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Archive for the ‘Préliminaires’ category

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Ben, quoi ? Éjaculer précocement : ça arrive à tous les hommes une fois au moins dans leur vie sexuelle, non ? N’en faites pas un fromage si c’est une fois en passant. Par contre monsieur fonctionne ainsi depuis le début ? N’auriez vous pas affaire à  un grand égoïste ? Le dit bonhomme une fois qu’il a épanché sa tension, se retourne et s’endort sans aucune préoccupation  pour votre frustration. D’ailleurs êtes-vous seulement frustrée ou très en colère après ce rustre? Parce qu’un homme qui a du savoir vivre, de la tendresse pour sa compagne, n’agira pas ainsi; un homme qui n’est pas un goujat, sera très déçu et frustré lui aussi de ne pouvoir donner du plaisir à sa partenaire. Ensemble ils chercheront la solution, en dialoguant d’abord. En consultant, en couple ou en solo, ou à tour de rôle pour apprendre d’eux et des moyens existants (et il en existe) pour renforcer la durée. Donc, dans cet article on ne va pas s’occuper des  Crazy Pitt, (Crazy Pitt qui va si vite qu’on ne le voit pas passer), on ne va pas non plus se préoccuper de ceux qui tirent leur crampe comme des lapins.

L‘éjaculation précoce est un problème beaucoup plus fréquent que l’on ne le croit; elle n’est pas la défaillance des seuls hommes mûrs, des hommes andropausés, loin s’en faut. Ce phénomène handicapant atteint tous les âges en mettant à mal et en question la virilité masculine, la confiance en soi.

Imaginons que vous êtes un couple qui aimez danser ensemble. Vous viendrait-il à l’esprit de faire des pas qui vont contrarier les pas du partenaire ? Non, bien sûr ! Donc, partant de ce principe osez jouer sur différents rythmes et différents mouvements comme dans la danse. Vous écouterez la musique de vos corps et ondulerez en cadence sans penser à l’érection. Ne soyez pas inquiets, elle va venir. Et quand elle est là, monsieur, ne vous enfournez pas. Laissez la monter. N’ayez pas peur de la perdre. Profitez en pour pour commencer à l’apprivoiser en gérant la tension de l‘excitation sexuelle, en étant à l’écoute de votre partenaire. Rien ne presse. Trop souvent les préliminaires sont trop courts, par peur de ne pas y arriver. Par peur de décharger avant d’avoir embarqué. Par peur de perdre la cible.

Vous ne resterez pas focalisés sur les zones génitales en sachant que tout le corps peut être zone érogène. Vous développerez ensemble un imaginaire érotique, puisqu’on le sait, un plaisir rapide provoque la frustration des deux partenaires. Oups! ça ne marche pas cette fois ci? Ce n’est pas grave. Il faut un peu de temps pour réhabituer le corps à une autre discipline. Paris ne s’est pas construit en un jour. Soyez ludiques. Faire l’amour n’est pas partir en compétition pour arriver le premier; faire l’amour  est un échange d’énergie. Faire l’amour pour se reproduire est un réflexe physiologique archaïque devant assurer la reproduction de l’espèce, un conditionnement dont il faudra vous débarrasser.

Combien ont oublié que faire l’amour est un moyen gratifiant de se faire et de donner du plaisir. Et si il y a gêne il ne peut y avoir de plaisir. Alors, on s’amuse et on recommence. On prend son temps. On inverse les rôles. L’homme devient passif et la femme active. Il se laisse faire, se laisse prendre en main, en bouche, en queue; lui, ne fait rien que ressentir ce flux qui le parcourt sans essayer de maitriser ou de l’arrêter. Elle  caressera le corps entier, sans s’attarder sur le sexe du monsieur; c’est elle qui est aux commandes.

Le monsieur lui devra éviter de se comparer aux hommes des sites pornographiques qui ne peuvent que lui donner des complexes. Parce qu’il oubliera que c’est du trucage de cinéma. Peut-être n’a t-il jamais su que les érections des acteurs de pornos sont le fait de collages de pellicules consécutives à de multiples prises et le sperme qui n’en finit pas de dégouliner du lait concentré…

Allons, monsieur! Il est grand temps d’agir pour enrayer ce problème grave pour votre compagne et avant qu’elle ne soit trop frustrée. Elle pourrait finir par aller voir ailleurs. Et vous madame, ne vous moquez pas de cette terrible capacité à être trop rapide et favorisez des circonstances insolites, créez la nouveauté. Si vous appréciez la masturbation n’hésitez pas à vous masturber devant lui. Apprenez  lui qu’une masturbation régulière et voluptueuse débarrassée de la gêne et de la honte, même pratiquée sans vous à côté, est un excellent remède qui lui permettra de se connaître, d’apprivoiser ses tensions. Et bientôt il vous fera profiter de sa raideur dans la durée.

Ok ? Vous essayrez quand ? Ce soir ! Bien !

Le baiser

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Le fait de s’embrasser – se donner un baiser - puisque c’est de cela dont il s’agit, est la réunion des lèvres. Quatre en principe  et d’une langue dans le baiser amoureux ou de deux lèvres et d’une main ou d’une joue. Mais ce n’est pas cela qui nous intéresse bien que de ces deux manières l’une est une marque de respect, l’autre d’affection.

Seul le genre humain a le visage pourvu de lèvres avec un extérieur et un intérieur qui renferme un système sensoriel similaire à celui du clitoris et du pénis : c’est à dire un organe érectile… Cet organe érectile – appelé corpuscule de Krause – est identique aux trois endroits (lèvres, clitoris et pénis). Il libère la fameuse ocytocine. On comprend dès lors l’importance du baiser puisque  cette hormone déclenchera le processus de l’orgasme. Par la contraction des lèvres et le relâchement du corps l’hormone s’y répand pendant un baiser amoureux.

Échanger notre salive nous immunise, renforce notre bien être et notre vitalité, raffermit la tonicité de nos lèvres. D’où l’intérêt du baiser, qui en libérant les hormones anti-stress, stimule l’excitation. Le baiser servira de messager aux préliminaires incitant à s’unir et couvrir de baisers toutes les parties du corps.

À l’origine du baiser « intra buccal – c’est la nourriture qui était donnée au bouche à bouche aux nouveaux nés, aux petits enfants. On retrouve ces pratiques chez les grands singes et chez les humains dans certaines cultures.

Viens là, toi, que je te mange. Un doigt sur la bouche et chut je n’en dirai pas plus !

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L’amour :

Comment se constitue t-il ?

L’objet de ce premier article va tenter d’éclaircir l’origine du sentiment d’amour :


« La mort ni le soleil ne se peuvent regarder dans les yeux » disait Pascal. Mais l’amour n’est-il pas un soleil qui brille en aveuglant les amoureux ?

Qui n’a pas connu cet état d’Être amoureux lors de la rencontre de l’être aimé ? L’amour se présente et voilà que deux êtres en état de grâce redeviennent des enfants. Ils ont quinze ans ou mieux encore redeviennent des enfants venant au monde (de l’amour) et s’en remettent totalement en s’abandonnant, en s’offrant à leur objet d’amour comme ils le faisaient étant nourrisson avec leur mère.

Selon les chercheurs, le lien originel, la première histoire d’amour,  ne serait qu’une continuation de la quête à toutes les histoires amoureuses convoitées.

Jean-Pol Tassin, neurobiologiste au Collège de France, « indique que les histoires d’amour sont les éléments émotionnels dans le processus cérébral qui sont le prolongement du lien maternel »

Dès la naissance c’est la recherche de plaisirs sensoriels qui créent le lien à la mère par le biais des orifices du corps, créant des images de la communication archaïques. L’enfant intègre ses premières satisfactions et va passer sa vie à rechercher chez les autres des stimuli analogues.

C’est donc dans les périodes préœdipiennes que s’installe l’érotisme par le biais de la mémoire des sensations occasionnées par le plaisir de téter et à être touché par la mère. Le pouvoir du nourrisson qui a d’abord communiqué avec sa peau ressurgit lors d’une rencontre amoureuse où le corps à corps des amoureux fusionne.

Freud parle de « relation hypnotique de l’état amoureux »

Et Lacan dit ainsi de l’amour « l’amour c’est donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. »

Cela voudrait dire que le sujet veut (inconsciemment) donner ce qu’il n’a pas reçu – c’est-à-dire le l’amour sexuel du parent – à quelqu’un qui veut autre chose que ce qu’on veut lui donner – c’est-à-dire qu’il veut recevoir autre chose que de l’amour maternel.

Roland Gori le dit autrement « Cette passion se nourrit du besoin insatiable d’être aimé pour venir combler les manques de l’autre ; processus auxquels l’interdit œdipien fait barrage et objection.»

C’est donc avec ce bagage que l’enfant qui vient au monde s’engage dans la vie. Dès lors, une histoire d’amour où la sexualité est satisfaisante commence par l’éthique de vie qui puise sa source dans le réservoir d’amour rempli par la mère d’abord, avec son maternage adéquat et le père ensuite qui, donnant les limites, sera le tiers séparateur. Réservoir d’amour dans lequel on puise pour continuer à se désaltérer quand on en est séparé.

Selon que la « valise » de l’enfant sera pleine ou vide de ce que les parents y auront déposé – puisque l’on ne peut donner que ce que l’on a reçu – on revient à la case départ avec pour manteau qui a gage de fardeau. Ce fardeau dont nous charge notre naissance appartient aux parents, fardeau dont il est nécessaire de se débarrasser (psychothérapie, psychanalyse) puisqu’il contient nos névroses avec lesquelles nous ferons de notre vie un enfer ou un lieu de bien-être…

Ok, ok ! Mais ce n’est pas très poétique ni romantique, tout cela ! Alors que « tomber amoureux » est la chose la plus extraordinaire qui puisse exister. L’amour avec un grand A on l’espère quand on ne le connaît pas, on le pleure quand il s’en va, on le cherche quand on l’a perdu. L’amour est l’étincelle, la lumière dans  la nuit…

Bonne soirée ! Partez retrouver votre amoureux, votre bien-aimée…Demain nous verrons comment l’amour est défini par ses contraires.



SEX-O-CAFE  se prépare. Pour situer notre réflexion nous allons aborder le pourquoi du sujet sexuel. Pourquoi donc parler de  sexualité dans un tel cadre? Répondre que la sexualité est l’origine du monde est-il suffisant ? Est-ce satisfaisant ? Dans le monde où nous vivons, si  l’on considère l’intervention des moyens de contraception qui ont libéré les femmes, les couples et leur façon d’appréhender la sexualité, contraceptifs qui ont contribué à la libération sexuelle, faire l’amour est devenu, pour la plupart, un acte banal. Les médias – presse, cinéma, télévision, internet – nous saturent d’images où le sexe tient la première place, où la pornographie exploite les pulsions destructrices en exacerbant la violence. De ce fait la sexualité est dévalorisée, ravalée à un monde d’avidité où la fange côtoie les délires salaces.

Le pari de SEX-O-CAFE sera de réhabiliter la sexualité dans un contexte actuel qui nous démontre que la licence effrénée ne conduit pas davantage à l’épanouissement, à l’harmonie, au bonheur que la vertu coercitive. C’est dans un autre contexte que nous devons rechercher une source de joie, un équilibre. Nous les trouverons ailleurs que dans la complaisance ou dans la répression. C’est ce à quoi nous nous engageons dans nos rendez-vous mensuels de SEX-O-CAFE…

l’Origine du monde
Origin-of-the-World.jpg
Gustave Courbet, 1866
Huile sur toile
46 × 55 cm
Musée d’Orsay, Paris

Comme précédemment c’est avec l’aide  du livre « Eloge de la masturbation » de Ph.Brenot que nous allons continuer le pèlerinage vers notre centre intime. Avant S.A.Tissot (1728) maître après Dieu  et créateur du mythe du fléau masturbatoire, on se masturbait allègrement dans les chaumières, sans y trouver à redire, sans que cet acte soit répréhensible ni comme pouvant mettre un terme à l’espèce humaine. Un siècle plus tôt avant ce médecin, la masturbation n’était condamnée ni par l’Eglise ni par la médecine ni par la société qui mettait seulement en garde contre ses excès. Il a suffi de la publication d’un ouvrage de Samuel Tissot en 1758 « Essai sur les maladies produites par la masturbation«   pour mettre le feu aux poudres et réveiller la chasse aux sorcières en transformant durablement les habitudes et la morale jusqu’au début du XX° siècle…  Mais avant cela, la découverte du spermatozoïde par Leeuwenhoek et  de son contenu vivant changea la donne des savants et des philosophes de l’époque  qui durent repenser la morale sexuelle à la lumière de cette nouvelle et étonnante perspective.(Ph. Brenot)  La publication d’un ouvrage anonyme attribué par Tissot à un certain Dr Bekkers : Onania ou le Péché infâme de la souillure de soi et toutes ses conséquences affreuses chez les deux sexes, avec des conseils moraux et physiques  à l’adresse de ceux qui ont déjà eu préjudice de cette abominable habitude dont Voltaire en recense  vingt quatre édition – rien que ça!-, met en marche le complot médico-religieux en condamnant la masturbation.

Au cours des XII et XIII ème siécle,  l’acte solitaire se vivait librement dans le plaisir, aucune condamnation n’y portait atteinte en ne laissant que peu de traces dans la littérature, si ce n’est quelque satire burlesque qui fait toujours de l’acte solitaire une alternative plaisante, mais stérile, au plaisir fécondant.  Elle (la littérature) nous informe sur l’acte solitaire comme étant un substitut quand il ne peut se réaliser à deux, un jeu de l’amour dans les préliminaires recommandé par Ambroise Paré; elle a toujours chanté la légitimité et …l’honnêteté de l’acte le plus naturel et le plus nécessaire à la nature humaine. Cette ambiance libre, érotique relativement libertine, est à mille lieux de penser à la tourmente qui va s’abattre au XVIIème causée par Tissot et ses préceptes liberticides auprès duquel  se confesseront Rousseau et Diderot qui tout deux se compromettent dans cette morale assassine. Ces deux là avaient le sexe solitaire, coupable, d’autres tourmentés par lui comme le fut Julien Green; certains refoulèrent les « mauvaises habitudes » ainsi firent Proust et Gide, et d’autres encore comme Sachs et Emmanuelle y trouvèrent une immense joie…

Il semblerait que le terme masturbation soit apparu sous la plume de Montaigne, écrivain lucide empreint de sagesse. Libre penseur et penseur libre de tout dogmatisme, Montaigne s’appuyant sur la Raison et la Nature était défenseur du loisir, du bonheur et de la Liberté de l’homme. Pendant plus d’un siècle coexistent deux mots manustupration (de manus, main et stupratio, action de souiller) et masturbation (du latin masturbatio, ou du grec mastropeuein, prostituer). L’usage de ces mots était rare puisqu’en ce temps de Montaigne la masturbation n’est pas frappée d’interdit mais a plutôt sa place naturelle  dans la maturation et dans l’épanouissement sexuel (Ph.Brenot) Il fallut attendre 1835 pour que ce mot fasse son apparition dans la sixième édition le Dictionnaire  de l’Académie ! Avant la naissance du mot masturbation, on se manuélisait, on se clitorisait. Se manuéliser ou se clitoriser était le seul moyen d’être sage au couvent, en prison, avant le mariage et en toutes circonstances où il ne fallait user des organes de la génération qu’à des fins de procréation.

À la fin du XIX on doit à un médecin anglais l’invention du terme autoérotisme qui définit la masturbation comme un fait naturel sans conséquence pathologique. Mais avant d’en arriver là, il faudra encore faire la différence entre celle-ci et l’onanisme. A bientôt pour la suite, en attendant soyez sage!

Cet article a déjà été publié en mai. Vu la demande concernant la masturbation tous les articles la concernant déjà édités le seront de nouveau.

Masturbation

Enfin, elle aborde le sujet! J’entends d’ici (de ceux qui me l’ont demandé) les ravissements et le dédouanement (si tant est qu’ils en aient encore besoin pour continuer leur pratique auto-érotique). Car pourquoi aborder le sujet de la masturbation si intime et si commun (surtout à la majorité des hommes)? Tout simplement parce qu’au même titre que la sexualité dont elle fait partie, la masturbation, quand elle est évoquée  lors des séances en psychothérapie, l’est toujours  avec beaucoup de gêne. Sous-jacents à sa pratique d’innombrables qualificatifs  définissent le masturbateur (personne qui se masturbe) comme coupable, honteux, pécheur pour certains, acte contre nature pour d’autres, sans oublier la mention « sale » souvent ajoutée dès que l’aveu de la faute est exprimé.

Pour pouvoir vous entretenir sur ce sujet aussi sensible que tabou, j’ai ressorti de derrière les fagots le petit livre de Philippe Brenot dont le titre, il y a quelques années, avait attiré mon attention : « Eloge de la masturbation« . Je vais donc essayer de le résumer pour en finir avec ce qui demeure encore aujourd’hui, même si c’est moins prégnant, autre chose qu’une étape nécessaire et indispensable à la maturation et le garant de l‘autonomie sexuelle dans le couple comme le précise Ph. Brenot. La masturbation n’est ni sale, ni honteuse, ni perverse, ni réservée à l’adolescence, ni aux célibataires!

La masturbation est une pratique manuelle qui se joue en solitaire ou en couple et aboutit à l‘orgasme. Elle reste cependant le tabou le plus solide de la morale occidentale. Elle est sujette à bien des culpabilités à qui la pratique. Pourtant pouvoir en parler comme on parle de la sexualité, permettrait à sa nature aux fonctions multiples, de dédramatiser, de libèrer les tensions.  Après vous avoir mis l’eau à la bouche et la main au panier, je continuerai à vous en parler dans les jours qui viennent. En attendant la suite faites-vous plaisir et délivrez-vous des préjugés assassins auxquels elle était enchaînée.

Ouf! Enfin débarrassée de l’affligeante habitude consistant à téter un filtre d’une cigarette roulée avec application dans une feuille de papier très fin. Par une aspiration  goulue la fumée à la saveur âcre d’un tabac garanti sans conservateur, sans agent de texture, était avalée. Par cette manie, devenue plus un rituel qu’un plaisir, je m’autorisais des pauses « réflexion »,  des arrêts tabac comme d’autres font des arrêts pipi lors d’un trajet sur l’autoroute. Une pause comme un  prétexte pour trouver le mot qui convient à préciser au plus près ma pensée…Depuis trois semaines, non plus recroquevillée sur cette fâcheuse addiction, les poumons, ventilés par un souffle profond sans ajout d’aucune sorte, reprennent toute leur place; cependant le manque de nicotine se fait ressentir. Le chocolat par ses effets euphorisants vient compenser le manque.

Noir s’il vous plaît le chocolat. C’est bon pour la santé, c’est bon pour le cœur; c’est un allié contrairement au tabac qui détruit, le chocolat Noir est un remède. Permettez-moi d’insister sur la couleur du  chocolat. Il faut savoir que les protéines du lait interfèrent sur les qualités de la fève …

La fève de cacao est une mine de constituants essentiels tels que potassium, magnésium ( anxiolytique puissant) calcium, phosphore. Et hop!  une petite barre d’un noir à 74 %! minimum et avec elle nous sommes surs d’avoir notre dose de  fer; quelques carrés nous faisons le plein des vitamines A, de plusieurs  vitamines du groupe  B, la vitamine PP et la merveilleuse vitamine E. Qui l’eut cru qu’en croquant du chocolat et grâce à la vit.E contenue dans la fève de cacao, nous avons une arme délicieuse pour  lutter contre le vieillissement? De puissants anti oxydants y sont associés : polyphénols, tanins, les fameux flavonoïdes. En outre et après expérimentation (des hommes se sont dévoués) il a été remarqué que le chocolat était un excellent stimulant cardiaque, un efficace décontractant musculaire, un anti dépôt du mauvais cholestérol sur les artères, sans oublier l’intellect activé et l’effet euphorisant.

Plus que le thé vert, plus que le cassis et la myrtille, la fève de cacao détient la palme en concentration d’un flavonoïde, l’épicatéchine. Manger du chocolat noir  favorise la dilatation des vaisseaux permettant ainsi  au sang de circuler plus librement… Cela aurait-il une incidence favorable pour fortifier les érections ?A vous messieurs de me le dire, après avoir mangé du chocolat, évidemment. Cet afflux de sang chargé de flavonoïde inhibe l’agrégation des plaquettes, empêche les caillots de sang, entretient le cerveau et éloigne les risques de la maladie d’Alzheimer.

C’est bien connu qu’un coup de flip sera chassé par un carré de chocolat noir. Finalement il est bien facile de se faire plaisir tout en se faisant du bien. Tenez ! Essayez un petit massage avec une huile parfumée au chocolat. Oui, ça existe ! C’est un régal. Le massage ou l’huile ? Les deux ensemble, pardi ! Vous n’avez pas idée des vertus aphrodisiaques de l’odeur du chocolat associée au massage ! La séance terminée vous pouvez vous croquer mutuellement.  Un régal, vous dis-je !


Vous n’êtes pas sans savoir que les signes de reconnaissance sont aussi indispensables au nouveau-né que le sein maternel pour son développement harmonieux, plus que nécessaires pour qu’il s’en nourrisse, grandisse, se construise, s’organise psychiquement et physiquement. Satisfaire son besoin de reconnaissance est un besoin vital de la naissance à la mort. L’absence de signes de reconnaissance, et au delà de la souffrance qu’ils engendrent,  créent des manques tels que les carences s’installent qui peuvent conduire à la mort.

L’air que l’on respire, l’eau, la nourriture, le sommeil sont évidemment vitaux.  Or, l‘identité, le sentiment d’exister ne peuvent se construire sans les échanges et la qualité des signes de reconnaissance avec l’environnement. Aujourd’hui, nous vivons  dans un environnement paradoxal où la communication tient toute la place (médias, internet, téléphones portables…) sans pour cela que s’améliore la qualité relationnelle, bien au contraire il semblerait qu’elle se dégrade.

Alors? Qu’est-ce-que ce besoin vital dont on ne peut se passer aussi indispensable que les éléments dont on a parlé plus haut? Comment manifester sincèrement des signes de reconnaissance alors que la plupart d’entre nous en a manqué ( je t’aime, je t’admire, j’apprécie ce qui tu es)) ? A été blessé (quelle idiote!) ? N’a pas été stimulé ( c’est bien, tu vas y arriver). On ne nous a jamais appris comment s’y prendre pour dire ce qui va ou ne va pas. Le « ça va ? », balancé comme une épluchure de banane dans une poubelle, n’incite pas à répondre, « je ne vais pas bien, »  ou « oui, merci je vais bien » n’est-ce-pas ? Dans ce monde où tout va si vite, on répète comme un automate des « ça va » sans en attendre la réponse. On s’entrebise sans avoir la conscience de donner un baiser: (Au fait, je t’ai dit bonjour ?). Les relations quotidiennes (travail, famille, amis) ne sont que l’accumulation de désillusions, de frustrations, alors que nous avons besoin de tendresse et d‘attentions, d’être reconnu pour ce qui nous sommes.

Être touché est un besoin tant biologique que psychologique. Le couple, les amis, les parents avec leur enfant qui n’échangent pas de caresses, de contacts, de câlins, de paroles réconfortantes, de signes de reconnaissance, vont dépérir comme le nourrisson dont la mère se désintéresse de lui. En l’absence de toutes ces marques d’affection, d’amour, la  tristesse s’empare des individus… Les mots, les gestes sont vitaux pour toucher le cœur, stimuler les affects. Le Dr Spitz nomma sous le terme « d’hospitalisme » les carences affectives dont étaient atteints les très jeunes enfants devant rester longtemps dans des milieux institutionnels – prisons, maternités, orphelinat, hôpital.

Ce besoin psychologique fondamental, vital, incontournable est ce qu’on appelle le besoin de reconnaissance

Très vite nous en reparlerons. Je file sur les statistiques de <http://www.libidosexualite.com/ pour y lire les commentaires, autant de signes de reconnaissance dont j’ai besoin pour me relier à vous.

Avec le passage de l’équinoxe d’automne, les jours sont plus courts que les nuits. L’ombre augmente. Au plein cœur de l’automne la fête de la Toussaint annonce la réalité de la vie que nous tentons de poursuivre se terminant invariablement par la mort.

Nous sommes tous confrontés à l’angoisse, à la difficulté de vivre, à l’échec, au désir de mourir, y compris mourir de plaisir. Nous sommes tous embellis par la joie, la réussite, la confiance en soi. Je nous espère tous cherchant un sens à sa vie.

Le cheminement intérieur parcourt l’immensité de l’intime en créant des désordres de l’âme. Dans ce chemin difficile qui nous reflète en nos miroirs déformants, puisse-t-on y trouver la richesse qui nous habite, inviolable, sans vol possible. Richesse accessible à qui sait lire les maux pour traduire en mots après avoir déchargé les humeurs puis rechargé notre cœur de persévérance, de gratitude, de beaux sentiments pour nous faire continuer la route jusqu’à l’hiver …définitif.

L’automne entamé depuis peu de jours, nous rend compte, si on veut bien s’y attarder, de la progression de notre vie affective liée à l’évolution psychique, intellectuelle. L’automne incarne la troisième phase de la vie. Les semences déposées au creux du sillon après le labour et le repos de la terre, éclosent au printemps, mûrissent l’été. Puis vient l’automne période de la récolte des fruits. Chaque saison inspire des sentiments différents. Si les esprits chagrins oublient la flamboyance des couleurs automnales, ils ne retiendront de l’automne que le recul des jours qui rallongent les nuits, le vent d’autan lourd et chaud, les épaisses brumes matinales, le retour en force d’un soleil capricieux.

Les optimistes y redécouvriront le cuivre des forêts, les vendanges offrant un après de vins capiteux, la douce châtaigne dans sa bogue hérisson, les moissons engrangées dans les greniers modernes. L’incendie des forêts, que nul pyromane n’allume, réchauffe les yeux et le chemin parcouru sans brûler nos pas feutrés dans la douceur d’odorants tapis de feuilles colorées mais mortes.

A l’automne, la terre a donné sa richesse tandis que le paysan va continuer son inlassable travail de retournement, de labourage, ensemencement, re-taillage de la vigne, préparation des futures moissons. Cette terre morcelée détruira les débris des racines enchevêtrées, lacérées, restées en elle, puis entamera un processus de décomposition, préparant le sol à d’autres semences, à d’autres futurs.

Nous pouvons comparer le cycle des saisons aux différents stades de la vie. Chaque étape de la vie représente une évolution qui peut se traduire ainsi :

  • Enfance : graines semées par les parents, les éducateurs. La naissance jusqu’à la pré adolescence.
  • Adolescence : bourgeons, fleurs prêts à éclore. Le printemps.
  • Jeunesse : formation des fruits. Fin du printemps, début de l’été.
  • Adulte : cueillette et dégustation des fruits. Séparation du bon grain de l’ivraie. Le plein été et début de l’automne
  • Vieillesse : Réaliser et vivre de la récolte. Profiter des acquis en attendant la fin dans la Sagesse. Fin de l’automne et l’hiver. La mort.
  • Chaque saison changera la qualité du pâturage  où de la naissance à la mort nous irons en courtes transhumances renouvelées à chaque étape de la vie.

Qu’en est-il de notre psychisme quand vient l’automne ? Récolterons-nous ce que nous aurons semé ?…

À suivre…

Le baiser

Le baiser…Le verbe « baiser » du latin « bassiare« , signifie « tenir dans ses bras », embrasser. Le premier baiser, celui dont on se souvient à cause de la personne qui l’a donné, ou qui l’a pris  » Il m’a volé un baiser ». La réunion des lèvres marque le point de départ des histoires d’amour, du rapport sexuel. Cet échange scellera l’acceptation entre deux personnes, annoncera les prémices d’une histoire à vivre. Le Marquis de Sade l’a détourné  au profit d’une connotation beaucoup plus triviale, beaucoup plus sexuelle dont le sens moderne  est un acte sexuel avec pénétration. Chez les anglo-américains on se donne un « hug« , on se serre dans les bras, on s’étreint sans « poser les lèvres sur » comme il est coutume du côté de chez nous. Tout le monde connaît le baiser des esquimaux, ils se frottent le nez pour se réchauffer. Le baiser de Judas l’Iscariote, l’un des 12 apôtres de Jésus, a facilité l’arrestation du Christ en l’embrassant. C’est ainsi que le baiser de Judas est devenu synonyme d’un baiser d’un traître. Il se raconte que sans ce baiser, le Christ n’aurait pu accomplir la rédemption. Une histoire tellement vieille…Dans le Cantique des Cantiques, chants d’amour humains, le Bien aimé baise sa Bien aimée, dans le sens de l’étreinte charnelle.

Pour les cultures asiatiques, le baiser est partie intime de l’art de l’amour. Pour ces peuples  là, il est inconcevable de s’embrasser en public puisqu’ils considèrent le baiser comme étant presqu’aussi érotique que le coït, il ne doit être pratiqué qu’en privé. Pour les Taoïstes la salive d’une femme est sa « source de jade« ; elle s’écoule de deux points sous la langue, elle est très bénéfique si elle est bue.

Dans de récentes études sur la sexualité il a été démontré que la salive peut contribuer à augmenter le désir sexuel. Elle contiendrait de la testostérone (dixit Helen Fisher anthropologue). L’excitation due au baiser va élever la dopamine (toujours elle) celle-ci est associée à l’amour romantique. Si c’est l’ocytocine qui est activée cela va déclencher le système de l’attachement

Savez-vous que deux personnes qui se bécotent échangent quelque 40 000 parasites, plus de 250 différentes bactéries, sans parler de l’eau, des graisses, des protéines !  À vous dégoûter d’embrasser votre voisin de palier même si l’attirance est forte. (Beurk, s’il te plaît ne bois pas à même le goulot je préfère que tu me refiles tes bactéries et parasites en direct.) Ah! Aussi : chaque baiser nous fait brûler 4 calories. Je ne m’étonne plus de ne pas grossir depuis qu’avec mon amoureux nous sommes suspendus à nos bouches.

Et puis y a « le baiser de Zézette, le plus salé, le plus sucré, c’est le plus chouette. Pour l’apprécier il faut comprendre qu’il est sublime comme une truffe sous la cendre« . Pour ce baiser là, je vous renvoie à Pierre Perret et à sa chanson « Les baisers ». Vous y ajouterez l’air.

La plupart des sociétés humaines échangent des baisers. Allons-nous  nous arrêter à nous consommer? Certainement pas au risque de nous consumer. Bon jeudi ! Prenez soin de vous.