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Archive for the ‘délire’ category

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Rêver d’un monde main dans la main pour former une ronde d’amour.

Rêver éveillé à la pause des armes pour désamorcer les implosions cellulaires qui dévastent le corps; rêver à des feux dévastatueurs qui brûleraient les monstres intérieurs qui nous rongent et en répandre les cendres comme engrais…

Rêver de transfusions d’énergie d’elle vers lui, de lui vers elle…

Rêver. Rêver à une vie meilleure c’est maintenant ou jamais.

Rêver de douces frustrations nécessaires qui n’engendreraient que de petits manques satisfaisant nos désirs sans obsessionner; rêver de films criants de vérités essentielles, de chants d’amour sans épines appliqués en baumes lénifiants.

Rêver de réveils enchantés aux paroles de miel épicé d’Orient.

Rêver de murmures de ruisseaux serpentant dans la vallée, s’engouffrant dans la grotte qui est là et t’attend.

Rêver de bougies dont la cire scelle d’un rouge tendre nos vies à tout jamais.

Rêver d’abolir l’ignoble;  rêver de chaînes déliées, de mots libres comme l’air dépollué, d’un lâcher joyeux d’émotions pour tout embraser; rêver d’espaces où l’on pourrait tout se dire en toute impunité; rêver de soleils jaunes citron juste ce qu’il faut acides pour saliver.

Rêver de corps souples avançant sans entraves vers la liberté; rêver d’esprits légers comme des âmes qui savent où se poser;  rêver d’enlever les masques des Amants du tableau de Magritte et  transformer la mascarade en un long et doux baiser.

Rêver d’arrêter le temps sur les instants magiques pour revivre, couchés en boule, l’éternel retour.

Rêver de ne jamais dire adieu à ceux qu’on aime mais aurevoir on se retrouvera ailleurs, bien vite.

Princesse de la Molle Illustration de Rebecca pour l’album « Princesses oubliées et inconnues » écrit par PH.Lechermeier

Père Noël,

Quelques petites questions à te poser :  éloigne un peu de tes oreilles ta capuche rouge bordée de blanche fourrure et écoute :

Faut-il croire en toi pour que les vœux, les souhaits, les demandes se réalisent ? Faut-il fermer les yeux et dormir  pour ne plus croire aux discours mensongers ? Philippe Lechermeier fait dire à la Princesse de la Molle (celle qui pionce tranquillou, abandonnée à ses rêves ) que dormir  » c’est se raconter des histoires qu’on ne connaît pas encore. » Et moi je suis forte pour me raconter des histoires. Enfant j’ai longtemps cru au Père Noël, j’en suis restée naïve et trop souvent j’y crois encore au père Noël. Le problème c’est que j’y crois toute l’année. Alors on va récapituler les raisons qui me feront croire qu’il vaut mieux ne plus croire au Père Noël et ne compter que sur soi-même pour continuer à avancer.

Tout d’abord, Père Noël, peux-tu glisser dans les santiags ou les baskets de mes compatriotes  que les mots doivent s’inscrire au travers de paroles authentiques, de paroles vraies, pleines de vérité, sinon autant qu’ils la ferment. Peux-tu suggérer aux politiques d’arrêter les bla-bla qui usent de termes qui ne veulent rien dire ? De parler simple et vrai. Père Noël, peux-tu dire aux enfants, mais surtout aux grands enfants aujourd’hui adultes qu’ils doivent penser ce qu’ils disent et dire ce qu’ils pensent ? Peux-tu les inciter à cesser de dire le contraire de ce qu’ils vivent ? Peux-tu leur rappeler qu’en chacun d’entre nous il existe un chemin qui nous est propre qui a pour sens le langage; priver les individus de s’exprimer au travers des mots qui leur sont propres, qui font sens pour eux,  c’est prendre le risque de les enfermer dans une prison où ils vont périr.

Père Noël aurais-tu oublié que nous avons besoin de temps pour aller bien. Nous avons besoin de temps pour apprendre; nous avons besoin du temps pour nous parler  et travailler ensemble; il faut du temps pour être solidaire et jouer collectif; il faut du temps pour faire le point et avancer intelligemment.

Peux-tu faire quelque chose contre le temps qui passe et enlever des années au temps passé pour retrouver l’insouciance de la jeunesse ? Non ? Mais à quoi sers-tu ? J’ai comme l’impression que tu es bien impuissant sur ton traîneau. Tu te traînes parce que tu ne crois plus  en ton pouvoir de rassembler les humains en une ronde joyeuse? Tiens donc ! Toi aussi t’es obligé  de faire du rendement, de produire plus pour survivre ? Ah ! T’es obligé de te  poster devant les  grands magasins, d’installer des enfants sur tes genoux, leur raconter des fadaises pour faire dépenser des thunes aux parents ? Les photos ! Ah ! T’en as marre des photos ! Bon sang comme je te comprends ! C’est sûr que t’as l’air con avec ton sourire niais autant qu’hyprocrite …Eh, oui, t’en peux plus de te taper Tino Rossi et son Petit Papa Noël …  Tu te jures de ne pas recommencer l’année prochaine, c’est trop humiliant ?

Bon, Papa Noël, tu m’as filé le bourdon je vais faire comme la Princesse de la Molle et me ramollir devant un film. Au hasard « Le Père Noël est une ordure ». Tu l’aimes pas ce film ? Et pourtant, ses répliques cultes…C’est c’la, oui ! C’est c’la !

Chacune a sa manière pour dire, révéler ce qui se passe et comment ça se passe dans la relation sexuelle.

Tendre : J’aime son bijou même cassé.

Passionnée : J’aime son vit, il me maintient en vie.

Haineuse : Il me prend pour un trou dans lequel il se masturbe sans fin.Une horreur!

Humoriste : Eh, bien dis donc tu te dégonfles !

Cynique : Dis, jamais t’envoie la sauce ?

Dubitative : Ah, bon, ça va aussi vite ?

Optimiste : Suis sûre la prochaine fois ce sera mieux.

Fatiguée : Les premières fois je trouvais extraordinaire que ça dure si longtemps, mais là, je suis épuisée.

Sarcastique : Rapide comme Lucky Luke; non seulement il tire plus vite que son ombre mais me demande « Alors, heureuse » ?

Intello : Hors sujet !

Moqueuse : À quoi sert son bazooka s’il ne sait pas s’en servir ?

Western : Il dégaine, tire sans jamais toucher la cible. Suis frustrée.

Étonnée : C’est donc, ça que l’on appelle les bijoux de famille ?

Gourmande :  Des entrées aux entremets en passant par le plat de résistance, sans oublier les fruits et les desserts, un véritable festin qui a duré toute la nuit.

Autonome : Besoin de personne, je fais très bien mon affaire toute seule.

Admirative : Waouh quel membre ! Un phénomène !

Révoltée : Non, mais ! Pour qui il me prend ? Tantôt comme sa mère, il ne me touche pas; tantôt comme une fille de joie !

Déçue : Les muscles ne font pas l’homme. Quelle couille molle !

Romantique : Nous nous sommes butinés tour à tour comme papillons et fleurs.

Agitée : Il m’a secouée comme un Orangina sans laisser sa pulpe dans moi !

Libertine : Ils étaient aussi nombreux qu’une équipe de footballeurs; et moi j’étais le ballon !

Cosaque : Il me monte comme un cheval et s’avachit sur moi après avoir terminé sa course.

Vous l’aurez compris ce sont des réflexions que j’entends en consultations. Messieurs soyez sans inquiétude, les mots des hommes pour traduire vos ressentis à propos des femmes seront bientôt affichés. Ici.

Passez un bon week end.

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Ce qui occupe mon esprit en ce moment est la verge des hommes, jusqu’à aller rechercher dans la boîte à photos celles prises en Corse il y a presque 10ans. En exhumer ce magnifique rocher phallique sortant des eaux. La Corse où tant de pierres ceinturant les falaises figurent des formes humaines, ou leur anatomie rebondies, telles des fesses, ou des verges érigées droites vers le ciel, mouillées par les vagues et le ressac incessant de cette merveilleuse Nature.  Tout m’émeut chez un homme y compris son sexe tendrement engoncé entre ses œufs pas encore éclos ou droit et dur comme ce rocher de pierre émergeant des eaux, prêt à pénétrer ma grotte.

« Ah! votre ami s’appelle Pierre ? Et sa virilité est quelques fois recroquevillée tel un oiseau dans son nid attendant la becquée ? Non, non, me répondit-elle fièrement, le sien n’est jamais défaillant. Je dirai presque que c’est le contraire : toujours prêt à s’engouffrer dans ma terre, à creuser le sillon, à inonder mon ventre de son jus. »

Adolescente, courroucée je demandais à ma mère: « Hein ? Qu’a t-il de plus que moi mon frère ? Pourquoi lui ne ferait-il pas la vaisselle, son lit et ne rangerait-il pas sa chambre ? » « C’est un garçon »! répondait ma mère  aussi fièrement que si mon frère, en tant que garçon, avait été la 7ème merveille du monde… Ce que je compris bien plus tard (quand je commençais à fréquenter les garçons) était que mon frère avait quelque chose entre les jambes qui pendouillait. Ce quelque chose lui donnait des avantages dont on me privait ; cette petite chose le dispensait des menus travaux ménagers. Cette chose appelée pénis en faisait un garçon  avec des privilèges dont les filles étaient exclues.

Oh! cette étrange chose qui au repos paraît bien inoffensive et qui soudain comme mu par un ressort, projette la chose hors de sa boîte,  se dresse et cherche à pénétrer…

Oh, là, là ! Vous vous doutez bien que le prochain sex-o-café, dont le thème traitera de l’érection et de ses troubles, risque d’être chaud. Allez ! Passez une belle nuit ! Avec des rêves érotiques ? Ben, oui, pourquoi pas !

Beaucoup de femmes se plaignent de leur compagnon quant à leur sexualité virtuelle. Beaucoup d’hommes confirment la plainte se disant « accros » à des sites dont le contenu pornographique les  éloignent de leur partenaire. Ces sites, disent-ils, font appel à leurs fantasmes dont ils ingurgitent les images sur le mode passif  sans aucune obligation de résultat si ce n’est leur propre jouissance. La masturbation, partenaire  idéale toujours satisfaite, est l’objet assouvissant la pulsion…  J’entends déjà quelques agacements réprobateurs signalant qu’il n’y a pas que ça dans la vie, du sexe! Bien évidemment il n’y a pas que du sexe, même si  pour beaucoup  d’individus le quotidien s’articule autour de l’hyper-consommation qui  veut faire croire à la  jouissance immédiate. La technologie va de plus en plus vite pendant que la pensée, elle, qui n’a pas le temps de suivre, se ralentit. Tout est fait pour mettre la personne en état de dépendances multiples et toute dépendance est ramenée au pulsionnel à satisfaire coûte que coûte. Et c’est en cela que chaque image produite fera du spectateur un voyeur ou un exhibitionniste, un sadique ou un masochiste ou encore un bourreau ou une victime d’actes qui se révèleront de nature purement sexuelle; en ce sens que l’imaginaire convoque les souvenirs, réactualise les traumatismes d’où ressurgissent les frustrations qui en appelant le manque réalisera le désir au travers du fantasme, celui-là même qui  pourvoira à l‘excitation.

« Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps »…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.

Évoquer avec tendresse ces amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre;  vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer  sur une mer étale aux eaux limpides…Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les  rejaillissements; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour  réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux  pour ressusciter le fantôme nommé Désir, et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le… Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques  pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux  pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on se donne !

Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à  identifier un événement perturbateur en particulier  puisque, les news débitées en un vrac  pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d’oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF.  Mais là un D se glisse entre les lettres  S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse  sur le devant de la scène.  Elle a gagné  le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite.

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.

Si nous continuons à poursuivre le sens nous  finirons bien par le trouver, non ?  Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit…
Comprenez-vous ce que je dis, là? Oui, eh, bien tant mieux !

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PS : article déjà publié en 2009 réactualisé.

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« Si le potage avait été aussi chaud que le vin, le vin aussi vieux que la poularde et la poularde aussi grasse que la maîtresse de maison, cela aurait été presque convenable » Curnonsky, fondateur de l’Académie des gastronomes.

Tout engagement important, qu’il soit contrat d’affaires,  sentimental ou relationnel se prépare autour d’une table… à manger. Penserions-nous à nous reproduire, nous attablerions-nous aussi volontiers autour d’un repas à faire frémir nos papilles  sans plaisir au rendez-vous ? C’est le plaisir, seul, qui fait le lit de la table et transforme la table en lit. Le plaisir est un convive qui s’invite à notre insu; il émoustille nos ébats amoureux, il se partage autour d’un plat, ne fut-il  que de pâtes.

Ève et la pomme

Adam aurait-il porté à sa bouche la pomme qu’Ève la tentatrice lui présenta s’il n’avait senti monter en lui le désir ? En même temps que son geste ne lui offrit-elle pas la révélation d’un plaisir terrestre ? Le plaisir de  croquer la chair de l’amour.  Ce plaisir qui conditionne notre nature humaine, prétexte pour multiplier les plaisirs de la bouche et les plaisirs sexuels.

L’histoire de Marie-Lise, haute comme trois pommes, et d’Édouard avec ses oreilles en feuilles de chou vous sera ici contée.

Édouard  qui n’en pouvait plus de bouffer de la vache enragée avec les femmes proposa à sa « fiancée » qu’il n’avait pas encore consommée, d’aller dans les sous-bois ramasser des champignons. Ce n’était pas  encore la saison, Marie-Lise la naïve au cœur d’artichaut, lui dit sa préférence  à cueillir des fraises. Des fraises des bois, insistait-elle. Fraises ou champignons qu’importe, lui répondit Édouard en la mangeant des yeux, le plus beau fruit  à manger est là devant moi.

Marie-Lise ragaillardie par la remarque sans équivoque d’Édouard rajusta  son corsage sur ses seins gros comme des pomélos qui en débordaient. Elle enlaça son ami, prit son chapeau de paille et bras dessus-dessous ils cheminèrent sur le sentier qui conduisait au bois. Heureuse de cette promenade Marie-Lise retrouva  une pêche d’enfer, la banane fendait son visage d’une oreille à l’autre.

Édouard sans être végétarien rêvait de lui manger l’abricot. Il rêvait de lui ouvrir le coquillage et de s’engouffrer dedans comme l’anguille pénètre la fente des rochers. Il fantasmait sur le festin que mijotaient ses pensées. Il était prêt, si elle se laissait faire, à la dévorer entièrement. Il devenait un ogre pantagruélique à la vue des  appâts de Marie-Lise.

Chemin faisant les pensées de Marie-Lise, s’agitaient. Malgré ses formes callipyges, sa façon de manger ressemblait à celle d’un oiseau : aussi peu mais aussi souvent qu’eux. Elle picorait comme une poulette. Aussi après qu’ils aient fureté sans succès dans les buissons pour y dénicher des fraises, au pied des arbres pour y déloger des champignons, Édouard invita sa belle à s’assoir dans l’herbe épaisse. Les mains croisées sous la nuque, Édouard se laissait butiner les lèvres, grignoter le lobe de l’oreille, mordiller les tétons… Sûr qu’elle y prenait plaisir autant que lui. Marie-Lise dont les mains s’aventuraient au niveau de la ceinture, transforma par leur pouvoir le cornichon russe en concombre libanais et les deux figues qu’elle imagina sèches et ridées se retrouvèrent au creux de sa main gonflées de désir.

Excité par ces préliminaires, sorte d’entre-mets savoureux, Édouard impatient salivait à l’idée de déguster le dessert. Il se voyait déjà trempant son biscuit dans la crème, retourner  sa Marie-Lise comme une crêpe et l’appeler dans la foulée Suzette.

Marie-Lise ne l’entendit pas de cette oreille. Son désir à elle était de continuer les préliminaires, de se gaver de sensations nouvelles pour elle; de faire durer ce plaisir qui n’en finissait pas de monter comme une mayonnaise. Pas assez mûre pour  l’instant elle n’avait nulle envie de passer à la casserole quand soudain…

Un rire éclata dans la gorge de Marie-Lise. Ivre. Elle était ivre, d’une ivresse qui succède à l’ingestion d’un vin chaud, épicé et capiteux et succomba à la tentation de le boire jusqu’à la lie…

Qu’attendons-nous de l’été?

  • Du plaisir sans tyrannie?
  • De l’insouciance joyeuse?
  • Des histoires d’amour aussi brèves que passionnées?
  • Des plages de sable blanc?
  • Une remise à niveau du corps défaillant?
  • Du désir revigoré prêt à jaillir?
  • Des rires et des chansons à boire jusqu’à plus soif ?
  • S’acagnarder dans l’herbe verte des prés pour un repos bien mérité?
  • Des voyages lointains sans espoir de retour?
  • Les doigts de pieds en éventail s’échappant de la tente, les yeux tournés vers cieux étoilés murmurés de romances?
  • Des fruits de saison à mettre en bocaux?
  • Des rêves d’enfants réalisés?
  • Des sexes d’hommes encapuchonnés prémunissant des MST?

Il y a tant à faire chaque jour de l’année.

À vouloir réunir tous les manques accumulés, tous les désirs frustrés pour les vivre dans un mois d’été est pure folie. Mais n’est-ce pas ainsi que les hommes vivent?

Profitez donc de l’été pour être fous. Soyez fous, soyez dionysiaques. Soyez inspirés par l’extase sexuelle, enthousiastes autour de tables pantagruéliques, tandis que LIBIDOSEXUALITE.COM veillera sur vous en garde-fou, sera le parapet où vous raccrocher  en cas de vide. Le blog, tel un chaman rééditera certains articles jugés à propos pour baliser votre mois d’août et transformer la folie orgiaque en une  folie contrôlée.

Plaisir, rires, rêves, amour : ingrédients nécessaires pour préparer l’usine à  anticorps qui déjouera le conditionnement forcené  qui nous promet d’être attaqués par toute sorte de choses qui doivent sévir à la rentrée.  Soyons prêts pour déjouer les plans des restrictions automnales.

Construisons cet été un pare-feu pour l’automne et l’hiver 2010. Continuez un bel été!

Voilà un bien joli parcours que Maud a partagé avec moi et que je partage avec vous :

ITINERAIRE A SUIVRE POUR CARESSER UNE FEMME:
Commencer par caresser le Haut-Rhin puis descendre vers le Bas-Rhin, contourner l’Aisne ensuite entrer dans la Creuse, elle trouve que c’est vraiment Doubs.
Sans perdre le Nord, attendre que ça Vienne et si elle trouve que l’on ne si prend pas comme …un Manche. Rester Jusqu’à……l’Aube.
En Somme, il ne s’agit Pas-de-Calais ou de dormir comme un Loire, pour être un Hérault…
Alors, vous serpenterez les régions de France et la région de son corps sur ce modèle?
Oui, je vous fais confiance.
Passez une bonne soirée

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Achevé de lire Richard Bohringer : « C’est beau une ville la nuit ». Détresse, confusion entretenues par l’alcool, la drogue, le manque, le départ d’une femme. 5 ans à se trouer les bras. Arrêté deux mois après l’OD d’Octavio.

Soutenu par l’amour qu’il a pour  ses potes, l’errance dans les pays parcourus, comme il parcourrait  l’enfer de sa vie  en ce temps là, fin des années 80; soutenu par l’amour qu’il a pour sa fille : « le jour où elle est née j’ai été prier dans les champs. J’ai mangé de la terre. » Amour pour sa mamie et offrir le pull over vert qu’elle lui avait tricoté était la trahir. Amour pour sa mère qu’il appelle désespéré comme le nourrisson réclame le sein réconfortant. Peu sur son père mais suffisamment pour comprendre sa souffrance « Fallait bien remplacer papa. Mon papa à moi, c’était le bar. »

A Harlem, NY, ville Babylone par excellence où sa « parano se transforme en art, » il devient Dashiell Hammett. Racolage d’une « élégante », une junkie portant gants pour cacher  ses  bras troués; « elle se shoote devant moi, j’avais jamais vu une femme se shooter. » La violence du désespoir l’attaque de toute part.

Et la vie qui ne veut pas le lâcher et à laquelle il s’accroche, – « la vie, j’en veux pour longtemps » -  persuadé avec raison qu’elle lui réserve d’autres instants magiques accompagnée de Jazz,  débarrassée  d’alcool et de drogue…

Un jour, ça le lâche, il grandit, il décroche. Enfin. Il décide de vivre sans la menteuse héroïne; sans son « cheval« . Une blonde, belle, ronde et douce, le remplace. Il écrit, avec la peur que sa mémoire l’abandonne…

« J’ai appris à ne plus écrire avec cette putain de drogue, à inventer chaque nuit une nouvelle histoire qui ne verra jamais la vie…Écrire relève de l’espérance. Tu mets la virgule là où tu veux que ça freine et le point là où tu veux que ça s’arrête. Quand tu veux laisser ton idée faire son chemin sans toi, tu rajoutes quelques points. Quand tu t’étonnes, tu peux t’exclamer, c’est pas obligé. Et puis le reste, tu laisses à ceux qui veulent tout expliquer. »

Quel art Monsieur Bohringer ! Merci !

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Moi, vous savez, le football, je m’en fiche pas mal. Mais cette année, au delà du foot, je trouve passionnant  ce qui se passe autour du ballon. Et ce qui se passe autour du ballon est très représentatif de ce qui se passe dans la cité. La France a mal. Elle est socialement malade des caïds du bas et des caïds du haut. Le jeu du ballon sert de prétexte à exprimer ce malaise : l’irrespect des citoyens entre eux.  Les clans. La violence. Par l’indécence des mots les maux de la France sont révélés au monde entier. Les petits du bas ne font qu’imiter les petits du haut. Si vous voyez ce que je veux dire.

Mais de quoi se plaint-on ? Regardons les événements et écoutons tout ce qui se dit au sujet de cette équipe minable. La caïra est fidèle à son président de France. Elle encule (bon sang que je n’aime pas ce mot mais je ne fais que reprendre ce qui a été écrit en toute lettres dans un journal sportif) ; la caïra encule donc son sélectionneur, un vrai fils de pute. D’abord, quel mal y a-t-il à être fils de pute ? Ça c’est encore une autre histoire.

L’équipe de France est fidèle au président des français et le pauvre con s’est cassé. Pourquoi un mec des banlieues ne serait-il pas fidèle au langage du premier des français ? Troubles dans la cité : argent, ego surdimentionné, bling bling : nouveaux passe-partout, nouveaux « sésame ouvre toi ». Moi je dis l’équipe de France est en harmonie avec le président. Comment pourrait-elle faire autrement ? Et c’est ça qui me déprime.

L’exemple dans sa dimension verticale a perdu sa place (du père symbolique vers ses fils). Quand un père de la nation traite son fils de racaille et de pauv’con, il est facile pour le fils d’imiter son père. Alors, les fils s’allongent à l’horizontale et chacun court après un ballon, des thunes, un pouvoir, une élection, du fric. Chacun des fils imite le père dans ses symboles. Quelle tristesse !

Moi qui rêve de mélanger les ballons, les races, les couleurs, les mots pour en faire des frises en forme de poèmes; les sexes pour enfanter l’amour. Qui rêve de mélanger les pieds sur des chemins à parcourir ensemble, d’entendre des voix de chants courageux pour s’élever au dessus de la colère, de la haine. Mais seul que peut-on faire ? Rien !

Je vous souhaite un bel été en ce premier jour qui ressemble enfin au printemps.