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Bon sang, tu ne penses qu’à ça ! Et par ricochet j’en fais autant ! Une chose m’inquiète cependant : peur que la routine s’installe car on n’a qu’un nombre de trous limités, un sexe chacun (oui, je sais tu peux par quelques processus extensibles, et tu en as la possibilité, en mettre d’autres à ma disposition), une paire de mains, de pieds, de fesses où entre les deux tiennes je me vois plonger un doigt à la recherche de ta jouissance que j’ai déjà pu apprécier plus grande.

Oui, j’ai peur de l’escalade, comme un toxico qui est à la recherche de l’extase provoquée par son premier shoot ; j’ai peur d’être accro à ce que tu me conditionnes autant avec tes mots que tes approches câlines et sulfureuses…Finalement j’ai peur de t’être soumis, à toi, au désir que tu crées et qui par définition est incomblable, soumis au plaisir qui une fois satisfait se recrée comme une hydre à mille têtes.

J’ai peur de moi.

A lire à ton retour dans ta maison où ton lit m’a vu nu. Qui exige réponses.

 

 

Qu’attendons-nous de l’été?

  • Du plaisir sans tyrannie?
  • De l’insouciance joyeuse?
  • Des histoires d’amour aussi brèves que passionnées?
  • Des plages de sable blanc?
  • Une remise à niveau du corps défaillant?
  • Du désir revigoré prêt à jaillir?
  • Des rires et des chansons à boire jusqu’à plus soif ?
  • S’acagnarder dans l’herbe verte des prés pour un repos bien mérité?
  • Des voyages lointains sans espoir de retour?
  • Les doigts de pieds en éventail s’échappant de la tente, les yeux tournés vers des cieux étoilés murmurés de romances?
  • Des fruits de saison à mettre en bocaux?
  • Des rêves d’enfants réalisés?
  • Des sexes d’hommes encapuchonnés prémunissant des MST?

Il y a tant à faire chaque jour de l’année.

À vouloir réunir tous les manques accumulés, tous les désirs frustrés pour les vivre dans un mois d’été est pure folie. Mais n’est-ce pas ainsi que les hommes vivent?

Profitons donc de l’été pour être fous. Soyons fous, soyons dionysiaques. Soyons inspirés par l’extase sexuelle, enthousiastes autour de tables pantagruéliques, tandis que libidosexualite.com veillera sur vous en garde-fou, sera le parapet où vous raccrocher  en cas de vide. Le blog, tel un chaman rééditera certains articles jugés à propos pour baliser votre mois d’août et transformer la folie orgiaque en une  folie contrôlée.

Plaisir, rires, rêves, amour : ingrédients nécessaires pour préparer l’usine à  anticorps qui déjouera le conditionnement forcené  qui nous promet d’être attaqués par toute sorte de choses qui doivent sévir à la rentrée.  Soyons prêts pour déjouer les plans des restrictions automnales.

Construisons cet été un pare-feu pour l’automne et l’hiver 2014. Continuez un bel été!

L’amour physique ne suit aucune règle autre que celle de la parfaite bienveillance de l’un pour l’autre(Duyckaerts). L’érotisme suit un rythme qu’un rien détraque (page 256 de « Cette chose là »)

Et vous à  quoi pensez-vous pendant l’étreinte ? Vous laissez-vous envahir par les fantasmes en dérivant  sur la vague de vos rêves ? Échafaudez-vous une tour de béton dans laquelle vous vous enfermez pour être hors d’atteinte? Repassez-vous en boucle tout ce qui vous reste à faire pour le lendemain ? Ne pensez-vous qu’à son plaisir en oubliant le vôtre qui lui en donnerait ? Fantasmez-vous d’être brutalisée pour arriver à la jouissance ? Seriez-vous cette succube qui profiterait du sommeil de son homme pour le séduire parce qu’éveillé il est inoffensif ? Seriez-vous de celles qui simulent pour garder un compagnon, au risque de  le perdre à tout jamais ? Préférez-vous votre propre monde intérieur à la présence d’un homme amoureux ? Vous pensez-vous objet sexuel alors qu’il est fou de vous son seul moyen de le montrer étant de bander ? Et l’utilisation d’un objet sexuel communément appelé sextoy, qu’en pensez-vous ?

Alors que votre amant n’est que raffinement vous arrive t-il de prendre cela pour du vice ? Vous est-il arrivé de vous sentir humiliée par le manque de désir d’un partenaire? Celui-là va trop vite : trois petits coups, trois petits tours, il se retire. Ou bien celui-là qui reste à l’entrée, sans jamais pouvoir pénétrer sa tige étant trop flexible,  pas assez rigide… Et puis certains dont la raideur ne se répand jamais pris dans un priapisme douloureux. Cet autre marqué par l’impuissance sera catalogué par la femme de «pauvre mec.» Et méprisé par elle. A moins que lui impuissant et elle frigide ce couple n’accommode de tiédeur leur problématique qui les soude.  Jusqu’au réveil de l’un d’eux. Catastrophe pour l’équilibre que le  couple avait trouvé dans ce compromis.

Voilà quelques troubles qui sévissent malgré la prétendue libération sexuelle. La difficulté à dire, à parler des véritables entraves à une sexualité épanouie qui au-delà de ce que disent les magazines est toujours tabouisée, bien qu’exposée sans pudeur… Quel monde complexe, ne trouvez-vous pas ?