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Archive for the ‘Thérapie psychocorporelle’ category


Plusieurs définitions à l’énergie : une force, une puissance d’action, une puissance physique.  Grandeur qui représente la capacité d’un corps ou d’un système à produire un travail, à élever la température. Cette énergie là est bien connue en dehors de la physique électrique, nucléaire. Elle consiste à frotter deux corps ensemble; essayez par – 3° et vous verrez à quelle vitesse l’énergie dégagée va réchauffer les corps  emmêlés. Le travail sera d’autant plus facile si l’énergie qui les habite  est de nature amoureuse. Cela s’appelle la libido qui d’après Freud est une énergie vitale émanant de la sexualité et pour Jung une énergie psychique en général.

Il existe une énergie primordiale,  source fondamentale sans laquelle la Terre serait déserte et dépeuplée. Le Soleil principe masculin,  carburant, symbole par excellence des femmes éprises de lui. De cette énergie découlent toutes les autres comme le charbon, le gaz, le pétrole – grands pourvoyeurs de  guerres -, le vent… Le Soleil dont le rayonnement éclaire la Lune et notre Planète, est source de chaleur et de Lumière en perpétuel recommencement. Nous devons à notre soleil intérieur de brûler et d’éclairer nos jours.

Maintenant que nous avons pris conscience de l’indéniable force qui nous fait fonctionner et afin que l’énergie n’agisse plus  à notre insu, nous allons la visualiser pour la faire circuler. Assis ou allongé (c’est mieux et plus confortable, pas toujours possible) nous allons visualiser notre corps dans sa totalité. Nous allons suivre le souffle par la pensée. L’énergie, disent les Taoïstes, va là où est la pensée. Nous allons porter notre attention sur notre souffle (respiration), attendre que tout s’apaise.  On se détend.Visualisons un courant qui parcourt notre corps à la manière d’un fil électrique que nous dirigeons à l’aide du souffle comme  interrupteur. Ce courant énergétique descend dans notre gorge; arrêtons  le quelques secondes au niveau du thymus (le creux entre les seins) et spiralons-le à cet endroit; maintenant le diriger vers les épaules, aux bras à l’extérieur jusqu’aux mains. Ce courant comme un fluide va parcourir chaque doigt pour remonter à l’intérieur du bras. Dirigeons-le de chaque côtés du corps; le descendre comme pour les mains à chaque doigt des pieds et faites le remonter à l’intérieur de vos jambes jusqu’au  scrotum pour les hommes, jusqu’au vagin pour les femmes. Le courant va s’engouffrer à l’intérieur tapisser vos organes et ressortir délicatement par la bouche. Ressentons ce qui se passe.  Cette visualisation dure moins d’une minute, elle consiste à conscientiser le souffle (énergie) qui est en nous et nous anime. Maintenant nous allons effectuer la même expérience en ressentant le courant le long de la colonne vertébrale. Chaque vertèbre sera un axe à déverrouiller, à ré-énergitiser puisque de chacune partent les câbles nerveux et grâce à eux nous ne sommes pas des poupées de son. Nous sommes flexibles (si tout va bien) nous pouvons marcher, nous tenir debout…Faire cet exercice autant de fois que nous en ressentirons le besoin pour créer un corps plein de vie d’une belle énergie.

Je vous emmène avec moi dans le parc pour faire cet exercice sous le regard ravi des écureuils. Nous offrirons notre carcasse à la douce brise et au soleil, grand réparateur, pourvoyeur d’énergie.

Certaines personnes se sont construites sur leur seule volonté (je veux y arriver), cimentées par le seul  désir de parvenir à leurs objectifs (j’y arriverai), bétonnées par leur réussite (je me suis faite toute seule). Alors, pourquoi parvenues à un tournant de leur vie, tout  l’édifice se fissure, se délabre, finit par s’effondrer? Parce qu’un corps ligoté, sous tension d’une pensée exigeante, tyrannique, s’enferme dans un carcan, une cuirasse qui semblait, pour ces personnes, indestructible. Parce qu’un corps muselé comme  la presse iranienne ne distribue plus l‘énergie du centre vers les  organes périphériques – visage, mains, pieds et organes génitaux – organes des sens, extrémités qui établissent le contact avec le monde extérieur. L’excitation – pulsion de vie – prend sa source dans le ventre, dans les viscères, celle-ci ne se déplace plus à la périphérie. Cette excitation est bloquée par des tensions musculaires chroniques à la base de la tête – cervicales -, aux épaules, au pelvis, aux hanches et au coccyx. Le fonctionnement énergétique des organes est faible, le contact avec le corps et les sensations fortement réduit. Les émotions se dissocient du cœur qui malgré  une charge pulsionnelle faible peut paradoxalement devenir explosive. Effet de compression. Tension/ extension. La personnalité se scinde dès lors que les tensions musculaires qui maintenaient la cohérence de la personnalité s’effondrent; la périphérie est coupée  de son centre énergétique et de ses émotions.

Tous les signes de robustesse dont la personne tirait fierté,  effondrent son dos, créant un vide d’énergie qui  ne soutient plus la charpente. La sève ne monte plus dans le tronc vertébral. Pareille à la kundalini, la sève stagne dans le réservoir sacré, au sacrum, bouillonne à cet endroit,  sans  pouvoir monter le long du canal énergétique.  Les zones de tension se situent à la base du crâne,  aux articulations omoplates-épaules, à l’articulation coxo- fémorale, entravant les jambes qui se déplacent avec difficulté qui quelques fois  se paralysent.

Ce sont les genoux (je-nous) qui restent raides comme la justice en refusant de plier à une demande émotionnelle : ces personnes sont coupées de leurs émotions, des relations aux autres.gache pas tes capacités Si elles s’y attardent, elles en sont fortement perturbées. La pensée est bien trop rigide, bien trop disciplinée et ne peut agir selon un ressenti inexistant.

Ce sont les hanches, le bassin, inflexibles d’immobilité. Ne jamais pivoter, encore moins se retourner sur de possibles erreurs, leur rectitude, leurs certitudes tiennent lieu de tuteur. Socle du bas du dos, la ceinture pelvienne sous-tendue par la volonté d’avancer droit devant, aveugle à l’éventualité d’un obstacle, finit par se plier en deux en penchant inexorablement vers la terre. La cause serait-elle le trop de terre à terre sans s’y être jamais connecté?

De telles personnes ne se plaignent jamais (elles n’ont pas le temps pour ça; elles ont d’autres pragmatismes autrement plus importants qui ne concernent pas leur joie de vivre). Elles n’ont pas accès à leurs rêves nocturnes « Je ne rêve pas » disent-elles. Pas plus qu’elles n’ont de rêves diurnes. Comment pourraient-elles  rêver quand leurs émotions sont bâillonnées  par la pharmacopée en vigueur  qui les soulage de leur souffrance intense? Cortisone, morphine gonflent leur chair, contrôlent leurs muscles bloqués depuis longtemps tendus. Souffrance physique prise en charge par  un arsenal chimique qui fait barrage aux intempestives ondes émotionnelles,  endort le corps et l’esprit. Elles sont devenues toxicomanes et dépendantes de la prescription pharmaceutique.

Oui, et alors? Que faut-il faire demandent-elles, suppliant presque pour qu’on leur délivre l’ordonnance miracle qui les remettra droit dans leurs bottes qu’elles ne peuvent plus chausser?

Peut-on vivre sans corps? Sans tête? Le corps parle de Je en tant que sujet. Il raconte l’histoire de nos émotions ignorées. Il somatise (conversion des troubles psychiques en symptômes corporels). Je, sujet somatise l’incorrigible façon de le maltraiter. Je révèle nos failles, notre opiniâtreté, nos doutes, nos certitudes, nos croyances erronées… Il raconte tout ce qui a été refoulé, remisé aux oubliettes, sacrifié au plaisir de vivre, à la joie,  au plaisir d’aimer. La tête séparée émotionnellement du corps a érigé en devoir sa façon de vivre oubliant le droit que tout être respectueux de lui-même se doit.

Notre corps est notre maison, prenons-en soin.

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 » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… » En total accord avec Erich Fromm, je dis oui, après l’avoir souvent constaté et vécu moi-même, l’amour entre deux êtres est possible. Mais la route est longue pour y parvenir et tout au long du chemin nous devons apprendre que l’amour commence avec l’apprentissage de la séparation.

Angoisse de séparation:

Se séparer est le premier des apprentissages, séquelles récurrentes de l’unicité totale quand nous ne faisions qu’un avec la mère dans le ventre maternel

À l’âge adulte, les amoureux retrouvent pendant l’acte sexuel, notamment à l’apothéose de l’orgasme, cette complétude où ils ne font qu’un, seul moment où ils ne sont plus séparés. Ce qui peut entraîner des dépendances identiques à celles qu’éprouvent les toxicomanes, dans le cas où la recherche du plaisir  compulsif (sans amour) est seule à conditionner l’état de non séparation.

L’amour est la seule solution humaine toujours d’après Erich Fromm. Mais de quel amour parle-t-on? Certainement pas de l’amour symbiotique où la forme passive fera d’un individu un être soumis, inféodé au pouvoir d’un autre. Le masochisme, qui en est la représentation, donne l’impression au masochiste qu’il n’est pas séparé puisqu’il se croit, se veut partie intégrante d’une autre personne qui le dirige, le protège, qu’il est l’air qu’il respire « sans lui je ne peux rien faire, je meurs; je l’aime  et il a tout pouvoir sur moi » entend-on souvent en thérapie. Pouvoir au combien surévalué, puisque le masochiste n’a aucun désir qui ne soit une émanation de l’autre, aucune indépendance puisqu’il dépend de l’autre. La forme active se concrétise par la domination qui est le sadisme. Le versant actif du masochisme, le sadisme incorpore une autre personne qui lui voue un culte. Les deux ont besoin l’un de l’autre; la différence entre les deux est que le masochiste est humilié, blessé, dirigé alors que l’autre, le sadique exploite, dirige, humilie. Et les deux appellent « ça » de l’amour.

Quand on est dans cette spirale infernale, en sortir demande de faire le point sur sa relation, exige de mettre de la clarté en considérant le paradoxe de l’amour qui veut qu’amoureux, deux êtres qui ne font plus qu’un à un moment donné, devraient cependant être attentifs à rester intègres à eux-même en ne devenant pas esclave d’un autre. De toute évidece il s’agira d’apprendre à devenir libre, à rester maître de ses affects. Sortir de l’engrenage infernal des passions est possible en réservant à l’amour sa place qui ne peut se faire sous la contrainte, qui ne peut se réaliser que dans l‘engagement, que dans le don.

Or, si l’on remonte aux origines de la vie, on s’aperçoit que l’enfant est en droit d’attendre TOUT de sa mère (nourrit, soigné, vêtu) il ne sait et ne peut que recevoir. Or si l’enfant est resté fixé à cette étape, sans qu’on lui ait donné accès aux séparations successives et autonomisantes, devenu adulte le petit de l’homme  continuera à fonctionner comme l’enfant qui attendra et prendra toujours de l’autre sans rien donner lui-même en retour. On retrouvera dans ce processus, notamment dans la relation sexuelle où l’homme donne de sa personne en donnant son sperme (s’il ne veut pas donner, par égoïsme pour continuer à jouir du corps de la femme, ou par incapacité physiologique), on retrouvera donc dans ce processus un homme impuissant. Pareillement pour la femme qui ne sait pas faire don d’elle-même, parce qu’elle ne sait pas recevoir, on aura affaire à une femme frigide. Comme on peut le remarquer rien n’est simple dans la relation amoureuse que l’on peut améliorer en prenant conscience de notre manière de donner et de recevoir.

L’amour est un pouvoir qui produit l’amour, l’impuissance est l’incapacité à produire l’amour.(E.Fromm)

En résumé, pour être dans l‘amour, vrai, réciproque et authentique il faut avoir dépassé la dépendance (ne pas considérer l’autre comme objet), dépassé aussi l’égocentrisme, renoncer au désir d’exploiter les autres ou d’amasser. Par ailleurs il est important d’accorder confiance en la capacité d’humanité qui nous habite en faisant preuve de courage qui nous donnera la force d’atteindre nos buts sans léser quiconque. Manquer à ces qualités revient à avoir peur de se donner et par là même d’aimer…

La suite est pour bientôt…

Passez une belle journée malgré les trombes d’eau qui font grossir la mer… Accepter ce temps est une manière d’être solidaires au peuple du Japon.

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L’amour est cette force qui nous pousse vers un autre, irrésistiblement.

C’est un attachement qui trop souvent nous fait nous oublier nous-même.

C’est un comportement particulier plus ou moins rationnel que l’on adopte dès lors qu’on tombe amoureux…

Il faut donc « tomber »amoureux pour aimer ? Parlons donc d’amour, puisque vous insistez. Mais loin de moi  d’en parler avec des grelots dans la voix, des frissons  sur la peau; nous allons en parler à la manière psy  comme n’aiment pas certaines personnes; nous allons en parler à la manière d’Irvin D.Yalom, le « bourreau de l’amour » ainsi qu’il s’intitule lui-même. Comme lui « je n’aime pas travailler avec des patients amoureux »- « Je déteste être le bourreau de l’amour ». Elle n’est pas drôle Lyli, allez-vous penser ! Et vous avez raison. Sans trop de difficulté je pourrais démontrer  ce qui cloche dans la façon d’aimer ou ce que l’on recherche dans la façon d’être aimé. Par exemple on veut aimer ou être aimé comme on ne l’a jamais été par des parents. Ou bien on veut reproduire l’amour inconditionnel d’une mère, d’un père.  À partir de cette recherche convenez avec moi que l’on a tout faux. Mais aussi parce que l’on oublie que l’amour est comme la vie avec une fin inéluctable qui s’achemine lentement vers la mort. Mais bon…Puisqu’on tombe amoureux et le coup de foudre existe, parlons-en :

La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.  Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…

Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?

Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait, sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.

Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie, cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps.  Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…

Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence :  « Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines… » De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?

Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous?  Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.

L’amour c’est de rendre l’autre libre.

On continue ? Non, pas ce soir, car déjà le temps à la pluie et froid comme en plein hiver …mais très bientôt, promis, on continue !


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Master et Jonhson en 1968 ont décrété que l‘orgasme ne pouvait être que clitoridien. Pour eux il n’y avait aucune différence orgasmique entre les femmes quelle que soit la stimulation. L’orgasme provient toujours du clitoris, un point c’est tout ! Il se caractérise par des contractions involontaires et régulières au niveau du tiers inférieur du vagin et du sphincter anal. Quelle précision ! Après cette révélation, les hommes des années 70, ceux  qui s’intéressaient à la sexualité (années Peace and Love),  ne comprenaient pas qu’une femme  puissamment stimulée au niveau du bouton ne puisse déclencher un  orgasme !  Ce qui paraît normal quand on sait que cette perle pour s’épanouir a besoin de douces caresses, à condition toutefois que le clitoris en question soit porté par une femme clitoridienne.

Plus tard, on découvre qu’il existe une autre forme d‘orgasme de type vaginal appelé aussi coïtal. La sensation est différente du précédent puisquil provient d’une pénétration et des poussées pelviennes lors d’un coït.

Mais ce n’est pas tout. Il existerait troisième orgasme appelé celui-ci utérin. Ce dernier serait un orgasme successif au coït et  surviendrait quelques secondes après l’éjaculation de l’homme; il serait provoqué par le contact du gland et du col de l’utérus, utérus qui se soulève pendant la phase en plateau (phase avant l’orgasme) et se manifeste par des contractions de l’utérus et par l’absence de contraction du tiers inférieur du vagin (comme dans l’orgasme clitoridien). Cet orgasme là permettrait à la femme qui l’éprouve de garder l’illusion de la maternité.

Oui, et alors demandent en chœur les femmes orgasmiques ? Quel intérêt à savoir d’où vient l’orgasme quand il vient, les femmes le savent ? C’est vrai quoi ! Pour les abonnées au plaisir orgasmique qu’importe de définir sa provenance ? Il n’y a qu’à se laisser aller dans le flot, relâcher tout, faire confiance à son corps (mais aussi à son partenaire). Or le clitoris, beaucoup d’hommes non seulement s’en méfient mais qui plus est, est l’ennemi juré pour certains d’entre eux. Laurent à qui je demandais s’il avait essayé de s’intéresser à autre chose qu’à pénétrer sa compagne, me dit sa peur : « Et si elle n’a plus besoin de moi, de mon sexe dans elle, comment vais-je faire? me disait-il. Il   essayait en vain de donner du plaisir à sa femme par un va et vient lors de la pénétration, sans résultat. Nicole était clitoridienne. Ils n’avaient jamais abordé le sujet ensemble. Elle subissait les assauts de son mari qui avaient pour seul effet de les éloigner  l’un de l’autre. Non, Nicole n’est pas frigide Laurent n’a pas su trouver ce qui lui convient; Nicole ne connait pas son corps, son éducation stricte l’a tenue éloignée des plaisirs de la vie, du plaisir sexuel.

Il y a aussi des femmes qui n’ont jamais connu cette décharge, qui ne sont jamais parvenues à atteindre cet état. Et une femme qui n’a pas de plaisir au fil des rapports sexuels perd son désir de faire l’amour. C’est ce qui se passe pour l’anorgasmie féminine.

« Pour moi, me disait une patiente qui l’était puisqu’elle essayait en vain depuis des lustres, » l’orgasme, connais pas ! Que puis-je faire pour avoir cette explosion dont parlent mes copines »? Tant de femmes encore semblent être à la poursuite de l’Orgasme avec un grand O. Pour l’obtenir elles sont prêtes à faire tout et n’importe quoi pour avoir ce qui, pour elles  est un dû. « L’orgasme devrait être livré avec le bonhomme« , me disait l’une d’elles !

« Devenez une femme multi-orgasmique il sera fou de vous » peut-on lire dans certaines presses. Dans cette recherche du plaisir, qui ne vient pas sur commande, ces femmes qui se disent anorgasmique passent certainement à côté du plaisir qu’elles convoitent tant. Il y a danger à créer et véhiculer un modèle de performance. Dans l’amour sexuel on se doit d’oublier la performance, la compétition.

L’anorgasmie (absence d’orgasme) dépend seulement d’un blocage psychique. Peur de s’abandonner, peur de perdre le contrôle. Cette peur est subordonnée à des pensées plus ou moins conscientes : une femme correcte peut-elle se laisser aller à ce genre de choses?

Il est important d’apprendre à connaître son propre corps; communiquer sur son désir « ça j’aime pas, ça je préfère, et si on essayait ça, qu’en penses-tu ? Discuter de ses pudeurs, revisiter son enfance, revoir les attitudes des parents face à l’amour (ma mère trouvait indécent quand mon père l’embrassait ou était câlin devant nous, les enfants – disait Marie se remémorant l’image de ses parents). Chasser ses peurs en essayant de les comprendre : que va-t-il penser de moi ? Et si je perdais toute emprise sur ma vie ? Si le plaisir me rend folle sans que je ne puisse plus rien contrôler? J’ai peur de devenir accro  si j’aime trop ça…

Mais aussi on peut déceler chez certaines femmes la peur de l’intimité; des sentiments ambivalents envers le partenaire; absence d’attirance érotique; pauvreté ou absence de fantasmes.

Chez d’autres encore l‘anorgasmie sera secondaire : à un manque de désir; à une dyspareunie (douleur génitale) ou pire  suite à un traumatisme (abus sexuel, viol).

Le désir sexuel indispensable au rapport est très variable et fluctue d’une femme à l’autre, d’un moment de la vie, de l’attirance éprouvé pour le partenaire qui diminue…

Aimer n’est pas suffisant il faut être capable d’érotiser son partenaire. Être amoureux et ressentir du désir sexuel ne vont pas toujours de paire. Malheureusement nous n’avons aucun pouvoir sur le désir qui vient quand bon lui chante, jamais sur commande. Ce qui entraîne des difficultés au sein du couple. Cette femme qui a tout essayé : des lectures érotiques, la pornographie, des gadgets. Après avoir renoncé à se « forcer » elle a suivi une thérapie qui lui permit de comprendre  le pourquoi  de la fuite de son désir. Aujourd’hui, elle peut satisfaire son désir quand il passe sans se sentir handicapée lorsqu’elle n’en éprouve pas.

On peut éprouver du plaisir à faire l’amour sans pour cela avoir systématiquement un orgasme.

Bon dimanche.


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Vous viendrait-il à l’idée de traverser l’océan, même pas déchaîné, dans une périssoire (petite embarcation plate et allongée, manœuvrée à l’aide d’une pagaie double)? Bien sûr que non, n’est-ce-pas! Et pourtant c’est de cette manière que la plupart d’entre nous s’embarque dans la vie. Nous traversons l’océan qu’est la vie dans une embarcation aléatoire en refoulant systématiquement nos émotions. Ces dernières se retournent contre nous et nous invalident. Les émotions refoulées jouent un rôle fondamental dans l’apparition de la maladie (le mal a dit) mais aussi dans le rétablissement du malade dès l’instant où ce dernier peut les exprimer. Il existe un lien étroit entre le cerveau et les défenses immunitaires (démontré depuis des décennies). Il a été prouvé que l‘émotivité d’un individu et sa réaction au stress constant peuvent être des facteurs déclencheurs de nombreuses maladies. Nous formons un tout indivisible et un organisme humain dans son entièreté est bien plus que la somme des parties.

Il n’y a pas de corps sans esprit pas plus que d’esprit sans corps.  Il y a 2500 ans de cela, Socrate disait déjà: « …Car la grande erreur de notre époque dans le traitement du corps humain est la séparation que font les médecins entre le corps et l’esprit ». Les émotions influencent la fonction de nos organes, l’intégrité de nos défenses immunitaires, les échanges de substances biologiques garant de l’état physique de notre organisme. L’isolement affectif, la solitude, la précarité, le stress chronique (professionnel, social…) affaiblissent nos défenses immunitaires. Les relations inadéquates qui ne comblent pas nos besoins les plus profonds vont agir de même.

Prisonnier du rôle qu’il a été obligé de tenir étant enfant, incapable de concevoir que lui aussi avait le droit de s’abandonner, de s’exprimer et d’être considéré digne d’attention, cet homme devenu adulte continue sur ses conditionnements appris, il refoule ses besoins élémentaires. Il continue à « assurer » en ramant dans sa périssoire sans se plaindre prêt à accepter d’envisager sa vie comme étant foutue.  Il ne traversera pas l’océan sur son embarcation de fortune. Á moins qu’il se rende compte que sa maladie est un moyen pour son corps de rejeter cet envahissant sens du devoir avec lequel il a entretenu tout le monde sauf lui-même.

Quand on n’a pas appris à dire NON de manière adéquate, notre corps se charge de le dire pour nous. Dire Non c’est accepter de dire ses émotions au risque de déplaire; mais aussi de bénéficier d’une réconciliation corps /esprit; c’est encore retrouver la responsabilité envers soi-même et de ses propres choix pour ne pas rester dans  le duel infernal qui tapisse les relations acquises et aveugles. Se vouloir être le protecteur de l’autre en le protégeant de nos propres émotions, est refouler ce qui, exprimé rendrait consciente la relation et la responsabiliserait.

Alors on se dit tout? L’agréable et le déplaisant?  La peur et la joie? La honte et l’humiliation? La fierté et la mesquinerie? Enfin tout quoi!

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Aujourd’hui les seins sont devenus objet de culte qui s’inscrit dans le mouvement d’une société qui glorifie le corps. De ce fait leur fonction esthétique s’est hypertrophiée.

Rares sont les hommes qui aiment les femmes en n’aimant pas s seins. Parmi eux il y a ceux qui expriment leur besoin d’être maternés en rêvant de se perdre ou se perdent dans ces globes  qui leur rappellent la toute première enfance où se blottir dans le sein maternel n’était ni interdit ni indécent, y compris en public.

Et puis il y a ceux qui aiment tant ces sphères qu’ils sont appelés les globophiles. Ce terme est apparu dans un magasine justement nommé « Globes » qui faisait une large part aux gros seins :  « La revue des amateurs des femmes aux charmes opulents », présentait des femmes aux grosses poitrines sous une forme qui se voulait érotique. Ainsi pouvaient-elles par leurs globes voluptueux capter le regard et l’attention masculine dominant par cet attrait le sexe dit fort. Ce magasine a disparu depuis 1993, car de mensuel il est passé hebdomadaire, croyant augmenter son tour de poitrine avec un tirage à 45000 exemplaires il perdit tout, il dut s’arrêter de publier…

Un amant qui, amoureusement léchouillera, mordillera, empaumera les seins de sa belle fera d’elle une femme comblée, se sentant aimée, rayonnante. Oui, mais!  » Il existe des femmes qui n’aiment pas qu’on leur voit et encore moins qu’on leur touche les seins »me disait Franck  frustré dans son désir mamelu. Oui, c’est vrai, j’entends quelques fois dans ma clientèle des femmes jeunes et moins jeunes me parlant de cette part d’elle qu’elles ne supportent pas. Leurs seins sont douloureux à l’approche des règles. Elles les trouvent envahissants par leur grosseur. Ou ridicules par leur petitesse. Ou encore effrayées par le risque de cancer à la moindre douleur. La ménopause les obsède quand à leur disparition, avachissement…

Alors que faut-il faire pour les rassurer ? D’elles-mêmes elles pensent à la chirurgie esthétique. On travaille là dessus. Le travail se fait sur ce qui changera dès lors leur rapport au monde, leur propre regard sur leur apparence et leur narcissisme retrouvé.  Le sein étant le phallus de la femme et la preuve de sa féminité, symboliquement bien évidemment. A l’heure actuelle, il est vrai qu’il existe de très bons, performants chirurgiens esthétiques.

Mais peut-être avant d’en arriver là il est bon d’essayer un exercice pratiqué dans la sexualité taoïste. Il donne d’excellents résultats pour peu que l’on soit persévérante à le faire tous les jours. Pratiqué assidûment quelques minutes par jour, cet exercice aura pour effet et très rapidement d’augmenter la masse mammaire, quel que soit votre âge. Cela en vertu du lien entre les seins et les organes génitaux…

Si cela vous tente d’essayer, il suffit de me le faire savoir sur un commentaire.  Je vous indiquerai la marche à suivre par un prochain article. Pas drôle ? A vous à faire la démarche! Pourquoi serai-je la seule à travailler, hein? Je vous le demande ?

Car comme le dit le dicton populaire :  « Il vaut mieux parler au bon dieu qu’à ses saints. »

 » Oh, là,là vraiment pas drôle la Lyli….

Joyeuses Pâques quand même.

Pour illustrer les paragraphes précédents sur le sein dont on n’a pas fini de faire le tour (ne vous inquiétez pas nous le ferons) je vous propose un cas vécu en thérapie. L’histoire de Robert est vieille de plus de dix ans. Robert a accepté que je puisse l’évoquer comme exemple pour illustrer  l’article précédent. Il consultait  pour se débarrasser de l’obsession qu’il avait sur contenu des corsages féminins…Bien entendu le prénom a été changé.

Robert n’est pas loin de la soixante décatie physiquement mais intellectuellement très alerte. Il traîne sa vie comme un boulet « parce qu’à mon âge il devient difficile de trouver des femmes qui se laissent aimer comme j’en ai besoin, à ma manière. J’ai besoin d’aide » furent les mots pour l’entrée en matière de la première séance. Robert me confia son obsession pour la poitrine des femmes. Il aimait les femmes menues avec une grosse poitrine et le « pied » pour lui était qu’il puisse se masturber entre leurs seins et bien sûr, si elles le laissaient faire, éjaculer en cet endroit. Sans cela, ne prenait pas son « pied » il ne jouissait pas. Lors des séances suivantes, en déroulant le fil de sa vie, j’appris que sa mère n’avait pu l’allaiter. Ce qu’il mit longtemps à confier était qu’il avait un frère  aîné qu’il haïssait. Cette haine prit sa source quand sa mère lui révéla (à sa demande «  Je lui ai demandé si je l’avais tétée ; j’avais six, sept ans« ) – que son grand frère lui avait bouffé les seins. Des crevasses, des infections – aux dires de celle-ci – l’avaient traumatisée en faisant de ses seins des masses informes que « moi, le petit dernier » c’est à dire Robert n’avait pas eu le droit de téter…De séance en séance, il avoua avoir toujours fantasmé sur la poitrine de sa mère qui la « cachait par des vêtements près du corps » sans jamais l’exhiber.  » Je ne l’ai jamais vue en maillot de bain alors que nous avions une piscine. Elle était trop pudique ». Sa mère avait trente huit ans de plus que lui et «  il s’agissait d’une époque » où les femmes « comme il faut, ne s’exhibaient pas en dehors du mari.« 

Je passe les détails concernant la haine du frère qui faisait écran à la colère qu’il avait envers sa mère…Elle touche une autre problématique débusquée par  cette psychothérapie qui concerne le sujet de la masturbation…Donc, sa quête désespérée et épuisante est le seul but de sa vie, mais il n’en peut plus  » parce que les femmes en ont marre que je les prenne pour des vases à sperme; je suis en plus très cruel avec elles. » Il finit par convenir qu’il était très en colère contre sa mère. « J’avais deux ans de moins que mon frère; elle aurait pu essayer au moins une fois, pour voir; en deux ans ses seins étaient guéris et moi je ne les aurais pas abîmés, j’aime trop ça les seins. Pourquoi me l’a telle dit? » En fait la mère finit par avouer à Robert qu’il n’était pas désiré: « En ce temps la pilule n’existait pas; je suis le rejeton d’un diaphragme rejeté » D’où la haine pour le frère qui faisait écran à la haine pour sa mère qu’il aimait démesurément. Et qu’il cherche en vain sous le corsage des  femmes.

La demande de cet homme : que son corps devienne sage. Son désir: vivre normalement une relation sexuelle où le corsage des femmes ne soit plus une obsession. Il dit bien aller maintenant, il est serein; il vit en couple avec une femme depuis plus de huit ans dans une belle relation de partage.

Le cas de Robert montre à quel point nous recherchons toujours soit ce que nous n’avons jamais eu, soit la même chose que ce que nous avons eu. Sans jamais trouver la chose qui nous manque puisque ce qui nous manque est une représentation fantasmatique par essence inatteignable.

 » Travailler  » sur soi permet la clarté de nos émotions, cheminer avec le passé sans qu’il encombre notre chemin. Pour ce faire,  le  site

<www.therapeute-en-ligne.com> peut être une aide à distance.

Passez un bon week-end en n’oubliant pas de changer d’heure !

Personnalité hystérique ou histrionique quelles différences ?La maison histrionique Peu de différences à vrai dire si ce n’est que l’une s’applique plus spécifiquement à une femme (hystérie), alors que l’histrion se dira plus volontiers d’un homme au comportement cabotin, théâtral. Ainsi pourrait-on dire d’une personne qu’elle est hystérique puisque femme et en tant que telle caractérisée par un  utérus. Non pas que ce dernier se déplaçait dans le corps, créant les symptômes  comme le croyaient Charcot et ses acolytes, mais plus particulièrement parce que dans l’hystérie l’histoire de la psyché d’une personne  est impliquée, exprimée symboliquement par des phénomènes, des troubles corporels. Le symptôme corporel est observable et cède à l’analyse en révélant le passé psychique d’une personne. Le terme d’hystérie  fut réservée à la femme puisqu’en grec il veut dire utérus.

Ce terme était associé à un trouble essentiellement féminin dans les sociétés où la femme était opprimée, leur féminité réprimée.

Histrionique du latin histrio, comédien, caractérise les hommes qui ont tendance à exagérer leurs émotions, à surjouer de manière explosive. La différence n’en est une que par la définition étymologique. Le comportement de l’hystérique ou de l’histrionique  serait relié à un trouble psychique qui s’originerait dans l’histoire psychosexuelle du sujet. Autrement dit l’hystérie serait une réponse corporelle à un traumatisme sexuel subi dans l’enfance.

Tiens donc, Baudelaire s’était en son temps intéressé à l’hystérie en écrivant ceci « … s’exprimant dans les femmes par la sensation d’une boule ascendante et asphyxiante, se traduit chez les hommes nerveux par toutes les impuissances et aussi l’aptitude à tous les excès » En tant que poète hystérique lui-même (chez les hommes…l’aptitude à tous les excès) Baudelaire ouvre la voie des outrances en littérature. L’hystérie est une névrose, le résultat d’un conflit intérieur d’ordre psychologique, une réponse émotionnelle excessive en quête d’attention. On pourra noter :

  • Un sujet mal à l’aise si n’est pas le centre d’intérêt; tente d’attirer l’attention par tous les moyens, en dramatisant sa situation, désirant attendrir
  • Comportement de séduction inadaptée ou attitude provocante; tentatives de suicide ou de passage à l’acte toujours sous le regard de témoins
  • Se sert de son physique pour attirer l’attention
  • Parle de manière subjective avec un vocabulaire pauvre
  • Forte dramatisation (théâtral, exagération du pathos) et exagération de l’expression émotionnelle
  • Facilement influencé par autrui ou par les circonstances
  • Persuadé qu’il vit des relations à haut niveau d’intimité alors qu’il n’en est rien.
  • Changements d’humeur fréquents; affects et émotions intenses quoique superficiels. Les émotions changeantes provoquent de fortes crises de nerfs
  • Un tel sujet sera angoissé si l’on ne porte pas sur lui l’intérêt qu’il veut susciter.
  • Est dépendant des autres ; les relations avec le sexe opposé seront faites de séduction sans approfondir les relations affectives qui resteront superficielles.
  • De tels sujets ne supportant pas les frustrations  compensent par une hyperactivité émotionnelle source de souffrance provoquant des décompensations dépressives.

Ce sera tout pour ce soir ! Je vous souhaite une bonne nuit pendant que la pluie tombe doucettement sur Cannes et sur le MIDEM, moi je vais m’engouffrer sous ma couette et dormir sur mes deux oreilles.

Parler de sexualité défaillante n’est jamais facile. Parler de son désir ou de son absence est toujours délicat dans la manière de l’aborder. Dire avec subtilité ce qui vous plaît ou vous déplaît s’apprend…
feuille coeur
Savez-vous pourquoi Jules tous les matins armé de son braquemart saute sur sa Julie ? Et pourquoi la Julie se défile « Pas le temps; les enfants vont se réveiller; tu vas être en retard au boulot » Ne pas croire en son amour fou comme au premier jour des fiançailles ! Non,  le désir de Jules est simplement agit par  ses hormones. Testostérone et cortisol sont au top niveau après une nuit de sommeil, les batteries rechargées sont pleines à décharger sur Julie qui n’en veut pas. Pour elle, ça ne correspond ni à ses humeurs ni à son désir ni à ses hormones; c’est pourquoi elle refuse de se faire chevaucher sauvagement par Jules comme au début. Au début de l’histoire, Jules et Julie se séduisaient réciproquement, jouaient, entretenaient le désir avec joie et batifolage…Mais ce temps là est révolu, la vie est sérieuse, elle n’a plus le temps de s’amuser… Très peu de femmes sont du matin;  pourtant elles auraient tord de se priver si le temps le leur permet,  si elles jouent la carte du dimanche avec gras’mat’ sans enfants, en retournant sous la couette pour y saisir la barre en mettant cap sur le plaisir d’une journée qui commence bien.

Et puis c’est aussi une histoire de chrono-biologie. Les biorythmes des hommes sont différents de ceux des femmes. Tandis que Jules est plein d’une pulsion matinale à secouer sous la douche à défaut de sa Julie, elle,  elle aura plutôt tendance à préférer le 5 à 7 des amants. Cette heure là est l’heure énergétique des reins, et les reins conditionnent, contrôlent la sexualité. D’ailleurs, pour la thérapeute bioénergéticienne que je suis, connaître l’état des érections matinales et des femmes les pulsions de fin d’après-midi, me renseigneront sur l’état des reins et de la forme vitale, elle aussi conditionnée par les reins. Le 5 à 7 la performance physique est au top, l’énergie à son maximum, le psychisme en éveil, c’est le seul moment où Chronos et la biologie sont au diapason pour les deux sexes.

Pour éviter de jouer au chat et à la souris du désir qui se barre quand le chat miaule, il est capital d’entretenir une bonne santé psychique et physique, santé indispensable à  une bonne libido. Si le désir n’est plus aussi souvent au rendez-vous mais que la tendresse et le dialogue sont là, rien n’est perdu. La quantité n’est pas indispensable si la qualité est présente. Par contre si le désir s’est fait la malle il serait bon d’introspecter un peu plus loin et voir ce qui cloche dans le couple.

Attention de ne pas se servir d’un retrait de libido pour faire passer un message, pour mettre en évidence une problématique sans aborder le fond du problème. Vaut mieux en parler que sanctionner. Psifff…plus envie de bagatelle. Stress, problème financier, professionnel, tensions familiales, fatigue physique, lassitude mentale, la routine (rien que le mot est assassin) tout cela à de quoi mettre la libido en berne.

Après avoir vérifié les causes physiologiques comme les variations hormonales (peuvent induire une baisse de libido ou l’accentuer ), la prise de certains médicaments et si  malgré cela les troubles persistent, il est important de consulter pour vérifier si des troubles plus anciens  (traumatismes occultés, douleurs lors d’un précédent rapport, expérience mal vécue ) ne referaient pas surface. Consulter, seule ou à deux, est la solution efficace pour renouer le dialogue, d’abord avec soi-même ensuite au sein du couple. Ne jamais oublier qu’une relation se construit à deux.

Une sexualité ralentie jusqu’au point mort signale un malaise, met en danger  la relation. Dédramatiser, dialoguer, rassurer car il y a toujours une explication au désir qui s’évapore. Mettre entre parenthèse la sexualité après avoir fait le point n’implique pas devoir arrêter la relation.  Les hommes ne parlent pas beaucoup et encore moins quand il s’agit de sexualité, d’autant quand ils ont l’impression de perdre leur virilité. Les difficultés sexuelles, les baisses de désir, ont un impact dévastateur plus important chez les hommes que chez les femmes; ils sont touchés dans leur virilité, dans la confiance en soi, dans l’estime de soi.

La sexualité est complexe, la dimension psychique ne doit pas être négligée. Si la tête n’est pas au rendez-vous la corps sera absent…

C’est encore l’automne, profites-en pour aller  aux champignons …