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Archive for the ‘sensualité’ category

Rouge comme passion et tes lèvres cerise

Bleu comme myosotis et tes yeux lavande

Gris comme l’asphalte sous la pluie et ton teint de fumeur

Vert comme la colère et les branches des palmiers même en hiver

Noir comme la nuit sans étoile, le khôl de ses yeux et ta peau que tu brûles au soleil

Jaune comme le bouton d’or sous ton menton qui me dit ton amour. Tout près de l’or du bouton la pâquerette annonciatrice du printemps. De leurs pétales blancs elles parsèment les prés faisant un tapis où nous irons  rouler pour déguster nos bouches

Blanc comme la neige et l’ivoire de tes dents

Rose comme tes lèvres humidifiées par mes baisers

Brun comme le toast du matin que tu enduis de miel

Oranges, comme celles du triptyque de Jérôme Bosch pour éclairer la prison où tu t’enfermes

Sépia comme la photo où mon grand-père se tient debout droit et fier devant sa forge

Arc en ciel comme une peinture de Vincent

Violet comme les iris de ce même Van Gogh et de tes yeux après l’amour.

Turquoise comme la pierre que tu portais à ton doigt.

Poivre et sel comme ta barbe d’après nous…

Voici quelques couleurs pour égayer nos cœurs et nous mettre au diapason du printemps qui pointe son nez. Enfin !

Ne rien attendre et tout obtenir : ma nouvelle devise.

Petit clin d’œil à une amie  pour qui de temps en temps et bien qu’étant de très peu sa cadette je me prends à lui parler comme à une petite sœur. Parce que finalement qu’importe les bougies soufflées l’important étant  ce qu’elles ont  éclairé du chemin passé.

À la rétrospective de ses récentes amours  passées, je ne pouvais que rassurer Flora, quand à son choix de tenter le difficile exercice de rester vigilante tout en lâchant prise. Je lui proposais d’accepter cette histoire qui semblait bien commencer comme un cadeau en lui interdisant d’ajouter « Comme à chaque fois !!! Et de lui conseiller de se servir des expériences du Passé pour avancer à pas feutrés mais décidés sur le Chemin de cette rencontre.  Précautionneusement,comme le renard sur la glace afin qu’elle ne rompe.

Je la mettais en garde de ne prêter à cet homme ni pensées ni actes; de gommer de ses pensées toute   projection qui pourrait se révéler au bout du compte illusion. Je l’inclinais à rester positive dans la manière d’appréhender cet homme, sans pour cela lui donner toutes les qualités qu’il serait loin d’avoir… et qui tendrait à ne retenir d’elle-même que ses défauts.Tout en lui recommandant d’emprunter la voie du juste milieu, je prenais conscience de la difficulté à la parcourir. Je restais néanmoins persuadée qu’il est utile de tenter puisque « qui ne tente rien n’a rien »  il est impératif de continuer la route coûte que coûte, de se servir de ses erreurs passées comme autant de marches qui nous conduiront à la lumière.


Pour nous le sexe et l’amour sont des problèmes qu’il faut affronter ou surmonter, sans les confondre ni les réduire l’un à l’autre,dit André Comte-Sponville sur la quatrième de couverture de son nouveau bouquin : « Le sexe ni la mort ». « L’homme est un animal érotique,  et c’est cela qui définit notre humanité » ajoute-t-il...

Alors à l’éclairage du philosophe André Comte-Sponville qui lui-même cite beaucoup Montaigne( un vrai régal) je ne peux que vous dire chère Flora si pour le moment il vous donne de l’amour charnel, physique, prenez le sans penser (aussitôt) qu’il s’agit de sentiments d’amour. Chez un homme le sentiment d’amour (Éros) vient ensuite et seulement après l’amour physique réjouissant. (Oui, bien sûr les hommes aussi ont des coups de foudre !) Les femmes  devraient apprécier sans fausse pudeur cet échange de plaisir, cette réjouissance du corps qui exulte et ne poser qu’ensuite, que bien plus tard, un regard tendre et amoureux sur l’homme qui  leur procure la joie, la satisfaction des sens d’un corps apaisé.
Profitez, profitez de ces instants que l’amour rend magiques. Soyez amoureuse de l’amour et l’amour vous choiera. Gardez la pêche. Ça me réjouit.

Lyli ou  Ana ou encore Hana (l’autre face de la même)


 

ψ

« Si le potage avait été aussi chaud que le vin, le vin aussi vieux que la poularde et la poularde aussi grasse que la maîtresse de maison, cela aurait été presque convenable » Curnonsky, fondateur de l’Académie des gastronomes.

Tout engagement important, qu’il soit contrat d’affaires,  sentimental ou relationnel se prépare autour d’une table… à manger. Penserions-nous à nous reproduire, nous attablerions-nous aussi volontiers autour d’un repas à faire frémir nos papilles  sans plaisir au rendez-vous ? C’est le plaisir, seul, qui fait le lit de la table et transforme la table en lit. Le plaisir est un convive qui s’invite à notre insu; il émoustille nos ébats amoureux, il se partage autour d’un plat, ne fut-il  que de pâtes.

Ève et la pomme

Adam aurait-il porté à sa bouche la pomme qu’Ève la tentatrice lui présenta s’il n’avait senti monter en lui le désir ? En même temps que son geste ne lui offrit-elle pas la révélation d’un plaisir terrestre ? Le plaisir de  croquer la chair de l’amour.  Ce plaisir qui conditionne notre nature humaine, prétexte pour multiplier les plaisirs de la bouche et les plaisirs sexuels.

L’histoire de Marie-Lise, haute comme trois pommes, et d’Édouard avec ses oreilles en feuilles de chou vous sera ici contée.

Édouard  qui n’en pouvait plus de bouffer de la vache enragée avec les femmes proposa à sa « fiancée » qu’il n’avait pas encore consommée, d’aller dans les sous-bois ramasser des champignons. Ce n’était pas  encore la saison, Marie-Lise la naïve au cœur d’artichaut, lui dit sa préférence  à cueillir des fraises. Des fraises des bois, insistait-elle. Fraises ou champignons qu’importe, lui répondit Édouard en la mangeant des yeux, le plus beau fruit  à manger est là devant moi.

Marie-Lise ragaillardie par la remarque sans équivoque d’Édouard rajusta  son corsage sur ses seins gros comme des pomélos qui en débordaient. Elle enlaça son ami, prit son chapeau de paille et bras dessus-dessous ils cheminèrent sur le sentier qui conduisait au bois. Heureuse de cette promenade Marie-Lise retrouva  une pêche d’enfer, la banane fendait son visage d’une oreille à l’autre.

Édouard sans être végétarien rêvait de lui manger l’abricot. Il rêvait de lui ouvrir le coquillage et de s’engouffrer dedans comme l’anguille pénètre la fente des rochers. Il fantasmait sur le festin que mijotaient ses pensées. Il était prêt, si elle se laissait faire, à la dévorer entièrement. Il devenait un ogre pantagruélique à la vue des  appâts de Marie-Lise.

 

Chemin faisant les pensées de Marie-Lise, s’agitaient. Malgré ses formes callipyges, sa façon de manger ressemblait à celle d’un oiseau : aussi peu mais aussi souvent qu’eux. Elle picorait comme une poulette. Aussi après qu’ils aient fureté sans succès dans les buissons pour y dénicher des fraises, au pied des arbres pour y déloger des champignons, Édouard invita sa belle à s’assoir dans l’herbe épaisse. Les mains croisées sous la nuque, Édouard se laissait butiner les lèvres, grignoter le lobe de l’oreille, mordiller les tétons… Sûr qu’elle y prenait plaisir autant que lui. Marie-Lise dont les mains s’aventuraient au niveau de la ceinture, transforma par leur pouvoir le cornichon russe en concombre libanais et les deux figues qu’elle imagina sèches et ridées se retrouvèrent au creux de sa main gonflées de désir.

Excité par ces préliminaires, sorte d’entre-mets savoureux, Édouard impatient salivait à l’idée de déguster le dessert. Il se voyait déjà trempant son biscuit dans la crème, retourner  sa Marie-Lise comme une crêpe et l’appeler dans la foulée Suzette.

Marie-Lise ne l’entendit pas de cette oreille. Son désir à elle était de continuer les préliminaires, de se gaver de sensations nouvelles pour elle; de faire durer ce plaisir qui n’en finissait pas de monter comme une mayonnaise. Pas assez mûre pour  l’instant elle n’avait nulle envie de passer à la casserole quand soudain…

Un rire éclata dans la gorge de Marie-Lise. Ivre. Elle était ivre, d’une ivresse qui succède à l’ingestion d’un vin chaud, épicé et capiteux et succomba à la tentation de le boire jusqu’à la lie…

Joyeux été !

ψ

Les études réalisées sur la sexualité, l’amour et plus spécifiquement sur les effets du baiser ont démontré  que la salive contient de la testostérone qui par l’intermédiaire du baiser contribue à augmenter le désir sexuel.

Le baiser qui s’échange dans presque toutes les sociétés humaines mais aussi chez certains de nos cousins les primates et d’autres espèces animales, est la première forme du rapport sexuel.

Trois systèmes cérébraux distincts favorisent l‘accouplement et la reproduction, d’après l’anthropologue Helen Fisher. Le premier de ces systèmes  est la libido qui se manifeste par le désir sexuel. Vient ensuite l’amour romantique avec l’exaltation, la pensée obsessionnelle et le troisième système concerne l’attachement qui fait que l’on éprouve sérénité et sécurité avec sa-son partenaire sur du long terme.

Un baiser active les trois systèmes par un échange de testostérone ce qui va provoquer le désir sexuel; par l’excitation provoquée le taux de dopamine (associé à l’amour romantique) va s’élever élevant dans le même temps l’ocytocine.

Le baiser serait donc l’examen de passage qui permettrait d’apprécier ou non son partenaire, de continuer ou de stopper une relation. Toujours d’après l’étude menée par H.Fischer 66% des femmes et 59% des hommes après le premier baiser savent à quoi s’en tenir  sur la relation.

Le baiser diminue le stress en abaissant le taux de cortisol, tandis que les niveaux d’ocytocine (hormone de l’attachement) est en augmentation chez les hommes et en diminution chez les femmes. Étrange non ? Les femmes auraient plus besoin que les hommes d’une certaine ambiance avec fleur, musique, bougies, encens pour se sentir en sécurité et pouvoir s’abandonner…

Acte fondateur de toute relation le premier baiser en dira plus long sur votre partenaire que tous ses discours les plus élaborés.

En attendant d’être réveillée de ma torpeur par un baiser je m’en retourne au bois dormir.

 

 

 

 

Rouge comme passion et tes lèvres cerise

Bleu comme myosotis et tes yeux lavande

Gris comme l’asphalte sous la pluie et ton teint de fumeur

Vert comme la colère et les branches des palmiers même en hiver

Noir comme la nuit sans étoile, le khôl de ses yeux et ta peau que tu brûles au soleil

Jaune comme le bouton d’or sous ton menton qui me dit ton amour. Tout près de l’or du bouton la pâquerette annonciatrice du printemps. De leurs pétales blancs elles parsèment les prés faisant un tapis où nous irons  rouler pour déguster nos bouches

Blanc comme la neige et l’ivoire de tes dents

Rose comme tes lèvres humidifiées par mes baisers.

Brun comme le toast du matin que tu enduis de miel.

Oranges, comme celles du triptyque de Jérôme Bosch pour éclairer la prison où tu t’enfermes

Sépia comme la photo où mon grand-père se tient debout droit et fier devant sa forge.

Arc en ciel comme une peinture de Vincent,

Violet comme les iris de ce même Van Gogh et de tes yeux après l’amour.

Turquoise comme la pierre que tu portais à ton doigt.

Poivre et sel comme ta barbe d’après nous…

Voici quelques couleurs pour égayer nos cœurs et nous mettre au diapason du printemps qui pointe son nez. Enfin !