pour la fille, l’homosexualité résulte d’une fixation infantile à la mère et d’une déception à l’égard du père. Pour le garçon, l’homosexualité survient à la puberté, quand s’est instauré durant l’enfance un lien intense entre le fils et sa mère. Au lieu de renoncer à elle, celui-ci s’identifie à elle, se transforme en elle et cherche un homme qui puisse le représenter et qu’il puisse aimer comme il a été aimé par sa mère. À présent on ne parle plus d’homosexualité mais des homosexualités.

Même Freud disait que l’homosexualité n’est pas une maladie. N’étant pas une maladie il n’y a rien à soigner…(lire les articles sur www.libidosexualite.com concernant l’homosexualité). Laissons derrière nous ceux qui ont ouvert la voie et venons-en à aujourd’hui…

Comportement érotique : Biologiquement la sexualité humaine est plutôt bisexuelle. Mais l’influence du contexte culturel et des expériences personnelles est majeure dans la développement de l’orientation sexuelle. L‘homosexualité, l’hétérosexualité et la bisexualité sont des possibilités « biologiquement normales » du développement.*

Banalisation: Dans plusieurs pays, essentiellement occidentaux, l’homosexualité est relativement considérée comme une forme « banale » de sexualité n’ayant pas à faire l’objet de stigmatisation particulière, d’où la reconnaissance officielle de la possibilité de mariage homosexuel. Certains confirment que l’homosexualité correspond à une tendance naturelle chez l’être humain, même hétérosexuel, à être attiré par des individus de même sexe. L’expression de cette attirance serait un facteur important de l’équilibre du comportement sexuel. Les comportements homosexuels observés (tout comme les comportements hétérosexuels) chez nombre d’enfants et d’adolescents constitueraient également une étape fondamentale de la différenciation sexuelle et de l’émergence du sentiment d’appartenance au sexe féminin ou masculin.*

* Les textes en italique sont retranscrits tels que je les ai pris sur des documents; ils ne sont pas de mon fait mais traduisent parfaitement ma pensée et les cas vécus en consultation psychothérapeutique.

Ce sera tout pour aujourd’hui. Demain nous relaterons les questions qui se sont posées au cours du dernier Sex-o-café.

En attendant passez une belle nuit.



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Bien qu’ayant peur du contraire la salle était pleine ce soir là. Les visages attentifs, les oreilles grandes ouvertes pour débattre de ce thème. Un résumé du passionnant exposé de Liliane qui nous renseigne sur l’homosexualité à travers les siècles. Vaste sujet que l’homosexualité; elle a toujours existé dans toutes les cultures, à travers tous les âges. De l’Iliade et l’Odyssée attribué à Homère ( XIIe siècle avant J-C), en passant par Sapho fille de Lesbos qui donne naissance au terme de lesbianisme, en s’arrêtant sur les écritures juives, qui bien que condamnant la sodomie, évoquent les femmes aimant d’autres femmes et les hommes passionnés par leur compagnon. Un tour en Chine au IIIe siècle nous apprend une amitié homosexuelle entre Confucius et son favori. Dans certaines sociétés, les attitudes homosexuelles ont non seulement été acceptées mais qui plus est ont été honorées; alors qu’à d’autres époques, en d’autres lieux de tels comportements vus par les législateurs ont rendu immoraux les rapports  de personnes du même sexe  et les médecins ont diagnostiqué et traité le désir homosexuel comme étant une maladie. La diversité des attirances sexuelles et la façon dont elles s’expriment témoignent de la nature fondamentalement instable de la sexualité et des mœurs sociales. Si dans la Grèce antique, l’homosexualité faisait partie intégrante de la culture (Athènes cité de l’érotisme masculin) c’est à partir de 208-201 av J-C que la cité est réduite à l’état de la province romaine.   Époque où grecs et romains  partageaient  le même point de vu quant à la sexualité qui se vivait sans discrimination, sans  communauté marginalisée.  À Rome la sexualité était avant tout une manière de montrer sa vertu. Pour les romains le mot sexe était synonyme de pénétration et tout ce qui n’était pas acte sexuel dominateur était condamnable. Quant à la nature de ce qu’ils pénétraient (hommes, femmes, enfants…)c’était sans importance. Pour exemple lorsqu’un homme se faisait violer, le coupable n’était pas le violeur mais le violé, puisque le violeur était reconnu comme faisant preuve d’une extrême virilité. Il existait des lupanars (lieux de prostitution) exclusivement réservés aux hommes qui désiraient prendre du plaisir entre eux. Au Ier siècle, la Grèce est convertie au christianisme   que la civilisation grecque  hellénique a profondément marqué. L’essor du christianisme entraîne désormais la haine de l’homosexualité…

Jusqu’au Moyen Âge il émergeait un contexte littéraire et culturel propre aux relations entre personnes du même sexe. La littérature, riche en poèmes, lettres, textes exaltait l’amitié entre hommes et la culture homo-érotique. Au moment de la Réforme protestante, il se forme un groupe autour d’Érasme. L’amour entre amis s’exprimait par des accolades, des baisers, des dédicaces dans des œuvres dédiées. Deux sortes d’hommes, les sodomites qui pratiquaient les actes sexuels « contre nature » et les amis prestigieux et respectés qui chantaient un Éros sublime dans leurs lettres, les poèmes et œuvres philosophiques. Pendant tout le Moyen Âge, les chrétiens d’Europe Occidentale n’étaient soumis à aucun interdit papal ou impérial relatif aux pratiques sexuelles. Pour expier ses péchés on tenait un livre sur lequel on les notait ; après quoi on faisait des pénitences pour en être absout. Le XIIIe siècle amena un changement d’attitudes où il devenait courant d’appeler les homosexuels des sodomites et de les soumettre à l’autorité de l’inquisition. (Ces annotations relatées par notre médiatrice ont été tirées d’un livre de Robert Aldrich)

Ce début de compte rendu pour vous donner un avant goût du dernier sex-o-café. Dès demain la suite du résumé tel que l’a exposé Liliane  et ce qui s’est dit pendant le débat…

à suivre donc.

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 » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… » En total accord avec Erich Fromm, je dis oui, après l’avoir souvent constaté et vécu moi-même, l’amour entre deux êtres est possible. Mais la route est longue pour y parvenir et tout au long du chemin nous devons apprendre que l’amour commence avec l’apprentissage de la séparation.

Angoisse de séparation:

Se séparer est le premier des apprentissages, séquelles récurrentes de l’unicité totale quand nous ne faisions qu’un avec la mère dans le ventre maternel

À l’âge adulte, les amoureux retrouvent pendant l’acte sexuel, notamment à l’apothéose de l’orgasme, cette complétude où ils ne font qu’un, seul moment où ils ne sont plus séparés. Ce qui peut entraîner des dépendances identiques à celles qu’éprouvent les toxicomanes, dans le cas où la recherche du plaisir  compulsif (sans amour) est seule à conditionner l’état de non séparation.

L’amour est la seule solution humaine toujours d’après Erich Fromm. Mais de quel amour parle-t-on? Certainement pas de l’amour symbiotique où la forme passive fera d’un individu un être soumis, inféodé au pouvoir d’un autre. Le masochisme, qui en est la représentation, donne l’impression au masochiste qu’il n’est pas séparé puisqu’il se croit, se veut partie intégrante d’une autre personne qui le dirige, le protège, qu’il est l’air qu’il respire « sans lui je ne peux rien faire, je meurs; je l’aime  et il a tout pouvoir sur moi » entend-on souvent en thérapie. Pouvoir au combien surévalué, puisque le masochiste n’a aucun désir qui ne soit une émanation de l’autre, aucune indépendance puisqu’il dépend de l’autre. La forme active se concrétise par la domination qui est le sadisme. Le versant actif du masochisme, le sadisme incorpore une autre personne qui lui voue un culte. Les deux ont besoin l’un de l’autre; la différence entre les deux est que le masochiste est humilié, blessé, dirigé alors que l’autre, le sadique exploite, dirige, humilie. Et les deux appellent « ça » de l’amour.

Quand on est dans cette spirale infernale, en sortir demande de faire le point sur sa relation, exige de mettre de la clarté en considérant le paradoxe de l’amour qui veut qu’amoureux, deux êtres qui ne font plus qu’un à un moment donné, devraient cependant être attentifs à rester intègres à eux-même en ne devenant pas esclave d’un autre. De toute évidece il s’agira d’apprendre à devenir libre, à rester maître de ses affects. Sortir de l’engrenage infernal des passions est possible en réservant à l’amour sa place qui ne peut se faire sous la contrainte, qui ne peut se réaliser que dans l‘engagement, que dans le don.

Or, si l’on remonte aux origines de la vie, on s’aperçoit que l’enfant est en droit d’attendre TOUT de sa mère (nourrit, soigné, vêtu) il ne sait et ne peut que recevoir. Or si l’enfant est resté fixé à cette étape, sans qu’on lui ait donné accès aux séparations successives et autonomisantes, devenu adulte le petit de l’homme  continuera à fonctionner comme l’enfant qui attendra et prendra toujours de l’autre sans rien donner lui-même en retour. On retrouvera dans ce processus, notamment dans la relation sexuelle où l’homme donne de sa personne en donnant son sperme (s’il ne veut pas donner, par égoïsme pour continuer à jouir du corps de la femme, ou par incapacité physiologique), on retrouvera donc dans ce processus un homme impuissant. Pareillement pour la femme qui ne sait pas faire don d’elle-même, parce qu’elle ne sait pas recevoir, on aura affaire à une femme frigide. Comme on peut le remarquer rien n’est simple dans la relation amoureuse que l’on peut améliorer en prenant conscience de notre manière de donner et de recevoir.

L’amour est un pouvoir qui produit l’amour, l’impuissance est l’incapacité à produire l’amour.(E.Fromm)

En résumé, pour être dans l‘amour, vrai, réciproque et authentique il faut avoir dépassé la dépendance (ne pas considérer l’autre comme objet), dépassé aussi l’égocentrisme, renoncer au désir d’exploiter les autres ou d’amasser. Par ailleurs il est important d’accorder confiance en la capacité d’humanité qui nous habite en faisant preuve de courage qui nous donnera la force d’atteindre nos buts sans léser quiconque. Manquer à ces qualités revient à avoir peur de se donner et par là même d’aimer…

La suite est pour bientôt…

Passez une belle journée malgré les trombes d’eau qui font grossir la mer… Accepter ce temps est une manière d’être solidaires au peuple du Japon.

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L’amour est cette force qui nous pousse vers un autre, irrésistiblement.

C’est un attachement qui trop souvent nous fait nous oublier nous-même.

C’est un comportement particulier plus ou moins rationnel que l’on adopte dès lors qu’on tombe amoureux…

Il faut donc « tomber »amoureux pour aimer ? Parlons donc d’amour, puisque vous insistez. Mais loin de moi  d’en parler avec des grelots dans la voix, des frissons  sur la peau; nous allons en parler à la manière psy  comme n’aiment pas certaines personnes; nous allons en parler à la manière d’Irvin D.Yalom, le « bourreau de l’amour » ainsi qu’il s’intitule lui-même. Comme lui « je n’aime pas travailler avec des patients amoureux »- « Je déteste être le bourreau de l’amour ». Elle n’est pas drôle Lyli, allez-vous penser ! Et vous avez raison. Sans trop de difficulté je pourrais démontrer  ce qui cloche dans la façon d’aimer ou ce que l’on recherche dans la façon d’être aimé. Par exemple on veut aimer ou être aimé comme on ne l’a jamais été par des parents. Ou bien on veut reproduire l’amour inconditionnel d’une mère, d’un père.  À partir de cette recherche convenez avec moi que l’on a tout faux. Mais aussi parce que l’on oublie que l’amour est comme la vie avec une fin inéluctable qui s’achemine lentement vers la mort. Mais bon…Puisqu’on tombe amoureux et le coup de foudre existe, parlons-en :

La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.  Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…

Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?

Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait, sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.

Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie, cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps.  Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…

Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence :  « Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines… » De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?

Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous?  Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.

L’amour c’est de rendre l’autre libre.

On continue ? Non, pas ce soir, car déjà le temps à la pluie et froid comme en plein hiver …mais très bientôt, promis, on continue !


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Pour identifier nos émotions il est nécessaire de se « poser » en état de détente, de repérer le stress pour s’en débarrasser (en centrant son attention sur la respiration). Les émotions surgissent en cascade après avoir découvert l’émotion principale.

Identifiée, l’émotion originaire ne constitue pas, à elle seule, la résolution du problème. Par contre, elle sera le point de départ d’une investigation plus large d’où découlera une quantité incroyable de sous émotions. Les émotions ont été répertoriées au nombre de 550. Pour exemple l‘émotion originaire de Geneviève qui a été traitée comme un objet à l’âge de 6ans, par un Professeur en médecine devant un amphithéâtre rempli d’étudiants. À la peur d’être exhibée comme un animal de cirque se sont ajoutées : l’humiliation d’être ainsi exposée; la honte d’être nue devant une centaine d’yeux dont les bouches aux rires moqueurs se tordaient à une remarque du Professeur, et surtout à l’impuissance de ne pouvoir parler. Toutes ces émotions ont été prises en compte dans le ressenti lors de l’évocation de la mise en évidence de l’émotion principale. Prendre conscience de ce qui nous agite émotionnellement est indispensable au travail à faire pour atteindre la seconde phase qui est de

Désamorcer ses émotions. Ceci ne se fait pas en quelques coups de cuillères à pot me disait mon psy superviseur. Quand la colère apparaît en réponse à une menace ou une injustice ; quand la peur apparaît en réponse à une situation menaçante…Que faire ? Les émotions ne sont pas linéaires mais répondent aux changements externes dans les relations ou à la perception interne que l’on a de ces changements. Chaque émotion aura plusieurs réponses comportementales. Mais les choses se compliquent dès lors où les émotions sont assujetties à une organisation archaïque et inscrite dans le cerveau reptilien.

Comment fonctionne le cerveau humain?

Cerveau reptilien : aussi appelé cerveau archaïque est le premier cerveau dont était doté l’homme des origines ; l’être humain actuel a conservé les instincts de base, les instincts de conservation de l’espèce (se nourrir, se reproduire etc…) De ce cerveau reptilien demeurent des comportements primitifs (fuite, agressivité) en répondant aux besoins fondamentaux qui assurent la sauvegarde de l’individu et de l’espèce. Les comportements induits par le cerveau reptilien  ne sont pas adaptables (ils sont bruts de décoffrage) et l’expérience n’est d’aucun secours (elle ne s’imprime pas) du fait que ce cerveau ne fonctionne qu’avec une mémoire à très court terme. Le cerveau reptilien fera que l’on agit selon des schémas stéréotypés, rigides, automatiques. Le danger impliquera toujours une fuite, par un mécanisme non verbal, où gestes et comportements sont automatiques parce qu’enfouis au plus profond de l’être humain.

Cerveau limbique, centre physiologique des émotions, de l’affectivité. Le limbique est le cerveau qui conditionne les pulsions et les émotions. Le limbique comme le reptilien ne communiquent pas verbalement (mais au travers de comportements), mais excitent le cortex, qui lui, s’exprime par la parole. La fonction essentielle est la survie ; il permet une bonne adaptation à l’environnement social (empathie, statut social, intégration à un groupe, convictions, croyances.) C’est le lieu des mécanismes de motivation : réussites, échecs, plaisir déplaisir.

Néo-cortex, seul ce cerveau pourra gérer les cerveaux limbique et reptilien, plus anciens.

Le néo-cortex cerveau conscient de ses automatismes et de ses pulsions dont il peut se libérer par sa fonction imaginaire. Chez l’être humain le cortex a pris un développement considérable dans les zones orbito-frontales en favorisant l’association des éléments mémorisés, en créant des structures nouvelles que sont les structures imaginaires (H.Laborit) La conscience, la capacité à symboliser, le langage, la pensée abstraite viendront secourir en dernier recours, l’état émotionnel.

Vous aurez compris pourquoi expliquer la construction et le fonctionnement de notre – parfait – cerveau et par là même comprendre que le raisonnement, la logique, l’analyse ne peuvent se substituer aux émotions incrustées dans le reptilien et le limbique puisque ces derniers ne peuvent les traiter que par des comportements réflexes. Plus le traumatisme (qui a installé une émotion) est ancien, plus l’activité neuronale reste active, plus le cerveau archaïque aura acquis des réflexes (sauvegarde), plus il sera difficile de s’en débarrasser. Difficile mais pas impossible. Ah, bon !

Comment donc désamorcer ses émotions ?

Prendre conscience de la réalité de cette émotion. À quoi fait-elle référence ? Est-elle encore d’actualité ? Les émotions d’origine nous enferment dans la reproduction de comportements identiques. Amener de la compréhension aura pour effet de désactiver en partie l’anxiété des cerveaux reptilien, limbique. Hors contexte émotionnel observer les sensations physiques permet de se décaler de ces sensations en baissant le niveau de stress. En observant une émotion qui n’a plus cour dans la réalité il sera plus facile de s’en éloigner. Se servir de l’imagination (du cortex) pour mettre en place des émotions agréables, voire de plaisir. « Le néocortex correspond au stade de la reconnaissance de l’objet comme réalité externe dans un espace donné. La manipulation des concepts, de l’abstraction par les systèmes associatifs, la prise de distance par rapport à l’objet donne à l’homme des possibilités presque infinies de création.»

C’est ainsi que l’on peut recréer une réalité externe totalement différente de cette réalité émotionnelle interne qui habite le sujet perturbé par d’anciens traumatismes.

On a tout dit ? Si ce n’est pas le cas dites-le moi et nous y reviendrons.