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Archive for the ‘Thérapie holistique’ category

amours et mort

Hé ! toi l’Amour-adolescent où es-tu ? Comment vas-tu ? Peut-être un jour me diras-tu de tes nouvelles ? Dans quel coin sombre te caches-tu ? Es-tu resté accroché à un rocher dans un quelconque détroit ? As-tu eu peur des monstres de Charybde pour préférer t’écraser contre Scylla et te laisser engloutir avec tes espérances ?

À l’engagement dans l’Amour aurais-tu préféré la Mort cette grande voyageuse? Et si oui, t’aurait-elle amené ailleurs dans un autre pays pour te réchauffer sous les soleils de l’utopie ?  Et t’empêcher de croire, en partant,  que l’amour est une triste et belle invention des hommes et non   un roi- enfant-de-bohème-qui-n’a-jamais-connu-de-loi ?

Hey! Amour, quand tu voudras, tu diras lors de ta prochaine et brève apparition, la nature du voyage dont on ne revient pas, voyage qui pour toi s’est confondu avec  le bout de ma nuit.  À persister dans le mutisme le silence emplit  ce qu’il reste d’espoir à enterrer avec les illusions, celles d’avoir cru encore et encore à la bonté des hommes.

De toi, Amour-à-cheval-sur-la-Lune qui demain sera pleine, qu’ai-je gardé sinon nos nuits qui rejoignaient nos jours dans la pâleur du petit matin ? Et au creux du cœur, un son distinct venant d’une île des Caraïbes qui  encore aujourd’hui rub-a-dube en sourdine à mes oreilles.

Et toi, Amour-œil-aux-aguets, tu as immortalisé sur les murs de ma chambre les êtres chers, où es-tu à cette heure ? Guitare et œil de lynx à fixer l’horizon d’une dernière échappée en fond d’écran?

Et toi dans Sarajevo mon Amour, quand me tenant par la main nous déambulions dans les ruelles étroites, rendues glissantes par la neige fondue, tes pas nous conduisaient près de la tour du minaret qui côtoyait la synagogue et le clocher de l’église sans autre revendication qu’un partage des cultes. T’en souviens-tu ?

Ô, Monsieur Pao ! Que sont devenues tes cendres répandues dans les oliviers ? Envolées ? Mais il reste de toi, un cahier d’inventaires où sont consignées les lettres  qui racontaient tes îles.  Ta passion pour les îles, toutes les îles. Des lointaines Kho Samui, Kho Tao, Kho Phi Phi à l‘île de Beauté toute proche. Toutes visitées ensemble ou séparément, mais chacune relatée en mots l’amour  pour elles comme unique mesure sacralisé par ta mort. Tu es partout chez moi ! Les herbes corses ne suffisent plus pour te cacher ni les rochers pour te servir de sofa, mon poète pour toujours disparu.

Ferré chantait : L’Amour et la Mort miracle des voyelles/ Il semble que la Mort soit la sœur de l’Amour/ La Mort que l’on attend et l’Amour qu’on appelle / S’il ne vient pas elle viendra un jour/La Mort, la mort, la Mort…

Un être qui veut s’ouvrir à l’amour doit savoir que toute forme d’amour représente une menace pour son Ego. Ainsi écrit Gerd Ziegler, dans son Tarot : Miroir de tes relations. Aujourd’hui c’est Gerd qui va s’exprimer sous ma « plume ». Ce qu’il dit m’a encore une fois interpellée, et peut certainement aider chacun  d’entre nous à avancer sur la route difficile de la vie.

Amour Tarot des relations

S’ouvrir à l’amour est donc une menace pour l’Ego parce que l’Ego est la partie de notre conscience qui s’appréhende comme étant séparée de l’univers. L’Ego ne peut exister que dans la dualité, dans la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, entre le Moi et le Toi.

Le chemin de l’amour nous fera souvent rencontrer la peur. Inexorablement, il nous montre que rien de ce que nous cherchons ne se trouve à l‘extérieur, mais uniquement en notre propre être intérieur. Et pourtant, c’est le miroir d’un pôle contraire situé à l’extérieur qui nous renvoie cette vérité et nous la rend perceptible.

Dans la plupart de nos relations amoureuses nous rencontrons les côtés les plus sombres de nous-mêmes. Ceux-ci nous renvoient souvent à des situations qui ont marqué notre passé et que nous n’avons pas assimilées…

Quelle que soit la forme sous laquelle se présentent les difficultés que nous rencontrons dans nos relations, elles indiquent chaque fois d’anciennes blessures qui ne sont pas guéries. Afin qu’elles puissent guérir il faut qu’elles soient rouvertes et nettoyées…

Notre capacité à aimer et à être aimés dépend de notre disposition à regarder en face les côtés les moins agréables de nous-même que nous cherchons le plus à cacher pour les clarifier…

Nous créons toujours pour nous-même les situations qui nous permettent d’apprendre ce qui est important pour nous à un moment donné. Chacune des différentes formes de relations, y compris la solitude et la séparation sont là pour nous guérir et nous transformer

Si l’on s’accroche aux situations de proximité ou de distance de façon rigide on interrompt le flux naturel de l’amour. Tout comme l’inspiration et l’expiration maintiennent tout organisme en vie, l’alternance d’intimité et de distance est nécessaire à toute relation humaine. Une relation ne s’éteint pas s’il n’y a pas, au même moment quelque chose d’autre, quelque chose de plus important qui nous attende. Bien entendu, il ne nous est pas toujours possible, de notre perspective réduite, de comprendre cela tout de suite. De telles situations nous sont toujours offertes  afin que nous puissions vivre l’expérience d’un plus grand amour dont chaque expression entre êtres humains, n’est qu’une allégorie…

Réjouissant, non? Je pense à Alexia, à Patrice, à Aline et à tant d’autres qui pensent que l’histoire d’amour, celle qui s’achève en ce moment en les faisant tant souffrir est la dernière… Ces bribes de texte réconfortant, recopiées il y a belle lurette, au moment où j’étais persuadée que l’amour était ce qui nous construisait. Entre temps, j’ai oublié cette dimension qui nous propulse, j’ai perdu la foi en l’amour…Un séisme puissant, ébranlant mon organisme m’a remis sur le chemin du carnet oublié… Un cadeau sous forme de coupe d’amour …

Le désir naît de la stimulation des cinq sens (vue, odorat, toucher, goût, ouïe) mais aussi de ce qui naît à l’intérieur de notre cerveau (pensées, images, fantasmes). Le désir met en branle le système dopaminergique pour secréter la dopamine (rappelez vous l’histoire du rat qui se donnait du plaisir en appuyant sur un levier), dopamine qui provoque le plaisir et l’attente d’une récompense. Lors du désir sexuel diverses hormones affluent dans le sang et se fixent sur les ovaires. Et les hommes, alors ? (Eux aussi y ont droit, cet afflux sanguin va gonfler leur pénis). Il y a production d’images mentales, de fantasmes sexuels. Un vrai cinéma. Les humeurs et les émotions sont ragaillardies grâce à la sérotonine dont l’importance est grande dans le désir sexuel – le manque de sérotonine, favorise la dépression.

Tout ce processus va plus vite que moi pour l’écrire :  le désir se transforme en excitation sexuelle. Les organes génitaux se vasodilatent : clitoris et vulve se gorgent de sang tout comme le pénis du monsieur. Le vagin se lubrifie et s’élargit; les zones érogènes excitent les nerfs périphériques… Tout s’enchaîne, tout se déchaîne, c’est un tsunami dans la tête, dans le corps. Le cerveau quasiment épileptique fait son boulot de messager en envoyant la pression dans les organes génitaux. Tension électrique au maximum qui contracte le tout, tend les muscles à l’extrême, vagin, utérus, sphincters compris. Jusqu’à l‘orgasme ! Tout ça bien évidemment en raccourci, pour ne pas vous saoûler  avec les détails compliqués, les noms des hormones imprononçables qui vous feraient perdre le plaisir de lire. Et perdre le plaisir,  quel dommage!

Le corps désire le plaisir et non le pouvoir. Le plaisir du corps est la source de tout bien-être. Si un sujet n’a aucun plaisir dans son corps il devient aigri, frustré, odieux. Refouler ses pulsions (source de plaisir) sans les utiliser au profit de la sublimation, déformera l’esprit qui perdra tout pouvoir de créativité. Le plaisir est une force créatrice par excellence. Le plaisir sourd à l’improviste, il se constate à l’intérieur de soi de manière inattendue. Le plaisir a une composante inconsciente; le corps est le lieu secret du plaisir et dans ce lieu, le plaisir et le désir ne peuvent y venir sur commande.

Vouloir accéder au plaisir par la seule volonté en se lançant dans sa recherche effrénée, va ligoter le corps et l’éloigner du but recherché. Le plaisir ne peut surgir que si le corps est libre de tout barrage à l’ouverture des sens. La volonté dans la sexualité, est une entrave au lâcher-prise, à l’abandon requis pour que le corps s’épanouisse. La volonté se cache dans le mental, or  mental et lâcher-prise sont incompatibles. Pour que le plaisir envahisse le corps, aucun des 5 sens ne doit être retenu. Cela signifie exister au travers et dans la présence du corps. Autrement dit avoir la conscience de Soi. Vivre la dichotomie corps /esprit ne peut qu’amener du pathos.

Ceci étant dit, je vous souhaite bien du plaisir à faire exploser mille feux d’artifice dans votre corps. Mais d’abord dans votre tête,  puisque c’est là que ça se passe. Profitez de ce week-end annoncé grisâtre pour vous donner du plaisir et satisfaire votre désir.

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Nos maux présents, nos pensées actuelles sont le résultat de nos problématiques passées. Certains nomment cela le Karma. Et pourquoi pas l’appeler ainsi ? Il s’agit bien d’une relation de cause à effet, d’un enchaînement d’actes ou de pensées avec pour conséquences un résultat se répercutant quelques temps après.

« Plus besoin d’aller chercher dans nos vies antérieures, le Karma nous le fabriquons maintenant ! » Alexia l’affirmait avec conviction quand elle vint m’entretenir de ses maux d’automne. Pour vous rappeler l’histoire, puisque c’est celle d’Alexia que nous allons suivre, je vous propose de vous replonger dans la lecture des articles la concernant.

http://www.libidosexualite.com/?m=20090709

http://www.libidosexualite.com/?m=20090814

Qu’avez-vous fait cet été ? Avez-vous aimé, été aimé comme il est bon de l’être pendant cette période ? « Rien, je n’ai rien fait de réjouissant ; ni j’ai été aimée, ni dorlotée dans cet été étouffant…J’ai juste attendu un signe dans la chaleur insupportable ; j’ai espéré le retour de sa voix au téléphone, j’ai rêvé l’hypothétique retour d’un week-end. Je suis restée confinée chez moi de peur, si je sortais, d’être liquéfiée par le soleil. »

Et aujourd’hui insistais-je ?

« J’ai l’impression d’être déchirée comme labourée de l’intérieur. Mon deuil est difficile à faire puisque à son absence s’ajoute sa perte virtuelle. Ma tête est encore pleine de pensées confuses comme mes étagères de livres mal rangés » me dit-elle quand je voulus savoir comment elle se sentait maintenant. « Une tristesse poisseuse me colle aux poumons et m’empêche de respirer. » Alexia parle très bien de l’automne sans le savoir.

La tristesse est un des symptômes négatif des poumons. Les poumons sont les organes qui correspondent énergétiquement à cette saison. Les poumon régis par l’énergie Métal, lui-même relié à Vénus (planète de l’amour de la beauté) arrive de l’Ouest, sa force est à son maximum pendant cette saison. Les poumons contrôlent la peau, les pores et la transpiration. Plus l’énergie des poumons sera forte plus l’organisme sera protégé des virus (de la grippe, par exemple), des microbes envahissants, des bronchites qui se déclenchent souvent à l’automne.

L’énergie du Métal est à son apogée à l’automne. Une énergie positive nous aidera à ressentir les contrastes de nos sens, notre esprit sera clair, vigoureux. C’est une énergie sérieuse, calme et sobre. L’automne est le moment de la contemplation, du calme intérieur, des résolutions après avoir accepté les contradictions. Le temps des récoltes. Cette énergie, si nous avons bien compris ce qu’elle veut nous apprendre, nous donnera courage, droiture, solidité, partage, générosité et indulgence.

Pour le moment Alexia ne vit que dans les émotions négatives du Métal. Elle ressent l’hypocrisie et la malhonnêteté du monde qui l’entoure. La tristesse et le chagrin se sont emparés d’elle. Sa confiance chancelle ; elle se sent irresponsable et attribut son malheur à la mesquinerie, la jalousie de son entourage. « J’ai tout fait pour cet homme… » Elle étouffait de l’avoir perdu.

Les bras ont manqués à Alexia, la voix de l’aimé s’est tue.

Pourtant le travail psychique qu’elle fit n’est pas vain. En retournant sa terre, elle en a exploré, labouré la moindre parcelle. De son esprit en friche est remontée la chaleur de l’été prête à se transformer en douceurs automnales d’où jaillira la lumière rousse qui éclairera sa voie encore sombre pour réchauffer l’hiver qui l’attend. Retrouverons-nous Alexia à la saison prochaine ? Certainement la persévérance est une de ses qualités et sa fragilité quand elle s’aperçoit de l’absence de constance chez les autres.

Avec le passage de l’équinoxe d’automne, les jours sont plus courts que les nuits. L’ombre augmente. Au plein cœur de l’automne la fête de la Toussaint annonce la réalité de la vie que nous tentons de poursuivre se terminant invariablement par la mort.

Nous sommes tous confrontés à l’angoisse, à la difficulté de vivre, à l’échec, au désir de mourir, y compris mourir de plaisir. Nous sommes tous embellis par la joie, la réussite, la confiance en soi. Je nous espère tous cherchant un sens à sa vie.

Le cheminement intérieur parcourt l’immensité de l’intime en créant des désordres de l’âme. Dans ce chemin difficile qui nous reflète en nos miroirs déformants, puisse-t-on y trouver la richesse qui nous habite, inviolable, sans vol possible. Richesse accessible à qui sait lire les maux pour traduire en mots après avoir déchargé les humeurs puis rechargé notre cœur de persévérance, de gratitude, de beaux sentiments pour nous faire continuer la route jusqu’à l’hiver …définitif.

L’automne entamé depuis peu de jours, nous rend compte, si on veut bien s’y attarder, de la progression de notre vie affective liée à l’évolution psychique, intellectuelle. L’automne incarne la troisième phase de la vie. Les semences déposées au creux du sillon après le labour et le repos de la terre, éclosent au printemps, mûrissent l’été. Puis vient l’automne période de la récolte des fruits. Chaque saison inspire des sentiments différents. Si les esprits chagrins oublient la flamboyance des couleurs automnales, ils ne retiendront de l’automne que le recul des jours qui rallongent les nuits, le vent d’autan lourd et chaud, les épaisses brumes matinales, le retour en force d’un soleil capricieux.

Les optimistes y redécouvriront le cuivre des forêts, les vendanges offrant un après de vins capiteux, la douce châtaigne dans sa bogue hérisson, les moissons engrangées dans les greniers modernes. L’incendie des forêts, que nul pyromane n’allume, réchauffe les yeux et le chemin parcouru sans brûler nos pas feutrés dans la douceur d’odorants tapis de feuilles colorées mais mortes.

A l’automne, la terre a donné sa richesse tandis que le paysan va continuer son inlassable travail de retournement, de labourage, ensemencement, re-taillage de la vigne, préparation des futures moissons. Cette terre morcelée détruira les débris des racines enchevêtrées, lacérées, restées en elle, puis entamera un processus de décomposition, préparant le sol à d’autres semences, à d’autres futurs.

Nous pouvons comparer le cycle des saisons aux différents stades de la vie. Chaque étape de la vie représente une évolution qui peut se traduire ainsi :

  • Enfance : graines semées par les parents, les éducateurs. La naissance jusqu’à la pré adolescence.
  • Adolescence : bourgeons, fleurs prêts à éclore. Le printemps.
  • Jeunesse : formation des fruits. Fin du printemps, début de l’été.
  • Adulte : cueillette et dégustation des fruits. Séparation du bon grain de l’ivraie. Le plein été et début de l’automne
  • Vieillesse : Réaliser et vivre de la récolte. Profiter des acquis en attendant la fin dans la Sagesse. Fin de l’automne et l’hiver. La mort.
  • Chaque saison changera la qualité du pâturage  où de la naissance à la mort nous irons en courtes transhumances renouvelées à chaque étape de la vie.

Qu’en est-il de notre psychisme quand vient l’automne ? Récolterons-nous ce que nous aurons semé ?…

À suivre…

Vous n’êtes pas sans savoir que les signes de reconnaissance sont aussi indispensables au nouveau-né que le sein maternel pour son développement harmonieux, plus que nécessaires pour qu’il s’en nourrisse, grandisse, se construise, s’organise psychiquement et physiquement. Satisfaire son besoin de reconnaissance est un besoin vital de la naissance à la mort. L’absence de signes de reconnaissance, et au delà de la souffrance qu’ils engendrent,  créent des manques tels que les carences s’installent qui peuvent conduire à la mort.

L’air que l’on respire, l’eau, la nourriture, le sommeil sont évidemment vitaux.  Or, l‘identité, le sentiment d’exister ne peuvent se construire sans les échanges et la qualité des signes de reconnaissance avec l’environnement. Aujourd’hui, nous vivons  dans un environnement paradoxal où la communication tient toute la place (médias, internet, téléphones portables…) sans pour cela que s’améliore la qualité relationnelle , bien au contraire il semblerait qu’elle se dégrade.

Alors? Qu’est-ce-que ce besoin vital dont on ne peut se passer aussi indispensable que les éléments dont on a parlé plus haut? Comment manifester sincèrement des signes de reconnaissance alors que la plupart d’entre nous en a manqués ( je t’aime, je t’admire, j’apprécie ce qui tu es)) ? A été blessé (quelle idiote!) ? N’a pas été stimulés ( c’est bien, tu vas y arriver). On ne nous a jamais appris comment s’y prendre pour dire ce qui va. Le « ça va ? », balancé comme une épluchure de banane dans une poubelle, n’incite pas à répondre, « je ne vais pas bien, »  ou « oui, merci je vais bien » n’est-ce-pas ? Dans ce monde où tout va si vite, on répète comme un automate des « ça va » sans en attendre la réponse. On s’entrebise sans avoir la conscience de donner un baiser: (Au fait, je t’ai dit bonjour ?). Les relations quotidiennes (travail, famille, amis) ne sont que l’accumulation de désillusions, de frustrations, alors que nous avons besoin de tendresse et d‘attentions, d’être reconnu pour ce qui nous sommes.

Être touché est un besoin tant biologique que psychologique. Le couple, les amis, les parents avec leur enfant qui n’échangent pas de caresses, de contacts, de câlins, de paroles réconfortantes, de signes de reconnaissance, vont dépérir comme le nourrisson dont la mère se désintéresse de lui. En l’absence de toutes ces marques d’affection, d’amour, la  tristesse s’empare des individus… Les mots, les gestes sont vitaux pour toucher le cœur, stimuler les affects. Le Dr Spitz nomma sous le terme « d’hospitalisme » les carences affectives dont étaient atteints les très jeunes enfants devant rester longtemps dans des milieux institutionnels – prisons, maternités, orphelinat, hôpital.

Ce besoin psychologique fondamental, vital, incontournable est ce qu’on appelle le besoin de reconnaissance

Très vite nous en reparlerons. En attendant je vais consulter le site  www.libidosexualite.com/ avec l’espoir d’y lire de nombreux commentaires qui sont pour moi des signes de reconnaissance dont j’ai autant besoin que vous.

Rire et Rêver

Vous riez jaune aux vacances qui s’achèvent alors qu’il serait plus rigolo de vous remémorer les grands fous rires qui les ont égayées. Avez-vous remarqué? Quand le rire éclate aucune digue ne peut le retenir. Le rire surgit dans le corps après avoir percuté le cerveau; tous les muscles du visage se mettent en mouvement. Le rire provoque des sons, des borborygmes  qui à leur tour vont faire redoubler  le rire. Plié en quatre par des spasmes incontrôlables, les soubresauts d’origine nerveuse secouent le corps  et peuvent même déferler en pleurs. C’est à mourir de rire. D’ailleurs certains en sont morts. Mort de rire ou  -lol- selon que l’on appartienne à l’une ou l’ autre génération.

Et pourtant! Preuves à l’appui le rire guérit. En produisant des endorphines, des hormones de croissance, il stimule le système immunitaire. Rire éloigne le stress, fait chuter le diabète des non insulino-dépendants, ainsi que le taux  des lipides dans le sang. Par contre il fait remonter le  bon cholestérol. Rire est donc un excellent remède puisqu’il donne, comme l‘amour, du plaisir; il jouit des mêmes propriétés efficaces contre la maladie.

Le rire est selon le Papa de la psychanalyse comme le rêve. Freud ne se gênait pas pour balancer, durant les cures, des vannes humoristiques à sa patientèle. Des blagues coquines, évidemment sexuelles, avaient sa préférence. Intelligentes, évidemment! En voilà une: Un roi parcourt ses terres. Dans la foule il remarque un homme qui ressemble étonnamment à son auguste personne. Il lui fait signe d’approcher et lui demande : « Votre mère a-t-elle un temps servi au palais? » « Non, votre Grandeur », répond l’autre, » mais mon père , oui »

Comme le rêve, le rire est le produit de l‘inconscient. Tous les deux ont leur source dans le corps. Tous les deux emploient le même chemin : condensation et déplacement. Ce cheminement, une fois parcouru, pour ce qui concerne le rêve et compris pour ce qui concernent la plaisanterie, l’humour ou la blague, ce cheminement fait sens. Sens pour le rêve interprété; sens pour la plaisanterie exprimée par le rire. Le rire, toujours d’après Freud, est une soupape de de sécurité psychologique qui allège la pression du refoulement.

N’essayez pas d’arrêter le fou rire, il est une écluse ouverte actionnée par les vannes du refoulé. Le rire comme le rêve font sauter le censeur intérieur. Sans barrage, sans  interdit, rêver, rire  permet de libérer tout le réprimé, toutes les frustrations, tout ce qui a été maintenu avec force dans l‘inconscient, (au nom des exigences morales ou sociales).

Dernier week-end, dernière ligne droite avant la rentrée. Les vacances s’achèvent? Et alors! Profitons de ces quelques jours pour engranger le soleil dans nos mirettes, l’amour dans notre cœur et notre corps, les  fous rires dans nos rêves. Remplissons nos valises de beaux souvenirs pour retrouver ce beau butin, le faire fructifier jusqu’aux prochaines vacances.

Passez un beau dimanche!

Entre dépendances et fusion (voir les articles du 9 et 17 Juillet)  et après ces quelques jours de vacance, d’éloignement, de mise en distance thérapeutique – pour ne pas dire de détachement – Alexia revenait bien plantée dans ses terres, ayant retrouvé ses idées, non sans avoir, hors des séances, beaucoup travaillé sur les séances. D’une lecture d’un auteur psychanalyste, elle  retint une phrase :

« Le corps est à notre disposition et non l’inverse ». La suite de la lecture lui démontrait que si, par un quelconque mécanisme inconscient,  toutes les pulsions de vie se bloquent (désirs, plaisir) par des interdits, des frustrations, le corps ne sert plus à rien. Sa belle mécanique est obstruée par le grain de sable de la frustration, tous les rouages, physiologique, physique, organique enrayés,  tel un moteur sans énergie, le corps sans force ne peut se propulser. Les désirs bloqués vont à leur tour interférer sur les mécanismes de l’agir et seront un empêchement à vivre une réalité différente, une réalité autre que celle proposée par la vie que l’on s’interdit de vivre.

Ainsi Alexia pointe de sa réflexion son compagnon virtuel et s’aperçoit de l’effet détourné qu’a son absence de prise de décision et / ou son incapacité à rompre le schéma dans lequel il est tenu prisonnier qui se signale par le symptôme douloureux, incapacitant, handicapant du mal de vivre. « A quoi sert de rallumer un feu par l’intermédiaire d’une page virtuelle toujours éteinte »,  me confia joliment Alexia. « La tristesse qui s’est emparée de moi maintenant s’estompe en laissant la place à un souvenir nostalgique. C’est comme un deuil qui s’accomplit, précise t-elle. Il faut du temps!…  » « Et  seul le temps permet la compréhension de tous les ressorts inconscients qui ont amené à cet attachement! ajoutais-je.

Le deuil de cette relation, comme le constatait Alexia, se faisait lentement, prouvant à l’évidence, l’interdépendance du vécu, des actes passés qui conditionnent le présent. Lentement mais sûrement elle vivait les différents stades du processus de deuil. En passer par ce processus salutaire lui évita de transformer le deuil en mélancolie, en deuil pathologique dont on se remet difficilement.

La colère est une des expressions du processus de deuil. La colère surgissait là où elle ne l’attendait pas, sans raison apparente, sans objet précisément défini. Elle explosait à la moindre étincelle comme une braise enfouie enfin libérée des cendres.

La séance se termina avec des « devoirs » à faire afin d’identifier l’origine de cette colère qui de toute évidence n’était pas née d’hier mais le reflet d’émotions enfouies qui refaisaient surface. Elle sortit son paquet et son briquet et attendit d’être dehors pour allumer sa ciagarette.

Continuez de belles vacances…

Le passé, à force de recherches, fait retour, chez Alexia, par la petite porte, laisse passer un rais de lumière en inondant les sens des  émois oubliés. Par l’interstice une image s’est glissée.  Blue jean, l’ouïe fine, le souvenir a pénétré sa mémoire recréant le fantasme d’un visage angélique d’adolescent. Fantasmes nourris d’images juvéniles à peine pubères, romantisme d’une époque lointaine et révolue. La mémoire restitue  le désir des  gestes à peine ébauchés mais jamais terminés  pour toucher l’Autre, inaccessible. Habillée par un long travail de travestissement, la mémoire, toujours elle, lui tricote patiemment une écharpe en guise de doudou, objet transitionnel, pour entourer son cou les jours où le grisou explose dans sa tête.

Ô, la Vie! Malgré ses envies d’y mettre un terme, le désir de la continuer, d’aller plus loin l’emporte toujours et nous oblige à la vivre comme inscrit pour nous, là haut, dans les étoiles.  Et sourire. Sourire à ce qui n’a pas pu se vivre au temps de la jeunesse et rire. Rire, emporté par la vague déferlante, enveloppé d’écume  pour rejoindre le large horizon qui redessine l’espoir.

Alexia me racontait son histoire de retrouvailles alors que sa vie, qu’elle ne maîtrisait plus, filait à vive allure. Allure vertigineuse aussi  dans ses paroles, elle me débitait les mots lus sur l’écran et disait-elle « ils me caressent les yeux« . Elle n’a jamais autant aimé lire les lettres noires sur ce mur froid et blanc « qui d’habitude explosent mes yeux », insistait-elle pour être sûre que je la crois. « Et tant pis si ça se révèle être un écran de fumée » dit-elle soudainement pessimiste…

Flash back d’un temps révolu et retrouvé elle pense à lui et son cœur s’emballe, et interrogative à mon encontre « Qu’en est-il du sien? Pouvez-vous me répondre?« 

Que pouvais-je répondre à son désir de vouloir faire vivre une histoire qui n’a jamais commencé mais que sa mémoire a très bien entretenu en la faisant évoluer? Juste lui suggérer qu’il s’agissait d’un fantasme qui est à la fois effet du désir archaïque inconscient et matrice des désirs (conscients ou inconscients) actuels et comme tel il pouvait en surgir, comme dans un rêve diurne, une possible réalité? Chacun de leur côté excitait leur fantasme créant un idéal de l’Autre. Savoir que quelque part un autre existe pour l’avoir rencontré sans jamais pouvoir l’approcher, jamais connu au sens biblique du terme, avais-je le droit d’intervenir dans son rêve?

Souvenir, souvenir, chantait Johnny et les Stones « Satisfaction« à l’époque dont me parlait Alexia. Le sien ne s’est jamais effiloché mais s’est transformé en fantasme puéril qui se « réalisera » ou non en prenant corps dans l’échange autre que virtuel. Sa patience est si grande et son désir si tenace qu’on ne peut que lui souhaiter bonne chance.

Le temps passe et chose curieuse, les souvenirs anciens se révèlent plus frais, plus beaux que les souvenirs récents… Pourquoi? insistait Alexia.

D’un passé amoureux ne garde-t-on pas que l’émoi d’un cœur troublé? Ne perpétuons-nous pas que la vive émotion d’un demain radieux attisé par l’espoir gommant ce demain chagrin jamais arrivé? N’a-t-on pas déjà élagué  d’une coupe franche la résiduelle souffrance qui embuait nos yeux?

Alors que le passé récent de quelques mois, assis sur les ans accumulés  forçant à la sagesse, éclairés de lucidité, le passé récent n’est pas encore un souvenir débarrassé de ses aspérités, tout juste une mise en scène fantasmée, un désir avorté que ce court laps de temps a déjà transformé en une blessure encore vive…Là encore j’aidais simplement, Alexia, afin qu’elle arrive toute seule à répondre à ses interrogations par le long cheminement de sa pensée. Pensée construite sur ses expériences aussi multiples que douloureuses qui l’avaient dotée  d’une belle et mûre réflexion…

Voilà un peu de réflexion dans vos vacances que je vous souhaite belles.

tabo-17  » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… Qu’il y ait harmonie ou conflit, joie ou tristesse, c’est secondaire par rapport au fait fondamental que deux personnes se rejoignent à partir des profondeurs de leur existence, qu’elles ne font qu’un l’une avec l’autre en ne faisant qu’un avec elles-mêmes, sans fuir leur propre réalité. Il n’y a qu’une seule preuve de la présence de l’amour : la profondeur de la relation, la rivalité et la force de chaque   personne » Ainsi l’a écrit Erich Fromm dans L’Art d’aimer.

Communication, don de soi, sollicitude, responsabilité, respect, Connaissance sont les ingrédients indispensables d’une relation authentique fondée sur l’amour. Parler, communiquer avec ses mots pour dire ses émotions et exprimer ses sentiments est la manière d’être dans le don de soi. Pour un homme le don de lui-même passera par l’acte sexuel où il donnera sa semence à la femme. (Mesdames ne croyez pas que cet acte soit sans conséquence pour lui.) D’ailleurs un homme qui ne peut se « donner » sera impuissant. La femme par l‘acte de recevoir fait don d’elle-même,  elle laisse l’homme accéder à son centre vital. Si elle est incapable de donner, si elle ne peut que recevoir, c’est qu’elle est frigide. Chez la femme le don d’elle-même se manifestera aussi dans la maternité, cette dernière étant le résultat du don de deux êtres qui s’unissent. Ils se donnent l’un à l’autre et en conçoivent le fruit.

La sollicitude qui consiste à avoir des égards, être attentif aux besoins d’autrui, se traduira par des prévenances, des soins, de l’attention. Peut-on dire d’une personne  qu’elle aime les fleurs si elle ne les arrose jamais et les laisse mourir? Il en va de même dans la relation du couple, où chacun prendra soin de l’autre l’arrosant de son amour avec tendresse et égards.

Responsabilité : être responsable est pouvoir répondre aux besoins psychiques d’un autre. Particulièrement de la personne dont on est en amour.

Respect : le respect d’une personne pour une autre va se manifester par le souci de l‘accepter telle qu’elle est, sans vouloir la changer. Qu’elle s’épanouisse selon ses propres critères et non selon ses propres besoins pour s’en servir comme d’un objet.

Connaissance : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » disait déjà Socrate. La Connaissance : un lien indéniable avec le paramètre précédent car l’on ne peut (se) et respecter si on ne se connaît pas soi-même. La Connaissance ne consiste pas à rester à la périphérie de soi-même ou de l’autre, mais d’aller puiser au plus profond de soi pour démasquer derrière les apparences, une souffrance, une angoisse, un tourment, une culpabilité qui rejaillissent dans les comportements dès lors que l’on n’a pas fait la démarche d’aller à la rencontre de son être intérieur. Sa nature essentielle.

Quiconque est capable de donner de lui-même est riche. Donner son temps, de la joie,  sa présence, son écoute, son intérêt, son savoir, sa tristesse… Tout ce qui vit en nous peut se manifester à l’extérieur de nous dans l’acte de donner, par le don de soi-même. Donner autrement que matériellement apporte une joie sans limite. Avec la constatation que plus on donne plus on reçoit. L’amour est un don, son épanchement devient un pouvoir qui produit à son tour de l‘amour.

Est-il utile de préciser que la capacité d’amour est subordonnée à la nature même du donneur? Une personne ne pourra faire don d’elle-même que parce qu’elle aura acquis indépendance, autonomie; lorsqu’elle ne sera plus dans l‘égocentrisme ni dans la toute puissance. Exploitation des autres,  accumulation de biens sont antinomiques  au don de soi…La confiance en soi, le courage de s’accepter tel que nous sommes (nul n’est parfait) autorisera le don de soi en éloignant la peur. La peur est un sentiment qui souvent empêche d’aimer.

En cette période estivale puissions-nous faire des châteaux qui ne seront pas de sable, transformer d’un coup de baguette des lieux communs en lieux magiques pour que tout autour de nous rayonnent la joie, le rire et et le bonheur.