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Qu’est-ce qu’un anniversaire sinon ajouter quelques heures à la veille? Sinon égrener les minutes, en faire des chapelets d’heures et les regarder s’empiler en jours?

Un anniversaire c’est le souvenir d’une naissance pareille au métronome dont la mesure est calendaire. C’est  vouloir grandir quand on est enfant. Grandir, sans vieillir, sans jamais se lasser du chemin qui reste à parcourir. L’adolescent tout en désir de pousser vite avancera dans l’âge jusqu’au jour où, ses tempes devenues grises tandis que sa tête,  inexorablement sous le poids des ans penchera vers la Terre,  soupirera « ah! si j’avais su que temps file si vite! ».  Un anniversaire c’est marquer le passage du temps et apprécier les fleurs offertes, les respirer avant qu’elles ne se fanent et apprendre d’elles que la jeunesse n’est pas éternelle. C’est apprivoiser ses rides pour les poser tendrement en étoiles aux coins des yeux.

L’anniversaire c’est la joie de souffler les bougies sur le gâteau à partager avant qu’elles ne se répandent en cire et leur mèche en cendre. C’est faire le vœu que ce qui suit sera meilleur que ce qui fut. C’est la vie qui progresse et se décline en rejetons de l’arbre portant fruits. L’anniversaire c’est transformer la raison en rêves et les rêves en réalités. C’est s’évertuer à Vivre de nombreux anniversaires pour dépasser les peurs en avançant coûte que coûte, en continuant à tirer d’impossibles pénaltys pour les transformer en autant de possibles réussites. Le possible étant aussi de ne jamais fêter d’anniversaire, pas d’arrêt sur image d’une histoire qui n’a jamais commencé.

Plus tard, bien plus tard, l’anniversaire, sera l’occasion inespérée d’effectuer un état des lieux, une invitation à fermer le livre sans oublier les erreurs consignées qui élèveront au rang de sagesse les expériences retenues. C’est apprendre à s’accommoder de la solitude et vivre au plus loin jusqu’à toucher sa mort, l’usure suprême du temps.

Longue vie à www.libidosexualite.com

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La perte du triple A : ça veut dire quoi? Le départ de la gardienne qui coûtait trop cher aux résidents, ça, c’est une réalité constatée. La tête que l’on perd à trouver des solutions. En pensant que c’était LA solution, il n’y a pas si longtemps je l’ai perdue. Les jambes que l’on retrouve à courir après le bonheur; ça c’est l’espoir qui se remet en place. La crise dont on nous martèle les oreilles à longueur d’ondes…Ilseterra, ilseterra…Sommes-nous, vous, moi, fragilisés par toutes les infos que nous ingurgitons? Le climat se confond avec une sombre météo médiatique déversée tous les matins sur nous, pauvres auditeurs. Que faire si ce n’est changer de radio ? Écouter FIP par exemple qui envoie les watts d’excellents vieux blues, rock… « Revenir à ce bon vieux temps d’une époque, disait la vieille dame, où on n’avait peur de rien, parce qu’on avait de tout. C’était l‘abondance après la pénurie de l’après guerre. » Bien sûr on peut refuser de  se connecter au monde par l’intermédiaire des médias pour éviter les scènes où nous ne pouvons qu’être spectateurs sans possibilité d’intervenir. Ou encore attendre que ça passe ? Quel est l’impact de la crise sur notre moral? Sur nos pensées ? Amplifie t-elle nos angoisses, nos manques ? Génère t-elle nos fantasmes en réveillant nos peurs.

Parce que nous sommes devant un système qui nous dépasse, un système qui nous met au pied du mur à exécuter des choix imposés, qui nous oblige à vivre des situations où nous n’avons aucun contrôle, parce que nous ne comprenons rien à ce que l’on nous impose… Que nous reste-t-il comme possibilités ?  Subir, se révolter (mais contre quoi, contre qui ?) ou bien mettre en place  un système D? Le drame est tel qu’il nous donne l’impression de nous retrouver dans un monde sans perspective et nous confronte à la pénible sensation de notre propre incompétence.

En d’autres temps Lavilliers chantait « N’appartient jamais à personne! » Pas bon pour l’enfant de n’appartenir à personne; un enfant sans appartenance est condamné à la mort ou à un mauvais développement… Moi j’ai envie d’appartenir à un monde où l’on ne te met pas le couteau sous la gorge quand t’es déjà entrain de suffoquer. Moi j’ai envie de croire en moi, d’abord, en elle, en lui. Moi j’ai besoin d’aimer la vie en faisant confiance à mes dragons propulseurs d’idées.  J’ai envie de partager du sentiment, des idées, des joies; des vins capiteux autour d’une table à deviser toute la nuit…

Alors la crise ? Oui, je peux vérifier (en clientèle) qu’elle a un impact déstructurant sur les pensées; qu’elle agit sur le moral des personnes qui n’ont pas pour bagage une puissante confiance en elles-mêmes. Par contre nous pouvons faire en sorte qu’elle ne nous transforme pas en mouton bêlant, en machine à l’automatisme décérébrant.En citron pressé. En boule stressée. 

Et contre la crise que peut-on faire ? Le prochain article nous parlera de la manière d’y faire face.

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Il est encore tôt et la lune prête à disparaître derrière l’Estérel.  De ma fenêtre ouverte je vois le liseré rose qui borde l’horizon et touche le bord de la mer; encore un jour où le soleil va réchauffer les palmiers. Nulle agitation sur la mer étale, personne en vue qui arriverait à la brasse, les croissants qu’il n’aurait pas pris le temps d’acheter pour être sûr d’être là à mon réveil…Mes pensées rejoignent ce nageur à contre courant des ténèbres et nous nous retrouvons ensemble dans un bar coquet du vieux port où pour moi qui ne bois presque jamais de café j’en choisirai cependant un qui vient des îles de Jamaïque. Le Blue Mountain, c’est son nom. Je le prendrai en bouche comme un breuvage rare, le siroterai à petites gorgées tant son parfum est enivrant et son coût élevé.

Tiens donc !  Celui là dont le prénom a le son de notes de musique m’inspire plus qu’un autre. Ce n’est pas le son de sa voix que je ne connais pas  mais bien plus des mots écrits qu’il m’offre à lire. Il fait partie de ces hommes qui ne se cachent pas derrière un flou artistique. Pas plus que sous un avatar flouté unique symbole du site. Il dit qui il est et il insiste quand la dame à l’autre bout du territoire plus proche d’une autre mer que de l’océan lui dit que la distance qui les sépare est un handicap; elle lui fait remarquer aussi que ce qu’elle est ne correspond en rien à sa demande à lui, à ses choix. Au profil idéal qu’il a en tête. Mais il insiste. C’est son insistance qui la séduit.

Le site de rencontres est-il le lieu idéal pour mettre en scène sa vie sans jamais en jouer le moindre rôle? Un ailleurs fictif on l’on peut se rêver paré de tous les attributs charmants en prenant soin de cacher le petit défaut oubliant que c’est en lui  d’où émane tout le charme.

Le site de rencontres repère des coquins-coquines; des forts en gueules et des naïfs; des m’as-tu vu et des « je veux passer incognito ». Des Anges et des démons. Des romantiques et « qui y croient ». Des chasseurs et des chassés. Des qui se la racontent et qui racontent des fadaises. Des gens comme toi et moi. Des ceussesqui passaient là par hasard à hauteur d’un clic. On trouve de tout au menu d’un site de rencontres. Les nuances n’existent pas dans les listes proposées. Puis faut bien que rencontre se fasse; un jour faut se jeter à l’eau.Ou se mettre à table. C’est alors que le plat servi ne fait plus saliver; on avale avec difficulté la tambouille des mots qui se  précipitent à nos oreilles. Le  met n’a rien à voir avec la recette ni l’image  qui parvenait par écran interposé. Arrêter tout tout de suite pour éviter  l’indigestion.

Pourquoi s’inscrit-on sur un site de rencontre ? Qu’y trouve t-on ? Quelle est la place du fantasme ? Quel tissage l’imaginaire vient tricoter à partir d’une photo,  souvent vieille photo,d’un instant volé et fixé ?

Racontez-moi tout, je peux tout entendre!