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Archive for the ‘Sexualité masculine’ category

On l’a bien compris ce qui est important dans la relation, en l’occurence dans  le couple, est de communiquer pour apprendre de l’autre ses désirs, ses préférences.  À moins que les partenaires soient totalement ouverts en vivant déjà une sexualité sans tabou, expérimenter des sextoys dans le couple ne peut se faire sauvagement. Il en est ainsi pour tout apport extérieur d’objets ou de matériel visuel (vidéo) qui doit être précédé de  dialogues, d’échanges, de consentement mutuel.Leur usage qui ne devra pas être systématique peut rebooster la sexualité qui a été affaiblie par la routine, par le temps qui a amoindi le désir, par les obligations du quotidien. L’emploi de sextoys peut être envisagé comme un jeu pour agrémenter et entretenir la complicité, pour favoriser le dialogue autour de la sexualité en suscitant les questions et autorisant des réponses; leur emploi sera fort utile pour apprendre à connaître son propre corps et celui du partenaire; ne pas s’interdire la curiosité afin de faire le plein d’idées érotiques. L’utilisation des sextoys est une préférence sexuelle dans un comportement érotique qui se développe – ou non – au cours de la vie adulte de la même manière que toutes les autres préférences par exemple alimentaires ou musicales.  « Si tu n’aimes pas le caviar ne m’en dégoute pas. » Ces jouets ont pour but d’ajouter du plaisir en aucun cas ils ne doivent devenir une corvée même pour satisfaire le conjoint.  Tout cela est le côté festif de l’usage des jouets sexuels mais ils peuvent aussi  palier les faiblesses liées à l’âge mais pas seulement induites par l’âge puisqu’on rencontre dans nos cabinet ou boutique de plus en plus de jeunes gens qui se plaignent d’absence d‘érection ou d’érection très faible et de très courte durée et cela malgré le désir. Phénomène très pénalisant et effrayant surtout pour les jeunes dans la société actuelle où il est presque interdit de ne pas jouir, où l’exortation à jouir est devenue un mode de vie, la virilité apparente une obsession. C’est ce en quoi il faut être attentif (et loin de moi de vouloir casser la barraque et les intentions de curiosité) car il peut survenir un autre danger qui est que, par habitude, ces gadgets sexuels deviennent obligatoires à l’obtention du plaisir. Si le sextoy devient indispensable à l’acte sexuel c’est qu’il y a problème. Une telle consommation témoignerait d’un déséquilibre dans le couple, au même titre que de n’avoir recours qu’à la masturbation pour obtenir satisfaction sexuelle et ne pas supporter de partager avec le/la partenaire serait pathologique. Dans le cadre d’une utilisation ponctuelle le sextoy est une préférence « normale » ne pouvant être considérée comme un acte « contre nature, » une maladie ou un trouble psychologique. Pas plus que ces objets ne sont destinés à remplacer les hommes auprès des femmes et vice versa, même s’ils ne peuvent se poser en substitut ou rivaler avec la main experte et amoureuse, il se peut que certains hommes aient besoin d’avoir recours à une pompe qui fera affluer le sang dans la verge, sang qui est à l’origine de l’érection.

Du côté de la recherche neurobiologique : Le rapport sexuel n’est plus orienté dans le seul but de la procréation mais dans une recherche de plaisir comme l’ont démontré les neurosciences : les êtres humains en stimulant leurs zones érogènes activent, dans le cerveau, le renforcement des récompences. Au cours de l’évolution la décharge hormonale qui influence  le comportement sexuel a diminué contrairement à l’importance des récompences qui est devenue majeure. Chez l’être humain, le but du comportement sexuel n’est plus le coït vaginal (d’autant qu’enfin, on a pu mettre en évidence chez la femme l’importance du plaisir clitoridien) mais la recherche des plaisirs érotiques procurés par la stimulation du corps et des zones érogènes qui active le système des récompenses,  recharge l’estime de soi par l’intermédiaire du plaisir donné et du plaisir reçu lors de l’échange érotique.

Au Sex-o-café une participante, l’index pointé comme en accusation disait qu’il ne fallait oublier celui-là, celui là pouvant être aussi efficace pour apporter du plaisir à son homme qu’un objet sexuel; ce à quoi  son voisin lui rétorca  » Il vaut mieux avoir un sextoy à la maison plutôt que de ramener un amant, et même anticiper avant que le couple ne s’enlise ». Sur ces paroles pleines de sagesse, je vous laisse méditer.

Pour les gourmands qui attendent la suite je me dois d’ajouter comme l’a si bien précisé Emmy qu’il est préférable d’utiliser des sextoys en silicone pour éviter  tout risque d’allergie et un total confort.

VIBROMASSEUR. Le vibromasseur qu’Emmy tient dans la main est le classique godemiché (godemiché : instrument de forme phallique destiné au plaisir sexuel – dixit le dico).« En voilà un parmi des centaines qui existent, il y en a pour tous les budgets : «  Il est rouge vif, cranté, souple et pourtant ferme, l’embout recourbé utile pour titiller le point G. « A prendre un produit autant le prendre éloigné de la forme naturelle du sexe masculin avec des formes spécifiques pour stimuler certains endroits du corps, pas forcément accessibles autrement.  Sinon, à quoi sert d’avoir un autre sextoy quand on a un homme à la maison, pas besoin d’un deuxième ! s’amuse t-elle en passant un doigt dans l’espèce de bague à sa base  « en plus ça vibre sans bruit, de différentes intensités, sans pile mais avec un chargeur universel (c’est à dire qu’il servira à tous vos jouets sexuels)

WE VIBE: celui-ci ressemble à un U vibrant d’un bout à l’autre, souple,  avec neuf mode de vibration. Une partie vibrante pour pénétrer le vagin, une autre partie restant à l’extérieur et vibrera sur le clitoris. Quand Monsieur pénètre Madame la partie qui est dans le vagin va stimuler le pénis de Monsieur. Pour prouver ses dires Emmy passe avec le We Vibe dans les rangs et fait ressentir la vibration à chacun. Rires, réflexions amusantes, les personnes sont à l’aise et prennent du plaisir apparemment que l’on puisse exposer ces objets et parler de choses de l’intimité avec autant de naturel.
ANNEAUX vibrants pour homme ont pour but de resserrer la verge sous le scrotum, compressant ainsi le canal spermatique ce qui va prolonger l‘érection par augmentation de l’excitation et retarder l‘éjaculation . « Donc Monsieur devient Superman« , charrie Emmy ! Une question posée : est-ce qu’un préservatif risque de se rompre avec ces anneaux ? Non, mais il y aura moins de sensations, rétorque Emmy.

GANT VIBRANT : il est doux et provoque des sensations extrêmement agréables.En épousant l’endroit où il se pose le gant vibrant est un accessoire particulièrement source de plaisir. A effet orgasmique, waterproof, il se lave en machine. « Oui, évidemment on peut s’en servir pour calmer, atténuer les douleurs des membres, arthrose par exemple, répond Emmy à Arlette. De plus c’est sympa pour toute sorte de massages sans se fatiguer car il n’y a pas à forcer mais on obtient beaucoup d’effets au niveau des sensations. Posé en bas des reins, c’est relaxant et un très bon remède contre les douleurs du dos. » Toute l’assistance – y compris moi – avons eu droit à notre vibration sur l’épaule, ou colonne vertébrale. Un pur régal !
ROSEBUD : ce sextoy anal est différent selon qu’il est pour la femme ou pour l’homme. Il s’agit d’un plug en acier chirurgical dont la partie qui reste à l’extérieur est un bijou. On peut voir sur les plages de naturistes des dames qui portent un rosebud, ou les gogos danseuses, intégralement nues portent très souvent un rosebud. « Ce n’est pas juste pour faire joli, mais en plus c’est joli. Par le poids de ce sextoy il stimulera la partie anale, une zone très érogène, si en plus le vagin et le clitoris sont stimulés, l’orgasme puissant est garanti.

Petit aparté: La partie anale féminine est différente de la partie vaginale qui est un orifice d’entrée alors que la partie anale est un orifice de sortie. Le rosebud est très orgasmique lorsqu’il est bien utilisé mais peut-être catastrophique si mal fait ou fait sous la contrainte. Une femme ne devrait pas se sentir obligée d’accepter une pénétration anale ni y être forcée. Un homme ne devra jamais insister pour sodomiser une femme fatiguée ou quel que soit le motif invoqué de son refus et s’en tenir à son refus. Certaines femmes pour faire plaisir à leur homme ne diront rien et se laisseront faire sans dire qu’elles ont mal. Nous ne répéterons jamais assez l’importance de la communication entre partenaires et inciter Madame à exprimer son désir ou non désir. Bien sûr les anesthésiants aident mais d’abord il est nécessaire d’avoir un consentement mutuel. « L’amour se fait à deux, » insiste Emmy.

Il existe pour Monsieur un Rosebud dont la forme est différente muni d’une pointe qui va agir sur la prostate, cette vibration est une stimulation supplémentaire.

ŒUF à TÉLÉCOMMANDE : cet oeuf télécommandé vendu depuis 7ans rejoint dans son but les boules de geishas (raffermissement du périnée), de plus il  a la particularité d’être ludique et de s’utiliser en couple. L’œuf s’introduit dans le vagin, Madame se déplace avec; là où ça devient amusant c’est que Monsieur tient la télécommande pour diriger Madame. C’est réjouissant d’autant que seuls les partenaires complices sont au courant; cela peut engendrer des situations explosives puisque la télécommande contient 10 programmes et peut agir sur 10 mètres de distance. Cet accessoire est très stimulant, il renforce la complicité du couple. Á savoir que l’œuf protégé par une gaine peut être introduit dans le rectum du Monsieur pour faire joujou de la même manière et servira aux couples homosexuels. C’est un sextoy qui va hors de la chambre à coucher, qui pimente et stimule différemment. Une précision encore : une télécommande peut faire vibrer plusieurs personnes portant œuf qui se trouvent dans le même périmètre (par exemple dans un restaurant); l’on peut s’imaginer sans difficultés des situations cocasses.

LA FORMULE 1 : Pour les hommes un étui carrossé comme comme une voiture  dans lequel Monsieur enfouira son pénis; stimulation par la vibration. En fait cette formule 1 remplace la « poupée gonflable ».

TINGA : forme et sensation d’un vagin.

LE GEL LUBRIFIANT: Emmy nous renseigne sur les différentes sortes de gel: eau ou silicone et donne la préférence à ces derniers, sauf pour la femme enceinte. Le lubrifiant silicone ne pénètre pas dans la peau, reste en surface qu’il rend soyeuse,  une goutte reste tout le temps de la pénétration et pendant toute la durée du rapport. Il vaut mieux éviter les gels parfumés dont on finit par se lasser et se dégouter du parfum et des fruits qu’il représente (kiwi/fraise par exemple). Cependant il existe une gamme très étendue de parfums y compris les plus extravagants comme pain d’épice et barbe à papa. On peut utiliser le gel pour un massage ou toute autre circonstance sans forcément qu’elle soit sexuelle.

Emmy parle avec beaucoup d’aisance de ce qu’elle connaît parfaitement malgré son jeune âge (25ans) avec une réelle compétence, un humour léger. Elle évoque les 850 m2 de cet espace de charme dont elle est la gérante et qu’elle se refuse à nommer sexshop. Elle a su donner des exemples concrets des constations faites en boutique…

Vous voulez mon avis ?  Vous trouverez sur des sites spécialisés les sextoys évoqués sur le blog www.libidosexualite.com mais il est préférable d’aller dans les boutiques spécialisées où l’on vous conseillera intelligemment avec beaucoup de tact, on apportera des réponses adéquates à votre demande. Les responsables de ces espaces de charme ont une psychologie appropriée pour aborder la clientèle avec respect et compétente.

Il reste le petit chapitre à traiter – le regard psy -  ce que je ne manquerai pas de faire dès demain…

Après avoir annoncé l’ouverture du 17ème Sex-o-café, fait les recommandations d’usage (conso en échange de la gratuité du salon Shiva),informé de l’absence définitive de Liliane (sans y), présenté Emmy et m’être présentée aux nouveaux participants la séance commença.
Ah, la soirée des sextoys ! Si le sextoy en tant qu’objet de plaisir n’est pas nouveau puisqu’il existe depuis la nuit des temps Emmy a su nous en parler avec sérieux et légèreté. La séance se déroula très joyeusement à commencer par rappeler que les premiers objets sexuels nommés « olisbo » (pénis artificiel) par les grecs, servaient aux femmes de marins ou de guerriers quand ces derniers partaient en guerre ou en mer.Les hommes s’assuraient ainsi la fidélité de leur épouse qui s’en servaient pour combler leur absence. Ce qui est toujours d’actualité ; Emmy nous le rappelle en évoquant une amie dont le mari militaire reste en contact intime par des moyens que la technique actuelle rend possible malgré l’éloignement.
L’ancêtre du godemiché appelé par les romains « gaude mihi » qui signifiait « réjouis-moi » était pour certains de véritables œuvres d’art en bronze, en céramique, en ivoire, ou plus simplement en pierre, en cuir, en bois, et très souvent à l’effigie d’une divinité…
Le kamà-sutrà, le plus important ouvrage sanscrit sur l‘amour et l‘érotisme, préconisait leur utilisation pour améliorer les rapports sexuels des partenaires.
Les chinois fabriquaient des godemichés en résine et en gomme pour en atténuer la dureté. Les japonnais offraient à leur dame une pierre enveloppée dans de la soie nommée du joli nom « objet d’absence. »
A la Renaissance l’olisbo change de nom pour « passatempo », passe temps, ou diletto, délice, qui donnera « didlo » qui est de nos jours une marque de sextoys. Á cette époque l’objet est à la mode et chaque femme se doit d’en avoir un chez elle, c’est ainsi que Ronsard (qui avait 55ans) reproche à son amoureuse Hélène (qui en avait à peine 15) de lui préférer sa propre main et son godemiché.
En Italie comme en France il s’invente des objets bien améliorés plus proche de la réalité avec réservoir en verre.
En 1869 Georges Taylor invente le premier vibromasseur à vapeur appelé vibrateur qui sert à calmer les douleurs; très vite l’usage a été détourné au profit de traitement contre l’hystérie et l‘insatisfaction sexuelle qui sévit à cette époque. Cet appareil est passé sur tout le corps en insistant sur la vulve ce qui déclenchait un orgasme clitoridien qui calmait la patiente. En 1883 le Dr J.M.Granville invente le premier vibromasseur électro-mécanique qui améliorait le rendement dans le traitement des sujets. D’une patiente à l’heure l’électricité aidant il s’en traitait six.
Comme ce tout petit aperçu nous le démontre le sextoy n’est pas un moyen nouveau pour se procurer du plaisir, et que de tout temps les hommes ont eu recourt à leur imagination afin de stimuler leurs fantasmes, de rendre ludique ce qui par la force de l’habitude, la routine installée sont un obstacle pour accéder aux délices qui – il faut l’espérer – épanouiront leur sexualité.

Le premier sextoy que nous présente Emmy est le canard; tout le monde en a entendu parler. Symbole du sextoy le canard peut être posé sur un chevet, waterproof il peut aller dans le bain, se poser sur la table du salon ou être offert lors d’un repas de famille où trône la grand-mère à côté du petit enfant sans qu’il choque la pudeur de quiconque. Objet joli par sa couleur et sa forme il est sans vulgarité et sa vibration douce est agréable n’est pas pour but de provoquer l’orgasme

Les boules de geishas est un sextoy spécial par sa fonction de renforcement du périnée, jusqu’à être préconisées aux femmes par les gynécologues après un accouchement. Là non plus cet accessoire ne sera pas utilisé à des fins orgasmiques mais pour remuscler et renforcer la tonicité du vagin et du périnée. Il faut savoir, précise Emmy que la plupart des femmes ne sont pas vaginales mais clitoridiennes, et qu’à ce titre, un vagin resserré, un périnée plus tonique  procurent des sensations meilleures et le coït sera d’autant plus satisfaisant pour les deux partenaires. L’homme sentira les contractions vaginales, sa verge ne sera pas perdu dans un étui creux;  la femme appréciera la verge qui la comblera. Produit en silicone sans risque d’allergie, les boules de geisha sont indispensables pour fortifier le muscle de l’amour (le pubo-coccygien). Cette technique est issue des pratiques taoïstes que la Chine ancienne développa par les exercices  des Qi-gong qui fortifient et développent le même groupe de muscles pour leur santé, leur longévité, leur plaisir sexuel et leur développement spirituel.Les yogis hindous pratiquent des exercices similaires dans le cadre du Hatha Yoga (la pratique du geste du cheval) encore pratiquée de nos jours. Le Dr Kégel créa en 1940 une série d’exercices destinés à renforcer le muscle pubo-coccygien, par des contractions / décontractions alternées des muscles qui forment le palais pelvien et de prévenir ou de réduire les problèmes du plancher pelvien et d’augmenter le plaisir sexuel.Traitement bénéfiques pour le prolapsus vaginal et utérin, l’incontinence.

Ce sera tout pour ce soir…Passez une belle soirée agrémentée d’un sextoy, pourquoi pas ?

 

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Ça ne date pas d’aujourd’hui puisque Sade parlait si bien de son rapport à la jouissance. Nous vivons une époque où ce rapport se vit dans les domaines les plus éloignés et autres que sexuels : nous devons jouir à tout prix : jouir de tout,  surtout de tout ce qui est inaccessible et qui ne respecte point l’autre :  » L’autre n’est rien d’autre que l’objet de ma jouissance. » Il n’est pas nécessaire que les gens se parlent, se connaissent ou s’aiment pour jouir. Sade dans « Juliette » « Il me paraît , encore une fois, que c’est une chose très différente que d’aimer et de jouir, et que non seulement il n’est pas nécessaire d’aimer pour jouir, mais qu’il suffit même de jouir pour ne pas aimer ». La jouissance serait donc un rempart contre l’amour ? Oui, si l’on devient un automate, égoïste ne pensant qu’à son propre profit, qu’à son propre plaisir. Et dans ce cas qu’importe l’autre puisqu’il est asservi à ma jouissance.

Oooh!!!Dès le retour de la plage voilà t-il pas qu’elle nous fond un plomb, la Lyli ? Non, ce qui fond c’est la crédulité, la croyance en la générosité des  êtres. Un constat, un de plus ! De cette constatation lucide des conclusions s’imposent sur l’état du monde qui comme chaque fois me laissent aussi tremblotante que deux ronds de flan. L‘impuissance, le dépit attaquent le corps entier et c’est chaque fois dans des états identiques aux miens qu’Alexia vient consulter.

La désolation de ce dimanche qui précède la Pleine Lune fit apparaître Alexia ce lundi pour me raconter son mal. Elle est atteinte de lucidité et ça la fout en l’air, la lucidité ! Collée au plafond, araignée prise au piège de sa toile,  elle éclate soudain :

- Je ne suis plus dupe : le plaisir que je lui ai donné a servi à me l’attacher ! C’est à ça que j’ai toujours utilisé le plaisir. Ça crée des liens quasiment indestructibles. En lui donnant du plaisir, je savais que je l’attachais; du plaisir j’en faisais une chaîne qui le retenait à moi. Mais aujourd’hui je me retrouve seule, sans amoureux, sans même un coup de fil qui aurait signifié que je compte pour quelqu’un… J’osais l’interrompre :

-  Et celui que vous avez attaché, où est-il ?

-  Lui ? C’est sûr que de là où il est il ne peut me téléphoner !

- De qui alors attendiez-vous un appel, un signe ? Pourquoi tant de colère, d’amertume ?

- C’est un tout ! J’ai passé la journée à faire des rapprochements, des constats, à râler, à ranger, à récurer et pour finir à me coucher au beau milieu de l’après-midi pour dormir !

- Avez-vous rêvé ? Non, elle n’avait pas rêvé.

Parce que moi si je me couche c’est avec l’intention de rêver. Rêver pour créer un monde beau, d’où la spéculation serait absente, les sourires authentiques, les attentes comblées, les besoins satisfaits ; les repas savoureusement dégustés, les câlins amoureux, les liens resserrés, les amants aimant partager sans déposséder. L’égoïsme n’existe pas dans mes rêves et souvent l’érotisme y joue sa partition…Un rêve quoi !

Comme à chaque fois Alexia repartit rassérénée ayant compris que l’automne annonce l’hiver avec ses frimas qui la ratatineront. Elle comprit que d’attendre de l’autre était vain, tant qu’elle ne mettait pas son cœur à l’ouvrage du partage. Tant qu’elle se servirait du plaisir comme moyen tyrannique d’asservir. Et moi, j’attendrais le printemps qui ferait réapparaître Alexia comme edelweiss sur le flanc de la montagne.

Prenez soin de vous par les temps qui courent.

 

ψ

 

Mais, non, pas moi ! Moi je suis une femme, puisque j’ai un trou dans lequel vient se loger quelques fois délicatement quelques fois plus brutalement la verge d’un homme pensant que seule la bandaison le définit. Ainsi donc nous allons parler de ce dur et épineux problème qu’est l’érection. L’érection qui donne tant de frayeur aux hommes quand elle vient à manquer de fermeté, quand elle s’essouffle sur la durée, quand elle caractérise comme étant de super mâles ceux qui la maintiennent longtemps. Ou trop longtemps – quelques heures : oui, oui, messieurs, n’enviez pas  les hommes atteints d‘anéjaculation. L’anéjaculation est un autre souci, moins fréquent mais insupportable pour les hommes atteints de ce trouble et pour les femmes qui en souffrent.

La difficulté érectile peut survenir chez la plupart des hommes quel que soit leur âge. Du plus jeune au plus âgé ces pannes fréquentes deviennent un véritable handicap dans la vie d’un couple. Le mutisme, parce que la honte s’en mêle, aggrave les pannes  alors qu’il suffirait d’en parler à un médecin, à un sexologue ou encore un psychothérapeute pour y remédier. Ce qui est à déplorer est la résignation des hommes à vouloir être conforme au dictat en vogue depuis toujours qu’un homme n’en est un que si son sexe n’est là que pour bander, pénétrer, éjaculer.

Je vous le demande mesdames : l’homme n’est-il qu’une queue ? À vous aussi  messieurs je vous le demande: la femme n’est-elle qu’un trou ? Non, bien sûr ! Même si c’est que l’on tend  à nous faire croire depuis la nuit des temps ! Moi ça m’énerve quand la porte de mon cabinet  se referme sur des plaintes dites d‘impuissance. Oh! l’horrible mot qui entraîne tous les maux de la création. D’ailleurs la médecine en a changé : elle appelle ça des « troubles érectiles« .

Je me rappelle cette horrible dispute (dans la rue) de deux jeunes hommes qui finit en bagarre. Un gringalet disait à un fort en bras tatoués  » Elle t’a quitté parce que tu bandais mou; t’es un impuissant, une couille molle. Retourne chez ta mère »…

Dans nos civilisations l’homme est représenté par la puissance de son sexe, – un homme ça bande. Un homme est représenté par la dureté - un homme ça ne pleure pas. Un homme est représenté par des muscles – un homme ça sait se battre. Mais d’abord un homme est représenté par  sa queue – un homme tire à vue sur tout jupon qui passe. Un homme doit être dur du sexe et dégainer en toute situation. Mais si la queue n’est pas aussi dure que la représentation qu’un homme se fait de lui-même,  comme dit dans la dispute, il n’en est pas un. Il sera traité d‘impuissant. « La société machiste fait de l’homme un mâle concentré sur son organe sexuel« 

Au garde à vous, un homme dégaine, tire et remet son arme en place une fois déchargée.

Par contre un homme dont le sexe pique du nez, devient tout flagada au moment où il devrait être dans l’action devrait chercher la raison de cette détumescence qui souvent n’est que psychologique.  Un beau jeune homme de 25ans, africain,  se plaint d’éjaculation précoce : après quelques séances pendant lesquelles nous faisons remonter son histoire personnelle, il me confie que c’est sa nounou, alors qu’il avait à peine 10ans faisait grossir son sexe dans sa bouche tous les matins pour qu’il commence une belle journée. La « chose » se passait vite, même très vite afin qu’ils ne soient pas surpris… Vous l’aurez compris cette pratique précoce (à tous les niveaux) a fait de lui un éjaculateur précoce. Bien souvent et après avoir fait les vérifications nécessaires auprès de la rassurante médecine qui mesurera les taux d’hormones, la physiologie, la biologie et l’organique, on s’apercevra qu’il suffirait de presque rien pour remettre la machine en marche. Traitée en psychothérapie l’éjaculation précoce  se satisfait de quelques séances pour évacuer un problème et remédier à cet handicap.

Alors, un conseil aux messieurs :  arrêtez de vous identifier à l’état de votre verge vous n’en deviendrez que plus humain. Et souriez au constat plein d’humour de MONTAIGNE « L’indocile liberté de ce membre s’ingérant si importunément lorsque nous n’en savons que faire, et défaillant lorsque nous avons le plus affaire et contestant de l’autorité si impérieusement avec notre volonté, refusant avec tant de fierté et d’obstination nos sollicitations mentales et manuelles »( Les Essais).

Je vous promets  de faire un tour du côté des hommes ce ceux qui eux n’éjaculent jamais.

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Ce que vous allez lire là est extrait d‘Histoires d’hommes – histoire de Dieu » écrit par Lyliane Rivera. C’est mon cadeau de l’été, faites-en bon usage !

Je  savais, je l’appris en l’aimant, lire toutes les gammes de son style. Je connaissais son solfège et pouvais arpéger toutes les notes qui se cachaient en les débusquant dans ses endroits les plus secrets. Pas de bémol dans le rythme de nos corps mais une folle vibration empruntait le crescendo d’un chef d’orchestre, subjuguée par l’exécution magistrale de sa baguette magique. Nous rejouions le concerto des joies de l’amour, sans reprise de souffle, d’un accord impeccable où les sons les plus sensuels pouvaient durer toute la nuit, laissant nos sens pleins de doux murmures qui nous endormaient à l’aube.

En virtuose je me fondais en lui, donnant toute la mesure de mes talents d’amoureuse qui me garantissaient une partition à ses côtés sans faute, d’une docilité sans faille, un irréversible attachement de sa présence définitive dans mon corps et dans mon cœur. Ainsi il ne m’oublierait jamais, il me reviendrait toujours comme le marin revient toujours à la mer. Il finirait par rester ayant trouvé son île et le désir de l’habiter.

Un soir, pour me remercier,  mon amant émit le souhait de me masser…Après avoir créé l’ambiance : lumière tamisée,voix de velours de Grégory Isaacs, le mister cool jamaïcain  et cool attitude du maître de cérémonie, je m’ allongeais sur la serviette.

Tout mon corps était déjà tendu vers ses mains qui se posèrent au creux de mes reins, remontèrent le long de mon dos  saisissant avec une extrême douceur mes épaules. Déjà ma tête dodelinait appréciant le velours du toucher qui électrisait mon corps entier. Mon souffle court s’accélérait. Ma bouche cherchait ses doigts qu’il ne m’offrit pas, il devint l’authentique masseur me rappelant à l’ordre.

« S’il vous plaît Madame, un peu de tenue ! Oh, excusez-moi Monsieur, votre massage est tellement agréable, j’ai cru comprendre qu’il s’agissait une invitation à la débauche! Tss,tss, fit mon amant  impeccable dans son rôle »

Retournant au sérieux du massage, il m’enduisit des pieds à la tête d’huile de monoï. A  son capiteux parfum s’ajoutait la sensualité du reggae. L’atmosphère chargée d’encens rendait ma perception de lui fluide et je le buvais; ronde et je m’enroulais dans  le distillat de ses doigts; sensible et je le sentais. Sans bouger, collée à la serviette, respirant fortement, je l’absorbais.

Il me demanda de me retourner. Professionnellement. Je m’offris à lui comme jamais auparavant, avec la conscience de son regard, de ses mains sur moi. Verso qu’il enduit d’huile parfumée. Les jambes, le cuisses, le ventre, il remontait beaucoup plus lentement sur les seins  où – me semblait-il -  il s’attardait. Papillon, je volais. Mon esprit avait déserté mon enveloppe charnelle et voltigeait au dessus de nous.

C’était divin ! Prendre possession de son propre corps de cette manière était divin ! Je repartais toucher Dieu dans un ciel étoilé d’une constellation nouvelle nommée Marie-Madeleine. J’aimais ses mains, elles me soignaient, elles me regorgeaient de suc vital. Il était Jésus, et c’est moi qu’il clouait, tel le Christ,  à la croix du plaisir. Je partais loin mais revenais de peur d’aller trop loin, de peur de ne pas revenir dans ce monde terrestre.

Bambou priapique, sa tige de jade gonflée d’énergie vitale ondulait mon corps, effleura mes seins gorgés de désir de lui. Il faisait durer le plaisir, échappant à mes mains, je ne pus le planter en moi.

Nos souffles rauques, chauds et secs comme un simoun, dans nos gorges assoiffées : « J’ai soif, s’il te plaît, donne moi à boire. » S’écartant légèrement de moi, sa verge restait au contact de ma peau « Non, ne t’en vas pas ! » Il ferma mes lèvres d’un baiser qui remplit ma bouche d’un liquide rafraîchissant. Il avait tout prévu, y compris l’eau qui calmerait ma soif. « Encore, encore de l’eau ! » Jaillit de sa bouche, une cascade déferla dans ma gorge, qui sans étancher ma soif, explosa en mille particules argentées.

Élément indispensable à la vie, l’eau scella nos corps en une tangible réalité; telle une périssoire se coulant sur l’eau, nos peaux glissaient l’une contre l’autre. Masseur et massée fusionnèrent à l’unisson, se retrouvèrent UN par l’irrésistible attirance des pôles opposés, complémentaires. Nous devenions un Tao parfait. Nous nous lovions tour à tour dans la moiteur de nos ventres rejaillissant dans la lumière qui irradiait dans nos yeux.

J’étais liane, sur laquelle il se volubilisait. Il était volute et je m’enroulais en lui.  Dans la volupté la plus totale.

Vint mon tour d’oindre son corps. L’huile parfumée consacra cette divine union, la transforma en un acte sacré. Et là, comme à chaque fois, ondoyant à la même mesure, nos respirations mêlées se précipitèrent dans un même cri, nos corps ressuscitèrent en apothéose orgasmique.

Le petit matin nous retrouva emmêlés dans les draps huilées.

 

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« Si le potage avait été aussi chaud que le vin, le vin aussi vieux que la poularde et la poularde aussi grasse que la maîtresse de maison, cela aurait été presque convenable » Curnonsky, fondateur de l’Académie des gastronomes.

Tout engagement important, qu’il soit contrat d’affaires,  sentimental ou relationnel se prépare autour d’une table… à manger. Penserions-nous à nous reproduire, nous attablerions-nous aussi volontiers autour d’un repas à faire frémir nos papilles  sans plaisir au rendez-vous ? C’est le plaisir, seul, qui fait le lit de la table et transforme la table en lit. Le plaisir est un convive qui s’invite à notre insu; il émoustille nos ébats amoureux, il se partage autour d’un plat, ne fut-il  que de pâtes.

Ève et la pomme

Adam aurait-il porté à sa bouche la pomme qu’Ève la tentatrice lui présenta s’il n’avait senti monter en lui le désir ? En même temps que son geste ne lui offrit-elle pas la révélation d’un plaisir terrestre ? Le plaisir de  croquer la chair de l’amour.  Ce plaisir qui conditionne notre nature humaine, prétexte pour multiplier les plaisirs de la bouche et les plaisirs sexuels.

L’histoire de Marie-Lise, haute comme trois pommes, et d’Édouard avec ses oreilles en feuilles de chou vous sera ici contée.

Édouard  qui n’en pouvait plus de bouffer de la vache enragée avec les femmes proposa à sa « fiancée » qu’il n’avait pas encore consommée, d’aller dans les sous-bois ramasser des champignons. Ce n’était pas  encore la saison, Marie-Lise la naïve au cœur d’artichaut, lui dit sa préférence  à cueillir des fraises. Des fraises des bois, insistait-elle. Fraises ou champignons qu’importe, lui répondit Édouard en la mangeant des yeux, le plus beau fruit  à manger est là devant moi.

Marie-Lise ragaillardie par la remarque sans équivoque d’Édouard rajusta  son corsage sur ses seins gros comme des pomélos qui en débordaient. Elle enlaça son ami, prit son chapeau de paille et bras dessus-dessous ils cheminèrent sur le sentier qui conduisait au bois. Heureuse de cette promenade Marie-Lise retrouva  une pêche d’enfer, la banane fendait son visage d’une oreille à l’autre.

Édouard sans être végétarien rêvait de lui manger l’abricot. Il rêvait de lui ouvrir le coquillage et de s’engouffrer dedans comme l’anguille pénètre la fente des rochers. Il fantasmait sur le festin que mijotaient ses pensées. Il était prêt, si elle se laissait faire, à la dévorer entièrement. Il devenait un ogre pantagruélique à la vue des  appâts de Marie-Lise.

 

Chemin faisant les pensées de Marie-Lise, s’agitaient. Malgré ses formes callipyges, sa façon de manger ressemblait à celle d’un oiseau : aussi peu mais aussi souvent qu’eux. Elle picorait comme une poulette. Aussi après qu’ils aient fureté sans succès dans les buissons pour y dénicher des fraises, au pied des arbres pour y déloger des champignons, Édouard invita sa belle à s’assoir dans l’herbe épaisse. Les mains croisées sous la nuque, Édouard se laissait butiner les lèvres, grignoter le lobe de l’oreille, mordiller les tétons… Sûr qu’elle y prenait plaisir autant que lui. Marie-Lise dont les mains s’aventuraient au niveau de la ceinture, transforma par leur pouvoir le cornichon russe en concombre libanais et les deux figues qu’elle imagina sèches et ridées se retrouvèrent au creux de sa main gonflées de désir.

Excité par ces préliminaires, sorte d’entre-mets savoureux, Édouard impatient salivait à l’idée de déguster le dessert. Il se voyait déjà trempant son biscuit dans la crème, retourner  sa Marie-Lise comme une crêpe et l’appeler dans la foulée Suzette.

Marie-Lise ne l’entendit pas de cette oreille. Son désir à elle était de continuer les préliminaires, de se gaver de sensations nouvelles pour elle; de faire durer ce plaisir qui n’en finissait pas de monter comme une mayonnaise. Pas assez mûre pour  l’instant elle n’avait nulle envie de passer à la casserole quand soudain…

Un rire éclata dans la gorge de Marie-Lise. Ivre. Elle était ivre, d’une ivresse qui succède à l’ingestion d’un vin chaud, épicé et capiteux et succomba à la tentation de le boire jusqu’à la lie…

Joyeux été !

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Qu’est-ce que la sexualité ?

1-La sexualité est l’ensemble des caractères physiques, physiologiques et psychiques qui différencient l’individu femelle de l’individu mâle. 2-La sexualité est l’ensemble des comportements caractérisant l’activité sexuelle et sa satisfaction.

Contrairement a ce qui était généralement admis, la sexualité n’a pas pour finalité la procréation. Tout est sexuel – par le fait de téter le nourrisson active la zone érogène qu’est la bouche – bouche qui sera plus tard sollicitée par le baiser. La tétée est donc une activité sexuelle qui satisfait la faim en générant du plaisir. Chez l’humain le sexuel ne se limite donc pas aux organes génitaux nécessaires à la procréation (conjonction des 2 sexes – masculin et féminin dans le fait d’engendrer un être humain) mais le sexuel est un ensemble d’activations des zones érogènes qu’est le corps tout entier, qui a pour but l’obtention d’une satisfaction. Freud fit scandale quand il qualifia de sexuelles un ensemble d’activités ou de tendances non seulement qu’il repère chez l’adulte mais aussi chez le nourrisson.

Le but « originaire » de la sexualité argumente Freud est un but de  jouissance, qui n’a rien à faire continue Lacan avec la copulation dans sa finalité de reproduction.

La fonction sexuelle et la libido (énergie psychique des pulsions sexuelles) ne se mettent pas en place d’emblée mais sont soumises au développement physiologique, physique et psychique ; elles traversent une série de phases ou de stades. Freud a mis en évidence les différents stades où la sexualité se structure et qui sont les lieux des zones érogènes révélées par le plaisir qu’elles provoquent lorsqu’elles sont sollicitées. Les stades oral, anal, phallique et génital sont ces stades que souligne Freud qui vont se révéler être autoérotiques.

Dès la petite enfance – dit Philippe Breunot – le sexe s’apprend entre liberté, pulsion et interdit. Dans toutes les cultures il existe des règles pour limiter les excès du sexe, qui, si tout était autorisé, perturberait la bonne marche de la société. L’humain se structure sur la limitation à la jouissance. Et sur des interdits : de l’inceste, du meurtre.

Partant de cette constatation il paraît évident que la sexualité se structure et évolue en fonction de critères tels que l’âge, l’éducation, le milieu socio-culturel, etc.

 

Chaque étape de la vie est porteuse d’une réalité sexuelle.

Qui concerne

  • un cycle hormonal qui lui correspond avec transformation physiologique, (puberté, avalanche hormonale transformant la libido;  maternité et ménopause pour les  femmes; andropause pour les hommes  avec le déclin hormonal qui l’accompagne)
  • La sexualité dépend aussi de la manière dont a été abordée la sexualité pendant l’enfance, l’adolescence, au travers des croyances, de l’éducation, des complexes et des tabous.
  • On connaît l’importance du premier rapport sexuel et l’incidence future sur la sexualité. La première expérience peut-être soit traumatisante, soit une révélation qui de toute manière nous marquera.
  • Les choix amoureux sont une réplique des modèles parentaux que nous avons connus.

Qu’est-ce qui fait une sexualité épanouie? De quoi dépend-elle ?

Une sexualité harmonieuse dépendra de nombreux facteurs intérieurs autant qu’extérieurs :

  • elle dépendra des attentes réelles ou supposées des partenaires ;
  • de l’histoire personnelle, des expériences et du tempérament des partenaires.
  • La sexualité peut-être source de malentendus, de conflits, de problèmes relationnels complexes.
  • Ce que j’ai pu constater est qu’une sexualité bien vécue est certainement un des meilleurs outils de développement personnel, un espace de jeu où il n’y a plus dominant ni  dominé, un espace libre et non un lieu de pouvoir.
  • Dans la sexualité épanouie rien n’est jamais figé. Tantôt actif tantôt passif, il est bon de laisser libre court à son imaginaire et de se connecter à ses sens. Tous ses sens.
  • Il est important de bien  se connaître pour être dans le partage, dans l’échange plutôt que de tout attendre du partenaire, ou bien vouloir tout lui donner et ne rien accepter… C’est le cas de certaines femmes qui donnent du plaisir et refusent d’en recevoir.
  • La sexualité se réjouira d’une communication intime, d’attentions et de prévenance.
  • Entre partenaires complices, consentants il est bon de laisser parler les pulsions, de s’autoriser à les vivre. Cela fait partie des expériences qui cassent la monotonie.

Aujourd’hui : est-il vrai que les femmes assument mieux leur désir ? Si celui-ci est en berne vont-elles rechercher la cause de la défaillance ?

Revendiquent-elles plus facilement le droit au plaisir ? S’interrogent-elles s’il est absent ? Cherchent-elles les ingrédients nécessaires à sa montée ?

Quel impact de la complicité, de la tendresse, de l’autoérotisme (encore tabou chez nombreuses femmes). L’appropriation de son corps et de son plaisir.

L’un des motifs de consultation est la plupart du temps lié à la perte du désir, à l’absence du plaisir et d’orgasme mais aussi à la peur par les plus jeunes de la pénétration.

Avoir une sexualité épanouie c’est d’abord se sentir désirable mais pour cela il faut s’aimer, avoir sur soi un regard aimable.

C’est aussi apprendre du temps qui passe, s’en faire un allié et non un ennemi ; ne pas s’affaisser en même temps que l’ovale du visage.

Pour les hommes, la plupart du temps c’est l’éjaculation précoce qui les amène à consulter (quelque soit l’âge); des érections faibles ou inexistantes. Nous avons vu dans différentes sessions les solutions à apporter à ces états.

Doit-on rappeler que la pénétration n’est pas forcément l’attente des femmes, même si les hommes ont besoin de cela pour être en confiance et se sentir virils ; ne pas négliger des préliminaires qui exciteront, mettront en appétit en faisant de la relation un moment ludique et épanouissant.

Les hommes d’aujourd’hui savent montrer leur tendresse et faire que la sexualité du couple soit un partage et un lieu de régénération, une recharge de l’énergie vitale ; ils sont moins dans la performance…

Ce qu’il faut savoir : Il n’y a pas d’âge pour avoir une sexualité épanouie, l’expérience aide mais ne fait pas tout ; créer ou réinventer une ambiance sensuelle « étonnez-moi, Benoît ! » Le dialogue, l’échange sont indispensables pour être épanoui sexuellement.

La sexualité et les médias

Les médias influent sur la sexualité avec des injonctions à se comporter de telle manière, à obéir au prêt à consommer, à l’obligation de jouissance dont chaque magazine fait état.

La sexualité est affaire de chacun, elle n’a pas à obéir à des normes.

Avoir une sexualité épanouie est un art de vivre qui se conjugue au quotidien et en chaque instant et la chambre à coucher n’est pas le seul espace pour l’exprimer.



 

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Un avant goût de la séance avant le compte rendu qui sera rendu lorsque j’aurais récupéré la vidéo. Ambiance orchestrée par une majorité d’hommes (une fois n’est pas coutume, leur nombre était supérieur à celui des femmes)  dont un docteur, doyen de la rencontre, qui fêtait ce jour là ses 84ans. Comme quoi il n’y a pas d’âge pour parler sexualité et certainement la vivre avec beaucoup de tendresse quand les fonctions physiques et physiologiques ne sont plus à l’unisson des ardeurs psychiques. Évoquant la tendresse constatée parmi la génération des quadragénaires, le docteur partant d’un constat scientifique, questionne « ce peut-il que les hommes se féminisent, perdent leur agressivité, à cause des hormones introduites dans la viande ?  » La question reste posée et il serait intéressant d’y répondre.

Donc, il y avait ce soir là l’Uruguay en la présence de Jaime; humaniste parcourant le monde Jaime fait tous les ans son escale estivale à Cannes, ville-cure-de-jouvence puisqu’il a rajeuni, dit-il, quand il en repart. Ses questions « apprend-on à apprendre ? Quelle éducation sexuelle en France comparée à l’Uruguay ?  Droit à l’avortement depuis quand ? Différence culturelle entre la France et l’Uruguay.

C’est toujours un plaisir pour moi de retrouver « les anciens » qui ayant pu se libérer se replongent avec intérêt dans le débat. Merci à Pascale, toujours pertinente dans ses paroles, merci à son compagnon. Frédéric dont la timidité ose s’aventurer un peu plus loin en participant à « l’after ». Le Sud Ouest était de retour avec l’accent chantant de Joëlle accompagnée par la sagesse, l‘empathie de son partenaire.

Marianne, toujours fidèle au sex-o-café, témoigne d’une sexualité de sexagénaire heureuse qui n’a rien à envier à la quarantaine où elle a laissé la honte et les tabous. Valérie toujours discrète approuvant les dires sur la pointe d’un sourire et d’un hochement de tête.

Il y avait aussi les heureux, comme Gérard qui  pu participer grâce à la pause de la chorale. Yves habitué à couper les cheveux en quatre nous fit part de son besoin de trouver une femme qui le fasse vibrer, ne peut entrevoir la relation qu’avec une femme qu’il aime…

« Nous sommes comme un triangle Δ avec la naissance, une montée et une descente; la descente est la pente sur laquelle est la plupart d’entre nous ce soir. » (L’homme qui a dit cela ne c’est pas présenté je ne peux donc le nommer.)

Effectivement, il était  étonnant (mais enrichissant) de faire un état des lieux de la sexualité après 40ans qui en définitive a attiré des participants sur le versant de la descente la moyenne d’âge étant très élevée. C’est cette même constatation faite parmi les témoignages qui m’ont été adressés, uniquement des femmes de plus de 60ans; hier soir beaucoup de messieurs avaient dépassé la quarantaine depuis longtemps.

Ce qui a été constaté dans le discours ambiant c’est que l’attitude des hommes aurait beaucoup évolué; que l’éducation sexuelle fait défaut; qu’il est important d’être en accord avec son corps, son âme; que la tendresse, l’empathie et l’adaptation au partenaire est nécessaire autant que le respect mutuel, l’écoute, le partage.

Qu’il ne faut pas prendre comme argent comptant ni appliquer à la lettre l‘injonction de jouissance que véhicule les médias…

Très vite, la suite de ce qui s’est dit…

Passez un bon weekend.

 

 

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Pour finir en beauté la saison du sex-o-café avec la participation de Marie France magazine.  Valérie Rodrigue demande  « Mieux?Moins bien? Le sexe après 40ans, c’est comment ? » Et vous que répondrez-vous à la question

« Êtes-vous sex-o-épanoui-e ? »

Rendez-vous donc le 7juillet à Cannes au 3.14 hôtel pour débattre, témoigner ou simplement écouter dans une ambiance chaleureuse autour d’un verre ce qui fait ou non une sexualité épanouie.

Mais aussi rendez-vous sur le blog (ici même) pour y lire le compte rendu dans le courant de juillet.

Comme Flora et Arlette posez vos doigts sur le clavier et envoyez votre témoignage sur www.libidosexualite.com.

À bien vite…