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Archive for the ‘Sexualité féminine’ category

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Dans ce dernier Sex-o-café l’émotion régnait en maître, d’où qu’elle provienne, femmes et hommes confondus. De là à croire que les participants de cet événement ont des caractéristiques qui ne sont pas exclusivement masculines ou féminines mais s’imbriquent selon la loi des 80-20, y a pas loin! Parce que les fidèles  du sex-o-café ont, ce soir là, permis à leurs émotions de s’exprimer. Cette loi des 80-20 quelle est-elle? Certains hommes se retrouveront parfois du côté féminin; certaines femmes se retrouveront parfois dans une description du masculin.Et cela en vertu de la loi des 80-20 qui s’applique tout autant dans les différences homme/femme.Par exemple, l’on sait que 80 des demandes de conversations dans un couple sont le fait des femmes; que 80 des dépendants émotifs sont des femmes; que 80% des parents qui s’investissent à fond dans l‘éducation des enfants et des soins aux autres sont des femmes… mais on y retrouve aussi 20% d’hommes. Alors que 80% d’hommes préfèrent aimer en silence, que 80% de ceux-ci cherchent à défendre l’intégrité de leur territoire ou s‘investissent davantage dans leur travail ou leurs projets personnels…Cependant un certain pourcentage de femmes manifestent ces tendances. Comme au Sex-o-café, où les hommes (tel Marco) ont pu se dévoiler émotionnellement (ce qui est plutôt le fait des femmes).

La différence entre une femme et  un homme tient dans le bain hormonal dans lequel l’individu mâle ou femelle est plongé dès la gestation: œstrogènes ou testostérones les différencient. Ainsi une femme obligée par ses œstrogènes exprimera ses émotions, parlera sans réfléchir, aura besoin de partager ses idées, son temps, ses sentiments. Partager verbalement et communiquer caractérisent une femme. Les mains d’une femmes sont un modèle de précision grâce à ses doigts d’une très grande dextérité. Son sens du toucher possède jusqu’à 10 fois plus de récepteurs cutanés pour le contact. Chez elle l’ocytocine et la prolactine (hormones de l’attachement et des câlins) multiplient son besoin de toucher et d’être touchée.  Une femme  a besoin d’intimité pour apprécier la sexualité. Son odorat est plus développé (jusqu’à 100 fois plus au moment du cycle). Même si la vison est plus développée chez l’homme, la femme possède une meilleure mémoire visuelle. Une femme qui n’est pas heureuse dans ses relations a du mal à se concentrer sur son travail, contrairement à l’homme qui lui a besoin d’être au top professionnellement pour se sentir à l’aise dans sa relation. Les femmes, c’est bien connu, donne du sexe pour avoir de l’amour. Elles sont moins émotives parce qu’elles s’expriment davantage que les hommes. Elles sont orientées dans le temps ce qui fait qu’elles se rappellent ce que les hommes oublient. Leur ouïe est beaucoup plus développée, certainement pour entendre, malgré la fatigue,  leur progéniture. On comprend dès lors l’importance pour elles des mots (tendres  ou pas) de l’intonation, du timbre de la voix, sa musicalité ou son agressivité qui seront autant d’impacts qui avertiront une femme de ce à quoi elle peut s’attendre venant de la personne en face. En général les femmes ont un attrait particulier pour le mâle  dominant, fort et expérimenté, socialement reconnu, donc moins jeune mais susceptible de la protéger.

Stress féminin et masculin : Si une femme est stressée elle refusera les avances d’un homme ou toute proposition de nature sexuelle. Cela serait dû au cortisol, hormone du stress, qui bloque l’action de l’ocytocine dans le cerveau, supprimant toute envie de sexe et de contact physique. De plus la perspective d’une grossesse (9mois) et des soins à donner à l’enfant dans des conditions de stress n’a pas la même signification pour elle que l‘éjaculation spermatique chez l’homme. Dans le cerveau masculin par contre un stress élevé stimule les circuits de l’amour. Après une épreuve physique et /ou psychique (défi, combat, peur) beaucoup d’hommes cherchent un rapport sexuel immédiat.

Une femme se repère : Une femme est agi par son cerveau gauche (hémisphère gauche du cerveau)qui fait qu‘elle se repère d’après des objets ou des signes concrets (noms des rues par exemple)

Alors qu’un homme s’oriente : Un homme est orienté dans l’espace, il est agi par son cerveau droit (hémisphère droit du cerveau) ce qui lui permet de s’orienter dans une direction abstraite. (Par exemple capable de prendre des raccourcis)

Plein de testostérones (hormone masculine, du désir, de la sexualité et de l‘agressivité),  l’homme centré sur l’action agira sans réfléchir; il contrôle et retient ses sentiments pour transmettre des informations,  chercher des solutions; il est porté sur la compétition, l’instinct de domination (le mâle dominant engendre et maintient la qualité de l’espèce). Par le fait de la testostérone la force musculaire des hommes  est développée à 40% contre 23% chez les femmes. Leur vitesse à réagir, l’impatience, l’agressivité, la compétition, l’endurance, la ténacité sont des comportements induits par cette hormone spécifiquement masculine.  La vue de ces messieurs est comme un véritable téléobjectif  qui assure une vision de loin. Cette vision, à l’époque de nos lointains ancêtres qui servait à repérer les animaux est aujourd’hui un vestige qui fait retourner les hommes, sans aucune discrétion, sur une femme à leur goût, cette même hormone  leur donne l’attrait  pour une jeune femme à protéger et surtout susceptible d’engendrer… Ne peut-on voir là le reliquat d’un petit quelque chose du prédateur en tout homme?

Allez ! Ce sera tout pour ce soir!  La suite pour très bientôt.

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Par les effets cycloniques des hormones déversées lors d’un rapport amoureux -  voir l’article du 13 mars, la chimie de l’amour le corps physique  répond allégrement pendant que le psychisme envahi par la poussée hormonale perd le sens de la réalité rendant la relation amoureuse idyllique.

De ce fait la confusion (le con et la queue en fusion) pénètre l’esprit nous faisant croire que l’amour est là alors qu’en réalité il s’agit d’un état physiologique bouleversé qui tendrait vers l‘illusion du sentiment amoureux.

Non, je ne suis pas une empêcheuse de tourner en rond mais il faut arrêter de confondre l’émoi sexuel et l’amour, deux ressentis différents, même s’ils sont souvent complémentaires.

L’amour est comme un enfant, on le porte en soi. Ou pas.

L’amour se construit  avant la naissance selon que l’enfant est désiré ou pas. Il se construit d’abord dans le giron maternel, ensuite il est circonscrit par un père aimant et respectueux de l’enfant qui lui donnera les limites en étant le tiers séparateur. C’est au travers du regard d’amour que les parents se portent et se manifestent au travers des gestes et de la parole (quand celle-ci n’est pas défaillante) qui fait grandir l’enfant. Si cette parole parentale est juste et respectueuse, elle apportera des réponses satisfaisantes au questionnement de l’enfant, la transformant en un véritable réservoir d’amour dans lequel il puisera pour vivre, dans l’harmonie, ses futures relations amoureuses.

La sexualité est la cerise sur le gâteau :

La sexualité se construit dès le berceau à partir de l’inconscient et des fantasmes. L’érotisme est une affaire de communication principalement psychique. La sexualité implique  une rencontre affective, une sympathie, une complicité fantasmatique, un accord entre les inconscients. Or, les fantasmes se construisent dans l’enfance toujours dans le rapport aux parents dans ce qu’ils disent et ce qu’ils taisent. De ce que les parents mettent en mots en regard de leur sexualité et celle qu’ils autorisent à l’enfant. D’où l’importance de la parole (là plus qu’ailleurs) pour la construction sexuelle de l’enfant. Si la parole est inexistante l’enfant aura comme seul recours son imagination pour se représenter la place du sexe dans les relations humaines et son rapport au corps.

La sexualité est animée par deux mouvements : l’horizontalité et la verticalité. L’horizontalité (référence à la jouissance, à sa génération) et la verticalité (référence aux rapports de filiation, à la mort et au sacré.) Masculin et féminin concernent l’horizontalité ; leur complémentarité est responsable de la santé de l’individu. Paternel et maternel concernent la verticalité ; leur complémentarité relève de la santé de la famille.

Cela met en évidence la difficulté d’être parents (le seul métier qui ne nous soit pas enseigné) où la parole devrait passer par une communication claire, un échange verbalisé autrement que dans l’interdit, l’autorité…

L’idée qu’une personne se fait de sa sexualité est déterminée toute à la fois par sa culture, son milieu social et son expérience personnelle. Surtout de la première expérience qui selon l’impact laissé dans son corps et sa mémoire  déterminera une sexualité bien vécue ou non.

Le sentiment amoureux mêlé à une sexualité épanouie, parce que comprise, vécue dans le plaisir offrira toutes les chances d’une vie amoureuse réussie. Par contre ne rechercher que la satisfaction sexuelle en vivant une sexualité en excès est un mouvement de mort qui transgresse les interdits. Les deux interdits essentiels concernent la mort et la sexualité : « Tu ne tueras point » et l’interdit de l’inceste. Or, la violence est libérée dès qu’il y a transgression ; elle efface les limites par la levée de l’interdit, faisant ressortir la violence résiduelle, en tant que pulsion immédiate. La sexualité est le lieu où s’exprime facilement cette violence, lieu où la raison cesse d’agir…

« Pourtant que la montagne est belle » comme le chantait Jean Ferrat qui chantait aussi dans mon adolescence sans que j’en comprenne le sens « Verticalement tu n’es pas une affaire/ Je sais bien/ Mais horizontalement c’est toi que je préfère/ Et de loin/

Le pain est sur la planche…il nous reste beaucoup de travail pour arriver à tout comprendre de notre fonctionnement psycho-sexuel.

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Non, les hommes ne pensent pas au sexe toutes les 7 secondes ! Si j’en crois l’article du « Journal of sex Research », (revue de la Société for the Scientific Study of Sexuality) qui semble être un sacré sérieux journal, les hommes penseraient au sexe 19 fois par jour et non toutes les 7 secondes. C’est à dire sur une moyenne de 16h du temps d’éveil les pensées des hommes se tourneraient vers le sexe toutes les cinquante minutes. Donc les hommes ne pensent pas au sexe en permanence même s’ils y pensent plus souvent que les femmes. Ils pensent aussi à se nourrir, à dormir. C’est à dire à satisfaire leurs besoins vitaux.

Il est écrit dans l’article  » Les résultats indiquent que certes, les hommes pensent plus fréquemment au sexe que les femmes, mais pas tout le temps,(!!!) et c’est aussi le cas pour les autres besoins biologiques. Et un autre commentaire intéressant « Ce sont les hommes le plus à l’aise dans leur sexualité qui y pensent le plus souvent dans la journée »

Mais n’est-il pas tout à fait normal de penser souvent à ce qui donne du plaisir? Normal aussi de penser à ce avec quoi l’on est en accord? Normal encore d’avoir des pensées érotiques sans pour cela être un obsédé ou un compulsif sexuel ?  Non, mais ! Être traversés par des pensées sexuelles signe que l’on est en bonne santé psychique, que la sexualité est débarrassée des tabous pénalisants, de la gêne et du malaise qui encombrent la sexualité mal vécue.

Les pensées s’échappent et deviennent sexuelles 19 fois par jour pour les hommes; 10 fois par jour pour les femmes. Presque 10 fois moins pour les femmes qui ne se privent pourtant pas de penser au sexe. Heureusement ! Surtout quand les neurosciences nous démontrent que le plaisir éloigne le stress, renforce l’immunité, rend joyeux et équilibré. En ces temps de disette, de crise dont les médias nous rabattent les oreilles et la vue  pourquoi négligerions-nous ce qui nous coûtent rien et qui fait tant de bien ?

Hein ? Pas le temps de penser à batifoler ? Mais qui parle de batifoler ? Il est juste  question de penser au sexe sans passer à l’acte, sinon faut consulter !

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Nous ne verrons pas l’arbre portant sexes féminins au nombres de 9 feuilles dans lesquelles se sont glissées des lèvres ouvertes découvrant les nymphes et un clitoris, pour certaines laissant apparaitre un piercing…

A l’ombre du tronc le haut d’entre-cuisses ouvertes, un pubis imberbe (une toison est une torture garantie au démoulage) sur lequel repose au bas du Mont de Vénus une orchidée dorée  offerte. Seulement voir ! Pas toucher !

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Merci à Frédéric J. pour la photo d’une sculpture de Max’O.

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Double cliquez sur l’image pour la voir entière

 

 

Merci à Anne, à sa complicité.

Texte à propos de l’artiste Wadji Mouawad auteur du film « Incendies » qui définit parfaitement l’artiste et sa création qui se nourrit de la merde du monde dont il arrive parfois à faire jaillir la beauté :

« Le scarabée est un insecte qui se nourrit des excréments d’animaux autrement plus gros que lui. Les intestins de ces animaux ont cru tirer tout ce qu’il y avait à tirer de la nourriture ingurgitée par l’animal.Pourtant le scarabée trouve, à l’intérieur de ce qui a été rejeté, la nourriture nécessaire à sa survie grâce à un système intestinal dont la précision, la finesse et une incroyable sensibilité surpassent celles de n’importe quel mammifère. De ces excréments dont il se nourrit, le scarabée tire la substance appropriée à la production de cette carapace si magnifique qu’on lui connaît et qui émeut notre regard: le vert jade du scarabée de Chine, le rouge pourpre du scarabée d’Afrique, le noir de jais du scarabée d’Europe et le trésor du scarabée d’or, mythique entre tous, introuvable, mystère des mystères.

Un artiste est un scarabée qui trouve, dans les excréments mêmes de la société, les aliments nécessaires pour produire les œuvres qui fascinent et bouleversent ses semblables. L’artiste, tel un scarabée, se nourrit de la merde du monde pour lequel il œuvre, et de cette nourriture abjecte il parvient, parfois, à faire jaillir la beauté. »

Ce texte a conclu ma lecture sur le « sexe et l’art, » thème du sex-o-café de novembre qui se passa dans une ambiance chaleureuse et presqu’intime parmi les œuvres de Max’O.  Posés, sur les tables jointes séparant le groupe en deux on pouvait admirer certains phallus arrogants,  fiers, alors que d’autres,  en fin de d’érection, avaient perdu de leur superbe;  les attendrissants sexes fleurs de femmes, un buste aux seins menus, des cuisses ouvertes sur une vulve offerte… Rien dans cette petite exposition ne dérangeait le regard, rien ne venait choquer les pudeurs…Point de pornographie seulement de l’érotisme  que chacun apprécia à sa mesure.

Prenez soin de vous en cette belle fin de journée et profitez encore un peu de la Pleine Lune.

 

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Celle que je nommerais Marie s’est insurgée contre cet état de fait que certaines gens (pour la plupart des hommes) aiment là où ils ne désirent pas et désirent là où ils n’aiment pas. L’amer constat  qu’elle fit bouleversa complètement Marie qui devenait celle que l’on désire laissant à l’officielle (la madame qui portait le nom du monsieur, son amant) le privilège de n’être qu’aimée. Par le refus de ce clivage, elle voulait de son homme-amant TOUT. Qu’il soit son amant en continuant à la faire jouir et la jouissance atteinte, leurs corps repus, qu’il passe sur le versant tendre qui aurait satisfait Marie de son besoin d’amour, de tendresse, qui aurait prouvé un attachement autre que sexuel. Autre que sensuel.

Or, le courant sensuel pour qu’il se manifeste doit être débarrassé du premier objet amour qu’est la mère afin que la sensualité puisse être investit sur des objets sans rapport avec l‘interdit incestueux. Ces hommes là manifestent envers leur épouse une impuissance psychique puisqu’à leur insu ils ont choisi, pour éviter l’inceste, un trait souvent insignifiant, caché ou peu apparent qui rappelle l’objet à éviter (la mère). Rappelez-vous le film Mafia blues avec un Robert de Niro complètement perturbé par l’idée qu’il aurait pu désirer sa mère, comme le lui suggère son psy.

Ces deux courants, le tendre et le sensuel ne fusionnent que chez très peu de personnes, qui dès lors ont besoin de déprécier leur objet de désir sexuel permettant ainsi à certains d’éprouver consciemment du désir sexuel, d’aboutir à une réussite sexuelle et d’en avoir du plaisir. Ainsi certains hommes ne deviennent pleinement puissants qu’en rabaissant la personne avec laquelle peuvent intervenir des composants pervers qu’ils ne satisferont jamais avec leur légitime …puisqu’ils les respectent.

Ce courant tendre correspond au choix infantile incestueux et le courant sensuel se déploie à la puberté et porte vers l’objet sexuel. Dans le cas de clivage ces deux courants ne se rejoignent jamais. Or, c’est la réunion de ces deux courants qui assurent un comportement amoureux qualifié de « normal ». Mais c’est là un idéal, chacun reste plus ou moins lié à son premier objet d’amour incestueux que le courant sensuel finira par investir plus tard.

Est-ce que c’est clair?

Je vous souhaite tout de bon à quelques heures du changement d’heure.

« L’amour à l’épreuve du couple« 

est le titre du livre dernier né de David Simard, titre tout trouvé pour le thème du prochain Sex-o-café qui se tiendra comme à l’accoutumée à Cannes au 3.14 hôtel le jeudi 6 octobre à 20h en présence de l’auteur.

De ces trois mots AMOUR, COUPLE, ÉPREUVE c’est ce dernier qui reste  un tantinet  douloureux à son évocation, un événement pénible voire même un malheur apportant souffrance.  L’épreuve serait-elle un passage obligé à la construction du couple ? À sa pérennité ?

Nul doute que David Simard argumentera ses écrits  » Or, l’échec si récurrent tient sans doute, pour une bonne part, à la démesure des attentes qui sont placées dans l’amour et le couple fondé sur lui. » Il bousculera certainement les idées reçues… tout cela dans l’habituelle  bonne humeur qui préside le Sex-o-café.

Que ceux qui ne pourront assister à la rencontre n’hésitent pas à se procurer le livre de David Simard « L’amour à l’épreuve du couple« ; quant aux chanceux présents ils pourront l’acheter sur place et David se fera un plaisir de le leur dédicacer.

À bien vite !

On l’a bien compris ce qui est important dans la relation, en l’occurence dans  le couple, est de communiquer pour apprendre de l’autre ses désirs, ses préférences.  À moins que les partenaires soient totalement ouverts en vivant déjà une sexualité sans tabou, expérimenter des sextoys dans le couple ne peut se faire sauvagement. Il en est ainsi pour tout apport extérieur d’objets ou de matériel visuel (vidéo) qui doit être précédé de  dialogues, d’échanges, de consentement mutuel.Leur usage qui ne devra pas être systématique peut rebooster la sexualité qui a été affaiblie par la routine, par le temps qui a amoindi le désir, par les obligations du quotidien. L’emploi de sextoys peut être envisagé comme un jeu pour agrémenter et entretenir la complicité, pour favoriser le dialogue autour de la sexualité en suscitant les questions et autorisant des réponses; leur emploi sera fort utile pour apprendre à connaître son propre corps et celui du partenaire; ne pas s’interdire la curiosité afin de faire le plein d’idées érotiques. L’utilisation des sextoys est une préférence sexuelle dans un comportement érotique qui se développe – ou non – au cours de la vie adulte de la même manière que toutes les autres préférences par exemple alimentaires ou musicales.  « Si tu n’aimes pas le caviar ne m’en dégoute pas. » Ces jouets ont pour but d’ajouter du plaisir en aucun cas ils ne doivent devenir une corvée même pour satisfaire le conjoint.  Tout cela est le côté festif de l’usage des jouets sexuels mais ils peuvent aussi  palier les faiblesses liées à l’âge mais pas seulement induites par l’âge puisqu’on rencontre dans nos cabinet ou boutique de plus en plus de jeunes gens qui se plaignent d’absence d‘érection ou d’érection très faible et de très courte durée et cela malgré le désir. Phénomène très pénalisant et effrayant surtout pour les jeunes dans la société actuelle où il est presque interdit de ne pas jouir, où l’exortation à jouir est devenue un mode de vie, la virilité apparente une obsession. C’est ce en quoi il faut être attentif (et loin de moi de vouloir casser la barraque et les intentions de curiosité) car il peut survenir un autre danger qui est que, par habitude, ces gadgets sexuels deviennent obligatoires à l’obtention du plaisir. Si le sextoy devient indispensable à l’acte sexuel c’est qu’il y a problème. Une telle consommation témoignerait d’un déséquilibre dans le couple, au même titre que de n’avoir recours qu’à la masturbation pour obtenir satisfaction sexuelle et ne pas supporter de partager avec le/la partenaire serait pathologique. Dans le cadre d’une utilisation ponctuelle le sextoy est une préférence « normale » ne pouvant être considérée comme un acte « contre nature, » une maladie ou un trouble psychologique. Pas plus que ces objets ne sont destinés à remplacer les hommes auprès des femmes et vice versa, même s’ils ne peuvent se poser en substitut ou rivaler avec la main experte et amoureuse, il se peut que certains hommes aient besoin d’avoir recours à une pompe qui fera affluer le sang dans la verge, sang qui est à l’origine de l’érection.

Du côté de la recherche neurobiologique : Le rapport sexuel n’est plus orienté dans le seul but de la procréation mais dans une recherche de plaisir comme l’ont démontré les neurosciences : les êtres humains en stimulant leurs zones érogènes activent, dans le cerveau, le renforcement des récompences. Au cours de l’évolution la décharge hormonale qui influence  le comportement sexuel a diminué contrairement à l’importance des récompences qui est devenue majeure. Chez l’être humain, le but du comportement sexuel n’est plus le coït vaginal (d’autant qu’enfin, on a pu mettre en évidence chez la femme l’importance du plaisir clitoridien) mais la recherche des plaisirs érotiques procurés par la stimulation du corps et des zones érogènes qui active le système des récompenses,  recharge l’estime de soi par l’intermédiaire du plaisir donné et du plaisir reçu lors de l’échange érotique.

Au Sex-o-café une participante, l’index pointé comme en accusation disait qu’il ne fallait oublier celui-là, celui là pouvant être aussi efficace pour apporter du plaisir à son homme qu’un objet sexuel; ce à quoi  son voisin lui rétorca  » Il vaut mieux avoir un sextoy à la maison plutôt que de ramener un amant, et même anticiper avant que le couple ne s’enlise ». Sur ces paroles pleines de sagesse, je vous laisse méditer.

Pour les gourmands qui attendent la suite je me dois d’ajouter comme l’a si bien précisé Emmy qu’il est préférable d’utiliser des sextoys en silicone pour éviter  tout risque d’allergie et un total confort.

VIBROMASSEUR. Le vibromasseur qu’Emmy tient dans la main est le classique godemiché (godemiché : instrument de forme phallique destiné au plaisir sexuel – dixit le dico).« En voilà un parmi des centaines qui existent, il y en a pour tous les budgets : «  Il est rouge vif, cranté, souple et pourtant ferme, l’embout recourbé utile pour titiller le point G. « A prendre un produit autant le prendre éloigné de la forme naturelle du sexe masculin avec des formes spécifiques pour stimuler certains endroits du corps, pas forcément accessibles autrement.  Sinon, à quoi sert d’avoir un autre sextoy quand on a un homme à la maison, pas besoin d’un deuxième ! s’amuse t-elle en passant un doigt dans l’espèce de bague à sa base  « en plus ça vibre sans bruit, de différentes intensités, sans pile mais avec un chargeur universel (c’est à dire qu’il servira à tous vos jouets sexuels)

WE VIBE: celui-ci ressemble à un U vibrant d’un bout à l’autre, souple,  avec neuf mode de vibration. Une partie vibrante pour pénétrer le vagin, une autre partie restant à l’extérieur et vibrera sur le clitoris. Quand Monsieur pénètre Madame la partie qui est dans le vagin va stimuler le pénis de Monsieur. Pour prouver ses dires Emmy passe avec le We Vibe dans les rangs et fait ressentir la vibration à chacun. Rires, réflexions amusantes, les personnes sont à l’aise et prennent du plaisir apparemment que l’on puisse exposer ces objets et parler de choses de l’intimité avec autant de naturel.
ANNEAUX vibrants pour homme ont pour but de resserrer la verge sous le scrotum, compressant ainsi le canal spermatique ce qui va prolonger l‘érection par augmentation de l’excitation et retarder l‘éjaculation . « Donc Monsieur devient Superman« , charrie Emmy ! Une question posée : est-ce qu’un préservatif risque de se rompre avec ces anneaux ? Non, mais il y aura moins de sensations, rétorque Emmy.

GANT VIBRANT : il est doux et provoque des sensations extrêmement agréables.En épousant l’endroit où il se pose le gant vibrant est un accessoire particulièrement source de plaisir. A effet orgasmique, waterproof, il se lave en machine. « Oui, évidemment on peut s’en servir pour calmer, atténuer les douleurs des membres, arthrose par exemple, répond Emmy à Arlette. De plus c’est sympa pour toute sorte de massages sans se fatiguer car il n’y a pas à forcer mais on obtient beaucoup d’effets au niveau des sensations. Posé en bas des reins, c’est relaxant et un très bon remède contre les douleurs du dos. » Toute l’assistance – y compris moi – avons eu droit à notre vibration sur l’épaule, ou colonne vertébrale. Un pur régal !
ROSEBUD : ce sextoy anal est différent selon qu’il est pour la femme ou pour l’homme. Il s’agit d’un plug en acier chirurgical dont la partie qui reste à l’extérieur est un bijou. On peut voir sur les plages de naturistes des dames qui portent un rosebud, ou les gogos danseuses, intégralement nues portent très souvent un rosebud. « Ce n’est pas juste pour faire joli, mais en plus c’est joli. Par le poids de ce sextoy il stimulera la partie anale, une zone très érogène, si en plus le vagin et le clitoris sont stimulés, l’orgasme puissant est garanti.

Petit aparté: La partie anale féminine est différente de la partie vaginale qui est un orifice d’entrée alors que la partie anale est un orifice de sortie. Le rosebud est très orgasmique lorsqu’il est bien utilisé mais peut-être catastrophique si mal fait ou fait sous la contrainte. Une femme ne devrait pas se sentir obligée d’accepter une pénétration anale ni y être forcée. Un homme ne devra jamais insister pour sodomiser une femme fatiguée ou quel que soit le motif invoqué de son refus et s’en tenir à son refus. Certaines femmes pour faire plaisir à leur homme ne diront rien et se laisseront faire sans dire qu’elles ont mal. Nous ne répéterons jamais assez l’importance de la communication entre partenaires et inciter Madame à exprimer son désir ou non désir. Bien sûr les anesthésiants aident mais d’abord il est nécessaire d’avoir un consentement mutuel. « L’amour se fait à deux, » insiste Emmy.

Il existe pour Monsieur un Rosebud dont la forme est différente muni d’une pointe qui va agir sur la prostate, cette vibration est une stimulation supplémentaire.

ŒUF à TÉLÉCOMMANDE : cet oeuf télécommandé vendu depuis 7ans rejoint dans son but les boules de geishas (raffermissement du périnée), de plus il  a la particularité d’être ludique et de s’utiliser en couple. L’œuf s’introduit dans le vagin, Madame se déplace avec; là où ça devient amusant c’est que Monsieur tient la télécommande pour diriger Madame. C’est réjouissant d’autant que seuls les partenaires complices sont au courant; cela peut engendrer des situations explosives puisque la télécommande contient 10 programmes et peut agir sur 10 mètres de distance. Cet accessoire est très stimulant, il renforce la complicité du couple. Á savoir que l’œuf protégé par une gaine peut être introduit dans le rectum du Monsieur pour faire joujou de la même manière et servira aux couples homosexuels. C’est un sextoy qui va hors de la chambre à coucher, qui pimente et stimule différemment. Une précision encore : une télécommande peut faire vibrer plusieurs personnes portant œuf qui se trouvent dans le même périmètre (par exemple dans un restaurant); l’on peut s’imaginer sans difficultés des situations cocasses.

LA FORMULE 1 : Pour les hommes un étui carrossé comme comme une voiture  dans lequel Monsieur enfouira son pénis; stimulation par la vibration. En fait cette formule 1 remplace la « poupée gonflable ».

TINGA : forme et sensation d’un vagin.

LE GEL LUBRIFIANT: Emmy nous renseigne sur les différentes sortes de gel: eau ou silicone et donne la préférence à ces derniers, sauf pour la femme enceinte. Le lubrifiant silicone ne pénètre pas dans la peau, reste en surface qu’il rend soyeuse,  une goutte reste tout le temps de la pénétration et pendant toute la durée du rapport. Il vaut mieux éviter les gels parfumés dont on finit par se lasser et se dégouter du parfum et des fruits qu’il représente (kiwi/fraise par exemple). Cependant il existe une gamme très étendue de parfums y compris les plus extravagants comme pain d’épice et barbe à papa. On peut utiliser le gel pour un massage ou toute autre circonstance sans forcément qu’elle soit sexuelle.

Emmy parle avec beaucoup d’aisance de ce qu’elle connaît parfaitement malgré son jeune âge (25ans) avec une réelle compétence, un humour léger. Elle évoque les 850 m2 de cet espace de charme dont elle est la gérante et qu’elle se refuse à nommer sexshop. Elle a su donner des exemples concrets des constations faites en boutique…

Vous voulez mon avis ?  Vous trouverez sur des sites spécialisés les sextoys évoqués sur le blog www.libidosexualite.com mais il est préférable d’aller dans les boutiques spécialisées où l’on vous conseillera intelligemment avec beaucoup de tact, on apportera des réponses adéquates à votre demande. Les responsables de ces espaces de charme ont une psychologie appropriée pour aborder la clientèle avec respect et compétente.

Il reste le petit chapitre à traiter – le regard psy -  ce que je ne manquerai pas de faire dès demain…

Après avoir annoncé l’ouverture du 17ème Sex-o-café, fait les recommandations d’usage (conso en échange de la gratuité du salon Shiva),informé de l’absence définitive de Liliane (sans y), présenté Emmy et m’être présentée aux nouveaux participants la séance commença.
Ah, la soirée des sextoys ! Si le sextoy en tant qu’objet de plaisir n’est pas nouveau puisqu’il existe depuis la nuit des temps Emmy a su nous en parler avec sérieux et légèreté. La séance se déroula très joyeusement à commencer par rappeler que les premiers objets sexuels nommés « olisbo » (pénis artificiel) par les grecs, servaient aux femmes de marins ou de guerriers quand ces derniers partaient en guerre ou en mer.Les hommes s’assuraient ainsi la fidélité de leur épouse qui s’en servaient pour combler leur absence. Ce qui est toujours d’actualité ; Emmy nous le rappelle en évoquant une amie dont le mari militaire reste en contact intime par des moyens que la technique actuelle rend possible malgré l’éloignement.
L’ancêtre du godemiché appelé par les romains « gaude mihi » qui signifiait « réjouis-moi » était pour certains de véritables œuvres d’art en bronze, en céramique, en ivoire, ou plus simplement en pierre, en cuir, en bois, et très souvent à l’effigie d’une divinité…
Le kamà-sutrà, le plus important ouvrage sanscrit sur l‘amour et l‘érotisme, préconisait leur utilisation pour améliorer les rapports sexuels des partenaires.
Les chinois fabriquaient des godemichés en résine et en gomme pour en atténuer la dureté. Les japonnais offraient à leur dame une pierre enveloppée dans de la soie nommée du joli nom « objet d’absence. »
A la Renaissance l’olisbo change de nom pour « passatempo », passe temps, ou diletto, délice, qui donnera « didlo » qui est de nos jours une marque de sextoys. Á cette époque l’objet est à la mode et chaque femme se doit d’en avoir un chez elle, c’est ainsi que Ronsard (qui avait 55ans) reproche à son amoureuse Hélène (qui en avait à peine 15) de lui préférer sa propre main et son godemiché.
En Italie comme en France il s’invente des objets bien améliorés plus proche de la réalité avec réservoir en verre.
En 1869 Georges Taylor invente le premier vibromasseur à vapeur appelé vibrateur qui sert à calmer les douleurs; très vite l’usage a été détourné au profit de traitement contre l’hystérie et l‘insatisfaction sexuelle qui sévit à cette époque. Cet appareil est passé sur tout le corps en insistant sur la vulve ce qui déclenchait un orgasme clitoridien qui calmait la patiente. En 1883 le Dr J.M.Granville invente le premier vibromasseur électro-mécanique qui améliorait le rendement dans le traitement des sujets. D’une patiente à l’heure l’électricité aidant il s’en traitait six.
Comme ce tout petit aperçu nous le démontre le sextoy n’est pas un moyen nouveau pour se procurer du plaisir, et que de tout temps les hommes ont eu recourt à leur imagination afin de stimuler leurs fantasmes, de rendre ludique ce qui par la force de l’habitude, la routine installée sont un obstacle pour accéder aux délices qui – il faut l’espérer – épanouiront leur sexualité.

Le premier sextoy que nous présente Emmy est le canard; tout le monde en a entendu parler. Symbole du sextoy le canard peut être posé sur un chevet, waterproof il peut aller dans le bain, se poser sur la table du salon ou être offert lors d’un repas de famille où trône la grand-mère à côté du petit enfant sans qu’il choque la pudeur de quiconque. Objet joli par sa couleur et sa forme il est sans vulgarité et sa vibration douce est agréable n’est pas pour but de provoquer l’orgasme

Les boules de geishas est un sextoy spécial par sa fonction de renforcement du périnée, jusqu’à être préconisées aux femmes par les gynécologues après un accouchement. Là non plus cet accessoire ne sera pas utilisé à des fins orgasmiques mais pour remuscler et renforcer la tonicité du vagin et du périnée. Il faut savoir, précise Emmy que la plupart des femmes ne sont pas vaginales mais clitoridiennes, et qu’à ce titre, un vagin resserré, un périnée plus tonique  procurent des sensations meilleures et le coït sera d’autant plus satisfaisant pour les deux partenaires. L’homme sentira les contractions vaginales, sa verge ne sera pas perdu dans un étui creux;  la femme appréciera la verge qui la comblera. Produit en silicone sans risque d’allergie, les boules de geisha sont indispensables pour fortifier le muscle de l’amour (le pubo-coccygien). Cette technique est issue des pratiques taoïstes que la Chine ancienne développa par les exercices  des Qi-gong qui fortifient et développent le même groupe de muscles pour leur santé, leur longévité, leur plaisir sexuel et leur développement spirituel.Les yogis hindous pratiquent des exercices similaires dans le cadre du Hatha Yoga (la pratique du geste du cheval) encore pratiquée de nos jours. Le Dr Kégel créa en 1940 une série d’exercices destinés à renforcer le muscle pubo-coccygien, par des contractions / décontractions alternées des muscles qui forment le palais pelvien et de prévenir ou de réduire les problèmes du plancher pelvien et d’augmenter le plaisir sexuel.Traitement bénéfiques pour le prolapsus vaginal et utérin, l’incontinence.

Ce sera tout pour ce soir…Passez une belle soirée agrémentée d’un sextoy, pourquoi pas ?