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Archive for the ‘Non classé’ category

tu es Charlie

Tag Rayan C.

Ils sont morts de la bêtise monstrueuse, de l’ignorance grasse, un crayon à la main

Même si,

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites

je me battrai jusqu’à la mort pour que

vous ayez le droit de le dire »

(Cette phrase n’est pas de Voltaire mais lui est souvent attribuée à tort. Son auteur est en réalité Evelyn Beatrice Hall qui l’écrit dans « The friends of Voltaire » en 1906, ouvrage dans lequel elle résume la pensée de Voltaire)

Parce que trop souvent les Hommes, fanatiques, ignorants ne savent pas que « la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme. (Préambule à la DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME)

Article 19 de cette même déclaration universelle:

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Bouleversée, d’une tristesse infinie, nouée comme un vieux cep de vigne, je repars pour le combat avec comme arme les mots, écrits.

Ne sachant pas parler j’ai l’hommage silencieux mais les mots finiront par sortir à force de me gonfler le cœur.

Restons unis et cultivons-nous pour endiguer l’ignorance meurtrière.

Prenez soin de vous !

lyli

« Ah ! Parlons en des marques d’amour de mes parents, » s’exclamait Josiane en séance. Ma mère était tellement en phase avec sa vie de merde, qu’elle nous a abandonnés, mon petit frère et moi; j’avais 3ans. Et mon père ? Lui était seulement responsable de sa bouteille; ses valeurs étaient celles du PMU. Lorsqu’il misait sur des canassons, des tocards ou des outsiders dont un avait la chance d’être dans les trois premiers il allait au bar du coin s’arsouiller jusqu’à ce qui ne lui reste plus une thune. Vous en voulez des parents responsables de leur progéniture ? Venez chez moi ! sanglotait-elle.

Régine évacuait ses larmes discrètement. Mon père ? Mon père, ricanait-elle férocement à son souvenir. Il est parti avec la meilleure amie de ma mère qui pleure encore vingt ans après.

Et pourtant ces quatre là, ces deux couples parmi tant d’autres qui donnèrent Vie, ont prononcé à un moment donné le « JE T’AIME » fatidique sans aucun autre engagement que celui qui les a enchaîné à un destin sordide

Que signifie cette déclaration d’amour qui, pour Derrida « est un mot valise qui signifie qu’un message conformément à son destin ne peut arriver à destination »

« Je t’aime, je t’aime c’est tout ce qu’elle sait dire » chantait Claude Nougaro dont c’est aujourd’hui l’anniversaire des 10ans de sa mort: Un’ petit’ fille en pleurs dans une ville en pluie/Où est-ell’ Nom de Dieu !/Elle a dû remonter par la rue d’Rivoli/J’ai d’la flott’ plein les yeux/Parc’ qu’elle avait rêvé je ne sais quel amour/Absolu, éternel/Il faudrait ne penser, n’exister que pour elle/Chaque nuit, chaque jour/Voilà ce qu’elle voudrait.Seulement y a la vie/Seulement y a le temps/Et le moment fatal où le vilain mari/Tue le prince charmant/L’amour, son bel amour, il ne vaut pas bien cher/Contre un calendrier/Le batt’ment de son cœur, la douceur de sa chair…/Je les ai oubliés./Où donc est-ell’ partie ?/Voilà qu’il pleut des cordes/Mon Dieu regardez-moi/Me voilà comme un con, place de la Concorde !/Ça y est, je la vois/Attends-moi !/Attends-moi !/Je t’aime !Je t’aime !Je t’aime !…(Vous entendrez les paroles en musique en cliquant sur ce lien :

« Je t’aime  » Alors que les portes du train se fermaient, sa bouche en un rond formait un « je t’aime » distinct. Que voulaient dire ces mots là dans sa bouche qui ne l’avait jamais prononcés, qui ne le prononcerait plus parce que sa vie le quittait ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ne m’a-t-il jamais dit je t’aime quand il aurait pu le dire ? À qui le disait-il? À sa vie qui s’enfuyait ? À sa mère qui ne le lui avait jamais dit ? À son fils qu’il ne reverrait pas ? À toutes les femmes qu’il avait aimées et dont je représentais un échantillon de l’amour inconditionnel  donc masochiste ? Voulait-il avant le grand saut s’assurer de mon amour  éternel pour lui ?Je ne saurais jamais si ce « je t’aime » m’était totalement destiné mais qu’importe puisque sur le quai de la Gare de Lyon, un homme que j’ai aimé jusqu’à me renier me disait enfin JE T’AIME.

Dire « je t’aime » n’est-ce-pas attendre de l’autre une déclaration d’amour ? Car les gens qui s’aiment ont -ils besoin de se le dire ? Je vous laisse répondre à ces questions.

Joyeuse St Valentin de Thaïlande par un farang (français) tendrement respectueux des personnes et de leurs coutumes. Qu’il soit ici remercié pour le partage de son beau texte.

Sourire Thaïlandais

Il fait chaud, à midi passé, je tourne à gauche sur Phun Suk dans cette rue sans nom où se trouve le cybercafé. Une jeune femme mince, à la poitrine généreuse, vient en sens inverse, dans une rue tiède du quartier « chaud » de Hua-Hin, un sac de provision à la main, quatre ou cinq plats complets dans leurs emballages isothermes blanc. Un sourire, qui m’est manifestement destiné, lui aussi est blanc et généreux. J’y réponds avec un « sa wat di khrap » dont l’accent la fait rire. Elle me prend par le bras, me propose un « drink » dans son bar le Coconuts, manifestement un bar à filles. Rien ne distingue cette jeune femme, sans maquillage aucun, d’une passante quelconque, rien, si ce n’est cette invitation à prendre un verre dans un girlies-bar, le HARD BANG KOK CAFE COCONUTS espèce « d’épicerie arabe » des bars à hôtesses.

Je sens contre mon bras la douceur ferme d’un sein et un parfum léger ; je la suis et m’assieds à l’ombre, sur la terrasse. Un chiot minuscule, âgé de quelques semaines accourt et quémande une quelconque friandise. Je lui caresse la tête, il se roule sur le dos, me mordillant les doigts. Nam, c’est son surnom d’amitié, a déballé son repas, après avoir distribué les autres aux jeunes et ravissantes filles qui s’affairent dans le bar.
Je reconnais, outre les brochettes de poulet grillé, la fameuse salade de papaye verte, « som tam ». Elle m’en propose. Je refuse, c’est bien trop épicé pour moi. La mama-san m’a servi mon eau minérale. J’ai soudain très faim. Par geste et en anglais de cuisine j’explique que je vais aller chercher à manger. Je reviens avec un poisson grillé, traversé de part en part par des tiges de citronnelle, aromatisé de coriandre et d’ail et du riz gluant. Il fait chaud, un air frais circule à l’ombre des cocotiers, Nam me sourit, décontractée. Les filles ont cessé de s’agiter et mangent, le chiot Li-Vaï s’est endormi à l’ombre, sur une marche. Lorsqu’un rare Farang passe dans la rue, elles l’appellent, peu convaincues d’un « Beer, drink » ou d’un « where you going ». Je suis particulièrement bien, je déguste mon repas, délicieux, le temps, atemporel, s’écoule en silence.

Nam m’a initié au parler thaï, invité à quelques leçons. Leçons aboutissant à des travaux pratiques, ma fois, plus qu’agréables, le jour du quatre-vingtième anniversaire du Roi. Nam a trente-sept ans.

Avec Nam, sa douceur, son rire, son sourire, j’ai pu mesurer le danger que représente une bar-girl de dix-huit ans pour n’importe quel homme, même fortement prévenu, hostile même à ce genre de rencontre. Nam m’a décrit, avant tout autre, le parcours et les motivations de ces filles de l’Isan, vendues et louées par leurs familles, par leur mère. Pour Nam, First is Money… avec en prime parfois, lorsque le farang est doux, amical et sobre un peu de tendresse vraie, un nuage de tristesse passe alors dans le regard…

Avec Nam a débuté et s’est achevée ma première expérience, au Pays du Sourire, mêlant sentiments et sexe vénal. Nam m’a envoyé ses vœux pour Noël, elle est repartie dans l’Isan avec un Farang. Elle m’appelle parfois…

?

N’enserrez pas un cœur il mourrait étouffé

comme l’agneau pris dans les griffes du gypaète barbu

N’enfermez pas l’Amour, se flétrirait la flèche dont Cupidon l’a percé

Si vous  lâchez un cœur après l’avoir aimé

il fera de l’Amour un simulacre d’une manifestation mortifère, une envie consommée et consumée comme feu de paille et non la signature du Désir jaillissant comme flammes ardentes à l’assaut du Ciel.

Mains offertes, cœurs joyeux, yeux brillants, pieds dansants,

Faites de cette fête une profession de foi, un renouvellement des serments, une confirmation du Désir. Et

Portez la coupe à vos lèvres unies pendant que de vos bouches mêlées à vos baisers s’envoleront mille mots pour signer d’amour chaque jour de l’année.

Belle Saint Valentin

?

Anne, Liliane et Lyli nous trois inséparables du SEX-O-CAFE sommes sorties sur la terrasse-bar gazon du 3.14. Échapper à la chaleur et la tension, en griller une tout en faisant un débriefing sur ce qui s’était passé ce soir là. Non, je ne vais pas remettre le couvert et vous infliger un  compte rendu supplémentaire. Tout a été dit à ce sujet.

Nous voilà donc assises autour d’une table contenant cendriers pleins (pas par nous, ils n’avaient pas été vidés) lorsque deux adolescentes jolies, aériennes dans leurs mouvements s’approchent de notre table pour nous demander du feu. Cigarettes allumées, elles s’installent sans qu’aucunes de nous trois leur propose de partager notre table et encore moins notre discussion. Je me levai, je dois le dire, agacée par ce que je ressentais comme un envahissement, et allais commander Perrier tranche et Coca light. À mon retour les demoiselles étaient en grande discussion avec Anne et Liliane. Je tendis l’oreille, attentive à ce que disait l’une des deux jeunes filles. Son prénom évoquait l’Australie, bien qu’elle soit Suissesse. Sa manière de parler, rapide, difficile, entravée dans une bouche pâteuse.  Ses mouvements  quelque peu désordonnés paraissaient avoir du mal à se coordonner. Elle parlait de Cannes et de la difficulté, voire de l’impossibilité dans cette ville de « s’amuser » si on ne buvait pas.

« Pourquoi ce n’est pas comme ça en Suisse? Peut-être, répondit-elle, mais pas de la même manière. » Elle nous avoua qu’à deux, mais surtout elle, elles avaient vidé trois bouteilles de vin en apéritif. (Petite précision : il était presque 23h et elles en étaient à l’apéritif, n’avaient encore pas dîné; ce qu’elles sont parties faire en nous quittant, lorsque deux jeunes gens les ont rejointes.) D’ailleurs c’est un des deux plus jeunes homme qui alla chercher le verre resté sur la table du salon intérieur – à moitié plein – à la demande de la belle au nom de la ville Australienne…et comme il était fou amoureux dès l’instant où il la vit, il ne se le fit pas dire deux fois.

Liliane voulut savoir comment ça se passait. Pourquoi cette débauche, d’alcool? Avait-elle conscience qu’elle se foutait en l’air en se faisant exploser le foie. « Non, à mon âge, je ne risque rien, je m’en rendrais compte avant, j’aime boire mais pas au point d’avoir une cirrhose. Vers 60 ans, peut-être, mais je m’arrêterai avant. « J’essayais de lui faire entendre, que la cirrhose ne dépendait pas de son désir mais d’une maladie du foie provoquée – entre autre – par l’abus d’alcool. On ne pouvait décider du moment où l’alcoolique en serait atteint, d’autant plus si l’organisme est carencé de certains enzymes pour y palier. Que l’on devenait alcoolique en buvant régulièrement l’on se trouvait piégé quand on ne pouvait plus s’en passer. Ce qui arrivait très vite et à son insu. Elle savait tout cela…

Pendant ce temps là, l’autre jeune fille parlait à Anne. Elle ne buvait pratiquement pas. Elle vivait à Cannes et connaissait la mentalité de cette région qu’elle aimait.  Dès que Liliane, se tournant vers moi, leur appris que j’étais psychothérapeute et que nous étions là pour notre débat mensuel sur la sexualité, l’autre adolescente « Puis-je vous poser une question?. »

Motus et bouche cousue sur les questions et des réponses qui abordaient la sexualité. Seulement un constat navrant de cette jeunesse, belle, intelligente et déjà tourmentée par des préoccupations d’un autre âge.  Anachronisme complet. Quelle société cette jeunesse est-elle en train de construire? Quelle est notre part de responsabilité dans cette folie dont parlent les jeunes gens?

Ô angoissantes questions dont le mal ravage les jeunes troupes d’ados. Ne pas éprouver d’orgasme autant de fois que l’on fait l’amour (par délicatesse, j’emploie faire l’amour alors qu’il faudrait dire se faire baiser); n’être que dans une recherche du plaisir orgasmique que l’on a jamais connu mais dont tous les médias parlent; ne pas se sentir une jeune fille normale si, comme le préconise la presse pour ado, il faut jouir coûte que coûte; avoir le sexe épilé pour mieux faire fantasmer les hommes et se donner l’illusion de rester une petite fille  ce qui les fera d’autant plus bander qu’ils pourront transgresser la loi sans être des pédophiles…Se servir de la pornographie via internet pour être fun; être accro au sexe kleenex, « tu ne me plais plus je te jette puisque tu ne me fais pas jouir; ils se bousculent à ma porte et il y en aura un qui y arrivera mieux que toi. « Avoir moins de 18ans et déjà avoir des implants mammaires.

Tout ! Ils veulent tout plus jeune, plus vite, plus fort, plus trash, plus hard. Comme si on ne leur laissait pas le temps de vivre le printemps de leur vie. Comme si ils devaient arriver en plein été pour ne jamais arriver à l’hiver qui leur fait si peur. A peine bourgeons, la jeunesse se flétrit sans que ne s’ouvre la fleur, la beauté. Brûler les étapes, semble être leur seul but. Mais pourquoi? Lancinante question.

Qu’avons-nous fait à nos enfants pour que nos petits enfants vivent ainsi ? Des mères qui ne veulent pas vieillir en seraient-elles la cause ?   Des pères défaillants, manquants feraient-ils des enfants manqués ? Avant ce SEX-O-CAFE, j’ai eu une discussion avec ma fille à propos de Facebook et de ce qui s’y passait. Nous en avons conclu que j’organiserai un SEX-O-CAFE spécial adolescents. Oui, ça urge!

Votre lundi Pascal c’est bien passé ? Tant mieux ! Parce que moi j’ai envie de hurler.