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Archive for the ‘troubles’ category

femme serpent carte du tarot perso

La demande de plus en plus importante en consultation, les sites pornographiques de plus en plus nombreux étalant des sexes béants sur des cuisses ouvertes, des seins hypertrophiés autant que des verges turgescentes, des culs, des langues, et des et des… Autant d’images que l’on peut voir de chez soi sans se cacher en achetant des magasines pornos. Ne plus s’obliger à regarder en cachette accompagné d’une branlette vite faite dans les toilettes de son appartement pendant que bobonne remplit le lave vaisselle. Et puis se relever la nuit parce que « je n’arrive plus à faire l’amour à ma femme, il n’y a plus que le sexe par écran interposé qui m’excite. » Cette plainte là se répand  de plus en plus souvent dans mon cabinet avec une supplique pour que s’arrêtent les dégâts occasionnés par cette dépendance sexuelle compulsive.

La sexualité compulsive, fait des dégâts. À tous les niveaux : dans le couple d’abord, dans la vie professionnelle, dans la pensée obsessionnelle, dans les finances – les sites coûtent chers – dans les relations amicales…

Alors qu’est-ce que la sexualité compulsive ? D’abord ce qu’elle n’est pas : on ne doit pas la confondre ni avec l’érotomanie – qui est une illusion d’être aimé – ni avec la nymphomanie qui est  une exagération du désir sexuel chez la femme.  Ces deux formes ont toutes un objet de désir, un partenaire sur qui elles ont jeté leur dévolu. Ceci étant dit, regardons maintenant ce qu’est la sexualité compulsive.

Appelée aussi hypersexualité  la sexualité compulsive se rattache d’abord :

– Encore et toujours aux fantasmes accompagnés par des comportements sexuels et des pulsions récurrents et intenses. C’est leur durée sur un long terme qui définit cette pathologie, au moins six mois.

À cela s’associent quelques autres critères significatifs :

– Une grande partie du temps est utilisée par les fantasmes et les pulsions sexuelles qui doivent, pour la personne atteinte de sexualité compulsive, impérativement être planifiés. Question lancinante : comment vais-je satisfaire ma sexualité dans mon emploi du temps ?

– Se livrer de manière répétitive à  ses fantasmes, pulsions et comportements sexuels dès que l’humeur de la personne change, lorsqu’elle est en difficulté. L’anxiété, la dépression, l’ennui, l’irritabilité seront les motifs inconscients et le prétexte pour avoir recours à la compulsion sexuelle. Les événements stressants du quotidien  font partie des dérèglements de l’humeur qui impliquent cette activité.

– Les efforts répétés autant qu’infructueux ne parviennent pas à contrôler ou à réduire de façon significative les fantasmes, pulsions et comportements compulsifs sexuels.

– S’adonner de manière répétitive à une activité sexuelle en ne tenant aucun compte du préjudice physique ou affectif pour soi ou pour autrui.

On retrouve une détresse personnelle ou une altération dans les domaines sociaux, dans les occupations ou tout autres domaines importants du fonctionnement qui sont associés à la fréquence et à l’intensité des fantasmes, pulsions et comportements sexuels. Ces comportements ne sont pas forcément liés à la prise de drogue ou de médicament. Ce comportement se manifeste sous diverses formes comme la masturbation, la pornographie, comportement sexuel (entre adultes consentants), cybersexe, sexe au téléphone, club de striptease… Quoiqu’il en soit c’est la pensée obsessionnelle et répétitive qui fait de la sexualité compulsive un état dramatique pour celui ou celle (en moindre proportion pour les femmes) qui la vivent.

La sexualité compulsive n’est pas la paraphilie (sexualité socialement anormale, déviante comme l’exhibitionnisme, pédophilie). Cette sexualité se manifeste par des comportements sexuels normaux qui devient compulsive par leur répétition excessive et/ou désinhibée. Elles peuvent cependant être concomitantes.

Voilà vous savez tout sur cette manifestation sexuelle qui s’immisce dans le quotidien du couple et dans toute activité ne laissant aucune place à quoi que ce soit d’autre.

– Ça se soigne ? me demandait Roland après qu’il m’eut exposé ce qu’il nommait (à juste raison) son drame. Oui, ça se soigne même si cela ne se règle pas en trois coups de cuillère à pot.  Le temps est nécessaire pour endiguer ce besoin compulsif  qui dépend de tant de phénomènes souvent traumatiques, là encore, de l’enfance. Nous continuerons à y voir plus clair, très prochainement.

Prenez soin de vous.

coccinellebrancheenfleur

Le ciel ce matin moutonné de nuages coton laissent apparaître du bleu, enfin. Le vent n’agite pas les palmes ni les cycas et des orangers presque tous les fruits sont tombés à terre qu’un gamin en colère a écrasés.

Cette journée a commencé avec, venant de Corse, une belle jeune femme au cœur éclaté de chagrin. Pour elle, de moi, le baume au bout des mots, la voie-conseil à suivre, tendresse-empathie à distiller, pour reprendre dans l’autre sens, le chemin aux trous colmatés où, encore affleurent ses plaies.

Par extension métaphorique seront considérés deuils, la perte de l’être aimé suite à une rupture amoureuse, la perte d’un bien matériel, ou la perte professionnelle. Ces pertes peuvent impacter aussi profondément un être que la séparation suite à un décès. Et impliquer deux réactions possibles de deuil.

Le deuil n’est pas une maladie mais peut le devenir si la mélancolie s’engouffre dans la faille laissée par la perte.

Le deuil normal fait souffrir ; le prix à payer en est la douleur à la hauteur de l’attachement tissé à la personne partie. La plupart du temps la durée d’un deuil « normal » est inférieure à 6 mois. Chaque séparation réactualisant l’originelle symbiose entre la mère et son enfant, faire son deuil, passera par l’acceptation consciente de la séparation. Passage obligé des étapes de détresse, tristesse, colère, pleurs, culpabilité, honte, insomnie, manque d’appétit, fatigue…
Plus tard le souvenir amènera à vivre avec la nostalgie (étymologiquement retour de la souffrance), cet état d’âme qui tendrait à revenir vers un passé regretté auquel l’imagination – et le peu de mémoire – donnerait du sens à l’histoire (d’amour, d’amitié) pour en être consolé ; souvenir qui ajouterait sens à la tristesse d’avoir été heureux le temps de « l’être ensemble ».

Par contre le deuil pathologique, lui, fait perdre pied à l’endeuillé. Pathologique est considéré comme tel si sa durée dépasse une année.

Pour la personne qui se trouve dans l’incapacité de remonter la pente parce qu’elle ne peut abandonner l’idée d’une « jouissance » en tant que vécu sur laquelle elle ne cessera de vouloir revenir, tel l’enfant devenu adulte voudra revenir dans le giron maternel, le deuil se transformera alors en deuil pathologique. Lorsque passées les différentes étapes du deuil dit « normal », et si la tristesse, la mélancolie, le manque de désir persistent il y a deuil compliqué. La personne ne peut entamer une phase de résolution, de guérison et d’adaptation. S’il lui est impossible de rétablir ses intérêts précédents le deuil, s’il s’installe un manque de désir à s’engager dans de nouvelles relations ou de nouveaux projets, on peut alors pencher vers un deuil pathologique…

Puisque guérir c’est changer…
C’est accepter que le printemps succède à l’hiver.
De ça nous n’y pouvons rien changer.

Et si nous laissions la morte saison ensevelir les douleurs ? Si nous laissions au printemps le temps nécessaire pour retrouver les forces vitales enfouies au plus profond de l’hiver et permettre leur jaillissement le moment venu, au printemps annonciateur d’un renouveau après le passage mortel mais indispensable de l’hiver.

Prenez soin de vous.

L’amour physique ne suit aucune règle autre que celle de la parfaite bienveillance de l’un pour l’autre(Duyckaerts). L’érotisme suit un rythme qu’un rien détraque (page 256 de « Cette chose là »)

Et vous à  quoi pensez-vous pendant l’étreinte ? Vous laissez-vous envahir par les fantasmes en dérivant  sur la vague de vos rêves ? Échafaudez-vous une tour de béton dans laquelle vous vous enfermez pour être hors d’atteinte? Repassez-vous en boucle tout ce qui vous reste à faire pour le lendemain ? Ne pensez-vous qu’à son plaisir en oubliant le vôtre qui lui en donnerait ? Fantasmez-vous d’être brutalisée pour arriver à la jouissance ? Seriez-vous cette succube qui profiterait du sommeil de son homme pour le séduire parce qu’éveillé il est inoffensif ? Seriez-vous de celles qui simulent pour garder un compagnon, au risque de  le perdre à tout jamais ? Préférez-vous votre propre monde intérieur à la présence d’un homme amoureux ? Vous pensez-vous objet sexuel alors qu’il est fou de vous son seul moyen de le montrer étant de bander ? Et l’utilisation d’un objet sexuel communément appelé sextoy, qu’en pensez-vous ?

Alors que votre amant n’est que raffinement vous arrive t-il de prendre cela pour du vice ? Vous est-il arrivé de vous sentir humiliée par le manque de désir d’un partenaire? Celui-là va trop vite : trois petits coups, trois petits tours, il se retire. Ou bien celui-là qui reste à l’entrée, sans jamais pouvoir pénétrer sa tige étant trop flexible,  pas assez rigide… Et puis certains dont la raideur ne se répand jamais pris dans un priapisme douloureux. Cet autre marqué par l’impuissance sera catalogué par la femme de «pauvre mec.» Et méprisé par elle. A moins que lui impuissant et elle frigide ce couple n’accommode de tiédeur leur problématique qui les soude.  Jusqu’au réveil de l’un d’eux. Catastrophe pour l’équilibre que le  couple avait trouvé dans ce compromis.

Voilà quelques troubles qui sévissent malgré la prétendue libération sexuelle. La difficulté à dire, à parler des véritables entraves à une sexualité épanouie qui au-delà de ce que disent les magazines est toujours tabouisée, bien qu’exposée sans pudeur… Quel monde complexe, ne trouvez-vous pas ?

 

L’amour physique ne suit aucune règle autre que celle de la parfaite bienveillance de l’un pour l’autre (Duyckaerts). L’érotisme suit un rythme qu’un rien détraque (page 256 de « Cette chose là »

La femme frigide ne « supporte pas le climat créé par la présence charnelle de l’autre »(Edita Fried) Elle ne désire rien que l’objet de son rêve.

Et vous à  quoi pensez-vous pendant l’étreinte ? Vous laissez-vous envahir par les fantasmes en dérivant  sur la vague de vos rêves ? Échafaudez-vous une tour de béton dans laquelle vous vous enfermez pour être hors d’atteinte? Repassez-vous en boucle tout ce qui vous reste à faire pour le lendemain ? Ne pensez-vous qu’à son plaisir en oubliant le vôtre qui lui en donnerait ? Fantasmez-vous d’être brutalisée pour arriver à la jouissance ? Seriez-vous cette succube qui profiterait du sommeil de son homme pour le séduire parce qu’éveillé il est inoffensif ? Seriez-vous de celles qui simulent pour garder un compagnon, au risque de  le perdre à tout jamais ? Préférez-vous votre propre monde intérieur à la présence d’un homme amoureux ? Vous pensez-vous objet sexuel alors qu’il est fou de vous et son seul moyen de le montrer est de bander ?

Alors que votre amant n’est que raffinement vous arrive t-il de prendre cela pour du vice ? Vous est-il arrivé de vous sentir humiliée par le manque de désir d’un partenaire? Celui-là va trop vite : trois petits coups, trois petits tours, il se retire. Ou bien celui-là qui reste à l’entrée, sans jamais pouvoir pénétrer sa tige étant trop flexible,  pas assez rigide… Et puis certains dont la raideur ne se répand jamais pris dans un priapisme douloureux. Cet autre marqué par l’impuissance sera catalogué par la femme de «pauvre mec.» Et méprisé par elle. A moins que lui impuissant et elle frigide ce couple accommode de tiédeur leur problématique qui les soude.  Jusqu’au réveil de l’un d’eux. Catastrophe pour l’équilibre que le  couple avait trouvé dans ce compromis.

Voilà quelques troubles qui sévissent malgré la prétendue libération sexuelle. La difficulté à dire, à parler des véritables entraves à une sexualité épanouie qui au-delà de ce que disent les magazines est toujours tabouisée, bien qu’exposée sans pudeur… Quel monde complexe, ne trouvez-vous pas ?

Avez-vous trouvé de beaux œufs dans le jardin des délices ?