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De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme.

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Il fait très chaud ce mardi, aussi, légère et court vêtue je vous propose de passer la journée à faire relâche ! Pendant ce break indispensable, je vous parlerai de l’envie folle de vivre dégagée des contingences matérielles, de satisfaire aux besoins élémentaires (faim, soif, sommeil), de danser  sur  la musique, d’aimer et d’être aimée.

Le divan du psy est vide, le bureau du banquier désert, les ciseaux du jardinier et du coiffeur à la remise, les livres et écran de l’étudiant sur l’étagère, la concierge aura rangé ses balais, mes voisins continueront leur grasse mat, la mer a retrouvé son bleu méditerranée, les marins sont sortis en pleine mer, dans le ciel les nuages s’effilochent, la neige sur les montagnes n’est plus qu’un souvenir d’hiver. Bientôt nous serons à partager un tendre corps à corps pour vérifier la véracité d’un article reçu ce matin dont l’intitulé, vous pensez bien, a attiré mon attention. Il concerne essentiellement les femmes et leur sexualité. Le voici :

« Comment le cerveau gère notre sexualité. De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme.«   De grands pontes de la gynécologie psychosomatique et sexologie de Genève débitent (sans jeu de mots)  le résultat  d’expériences pratiquées sur le rat. Les chercheurs ont implanté une électrode dans son système dopaminergique (Dopamine : neuro-médiateur du plaisir)  que le rat  active à volonté en appuyant sur un levier.  Que croyez-vous que le rongeur fît dans ce cas là ?  Eh, bien il se donne tant de plaisir qu’il ne  s’alimente plus !

Vous vous demandez si ça marche aussi pour les souris ? Certainement puisque ça les concerne ! Pour résumer : Lorsque la zone du plaisir est activée, c’est toute l’organisation  portant  sur l’estime de soi, la représentation mentale de soi qui est stimulée et renforce la capacité à intégrer l’autre en soi. Plus il y a de plaisir plus on se considère, plus on va tenir compte de l’autre. De plus si l‘amour se mêle au plaisir, le désir féminin se transforme en un outil de compréhension et de connaissance  de soi-même et de l’autre. Beaucoup de nos rôles sont venus de notre désir féminin de combler les besoins de l’Autre, l’homme en particulier, écrivait Anaïs Nin.  Et même si on peut désirer une personne qu’on n’aime pas et aimer une personne sans la  désirer quand les deux se rencontrent (amour et désir) c’est le jack pot !  Cela dépend du  » gyrus angulaire gauche, «  quand  il est actif chez une personne  son  désir sexuel est très fort.

On savait déjà que faire l’amour augmente notre vitalité.  De plus si l’on tient compte de la température extérieure, tout nous incite à nous faire plaisir et à nous mettre au frais. Ce temps là, n’est-il pas ce moment idéal pour poser sa tête près d’une autre, le corps ondulant sur un rythme lancinant? Ne faire qu’un avec l’amant aimant aimé? Qu’attendons nous pour continuer cette semaine en beauté ?   Allons tâter les prunes et la tige de jade de notre amoureux pendant que lui s’occupera de nos lolos,  de notre bourgeon, grimpera sur notre mont de Vénus ! Quelle belle semaine en perspective !

Bon plaisir à toutes et à tous par ricochet.

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Bordel au café aurait pu s’intituler ce dernier SEX-O-CAFE ! Oh, là, là Lyli n’y va pas de mains mortes et pourtant elle n’a pas tort ! Merci de le reconnaître. Éric, entre autre, était très mécontent. D’ailleurs il est le seul à l’avoir manifesté ouvertement avant la clôture.  Fidèle  depuis le premier rendez-vous et prenant la parole bien à propos, cette fois-ci, pour lui, il en fut tout autrement. Puisqu’il n’a pu parler que pour dire en fin de séance sa (presque) fureur.

Que s’est-il passé dans ce troisième rendez-vous ? D’abord une arrivée massive de personnes qui ne s’étaient pas inscrites ou qui avaient transgressé la règle – en sexualité la règle se transgresse facilement. Dans le cas qui nous occupe il faut savoir que nous ne pouvons guère dépasser une trentaine de participants compte tenu de l’exiguïté de la salle. Or, les participants sont arrivés par flots successifs bien au delà de 20h45 pour atteindre le nombre de 56. (56 c’est le nombre où Anne s’est arrêtée de compter. Elle y perdait son latin (les gens continuaient à rentrer) et la pagaille aidant elle se perdit dans les comptes.  Onze messieurs. Il ne vous reste qu’à faire la différence pour avoir les dames.

Deuxième point donc concerne le retard. Les retardataires rentraient la fleur aux dents en produisant un sacré remue-ménage. Jojo (qui est Jojo? : le maître d’hôtel du bar, dévoué et très attentif aux allées et venues  de la clientèle du 3.14) Jojo donc, en bon papa-poule doit ramener à chaque fois de quoi poser le postérieur des personnes  en retard et en surnombre. Comment remplir un œuf? C’est la question que Jojo a due se poser ce premier avril. Oui, c’est vrai c’était aussi le premier avril, et peut-être certains étaient là pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une farce, que nous allions bien parler d‘Amour et de confusion. Pour la confusion c’est sûr, elle régnait. Quant à l’amour d’après certaines qui s’en plaignaient on en parlait pas beaucoup mais beaucoup trop de la sexualité.

Lyli, vas-y ! Raconte-nous autre chose que l’intendance, autre chose que de la promiscuité ! Je vais en parler mais d’abord faut planter le décor, non? Oui, parler de l’ambiance est importante pour les lecteurs du blog. Reine et bien d’autres ayant justement critiqué le mauvais rapport antérieur. Aujourd’hui je m’applique.

Anne avait réglé la caméra prête à filmer, et ce, bien avant le comptage. C’est donc dans cette ambiance désordonnée, bruyante que Liliane, notre  modératrice,  rappela les règles élémentaires, demanda un peu de silence – qui se fit attendre longtemps -  pour que nous puissions commencer.  Cette fois, je pris la parole en premier.  Tremblant de tout mon corps tout autant de la main qui tenait le texte j’arrivais me sembla-t-il à lire haut et fort le résumé d’un livre de Georges Abraham intitulé « Tout savoir pour comprendre l’érotisme de l’homme et de la femme » Ce texte résume dans sa totalité ce que j’essaye de faire passer comme idées. Est-ce utopique ? Sortir la sexualité de la boue dans laquelle elle se vautre, la sortir du graveleux, de la pornographie. Il est utile de considérer la première phrase du texte : « Ce n’est pas la sexualité qui épanouit l’être mais son accès à l’érotisme. S’ensuivit l’énumération des chapitres avec un très bref récapitulatif sur l’amour : Où prend-il sa source? Il est défini par ses contraire – La chimie de l’amour et la tempête hormonale qu’elle déchaîne dans le corps amoureux – L’amour sous toutes ses formes et ses appellations – et pour finir La confusion que sème la sexualité dans la relation amoureuse. Vous pourrez retrouver les articles sur le blog. Ouf! Je respirais mieux, bien même; j’avais passé le cap en me lançant à l’eau et vaincu cette paralysie qui les autres fois, me rendait muette. Ah, bon ? Les anciens n’avaient pas remarqué ma panique de prendre la parole en public?

Ensuite, Christophe prit la parole en parlant des différences entre femmes et hommes dans la sexualité. Pour les hommes, le corps sait et ça marche tout seul. Ils découvrent l’orgasme sans avoir à l’apprendre. Par contre pour les femmes qui ne le connaissent pas spontanément, l’orgasme sera le fruit d’une découverte plus ou moins heureuse du corps. Il décompose l’orgasme en quatre temps :

1- La phase d‘excitation. Elle se manifeste pour les femmes par humidification des parties génitales, les seins gonflent ainsi que les lèvres et les mamelons se dressent en durcissant. Pour l’homme lui, son érection prouvera son excitation. L’adrénaline se déversant à ce moment là entraîne une tension agréable. 2- La deuxième phase en plateau maintient l’excitation pendant que toutes les modifications de l’appareil sexuel sont exacerbées sous l’effet d’hormones. 3- Vient ensuite l’orgasme à proprement parlé qui envahit d’une douce euphorie avec des contractions plus ou moins fortes, notamment des contractions utérines. 4- La phase de résolution : le pénis, le clitoris, le vagin, les mamelons retrouvent leur taille initiale.

Le point G : Christophe renseigne sur son emplacement. Petit détour du côté des yogis tantriques : pour eux il existe 4 points répartis autour du point G.

Le moment est venu pour Christophe de parler d’amour et de philosophie. Platon et Aristote sont au menu. Amour difficile pour Platon puisqu’il est désir et que le désir provient d’un manque (utile de faire une piqûre de rappel du 2ème sex-o-cafe) alors que pour Spinoza (ou Aristote) l’amour est une joie qui se traduit par « aimer c’est se réjouir de ».  Quoiqu’il en soit dans l’amour s’opposent les contraires. Au même titre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir faim pour aimer manger; il suffit de manger d’un bon appétit et aimer ce que l’on mange. Pour l’amour il en est de même. On n’a pas besoin d’être frustré pour faire l’amour…

L’éveil érotique est caractérisé par une grande violence émotionnelle. La rencontre sexuelle rend possible la propagation des ondes de plaisir… L’érotisation du corps de l’adolescent provoque un tumulte subi.

L’hormone du Plaisir est l‘ocytocine. C‘est elle qui lie l’enfant à sa mère lors de la tétée et serait garante de la fidélité dans le couple. Expérience de laboratoire sur des rats qui deviennent monogames suite à l’injection d’ocytocine dans le cerveau. Mesdames vous savez ce qu’il vous reste à faire. Une picouse d’ocytocine et tout rentrera dans l ‘ordre  et votre homme au bercail dans ses charentaises ! Cette hormone est aussi et surtout responsable de l’attachement. Attachement dont j’aurais bien aimé qu’on le développât. Mais qui fut passé sous silence. Manque de temps.

Christophe terminant son exposé donna le top à l’assistance qui se leva pour aller chercher un verre. Re-branle-bas de combat, l’assistance relativement assagie, s’ébroua, sortit en trombe pour s’abreuver. Au retour dans le salon Ganesh, Christophe fit une place à la Garcitude qui s’installa en quatrième position sur le canapé. La Garcitude de retour, j’étais contente.

Ensuite ce fut tout et n’importe quoi. Un charivari au retour du bar. Des questions rarement posées. Un certain parla à plusieurs reprises de la confusion existant entre l’amour le désir. Il insista pour dire que l’amour mettait du temps pour arriver. Il évoqua la générosité indispensable sans attente de quoique ce soit en retour; (ce en quoi il a totalement raison). J’ajouterai à la générosité le respect de l’autre. Il décrivait, nostalgique, l’amour idéal dont on rêve tous. Liliane prit pour exemple « L’art d’aimer » d’Erick Fromm et mentionna qu’il y a autant de voies que d’individus.

Une participante fait un parallèle « entre la cellule animale et la part animale de  l’homme qui oscille de l’un à l’autre : tendance pulsionnelle rééquilibrée par la satisfaction qui  diminuera la tension. L’éducation bien intégrée fera de la relation sexuelle le bonheur ou le malheur de le pratiquer. C’est compliqué pour se mettre en état de réceptivité. » Les interventions de cette personne étaient bien à propos, intéressantes. Et l’amour dans tout ça ? « Nous aussi (les femmes) nous pouvons avoir un côté bestial » l’air de dire que ce côté pulsionnel, animal n’était pas seulement réservé aux hommes. Oh! combien elle a raison !

Une autre avait envie que l’on lâche le côté sexuel pour parler d’amour: « On ne parle que de sexe et si peu d’amour » se plaignait-elle!. Ce à quoi il fut répondu par une autre femme « Quand on aime on connaît ce sentiment profond. Mais il faut une certaine maturité et vivre certaines expériences pour arriver à faire l’amour sans amour ». Ce fut un grand moment car ce que voulait exprimer cette dernière était que l’amour est un art; faire l’amour sans forcément éprouver un sentiment amoureux relevait d’une générosité, du don de soi et d’aimer faire l’amour.Un retour du nostalgique pour l’amour idéal où le charme a besoin de temps pour agir; la notion de l’amour qui s’enracine avec le temps est important pour aimer… Ce à quoi il fut rétorqué  » Ça me décevrait de savoir que je n’aurais qu’un homme dans ma vie! »

Faudrait-il encore savoir et vouloir apprendre à prendre son temps; chose fort peu probable dans nos sociétés d’hyperconsommation où tout doit se faire vite et passer à autre chose si cela ne marche pas dès le début. À moins que la remise en question de nos valeurs…Mais c’est un autre sujet !

Christophe parle d’un code qui suivrait un fil génétiquement déterminé qui nous conduirait… Un autre participant : 50°/° des gens se rencontrent sur leur lieu de travail. C’est l’endogamie qui prime! Est-ce la facilité ? Est-ce pour cela que les couples vont si mal ? Ce sont des questions qui peuvent se poser.

Comme l’heure avançait à grand pas vers 22 heures la plainte d’Éric se fit entendre. Il ne viendra plus au SEX-O-CAFE dans  de telles conditions. J’ai reconnu là de la frustration et presque de la colère…Liliane informa du thème du prochain SEX-O-CAFE : La sexualité compulsive. Christophe remercia chaleureusement  l’assemblée. La grosse et magnifique porte s’ouvrit, l’œuf plein se fissura libérant les participants et les conversations continuèrent. Je fus remerciée par de jeunes femmes des précisions que j’avais apportées, de la compréhension qu’elles en ont eue. Merci à elles. Merci à tous les intervenants : Sylvain,Nathalie, Muriel, Anne, Nadège, Pascale, Caroline, Steve…et tous les autres dont je n’ai pas retenu le prénom. Merci à ceux qui ont osé parler et à ceux qui ont écouté.

Passez de belles Pâques.

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Par les effets cycloniques des hormones déversées lors d’un rapport amoureux -  voir  l’article <http://www.libidosexualite.com/2010/03/13/la-chimie-de-lamour/> le corps physique  répond allégrement pendant que le psychisme envahi par la poussée hormonale perd le sens de la réalité rendant la relation amoureuse idyllique.

De ce fait la confusion (le con et la queue en fusion) pénètre l’esprit nous faisant croire que l’amour est là alors qu’en réalité il s’agit d’un état physiologique bouleversé qui tendrait vers l‘illusion du sentiment amoureux.

Non, je ne suis pas une empêcheuse de tourner en rond mais il faut arrêter de confondre l’émoi sexuel et l’amour, deux ressentis différents, même s’ils sont souvent complémentaires.

L’amour est comme un enfant, on le porte en soi. Ou pas.

L’amour se construit  avant la naissance selon que l’enfant est désiré ou pas. Il se construit d’abord dans le giron maternel, ensuite il est circonscrit par un père aimant et respectueux de l’enfant qui lui donnera les limites en étant le tiers séparateur. C’est au travers du regard d’amour que les parents se portent et se manifestent au travers des gestes et de la parole (quand celle-ci n’est pas défaillante) qui fait grandir l’enfant. Si cette parole parentale est juste et respectueuse, elle apportera des réponses satisfaisantes au questionnement de l’enfant, la transformant en un véritable réservoir d’amour dans lequel il puisera pour vivre, dans l’harmonie, ses futures relations amoureuses.

La sexualité est la cerise sur le gâteau :

La sexualité se construit dès le berceau à partir de l’inconscient et des fantasmes. L’érotisme est une affaire de communication principalement psychique. La sexualité implique  une rencontre affective, une sympathie, une complicité fantasmatique, un accord entre les inconscients. Or, les fantasmes se construisent dans l’enfance toujours dans le rapport aux parents dans ce qu’ils disent et ce qu’ils taisent. De ce que les parents mettent en mots en regard de leur sexualité et celle qu’ils autorisent à l’enfant. D’où l’importance de la parole (là plus qu’ailleurs) pour la construction sexuelle de l’enfant. Si la parole est inexistante l’enfant aura comme seul recours son imagination pour se représenter la place du sexe dans les relations humaines et son rapport au corps.

La sexualité est animée par deux mouvements : l’horizontalité et la verticalité. L’horizontalité (référence à la jouissance, à sa génération) et la verticalité (référence aux rapports de filiation, à la mort et au sacré.) Masculin et féminin concernent l’horizontalité ; leur complémentarité est responsable de la santé de l’individu. Paternel et maternel concernent la verticalité ; leur complémentarité relève de la santé de la famille.

Cela met en évidence la difficulté d’être parents (le seul métier qui ne nous soit pas enseigné) où la parole devrait passer par une communication claire, un échange verbalisé autrement que dans l’interdit, l’autorité…

L’idée qu’une personne se fait de sa sexualité est déterminée toute à la fois par sa culture, son milieu social et son expérience personnelle. Surtout de la première expérience qui selon l’impact laissé dans son corps et sa mémoire  déterminera une sexualité bien vécue ou non.

Le sentiment amoureux mêlé à une sexualité épanouie, parce que comprise, vécue dans le plaisir offrira toutes les chances d’une vie amoureuse réussie. Par contre ne rechercher que la satisfaction sexuelle en vivant une sexualité en excès est un mouvement de mort qui transgresse les interdits. Les deux interdits essentiels concernent la mort et la sexualité : « Tu ne tueras point » et l’interdit de l’inceste. Or, la violence est libérée dès qu’il y a transgression ; elle efface les limites par la levée de l’interdit, faisant ressortir la violence résiduelle, en tant que pulsion immédiate. La sexualité est le lieu où s’exprime facilement cette violence, lieu où la raison cesse d’agir…

« Pourtant que la montagne est belle » comme le chantait Jean Ferrat qui chantait aussi dans mon adolescence sans que j’en comprenne le sens « Verticalement tu n’es pas une affaire/ Je sais bien/ Mais horizontalement c’est toi que je préfère/ Et de loin/

Le pain est sur la planche…il nous reste beaucoup de travail pour arriver à tout comprendre de notre fonctionnement psycho-sexuel.



L’amour :

Comment se constitue t-il ?

L’objet de ce premier article va tenter d’éclaircir l’origine du sentiment d’amour :


« La mort ni le soleil ne se peuvent regarder dans les yeux » disait Pascal. Mais l’amour n’est-il pas un soleil qui brille en aveuglant les amoureux ?

Qui n’a pas connu cet état d’Être amoureux lors de la rencontre de l’être aimé ? L’amour se présente et voilà que deux êtres en état de grâce redeviennent des enfants. Ils ont quinze ans ou mieux encore redeviennent des enfants venant au monde (de l’amour) et s’en remettent totalement en s’abandonnant, en s’offrant à leur objet d’amour comme ils le faisaient étant nourrisson avec leur mère.

Selon les chercheurs, le lien originel, la première histoire d’amour,  ne serait qu’une continuation de la quête à toutes les histoires amoureuses convoitées.

Jean-Pol Tassin, neurobiologiste au Collège de France, « indique que les histoires d’amour sont les éléments émotionnels dans le processus cérébral qui sont le prolongement du lien maternel »

Dès la naissance c’est la recherche de plaisirs sensoriels qui créent le lien à la mère par le biais des orifices du corps, créant des images de la communication archaïques. L’enfant intègre ses premières satisfactions et va passer sa vie à rechercher chez les autres des stimuli analogues.

C’est donc dans les périodes préœdipiennes que s’installe l’érotisme par le biais de la mémoire des sensations occasionnées par le plaisir de téter et à être touché par la mère. Le pouvoir du nourrisson qui a d’abord communiqué avec sa peau ressurgit lors d’une rencontre amoureuse où le corps à corps des amoureux fusionne.

Freud parle de « relation hypnotique de l’état amoureux »

Et Lacan dit ainsi de l’amour « l’amour c’est donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. »

Cela voudrait dire que le sujet veut (inconsciemment) donner ce qu’il n’a pas reçu – c’est-à-dire le l’amour sexuel du parent – à quelqu’un qui veut autre chose que ce qu’on veut lui donner – c’est-à-dire qu’il veut recevoir autre chose que de l’amour maternel.

Roland Gori le dit autrement « Cette passion se nourrit du besoin insatiable d’être aimé pour venir combler les manques de l’autre ; processus auxquels l’interdit œdipien fait barrage et objection.»

C’est donc avec ce bagage que l’enfant qui vient au monde s’engage dans la vie. Dès lors, une histoire d’amour où la sexualité est satisfaisante commence par l’éthique de vie qui puise sa source dans le réservoir d’amour rempli par la mère d’abord, avec son maternage adéquat et le père ensuite qui, donnant les limites, sera le tiers séparateur. Réservoir d’amour dans lequel on puise pour continuer à se désaltérer quand on en est séparé.

Selon que la « valise » de l’enfant sera pleine ou vide de ce que les parents y auront déposé – puisque l’on ne peut donner que ce que l’on a reçu – on revient à la case départ avec pour manteau qui a gage de fardeau. Ce fardeau dont nous charge notre naissance appartient aux parents, fardeau dont il est nécessaire de se débarrasser (psychothérapie, psychanalyse) puisqu’il contient nos névroses avec lesquelles nous ferons de notre vie un enfer ou un lieu de bien-être…

Ok, ok ! Mais ce n’est pas très poétique ni romantique, tout cela ! Alors que « tomber amoureux » est la chose la plus extraordinaire qui puisse exister. L’amour avec un grand A on l’espère quand on ne le connaît pas, on le pleure quand il s’en va, on le cherche quand on l’a perdu. L’amour est l’étincelle, la lumière dans  la nuit…

Bonne soirée ! Partez retrouver votre amoureux, votre bien-aimée…Demain nous verrons comment l’amour est défini par ses contraires.



Roses rouges -jet'aimeRappelez-vous le 14 février 2009, vous m’aviez promis de faire de chaque jour une St Valentin.  Quel est le bilan un an après ?  La cata chez Juliette et Roméo ?  Ah, bon ! Heureusement d’autres  Roméo et Juliette existent, ces deux amoureux en sont la preuve : l’une vient de France, l’autre d’Italie mais c’est en Angleterre qu’a fleuri leur amour. Cette belle histoire continue avec bonheur et  réconforte les célibataires, les « mal accompagnés », les autorisant   à croire que  l’amour existe sans déchirement, sans s’étouffer, dans l’harmonie avec fougue et tendresse mélangées.

Et puis il y a ceux pour qui la St Valentin est l’occasion de ranimer un feu qui s’éteint; ils soufflent sur les braises encore tièdes et repartent gaiement pour un tour.

Il y a le timide qui attend ce jour pour déclarer sa flamme. Éros lui donne des ailes  pour  bander  son arc et February.[1]exprimer son amour. Fête de la fertilité la St Valentin ajoute des bourgeons sur les bouches en cœur en attendant le printemps pour éclore.

Poursuivis par la peur de s’engager les amoureux de l’amour courent après, sûrs de ne pouvoir le rattraper. Ces amoureux là pressentent que dans une histoire d’amour s’entremêlent l’histoire personnelle et  le chemin à suivre, à comprendre, à assumer. Trop peur, trop dur, ils préfèrent courir.

Ce 14 février, il fait froid, même ici à Cannes. La neige a fondu mais le ciel n’a pas retrouvé son bleu azur. L’envie de chanter me prend à demander à l’amour « Dis quand reviendras-tu? / Dis au moins le sais-tu?/ Que tout ce temps qui passe ne se rattrape guère/Que tout ce temps perdu ne se rattrape plus.

Ce 14 février est aussi le nouvel an chinois. L’année du Tigre. Grrrrr !

Allez ! Allez embrasser qui vous aimez ! Que diable !

amours et mort

Hé ! toi l’Amour-adolescent où es-tu ? Comment vas-tu ? Peut-être un jour me diras-tu de tes nouvelles ? Dans quel coin sombre te caches-tu ? Es-tu resté accroché à un rocher dans un quelconque détroit ? As-tu eu peur des monstres de Charybde pour préférer t’écraser contre Scylla et te laisser engloutir avec tes espérances ?

À l’engagement dans l’Amour aurais-tu préféré la Mort cette grande voyageuse? Et si oui, t’aurait-elle amené ailleurs dans un autre pays pour te réchauffer sous les soleils de l’utopie ?  Et t’empêcher de croire, en partant,  que l’amour est une triste et belle invention des hommes et non   un roi- enfant-de-bohème-qui-n’a-jamais-connu-de-loi ?

Hey! Amour, quand tu voudras, tu diras lors de ta prochaine et brève apparition, la nature du voyage dont on ne revient pas, voyage qui pour toi s’est confondu avec  le bout de ma nuit.  À persister dans le mutisme le silence emplit  ce qu’il reste d’espoir à enterrer avec les illusions, celles d’avoir cru encore et encore à la bonté des hommes.

De toi, Amour-à-cheval-sur-la-Lune qui demain sera pleine, qu’ai-je gardé sinon nos nuits qui rejoignaient nos jours dans la pâleur du petit matin ? Et au creux du cœur, un son distinct venant d’une île des Caraïbes qui  encore aujourd’hui rub-a-dube en sourdine à mes oreilles.

Et toi, Amour-œil-aux-aguets, tu as immortalisé sur les murs de ma chambre les êtres chers, où es-tu à cette heure ? Guitare et œil de lynx à fixer l’horizon d’une dernière échappée en fond d’écran?

Et toi dans Sarajevo mon Amour, quand me tenant par la main nous déambulions dans les ruelles étroites, rendues glissantes par la neige fondue, tes pas nous conduisaient près de la tour du minaret qui côtoyait la synagogue et le clocher de l’église sans autre revendication qu’un partage des cultes. T’en souviens-tu ?

Ô, Monsieur Pao ! Que sont devenues tes cendres répandues dans les oliviers ? Envolées ? Mais il reste de toi, un cahier d’inventaires où sont consignées les lettres  qui racontaient tes îles.  Ta passion pour les îles, toutes les îles. Des lointaines Kho Samui, Kho Tao, Kho Phi Phi à l‘île de Beauté toute proche. Toutes visitées ensemble ou séparément, mais chacune relatée en mots l’amour  pour elles comme unique mesure sacralisé par ta mort. Tu es partout chez moi ! Les herbes corses ne suffisent plus pour te cacher ni les rochers pour te servir de sofa, mon poète pour toujours disparu.

Ferré chantait : L’Amour et la Mort miracle des voyelles/ Il semble que la Mort soit la sœur de l’Amour/ La Mort que l’on attend et l’Amour qu’on appelle / S’il ne vient pas elle viendra un jour/La Mort, la mort, la Mort…

Rire et Rêver

Vous riez jaune aux vacances qui s’achèvent alors qu’il serait plus rigolo de vous remémorer les grands fous rires qui les ont égayées. Avez-vous remarqué? Quand le rire éclate aucune digue ne peut le retenir. Le rire surgit dans le corps après avoir percuté le cerveau; tous les muscles du visage se mettent en mouvement. Le rire provoque des sons, des borborygmes  qui à leur tour vont faire redoubler  le rire. Plié en quatre par des spasmes incontrôlables, les soubresauts d’origine nerveuse secouent le corps  et peuvent même déferler en pleurs. C’est à mourir de rire. D’ailleurs certains en sont morts. Mort de rire ou  -lol- selon que l’on appartienne à l’une ou l’ autre génération.

Et pourtant! Preuves à l’appui le rire guérit. En produisant des endorphines, des hormones de croissance, il stimule le système immunitaire. Rire éloigne le stress, fait chuter le diabète des non insulino-dépendants, ainsi que le taux  des lipides dans le sang. Par contre il fait remonter le  bon cholestérol. Rire est donc un excellent remède puisqu’il donne, comme l‘amour, du plaisir; il jouit des mêmes propriétés efficaces contre la maladie.

Le rire est selon le Papa de la psychanalyse comme le rêve. Freud ne se gênait pas pour balancer, durant les cures, des vannes humoristiques à sa patientèle. Des blagues coquines, évidemment sexuelles, avaient sa préférence. Intelligentes, évidemment! En voilà une: Un roi parcourt ses terres. Dans la foule il remarque un homme qui ressemble étonnamment à son auguste personne. Il lui fait signe d’approcher et lui demande : « Votre mère a-t-elle un temps servi au palais? » « Non, votre Grandeur », répond l’autre, » mais mon père , oui »

Comme le rêve, le rire est le produit de l‘inconscient. Tous les deux ont leur source dans le corps. Tous les deux emploient le même chemin : condensation et déplacement. Ce cheminement, une fois parcouru, pour ce qui concerne le rêve et compris pour ce qui concernent la plaisanterie, l’humour ou la blague, ce cheminement fait sens. Sens pour le rêve interprété; sens pour la plaisanterie exprimée par le rire. Le rire, toujours d’après Freud, est une soupape de de sécurité psychologique qui allège la pression du refoulement.

N’essayez pas d’arrêter le fou rire, il est une écluse ouverte actionnée par les vannes du refoulé. Le rire comme le rêve font sauter le censeur intérieur. Sans barrage, sans  interdit, rêver, rire  permet de libérer tout le réprimé, toutes les frustrations, tout ce qui a été maintenu avec force dans l‘inconscient, (au nom des exigences morales ou sociales).

Dernier week-end, dernière ligne droite avant la rentrée. Les vacances s’achèvent? Et alors! Profitons de ces quelques jours pour engranger le soleil dans nos mirettes, l’amour dans notre cœur et notre corps, les  fous rires dans nos rêves. Remplissons nos valises de beaux souvenirs pour retrouver ce beau butin, le faire fructifier jusqu’aux prochaines vacances.

Passez un beau dimanche!

Femmes

Il fait très froid ce samedi, aussi, légère et bien vêtue je vous propose de passer le week-end à faire relâche ! Non, nous ne parlerons pas de la crise mondiale qui sévit ni des pharisiens traders qui s’en mettent plein les fouilles ni de la tempête qui a ravagé le grand Sud Ouest. Le journal radiophonique du matin était là à  nous en seriner les oreilles.

Pendant ce break indispensable, je vous parlerai de l’envie folle de vivre dégagée des contingences matérielles, de satisfaire aux besoins élémentaires (faim, soif, sommeil), d’écouter de la musique (pour moi, ce sera du Reggae)  et d’aimer et d’être aimée. Le week-end n’est-il pas ce moment idéal pour poser sa tête près d’une autre, le corps ondulant sur un Rub a Dub lancinant? Ne faire qu’un avec l’amant aimant aimé?

Le divan du psy est vide, le bureau du banquier désert, les ciseaux du jardinier et du coiffeur à la remise, les livres et écran de l’étudiant sur l’étagère, la concierge aura rangé ses balais, mes voisins continueront leur grasse mat, la mer a perdu son bleu méditerranée, les marins sont rentrés au port, le ciel roule ses gros nuages noirs, il neige en montagne. Bientôt nous serons tous sous la couette à partager un tendre corps à corps pour vérifier la véracité d’un article reçu ce matin  sur mon PC dont l’intitulé, vous pensez bien, a attiré mon attention. Il concerne essentiellement les femmes et leur sexualité. Le voici :

« Comment le cerveau gère notre sexualité. De la naissance du désir à l’épanouissement du plaisir, le cerveau gère tout chez la femme. » (Vous pourrez retrouver cet article dans « Sciences et Avenir n° 744- Janvier 2009). De grands pontes de la gynécologie psychosomatique et sexologie de Genève débitent (sans jeu de mots)  le résultat  d’expériences pratiquées sur le rat notamment. Les chercheurs ont implanté une électrode dans son système dopaminergique (Dopamine : neuromédiateur du plaisir)  qu’il  active à volonté en appuyant sur un levier.  Que croyez vous que le rongeur fît dans ce cas là ?  Eh, bien il se donne tant de plaisir qu’il ne  s’alimentera plus !

Vous vous demandez si ça marche aussi pour les souris ? Certainement puisque ça les concerne ! J’ai pu lire cet article  long de cinq pages, en comprendre tous les mots techniques et savants résumés  ainsi : « Ces zones (activées) sont impliquées dans l’estime de soi, la représentation mentale de soi en fonction des expériences personnelles passées et présentes et la capacité à intégrer l’autre en soi » Et plus l’amour s’en mêle, plus le désir féminin devient cognitif ! Parce que – continue Eléna Sender, l’auteure de cet article -   » On peut désirer une personne qu’on n’aime pas et aimer une personne sans la  désirer » Or, quand les deux se rencontrent (amour et désir) c’est le jackpot !  « Plus le gyrus angulaire gauche est actif chez une personne, plus son désir sexuel est fort ». (Pour tous les mots techniques je vous renvoie à l’article, ils sont très bien expliqués).

On savait déjà que faire l’amour augmente notre vitalité.  De plus si l’on tient compte de la température extérieure proche de zéro degré et des recommandations d’Eléna, tout nous incite à nous faire plaisir et à nous mettre au chaud. Qu’attendons nous pour finir cette semaine en beauté ?   Vite, vite  courrons sous la couette à tâter les prunes et la tige de jade de notre amoureux pendant que lui s’occupera de nos lolos,  de notre bourgeon, grimpera sur notre mont de Vénus ! Quel beau week-end en perspective !

Bon plaisir à toutes. Il  servira votre performance pendant la semaine.