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Êtes-vous sexo épanoui-e ?
La sexualité : énergie vitale
Plusieurs définitions à l’énergie : une force, une puissance d’action, une puissance physique. Grandeur qui représente la capacité d’un corps ou d’un système à produire un travail, à élever la température. Cette énergie là est bien connue en dehors de la physique électrique, nucléaire. Elle consiste à frotter deux corps ensemble; essayez par – 3° et vous verrez à quelle vitesse l’énergie dégagée va réchauffer les corps emmêlés. Le travail sera d’autant plus facile si l’énergie qui les habite est de nature amoureuse. Cela s’appelle la libido qui d’après Freud est une énergie vitale émanant de la sexualité et pour Jung une énergie psychique en général.
Il existe une énergie primordiale, source fondamentale sans laquelle la Terre serait déserte et dépeuplée. Le Soleil principe masculin, carburant, symbole par excellence des femmes éprises de lui. De cette énergie découlent toutes les autres comme le charbon, le gaz, le pétrole – grands pourvoyeurs de guerres -, le vent… Le Soleil dont le rayonnement éclaire la Lune et notre Planète, est source de chaleur et de Lumière en perpétuel recommencement. Nous devons à notre soleil intérieur de brûler et d’éclairer nos jours.
Maintenant que nous avons pris conscience de l’indéniable force qui nous fait fonctionner et afin que l’énergie n’agisse plus à notre insu, nous allons la visualiser pour la faire circuler. Assis ou allongé (c’est mieux et plus confortable, pas toujours possible) nous allons visualiser notre corps dans sa totalité. Nous allons suivre le souffle par la pensée. L’énergie, disent les Taoïstes, va là où est la pensée. Nous allons porter notre attention sur notre souffle (respiration), attendre que tout s’apaise. On se détend.Visualisons un courant qui parcourt notre corps à la manière d’un fil électrique que nous dirigeons à l’aide du souffle comme interrupteur. Ce courant énergétique descend dans notre gorge; arrêtons le quelques secondes au niveau du thymus (le creux entre les seins) et spiralons-le à cet endroit; maintenant le diriger vers les épaules, aux bras à l’extérieur jusqu’aux mains. Ce courant comme un fluide va parcourir chaque doigt pour remonter à l’intérieur du bras. Dirigeons-le de chaque côtés du corps; le descendre comme pour les mains à chaque doigt des pieds et faites le remonter à l’intérieur de vos jambes jusqu’au scrotum pour les hommes, jusqu’au vagin pour les femmes. Le courant va s’engouffrer à l’intérieur tapisser vos organes et ressortir délicatement par la bouche. Ressentons ce qui se passe. Cette visualisation dure moins d’une minute, elle consiste à conscientiser le souffle (énergie) qui est en nous et nous anime. Maintenant nous allons effectuer la même expérience en ressentant le courant le long de la colonne vertébrale. Chaque vertèbre sera un axe à déverrouiller, à ré-énergitiser puisque de chacune partent les câbles nerveux et grâce à eux nous ne sommes pas des poupées de son. Nous sommes flexibles (si tout va bien) nous pouvons marcher, nous tenir debout…Faire cet exercice autant de fois que nous en ressentirons le besoin pour créer un corps plein de vie d’une belle énergie.
Je vous emmène avec moi dans le parc pour faire cet exercice sous le regard ravi des écureuils. Nous offrirons notre carcasse à la douce brise et au soleil, grand réparateur, pourvoyeur d’énergie.
ΨψΨψ
Par les effets cycloniques des hormones déversées lors d’un rapport amoureux – voir l’article
De ce fait la confusion (le con et la queue en fusion) pénètre l’esprit nous faisant croire que l’amour est là alors qu’en réalité il s’agit d’un état physiologique bouleversé qui tendrait vers l’illusion du sentiment amoureux.
Non, je ne suis pas une empêcheuse de tourner en rond mais il faut arrêter de confondre l’émoi sexuel et l’amour, deux ressentis différents, même s’ils sont souvent complémentaires.
L’amour est comme un enfant, on le porte en soi. Ou pas.
L’amour se construit avant la naissance selon que l’enfant est désiré ou pas. Il se construit d’abord dans le giron maternel, ensuite il est circonscrit par un père aimant et respectueux de l’enfant qui lui donnera les limites en étant le tiers séparateur. C’est au travers du regard d’amour que les parents se portent et se manifestent au travers des gestes et de la parole (quand celle-ci n’est pas défaillante) qui fait grandir l’enfant. Si cette parole parentale est juste et respectueuse, elle apportera des réponses satisfaisantes au questionnement de l’enfant, la transformant en un véritable réservoir d’amour dans lequel il puisera pour vivre, dans l’harmonie, ses futures relations amoureuses.
La sexualité est la cerise sur le gâteau :
La sexualité se construit dès le berceau à partir de l’inconscient et des fantasmes. L’érotisme est une affaire de communication principalement psychique. La sexualité implique une rencontre affective, une sympathie, une complicité fantasmatique, un accord entre les inconscients. Or, les fantasmes se construisent dans l’enfance toujours dans le rapport aux parents dans ce qu’ils disent et ce qu’ils taisent. De ce que les parents mettent en mots en regard de leur sexualité et celle qu’ils autorisent à l’enfant. D’où l’importance de la parole (là plus qu’ailleurs) pour la construction sexuelle de l’enfant. Si la parole est inexistante l’enfant aura comme seul recours son imagination pour se représenter la place du sexe dans les relations humaines et son rapport au corps.
La sexualité est animée par deux mouvements : l’horizontalité et la verticalité. L’horizontalité (référence à la jouissance, à sa génération) et la verticalité (référence aux rapports de filiation, à la mort et au sacré.) Masculin et féminin concernent l’horizontalité ; leur complémentarité est responsable de la santé de l’individu. Paternel et maternel concernent la verticalité ; leur complémentarité relève de la santé de la famille.
Cela met en évidence la difficulté d’être parents (le seul métier qui ne nous soit pas enseigné) où la parole devrait passer par une communication claire, un échange verbalisé autrement que dans l’interdit, l’autorité…
L’idée qu’une personne se fait de sa sexualité est déterminée toute à la fois par sa culture, son milieu social et son expérience personnelle. Surtout de la première expérience qui selon l’impact laissé dans son corps et sa mémoire déterminera une sexualité bien vécue ou non.
Le sentiment amoureux mêlé à une sexualité épanouie, parce que comprise, vécue dans le plaisir offrira toutes les chances d’une vie amoureuse réussie. Par contre ne rechercher que la satisfaction sexuelle en vivant une sexualité en excès est un mouvement de mort qui transgresse les interdits. Les deux interdits essentiels concernent la mort et la sexualité : « Tu ne tueras point » et l’interdit de l’inceste. Or, la violence est libérée dès qu’il y a transgression ; elle efface les limites par la levée de l’interdit, faisant ressortir la violence résiduelle, en tant que pulsion immédiate. La sexualité est le lieu où s’exprime facilement cette violence, lieu où la raison cesse d’agir…
« Pourtant que la montagne est belle » comme le chantait Jean Ferrat qui chantait aussi lorsque j’étais adolescente – sans que j’en comprenne le sens « Verticalement tu n’es pas une affaire/ Je sais bien/ Mais horizontalement c’est toi que je préfère/ Et de loin/
Le pain est sur la planche…il nous reste beaucoup de travail pour arriver à tout comprendre de notre fonctionnement psychosexuel.
Belle fin de fête Pascale…
Homosexualité (suite)
« Je sors m’installer au « bord du soleil »" m’informe joliment mon ami en fermant la porte d’entrée. Pas le temps de lui dire que pendant ce temps j’allais retranscrire le débat du sex-o-café ouvert par Laurent. Il demande pourquoi l’hétérosexualité ne pose pas les mêmes difficultés au moment de l’orientation sexuelle ? Est-ce dû à la société actuelle ? Suite aux informations exposées on s’aperçoit que la culture judéo-chrétienne s’est fortement imposée en ne laissant pas vraiment le choix aux individus quant à leur préférence sexuelle. Le problème se pose à partir du moment où la préférence sexuelle n’est pas conforme à la norme en vigueur, d’où la mise en exergue de l’homosexualité.
Dans le mode de formation de l’homosexualité est évoqué l’œdipe inversé. Ainsi à la question de Fanny par rapport au développement de l’enfant dans les phases dont a parlé Freud (anale, orale, phallique ) n’y aurait-il pas une relation défectueuse à la mère ou au père, un rapport à la triangulation tel que décrit par Freud ? À ce jour de nombreuses théories sur l’homosexualité ont été échafaudées et toutes plus ou moins se sont vues récusées. Bien sûr toutes sortes d’hypothèses ont été émises et ce depuis que l’homosexualité est venue déranger l’ordre sexuel établi. Or, à l’heure actuelle rien ne vient confirmer l’une ou l’autre de ces théories puisque ni la génétique ni la biologie ont pu apporter d’explication satisfaisante qui tendrait à prouver une relation de cause à effet. En psy et à notre époque on considère que l’homosexualité est un choix du sujet (choix inconscient mais choix tout de même, en rapport avec son désir.) Freud avait déjà fait ce lien entre homosexualité et choix inconscient. Il refusa d’en faire une disposition innée ou naturelle (donc biologique) ou culturelle. Dans la résolution normale du complexe d’œdipe, l’enfant doit renoncer à ses désirs incestueux (et non pas les refouler) désir le plus souvent inconscient. S’il ne le fait pas (renoncer) cela réapparaitra dans le type de conjoint choisi, cela se manifestera à travers certains problèmes de couple ou à travers ses névroses. Il en est de même pour l’œdipe inversé. Au départ il y a un choix inconscient, une position que l’individu prend pour gérer son désir.
Pourquoi, demande Mireille, les adolescents changent leur sexualité en cours de route? Parce que les adolescents se cherchent ; l’adolescence est la période idéale pour explorer sa sexualité. Que penser des adolescents qui disent depuis le début « Je suis homo, et je ne serai jamais hétéro ». Ce choix est-il irrévocable? C’est ce qu’on appelle des invertis absolus. Ces adolescents savent depuis toujours qu’ils sont attirés par les mêmes qu’eux mêmes, le même sexe qu’eux. C’est le cas d’un jeune homme qui est venu me consulter pour une tout autre raison que sa sexualité. Au fil des séances il est convenu de son homosexualité; à partir de ce moment là tout reprenait des proportions acceptables et il acceptait sa différence. La problématique restante est qu’il le tairait à son père, ne désirant pas attiser son courroux.
Qui est fait la femme qui fait l’homme ? Cette question est souvent posée y compris lors de la soirée où les exemples ne tarissent pas. Dans la plupart des couples homo il y aurait un élément passif, un autre actif. Ce que n’affiche pas vraiment les magasines gays qui n’exposent pas vraiment des « folles », des hommes très efféminés mais plutôt de très beaux gosses. Belle gueule, bien musclé, tel s’affiche l’homo qui n’est pas sans rappeler, (comme le fait remarquer Roland ou Marc, je ne sais plus) le culte romain. Les homo soignaient leur apparence, ils se devaient avant tout d’être virils… Liliane nous fait une petite aparté sur les lesbiennes en lisant le texte ci-dessous :
CES FEMMES QUI AIMENT LES FEMMES (Une enquête de Eli Flory)
La société française, en perpétuel mouvement, s’affiche de plus en plus gay-friendly à lire les sondages favorables au mariage des couples homosexuels et à voir les devantures de lieux de réjouissances ou de villégiature s’étiqueter aux couleurs du rainbow flag, drapeau arc-en-ciel de la fierté « d’en être ». Les icônes lesbiennes d’aujourd’hui ne sont plus celles d’hier : après les courtisanes de l’Ancien Régime, les décadentes de le la Belle Époque et les militantes des seventies, on porte aux nues des joueuses de tennis et des pop stars. Le mythe des « deux amies » si rassurant à l’époque où la société voyait dans la procréation sa seule téléologie (étude de la religion, des textes sacrés), a fait son temps. La lipstick lesbian, celle qu’on ne remarque pas dans la rue parce que ses talons hauts, ses jupes courtes ou ses décolletés plongeants la classent dans la catégorie des « hétéros sexy », brouille les repères, désarçonne les hommes et alimente leurs fantasmes.
Dans l’inconscient collectif, malgré l’évolution des mentalités, l’homosexualité féminine n’est-elle-pas encore toujours considérée comme un choix de vie, affectif et esthétique, ou comme un goût, une préférence, voire une identité. Dans l’imaginaire masculin, on est lesbienne par défaut, c’est un pis-aller. A moins qu’un appétit sexuel démesuré n’abolisse les frontières entre les sexes, le goût des femmes est souvent la conséquence d’un dégoût des hommes, mis sur le compte d’une relation conflictuelle avec le père et/ou la mère, d’expériences décevantes vécues dans les bras d’un garçon – du chagrin d’amour d’adolescente aux violences sexuelles. Combien sont-ils encore pour penser que, si une lesbienne les « essayait », elle aimerait les hommes ?
Beaucoup d’hommes avouent fantasmer sur les femmes qui font l’amour entre elles : partager leur couche est souvent perçu comme un eldorado sexuel. D’autres, au contraire, souvent du fait de leur culture ou de leur religion, rejettent l’homosexualité féminine qu’ils perçoivent comme du gâchis, quand ils ne brandissent pas le Coran ou la Bible pour châtier ces « maîtresses de Satan ».
Une femme qui est avec une femme c’est avant tout par passion amoureuse.
La relation lesbienne reste pour beaucoup d’hétérosexuelles, une relation incomplète à mettre sur le compte de l’amitié amoureuse, de la tendresse, de la complicité affective. Le monde gay et lesbien n’est pas un. Des divergences d’intérêts et de way of life dessinent des territoires aux frontières souvent imperméables. Les lesbiennes ont leur presse, leurs festivals, leurs archives.
Le film Gazon maudit, sorti en 1995, s’avère révélateur du regard porté sur le couple lesbien. Vision caricaturale d’une liaison entre deux femmes. La vogue du porno chic dans la publicité, parce que le cul fait vendre. Les publicitaires aiment jouer avec l’ambiguïté des femmes et des relations qu’elles peuvent entretenir. Images sexy, mâtinées de glamour pour bourgeoises et demi-mondaines. Cette vogue a favorisé le développement du fantasme masculin archétypique de la lesbienne hypersexuée. L’homosexualité féminine est d’autant plus considérée que son image est déformée ou recréée à travers le prisme d’un imaginaire érotique hétéro centré. La lesbienne n’existe pas encore à part entière, en dehors des stéréotypes de la « camionneuse » ou de la « femme fatale ».
Elle fut longtemps considérée comme une anomalie, une chose sans nom, hors normes, en marge des faits naturels et sociaux si bien que les mots pour la nommer ont fait défaut pendant des siècles. Jusqu’au 16ème siècle, la langue française ignore la lesbienne en ne la nommant pas. Aucune législation spécifique n’a vraiment réprimé l’amour entre femmes.
Les « vilaines » (anciennement appelées tribades) sont les courtisanes, les prostituées, les hétaïres (Femme éduquée et de haut niveau social qui offre compagnie et services sexuels, souvent de manière non ponctuelle) de la Grèce antique, les femmes de mauvaise vie, mais aussi et surtout les disciples de Sapho. A l’époque de la Renaissance, où l’homme se prend pour le centre du monde, aimer une femme se réduit à des techniques sexuelles très approximatives et vaguement animales. Elles s’entrefrottent, rien de plus. Que pourraient-elles faire d’autre d’ailleurs, celles à qui manque le phallus. Leurs étreintes, privées de ce seul objet de plaisir, ne peuvent être qu’une pâle imitation, une contrefaçon de l’amour que les hommes font aux femmes. « Une femme qui abuse d’une autre femme » définition de 1762 dans la « 4ème Édition du Dictionnaire de l’Académie », qui va s’imposer jusqu’au début du 20ème siècle, sous l’influence des nouvelles découvertes, faites par des hommes, de l’anatomie féminine.
Diderot parle d’une « espèce de dépravation particulière aussi inexplicable que celle qui enflamme un homme pour un autre homme ». C’est de la faute du clitoris. La Tribade est une « femme dont le clitoris a pris un développement exagéré et qui abuse de son sexe ». Le mot « lesbienne » apparaît en 1904, dans le Nouveau Larousse illustré avec le sens de « femmes aimant les femmes » Toute sexualité qui n’a pas pour finalité la reproduction de l’espèce est considérée comme anormale. Puis une dichotomie entre sexe anatomique et instinct sexuel va faire école aussi bien chez les médecins que dans l’inconscient collectif. Sous l’influence des mouvements féministes, le terme de lesbienne va connaître des inflexions importantes en se teintant d’une coloration politique et idéologique.
L’homosexualité féminine reste encore sujette à discrimination et à propos lesbophobes, qui empêchent certaines femmes d’assumer ce qu’elles sont et de s’épanouir. Un sondage SOFRES en 1997 révélait que 80 % des jeunes homo intérrogés disaient mener une double vie et ne pas assumer leur homosexualité ; 10 % d’entre eux la vivaient sur le mode du refoulement. Au final, seuls 10 % de la jeune population homosexuelle pouvaient affirmer sans baisser les yeux, « être bien dans sa peau ».
La suite des questions posées seront dans le prochain article; donc
à suivre
le lien d’un article paru sur le blog libidosexualité que vous pourrez suivre
http://www.libidosexualite.com/2011/01/homophobie-ou-la-haine-du-different-dans-la-transgression-des-preferences-sexuelles/
ψ
“Comment le cerveau gère notre sexualité. De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme.“ De grands pontes de la gynécologie psychosomatique et sexologie de Genève débitent (sans jeu de mots) le résultat d’expériences pratiquées sur le rat. Les chercheurs ont implanté une électrode dans son système dopaminergique (Dopamine : neuro-médiateur du plaisir) que le rat active à volonté en appuyant sur un levier. Que croyez-vous que le rongeur fait dans ce cas là ? Eh, bien il se donne tant de plaisir qu’il ne s’alimente plus !
Vous vous demandez si ça marche aussi pour les souris ? Certainement puisque ça les concerne ! Pour résumer : Lorsque la zone du plaisir est activée, c’est toute l’organisation portant sur l’estime de soi, la représentation mentale de soi qui est stimulée et renforce la capacité à intégrer l’autre en soi. Plus il y a de plaisir plus on se considère, plus on va tenir compte de l’autre. De plus si l‘amour se mêle au plaisir, le désir féminin se transforme en un outil de compréhension et de connaissance de soi-même et de l’autre. Beaucoup de nos rôles sont venus de notre désir féminin de combler les besoins de l’Autre, l’homme en particulier, écrivait Anaïs Nin. Et même si on peut désirer une personne qu’on n’aime pas et aimer une personne sans la désirer quand les deux se rencontrent (amour et désir) c’est le jack pot ! Cela doit dépendre du “gyrus angulaire gauche “qui quand il est actif chez une personne son désir sexuel est très fort.
On savait déjà que faire l’amour augmente notre vitalité. De plus si l’on tient compte de la température extérieure, tout nous incite à nous faire plaisir et à nous mettre sous la couette. Le week-end n’est-il pas ce moment idéal pour poser sa tête près d’une autre, le corps ondulant sur un rythme lancinant? Ne faire qu’un avec l’amant aimant aimé? Qu’attendons-nous pour finir cette semaine en beauté ? Allons tâter les prunes et la tige de jade de notre amoureux pendant que lui s’occupera de nos lolos, de notre bourgeon, grimpera sur notre mont de Vénus ! Quel beau week-end en perspective !
Bon plaisir à toutes et à tous par ricochet.
Le Docteur Pierre Maldiney intervenant au sex-o-café,l’officiel insista sur l’intérêt de consulter dès qu’une baisse de la libido se fait ressentir. La libido dont la baisse du désir touche 43% des femmes est un réel problème. Il signe une problématique chez les femmes qui font acte de présence par obligation, par simulation pour se débarrasser de l’acte sexuel qui est devenu une corvée. Il rappelle qu’une baisse de libido, y compris chez la femme, est anormale. La libido est la force vitale qui nous sélectionne faisant de nous des êtres libidinaux; le désir n’est pas le but mais le moyen pour assurer la pérennité de l’espèce. Le désir n’est pas anormal mais son absence l’est. Lorsque cette force vitale qui nous anime tous vient à faire défaut, elle révèle une problématique au niveau de notre petite centrale nucléaire. Ce que le Dr Maldiney appelle « petite centrale nucléaire » est le lieu de la mitochondrie où se fabriquent les hormones comme la DHA hormone de jouvence, précurseur des hormones sexuelles. Cette centrale nous permet de vivre, de respirer…On comprend mieux pourquoi une chute de la libido est souvent, pour ne pas dire toujours, en relation avec une chute de cette hormone, la DHA. Cette chute reflète un stress au niveau de cette centrale ; cette fabrique d’énergie à un moment donné peut fatiguer; dans ce cas elle pare au plus pressé en ralentissant la libido jusqu’à la mettre hors circuit. Si malgré cela l’activité sexuelle continuait elle finirait par épuiser le système énergétique qui après défaillance finirait par conduire à la mort.
Donc, la baisse de la libido est un phénomène adaptatif, s’il demeure provisoire. Une bonne libido signera une bonne santé. Dans le cas contraire il faudra interroger les facteurs physiologiques, psychologiques et relationnels. Le rapport sexuel est un partage où les deux partenaires sont impliqués. La préparation à la pénétration est très importante. On mettra en évidence les défaillances dans l’interrogatoire notamment psy. La femme ne connaît pas suffisamment son corps et l’ignorance de l’homme pour le corps de la femme est encore plus grande. Il est donc important pour un couple d’apprendre de manière ludique à se connaître pour reconnaître les zones érogènes, écarter les tabous, etcétéra, etcétéra…
Le plaisir est ce qui fait suite au désir. Avec le désir il y a accumulation d’énergie émotionnelle (on peut parler d’électricité mesurable) comme un pont faisant monter le plaisir, stocké au niveau neuro-anatomique. Là est le circuit de Papez situé dans le cerveau, système limbique, circuit des émotions. Intermédiaire entre le cerveau reptilien (primitif : cerveau de la survie, du territoire, de la nourriture et de la sexualité) et le néo cortex (siège de la pensée consciente analytique, de la déduction et du langage) le cerveau limbique régit tout dès qu’il prend les commandes. Centre des émotions et des pulsions, il privilégie l’action immédiate avant même la réflexion censée l’accompagner. Il permet une bonne adaptation à l’environnement social…Et comme dirait Pierre etcétéra, etcétéra !
Les trois cerveaux sont sensés communiquer, fonctionner de conserve; or le système reptilien, limbique n’est que dans la réaction (fuir, combattre ou subir) devant un danger extérieur qui plus est avec une mémoire à court terme. L’interrogation du passé quant aux éventuels trauma de l’enfance, on retrouvera des problématiques importantes (enfants battus, incestués…)Dès lors, la vie, le désir, l’acte sexuel sont entachés de la saleté et d’opprobre. Suite à un choc – menace dans la survie – (traumatisme de l’enfance) le système limbique en gardera des traces indélébiles. Ces traumatismes de l’enfance ressurgiront systématiquement en troubles : compulsifs, obsessionnels, palpitations qui signalent une menace, un danger ! Chaque fois qu’il y a menace, danger, l’organisme fait accélérer le cœur soit pour le combat soit pour la fuite. Un stimuli peut rappeler au cerveau reptilien un traumatisme qui ancré comme une menace pour sa survie va reproduire les mêmes phénomènes : vaginisme (bloquer l’entrée du vagin à la pénétration, par exemple)
Désir, plaisir font qu’à un moment nous sommes prêts à la décharge d’énergie c’est à dire à l’orgasme. L’orgasme, véritable tsunami électrique du cerveau est variable d’un sujet à l’autre. Pour avoir un orgasme il faut se relâcher. On ne peut en avoir en se contrôlant. Les femmes atteintes d’anorgasmie sont des femmes qui ne s’abandonnent pas, ne se relâchent pas, sont toujours sous contrôle. D’ailleurs dans les temps premiers, à l’origine, pour la survie de l’espèce les rapports sexuels consistaient en éjaculation précoce avec orgasme quasiment inexistant. Puisque pendant cette phase de l’orgasme, nous sommes vulnérables donc sujet à la prédation. Les femmes anorgasmiques ne se relâchent pas parce qu’elles ne sont pas en confiance…
Il se fait tard ! Aussi, n’ayant peur de rien, je vais aller me relâcher sous ma couette…Demain je vous livrerai la suite….
Tout désir peut évoluer et tendre vers une diminution. En particulier le désir sexuel qui peut aller jusqu’à disparaître.
« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie sans être forcément obligé de satisfaire son désir en l’épuisant « selon Henri Gougault. Ainsi il en va du désir qui décline ou qui est totalement absent. La diminution du nombre de rapports est le témoin d’une baisse de désir. Toutefois ce qu’il faut retenir est le rythme en dessous duquel la personne est en manque. Même si le peu de désir est consécutif à une période où la relation était pleinement satisfaisante, le manque de désir s’inscrit dans un phénomène cyclique qui est physiologique à condition qu’il ne devienne pas chronique. Si ce manque s’installe dans la durée il deviendra problématique en entraînant une détresse dans le couple.
Comme dans toute problématique nous retrouverons dans la baisse du désir des indicateurs biologiques, organiques, psychiques, relationnels, culturels ou médicamenteux. Les causes biologiques : prise de médicaments (somnifères, antidépresseurs, certains contraceptifs, anxiolytiques …) donnés à la suite de dépression, d’anxiété, ménopause, grossesse… Les causes psychiques : aversion subite ou récurrente pour le sexe liée à des blocages dans l’enfance; conflit conjugal; expérience traumatisante (viol, inceste); suite à un accouchement; les suites d’un avortement; deuil; consécutive à des douleurs (dyspareunies). Causes relationnelles : couple avec routine, désintérêt des partenaires; peu ou pas de de séduction (négligence du corps, du vêtement, laisser aller physique), refus conscient ou inconscient de l’acte sexuel; mauvais sentiments ou manque d’attirance envers le partenaire; peur de l’engagement. Causes culturelles: sentiment de honte, culpabilité dû entre autre à des interdits religieux et, ou culturels; apprentissage inadéquat sur l’intimité corporelle; éducation sexuelle négative; difficultés à exprimer ses sentiments d’amour ou d’affection.
Les causes organiques se traduisent par de l‘herpès, condylome, vaginite, cystite, problèmes ovariens, sécheresse vaginale (hors de la ménopause); autant de barrières somatiques qui expriment un problème psychique.
Est-ce le fait de la libération sexuelle ? L’omniprésence de la sexualité empêche t-il le désir de se manifester ? Trop d’une chose tue la chose.
Apprendre à érotiser son partenaire, sa vie, est ce dont sont incapables les femmes qui ont le désir en berne.
Mais aussi celles atteintes de vaginisme. Qu’est-ce qui contraint une femme à ne pas s’ouvrir ? Qu’est-ce qui l’oblige à rester fermée comme une huître sur sa perle ? Pour certaines femmes l’impossible pénétration le moment venu est vécue comme une menace.
Le vaginisme est une contraction réflexe des muscles du vagin. Cette contracture involontaire et douloureuse rend la pénétration impossible (un doigt, un spéculum du gynéco, un tampon, encore plus un pénis.) Dans toutes pathologies les causes ont diverses origines d’ordre psychologique, relationnel, physiologique ou sexuel.
Qu’elles sont les causes du vaginisme ? Nous allons en parler puisqu’en parler est le meilleur moyen d’apporter des solutions.
Cas de vaginisme : Suite à une première consultation, Angela (trentaine d’années) me dit sa difficulté : Elle vit depuis trois ans avec son compagnon mais elle ne comprend pas pourquoi dès qu’il essaye de la pénétrer elle se rétracte, ferme ses jambes, le repousse…La douleur qui l’assaille alors au niveau du bas ventre est telle qu’il lui est arrivée de s’évanouir. Je lui fais délicatement constater qu’elle est atteinte de vaginisme. Elle est tout de suite rassurée d’avoir mis un nom sur ce comportement qui lui empoisonne la vie. Au fil des séances on découvre une étroite relation avec une grand-mère autoritaire pour qui Dieu fait office de garant de sa sexualité. Elle n’a aucun droit sur son corps; ses mains seront posées à plat sur son édredon lorsqu’elle se couche, pourra à peine tendre ses joues pour que l’on y dépose des baisers mais a l’interdiction d’ouvrir ses lèvres pour en donner; elle a encore l’attitude rigide enseignée par sa grand-mère celle de garder ses jambes serrées dès qu’elle s’assied… Lui faisant remarquer ce maintien, elle essaye de décroiser ses jambes. En vain…
Cet exemple met en évidence l’impact de l’éducation religieuse, dogmatique qui a transformé une enfant en jeune femme prise dans une spirale où la peur de pécher lui tenait lieu garde-fou. A trente cinq ans, elle était encore vierge, bien que vivant avec un compagnon, ou avant lui, s’amourachait de jeunes hommes homosexuels.
Dans le cas d’Angela nous avons affaire à un vaginisme primaire (présent dès les premiers rapports) alors que ce trouble peut survenir après des rapports sexuels satisfaisants. Dans ce dernier cas il sera appelé secondaire. Des couples s’accommodent bien de cette impossibilité de pénétration, qui convient d’autant mieux à l’homme en panne d’érection. Ceux-là, la pénétration impossible de part et d’autre, trouveront un équilibre sexuel avec une sexualité active et épanouissante grâce à l’échange de caresses excitantes et source de plaisir.Les femmes atteintes de vaginisme vivent souvent avec des partenaires tendres, affectueux; le problème dans ce cas ne fait que cristalliser le vaginisme, l’entretenant artificiellement.
Par contre d’autres, pour la plupart, la frustration et l’incompréhension de ce phénomène provoqueront de l’anxiété, du stress; la femme se sentira « anormale » ce qui accentuera ses difficultés. Quant à l’homme il doutera de ses capacités à donner plaisir ou pourra douter du désir de sa partenaire. Le désir d’enfant amènera à consulter.
Un second cas de vaginisme : une toute jeune fille de vingt ans me dit en pleurant qu’elle ne peut « s’ouvrir » à l’homme qu’elle aime parce qu’elle entend à ce moment précis son père dire à un copain » Pour les femmes c’est facile, elles n’ont qu’à ouvrir les cuisses, nous on fait le reste ». Depuis Stéphanie reste fermée, bloquée sur des mots dont quelques séances viendront à bout…
Le vaginisme est rarement dû à autre chose qu’un problème psychologique. On retrouve systématiquement un traumatisme sexuel, une peur ou un refus de la sexualité. Il est important de ne pas laisser traîner ce problème. Consulter est la première démarche qui fera comprendre le refus exact de toute pénétration. Ensuite il conviendra de donner des notions anatomiques intimes à la femme afin qu’elle apprenne à connaître elle-même de son propre corps.
En voilà assez pour ce soir que je vous souhaite sans soucis…Soyez prêts pour le changement d’heure.
Comme promis suite du sex-o-café, l’officiel. Dans l’assistance quelques questions adressées à Pierre : où trouve-t-on tout ce que tu viens de dire ? Quelle est la nourriture, huile, légumes qu’il faut ingérer pour avoir une bonne sexualité? Et l’ail qu’en penses-tu? Où trouve-t-on les Oméga3 ?
Pour permettre d’avaler cette potion qui deviendra magique voici quelques exemples pris directement dans mes consultations. (Il est bien évident que les prénoms ont été changés)
On pourrait intituler ce paragraphe ainsi : Comment préparez-vous vos repas? Dans quelle disposition d’esprit mangez-vous ? Comment êtes-vous dans votre relation amoureuse ?
D’abord nous pouvons constater qu’en croquant la pomme qu’Ève a proposée à Adam, ces deux là ne se doutaient pas des conséquences qui perdureraient pour avoir cédé à cette tentation. Ce qui est en jeu par le symbole de cette offrande était d’inciter le désir pour récolter le plaisir en partageant le fruit défendu. Vous l’aurez compris je fais court afin de dédramatiser une problématique dont le judéo-christianisme s’est emparé. Problématique qui revient encore de nos jours, qui fait des dégâts dans les relations amoureuses. De la Connaissance avec un grand « C » acquise par le biais de la sexualité, on se retrouve dans une version du bien et le mal. Le bien étant éclipsé et remplacé par le mal représenté par la sexualité vécue avant mariage, à seule fin de procréer. C’est un premier point que je tenais à exprimer en avant propos de mon exposé.
Freud mit en évidence dans « Trois essais sur la théorie sexuelle » l’importance des organisations prégénitales dont la première qui nous intéresse est la phase « Orale ». Cette phase qui dure quelques mois quand l’enfant ne sait pas que le sein appartient à sa mère, par contre ce qu’il sent déjà est que la tétée lui procure bien du plaisir en incorporant cet « objet ».
L’oralité est donc l’étape déterminante du développement sexuel. Notre façon de manger sont comme nos ébats : fades ou épicés, improvisés ou mijotés. Se nourrir et faire l’amour : moments d’échanges où se lira le plaisir ou son absence. On peut faire un parallèle entre la faim et le désir car comme la faim le désir ne peut venir sur commande; les deux sont spontanés. Parallèle aussi entre satiété et épanouissement sexuel. Désir et plaisir conditionnent le partage d’un repas et d’un lit. Toujours.
Ne dit-on pas l’appétit vient en mangeant, comme la sexualité sera satisfaisante avec des préliminaires non bâclés voire absents.
Jeux érotiques avec la nourriture : « J’ai un petit creux dit-elle en ouvrant le frigo. « Viens là que je le remplisse » lui dit son compagnon gourmand la prenant par la taille en l’entraînant vers la chambre. Je vous laisse imaginer ce qui s’y passât. Il y a aussi les pratiques sexuelles caractérisées par l’utilisation de nourriture. Cela s’appelle la SITOPHILIE. Cette pratique consiste à employer des fruits ou légumes durs de forme phallique : banane, concombre, carotte… en tout cas pénétrants; soit de la nourriture versée sur le corps (miel, chocolat liquide, chantilly, lait concentré sucré)pour y être léchés.
Nourriture et pathologie : toute problématique alimentaire vient d’un traumatisme de l’enfance. Parmi les plus connues :
L’anorexie qui consiste à se couper de sa sexualité, de son corps et du plaisir de manger. Pour une personne anorexique le rapport à la nourriture reste difficile, même quand elle en est « sortie ». L’anorexique a peur du sexe. Aline, ex anorexique, se regarde manger car dès qu’elle atteint un certain poids (dès que son poids dépasse l’objectif qu’elle s’est fixée) elle n’a plus d’appétit sexuel.
La boulimie avec vomissement : cette personne va se « remplir » par peur de n’en n’avoir jamais assez. Elle désirera ainsi combler un vide, un manque, qui est par nature incomblable. (Lire les articles du manque sur le blog.)
L’hyperphagie boulimique ressemble à la boulimie sans vomissement. Ce sont des personnes qui sont toujours dans le « trop » en amour comme dans la manière de se nourrir. Au lit comme à table. Les hyperphagiques ne sont jamais rassasiées.
André, homme atteint de compulsion masturbatoire préfère manger seul au restaurant que partager un repas avec sa compagne. Il ne partage pas sa sexualité qu’il préfère vivre en solitaire, en se masturbant.
Éric, l’homme qui engloutit très rapidement sa nourriture par peur de manger froid. En amour il se plaint d’éjaculation précoce. Il cherche le plaisir – vite – de peur viscérale de ne pas en avoir.
Il y a le cas de Martine qui n’aime que les douceurs, les aliments sucrés comme les caramels mous, les crèmes qu’elle tète à la cuillère en faisant durer le plaisir. En amour elle n’aime que les préliminaires qui durent. Elle ne reste que dans la douceur, les caresses. Elle rêve d’une relation fusionnelle et totale. Elle redoute le moment de la pénétration à laquelle son compagnon ne peut jamais parvenir. Elle est atteinte de vaginisme. La thérapie lui permit de réintroduire des aliments plus durs, des viandes, des légumes croquants qui l’obligeaient à mastiquer. Peu à peu Martine s’est ouverte à son partenaire. Elle vit aujourd’hui une sexualité épanouie.
Le cas d’Alexia, triste, abandonnée, dépressive. Alexia me dit déambuler dans son appartement depuis que son mari l’a quittée. Elle va à la cuisine, elle ouvre le frigo; en constatant qu’il est vide elle retourne dans sa chambre dont le lit ouvert est tout aussi vide. Au cours de la thérapie Alexia a connu un homme avec lequel elle partage, depuis, sa table et son lit.
Avoir envie d’avaler l’autre, de se fondre dans l’autre est une constante d’une relation amoureuse harmonieuse avec un côté passionnel.
Nourrir son lien, sa relation par le partage d’un repas revient à nourrir sa vie sexuelle. Modifier un élément dans la manière de se nourrir a des répercussions sur la vie sexuelle.
Omega3-Omega6- Sérotonine, magnésium, tryptophane, phérhormone,dopamine, cholestérol, ect,ect…
Ce septième rendez-vous était comme à chaque fois une expérience étonnante. Pas seulement étonnante mais inhabituelle. Inhabituelle dans le déroulement de la soirée. Déjà, l »absence d’Anne changeait la donne en installant Liliane (notre modératrice) derrière la caméra dès qu’elle eut annoncé l’ouverture du 7ème sex-o-café, l’officiel. Brrr, finies les vacances c’est la rentrée ! Youpi, c’est aussi la rentrée du sex-o-café, l’officiel ! dit-elle en préambule. Elle me présenta, présenta Pierre et fila derrière la caméra.
Ce sex-o-café, était moins un débat auquel nous étions habitués qu’une conférence donnée par le Dr Pierre Maldiney. Certains qui n’y ont pas assisté diront que faire une conférence sur la manière de se nourrir en s’appelant Maldiney avec pour prénom Pierre c’est comme avaler une soupe aux cailloux qui a de fortes chances de nous rester sur l’estomac. Eh, bien la majorité des participants (de nombreux nouveaux) n’ont pas eu de lourdeurs digestives malgré la précision et la teneur quelques fois difficiles des propos de Pierre; je n’ai eu que des compliments sur cette manière d’aborder le thème, façon conférence :
Silvia accompagnée de sa fille » J’ai appris et compris trois choses importantes, c’était très bien, vraiment »
Chantal « C’était très instructif, passionnant. Même l’humour était là, le sérieux se mélangeait au scientifique. Je suis très contente » Guillaume était tout ouïe. Roland n’avait pas l’air déçu. Régine était ravie. J’arrête là ! Je ne vais pas relater toutes les satisfactions car vous pourriez penser que…Nous allons passer au contenu en tentant autant qu’il est possible de résumer.
Dans le salon Shiva, l’ambiance était à l’écoute, à la captation d’informations que Pierre donnait à profusion, simples pour moi, moins simples pour la plupart de cette classe (dont deux adolescentes) très disciplinée. Pour une rentrée c’était une sacrée rentrée.
Premier point : Nous sommes ce que nous mangeons.
Deuxième point : Dans notre alimentation actuelle, de type fast food, on ne trouve plus grand chose des éléments indispensables à la régénération cellulaire.
Troisième point : La vie, telle qu’elle nous est imposée aujourd’hui nous oblige à être performants et dans la quantité au détriment de la qualité. Nous sommes dans le « marche ou crève » comme le disait ma mère qui n’est plus là aujourd’hui pour constater les dégâts et la justesse de son expression.
Quatrième point : Pour palier l’absence de rendement, de performances, la tendance sera d’aller au plus simple sans tenir compte de la dégradation cellulaire, hormonale qui seront forcément entravées.
Cinquième point : Nous sommes inféodés à nos hormones. Ces dernières fluctuent de manière infinitésimale au rythme des émotions, du stress, des soucis; émotions elles-mêmes engendrées par des relations sociales, professionnelles et amoureuses souvent perturbées.
Sixième point : Ces hormones, vitamines, minéraux à doses minimes dont le corps a besoin sont constamment assujettis, aux variations de l’humeur – comme dit précédemment – mais qui plus est, aux carences induites par une nourriture dénaturée,voire pernicieuse pour le corps et le cerveau. Dans la plupart des cas nous allons compenser par des substituts, des excitants plus ou moins doux – comme le café – un peu moins doux – comme l’alcool. Et comme bien vite cela ne suffira plus des produits plus durs seront avalés. Amphétamines, pour se réveiller, cocaïne pour terminer un travail urgent, cannabis pour se décontracter, anxiolytiques contre le stress…
Septième point : Nous savons tous que ce que nous ingérons aura des répercussions sur notre vie, nos performances intellectuelles, physiques, psychiques et sexuelles.
Huitième point : La main mise des laboratoires pharmaceutiques va aussi nous inciter à avaler des substances qui abaisserons, par exemple, les taux de mauvais cholestérol au détriment du bon, détruisant l’homéostasie (équilibre) sans se préoccuper par ailleurs des dégradations des fonctions vitales avec répercussion sur notre état général et la libido en particulier. Cette manière d’agir vient bien souvent du fait que la médecine ne considère la personne que séparée, elle la coupe de son unité, la tronçonne en morceaux en ne traitant que la surface, la forme, de l’organe ou du mal en négligeant le fond, oubliant de tenir compte de la personne souffrante dans sa totalité. L’être humain est un tout dont on ne peut séparer les organes et leur fonction de ce qui met à mal ses fonctions, c’est à dire, le psychisme. Et l’alimentation.
La spécificité de la médecine nutritionnelle et fonctionnelle pratiquée par le Dr Maldiney, est basée sur l’apport de la micro-nutrition, qui ne néglige aucun des aspects physique, physiologique, psychique et sexuel de la personne…
Voilà un aperçu en résumé des points qui ont été abordés pendant cette enrichissante soirée par Pierre. Demain c’est promis je vous rendrai compte de quelques cas concrets traités en psychothérapie par moi-même, déjà évoqués lors de la conférence. Je ne veux pas plus faire attendre le rapport de cette séance (bien que je n’ai pas encore visualisé la vidéo).
Je tiens à remercier chacune et chacun d’entre vous qui avez assisté à cette soirée.
Bernard Giraudeau en parlait si bien. Notamment dans « Les hommes à terre » succession magnifique de nouvelles qui parlent de marins, de leur rapport à la mer, à la terre ferme, à la solitude, au sexe.
Dans « Une histoire simple » où le marin déflore une jeune fille :
« Elle était blottie contre lui, la tête sur son épaule. Elle était si chaude. Sa queue durcissait et il ne savait pas comment faire pour qu’elle ne sente rien. Quand elle avait senti son sexe, elle avait redressé la tête. Elle l’avait regardé avec le même sourire d’innocence qu’elle lui servait chaque fois qu’il rougissait. Elle l’embrassa comme une femme qu’elle était. Il savait qu’il était trop tard…
Il l’avait soulevée et reposée sur sa queue sur laquelle elle s’enfonça doucement…Il avait senti quelque chose de chaud couler le long de sa queue et de ses couilles. Du sang probablement… Avec un linge il avait essuyé le sang, puis de nouveau l’avait caressée. Il effleurait sa peau avec ses mains comme des ailes de papillon. Il léchait le creux de ses cuisses. Elle avait murmuré : « Mange-moi« , et il l’avait dévorée. Elle aimait qu’il morde son épaule à la base du cou, qu’il mette ses seins dans sa bouche. Ça la brûlait. Elle tenait son sexe à lui dans sa main et avait fini par le manger elle aussi. »
Dans l’histoire de Diego l’angolais Irène était confortable. Lisait plutôt :
« Elle (Irène) laissait le petit Diego mettre sa tête au bord du sexe. Il se lovait comme s’il voulait revenir à l’intérieur de la femme. Quand il avait chassé les cauchemars, elle suçait son zan jusqu’à la sève. Alors il s’apaisait. Un jour après la « petite mort« , dans la léthargie proche du sommeil, il avait entendu Irène murmurer : « C’est bon un homme tranquille, démuni, apaisé. » Il avait grogné un sourire. Il s’était souvenu d’un type sur les quais, un dimanche d’hiver, qui avait dû être prof de philo dans l’antiquité. Il affirmait avec violence que les hommes sans femme c’est pas naturel, monsieur. Pourtant ils se sauvent pour vivre entre eux et aller tuer les enfants des autres. Ils se déchirent pour un bout de territoire. Ils s’entre-tuent même pour des femmes qu’ils ne garderont pas. C’est pour prendre le pouvoir, monsieur, pour la cruauté, pour se soulager leur impuissance. Il leur manque l’essentiel, la maternité. Il prêchait avec émotion en gueulant : Branlez-vous, branlez-vous. C’est la paix qui manque le plus. Il affirmait que si l’on n’obligeait pas les hommes à se branler cinq fois par jour, il y aurait toujours autant de violence dans ce monde.
La violence est une absence d’amour.
« Il faut qu’il coïte, l’animal, qu’il baise, qu’il copule, qu’il tringle, qu’il sodomise ou l’inverse. Branlez-vous. Il avait fini sa crise à genoux, en sanglots, puis avait ajouté à mi-voix, épuisez-vous !
Il faisait froid. On est sourd quand il fait froid. Irène aussi pensait qu’il fallait caresser, détendre la bête, l’apaiser. Un soir qu’elle agitait Diego avec une énergie farouche et une joie désarmante, elle lui avait dit haletante : Regarde, regarde, vois comme il est agressif, ton sperme. Il fait beaucoup d’histoires pour rien. Il gicle comme s’il voulait conquérir le monde et il retombe foutu. Finalement l’agressivité, ça s’éjacule. Irène suivait certainement des cours de philo. »
Dernière vague du mois d’août. Ma libido s’étiole, alors à défaut de dévorer mon homme absent, je dévore des bouquins. Certains, qui n’ont rien compris, appellent ça de la paresse; moi j’appelle ça cultiver son imagination. Cette imagination indispensable qui a besoin d’être nourrie autant que la sexualité… Quelle richesse contenue dans les bouquins que je consomme et qui m’empêchent de me consumer en attendant le retour de l’amoureux.Vous en faire profiter a été la joie de cet été quand une espèce d’inertie a scotché mon inspiration.
Agréable week end.











