Rêver d’un monde main dans la main pour former une ronde d’amour.
Rêver éveillé à la pause des armes pour désamorcer les implosions cellulaires qui dévastent le corps; rêver à des feux dévastatueurs qui brûleraient les monstres intérieurs qui nous rongent et en répandre les cendres comme engrais…
Rêver de transfusions d’énergie d’elle vers lui, de lui vers elle…
Rêver. Rêver à une vie meilleure c’est maintenant ou jamais.
Rêver de douces frustrations nécessaires qui n’engendreraient que de petits manques satisfaisant nos désirs sans obsessionner; rêver de films criants de vérités essentielles, de chants d’amour sans épines appliqués en baumes lénifiants.
Rêver de réveils enchantés aux paroles de miel épicé d’Orient.
Rêver de murmures de ruisseaux serpentant dans la vallée, s’engouffrant dans la grotte qui est là et t’attend.
Rêver de bougies dont la cire scelle d’un rouge tendre nos vies à tout jamais.
Rêver d’abolir l’ignoble; rêver de chaînes déliées, de mots libres comme l’air dépollué, d’un lâcher joyeux d’émotions pour tout embraser; rêver d’espaces où l’on pourrait tout se dire en toute impunité; rêver de soleils jaunes citron juste ce qu’il faut acides pour saliver.
Rêver de corps souples avançant sans entraves vers la liberté; rêver d’esprits légers comme des âmes qui savent où se poser; rêver d’enlever les masques des Amants du tableau de Magritte et transformer la mascarade en un long et doux baiser.
Rêver d’arrêter le temps sur les instants magiques pour revivre, couchés en boule, l’éternel retour.
Rêver de ne jamais dire adieu à ceux qu’on aime mais aurevoir on se retrouvera ailleurs, bien vite.















