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Archive for the ‘Chamanisme’ category

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Avec le passage de l’équinoxe d’automne, les jours sont plus courts que les nuits. L’ombre augmente. Au plein cœur de l’automne la fête de la Toussaint annonce la réalité de la vie que nous tentons de poursuivre se terminant invariablement par la mort.

Nous sommes tous confrontés à l’angoisse, à la difficulté de vivre, à l’échec, au désir de mourir, y compris mourir de plaisir. Nous sommes tous embellis par la joie, la réussite, la confiance en soi. Je nous espère tous cherchant un sens à sa vie.

Le cheminement intérieur parcourt l’immensité de l’intime en créant des désordres de l’âme. Dans ce chemin difficile qui nous reflète en nos miroirs déformants, puisse-t-on y trouver la richesse qui nous habite, inviolable, sans vol possible. Richesse accessible à qui sait lire les maux pour traduire en mots après avoir déchargé les humeurs puis rechargé notre cœur de persévérance, de gratitude, de beaux sentiments pour nous faire continuer la route jusqu’à l’hiver …définitif.

L’automne entamé depuis peu de jours, nous rend compte, si on veut bien s’y attarder, de la progression de notre vie affective liée à l’évolution psychique, intellectuelle. L’automne incarne la troisième phase de la vie. Les semences déposées au creux du sillon après le labour et le repos de la terre, éclosent au printemps, mûrissent l’été. Puis vient l’automne période de la récolte des fruits. Chaque saison inspire des sentiments différents. Si les esprits chagrins oublient la flamboyance des couleurs automnales, ils ne retiendront de l’automne que le recul des jours qui rallongent les nuits, le vent d’autan lourd et chaud, les épaisses brumes matinales, le retour en force d’un soleil capricieux.

Les optimistes y redécouvriront le cuivre des forêts, les vendanges offrant un après de vins capiteux, la douce châtaigne dans sa bogue hérisson, les moissons engrangées dans les greniers modernes. L’incendie des forêts, que nul pyromane n’allume, réchauffe les yeux et le chemin parcouru sans brûler nos pas feutrés dans la douceur d’odorants tapis de feuilles colorées mais mortes.

A l’automne, la terre a donné sa richesse tandis que le paysan va continuer son inlassable travail de retournement, de labourage, ensemencement, re-taillage de la vigne, préparation des futures moissons. Cette terre morcelée détruira les débris des racines enchevêtrées, lacérées, restées en elle, puis entamera un processus de décomposition, préparant le sol à d’autres semences, à d’autres futurs.

Nous pouvons comparer le cycle des saisons aux différents stades de la vie. Chaque étape de la vie représente une évolution qui peut se traduire ainsi :

  • Enfance : graines semées par les parents, les éducateurs. La naissance jusqu’à la pré adolescence.
  • Adolescence : bourgeons, fleurs prêts à éclore. Le printemps.
  • Jeunesse : formation des fruits. Fin du printemps, début de l’été.
  • Adulte : cueillette et dégustation des fruits. Séparation du bon grain de l’ivraie. Le plein été et début de l’automne
  • Vieillesse : Réaliser et vivre de la récolte. Profiter des acquis en attendant la fin dans la Sagesse. Fin de l’automne et l’hiver. La mort.
  • Chaque saison changera la qualité du pâturage  où de la naissance à la mort nous irons en courtes transhumances renouvelées à chaque étape de la vie.

 Qu’en est-il de notre psychisme quand vient l’automne ? Récolterons-nous ce que nous aurons semé ?…

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« Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime« . La  carte postale m’est revenue en rêve me rappelant quelque peu à l’ordre. Par son intermédiaire mon blog http://www.libidosexualite.com/ a surgit dans ma nuit. Un ciel bleu éclairait soudain l’espace, un cœur léger et pulsant dansait dans cet espace. Mon organe cœur battait à l’unisson de celui qui, dans l’espace au dessus de moi, virevoltait face à moi. La douce sensation rassérénait  mon cœur me déculpabilisant de ce que je ressentais envers mon blog comme un abandon. C’était étrange. Étrangeté qui me réveilla en me propulsant dans la journée avec son lot de soucis, lesquels, parce que lundi était là, devaient être affrontés.

Le cœur s’exprime par des élans que l’on n’écoute pas toujours. Refusant de les suivre on privilégie les pensées qui trottent et encombrent le mental pensant que ce dernier est plus objectif. Pensant que le mental a raison.C’est ainsi que l’on oublie la voie du cœur.

Suivre un  chemin qui a du cœur est plus difficile que l’on ne croit. Il est nécessaire pour pratiquer ce chemin de remettre en cause nos idées reçues, nos attachements, nos ambitions qui ne servent la plupart du temps qu’à entretenir un Ego envahissant; il est indispensable de reconsidérer l’utilité de nos désirs en se débarrassant de ceux, la plupart, qui ne sont pas essentiels.

Choisir la voie du cœur ne pourra se faire qu’en interrompant le conflit Tête/Cœur qui agite notre quotidien nous rendant victime et soumis au système, transformant  ceux qui ont un pouvoir en un rouleau compresseur inégalitaire impossible à arrêter. Au risque de terminer écrasés si on s’avisait à se rebeller.

Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous rendront blanc ou noir… C’est toujours et plus que jamais vrai aujourd’hui. Les loups habillés de Justice, huissiers pour ne pas les nommer, nous dévorent comme le lion  l’agneau.

Mais n’oubliez pas « Partout où il n’y aura rien, lisez que je vous aime« . J’ai choisi la Voie du Cœur et cette voie passe par l’acceptation de l’intolérable pour continuer à tenir debout. Si je suis absente sur la toile sachez que vous ne l’êtes pas dans mon cœur.

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Un être qui veut s’ouvrir à l’amour doit savoir que toute forme d’amour représente une menace pour son Ego. Ainsi écrit Gerd Ziegler, dans son Tarot : Miroir de tes relations. Aujourd’hui c’est Gerd qui va s’exprimer sous ma « plume ». Ce qu’il dit m’a encore une fois interpellée, et peut certainement aider chacun  d’entre nous à avancer sur la route difficile de la vie.

S’ouvrir à l’amour est donc une menace pour l’Ego parce que l’Ego est la partie de notre conscience qui s’appréhende comme étant séparée de l’univers. L’Ego ne peut exister que dans la dualité, dans la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, entre le Moi et le Toi.

Le chemin de l’amour nous fera souvent rencontrer la peur. Inexorablement, il nous montre que rien de ce que nous cherchons ne se trouve à l‘extérieur, mais uniquement en notre propre être intérieur. Et pourtant, c’est le miroir d’un pôle contraire situé à l’extérieur qui nous renvoie cette vérité et nous la rend perceptible.

Dans la plupart de nos relations amoureuses nous rencontrons les côtés les plus sombres de nous-mêmes. Ceux-ci nous renvoient souvent à des situations qui ont marqué notre passé et que nous n’avons pas assimilées…

Quelle que soit la forme sous laquelle se présentent les difficultés que nous rencontrons dans nos relations, elles indiquent chaque fois d’anciennes blessures qui ne sont pas guéries. Afin qu’elles puissent guérir il faut qu’elles soient rouvertes et nettoyées…

Notre capacité à aimer et à être aimés dépend de notre disposition à regarder en face les côtés les moins agréables de nous-même que nous cherchons le plus à cacher pour les clarifier…

Nous créons toujours pour nous-même les situations qui nous permettent d’apprendre ce qui est important pour nous à un moment donné. Chacune des différentes formes de relations, y compris la solitude et la séparation sont là pour nous guérir et nous transformer

Si l’on s’accroche aux situations de proximité ou de distance de façon rigide on interrompt le flux naturel de l’amour. Tout comme l’inspiration et l’expiration maintiennent tout organisme en vie, l’alternance d’intimité et de distance est nécessaire à toute relation humaine. Une relation ne s’éteint pas, s’il n’y a pas au même moment quelque chose d’autre, quelque chose de plus important qui nous attende. Bien entendu, il ne nous est pas toujours possible, de notre perspective réduite, de comprendre cela tout de suite. De telles situations nous sont toujours offertes  afin que nous puissions vivre l’expérience d’un plus grand amour dont chaque expression entre êtres humains, n’est qu’une allégorie…

Réjouissant, non? Je pense à Alexia, à Patricia, à Aline et à tant d’autres qui pensent que l’histoire d’amour, celle qui s’achève en ce moment en les faisant tant souffrir est la dernière… Ces bribes de texte réconfortant, recopiées il y a belle lurette, au moment où j’étais persuadée que l’amour était ce qui nous construisait. Entre temps, j’ai oublié cette dimension qui nous propulse, j’ai perdu la foi en l’amour…Un séisme puissant, ébranlant mon organisme m’a remis sur le chemin du carnet oublié… Un cadeau sous forme de coupe d’amour …

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Ce que vous allez lire là est extrait d‘Histoires d’hommes – histoire de Dieu » écrit par Lyliane Rivera . C’est mon cadeau de l’été, faites-en bon usage !

Je  savais, je l’appris en l’aimant, lire toutes les gammes de son style. Je connaissais son solfège et pouvais arpéger toutes les notes qui se cachaient en les débusquant dans ses endroits les plus secrets. Pas de bémol dans le rythme de nos corps mais une folle vibration empruntait le crescendo d’un chef d’orchestre, subjuguée par l’exécution magistrale de sa baguette magique. Nous rejouions le concerto des joies de l’amour, sans reprise de souffle, d’un accord impeccable où les sons les plus sensuels pouvaient durer toute la nuit, laissant nos sens pleins de doux murmures qui nous endormaient à l’aube.

En virtuose je me fondais en lui, donnant toute la mesure de mes talents d’amoureuse qui me garantissaient une partition à ses côtés sans faute, d’une docilité sans faille, un irréversible attachement de sa présence définitive dans mon corps et dans mon cœur. Ainsi il ne m’oublierait jamais, il me reviendrait toujours comme le marin revient toujours à la mer. Il finirait par rester ayant trouvé son île et le désir de l’habiter.

Un soir, pour me remercier,  mon amant émit le souhait de me masser…Après qu’il eut créé l’ambiance : lumière tamisée,voix de velours de Grégory Isaacs, le mister cool jamaïcain  et cool attitude du maître de cérémonie, je m’allogeais sur la serviette.

Tout mon corps était déjà tendu vers ses mains qui se posèrent au creux de mes reins, remontèrent le long de mon dos  saisissant avec une extrême douceur mes épaules. Déjà ma tête dodelinait appréciant le velours du toucher qui électrisait mon corps entier. Mon souffle court s’accélérait. Ma bouche cherchait ses doigts qu’il ne m’offrit pas, il devint l’authentique masseur me rappelant à l’ordre.

- « S’il vous plaît Madame, un peu de tenue ! Oh, excusez-moi Monsieur, votre massage est tellement agréable, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait une invitation à la débauche! Tss,tss, fit mon amant  impeccable dans son rôle »

Retournant au sérieux du massage, il m’enduisit des pieds à la tête d’huile de monoï. A  son capiteux parfum s’ajoutait la sensualité du reggae. L’atmosphère chargée d’encens rendait ma perception de lui fluide et je le buvais; ronde et je m’enroulais dans  le distillat de ses doigts; sensible et je le sentais. Sans bouger, collée à la serviette, respirant fortement, je l’absorbais.

Il me demanda de me retourner. Professionnellement. Je m’offris à lui comme jamais auparavant, avec la conscience de son regard, de ses mains sur moi. Verso qu’il enduit d’huile parfumée. Les jambes, le cuisses, le ventre, il remontait beaucoup plus lentement sur les seins  où – me semblait-il -  il s’attardait. Papillon, je volais. Mon esprit avait déserté mon enveloppe charnelle et voltigeait au dessus de nous.

C’était divin ! Prendre possession de son propre corps de cette manière était divin ! Je repartais toucher Dieu dans un ciel étoilé d’une constellation nouvelle nommée Marie-Madeleine. J’aimais ses mains, elles me soignaient, elles me regorgeaient de suc vital. Il était Jésus, il me clouait, tel le Christ,  à la croix du plaisir. Je partais loin mais revenais de peur d’aller trop loin, de peur de ne pas revenir dans ce monde terrestre.

Bambou priapique, sa tige de jade gonflée d’énergie vitale ondulait mon corps, effleura mes seins gorgés de désir de lui. Il faisait durer le plaisir, échappant à mes mains, je ne pus le planter en moi.

Nos souffles rauques, chauds et secs comme un simoun, dans nos gorges assoiffées : « J’ai soif, s’il te plaît, donne moi à boire. » S’écartant légèrement de moi, sa verge restait au contact de ma peau « Non, ne t’en vas pas ! » Il ferma mes lèvres d’un baiser qui remplit ma bouche d’un liquide rafraîchissant. Il avait tout prévu, y compris l’eau qui calmerait ma soif. « Encore, encore de l’eau ! » Jaillit de sa bouche, une cascade déferla dans ma gorge, qui sans étancher ma soif, explosa en mille particules argentées.

Élément indispensable à la vie, l’eau scella nos corps en une tangible réalité; telle une périssoire se coulant sur l’eau, nos peaux glissaient l’une contre l’autre. Masseur et massée fusionnèrent à l’unisson, se retrouvèrent UN par l’irrésistible attirance des pôles opposés, complémentaires. Nous devenions un Tao parfait. Nous nous lovions tour à tour dans la moiteur de nos ventres rejaillissant dans la lumière qui irradiait dans nos yeux.

J’étais liane, sur laquelle il se volubilisait. Il était volute et je m’enroulais en lui.  Dans la volupté la plus totale.

Vint mon tour d’oindre son corps. L’huile parfumée consacra cette divine union, la transforma en un acte sacré. Et là, comme à chaque fois, ondoyant à la même mesure, nos respirations mêlées se précipitèrent dans un même cri, nos corps ressuscitèrent en apothéose orgasmique.

Le petit matin nous retrouva emmêlés dans les draps huilées.

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Les Taoïstes ont pu expliquer les secrets de l’amour après avoir examiné avec précision ce qui se passe dans le corps humain au moment de l’amour. C’est avec respect pour leur immense travail que je vous offre ce qui suit.

  • Le corps est le lieu secret du plaisir.
  • Le Plaisir est un état résultant de la satisfaction d’un sens comblé. Lorsque il s’agit du plaisir sexuel tous les sens sont comblés. Rappelez-vous plutôt :Vous le-la voyez et votre bouche salive. Vous le-la prenez dans les bras, vous touchez sa peau (du visage, des mains d’abord, nous ne sommes pas des bêtes !) Vous sentez sa peau, (là, à l’endroit derrière l’oreille : quelle délicieuse odeur)Vous entendez le son de sa voix…Non, non, ne vous pâmez pas encore…Attendez que :
  • L’énergie arrive aux poumons, votre respiration devient pressante, le souffle et les soupirs rapides.
  • Écoutez votre cœur, il bat de plus en plus fort, la langue est activée, la bouche salive.
  • Les organes se mettent à l’unisson du cœur, la rate et le pancréas sont activés. À ce moment là les muscles veulent saisir. Ça y est, vous en êtes là ?
  • C’est au tour des reins (siège de l’énergie sexuelle) de s’activer (la vessie en plus pour les femmes). La révolution microcosmique se met à tourner, les organes génitaux pulsent.
  • À cet instant l’énergie arrivent aux os (l’énergie des os est régie par les reins). Vous n’avez rien à faire, le corps sait et va ouvrir les articulations au point du bassin.
  • L’énergie atteint le foie et le système nerveux, les jambes entourent.
  • Le sang devient vivant en parcourant le corps. Tout de vous se met en mouvement, s’ensuivent les poussées orgasmiques qui amèneront le plaisir à son paroxysme.
  • L’extase orgasmique : c’est ce que vous vivez quand vous êtes dans l’amour, quand vous vous donnez entièrement à l’amour avec amour. Femmes et hommes, tous égaux devant l’amour.

Faire l’amour avec amour (j’insiste) est le plus beau cadeau que vous faites à votre corps. Tout de vous, des hormones, du système nerveux, osseux, respiratoire, digestif, génital, circulatoire, tout se réjouit ; tout de vous en profite. Faire l’amour participe à la bonne santé de votre être. Faire l’amour éloigne la maladie physique et psychique. Éloigne la guerre dans les couples. Ne dit-on pas se réconcilier sur l’oreiller ?

L’amour rend vivant. C’est un moteur : celui de la vie.

Bien sûr on peut se faire du bien en faisant l’amour sans amour, juste pour réveiller son corps quand ce dernier est en état de manque, quand il y a longtemps qu’il n’a pas eu de secousses sexuelles. En général en ce qui concerne l’acte au féminin, (sauf cas particulier que j’aborderai dans les troubles) les femmes ont du mal à faire l’amour sans amour pour le partenaire – sans l’éros qui régit le sentiment amoureux. Lorsque c’est le cas, le plaisir s’estompe dans le temps, devient occasionnel (lors de la montée hormonale) et l’acte sexuel devient vite une corvée… Le plaisir crée l’être, l’expense. Or, sans amour on devient dépendant d’un acte supposé apporter du plaisir et nous rend obsessionnel. Sans amour on est dans la recherche, jamais satisfaite, de l’amour.

L’amour est une force fantastique qui permet toutes les récupérations, toutes les guérisons. Sans amour il devient impossible de guérir d’un symptôme sexuel. (Torjmann) Sans amour, l’humanité ne pourrait survivre un seul jour (Eric Fromm dans « L’art d’aimer).

Bon, oui on a compris ! Je les entends d’ici les embouchés à la littérature pornographique, les abonnés à la prostitution, les débauchés sexuels, les baiseurs à couilles rabattues qui n’ont rien à faire du sentiment d’amour. Et ce n’est pas à eux que je m’adresse même si pour eux, il serait profitable d’essayer d’aimer autrement qu’avec leur seul sexe.

Mais revenons à nos moutons : l’orgasme comment s’obtient-il ? demandent certaines femmes. Éprouver un immense plaisir, toujours intense qui ne se termine pas en apothéose orgasmique, est-ce normal ou alors faut-il que chaque fois il y ait orgasme authentique ?

Nous venons de voir la manière dont le corps réagit sous la poussée de l’amour, comment le système hormonal répond à cette extraordinaire pression en répandant la dopamine, molécule du plaisir, comment le corps s’ouvre pour se donner…si tel n’était pas le cas, il n’y aurait pas de plaisir mais douleur. Les femmes sont assujetties, à l’inverse des hommes, à leur cycle hormonal et faire l’amour pour elles ne se termine pas toujours par un orgasme. Tant qu’il y a du plaisir, intense, tant que le corps ne se refuse pas, tant que le sentiment d’amour est présent, le corps entier vibrera, nourrira la vie.

Ce n’est pas pour autant que vous devez vous regarder ni faire de l’amour une gymnastique ! Laissez vous juste glisser dans les ondes, comme un poisson dans son  élément.

Et c’est là que tout arrive….

amours et mort

Hé ! toi l’Amour-adolescent où es-tu ? Comment vas-tu ? Peut-être un jour me diras-tu de tes nouvelles ? Dans quel coin sombre te caches-tu ? Es-tu resté accroché à un rocher dans un quelconque détroit ? As-tu eu peur des monstres de Charybde pour préférer t’écraser contre Scylla et te laisser engloutir avec tes espérances ?

À l’engagement dans l’Amour aurais-tu préféré la Mort cette grande voyageuse? Et si oui, t’aurait-elle amené ailleurs dans un autre pays pour te réchauffer sous les soleils de l’utopie ?  Et t’empêcher de croire, en partant,  que l’amour est une triste et belle invention des hommes et non   un roi- enfant-de-bohème-qui-n’a-jamais-connu-de-loi ?

Hey! Amour, quand tu voudras, tu diras lors de ta prochaine et brève apparition, la nature du voyage dont on ne revient pas, voyage qui pour toi s’est confondu avec  le bout de ma nuit.  À persister dans le mutisme le silence emplit  ce qu’il reste d’espoir à enterrer avec les illusions, celles d’avoir cru encore et encore à la bonté des hommes.

De toi, Amour-à-cheval-sur-la-Lune qui demain sera pleine, qu’ai-je gardé sinon nos nuits qui rejoignaient nos jours dans la pâleur du petit matin ? Et au creux du cœur, un son distinct venant d’une île des Caraïbes qui  encore aujourd’hui rub-a-dube en sourdine à mes oreilles.

Et toi, Amour-œil-aux-aguets, tu as immortalisé sur les murs de ma chambre les êtres chers, où es-tu à cette heure ? Guitare et œil de lynx à fixer l’horizon d’une dernière échappée en fond d’écran?

Et toi dans Sarajevo mon Amour, quand me tenant par la main nous déambulions dans les ruelles étroites, rendues glissantes par la neige fondue, tes pas nous conduisaient près de la tour du minaret qui côtoyait la synagogue et le clocher de l’église sans autre revendication qu’un partage des cultes. T’en souviens-tu ?

Ô, Monsieur Pao ! Que sont devenues tes cendres répandues dans les oliviers ? Envolées ? Mais il reste de toi, un cahier d’inventaires où sont consignées les lettres  qui racontaient tes îles.  Ta passion pour les îles, toutes les îles. Des lointaines Kho Samui, Kho Tao, Kho Phi Phi à l‘île de Beauté toute proche. Toutes visitées ensemble ou séparément, mais chacune relatée en mots l’amour  pour elles comme unique mesure sacralisé par ta mort. Tu es partout chez moi ! Les herbes corses ne suffisent plus pour te cacher ni les rochers pour te servir de sofa, mon poète pour toujours disparu.

Ferré chantait : L’Amour et la Mort miracle des voyelles/ Il semble que la Mort soit la sœur de l’Amour/ La Mort que l’on attend et l’Amour qu’on appelle / S’il ne vient pas elle viendra un jour/La Mort, la mort, la Mort…

pétales de fleur qui se donnentLa vieillesse c’est parcourir le temps qu’il reste à vivre à la manière d’une couturière qui pose des fils et les relie  entre eux pour fixer sa vie dans un canevas à la trame solide, aux points de croix serrés où repose son utilité; c’est tirer ici et là les nœuds jusqu’à les défaire pour les inclure dans l’ouvrage, une fois dénoués.

La vieillesse c’est regarder la taille parfaite – ou qui se voulait parfaite au moment de la coupe – et juger après coup de sa qualité ou de son imperfection. Peut-on à ce moment là en rectifier l’ouvrage? Non pas mais certainement peut-on y attribuer l’indulgence – l’erreur justifiant notre humanité – comme on le faisait si volontiers pour la jeunesse – qui oeuvre, légère et spontanée à un devenir. Jeunesse, sais-tu que ton devenir est vieillesse?

La vieillesse c’est mesurer la valeur de l’automne aux feuilles mortes et aux nombreux couchers de soleil qui tout délicatement s’engagent dans l’hiver, bien au chaud dans la fourrure des ans – et attendre.

Attendre sereins, le squelette et la faux. Attentifs à ce que la Mort ne nous surprenne pas au détour d’une absence, au détour d’une inconscience qui nous laisserait inertes et froids comme le marbre sous lequel nous reposerons tous un jour, ou légers comme cendres répandues sur l’eau bleue de la mer à donner à grappiller ce qu’il reste de nous aux oiseaux.

La vieillesse c’est avancer à petit pas sans précipitation, sûr que la fin est au bout.

C’est un dernier adieu aux nuages qui s’effilochent dans un ciel d’une nuit étoilée.

C’est la rivière à suivre jusqu’à la mer pour s’y jeter enveloppée d’écume. N’en jamais revenir.

Du vin d’ici à l’eau de là je vous souhaite un beau dimanche, quel que soit votre âge et l’état de vos artères.

Un être qui veut s’ouvrir à l’amour doit savoir que toute forme d’amour représente une menace pour son Ego. Ainsi écrit Gerd Ziegler, dans son Tarot : Miroir de tes relations. Aujourd’hui c’est Gerd qui va s’exprimer sous ma « plume ». Ce qu’il dit m’a encore une fois interpellée, et peut certainement aider chacun  d’entre nous à avancer sur la route difficile de la vie.

Amour Tarot des relations

S’ouvrir à l’amour est donc une menace pour l’Ego parce que l’Ego est la partie de notre conscience qui s’appréhende comme étant séparée de l’univers. L’Ego ne peut exister que dans la dualité, dans la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, entre le Moi et le Toi.

Le chemin de l’amour nous fera souvent rencontrer la peur. Inexorablement, il nous montre que rien de ce que nous cherchons ne se trouve à l‘extérieur, mais uniquement en notre propre être intérieur. Et pourtant, c’est le miroir d’un pôle contraire situé à l’extérieur qui nous renvoie cette vérité et nous la rend perceptible.

Dans la plupart de nos relations amoureuses nous rencontrons les côtés les plus sombres de nous-mêmes. Ceux-ci nous renvoient souvent à des situations qui ont marqué notre passé et que nous n’avons pas assimilées…

Quelle que soit la forme sous laquelle se présentent les difficultés que nous rencontrons dans nos relations, elles indiquent chaque fois d’anciennes blessures qui ne sont pas guéries. Afin qu’elles puissent guérir il faut qu’elles soient rouvertes et nettoyées…

Notre capacité à aimer et à être aimés dépend de notre disposition à regarder en face les côtés les moins agréables de nous-même que nous cherchons le plus à cacher pour les clarifier…

Nous créons toujours pour nous-même les situations qui nous permettent d’apprendre ce qui est important pour nous à un moment donné. Chacune des différentes formes de relations, y compris la solitude et la séparation sont là pour nous guérir et nous transformer

Si l’on s’accroche aux situations de proximité ou de distance de façon rigide on interrompt le flux naturel de l’amour. Tout comme l’inspiration et l’expiration maintiennent tout organisme en vie, l’alternance d’intimité et de distance est nécessaire à toute relation humaine. Une relation ne s’éteint pas s’il n’y a pas, au même moment quelque chose d’autre, quelque chose de plus important qui nous attende. Bien entendu, il ne nous est pas toujours possible, de notre perspective réduite, de comprendre cela tout de suite. De telles situations nous sont toujours offertes  afin que nous puissions vivre l’expérience d’un plus grand amour dont chaque expression entre êtres humains, n’est qu’une allégorie…

Réjouissant, non? Je pense à Alexia, à Patrice, à Aline et à tant d’autres qui pensent que l’histoire d’amour, celle qui s’achève en ce moment en les faisant tant souffrir est la dernière… Ces bribes de texte réconfortant, recopiées il y a belle lurette, au moment où j’étais persuadée que l’amour était ce qui nous construisait. Entre temps, j’ai oublié cette dimension qui nous propulse, j’ai perdu la foi en l’amour…Un séisme puissant, ébranlant mon organisme m’a remis sur le chemin du carnet oublié… Un cadeau sous forme de coupe d’amour …

11- La Force de la Pensée11-11-2009. Ce onze Novembre 2009 n’est pas un onze Novembre comme les autres, en ce sens que le jour est 11, le mois est 11 et les chiffres de l’année 2009 réduits se résument en 11. La carte 11  du tarot se nomme la Force, elle symbolise la Pureté morale, l’innocence parfaite : Innocentia inviolata qui trouve dans cet état même les énergies du combat. Sur la carte 11 une Vierge terrasse un lion gueule ouverte entre ses mains. Cette force là représente les énergies féminines bien plus efficaces employant douceur et subtilité plutôt que  colère et  force brutale. Il y a opposition entre la Force spirituelle de la Vierge et la Force brutale, matérielle du lion. Cela implique une transformation en une victoire de l’esprit sur la matière et signifie une sublimation des instincts.

Dans  les traditions ésotériques africaines le 11 est sacré. Il est mis en relation avec les mystères de la fécondité. La femme mère a onze ouvertures alors que l’homme n’en a que neuf. Le sperme est censé mettre onze jours pour parvenir à destination et féconder l’ovule. L’enfant qui vient au monde recevra les onze forces divines par les onze ouvertures de la mère (Dictionnaire des symboles)

Rugir, agresser ne sert à rien. Par contre, utiliser son énergie et sa force mentales est bien plus profitable. Sur le plan psychique la Force symbolise notre volonté qui doit dompter les pulsions et utiliser les ressources de l’inconscient pour réaliser le meilleur en nous-même.

Si le 11 est réduit à sa plus simple expression il devient le 2. Le 2 symbole féminin par excellence symbolise l’opposition, exprime la dualité, la lutte intérieure, la révolte, la transgression de la loi. Obtenu par l’addition du 5 et du 6, le 11 réuni le microcosme (5) et le macrocosme (6), le Ciel et la Terre. Le 11 est le nombre du Tao.

Le 11 Novembre a été choisi pour commémorer l‘armistice. Signer l’armistice consiste à arrêter les combats, à déposer les armes après accord entre les combattants. Que penser de ce choix, est-il dû au hasard ?

Ne laissons rien au hasard en ce qui nous concerne. Arrêtons le combat intérieur, ce duel permanent qui nous met à terre. Employons notre conscience pour réduire la brutalité de la vie, faisons la notre alliée et non notre combat…

Information pour laisser un commentaire qui d’après la plupart des visiteurs du blog est un casse-tête et un véritable combat pour y accèder :  il suffit de cliquer sur le titre de l’article qui réapparaît seul, sur une nouvelle page à la fin de laquelle une fenêtre est ouverte où vous pouvez laisser un commentaire.

Effet miroir

Un conte m’a été offert. A mon tour je vous l’offre. Puissions-nous nous en inspirer pour avancer sans trop de souffrances.

“(…) Un matin il [un Maharajah] quitta la pièce  [aux miroirs] sans refermer la porte. Son chien y pénétra. Voyant d’autres chiens il les renifla : comme ils le reniflaient, il grogna ; comme ils grognaient, il les menaça ; comme ils menaçaient, il aboya et se rua sur eux. Ce fut un combat épouvantable : les batailles contre soi-même sont les plus féroces qui soient! Le chien mourut, exténué.

Un ascète passait par là tandis que le maître du chien, désolé, faisait
murer la porte de la pièce aux miroirs.
- Ce lieu peut beaucoup vous apprendre, lui dit-il, laissez-le ouvert.
- Que voulez-vous dire?
- Le monde est aussi neutre que vos miroirs. Selon que nous sommes
admiratifs ou anxieux, il nous renvoie ce que nous lui donnons. Soyez
heureux, le monde l’est. Soyez inquiets, il l’est aussi. Nous y
combattons sans cesse nos reflets et nous mourons dans l’affrontement.

Que ces miroirs vous aident à comprendre ceci : dans chaque être et
chaque instant, heureux, facile ou difficile, nous ne voyons ni les
gens ni le monde, mais notre seule image.

Voyez cela et toute peur, tout refus, tout combat vous abandonneront.”

Passez une très belle journée à l’image de celle que vous rencontrerez dans votre miroir.