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Archive for the ‘Chamanisme’ category

Effet miroir

Un conte m’a été offert. A mon tour je vous l’offre. Puissions-nous nous en inspirer pour avancer sans trop de souffrances.

“(…) Un matin il [un Maharajah] quitta la pièce  [aux miroirs] sans refermer la porte. Son chien y pénétra. Voyant d’autres chiens il les renifla : comme ils le reniflaient, il grogna ; comme ils grognaient, il les menaça ; comme ils menaçaient, il aboya et se rua sur eux. Ce fut un combat épouvantable : les batailles contre soi-même sont les plus féroces qui soient! Le chien mourut, exténué.

Un ascète passait par là tandis que le maître du chien, désolé, faisait
murer la porte de la pièce aux miroirs.
- Ce lieu peut beaucoup vous apprendre, lui dit-il, laissez-le ouvert.
- Que voulez-vous dire?
- Le monde est aussi neutre que vos miroirs. Selon que nous sommes
admiratifs ou anxieux, il nous renvoie ce que nous lui donnons. Soyez
heureux, le monde l’est. Soyez inquiets, il l’est aussi. Nous y
combattons sans cesse nos reflets et nous mourons dans l’affrontement.

Que ces miroirs vous aident à comprendre ceci : dans chaque être et
chaque instant, heureux, facile ou difficile, nous ne voyons ni les
gens ni le monde, mais notre seule image.

Voyez cela et toute peur, tout refus, tout combat vous abandonneront.”

Passez une très belle journée à l’image de celle que vous rencontrerez dans votre miroir.

Halloween !!! Ce mot dont l’étymologie purement anglaise qui découle de ALL HALLOW EVEN  signifie textuellement « le soir de tous les saints du Paradis ». Cette fête folklorique d’origine celtique dont les enfants du monde entier raffolent  (y compris en Chine, en Russie) est à l’origine une fête religieuse « Samain » en Irlande et nommée Samonios chez nos ancêtres les Gaulois; Samain se déroulait sous l’autorité des druides pendant 7 jours. Halloween a été transportée dans les baluchons lors des grands déplacements des immigrants catholiques Britanniques sur le continent Nord Américain. Halloween correspond à la fête chrétienne de la Toussaint instituée au IX siècle par le Pape Grégoire IV. Voilà pour situer un peu la provenance de cette fête devenue dans les pays  de langue non anglaise une date intermédiaire avant Noël et le premier de l’an dont les retombées commerciales arrivent en troisième position pour les ventes de friandises et chocolats.

Halloween résonne avec la saison d’automne où les nuits de plus en plus longues favorisent le rapport au mystérieux, au sombre, à tout ce qui peut épouvanter, évoquer la mort, la magie et les monstres; les fantômes, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les squelettes, les maisons hantées, les chats noirs, araignées… Tout cet arsenal de terreur nous le retrouvons dans les films d’horreur dont les Américains sont spécialistes, personnifiés par Dracula, Frankeinstein et bien sûr les momies.

Orange et noir sont les couleurs de Halloween, dont France Télécom s’est inspirée pour lancer sa marque de mobiles « Orange »… La citrouille n’a pas seulement un aspect décoratif mais elle fait partie intégrante de la traditionnelle nourriture, avec les graines que l’on mange grillées,  sa chair dont on garnit les  tartes ou que l’on prépare en confitures ou en pains.

Pendant cette fête les enfants déguisés frappent aux portes en réclamant des bonbons, des friandises en clamant « des bonbons ou je te jette un sort ». C’est le jour idéal pour les enfants qui peuvent s’en « péter » le ventre.

Un peu partout sur la planète, (même le Japon commence à être envahit par les gadgets) Halloween se fête. Une particularité dans les Caraïbes, notamment sur l’île Bonaire où Halloween n’est presque pas fêtée, il existe une coutume où les enfants se regroupent et passent Halloween dans les confiseries au lieu de faire du porte à porte.

Halloween qui n’est pas une tradition française s’est seulement médiatisée au début des années 2000, pour devenir quasiment sans intérêt, voire carrément dépassée dès 2008. Halloween fête païenne, est proche des fêtes célébrées par les catholiques : la Toussaint le 1er  Novembre et la Fête des Morts le 2 Novembre. À cause de cette proximité de dates, l’Église Catholique Française a constaté que les non chrétiens s’intéressaient beaucoup plus au sens de la mort depuis Halloween. Suite à une enquête commandée au CREDOC (centre de recherche pour l’étude et l’observation de vie) par le syndicat des arts funéraires en 2005, il a été constaté une progression du succès commercial de la Toussaint.

La Toussaint jour de célébration de tous les saints est liée à la fête des morts. Au Vsiècle pendant les jours de Samain, le monde des vivants communiquait avec celui des dieux sur le plan symbolique.  Cette fête était l’occasion de rituels chez les druides, où l’on faisait banquets et beuveries, quasiment orgiaques.

Cette nuit ne vous étonnez pas, si, levant les yeux au ciel, vous apercevez des sorcières à califourchon sur leur balai, elles ne font que passer.

Nos maux présents, nos pensées actuelles sont le résultat de nos problématiques passées. Certains nomment cela le Karma. Et pourquoi pas l’appeler ainsi ? Il s’agit bien d’une relation de cause à effet, d’un enchaînement d’actes ou de pensées avec pour conséquences un résultat se répercutant quelques temps après.

« Plus besoin d’aller chercher dans nos vies antérieures, le Karma nous le fabriquons maintenant ! » Alexia l’affirmait avec conviction quand elle vint m’entretenir de ses maux d’automne. Pour vous rappeler l’histoire, puisque c’est celle d’Alexia que nous allons suivre, je vous propose de vous replonger dans la lecture des articles la concernant.

http://www.libidosexualite.com/?m=20090709

http://www.libidosexualite.com/?m=20090814

Qu’avez-vous fait cet été ? Avez-vous aimé, été aimé comme il est bon de l’être pendant cette période ? « Rien, je n’ai rien fait de réjouissant ; ni j’ai été aimée, ni dorlotée dans cet été étouffant…J’ai juste attendu un signe dans la chaleur insupportable ; j’ai espéré le retour de sa voix au téléphone, j’ai rêvé l’hypothétique retour d’un week-end. Je suis restée confinée chez moi de peur, si je sortais, d’être liquéfiée par le soleil. »

Et aujourd’hui insistais-je ?

« J’ai l’impression d’être déchirée comme labourée de l’intérieur. Mon deuil est difficile à faire puisque à son absence s’ajoute sa perte virtuelle. Ma tête est encore pleine de pensées confuses comme mes étagères de livres mal rangés » me dit-elle quand je voulus savoir comment elle se sentait maintenant. « Une tristesse poisseuse me colle aux poumons et m’empêche de respirer. » Alexia parle très bien de l’automne sans le savoir.

La tristesse est un des symptômes négatif des poumons. Les poumons sont les organes qui correspondent énergétiquement à cette saison. Les poumon régis par l’énergie Métal, lui-même relié à Vénus (planète de l’amour de la beauté) arrive de l’Ouest, sa force est à son maximum pendant cette saison. Les poumons contrôlent la peau, les pores et la transpiration. Plus l’énergie des poumons sera forte plus l’organisme sera protégé des virus (de la grippe, par exemple), des microbes envahissants, des bronchites qui se déclenchent souvent à l’automne.

L’énergie du Métal est à son apogée à l’automne. Une énergie positive nous aidera à ressentir les contrastes de nos sens, notre esprit sera clair, vigoureux. C’est une énergie sérieuse, calme et sobre. L’automne est le moment de la contemplation, du calme intérieur, des résolutions après avoir accepté les contradictions. Le temps des récoltes. Cette énergie, si nous avons bien compris ce qu’elle veut nous apprendre, nous donnera courage, droiture, solidité, partage, générosité et indulgence.

Pour le moment Alexia ne vit que dans les émotions négatives du Métal. Elle ressent l’hypocrisie et la malhonnêteté du monde qui l’entoure. La tristesse et le chagrin se sont emparés d’elle. Sa confiance chancelle ; elle se sent irresponsable et attribut son malheur à la mesquinerie, la jalousie de son entourage. « J’ai tout fait pour cet homme… » Elle étouffait de l’avoir perdu.

Les bras ont manqués à Alexia, la voix de l’aimé s’est tue.

Pourtant le travail psychique qu’elle fit n’est pas vain. En retournant sa terre, elle en a exploré, labouré la moindre parcelle. De son esprit en friche est remontée la chaleur de l’été prête à se transformer en douceurs automnales d’où jaillira la lumière rousse qui éclairera sa voie encore sombre pour réchauffer l’hiver qui l’attend. Retrouverons-nous Alexia à la saison prochaine ? Certainement la persévérance est une de ses qualités et sa fragilité quand elle s’aperçoit de l’absence de constance chez les autres.

Avec le passage de l’équinoxe d’automne, les jours sont plus courts que les nuits. L’ombre augmente. Au plein cœur de l’automne la fête de la Toussaint annonce la réalité de la vie que nous tentons de poursuivre se terminant invariablement par la mort.

Nous sommes tous confrontés à l’angoisse, à la difficulté de vivre, à l’échec, au désir de mourir, y compris mourir de plaisir. Nous sommes tous embellis par la joie, la réussite, la confiance en soi. Je nous espère tous cherchant un sens à sa vie.

Le cheminement intérieur parcourt l’immensité de l’intime en créant des désordres de l’âme. Dans ce chemin difficile qui nous reflète en nos miroirs déformants, puisse-t-on y trouver la richesse qui nous habite, inviolable, sans vol possible. Richesse accessible à qui sait lire les maux pour traduire en mots après avoir déchargé les humeurs puis rechargé notre cœur de persévérance, de gratitude, de beaux sentiments pour nous faire continuer la route jusqu’à l’hiver …définitif.

L’automne entamé depuis peu de jours, nous rend compte, si on veut bien s’y attarder, de la progression de notre vie affective liée à l’évolution psychique, intellectuelle. L’automne incarne la troisième phase de la vie. Les semences déposées au creux du sillon après le labour et le repos de la terre, éclosent au printemps, mûrissent l’été. Puis vient l’automne période de la récolte des fruits. Chaque saison inspire des sentiments différents. Si les esprits chagrins oublient la flamboyance des couleurs automnales, ils ne retiendront de l’automne que le recul des jours qui rallongent les nuits, le vent d’autan lourd et chaud, les épaisses brumes matinales, le retour en force d’un soleil capricieux.

Les optimistes y redécouvriront le cuivre des forêts, les vendanges offrant un après de vins capiteux, la douce châtaigne dans sa bogue hérisson, les moissons engrangées dans les greniers modernes. L’incendie des forêts, que nul pyromane n’allume, réchauffe les yeux et le chemin parcouru sans brûler nos pas feutrés dans la douceur d’odorants tapis de feuilles colorées mais mortes.

A l’automne, la terre a donné sa richesse tandis que le paysan va continuer son inlassable travail de retournement, de labourage, ensemencement, re-taillage de la vigne, préparation des futures moissons. Cette terre morcelée détruira les débris des racines enchevêtrées, lacérées, restées en elle, puis entamera un processus de décomposition, préparant le sol à d’autres semences, à d’autres futurs.

Nous pouvons comparer le cycle des saisons aux différents stades de la vie. Chaque étape de la vie représente une évolution qui peut se traduire ainsi :

  • Enfance : graines semées par les parents, les éducateurs. La naissance jusqu’à la pré adolescence.
  • Adolescence : bourgeons, fleurs prêts à éclore. Le printemps.
  • Jeunesse : formation des fruits. Fin du printemps, début de l’été.
  • Adulte : cueillette et dégustation des fruits. Séparation du bon grain de l’ivraie. Le plein été et début de l’automne
  • Vieillesse : Réaliser et vivre de la récolte. Profiter des acquis en attendant la fin dans la Sagesse. Fin de l’automne et l’hiver. La mort.
  • Chaque saison changera la qualité du pâturage  où de la naissance à la mort nous irons en courtes transhumances renouvelées à chaque étape de la vie.

Qu’en est-il de notre psychisme quand vient l’automne ? Récolterons-nous ce que nous aurons semé ?…

À suivre…

Rire et Rêver

Vous riez jaune aux vacances qui s’achèvent alors qu’il serait plus rigolo de vous remémorer les grands fous rires qui les ont égayées. Avez-vous remarqué? Quand le rire éclate aucune digue ne peut le retenir. Le rire surgit dans le corps après avoir percuté le cerveau; tous les muscles du visage se mettent en mouvement. Le rire provoque des sons, des borborygmes  qui à leur tour vont faire redoubler  le rire. Plié en quatre par des spasmes incontrôlables, les soubresauts d’origine nerveuse secouent le corps  et peuvent même déferler en pleurs. C’est à mourir de rire. D’ailleurs certains en sont morts. Mort de rire ou  -lol- selon que l’on appartienne à l’une ou l’ autre génération.

Et pourtant! Preuves à l’appui le rire guérit. En produisant des endorphines, des hormones de croissance, il stimule le système immunitaire. Rire éloigne le stress, fait chuter le diabète des non insulino-dépendants, ainsi que le taux  des lipides dans le sang. Par contre il fait remonter le  bon cholestérol. Rire est donc un excellent remède puisqu’il donne, comme l‘amour, du plaisir; il jouit des mêmes propriétés efficaces contre la maladie.

Le rire est selon le Papa de la psychanalyse comme le rêve. Freud ne se gênait pas pour balancer, durant les cures, des vannes humoristiques à sa patientèle. Des blagues coquines, évidemment sexuelles, avaient sa préférence. Intelligentes, évidemment! En voilà une: Un roi parcourt ses terres. Dans la foule il remarque un homme qui ressemble étonnamment à son auguste personne. Il lui fait signe d’approcher et lui demande : « Votre mère a-t-elle un temps servi au palais? » « Non, votre Grandeur », répond l’autre, » mais mon père , oui »

Comme le rêve, le rire est le produit de l‘inconscient. Tous les deux ont leur source dans le corps. Tous les deux emploient le même chemin : condensation et déplacement. Ce cheminement, une fois parcouru, pour ce qui concerne le rêve et compris pour ce qui concernent la plaisanterie, l’humour ou la blague, ce cheminement fait sens. Sens pour le rêve interprété; sens pour la plaisanterie exprimée par le rire. Le rire, toujours d’après Freud, est une soupape de de sécurité psychologique qui allège la pression du refoulement.

N’essayez pas d’arrêter le fou rire, il est une écluse ouverte actionnée par les vannes du refoulé. Le rire comme le rêve font sauter le censeur intérieur. Sans barrage, sans  interdit, rêver, rire  permet de libérer tout le réprimé, toutes les frustrations, tout ce qui a été maintenu avec force dans l‘inconscient, (au nom des exigences morales ou sociales).

Dernier week-end, dernière ligne droite avant la rentrée. Les vacances s’achèvent? Et alors! Profitons de ces quelques jours pour engranger le soleil dans nos mirettes, l’amour dans notre cœur et notre corps, les  fous rires dans nos rêves. Remplissons nos valises de beaux souvenirs pour retrouver ce beau butin, le faire fructifier jusqu’aux prochaines vacances.

Passez un beau dimanche!

Je vous parle d’une époque où Internet balbutiait. Deux amoureux échangeaient des courriers dont la Poste était témoin. Nombreuses et quelle qu’en soit la longueur, leurs  lettres toujours enflammées, toujours poétiques, toujours révélaient, outre l’amour évident qui les connectait, la littérature, la poésie, la nature et tissaient leur histoire de liens sacrés…En voici un extrait.

Est-ce le charme de Ferré/Aragon qui nous euphorise; la jaune douceur des chairs de la girolle qui nous saoule; est-ce la datura ou le ciel bleu qui nous met en transe?

Est-ce toi mon cœur où je m’engloutis; est-ce la magie de ta nouvelle demeure qui opère; est-ce moi qui deviens toi; est-ce la non dualité qui se manifeste?

Est-ce les jours de vacances qui prennent de l’avance; est-ce le hasard ou ta volonté; est-ce soudain ma disponibilité qui fait briller mon cœur?

Quelle révélation fait-elle briller tes yeux; quelle joie intérieure te rend-elle  si désirable; quelle paix dans ton cœur répand-elle sa plénitude?

Le temps s’est-il arrêté sur ton divan, ces minutes comme une oasis non programmée ont-elles la vertu des philtres d’amour; d’où tires-tu la force qui me captive?

Pourquoi chercher pourquoi je suis heureux quand je suis près de toi? écrivait l’amoureux à son amoureuse qui en retour lui répondait :

Où caches-tu ta baguette magique ; comment me suis-je sentie devenir ta chair; me suis vraiment évaporée comme un mirage? T’ai je quitté ou suis-je encore lovée dans le pli de ton cœur?

Est-ce une illusion l’instant même où je t’écris?

Est-ce toi comme une petite fumée qui sourd de mon esprit et vient guider mes doigts?

Vais-je me réveiller ?

A qui vais-je dire l’amour que j’ai pour toi?

Sens-tu combien je suis près de toi?

Et qui va répondre à toutes mes questions à quelques dollars?

La Lune blafarde, cette américaine moucharde ainsi que la nommait Léo Ferré, serait-elle espionne de nos nuits? Oui, certainement si l’on en juge par sa capacité à changer de formes jusqu’à disparaître complètement lors de la Nouvelle Lune. La Lune n’est visible que parce que le Soleil l’éclaire. En cela elle symbolise la dépendance et le principe féminin, la périodicité et le renouvellement. Elle agit sur les rythmes biologiques, les humeurs des femmes et leurs menstrues, (le cycle lunaire de 28 jours est identique au cycle féminin) et les marées. Tout le monde sait cela, n’est-ce-pas?

La Lune contrôle tous les plans cosmiques : eaux, pluie, végétation, fertilité.

Elle est la mesure du temps qui passe. Elle apparaît pleine, ronde pour disparaître totalement pendant trois jours. Elle se nomme à ce moment là, Nouvelle Lune. Mais son éclat réapparaît croissant après croissant et symbolise le passage de la vie à la mort et de la mort à la vie.

En astrologie elle joue un rôle aussi important que le Soleil.  Parce que son principe est passif mais fécond, elle représente la nuit, l’inconscient, l’imagination, le psychisme, le rêve. Son cycle symbolise le féminin, l‘instabilité, ce qui est transitoire et influençable. Où était nichée votre Lune à votre naissance?  Le sachant vous apprendriez l’importance de l’influence maternelle dans votre vie. Pour l’astrologue la Lune témoigne de la part d’âme animale de l’enfant.  Celui-ci dans son état d’être végétatif, ne peut subsister que par les soins prodigués par sa mère. On retrouvera dans le thème de l’adulte la dominance de la vie archaïque, végétative, artistique et animiste de la toute première enfance. Ses pulsions instinctives. Elle indiquera le « primitif » qui sommeille en nous et se révèle dans les rêves, les fantasmes (encore eux!) l’imaginaire. Tout ce travail nocturne se fait à notre insu et  façonne notre sensibilité profonde.

La Lune du 6 août sera Pleine ce jeudi 56 minutes après minuit. Notez vos rêves, plus prégnants dans cette phase lunaire. Vous ne pourrez empêcher votre imagination de vagabonder la Pleine Lune favorise aussi ce phénomène. Elle accentue la tendance à la nervosité, à la tristesse, à une espèce de neurasthénie, à avoir le bocal plus agité que d’habitude…Ou au contraire  pour les extravertis elle décuple surexcitation, joie, rend plus  enclin à la rigolade. N’avez-vous jamais entendu : « Pour être dans un tel état la Pleine Lune n’est pas loin! »

N’oublions jamais que cet astre éclaire notre chemin.

La Lune Noire, est-ce l’absence de Lune ? m’interrogeait Clotilde. Non, la Lune Noire est un point fictif dans le Ciel dont l’importance est capitale dans le thème astrologique. C’est Lilith, la première femme d’Adam, (les voilà de retour) dont la particularité était d’avoir un sexe qui s’ouvre dans le cerveau. Elle préfigure l’intangible, l’inaccessible, la présence démesurée de l’absence, l’hyperlucidité douloureuse tant elle est intense. Elle incarne la solitude vertigineuse, le vide absolu.

Par une belle nuit de Pleine Lune, entre amis nous évoquions Adam et Eve, lorsque je faisais remarquer que la première femme d’Adam était « Lilith, la salope ». Salope parce que Lilith représente notre face sombre,  tous les démons qui nous habitent, celle qui anéantit les lieux où elle passe. Vous l’aurez compris, Lilith n’est pas aimée et pourtant!  La Lilith porte en elle cette force immatérielle qui va tout transfigurer sur son passage grâce au don absolu de Soi et qui n’est autre que la Sublimation. La sublimation consiste à transformer une énergie sexuelle en une énergie créatrice. Lilith est toujours liée à des phénomènes extrêmes qui naviguent entre refoulement et fascination.

Lilith symbolise le Karma que nous devons purger, l’obscurité à éclairer, la mauvaise énergie à vaincre. Elle permet de se remettre en question dans la recherche de l’absolu. Elle préfère se détruire  plutôt que d’abdiquer. À force de travail sur nous même, Lilith nous autorisera à trouver le passage de la porte étroite, pour accéder, libéré, à  la Lumière.

De ce pas, je vais regarder où est la Lilith de mon fiancé! Et vous qu’attendez-vous pour savoir où se trouve la vôtre? Si vous avez besoin d’aide… contactez-moi!

Qu’attendons-nous de l’été?

  • Du plaisir sans tyrannie?
  • De l’insouciance joyeuse?
  • Des histoires d’amour aussi brèves que passionnées?
  • Des plages de sable blanc?
  • Une remise à niveau du corps défaillant?
  • Du désir revigoré prêt à jaillir?
  • Des rires et des chansons à boire jusqu’à plus soif ?
  • S’acagnarder dans l’herbe verte des prés pour un repos bien mérité?
  • Des voyages lointains sans espoir de retour?
  • Les doigts de pieds en éventail s’échappant de la tente, les yeux tournés vers cieux étoilés murmurés de romances?
  • Des fruits de saison à mettre en bocaux?
  • Des rêves d’enfants réalisés?
  • Des sexes d’hommes encapuchonnés prémunissant des MST?

Il y a tant à faire chaque jour de l’année.

À vouloir réunir tous les manques accumulés, tous les désirs frustrés pour les vivre dans un mois d’été est pure folie. Mais n’est-ce pas ainsi que les hommes vivent?

Profitez donc de l’été pour être fous. Soyez fous, soyez dionysiaques. Soyez inspirés par l’extase sexuelle, enthousiastes autour de tables pantagruéliques, tandis que LIBIDOSEXUALITE.COM veillera sur vous en garde-fou, sera le parapet où vous raccrocher  en cas de vide. Le blog, tel un chaman rééditera certains articles jugés à propos pour baliser votre mois d’août et transformer la folie orgiaque en une  folie contrôlée.

Plaisir, rires, rêves, amour : ingrédients nécessaires pour préparer l’usine à  anticorps qui déjouera le conditionnement forcené  qui nous promet d’être attaqués par la grippe A qui doit sévir à la rentrée.  Soyons prêts pour faire la nique aux millions de vaccins « serial killer » d’hypocondriaques.

Construisons cet été un pare-feu pour l’automne et l’hiver 2009. Passez un bel été!

Anniversaire

Qu’est-ce qu’un anniversaire sinon ajouter quelques heures à la veille? Sinon égrener les minutes, en faire des chapelets d’heures et les regarder s’empiler en jours?

Un anniversaire c’est le souvenir d’une naissance pareille au métronome dont la mesure est calendaire. C’est  vouloir grandir quand on est enfant. Grandir, sans vieillir, sans jamais se lasser du chemin qui reste à parcourir. L’adolescent tout en désir de pousser vite avancera dans l’âge jusqu’au jour où, ses tempes devenues grises tandis que sa tête,  inexorablement sous le poids des ans penchera vers la Terre,  soupirera « ah! si j’avais su que temps file si vite! ».  Un anniversaire c’est marquer le passage du temps et apprécier les fleurs offertes, les respirer avant qu’elles ne se fanent et apprendre d’elles que la jeunesse n’est pas éternelle. C’est apprivoiser ses rides pour les poser tendrement en étoiles aux coins des yeux.

L’anniversaire c’est la joie de souffler les bougies sur le gâteau à partager avant qu’elles ne se répandent en cire et leur mèche en cendre. C’est faire le vœu que ce qui suit sera meilleur que ce qui fut. C’est la vie qui progresse et se décline en rejetons de l’arbre portant fruits. L’anniversaire c’est transformer la raison en rêves et les rêves en réalités. C’est s’évertuer à Vivre de nombreux anniversaires pour dépasser les peurs en avançant coûte que coûte, en continuant à tirer d’impossibles penaltys pour les transformer en autant de possibles réussites. Le possible étant aussi de ne jamais fêter d’anniversaire, pas d’arrêt sur image d’une histoire qui n’a jamais commencé.

Plus tard, bien plus tard, l’anniversaire, sera l’occasion inespérée d’effectuer un état des lieux, une invitation à fermer le livre sans oublier les erreurs consignées qui élèveront au rang de sagesse les expériences retenues. C’est apprendre à s’accommoder de la solitude et vivre au plus loin jusqu’à toucher sa mort, l’usure suprême du temps.

C’est souhaiter aujourd’hui à celles et ceux que je n’ai pas souhaités hier, un Joyeux et Grandiose ANNIVERSAIRE.

Le profane et le sacré s’entremêlent dans le monde. Le monde profane est celui des interdits. Le monde sacré, celui de la fête, celui du plaisir jusqu’à la licence; il est le monde des rois et des dieux  et à ce titre il autorise la transgression. Dans l’érotisme la transgression est mise en évidence par la dimension du plaisir qui en découle. Ne retrouve t-on pas dans l’érotisme cette création paradoxale ayant valeur d’attrait suscité par l‘interdit?

La détermination de l’érotisme est primitivement religieuse… d’après Georges Bataille. Or, l’érotisme fut condamné par le christianisme; cette religion s’érige en forme de dogme (faire confiance à une personne – d’église – supposée avoir eu l’Expérience). Sans pour autant chercher à polémiquer, c’est à ce niveau que le bât blesse, puisque dans l’érotisme il s’agit de se référer à sa propre « expérience intérieure ». Avoir sa propre expérience intérieure sans l’accord du religieux qui tient les fidèles sous son joug en interdisant l’accès à la connaissance de la vie et de la mort. Le paradis est ici dans la conscience pleine et totale et non dans un au-delà hypothétique. Les missionnaires prosélytes envoyés dans les pays aux cultures dites sauvages, forcèrent le trait d’un paradis ailleurs que terrestre. Ils occultèrent le fait que  ces peuples pouvaient avoir une autre vue et une autre approche de l’acte religieux (animiste, par exemple) et s’en servirent pour museler la masse.

C’est là que  la transgression – par sa propre expérience érotique – vient balayer toutes les autorisations religieuses. Atteindre son être au plus intime et apprendre sur l’autre et sur soi, n’est possible que par cette expérience. N’est-ce-pas à cause de l’interdiction par une quelconque instance qu’il est jouissif de s’y adonner? Sans l’interdit, sans le primat de l’interdit, l’individu ne serait jamais parvenu à la conscience claire. Pour exemple les gros mots interdits aux enfants qui s’y adonnent avec délectation.

Pécher: voilà où se situe le mal pour le judéo-christianisme : aborder la Connaissance comme Adam et Eve, premier homme, première femme. Ils ont entaché toute  leur postérité en mangeant le fruit défendu, fruit de la Connaissance du bien et du mal, de la Vie et de la Mort. Ces êtres de la mythologie biblique, chassés du Paradis Terrestre, ont servi de prétexte pour poser l’anathème sur les générations suivantes. C’est ainsi que, dans l‘inconscient collectif,  la sexualité entre deux êtres (en dehors du mariage de même qu’à l’intérieur de celui-ci s’il n’est pas consommé au seul titre de la procréation), a été érigée en interdit et qui le transgresse sera interdit d’accès au paradis. Cependant l‘interdit(inter-dit) sur lequel est basé en conscience notre humanité (interdit de l’inceste, du meurtre) barre l’accès à la violence – notamment sexuelle. Or, la violence s’est construite à cause des interdits qui n’ont pas pu se dire, elle s’est constituée sur son refoulementTransgresser l’interdit provoque l’angoisse en faisant apparaître l’expérience (inconsciente, là encore) du péché, du mal. Si la transgression est réussie, le maintien de l‘angoisse portée par l’interdit, sera d’en jouir.

Car la connaissance de l’érotisme ou de la religion demande une expérience personnelle de l’interdit et de la transgression.

Reconnaître l’expérience érotique – sans la dimension intérieure – ferait preuve d’un état maladif. Ne dit-on pas : je suis malade d’amour?Dans ce cas là, l’amour devient un objet extérieur, une expérience seulement connue du dehors, qui, demeurant au dehors du champ de conscience devient une expérience mineure. Ainsi l’interdit devient névrose que l’on allait jadis confesser au prêtre, aujourd’hui que l’on confie à son psy. L’interdit met en place la peur (de transgresser) en empêchant le désir. Or, le désir seul conditionne l’expérience intérieure, la transgression signe cette expérience. La passion transfigure comme nous avons pu le voir au chapitre  » la passion« . Il semblerait que la raison de cette transfiguration incombe à l’interdit transgressé.

Les deux interdits essentiels concernent la mort (le meurtre, tu ne tueras point) et la sexualité (le tabou de l’inceste). La violence est libérée dès qu’il y a transgression. La transgression efface les limites par la levée de l’interdit, la violence résiduelle, en tant que pulsion immédiate, ressurgit. La sexualité est le lieu où s’exprime facilement cette violence, lieu où la raison cesse d’agir…

Tout est en place dans la chaleur de l’été pour vivre un érotisme torride! Qu’attendez-vous?