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Les souvenirs-écran

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boite à chapeau photos

Dès l’ouverture de la boîte à chapeau où les photos sont enfermées surgissent de ma mémoire des images qui s’affichent : 17ans la tête pleine de rêves, le corps réserve de l’avenir, l’odeur de la rose à peine éclose, le tiki à la bouche juste pour la photo : mon cœur revenu du voyage des îles restait à quai, quai où très vite j’attachais mes amarres et gonflais mon ventre de sève promesse d’un futur printemps.

lyli-tiki-rose

Plus de 40ans se sont écoulés de là-bas à ici; l’eau s’est souvent tarie de mes yeux pour mouiller ma bouche et humecter les mots d’amour restés coincés au travers de ma gorge; le corps s’est fait lourd, oh, à peine un peu plus, par trois fois. Le temps qui passe est à l’amour chante je ne sais plus quel troubadour des temps modernes quand les images continuent à affluer en souvenirs-écran masquant ainsi une réalité qui fut quelques fois grise, mais que le temps a peint en rose. C’est cela à quoi servent les souvenirs-écran, à rendre plus agréable ce qui ne le fut pas forcément et qui appartient à l’enfance.

Parce que finalement que signifie « se souvenir »? Quelle part de rêves, de fantasmes, confectionne le voile que nous étendrons devant nos yeux pour y projeter nos propres visions? Nous avons vécu côte à côte et n’avons pourtant pas les mêmes souvenirs. Pourquoi ?

Parce que la vie n’est pas ce que l’on a vécu mais ce dont on se souvient et comment on s’en souvient. Les souvenirs reflètent nos humeurs, ils nous gouvernent, influencent nos décisions, nos choix…

La tempête s’est calmée; ma tête ne brinquebale plus d’un côté, de l’autre; le souvenir de nous n’est plus ce désastre de pleine mer qui s’écopait à seaux les jours de tourmente.Nous ne parlerons plus du temps qui nous agitait ni de la couleur de nos bleus au cœur encore moins de l’épaisseur de nos murs intérieurs. S’ils ont existé nous les cacherons derrière nos souvenirs-écran pour qu’on ne voit de nous que notre vain désir à maintenir l’ouvrage que l’organe des générations continue à tisser.
Aujourd’hui mon esprit est bien moins agité que les nuages du ciel par le vent qui les pousse dans ce milieu d’automne et les dégage, laissant le bleu limpide sans pour autant éclaircir mes pensées.
Allez ! Continuons à créer des souvenirs, la route est encore longue même si pour la parcourir il ne reste plus autant de temps.

 

Pendant ce temps, Éros qui s’est préparé, bien avant le solstice d’été, à réveiller de sa baguette magique Psyché, a fait la règle  de la chasse à l’homme souvent confondue avec la pêche au bonheur. Et à l’amour, spécialité d’Éros.

Comme si le bonheur et l’amour pouvaient être chassés !

Poursuis-le et il t’échappera puisque le bonheur comme le désir est fait d’instants magiques impossibles à  emprisonner. Le désir ne vient pas quand on l’appelle, il surgit au détour d’un mot, d’un regard, d’un geste. Ce même mot, geste, regard qui peut annuler en quelques secondes et au moment décisif de la rencontre, toute la trame fantasmée avant la rencontre. Et l’amour ne jamais transpercer de sa flèche au cœur de l’amant.

La plage presque déserte frisonne sous septembre ; mes seuls pas, effaçant ceux d’un pigeon blanc, marquent le sable d’où l’ami est absent.  Il y avait là, qui n’est plus non plus, la femme, chercheuse de pierres magnifiques qu’elle m’exhibait comme trophées devant le soleil qui les traversait les magnifiant encore ; certaines, la transparence laiteuse, d’autres couleurs bouton-d’or, d’autres encore de lumineux ocre-rouge-cuivre.  Le prochain été ramènera-t-il la chercheuse de pierres ?

La plage est aussi le rendez-vous du marin qui mesure la température de l’eau  « Vous pouvez y aller ! La mer est encore à 24° et sans méduse, aujourd’hui  » Alors je m’engouffre en brasses coulées dans son eau souvent claire à côtoyer les poissons nombreux cette année. Jusqu’à frôler un barracuda de plus d’un mètre aussi gros que ma cuisse. Lui, même pas peur ; moi tétanisée.

Après la nage rivage/ponton et ponton/rivage, ponton qui n’est plus là ce matin, après des allées et venues crawlées dans la crique formée par les masses rocheuses Est/Ouest, la sortie de l’eau bien que topless mais quand même plus vêtue que la « Vénus sortant des flots » de Titien, je m’allonge sur le sable et rêve à ses yeux. Ses yeux bleu-porcelaine et leur profondeur dans laquelle je me plongerais avant d’arriver à la mer.

Et puis, en partage la joie instillée qui lentement se déverse laissant libre ce bonheur fugitif qu’un appel  a suffi à insuffler faisant battre le cœur. Comme un pressentiment. Serait-il la route ? Cette route retrouvée qui  couperait  l’envie de se perdre à nouveau  sur des chemins de traverse…  Retrouver le chemin et suivre la flèche lancée par Cupidon ; ne plus s’immoler  à la pulsion dévastatrice mais s’abandonner au creux de bras forts et tendres à la fois.

Le bonheur ? Il est là, prêt à remplir d’amour le sac de plage bientôt rangé jusqu’à l’année prochaine où nous irons ensemble recréer le mythe d’Éros et de Psyché.

La verge des hommes en Corse

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rocher phallique en Corse

Ce qui occupe mon esprit en ce moment est la verge des hommes, jusqu’à aller rechercher dans la boîte à photos celles prises en Corse il y a plus de 15ans. En exhumer ce magnifique rocher phallique sortant des eaux. La Corse où tant de pierres ceinturant les falaises figurent des formes humaines, où leur anatomie rebondies telles des fesses  ou des verges érigées droites vers le ciel, mouillées par les vagues et le ressac incessant de cette merveilleuse Nature.  Tout m’émeut chez un homme y compris son sexe tendrement engoncé entre ses œufs pas encore éclos ou droit et dur comme ce rocher de pierre émergeant des eaux, prêt à pénétrer ma grotte.

« Ah! votre ami s’appelle Pierre ? Et sa virilité est quelques fois recroquevillée tel un oiseau dans son nid attendant la becquée ? Non, non, me répondit-elle fièrement, le sien n’est jamais défaillant. Je dirai presque que c’est le contraire : toujours prêt à s’engouffrer dans ma terre, à creuser le sillon, à m’inonder  de son jus. »

Adolescente, courroucée je demandais à ma mère: « Hein ? Qu’a t-il de plus que moi mon frère ? Pourquoi lui ne ferait-il pas la vaisselle, son lit et ne rangerait-il pas sa chambre ? » « C’est un garçon »! répondait ma mère  aussi fièrement que si mon frère, en tant que garçon, avait été la 7ème merveille du monde… Ce que je compris bien plus tard (quand je commençais à fréquenter les garçons) était que mon frère avait quelque chose entre les jambes qui pendouillait. Ce quelque chose lui donnait des avantages dont on me privait ; cette petite chose le dispensait des menus travaux ménagers. Cette chose appelée pénis en faisait un garçon  avec des privilèges dont les filles étaient exclues.

Oh! cette étrange chose qui au repos paraît bien inoffensive et qui soudain comme mue par un ressort, projette la chose hors de sa boîte,  se dresse et cherche à pénétrer…

Oh, là, là ! Sachez regarder tout alentour la Nature et vous y verrez des modèles qui rendront le désir bien humain.

Allez ! Passez une belle nuit !  Avec des rêves érotiques ? Ben, oui, pourquoi pas la Pleine Lune est là !

Bon sang, tu ne penses qu’à ça ! Et par ricochet j’en fais autant ! Une chose m’inquiète cependant : peur que la routine s’installe car on n’a qu’un nombre de trous limités, un sexe chacun (oui, je sais tu peux par quelques processus extensibles, et tu en as la possibilité, en mettre d’autres à ma disposition), une paire de mains, de pieds, de fesses où entre les deux tiennes je me vois plonger un doigt à la recherche de ta jouissance que j’ai déjà pu apprécier plus grande.

Oui, j’ai peur de l’escalade, comme un toxico qui est à la recherche de l’extase provoquée par son premier shoot ; j’ai peur d’être accro à ce que tu me conditionnes autant avec tes mots que tes approches câlines et sulfureuses…Finalement j’ai peur de t’être soumis, à toi, au désir que tu crées et qui par définition est incomblable, soumis au plaisir qui une fois satisfait se recrée comme une hydre à mille têtes.

J’ai peur de moi.

A lire à ton retour dans ta maison où ton lit m’a vu nu. Qui exige réponses.

 

 

Qu’attendons-nous de l’été?

  • Du plaisir sans tyrannie?
  • De l’insouciance joyeuse?
  • Des histoires d’amour aussi brèves que passionnées?
  • Des plages de sable blanc?
  • Une remise à niveau du corps défaillant?
  • Du désir revigoré prêt à jaillir?
  • Des rires et des chansons à boire jusqu’à plus soif ?
  • S’acagnarder dans l’herbe verte des prés pour un repos bien mérité?
  • Des voyages lointains sans espoir de retour?
  • Les doigts de pieds en éventail s’échappant de la tente, les yeux tournés vers des cieux étoilés murmurés de romances?
  • Des fruits de saison à mettre en bocaux?
  • Des rêves d’enfants réalisés?
  • Des sexes d’hommes encapuchonnés prémunissant des MST?

Il y a tant à faire chaque jour de l’année.

À vouloir réunir tous les manques accumulés, tous les désirs frustrés pour les vivre dans un mois d’été est pure folie. Mais n’est-ce pas ainsi que les hommes vivent?

Profitons donc de l’été pour être fous. Soyons fous, soyons dionysiaques. Soyons inspirés par l’extase sexuelle, enthousiastes autour de tables pantagruéliques, tandis que libidosexualite.com veillera sur vous en garde-fou, sera le parapet où vous raccrocher  en cas de vide. Le blog, tel un chaman rééditera certains articles jugés à propos pour baliser votre mois d’août et transformer la folie orgiaque en une  folie contrôlée.

Plaisir, rires, rêves, amour : ingrédients nécessaires pour préparer l’usine à  anticorps qui déjouera le conditionnement forcené  qui nous promet d’être attaqués par toute sorte de choses qui doivent sévir à la rentrée.  Soyons prêts pour déjouer les plans des restrictions automnales.

Construisons cet été un pare-feu pour l’automne et l’hiver 2014. Continuez un bel été!

L’amour physique ne suit aucune règle autre que celle de la parfaite bienveillance de l’un pour l’autre(Duyckaerts). L’érotisme suit un rythme qu’un rien détraque (page 256 de « Cette chose là »)

Et vous à  quoi pensez-vous pendant l’étreinte ? Vous laissez-vous envahir par les fantasmes en dérivant  sur la vague de vos rêves ? Échafaudez-vous une tour de béton dans laquelle vous vous enfermez pour être hors d’atteinte? Repassez-vous en boucle tout ce qui vous reste à faire pour le lendemain ? Ne pensez-vous qu’à son plaisir en oubliant le vôtre qui lui en donnerait ? Fantasmez-vous d’être brutalisée pour arriver à la jouissance ? Seriez-vous cette succube qui profiterait du sommeil de son homme pour le séduire parce qu’éveillé il est inoffensif ? Seriez-vous de celles qui simulent pour garder un compagnon, au risque de  le perdre à tout jamais ? Préférez-vous votre propre monde intérieur à la présence d’un homme amoureux ? Vous pensez-vous objet sexuel alors qu’il est fou de vous son seul moyen de le montrer étant de bander ? Et l’utilisation d’un objet sexuel communément appelé sextoy, qu’en pensez-vous ?

Alors que votre amant n’est que raffinement vous arrive t-il de prendre cela pour du vice ? Vous est-il arrivé de vous sentir humiliée par le manque de désir d’un partenaire? Celui-là va trop vite : trois petits coups, trois petits tours, il se retire. Ou bien celui-là qui reste à l’entrée, sans jamais pouvoir pénétrer sa tige étant trop flexible,  pas assez rigide… Et puis certains dont la raideur ne se répand jamais pris dans un priapisme douloureux. Cet autre marqué par l’impuissance sera catalogué par la femme de «pauvre mec.» Et méprisé par elle. A moins que lui impuissant et elle frigide ce couple n’accommode de tiédeur leur problématique qui les soude.  Jusqu’au réveil de l’un d’eux. Catastrophe pour l’équilibre que le  couple avait trouvé dans ce compromis.

Voilà quelques troubles qui sévissent malgré la prétendue libération sexuelle. La difficulté à dire, à parler des véritables entraves à une sexualité épanouie qui au-delà de ce que disent les magazines est toujours tabouisée, bien qu’exposée sans pudeur… Quel monde complexe, ne trouvez-vous pas ?

 

Ce matin comme beaucoup d’autres, j’ai été me baigner, j’ai nagé longtemps. Sortie des vagues je suis restée un grand moment allongée sur le sable en jouant avec le soleil qui lui-même jouait à cache-cache avec les nuages.  J’ai pris avec moi la radio car je ne voulais pas rater la rediffusion d’un documentaire sur José Mujica Cordano dit  » Pepe Mujica » ex guérillero Tupamaros.  Depuis maintenant 2010 il est président de l’Uruguay… Ma réflexion m’entrainait à cerner cet étonnant personnage… Soudain un petit vent frais s’est levé qui m’a poussée à en faire autant. Remballée ma serviette, j’ai remis ma robe de plage, débarrassé du sable collant d’entre mes doigts de pieds que j’ai rechaussés de sandales pour grimper les marches et m’asseoir sur le muret du bord de mer mon oreille toujours collée à la voix de Pepe.

Le drame du Monde est qu’il n’est jamais être satisfait de ce qu’il a. Le Monde se consume dans le toujours plus. Il en oublie le bonheur. Il en oublie de vivre à la bonne heure.

Dimanche dernier – que le temps file vite entre les mailles du filet comme le sable de la plage entre les doigts – dimanche dernier, disais-je, nous paëllaions dans les terres varoises dans la joie et la bonne humeur d’être ensemble, entre amis du temps passé. Ce temps qui galope sans que rien ne puisse l’arrêter. Ce soir la Lune encore en Cancer parle de retrait et d’amour qui s’efface. Il habitait un 29 juin avec la Lune comme maîtresse. Aujourd’hui habite-t-il le ciel entre Lune et Soleil ?

La pluie a fini par tomber. Elle tombe bien c’est un temps à aller au cinéma qui jusqu’à mercredi inclus est à la fête. Le savais-tu ??

Heureux 1er Mai

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Tous mes souhaits pour que le travail soit une fête et non pas une corvée.

Joyeux 1er Mai

D’un rendez annulé, je saisis l’aubaine, trop belle, pour aller faire un tour dans le jardin. Je descends lentement les marches qui mènent au parc où je n’irai pas. Les  branches  des arbres ont été coupées et il ne reste du seul eucalyptus qu’un tronc débarrassé de ses écailles et des moignons qui rendent l’aspect de ce qu’il en reste  tristounet. Amputé, l’eucalyptus n’a plus rien d’élégant encore moins de majestueux; il est maintenant isolé de la fraternité des pins dont les branches pareilles à des bras se touchaient, s’embrassaient presque. Pauvre Eucalyptus ! Il paraît bien seul au milieu du parc et les pins, dont les jardiniers ont aussi raccourci les branches, sans toutefois les transformer en arbre-tronc, se détournent, arrogants, de cet arbre castré qui n’a plus rien à exhiber qu’un tronc pâle, lisse, triste à pleurer.

Assise sur une marche face au soleil, je respire profondément en méditant sur la beauté de la végétation qui m’entoure. Le bruit léger d’un craquement me fait ouvrir les yeux sur un écureuil dont la queue en panache roux, saute de branche en branche et, se retrouvant sur l’herbe, sa tête, un coup à droite, un coup à gauche, disparaît dans le laurier sauce…

Trop malin lui ! Prévoyant (n’est-il pas l’emblème de l’épargne ?) il s’éloigne du genre humain.

Et ma tête s’en va à New York. Les écureuils là-bas ne sont pas qu’à gambader dans Central Parc; ils viennent  sur le rebord des fenêtres frapper leur museau sur la vitre. Les écureuils de la ville de NY ne sont pas beaux comme celui-ci. Gris, le pelage d’un rat des villes. Comme les Roms au carrefour de la voie rapide implorent pour avoir de l’argent, les écureuils de leurs petits yeux vifs implorent leur nourriture. Jamais on n’ouvrait  la fenêtre de peur d’être mordus par ces petites bêtes affamées.  Leur morsure pouvait – se disait-il – provoquer la rage…

Les étirements, la tête d’un côté, de l’autre sur mes épaules endolories remettent en place mon dos maltraité par l’assise devant l’ordinateur… Je remonte lentement les marches en humant les iris parés de leur couleur mauve; ils embaument l’escalier. C’est au tour des glycines à peine ouvertes à prendre le relais par leur parfum tenace. Décidément, je n’ai pas envie de rentrer. Pas tout de suite. Pas si vite. Pas de consultation qui m’y obligerait. Alors, je vais rendre visite au camélia rouge qui a déjà perdu toutes ses fleurs. Ne restent que ses tiges vertes, épaisses.   Le cadeau de ma fille, un pommier magnifique dont les fleurs presque toutes ouvertes annoncent le printemps chéri à mon cœur. Et puis, dans une des jardinières qui marquent l’interdit à stationner, une tulipe jaune tombée là par hasard parmi les géraniums qui lui ont fait une place.

Hésitante, je n’avais toujours pas envie de me poser devant l’écran. C’est alors que je succombais. »Allez, prolonge un peu ta promenade ! Profite encore du soleil, » disait ma voix intérieure ! Sans trop me faire prier, je contournais la bâtisse. Il fallait que je vérifie une chose étrange pour savoir si cette chose  relevait d’un effet d’optique ou de la réalité de ce que mes yeux avaient vue.  Il y a quelques jours, regardant le ciel chargé de gros nuages noirs, j’aperçus par la fenêtre de la cuisine située plein Nord, une tige de tomate.  Elle était là, dressée dans la jointure, coincée dans le renflement des canalisations qui s’imbriquaient l’une dans l’autre. Quelques jours en arrière après cette constatation il m’a semblé voir sur la tige une petite, toute petite fleur jaune. Ce n’est qu’aujourd’hui que je pus vérifier la  véracité  de  la petite fleur jaune  qui entre temps s’est transformée en une toute petite, mais bien réelle, tomate rouge cerise.  Encore une fois je m’ émerveillais d’être témoin de Dame Nature qui contournait tous les obstacles en donnant la vie.

N’allez pas croire à un poisson d’avril. N’allez pas croire non plus qu’avec cette tomate-cerise il y a de quoi faire une salade. Je vous invite seulement à constater  par vous-même l’étonnante force de la vie qui s’infiltre partout et réussit à s’adapter quels que soient les obstacles…

 

 

L’amour physique ne suit aucune règle autre que celle de la parfaite bienveillance de l’un pour l’autre (Duyckaerts). L’érotisme suit un rythme qu’un rien détraque (page 256 de « Cette chose là »

La femme frigide ne « supporte pas le climat créé par la présence charnelle de l’autre »(Edita Fried) Elle ne désire rien que l’objet de son rêve.

Et vous à  quoi pensez-vous pendant l’étreinte ? Vous laissez-vous envahir par les fantasmes en dérivant  sur la vague de vos rêves ? Échafaudez-vous une tour de béton dans laquelle vous vous enfermez pour être hors d’atteinte? Repassez-vous en boucle tout ce qui vous reste à faire pour le lendemain ? Ne pensez-vous qu’à son plaisir en oubliant le vôtre qui lui en donnerait ? Fantasmez-vous d’être brutalisée pour arriver à la jouissance ? Seriez-vous cette succube qui profiterait du sommeil de son homme pour le séduire parce qu’éveillé il est inoffensif ? Seriez-vous de celles qui simulent pour garder un compagnon, au risque de  le perdre à tout jamais ? Préférez-vous votre propre monde intérieur à la présence d’un homme amoureux ? Vous pensez-vous objet sexuel alors qu’il est fou de vous et son seul moyen de le montrer est de bander ?

Alors que votre amant n’est que raffinement vous arrive t-il de prendre cela pour du vice ? Vous est-il arrivé de vous sentir humiliée par le manque de désir d’un partenaire? Celui-là va trop vite : trois petits coups, trois petits tours, il se retire. Ou bien celui-là qui reste à l’entrée, sans jamais pouvoir pénétrer sa tige étant trop flexible,  pas assez rigide… Et puis certains dont la raideur ne se répand jamais pris dans un priapisme douloureux. Cet autre marqué par l’impuissance sera catalogué par la femme de «pauvre mec.» Et méprisé par elle. A moins que lui impuissant et elle frigide ce couple accommode de tiédeur leur problématique qui les soude.  Jusqu’au réveil de l’un d’eux. Catastrophe pour l’équilibre que le  couple avait trouvé dans ce compromis.

Voilà quelques troubles qui sévissent malgré la prétendue libération sexuelle. La difficulté à dire, à parler des véritables entraves à une sexualité épanouie qui au-delà de ce que disent les magazines est toujours tabouisée, bien qu’exposée sans pudeur… Quel monde complexe, ne trouvez-vous pas ?

Avez-vous trouvé de beaux œufs dans le jardin des délices ?