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Archive for the ‘Troubles’ category

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L’amour est cette force qui nous pousse vers un autre, irrésistiblement.

C’est un attachement qui trop souvent nous fait nous oublier nous-même.

C’est un comportement particulier plus ou moins rationnel que l’on adopte dès lors qu’on tombe amoureux…

Il faut donc « tomber »amoureux pour aimer ? Parlons donc d’amour, puisque vous insistez. Mais loin de moi  d’en parler avec des grelots dans la voix, des frissons  sur la peau; nous allons en parler à la manière psy  comme n’aiment pas certaines personnes; nous allons en parler à la manière d’Irvin D.Yalom, le « bourreau de l’amour » ainsi qu’il s’intitule lui-même. Comme lui « je n’aime pas travailler avec des patients amoureux »- « Je déteste être le bourreau de l’amour ». Elle n’est pas drôle Lyli, allez-vous penser ! Et vous avez raison. Sans trop de difficulté je pourrais démontrer  ce qui cloche dans la façon d’aimer ou ce que l’on recherche dans la façon d’être aimé. Par exemple on veut aimer ou être aimé comme on ne l’a jamais été par des parents. Ou bien on veut reproduire l’amour inconditionnel d’une mère, d’un père.  À partir de cette recherche convenez avec moi que l’on a tout faux. Mais aussi parce que l’on oublie que l’amour est comme la vie avec une fin inéluctable qui s’achemine lentement vers la mort. Mais bon…Puisqu’on tombe amoureux et le coup de foudre existe, parlons-en :

La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.  Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…

Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?

Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait, sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.

Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie, cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps.  Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…

Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence :  « Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines… » De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?

Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous?  Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.

L’amour c’est de rendre l’autre libre.

On continue ? Non, pas ce soir, car déjà le temps à la pluie et froid comme en plein hiver …mais très bientôt, promis, on continue !


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Pour identifier nos émotions il est nécessaire de se « poser » en état de détente, de repérer le stress pour s’en débarrasser (en centrant son attention sur la respiration). Les émotions surgissent en cascade après avoir découvert l’émotion principale.

Identifiée, l’émotion originaire ne constitue pas, à elle seule, la résolution du problème. Par contre, elle sera le point de départ d’une investigation plus large d’où découlera une quantité incroyable de sous émotions. Les émotions ont été répertoriées au nombre de 550. Pour exemple l‘émotion originaire de Geneviève qui a été traitée comme un objet à l’âge de 6ans, par un Professeur en médecine devant un amphithéâtre rempli d’étudiants. À la peur d’être exhibée comme un animal de cirque se sont ajoutées : l’humiliation d’être ainsi exposée; la honte d’être nue devant une centaine d’yeux dont les bouches aux rires moqueurs se tordaient à une remarque du Professeur, et surtout à l’impuissance de ne pouvoir parler. Toutes ces émotions ont été prises en compte dans le ressenti lors de l’évocation de la mise en évidence de l’émotion principale. Prendre conscience de ce qui nous agite émotionnellement est indispensable au travail à faire pour atteindre la seconde phase qui est de

Désamorcer ses émotions. Ceci ne se fait pas en quelques coups de cuillères à pot me disait mon psy superviseur. Quand la colère apparaît en réponse à une menace ou une injustice ; quand la peur apparaît en réponse à une situation menaçante…Que faire ? Les émotions ne sont pas linéaires mais répondent aux changements externes dans les relations ou à la perception interne que l’on a de ces changements. Chaque émotion aura plusieurs réponses comportementales. Mais les choses se compliquent dès lors où les émotions sont assujetties à une organisation archaïque et inscrite dans le cerveau reptilien.

Comment fonctionne le cerveau humain?

Cerveau reptilien : aussi appelé cerveau archaïque est le premier cerveau dont était doté l’homme des origines ; l’être humain actuel a conservé les instincts de base, les instincts de conservation de l’espèce (se nourrir, se reproduire etc…) De ce cerveau reptilien demeurent des comportements primitifs (fuite, agressivité) en répondant aux besoins fondamentaux qui assurent la sauvegarde de l’individu et de l’espèce. Les comportements induits par le cerveau reptilien  ne sont pas adaptables (ils sont bruts de décoffrage) et l’expérience n’est d’aucun secours (elle ne s’imprime pas) du fait que ce cerveau ne fonctionne qu’avec une mémoire à très court terme. Le cerveau reptilien fera que l’on agit selon des schémas stéréotypés, rigides, automatiques. Le danger impliquera toujours une fuite, par un mécanisme non verbal, où gestes et comportements sont automatiques parce qu’enfouis au plus profond de l’être humain.

Cerveau limbique, centre physiologique des émotions, de l’affectivité. Le limbique est le cerveau qui conditionne les pulsions et les émotions. Le limbique comme le reptilien ne communiquent pas verbalement (mais au travers de comportements), mais excitent le cortex, qui lui, s’exprime par la parole. La fonction essentielle est la survie ; il permet une bonne adaptation à l’environnement social (empathie, statut social, intégration à un groupe, convictions, croyances.) C’est le lieu des mécanismes de motivation : réussites, échecs, plaisir déplaisir.

Néo-cortex, seul ce cerveau pourra gérer les cerveaux limbique et reptilien, plus anciens.

Le néo-cortex cerveau conscient de ses automatismes et de ses pulsions dont il peut se libérer par sa fonction imaginaire. Chez l’être humain le cortex a pris un développement considérable dans les zones orbito-frontales en favorisant l’association des éléments mémorisés, en créant des structures nouvelles que sont les structures imaginaires (H.Laborit) La conscience, la capacité à symboliser, le langage, la pensée abstraite viendront secourir en dernier recours, l’état émotionnel.

Vous aurez compris pourquoi expliquer la construction et le fonctionnement de notre – parfait – cerveau et par là même comprendre que le raisonnement, la logique, l’analyse ne peuvent se substituer aux émotions incrustées dans le reptilien et le limbique puisque ces derniers ne peuvent les traiter que par des comportements réflexes. Plus le traumatisme (qui a installé une émotion) est ancien, plus l’activité neuronale reste active, plus le cerveau archaïque aura acquis des réflexes (sauvegarde), plus il sera difficile de s’en débarrasser. Difficile mais pas impossible. Ah, bon !

Comment donc désamorcer ses émotions ?

Prendre conscience de la réalité de cette émotion. À quoi fait-elle référence ? Est-elle encore d’actualité ? Les émotions d’origine nous enferment dans la reproduction de comportements identiques. Amener de la compréhension aura pour effet de désactiver en partie l’anxiété des cerveaux reptilien, limbique. Hors contexte émotionnel observer les sensations physiques permet de se décaler de ces sensations en baissant le niveau de stress. En observant une émotion qui n’a plus cour dans la réalité il sera plus facile de s’en éloigner. Se servir de l’imagination (du cortex) pour mettre en place des émotions agréables, voire de plaisir. « Le néocortex correspond au stade de la reconnaissance de l’objet comme réalité externe dans un espace donné. La manipulation des concepts, de l’abstraction par les systèmes associatifs, la prise de distance par rapport à l’objet donne à l’homme des possibilités presque infinies de création.»

C’est ainsi que l’on peut recréer une réalité externe totalement différente de cette réalité émotionnelle interne qui habite le sujet perturbé par d’anciens traumatismes.

On a tout dit ? Si ce n’est pas le cas dites-le moi et nous y reviendrons.

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Comment faire pour déceler l’origine de nos émotions, percevoir l’intérêt d’avoir pu s’en servir à un moment T ? Comment apprendre à les intégrer pour faciliter les pensées ? Comment comprendre et raisonner avec les émotions, les réguler pour ne plus se faire piéger par leur mauvaise utilisation? De ces questions laissées en suspend lors du précédent article, je vais essayer d’y apporter quelques réponses.

Le dernier sex-o-café, suffisamment proche dans mon esprit, est l’exemple tout trouvé,  l’exemple idéal pour relater  cet envahissement émotionnel qui chaque fois s’empare de moi.  La salle se remplit, je suis à l’aise, je peux parler aux uns, aux autres. Puis vient le moment où je dois passer derrière le bureau. Moment que je ne pourrais plus retarder;  moment terrifiant pour moi où je serais obligée de m’exprimer en public. Je n’ai aucune raison d’avoir peur des visages devant moi, visages souriants, amicaux. Quelques fois inquiets, pour les nouvelles têtes. Ces quelques trente personnes ne vont pas me dévorer ni  se jeter sur moi comme une horde sauvage. Je le sais ! Et quand bien même le sachant  les émotions colleront à ma bouche, m’empêcheront de parler lorsque je devrais prendre la parole. Impression d’avoir avalé un tube de somnifères. Les émotions m’empêcheront d’organiser mes pensées, troubleront ma vue, chancelleront mes jambes. Heureusement je suis assise, sinon je tomberais. Liliane prend la parole; se présente, me présente. C’est alors que le tournis me prend. Ma main triture le stylo qui en devient tout tremblant. Je le regarde, j’essaye d’en minimiser les effets. Peine perdue ! C’est le nez qui prend le relais, il me démange au point où si j’osais je l’arracherais.  Je ne peux même pas aller trifouiller dedans pour le calmer. Décence oblige. Ma bouche devient de plus en plus pâteuse. J’ai chaud, j’ai soif ! Liliane sans Y termine son allocution. Ça va être à moi de parler…Suis donc obligée de me jeter à l’eau : elle est brûlante et je rêve d’être ailleurs. Ailleurs sur une plage déserte où personne n’attend rien de moi; une plage qui brille sous le ciel d’orage, comme sur la photo.

Oui, c’est cela à quoi me fait penser cette avalanche émotionnelle; un ciel d’été dont l’orage va s’abattre sur moi. Qui n’a pas connu cette panique, ou qui l’a connue autrement, par la débandade par exemple,  sauront de quoi je parle. Pour ceux là, c’est la fuite, ils prennent les jambes à leur cou; ils prennent la poudre d’escampette en déguerpissant; et puis il y a les violents qui  agressent, qui injurient. C’est du pareil au même, seule l’expression change pour dire les émotions. Selon sa nature.

L’émotion est ce qui est ressenti physiquement; le sentiment est le sens donné, intellectuellement, à ce ressenti. Le sentiment est coller une étiquette à une émotion.

Alors me direz-vous ?  Que faut-il faire, puisque l’on sait que toute émotion par nature est irrationnelle ?

Étant irrationnelles les émotions ne réagissent à aucune règle.

Tout d’abord il est indispensable d’apprendre à identifier nos émotions. L‘identification se fera par l’analyse ou par l’imagination.

Procéder de manière analytique ne conviendra qu’à partir du moment où l’on aura débarrassé de son contenu les ressentis au profit de concepts abstraits. L’analyse sera utile pour organiser un écrit, un discours, un problème de calcul. L’intérêt de l’analyse est de faciliter l’argumentation, l’explication  qui par le fait rend la technique analytique très sécurisante. Cependant analyser ne prendra pas en compte nos états émotionnels puisque lorsque nous analysons nous nous coupons de nos émotions. Dans nos sociétés, notamment en milieu scolaire, il est à noter la prédominance de l’analyse sur l’imagination.

Par contre l’imagination s’étayant de l’intuition (connaissance directe et immédiate sans recours au raisonnement-dixit le dictionnaire) met en évidence  les états  émotionnels d’une situation. L‘imagination est indispensable dans tout ce qui n’est pas mesurable, quantifiable, dans toute activité évoluant grâce au ressenti. En revanche, cette faculté de penser par images est difficilement transposable et ne pourra pas justifier ses réponses…

Pour avoir la suite des émotions qui nous gouvernent rendez-vous pris dans le prochain article. Nous verrons comment désamorcer  les émotions et pourquoi il n’est pas si facile de le faire.

À très vite donc; en attendant prenez soin de vous en restant dans la conscience de vous-même.

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D’où vient ce trouble intense qui bouleverse les affects ? D’où surgit cette réaction spontanée, incontrôlée et souvent inadaptée à des ressentis ou des représentations ? Trouble intense  provoquant un chamboulement organique  dont les réactions se répercutent au niveau moteur en bouleversant le comportement : paralysie ou fuite; défaillance du tonus musculaire, tremblement ou agressivité) ; réactions spécifiques qui affectent le système neurovégétatif (rougeur, pâleur, palpitation cardiaque, accélération des pouls, transpiration, malaise…) Telles sont les émotions qui nous bousculent.

Ces émotions nous viennent de la nuit des temps, du temps où l’Homme chasseur-cueilleur se déplaçait pour trouver sa nourriture. Les déplacements constants le confrontaient à des phénomènes, des changements inattendus (climatiques, prémunir des prédateurs); changements qui exigeaient une adaptation rapide. Une réponse  adaptée. Héritage de nos lointains ancêtres les émotions découlent de ces urgences et se développent en réponse à une situation répétitive. D’après Ch. Darwin innéité et action réflexe sont la conséquence de réactions qui au départ étaient volontaires.

Les émotions de base : joie, tristesse, dégoût, peur, colère, surprise, sont à l’origine de nos réactions physiologiques et comportementales. L’émotion est une réaction physiologique et physique en réponse à une situation donnée. Elle se manifeste intérieurement avant de s’exprimer par une réaction extérieure.

Innée, universelle et communicative, l’émotion a une fonction d’adaptation et de survie d’un organisme vivant ( Darwin)

Les émotions sont un reliquat de l’enfance : c’est ce que l’on peut constater en séance thérapeutique.

Cet autre nous-même s’exprimera par  les émotions, révélera de nous plus que ce que nous voulons en montrer. Et cela parce que nous avons intégré pendant l’ enfance des gestes, des comportements, des sons, nous les répétons dans nos relations; les émotions en relatent le contenu. Souvent en complète inadéquation, les réactions émotionnelles nous positionnent faussement dans des relations mortifères. Pour exemple, l’histoire de Marie.

Marie est une jeune femme qui prend systématiquement la fuite, terrorisée par la peur que lui inspire son compagnon quand il élève la voix ou quand il exige  d’elle quelque chose qu’elle trouve injuste, humiliante. Dans cet état de peur panique elle quitte le domicile en pleurs. Elle s’enfuit. Cette terreur qui fait prendre la fuite à Marie n’est que la réplique de son histoire. Père violent qui les battait elle et sa mère, Marie n’a trouvé (à l’adolescence) que la fuite pour échapper aux coups et à la violence paternelle…Cependant aujourd’hui, elle se rend compte que fuir n’est pas la solution, ne peut en aucun cas résoudre le problème. Bien que la situation ne soit plus la même,  la peur de l’enfance reste inscrite dans les réactions émotionnelles de l’adulte. Alors ?

Comment faire pour déceler l’origine de nos émotions, percevoir l’intérêt d’avoir pu s’en servir à un moment T ? Comment apprendre à les intégrer pour faciliter les pensées ?Comment comprendre et raisonner avec les émotions et réguler pour ne plus se faire piéger par une mauvaises utilisation?

Á suivre très bientôt.

L’érotomane trouve mille raisons d’espérer ψ

Qu’est-ce que l‘érotomanie ?

L’érotomanie est une illusion délirante d’être aimé(e) d’une personne ayant un statut élevé (médecin, homme politique, acteur, avocat…); personne souvent inaccessible. Mise en évidence par G.G de Clérambault, cette maladie appartient au groupe des psychoses passionnelles. Ce délire amoureux, chronique est classé parmi les délires passionnels, c’est une psychose paranoïaque.

Le syndrome érotomaniaque est une structure qui se fonde sur un délire invariable. Invariable dans le sens, où pour l’érotomane, c’est toujours la victime qui a commencé, c’est la victime qui aime le plus, ou qui est la seule à aimer. Cet état passionnel touche essentiellement les femmes, très peu d’hommes en sont atteints. Cet état passionnel évolue en trois périodes. L’histoire de Florence, femme érotomane vous sera ici contée.

Première phase: l’espoir en mouvement. Période souvent très longue dont l’élaboration peut durer des années. « Il y a quelques mois, un carton d’invitation m’a été adressé personnellement par Simon X en personne. Il est évident que Simon désirait me voir au cocktail de manière discrète pour ne pas éveiller les soupçons de sa femme. Je m’y suis rendue sans pour cela  le déranger; je suis restée très discrète mais très émue lorsqu’il a prononcé son discours qui manifestement m’était adressé ; depuis j’attends qu’il se libère de ses obligations pour le retrouver.«  Florence, est en attente dans l’espoir que Simon lui déclare son amour. Dès lors il se manifeste un délire que l’entourage ressent de façon inquiétante.

Pendant la première période Florence élabore son roman. Jamais elle ne se résigne ni se s’aperçoit que cette histoire est une construction de son esprit malade. « C’est quand même lui qui est venu me chercher. Moi je ne lui ai rien demandé  » insiste-t-elle lorsqu’en séance elle repasse en boucle la réception du carton d’invitation qui lui a permis de monter de toutes pièces son histoire érotomaniaque. Pleine d’espoir puisque « c’est lui qui est amoureux » (il le lui a prouvé en envoyant une invitation) mais il est empêché par sa situation conjugale, ses contraintes politiques. Florence n’existe que pour et par Simon, son objet d’amour, sur lequel elle a jeté son dévolu. Simon qu’elle épie et traque sur son lieu de travail (à la mairie, où elle se rend plusieurs fois par jour), Simon qu’elle surveille sur le Facebook de cet homme public.  Bien évidemment tout cela sans que Simon ne sache rien même de l’existence de Florence.

Tout ce que Florence interprète de la part de Simon comme étant une incapacité  à ses dégager de ses  obligations politiques  et conjugales (avec tout le travail qu’il a, le plaint-elle) constitue la conduite paradoxale de  ce délire en tant que structure.  Structure invariable aussi puisque l’érotomane interprétera le refus de la personne concernée comme autant de preuves à devoir redoubler ses efforts. C’est ainsi que l’érotomane va amorcer et alimenter les refus comme étant  des preuves incontestables de l’amour que lui porte la personne élue. L’érotomane trouve mille raisons d’espérer, mille excuses aux dérobades de son objet d’amour et incombe à sa propre faute, à sa propre attitude maladroite (j’ai manqué d’à propos quand il m’a remerciée d’être présente)pour justifier le peu d’intérêt que lui marque celui que sa tête délirante a choisi.

De ce fait la structure érotomaniaque est un arrêt sur image, la répétition d’un scénario richement élaboré qui assied cette assertion comme étant le squelette du délire.

La phase suivante est une phase de dépit: Le temps qui passe ne rapproche jamais l’érotomane de son objet d’amour. Le temps  implique et maintient  l’érotomane dans la certitude (la vérité) où la foi est le noyau de l’épreuve à laquelle elle se trouve soumise. Il y a comme une présence divine, mystique  qui va « envoyer » des signes à l’érotomane: « Plus que l’amour c’est l’aveu de l’amour qui est sollicité par l’érotomane; écrivait G.G de Clérambault. Preuve qui  s’articulera sur l’Autre, absent, qui ne pourra en aucun cas opposer un démenti puisque seulement l’Autre est présent dans l’imaginaire de l’érotomane.  Malgré tous les signes que l’érotomane « reçoit » de sa victime, malgré les trésors d’inventivité qu’elle déploie pour l’approcher,  elle attribuera  l’absence de manifestation amoureuse de sa victime à sa propre incapacité, et de dépit, finit par désespérer. Cette phase débouche sur la dépression et des idées suicidaires.

La troisième phase sera celle de la rancune: dépitée, Florence avait atteint cette étape pendant laquelle elle haïssait Simon « de tout le mal qu’il lui faisait subir ». Sa colère envers lui s’amplifiait et son agressivité débordait de ses paroles. Elle menaçait de tout dire à sa femme  » S’il croit pouvoir se débarrasser de moi après m’avoir séduite, il se trompe. Je vais tout lui raconter à madame Simon, lui montrer comment est vraiment son mari ». Elle épiait le couple dont elle avait repéré la maison. Le poursuivait et faisait le guet devant sa chambre d’hôtel quand il était en déplacement.Elle devenait dangereuse pour cet homme duquel elle attendait une déclaration d’amour, un vrai regard qui ne viendrait jamais. Mais cela elle ne le savait pas. Suite à un accident provoqué par elle-même, Florence fut hospitalisée. Son délire persistant a conduit le médecin à faire  un état des lieux psychiatrique…

Il est important de savoir que ce délire érotomaniaque est essentiellement platonique. Le rapport sexuel avec la personne aimée est inenvisageable pour l’érotomane. Cet état non seulement transforme la vie de la personne atteinte mais devient un véritable enfer pour la personne aimée si cette dernière est approchée.

De nombreux films racontent l’histoire de l’érotomanie…

Où en  étions-nous ? Ah! oui : Le but de la décharge électrique avec relâchement musculaire est fondamental pour que spermato et ovule se rencontrent. On en était là. On continue!

L’homme est resté le chasseur-cueilleur, il sort de la maison pour y ramener le produit de sa chasse que bobonne fera cuire en attendant… Que dalle ! Elle n’attend que dalle. Pas de bobonne mais une femme qui bosse, qui ramène elle-même les légumes, les poissons gras qu’elle fera à la vapeur plutôt que bouillis ou frits; une femme avertie qui évitera les Macdo, les frites et le Coca Cola.  Elle préférera les produits de bonne qualité, venant du terroir, n’ayant pas traversé la moitié de la terre pour atterrir dans son assiette; elle privilégiera  les fruits et légumes garantis sans pesticides. Parce qu’elle se tient informée; de cette information elle a retenu qu’en 2050 90% des hommes seront infertiles; leur sperme ne pourra pratiquement plus assurer la reproduction de l’espèce.  C’est à dire que si les comportements alimentaires ne changent pas, nos petits enfants n’auront de la descendance qu’à coups de FIVE, de procréations médicalement assistées. Comme dit le Dr Maldiney les humains marchent sur la tête. Pesticides, absence d’Oméga 3, mauvais équilibre entre ω3 /ω6, environnement toxique permanent entraînera forcément fatigue. 60% des français se  lèvent fatigués, réveil difficile parce que sommeil non réparateur. Or, si on est en bonne santé on doit se lever en pleine forme. Le fait de manger doit nous nourrir et non nous fatiguer. Or, 80% de la population est explosée après avoir mangé. 80% ont des problèmes de ventre, gonflement après les repas; certains même vont jusqu’à ne pas manger pour éviter d’être fatigués, fatigue empêchant de travailler. Apnée du sommeil, flatulences, constipation, dépression, troubles du désir. Et sans désir pas de vie…Stop !

La mal bouffe entraîne une guerre cellulaire provoquant une explosion de la « Centrale », explosion qui fera chuter la DHA; or, la DHA est précurseur des hormones sexuelles; d’autre part les graisses saturées rigidifieront les membranes, un cerveau rigide  entraînera à son tour des problèmes de communication au niveau du cerveau et de toutes les cellules dont la mitochondrie qui aura pour résultat la baisse de la libido. À un moment donné et pour que la « centrale générale » continue à fonctionner (même mal) la libido devra être coupée, hors circuit. Dont importance de bien manger en favorisant des assiettes riches en couleur de légumes. Faire du sport raisonnablement sans extrême; comme tout ce qui est  pratiqué à l’extrême  est préjudiciable et détourne la testostérone du canal libidinal pour favoriser la performance sportive.

Nous sommes faits de cellules; nous sommes le résultat de nos hormones, les hormones baignent dans les cellules qui s’alimentent de ce que l’on aura mis dans nos assiettes.

Autre chose concernant les femmes, n’en déplaise aux hommes :

Sur le plan physiologique il est plus facile pour une femme d’avoir plus  de partenaires, plus de facilités à avoir des relations sexuelles. Physiologiquement parlant parce que socialement, rares sont celles qui outrepassent le « socialement correct ». C’est bien connu qu’un homme plein d’aventures sera reconnu comme un don Juan alors qu’une femme sera Marie-couche-toi-là, une salope, une femme de peu, une moins que rien. Amen!

On ne peut séparer la tête du corps. L’être humain est un tout et nous devons tenir compte de ce tout. La tête via la pensée commande au corps. La parole restitue le savoir de l’expérience. Si l’expérience a été trop difficile, la tête n’en rend compte que partiellement. Le reste – le traumatisme – est gardé emmuré dans le corps. Tout ce que la parole ne peut restituer sera exprimé par le corps qui prendra le relais en somatisant. Il s’exprimera à l’endroit de sa fragilité : le corps parle en se substituant à la parole absente. Ainsi tous les troubles sexuels vont s’exprimer par le corps :

Un des grands signes de la dépression est la perte du désir. La personne fragilisée psychologiquement et sous antidépresseur peut avoir des problèmes du trouble du désir, sans que cela soit systématique.

La dyspareunie : douleur pendant les rapports sexuels, souvent secondaire contrairement au vaginisme qui est essentiellement primaire. (Voir précédents articles). D’après le Dr Maldiney (et je lui fais confiance) ces douleurs peuvent très bien être soulagées par des Oméga 3 (ω)que l’on trouve dans les poissons gras (maquereaux) huile de colza…Ces ω3  conditionnés en gélules diminuent la douleur en général en agissant sur le thalamus qui filtre ces douleurs.

Anorgasmie : différent de la frigidité qui est une absence totale de désir et de ressentis. La femme anorgasmique peut avoir du désir, du plaisir sans atteindre l’orgasme.

Nous sommes très hormonaux-dépendants. Cela se vérifie lors des castrations chimiques (délinquant sexuel) ou chez les femmes suite à la ménopause. La libido dépend de la testostérone chez l’homme mais aussi chez la femme bien qu’en quantité moindre. Chez la femme ce n’est pas la progestérone qui provoque la libido mais bien la testostérone fabriquée par les surrénales.

  • La dopamine gère le plaisir, le désir.
  • Sérotonine (carence à l’origine de la dépression)
  • Fer (dont manquent la plupart des femmes) Vit B; leur manque favorisera la fatigue qui est un des facteurs de la perte du désir, de la libido défaillante.
  • Si à cela s’ajoute une surcharge pondérale liée à un syndrome métabolique nous avons là des signes de mauvaise santé qui se répercuteront sur la libido en l’abaissant.
  • Cortisol hormone du stress, hormone détournée sans remplir le canal des hormones sexuelles pour parer au stress
  • Dépression : dès qu’il y a perte de libido on interroge et vérifie un possible syndrome dépressif masqué.
  • Apnée du sommeil : haut risque qui compromet l’équilibre vital et parmi ces risques celui de « couper la libido ». Une personne sujette à des apnées du sommeil ne peut avoir une bonne libido.
  • Les médicaments (antalgiques, somnifères, antidépresseurs, bêta bloquants…)  jouent un rôle majeur dans la baisse libidinale.
  • À éviter l’emploi de médicaments non précédés d’analyses indispensables au risque de bloquer la voie métabolique.
  • Après un dosage qualitatif et quantitatif  pour vérifier carences ou excès par les analyses très poussées, il sera possible d’agir aidé par la prescription adéquate en micro-nutrition d’éléments  précis ciblant la remise à niveau hormonale, minérales…etcétéra, etcétéra

Oui, il existe des troubles de la sexualité féminine qui sont en excès. La nymphomanie en fait partie qui  est un besoin sexuel excessif, envahissant et jamais satisfait. La compulsion sexuelle, la dépendance sexuelle font partie des excès. Les sujets atteints de ces compulsions en parlent encore moins les jugeant la plupart du temps comme étant des perversions alors qu’il s’agit là de véritables troubles qui empoisonnent la vie de celles qui en sont atteintes…

Nous allons arrêter là même s’il s’est dit encore beaucoup de choses intéressantes ! Oui, au Sex-o-café, l’officiel ! T’avais pas compris que c’était la suite des troubles sexuels féminins ? Maintenant oui, t’as pigé ? Parce que si t’as pas pigé mieux vaudrait prendre des oméga3, de la DHA et autres vitamines; mais d’abord consulter dès la moindre baisse de libido. Et ne jamais oublier :

Si on ne pose pas de question on n’aura jamais de réponse

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Le Docteur Pierre Maldiney intervenant au sex-o-café,l’officiel insista sur l’intérêt de consulter dès qu’une baisse de la libido se fait ressentir. La libido  dont la baisse du désir touche 43%  des femmes est un réel problème. Il signe une problématique chez les femmes qui font acte de présence par obligation, par simulation pour se débarrasser de l’acte sexuel qui est devenu une corvée. Il rappelle qu’une baisse de libido, y compris chez la femme, est anormale. La libido est la force vitale qui nous sélectionne faisant de nous des êtres libidinaux; le désir n’est pas le but mais le moyen pour assurer la pérennité de l’espèce. Le désir n’est pas anormal mais son absence l’est. Lorsque cette force vitale qui nous anime tous vient à faire défaut, elle révèle une problématique au niveau de notre petite centrale nucléaire. Ce que le Dr Maldiney appelle « petite centrale nucléaire » est le lieu de la mitochondrie où se fabriquent les hormones comme la DHA hormone de jouvence, précurseur des hormones sexuelles. Cette centrale nous permet de vivre, de respirer…On comprend mieux pourquoi une chute de la libido est souvent, pour ne pas dire toujours, en relation avec une chute de cette hormone, la DHA. Cette chute reflète un stress au niveau de cette centrale ; cette fabrique d’énergie à un moment donné peut fatiguer; dans ce cas elle pare au plus pressé  en ralentissant la libido jusqu’à la mettre hors circuit. Si malgré cela l’activité sexuelle continuait elle finirait par épuiser le système énergétique qui après défaillance finirait par conduire à la mort.

Donc, la baisse de la libido est un phénomène adaptatif, s’il demeure provisoire. Une bonne libido signera une bonne santé. Dans le cas contraire il faudra interroger les facteurs physiologiques, psychologiques et relationnels. Le rapport sexuel est un partage où les deux partenaires sont impliqués. La préparation à la pénétration est très importante. On mettra en évidence les défaillances dans l’interrogatoire notamment psy. La femme ne connaît pas suffisamment son corps et l’ignorance de l’homme pour le corps de la femme est encore plus grande. Il est donc important pour un couple d’apprendre de manière ludique à se connaître pour reconnaître les zones érogènes, écarter les tabous, etcétéra, etcétéra…

Le plaisir est ce qui fait suite au désir. Avec le désir il y a accumulation d’énergie émotionnelle (on peut parler d’électricité mesurable) comme un pont faisant monter le plaisir, stocké au niveau neuro-anatomique. Là est le circuit de Papez situé dans le cerveau, système limbique, circuit des émotions. Intermédiaire entre le cerveau reptilien (primitif : cerveau de la survie, du territoire, de la nourriture et de la sexualité)  et le néo cortex (siège de la pensée consciente analytique, de la déduction et du langage) le cerveau limbique régit tout dès qu’il prend les commandes. Centre des émotions et des pulsions, il privilégie l’action immédiate avant même la réflexion censée l’accompagner. Il permet une bonne adaptation à l’environnement social…Et comme dirait Pierre etcétéra, etcétéra !

Les trois cerveaux sont sensés communiquer, fonctionner de conserve; or le système reptilien, limbique n’est que dans la réaction (fuir, combattre ou subir) devant un danger extérieur qui plus est avec une mémoire à court terme. L’interrogation du passé quant aux éventuels trauma de l’enfance, on retrouvera des problématiques importantes (enfants battus, incestués…)Dès lors, la vie, le désir, l’acte sexuel sont entachés de la saleté et d’opprobre.  Suite à un choc – menace dans la survie – (traumatisme de l’enfance) le système limbique en gardera des traces indélébiles.  Ces traumatismes de l’enfance ressurgiront systématiquement en troubles : compulsifs, obsessionnels, palpitations qui signalent  une  menace, un danger ! Chaque fois qu’il y a menace, danger, l’organisme fait accélérer le cœur soit pour le combat soit pour la fuite. Un stimuli peut rappeler au cerveau reptilien un traumatisme qui ancré comme une menace pour sa survie va reproduire les mêmes phénomènes : vaginisme (bloquer l’entrée du vagin à la pénétration, par exemple)

Désir, plaisir font qu’à un moment nous sommes prêts à la décharge d’énergie c’est à dire à l’orgasme. L’orgasme, véritable tsunami électrique du cerveau est variable d’un sujet à l’autre. Pour avoir un orgasme il faut se relâcher. On ne peut en avoir en se contrôlant. Les femmes atteintes d’anorgasmie sont des femmes qui ne s’abandonnent pas, ne se relâchent pas, sont toujours sous contrôle. D’ailleurs dans les temps premiers, à l’origine, pour la survie de l’espèce les rapports sexuels consistaient en éjaculation précoce avec orgasme quasiment inexistant. Puisque pendant cette phase de l’orgasme, nous sommes vulnérables donc sujet à la prédation. Les femmes anorgasmiques ne se relâchent pas parce qu’elles ne sont pas en confiance…

Il se fait tard ! Aussi, n’ayant peur de rien, je vais aller me relâcher sous ma couette…Demain je vous livrerai la suite….

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En l’absence de Lilisans-y,  il a fallu que je tienne ce soir là tous les rôles. Dans le rôle pour lequel, entre autre, Liliane est parfaite, je me suis retrouvée une piètre modératrice ne sachant quand intervenir, quand faire preuve d’autorité pour faire cesser le brouhaha d’un trublion dénommé Ph. Ses interventions intempestives, irrespectueuses et mal à propos ont mis à mal ma patience légendaire jusqu’à faire monter en moi un agacement, affleurer la colère sans pour cela être suffisamment ferme pour lui demander de sortir. Qu’aurait fait Liliane à ma place ? Certainement différemment et rapidement elle aurait remis de l’ordre. Comme quoi un « i » supplémentaire change tout !

Voici donc le résumé de mon intervention au sex-o-café, l’officiel. Un premier petit récapitulatif sur les troubles féminins sexuels côté psy. Suivra dans les jours qui viennent l’intervention fort appréciée du Dr Pierre Maldiney.

Lors de mes consultations,  j’ai pu noter dans l’ordre qui suit,  les troubles sexuels féminins pour lesquels la récurrence des demandes s’établit comme suit:

En premier lieu les femmes se plaignent des  trouble du désir.

Ce trouble se caractérise par le manque de désir, le peu d’appétence pour le sexuel, voire l’incapacité à ressentir ou même à éprouver le moindre désir envers le partenaire.  Le désir n’est jamais quelque chose que l’on peut faire venir sur commande il survient à l’improviste.  Dans le cadre thérapeutique nous nous pencherons sur les ressorts qui le sous-tendent pour remonter à l’origine de ce qui l’a mis en place puis nous rechercherons  les motifs qui sont à l’origine de cette fuite. Le couple est le support de ce désir et c’est à travers lui (le couple) et de son fonctionnement que nous devons considérer ce qui a pu l’amoindrir, le stopper. Il n’y a pas de « normalité » dans l’accès au désir. Mais sans désir pas de plaisir, pas d‘expression émotionnelle, pas d’échange positif possible. Or, ce qui convient à une femme peut ou pas convenir à son compagnon. Nous le savons un homme a des besoins sexuels supérieurs à ceux d’une femme. La norme est ce qui convient au couple.  Dans le cas contraire il y a conflit de normes.

« Il en veut toujours plus et moi je n’éprouve plus aucun désir de faire l’amour » disait une jeune femme récemment maman.

La baisse du désir chez un couple depuis longtemps ensemble, d’autant s’il ne fait rien pour l’entretenir, semble inévitable.

  • La lassitude, la routine du quotidien, la mauvaise communication entre les partenaires, sont les sujets évoqués en tout premier lieu.
  • La baisse consécutive à une grossesse
  • Prise de médicament (somnifères, antidépresseurs, certains contraceptifs)
  • Ménopause et dérèglement hormonal
  • Mais aussi les peurs : conflit conjugal, aversion subite pour la sexualité (souvent résurgence d’un trauma); l’interdit parental et/ou religieux, sentiment de honte ou de culpabilité devant le plaisir qui bloque le désir.
  • Expérience traumatique (viol, inceste, attitudes parentales ambigües)

Deuxième motif de consultation est le vaginisme. Le vaginisme est une contraction réflexe involontaire qui occasionne une fermeture de l’entrée du vagin empêchant toute pénétration. Évocation du cas d’Angela élevée par sa grand mère bigote, très autoritaire qui lui posa des interdits si puissants qu’ Angela à 35 ans n’avait pas réussi à transgresser. Cas de Marie et de ce qu’elle entendit de la bouche de son père…Vous retrouverez ces cas dans l’article sur le vaginisme…

Vient ensuite la dyspareunie. Ce trouble est souvent le résultat des deux premiers (manque de désir et vaginisme secondaire). Il se caractérise par des douleurs intenses avant ou lors de la pénétration rendant le rapport sexuel insupportable. Les douleurs peuvent être superficielles se situant à l’entrée du vagin, ou plus profondes, localisées au fond du vagin au niveau de l’utérus ou des trompes de Falope. La femme ayant fait l’expérience de cette douleur lors d’un rapport peut, par peur inconsciente, mettre en place un système de défense qui provoquera  des spasmes du muscle pubococcygien empêchant toute pénétration  et développera si cela perdure un vaginisme.

L’anorgasmie ou l’absence d’orgasme est le dernier trouble pour lequel on consulte.

Le trouble quel qu’il soit est-il primaire ou secondaire ?

On dit d’un trouble qu’il est primaire lorsque celui-ci est consécutif au premier rapport, l’ayant empêché ou subi. Le trouble secondaire est un trouble qui survient après que  les premiers rapports aient été satisfaisants.

On ne le dira jamais assez : quel que soit la teneur d’un trouble, la première des choses à faire est d’en parler dans le couple, faire le point sans accuser ni revendiquer. Ne jamais oublier que dans une relation on est deux. Ne pas dire comme cette patiente « Avant de prendre une femme les hommes devraient connaître leur mode d’emploi ». J’ai envie d’ajouter qu’il faudrait d’abord que chaque femme se connaisse, apprenne son intimité, sache parler au partenaire de ses désirs. Hélas ! Peu de femmes connaissent leur corps, leurs zones érogènes. Comment voulez-vous que les hommes qui en savent encore moins puissent les aider  sans se parler? L’harmonie d’un couple ne peut se faire que dans la communication, dans la connaissance l’un de l’autre.

Ensuite si les problèmes persistent, consulter un médecin qui saura par l’intermédiaire de l’interrogation discerner l’origine de la défaillance (physiologique, organique, hormonale ou le plus souvent psychologique, comme l’a répété le Dr Pierre Maldiney).

À très vite pour le passionnant exposé de Pierre.

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Tout désir peut évoluer et tendre vers une diminution. En particulier le désir sexuel qui peut aller jusqu’à disparaître.

« Les femmes comprennent mieux que les hommes que l’on peut érotiser toute sa vie sans être forcément obligé de satisfaire son désir en l’épuisant «  selon Henri Gougault. Ainsi il en va du désir qui décline ou qui est totalement absent.  La diminution du nombre de rapports est le témoin d’une baisse de désir. Toutefois ce qu’il faut retenir est le rythme en dessous duquel la personne est en manque. Même si le peu de désir est consécutif à une période où la relation était pleinement satisfaisante, le  manque de désir s’inscrit dans un phénomène cyclique qui est physiologique à condition qu’il ne devienne pas chronique. Si ce manque  s’installe dans la durée il deviendra problématique en entraînant une détresse dans le couple.

Comme dans toute problématique nous retrouverons dans la baisse du désir des indicateurs biologiques, organiques, psychiques, relationnels, culturels ou médicamenteux. Les causes biologiques : prise de médicaments (somnifères, antidépresseurs, certains contraceptifs, anxiolytiques …) donnés à la suite de dépression, d’anxiété, ménopause, grossesse… Les causes psychiques : aversion subite ou récurrente pour le sexe liée à des blocages dans l’enfance; conflit conjugal; expérience traumatisante (viol, inceste);  suite à un accouchement; les suites d’un avortement; deuil; consécutive à des douleurs (dyspareunies). Causes relationnelles : couple avec routine, désintérêt des partenaires; peu ou pas de de séduction (négligence du corps, du vêtement, laisser aller physique), refus conscient ou inconscient de l’acte sexuel; mauvais sentiments ou manque d’attirance envers le partenaire; peur de l’engagement. Causes culturelles: sentiment de honte, culpabilité dû entre autre à des interdits religieux et, ou culturels; apprentissage inadéquat sur l’intimité corporelle; éducation sexuelle négative; difficultés à exprimer ses sentiments d’amour ou d’affection.

Les causes organiques se traduisent par de l‘herpès, condylome, vaginite, cystite, problèmes ovariens, sécheresse vaginale (hors de la ménopause); autant de barrières somatiques qui expriment un problème psychique.

Est-ce le fait de la libération sexuelle ? L’omniprésence de la sexualité empêche t-il le désir de se manifester ? Trop d’une chose tue la chose.

Apprendre à érotiser son partenaire, sa vie,  est ce dont sont incapables les femmes qui ont le désir en berne.

Mais aussi celles atteintes de vaginisme. Qu’est-ce qui contraint une femme à ne pas s’ouvrir ? Qu’est-ce qui l’oblige à rester fermée comme une huître sur sa perle ? Pour certaines femmes l’impossible pénétration le moment venu est vécue comme une menace.

Le vaginisme est une contraction réflexe des muscles du vagin. Cette contracture involontaire et douloureuse rend la pénétration impossible (un doigt, un spéculum du gynéco, un tampon, encore plus un pénis.) Dans toutes pathologies les causes ont diverses origines d’ordre psychologique, relationnel, physiologique ou sexuel.

Qu’elles sont les causes du vaginisme  ?  Nous allons en parler puisqu’en parler est le meilleur moyen d’apporter des solutions.

Cas de vaginisme : Suite à une première consultation, Angela (trentaine d’années) me dit sa difficulté : Elle vit depuis trois ans avec son compagnon mais elle ne comprend pas pourquoi dès qu’il essaye de la pénétrer elle se rétracte, ferme ses jambes, le repousse…La douleur qui l’assaille alors au niveau du bas ventre est telle qu’il lui est arrivée de s’évanouir. Je lui fais délicatement constater qu’elle est atteinte de vaginisme. Elle est tout de suite rassurée d’avoir mis un nom sur ce comportement qui lui empoisonne la vie. Au fil des séances on découvre une étroite relation avec une grand-mère autoritaire pour qui Dieu fait office de garant de sa sexualité.   Elle n’a aucun droit  sur son corps; ses mains seront posées à plat sur son édredon lorsqu’elle se couche, pourra à peine tendre ses joues pour que l’on y dépose des baisers mais a l’interdiction d’ouvrir ses lèvres pour en donner; elle a encore l’attitude rigide enseignée par sa grand-mère celle de garder ses jambes serrées dès qu’elle s’assied… Lui faisant remarquer ce maintien, elle essaye de décroiser ses jambes. En vain…

Cet exemple met en évidence l’impact de l’éducation religieuse, dogmatique qui a transformé une enfant en jeune femme prise dans une spirale où la peur de pécher lui tenait lieu garde-fou. A trente cinq ans, elle était encore vierge, bien que vivant avec un compagnon, ou avant lui, s’amourachait de jeunes hommes homosexuels.

Dans le cas d’Angela nous avons affaire à un vaginisme primaire (présent dès les premiers rapports) alors que ce trouble peut survenir après des rapports sexuels satisfaisants. Dans ce dernier cas il sera appelé secondaire.  Des couples s’accommodent bien de cette impossibilité de pénétration, qui convient d’autant mieux à l’homme en panne d’érection. Ceux-là, la pénétration impossible de part et d’autre, trouveront un équilibre sexuel avec une sexualité active et épanouissante grâce à l’échange de caresses excitantes et source de plaisir.Les femmes atteintes de vaginisme vivent souvent avec des partenaires tendres, affectueux; le problème dans ce cas ne fait que cristalliser le vaginisme, l’entretenant artificiellement.

Par contre d’autres, pour la plupart, la frustration et l’incompréhension de ce phénomène provoqueront de l’anxiété, du stress; la femme se sentira « anormale » ce qui accentuera ses difficultés. Quant à l’homme il doutera de ses capacités à donner plaisir ou pourra douter du désir de sa partenaire. Le désir d’enfant amènera à consulter.

Un second cas de vaginisme : une toute jeune fille de vingt ans me dit en pleurant qu’elle ne peut « s’ouvrir » à l’homme qu’elle aime parce qu’elle entend à ce moment précis son père dire à un copain  » Pour les femmes c’est facile, elles n’ont qu’à ouvrir les cuisses, nous on fait le reste ». Depuis Stéphanie reste fermée, bloquée sur des mots dont quelques séances viendront à bout…

Le vaginisme est rarement dû à autre chose qu’un problème psychologique. On retrouve systématiquement un traumatisme sexuel, une peur ou un refus de la sexualité. Il est important de  ne pas laisser traîner ce problème. Consulter est la première démarche qui fera comprendre le refus exact de toute pénétration. Ensuite il conviendra de donner des notions anatomiques intimes à la femme afin qu’elle apprenne à connaître elle-même  de son propre corps.

En voilà assez pour ce soir que je vous souhaite sans soucis…Soyez prêts pour le changement d’heure.

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Qu’entend-on par troubles sexuels féminins ? Quand une difficulté sexuelle se transforme-t-elle en dysfonction sexuelle ?

Nous allons faire l’inventaire de ce qui aujourd’hui sont souvent considérés comme troubles sexuels alors qu’en réalité ‘ils ne sont  que des occasions inespérées servant à fabriquer de nouvelles maladies pour lesquelles les  industriels pharmaceutiques trouveront la réponse sous forme de pilules…

Ainsi il est va du déclin du désir sexuel. Pourquoi ne pas reconnaître sans en faire une maladie sexuelle que l‘absence de désir sexuel n’est souvent pas autre chose qu’une réponse fonctionnelle et saine des femmes souffrant de stress, de fatigue ou encore servant d’argument et de refus à la menace d’un partenaire trop violent?

Au travers de l’écoute nous devrions être capables de distinguer des inhibitions adaptatives de réponses sexuelles pour ne pas les confondre avec les véritables dysfonctions sexuelles. Ce qui n’est pas toujours le cas. Loin s’en faut. Ceci entraînant une surmédicalisation d’une difficulté sexuelle qui laisse de côté les autres aspects de la vie des femmes. Ce phénomène augmente le nombre de celles qui croient être atteintes de TSF (troubles sexuels féminins) sans que cela repose sur une quelconque réalité.  De ce fait les femmes focalisent sur le seul coït en faisant de ce dernier la norme sexuelle du couple…

Pourtant nous ne pouvons ignorer les détresses véritables. Le manque de lubrification, le vaginisme (impossibilité d’être pénétrée) les douleurs persistantes et répétitives pendant le rapport sexuel (dyspareunies) mériteront d’être traités dans le cadre médical, alors que l’anorgasmie ou la perte de désir seront abordés par la psychothérapie. Il est important de faire la part de l’organique, de l’hormonal et du psychologique (la présence de difficultés au sein du couple, la pression tant sociale qu’éducative ou même culturelle (religieuse).  La santé sexuelle passe par une sexualité épanouie. Elle est un bien précieux qui demande attention, c’est une revendication légitime. Pour autant médicaliser l’amour sans se préoccuper de l’état psychique ou abonder dans le tout psychologisant sans se préoccuper de l‘organique est un illogisme;  ne pas dissocier ces deux paramètres en privilégiant l’un plus au détriment de l’autre.

Si un homme n’a pas d‘érection dont la cause est un manque de désir pour sa partenaire, ce n’est pas la pilule miracle Viagra (pour ne pas la nommer) qui agira sur son désir. Il en va de même pour la femme, d’autant plus que sa sexualité est beaucoup plus complexe; il n’existe pas une pilule, quelle que soit sa couleur, qui lui fera avoir un orgasme. Ni qui créera l’amour. Ni le désir.

À répéter encore : il n’existe pas de normes quant à la quantité, à la fréquence des rapports ni de manières spécifiques pour arriver à un rapport satisfaisant et comblant. Se comparer aux représentations en vogue empoisonne la vie de beaucoup de couples…

Nous verrons combien les facteurs individuels peuvent amener ou maintenir un problème d’une dysfonction sexuelle.