Subscribe to Libido Sexualité Conseils Subscribe to Libido Sexualité Conseils's comments

Parler de sexualité défaillante n’est jamais facile. Parler de son désir ou de son absence est toujours délicat dans la manière de l’aborder. Dire avec subtilité ce qui vous plaît ou vous déplaît s’apprend…

Savez-vous pourquoi Jules tous les matins armé de son braquemart saute sur sa Julie ? Et pourquoi la Julie se défile « Pas le temps; les enfants vont se réveiller; tu vas être en retard au boulot » Ne pas croire en l’amour fou de Jules comme au premier jour des fiançailles ! Non,  le désir de Jules est simplement agit par  ses hormones. Testostérone et cortisol sont au top niveau après une nuit de sommeil, les batteries rechargées sont pleines à décharger sur Julie qui n’en veut pas. Pour elle, ça ne correspond ni à ses humeurs ni à son désir ni à ses hormones; c’est pourquoi elle refuse de se faire chevaucher sauvagement par Jules comme au début. Au début de l’histoire, Jules et Julie se séduisaient réciproquement, jouaient, entretenaient le désir avec joie et batifolage…Mais ce temps là est révolu, la vie est sérieuse, Julie n’a plus le temps de s’amuser… Très peu de femmes sont du matin;  pourtant elles auraient tord de se priver si le temps le leur permet,  si elles jouent la carte du dimanche avec gras’mat’ sans enfants, en retournant sous la couette pour y saisir la barre en mettant cap sur le plaisir d’une journée qui commence bien.

Et puis c’est aussi une histoire de chrono-biologie. Les biorythmes des hommes sont différents de ceux des femmes. Tandis que Jules est plein d’une pulsion matinale à secouer sous la douche à défaut de sa Julie, elle,  elle aura plutôt tendance à préférer le 5 à 7 des amants. Cette heure là est l’heure énergétique des reins, et les reins conditionnent, contrôlent la sexualité. D’ailleurs, pour la thérapeute bioénergéticienne que je suis, connaître l’état des érections matinales et des femmes les pulsions de fin d’après-midi, me renseignera sur l’état des reins et de la forme vitale, elle aussi conditionnée par les reins. La performance physique est au top de 5 à 7, l’énergie à son maximum, le psychisme en éveil, c’est le seul moment où Chronos et la biologie sont au diapason pour les deux sexes.

Pour éviter de jouer au chat et à la souris du désir qui se barre quand le chat miaule, il est capital d’entretenir une bonne santé psychique et physique, santé indispensable à  une bonne libido. Si le désir n’est plus aussi souvent au rendez-vous bien que la tendresse et le dialogue demeurent, pas d’inquiétude à avoir. La quantité n’est pas indispensable si la qualité est présente. Par contre si le désir s’est fait la malle il serait bon de gratter un peu pour vérifier ce qui cloche dans le couple.

Et rester vigilant: une libido en berne qui déserte le couple peut servir de prétexte pour faire passer un message, pour mettre en évidence une problématique sans aborder le fond du problème. Vaut mieux en parler que sanctionner. Psifff…plus envie de bagatelle. Stress, problème financier, professionnel, tensions familiales, fatigue physique, lassitude mentale, la routine (rien que le mot est assassin) tout cela à de quoi calmer la libido.

À l’origine de la débâcle libidinale on peut constater des causes physiologiques (les variations hormonales), certaines pathologies(diabète) la prise de certains médicaments, (hypotenseur). Rester vigilant à la persistance des troubles. Ne pas hésiter à consulter; l’investigation  renseignera sur d’éventuels troubles plus anciens qui referaient surface.  Traumatismes occultés, douleurs lors d’un précédent rapport, expérience mal vécue. Consulter seul ou en couple est la solution efficace qui remet au centre le dialogue. Ne jamais oublier qu’une relation se construit à deux.

Une sexualité ralentie jusqu’au point mort signale un malaise, met en danger  la relation. Dédramatiser, dialoguer, rassurer car il y a toujours une explication au désir qui s’évapore. Mettre entre parenthèse la sexualité après avoir fait le point n’implique pas devoir arrêter la relation.  Les hommes ne parlent pas beaucoup et encore moins quand il s’agit de sexualité, d’autant quand ils ont l’impression de perdre leur virilité. Les difficultés sexuelles, les baisses de désir, ont un impact dévastateur plus important chez les hommes que chez les femmes; ils sont touchés dans leur narcissisme, dans la confiance en soi, dans l’estime de soi.

La sexualité est complexe, la dimension psychique ne doit pas être négligée. Si la tête n’est pas au rendez-vous la corps sera absent… Allons profitons du printemps.

Moi, le printemps ça m’émoustille. Le printemps fait monter la sève dans les troncs, les tiges et la kundalini au creux des reins.

Ce matin, comme tous les matins vers 6h30, je me réveille, m’étire… Dehors la pluie fait des claquettes et depuis elle n’a pas arrêté de rebondir sur l’asphalte de l’avenue, d’imprégner le parc, royaume des écureuils et des iris sauvages.  » Comment ça va? demande-t-il, un œil ouvert, l’autre encore dans le sommeil. « Je ne sais pas comment mon ça, va, mais mon moi,va bien. »

Comme tout le monde je suis vécue par quelque chose d’inconnu, un phénomène qui préside à tout ce que je fais et à tout ce qu’il m’arrive. Alors mon cœur, mon amour, ma jeunesse qui fout le camp à des milliers de kilomètres, à cette heure-ci mon ça baigne encore dans le jus de l’inconscient. « Mais tu ne vas remettre ça? » Un cri presque angoissé lui fit ouvrir l’œil qu’il tentait désespérément de laisser fermé rêvant déjà de rejoindre Morphée et son inaccessible ça, royaume des ténèbres où je ne puis aller sans le déranger. Alors, tant pis, je me lève et vais dans la cuisine. Un thé bien chaud fume déjà dans la tasse et l’oreille rivée à la radio j’entends que sonne la demie de 7h. Ça n’est pas possible, ça ne fait pas une heure que je suis réveillée; suis encore trop engourdie pour réfléchir; suis encore dans le creux de son bras qu’il tenait serré autour de mon corps pour m’empêcher de le quitter. Que se passe-t-il? Bon sang! Depuis que le Ça accapare mon esprit j’en ai perdu jusqu’à l’heure. En quelques secondes le temps s’est étiré jusqu’à bondir sur l’heure suivante. Mais où est-elle passée? Obligée de chercher l’heure. Comme si je n’avais que ça à faire. Le temps passe si vite que je ne peux me permettre d’en perdre. Je retourne dans la chambre en bousculant presque le corps  replié en chien de fusil, lui retire le coussin qu’il tenait serré. « T’en va pas, déjà, disait-il, sans s’apercevoir que déjà partie et revenue, je  voulais récupérer l’heure. Mais où est-elle? Mais où est-elle passée cette heure de printemps pluvieux, cette heure d’amour fiévreux? « Qu’as tu à t’agiter comme ça? Ne cherche pas l’heure, ne sommes-nous pas dimanche? Qu’en as-tu à faire de l’heure un jour comme aujourd’hui? »

Avant que cette histoire d’heure ne tourne au vinaigre, je me suis rallongée près de mon homme en laissant vagabonder mon esprit auprès de mes semblables.  Il faut que je leur dise  combien beaucoup se trompent de penser qu’en vieillissant ils cesseront d’être amoureux. Je leur rappellerai qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux. Et pour  quatre heure je nous ferai du pain perdu; à perdre une heure qui ne sera rattrapée qu’en hiver autant ne pas jeter le pain.

Et affirmer à mes amies que j’aime : qu’importe pour un de perdu dix seront retrouvés qui attendent déjà pour passer la porte.

Les rencontres les plus importantes ont été préparées par les âmes avant même que les corps ne se voient…(inconnu)

Finalement il ne faudrait jamais se fier aux apparences mais toujours rester lucide à ce qui se dit pour en repérer les incohérences.

Montez le son. C’est parti!

http://www.nadinespinoza.com/cube/leili/interview.htm

Ce matin, réveillée par le chant mélodieux du rossignol, le teint frais comme une Rose,  je dispensais  mes joues du fard « Rose des sables » qui habituellement les colore. Un je ne sais quoi me persuadait que la vie n’est pas aussi triste qu’elle le paraît quelques fois. Dans ma tête la chanson de Piaf   » La Vie en Rose » tournicotait comme le carrousel de la Croisette près du Palais. D’un naturel à voir tout en rose, l’optimisme matinal m’étonnait à peine mais traçait déjà des signes de préciosité comme le Bois de Rose, mélange de plusieurs arbres d’Amérique du Sud qui en fait un bois précieux. D’où venait ce soudain romantisme, loin de toute sentimentalité à l‘eau de Rose? Pas  des roses thé séchant dans la coupelle en cristal bleu de Bohème? Pas des bras qui m’enlacent ni de murmure tout bas à mon oreille, comme le chante Édith? Pas de téléphone rose ou de minitel rose; ces choses là, loin de sentir la rose, n’attirent que certains hommes et les déshonorent. Pas du Roman de la Rose ce poème allégorique, ce chefs-d’œuvre Médiéval qui relate la quête amoureuse dans un  merveilleux univers? Alors quoi?

Le souvenir peut-il faire ressurgir des émois colorés de rose? Sans épines? « Quel intérêt une rose sans épines ? » proteste le Petit Prince. Sa Rose est précieuse, elle lui parle de la vie avec ses fragilités et son point final qui arrive trop vite.  Ma Rose de ce matin, celle qui a inondé ma journée, décline dans sa palette de couleurs les sentiments qu’elle symbolise. Son blanc évoque la pureté ; son rose celui de la tendresse et son rouge crie la Passion.

Le printemps est arrivé, l’été s’annonce. Les roses ne parlent plus d’amour mais bien d’un passé révolu que l’absence a flétries. La main en avait délicatement coupé les tiges pour les disposer, séchées et racornies, dans la coupelle bleue en cristal de Bohème. La pensée encore vive du symbole floral a arrêté cette même main prête à les jeter pour leur cacher la flamboyance de l’automne  à laquelle elles ne participeront pas et la froideur de l’hiver qui cache toujours un printemps dans son cœur.

Il existe des êtres très doués pour survoler, rester dans l’éphémère …

En cliquant sur ce lien vous entendrez la voix émouvante de Geoffrey Oryema accompagner des  images qui délivrent un bien beau message. Cette vidéo raconte l’histoire d’un comportement qui, répété, vécu et expérimenté du plus grand nombre entraînera l‘énergie d’amour et la répandra comme une épidémie que rien ne pourra endiguer.  Ouvrons notre conscience à la vibration; gardons les yeux et tous les autres sens ouverts au delà de la perception  physique. Ne soyons pas suspicieux comme de vieux macaques à refuser les possibilités sans limites de l’énergie vibratoire (telle l’homéopathie) qui autorise à franchir et dépasser le seuil de notre pauvre condition humaine : seul l’amour est contagieux qui, j’ai envie d’y croire avec vous tous, mettra un point final à la folie des hommes, à la cruauté des guerres.

Très belle écoute

Votre toujours lucide

Lyli

 

                                                                                                                                                         

Par inadvertance, j’ai confirmé par un oui une demande d’ami sur facebook. Dans les secondes qui suivirent la fenêtre du chat s’ouvrit sur une tête casquée aux couleurs  vert-treillis-militaire. Sans tambour ni trompette, sans vaseline, à sec, la tête casquée demandait tout à trac si mon cul était prêt à recevoir son artillerie lourde, son bazooka.

« Aimes-tu être sodomisée ? fut l’entrée en matière en guise de présentation du jeune homme casqué.

Malgré l’intempestif dérangement que provoquait cette irruption totalement déplacée ma curiosité l’emportait et j’acceptais de tchatter avec ce jeune homme qui de toute manière et sans façon tapait l’incruste  comme un char d’assaut pour assiéger  une ville. Cet artilleur, qui n’était pas de Mayence, venait gonfler le bataillon des amis de fb dont le regard avait été sans nul doute attiré par les titres du blog et de mes différents groupes promus sur ce réseau social : www.libidosexualite.comVivre une sexualité épanouie – Sex-o-café, l’officiel. « Tu parles beaucoup de sexe, ajoute -t-il » Qu’est-ce que tu aimes dans le sexe? envoya-t-il tout de go comme une salve de mitrailleuse.

T’as raison Rambo, je parle beaucoup de sexualité mais pas dans le sens où tu interprètes comme des  sites   pornographiques  les intitulés de mon blog. T’as raison mais je ne dirai pas, à toi et à la sauvette, ce qui me plaît dans l‘intimité de l’amour. Je ne suis pas ton amie et ne le deviendrais jamais. Moi pas aimer les militaires, ni les « rentre  dedans » des auto-tamponneuses par derrière et par surprise.

Comme je ne répondais pas à ce vulgaire, à ce peu respectueux treillis, il  revenait à l’attaque pour me dire qu’il aimait sodomiser les femmes. Ma tête bouillonnait de colère : cet homme sans gêne, totalement inélégant déboule dans l’article pareil à une balle perdue, pour étayer l’homophobie intériorisée. Encore un qui n’ose pas vivre son homosexualité mais la refoule en se servant du cul des femmes comme  alibi  qui  justifie ses attributs masculins et son hétérosexualité, pensais-je alors. Biaiser pour  expérimenter l’homosexualité sans se mouiller.Et baiser sans expérimenter ses fantasmes.

A l’autre bout, le casque d’artilleur s’impatientait, me menaçait de me rayer de ses amis. D’un clic sur la croix  je fis sauter la tête du casqué, je la supprimais, faisant disparaître la fenêtre de mon écran. C’est alors que la désolation s’empara de moi. Me fit toucher du doigt encore et encore l’ignorance à combattre dans le domaine sexuel.  En colère d’être encore atteinte par cette violence, par cette irruption dégradante. A reconsidérer la valeur des  réseaux sociaux et le sens de ce que fb appelle les amis.

Parce qu’enfin qu’est-ce qu’un ami ? Sinon la longue marche qui amène délicatement ou plus brusquement un élan du cœur, une connaissance de soi à travers l’autre, une reconnaissance de l’autre à travers soi? Une délicatesse, une attente qui rend la patience délicieuse et prometteuse d’échanges incompatibles avec l’exigence de rapidité que demandent les réseaux sociaux. Oui, certainement l’amitié peut se tisser grâce à ces réseaux, quoique le fantasme est aux premières loges, il enjolive les histoires qui peuvent se cogner à une réalité exhumée du virtuel…

Ce soir là, tard,  à 23h36 exactement un MSN aboutit dans ma boîte. Je le lis éberluée et vous le livre tel quel : Re coucou, dsl de te déranger, j’ai été un peu cavalier, je cherche juste à discuter de sexe pour trouver de nouvelles façons de faire jouir les femmes…Ça te dis de discuter un peu ?

Un peu cavalier ? Si peu ! Mais  tellement goujat !

Tiens une amie m’appelle au téléphone. Une femme que le temps a tissé de tendresse, de chaleur humaine et de joie à retrouver. Entre nous pas de Facebook, du direct live uniquement.

ψ

Qu’est donc une Femme, sinon un être humain identique à l’homme mais sans roupettes?  Et sans droits identiques, non plus.  À travers le monde et depuis plus d’un siècle, les femmes se battent  pour obtenir les mêmes Droits que ceux accordés à la population masculine qui eux, n’ont qu’à naître hommes pour les avoir.  Je ne dirai rien sur Olympe de Gouges, qui n’était pas une femme mais une féministe comme me le fit remarquer ma voisine qui n’aime pas les féministes. C’est en 1791 qu’Olympe publie la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. » Olympe de Gouges insiste sur les droits de la citoyenne pour rappeler que la citoyenneté masculine ne concerne que la moitié du genre humain, l’autre moitié étant des femmes. Elle fut décapitée en 1793.

Un homme sur deux est une femme : ce slogan féministe parle de l’oubli de cette moitié de la population, le masculin se considère comme universel. Quoique si le Chine continue à éliminer les petites filles dés le berceau… Faut se battre aussi pour ça.

Donc pour revenir à nos brebis, c’est en 1910 et à Copenhague, lors de la Conférence des femmes socialistes, que Clara Zetkin (du Parti socialiste Allemand), proposa une « Journée internationale des Femmes. » Cette journée existe depuis. En mars 1911 plus d’un million de femmes en Europe manifestent. En 1913 les femmes Russes s’organisent clandestinement;  en 1914 les Allemandes réclament le droit de vote; en 1915 à Oslo, les femmes défendent leurs droits et réclament la paix. Toujours un 8 mars. Mais c’est en Russie à Saint Saint-Pétersbourg que des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leur homme parti au front… En fait les femmes se battent depuis la nuit des temps…  Rien, jamais, n’a été donné sans combat aux Femmes : ni égalité, ni dignité, ni la pleine citoyenneté, écrit Françoise SELIGMANN. En 1900 il fut accordé le droit de ne travailler seulement que 10 heures (par jour)pour femmes et enfants. En 1909 le port du pantalon pour les femmes n’est plus un délit si elles tiennent à la main un vélo ou un cheval.

Après le vote réclamé par les Femmes en France le  21 avril 1944, il fut effectif l’année suivante : le 20 avril 1945.  En 1943 l’épouse (donc femme mariée) peut ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de son époux. Ce n’est qu’en 1965 que les maris (français) perdent leur droit de veto sur le travail de leur épouse qui peuvent avoir leur propre compte en banque. Et seulement en 1970 que toutes les Femmes y compris les célibataires pourront ouvrir un compte en banque. En voulez-vous encore? Vous trouverez tout cela sur les sites qui répertorient des pages entières de dates qui jalonnent le difficile parcours (de combattantes) des Femmes.  Comme accéder aux mêmes  droits pour les femmes que pour les hommes, droits qui paraissent tellement indéniables aux jeunes filles modernes qu’elles prendraient bien leurs aïeules pour des demeurées. Sauf, sauf pour certaines. Certaines d’entre elles continuent à souffrir du joug, du machisme, de l‘ignorance crasse de certains hommes…Heureusement il y a aussi des hommes qui se battent aux côtés des Femmes…

Après avoir vu « Les bureaux de Dieu » le film de Claire Simon, on ne peut plus croire que le droit des Femmes à disposer de leur corps est acquis. On ne peut continuer à ignorer que l’absence de virginité pour une  jeune fille est un crime. Et qu’à ce titre elle court le risque d‘être lapidée, battue, vitriolée, enfermée le soir de ces noces si le sang de la défloraison n’a pas  tâché les draps. Oui, ici en France en 2009. Certaines Femmes peuvent être répudiées si elles ne donnent pas d’enfants mâles à leur mari. L’ignorant ne sachant pas qu’il est le seul à détenir le chromosome Y qui donnera le sexe masculin à sa progéniture. Et ce malgré les dizaines d’années qui nous séparent du premier planning familial en 1956 qui ne portera ce nom qu’en 1960.  Combien  a-t-il fallu de combats pour avoir le droit de prendre la pilule anticonceptionnelle? Combien d’autres en a-t-il fallu pour avoir le droit à l‘avortement? En 1971 « Le manifeste des 343 salopes » déclarent avoir avorté, manifeste publié dans le Nouvel Observateur, je crois. En 1975 est créée la loi SIMONE VEIL relative à l’interruption de grossesse(IVG) qui ne sera votée définitivement qu’en 1979. Il a fallu attendre 1980 pour dénoncer le viol comme étant un crime! Qui sont les juges et les violeurs?

Ni putes ni soumises, créé en 2003. Ce mouvement des Femmes révoltées des banlieues a repris le flambeau du MLF. Ce mouvement met en évidence le mariage forcé, le viol, l’excision.  L’identité humaine n’est pas composée de deux entités, femme et homme, mais d’un humain unique qui se différencie en Femme ou en Homme.  Voyez-vous, dans ces combats les Femmes sont loin de revendiquer le refus de passer la serpillière, l’aspirateur ou de faire la vaisselle. Parce qu’il est bien entendu que les Femmes qui travaillent ont toutes une Femme de ménage qui fait le travail domestique à leur place. D’ailleurs moi aujourd’hui je lui ai donné congé à ma Femme de ménage. Je me suis mise en tablier, j’ai enfilé des gants de ménage, posé un masque sur le nez (suis allergique à la poussière) et j’ai fait mon ménage, fière de moi! Ce n’est quand même pas la mer à boire!

Travailleurs de tous les pays, qui lavent vos chaussettes?

Avant de quitter cette page, je veux remercier toutes les Femmes et quelques Hommes qui se sont battus pour que leurs semblables aient une vie plus douce. Mais ne baissons jamais les bras, il y a encore tant de droits à acquérir avant que  femme et homme soient à égalité.

Rouge comme passion et tes lèvres cerise

Bleu comme myosotis et tes yeux lavande

Gris comme l’asphalte sous la pluie et ton teint de fumeur

Vert comme la colère et les branches des palmiers même en hiver

Noir comme la nuit sans étoile, le khôl de ses yeux et ta peau que tu brûles au soleil

Jaune comme le bouton d’or sous ton menton qui me dit ton amour. Tout près de l’or du bouton la pâquerette annonciatrice du printemps. De leurs pétales blancs elles parsèment les prés faisant un tapis où nous irons  rouler pour déguster nos bouches

Blanc comme la neige et l’ivoire de tes dents

Rose comme tes lèvres humidifiées par mes baisers

Brun comme le toast du matin que tu enduis de miel

Oranges, comme celles du triptyque de Jérôme Bosch pour éclairer la prison où tu t’enfermes

Sépia comme la photo où mon grand-père se tient debout droit et fier devant sa forge

Arc en ciel comme une peinture de Vincent

Violet comme les iris de ce même Van Gogh et de tes yeux après l’amour.

Turquoise comme la pierre que tu portais à ton doigt.

Poivre et sel comme ta barbe d’après nous…

Voici quelques couleurs pour égayer nos cœurs et nous mettre au diapason du printemps qui pointe son nez. Enfin !