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Posts tagged ‘anorgasmie’

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Le Docteur Pierre Maldiney intervenant au sex-o-café,l’officiel insista sur l’intérêt de consulter dès qu’une baisse de la libido se fait ressentir. La libido  dont la baisse du désir touche 43%  des femmes est un réel problème. Il signe une problématique chez les femmes qui font acte de présence par obligation, par simulation pour se débarrasser de l’acte sexuel qui est devenu une corvée. Il rappelle qu’une baisse de libido, y compris chez la femme, est anormale. La libido est la force vitale qui nous sélectionne faisant de nous des êtres libidinaux; le désir n’est pas le but mais le moyen pour assurer la pérennité de l’espèce. Le désir n’est pas anormal mais son absence l’est. Lorsque cette force vitale qui nous anime tous vient à faire défaut, elle révèle une problématique au niveau de notre petite centrale nucléaire. Ce que le Dr Maldiney appelle « petite centrale nucléaire » est le lieu de la mitochondrie où se fabriquent les hormones comme la DHA hormone de jouvence, précurseur des hormones sexuelles. Cette centrale nous permet de vivre, de respirer…On comprend mieux pourquoi une chute de la libido est souvent, pour ne pas dire toujours, en relation avec une chute de cette hormone, la DHA. Cette chute reflète un stress au niveau de cette centrale ; cette fabrique d’énergie à un moment donné peut fatiguer; dans ce cas elle pare au plus pressé  en ralentissant la libido jusqu’à la mettre hors circuit. Si malgré cela l’activité sexuelle continuait elle finirait par épuiser le système énergétique qui après défaillance finirait par conduire à la mort.

Donc, la baisse de la libido est un phénomène adaptatif, s’il demeure provisoire. Une bonne libido signera une bonne santé. Dans le cas contraire il faudra interroger les facteurs physiologiques, psychologiques et relationnels. Le rapport sexuel est un partage où les deux partenaires sont impliqués. La préparation à la pénétration est très importante. On mettra en évidence les défaillances dans l’interrogatoire notamment psy. La femme ne connaît pas suffisamment son corps et l’ignorance de l’homme pour le corps de la femme est encore plus grande. Il est donc important pour un couple d’apprendre de manière ludique à se connaître pour reconnaître les zones érogènes, écarter les tabous, etcétéra, etcétéra…

Le plaisir est ce qui fait suite au désir. Avec le désir il y a accumulation d’énergie émotionnelle (on peut parler d’électricité mesurable) comme un pont faisant monter le plaisir, stocké au niveau neuro-anatomique. Là est le circuit de Papez situé dans le cerveau, système limbique, circuit des émotions. Intermédiaire entre le cerveau reptilien (primitif : cerveau de la survie, du territoire, de la nourriture et de la sexualité)  et le néo cortex (siège de la pensée consciente analytique, de la déduction et du langage) le cerveau limbique régit tout dès qu’il prend les commandes. Centre des émotions et des pulsions, il privilégie l’action immédiate avant même la réflexion censée l’accompagner. Il permet une bonne adaptation à l’environnement social…Et comme dirait Pierre etcétéra, etcétéra !

Les trois cerveaux sont sensés communiquer, fonctionner de conserve; or le système reptilien, limbique n’est que dans la réaction (fuir, combattre ou subir) devant un danger extérieur qui plus est avec une mémoire à court terme. L’interrogation du passé quant aux éventuels trauma de l’enfance, on retrouvera des problématiques importantes (enfants battus, incestués…)Dès lors, la vie, le désir, l’acte sexuel sont entachés de la saleté et d’opprobre.  Suite à un choc – menace dans la survie – (traumatisme de l’enfance) le système limbique en gardera des traces indélébiles.  Ces traumatismes de l’enfance ressurgiront systématiquement en troubles : compulsifs, obsessionnels, palpitations qui signalent  une  menace, un danger ! Chaque fois qu’il y a menace, danger, l’organisme fait accélérer le cœur soit pour le combat soit pour la fuite. Un stimuli peut rappeler au cerveau reptilien un traumatisme qui ancré comme une menace pour sa survie va reproduire les mêmes phénomènes : vaginisme (bloquer l’entrée du vagin à la pénétration, par exemple)

Désir, plaisir font qu’à un moment nous sommes prêts à la décharge d’énergie c’est à dire à l’orgasme. L’orgasme, véritable tsunami électrique du cerveau est variable d’un sujet à l’autre. Pour avoir un orgasme il faut se relâcher. On ne peut en avoir en se contrôlant. Les femmes atteintes d’anorgasmie sont des femmes qui ne s’abandonnent pas, ne se relâchent pas, sont toujours sous contrôle. D’ailleurs dans les temps premiers, à l’origine, pour la survie de l’espèce les rapports sexuels consistaient en éjaculation précoce avec orgasme quasiment inexistant. Puisque pendant cette phase de l’orgasme, nous sommes vulnérables donc sujet à la prédation. Les femmes anorgasmiques ne se relâchent pas parce qu’elles ne sont pas en confiance…

Il se fait tard ! Aussi, n’ayant peur de rien, je vais aller me relâcher sous ma couette…Demain je vous livrerai la suite….

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En l’absence de Lilisans-y,  il a fallu que je tienne ce soir là tous les rôles. Dans le rôle pour lequel, entre autre, Liliane est parfaite, je me suis retrouvée une piètre modératrice ne sachant quand intervenir, quand faire preuve d’autorité pour faire cesser le brouhaha d’un trublion dénommé Ph. Ses interventions intempestives, irrespectueuses et mal à propos ont mis à mal ma patience légendaire jusqu’à faire monter en moi un agacement, affleurer la colère sans pour cela être suffisamment ferme pour lui demander de sortir. Qu’aurait fait Liliane à ma place ? Certainement différemment et rapidement elle aurait remis de l’ordre. Comme quoi un « i » supplémentaire change tout !

Voici donc le résumé de mon intervention au sex-o-café, l’officiel. Un premier petit récapitulatif sur les troubles féminins sexuels côté psy. Suivra dans les jours qui viennent l’intervention fort appréciée du Dr Pierre Maldiney.

Lors de mes consultations,  j’ai pu noter dans l’ordre qui suit,  les troubles sexuels féminins pour lesquels la récurrence des demandes s’établit comme suit:

En premier lieu les femmes se plaignent des  trouble du désir.

Ce trouble se caractérise par le manque de désir, le peu d’appétence pour le sexuel, voire l’incapacité à ressentir ou même à éprouver le moindre désir envers le partenaire.  Le désir n’est jamais quelque chose que l’on peut faire venir sur commande il survient à l’improviste.  Dans le cadre thérapeutique nous nous pencherons sur les ressorts qui le sous-tendent pour remonter à l’origine de ce qui l’a mis en place puis nous rechercherons  les motifs qui sont à l’origine de cette fuite. Le couple est le support de ce désir et c’est à travers lui (le couple) et de son fonctionnement que nous devons considérer ce qui a pu l’amoindrir, le stopper. Il n’y a pas de « normalité » dans l’accès au désir. Mais sans désir pas de plaisir, pas d‘expression émotionnelle, pas d’échange positif possible. Or, ce qui convient à une femme peut ou pas convenir à son compagnon. Nous le savons un homme a des besoins sexuels supérieurs à ceux d’une femme. La norme est ce qui convient au couple.  Dans le cas contraire il y a conflit de normes.

« Il en veut toujours plus et moi je n’éprouve plus aucun désir de faire l’amour » disait une jeune femme récemment maman.

La baisse du désir chez un couple depuis longtemps ensemble, d’autant s’il ne fait rien pour l’entretenir, semble inévitable.

  • La lassitude, la routine du quotidien, la mauvaise communication entre les partenaires, sont les sujets évoqués en tout premier lieu.
  • La baisse consécutive à une grossesse
  • Prise de médicament (somnifères, antidépresseurs, certains contraceptifs)
  • Ménopause et dérèglement hormonal
  • Mais aussi les peurs : conflit conjugal, aversion subite pour la sexualité (souvent résurgence d’un trauma); l’interdit parental et/ou religieux, sentiment de honte ou de culpabilité devant le plaisir qui bloque le désir.
  • Expérience traumatique (viol, inceste, attitudes parentales ambigües)

Deuxième motif de consultation est le vaginisme. Le vaginisme est une contraction réflexe involontaire qui occasionne une fermeture de l’entrée du vagin empêchant toute pénétration. Évocation du cas d’Angela élevée par sa grand mère bigote, très autoritaire qui lui posa des interdits si puissants qu’ Angela à 35 ans n’avait pas réussi à transgresser. Cas de Marie et de ce qu’elle entendit de la bouche de son père…Vous retrouverez ces cas dans l’article sur le vaginisme…

Vient ensuite la dyspareunie. Ce trouble est souvent le résultat des deux premiers (manque de désir et vaginisme secondaire). Il se caractérise par des douleurs intenses avant ou lors de la pénétration rendant le rapport sexuel insupportable. Les douleurs peuvent être superficielles se situant à l’entrée du vagin, ou plus profondes, localisées au fond du vagin au niveau de l’utérus ou des trompes de Falope. La femme ayant fait l’expérience de cette douleur lors d’un rapport peut, par peur inconsciente, mettre en place un système de défense qui provoquera  des spasmes du muscle pubococcygien empêchant toute pénétration  et développera si cela perdure un vaginisme.

L’anorgasmie ou l’absence d’orgasme est le dernier trouble pour lequel on consulte.

Le trouble quel qu’il soit est-il primaire ou secondaire ?

On dit d’un trouble qu’il est primaire lorsque celui-ci est consécutif au premier rapport, l’ayant empêché ou subi. Le trouble secondaire est un trouble qui survient après que  les premiers rapports aient été satisfaisants.

On ne le dira jamais assez : quel que soit la teneur d’un trouble, la première des choses à faire est d’en parler dans le couple, faire le point sans accuser ni revendiquer. Ne jamais oublier que dans une relation on est deux. Ne pas dire comme cette patiente « Avant de prendre une femme les hommes devraient connaître leur mode d’emploi ». J’ai envie d’ajouter qu’il faudrait d’abord que chaque femme se connaisse, apprenne son intimité, sache parler au partenaire de ses désirs. Hélas ! Peu de femmes connaissent leur corps, leurs zones érogènes. Comment voulez-vous que les hommes qui en savent encore moins puissent les aider  sans se parler? L’harmonie d’un couple ne peut se faire que dans la communication, dans la connaissance l’un de l’autre.

Ensuite si les problèmes persistent, consulter un médecin qui saura par l’intermédiaire de l’interrogation discerner l’origine de la défaillance (physiologique, organique, hormonale ou le plus souvent psychologique, comme l’a répété le Dr Pierre Maldiney).

À très vite pour le passionnant exposé de Pierre.

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Qu’entend-on par troubles sexuels féminins ? Quand une difficulté sexuelle se transforme-t-elle en dysfonction sexuelle ?

Nous allons faire l’inventaire de ce qui aujourd’hui sont souvent considérés comme troubles sexuels alors qu’en réalité ‘ils ne sont  que des occasions inespérées servant à fabriquer de nouvelles maladies pour lesquelles les  industriels pharmaceutiques trouveront la réponse sous forme de pilules…

Ainsi il est va du déclin du désir sexuel. Pourquoi ne pas reconnaître sans en faire une maladie sexuelle que l‘absence de désir sexuel n’est souvent pas autre chose qu’une réponse fonctionnelle et saine des femmes souffrant de stress, de fatigue ou encore servant d’argument et de refus à la menace d’un partenaire trop violent?

Au travers de l’écoute nous devrions être capables de distinguer des inhibitions adaptatives de réponses sexuelles pour ne pas les confondre avec les véritables dysfonctions sexuelles. Ce qui n’est pas toujours le cas. Loin s’en faut. Ceci entraînant une surmédicalisation d’une difficulté sexuelle qui laisse de côté les autres aspects de la vie des femmes. Ce phénomène augmente le nombre de celles qui croient être atteintes de TSF (troubles sexuels féminins) sans que cela repose sur une quelconque réalité.  De ce fait les femmes focalisent sur le seul coït en faisant de ce dernier la norme sexuelle du couple…

Pourtant nous ne pouvons ignorer les détresses véritables. Le manque de lubrification, le vaginisme (impossibilité d’être pénétrée) les douleurs persistantes et répétitives pendant le rapport sexuel (dyspareunies) mériteront d’être traités dans le cadre médical, alors que l’anorgasmie ou la perte de désir seront abordés par la psychothérapie. Il est important de faire la part de l’organique, de l’hormonal et du psychologique (la présence de difficultés au sein du couple, la pression tant sociale qu’éducative ou même culturelle (religieuse).  La santé sexuelle passe par une sexualité épanouie. Elle est un bien précieux qui demande attention, c’est une revendication légitime. Pour autant médicaliser l’amour sans se préoccuper de l’état psychique ou abonder dans le tout psychologisant sans se préoccuper de l‘organique est un illogisme;  ne pas dissocier ces deux paramètres en privilégiant l’un plus au détriment de l’autre.

Si un homme n’a pas d‘érection dont la cause est un manque de désir pour sa partenaire, ce n’est pas la pilule miracle Viagra (pour ne pas la nommer) qui agira sur son désir. Il en va de même pour la femme, d’autant plus que sa sexualité est beaucoup plus complexe; il n’existe pas une pilule, quelle que soit sa couleur, qui lui fera avoir un orgasme. Ni qui créera l’amour. Ni le désir.

À répéter encore : il n’existe pas de normes quant à la quantité, à la fréquence des rapports ni de manières spécifiques pour arriver à un rapport satisfaisant et comblant. Se comparer aux représentations en vogue empoisonne la vie de beaucoup de couples…

Nous verrons combien les facteurs individuels peuvent amener ou maintenir un problème d’une dysfonction sexuelle.

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Master et Jonhson en 1968 ont décrété que l‘orgasme ne pouvait être que clitoridien. Pour eux il n’y avait aucune différence orgasmique entre les femmes quelle que soit la stimulation. L’orgasme provient toujours du clitoris, un point c’est tout ! Il se caractérise par des contractions involontaires et régulières au niveau du tiers inférieur du vagin et du sphincter anal. Quelle précision ! Après cette révélation, les hommes des années 70, ceux  qui s’intéressaient à la sexualité (années Peace and Love),  ne comprenaient pas qu’une femme  puissamment stimulée au niveau du bouton ne puisse déclencher un  orgasme !  Ce qui paraît normal quand on sait que cette perle pour s’épanouir a besoin de douces caresses, à condition toutefois que le clitoris en question soit porté par une femme clitoridienne.

Plus tard, on découvre qu’il existe une autre forme d‘orgasme de type vaginal appelé aussi coïtal. La sensation est différente du précédent puisquil provient d’une pénétration et des poussées pelviennes lors d’un coït.

Mais ce n’est pas tout. Il existerait troisième orgasme appelé celui-ci utérin. Ce dernier serait un orgasme successif au coït et  surviendrait quelques secondes après l’éjaculation de l’homme; il serait provoqué par le contact du gland et du col de l’utérus, utérus qui se soulève pendant la phase en plateau (phase avant l’orgasme) et se manifeste par des contractions de l’utérus et par l’absence de contraction du tiers inférieur du vagin (comme dans l’orgasme clitoridien). Cet orgasme là permettrait à la femme qui l’éprouve de garder l’illusion de la maternité.

Oui, et alors demandent en chœur les femmes orgasmiques ? Quel intérêt à savoir d’où vient l’orgasme quand il vient, les femmes le savent ? C’est vrai quoi ! Pour les abonnées au plaisir orgasmique qu’importe de définir sa provenance ? Il n’y a qu’à se laisser aller dans le flot, relâcher tout, faire confiance à son corps (mais aussi à son partenaire). Or le clitoris, beaucoup d’hommes non seulement s’en méfient mais qui plus est, est l’ennemi juré pour certains d’entre eux. Laurent à qui je demandais s’il avait essayé de s’intéresser à autre chose qu’à pénétrer sa compagne, me dit sa peur : « Et si elle n’a plus besoin de moi, de mon sexe dans elle, comment vais-je faire? me disait-il. Il   essayait en vain de donner du plaisir à sa femme par un va et vient lors de la pénétration, sans résultat. Nicole était clitoridienne. Ils n’avaient jamais abordé le sujet ensemble. Elle subissait les assauts de son mari qui avaient pour seul effet de les éloigner  l’un de l’autre. Non, Nicole n’est pas frigide Laurent n’a pas su trouver ce qui lui convient; Nicole ne connait pas son corps, son éducation stricte l’a tenue éloignée des plaisirs de la vie, du plaisir sexuel.

Il y a aussi des femmes qui n’ont jamais connu cette décharge, qui ne sont jamais parvenues à atteindre cet état. Et une femme qui n’a pas de plaisir au fil des rapports sexuels perd son désir de faire l’amour. C’est ce qui se passe pour l’anorgasmie féminine.

« Pour moi, me disait une patiente qui l’était puisqu’elle essayait en vain depuis des lustres, » l’orgasme, connais pas ! Que puis-je faire pour avoir cette explosion dont parlent mes copines »? Tant de femmes encore semblent être à la poursuite de l’Orgasme avec un grand O. Pour l’obtenir elles sont prêtes à faire tout et n’importe quoi pour avoir ce qui, pour elles  est un dû. « L’orgasme devrait être livré avec le bonhomme« , me disait l’une d’elles !

« Devenez une femme multi-orgasmique il sera fou de vous » peut-on lire dans certaines presses. Dans cette recherche du plaisir, qui ne vient pas sur commande, ces femmes qui se disent anorgasmique passent certainement à côté du plaisir qu’elles convoitent tant. Il y a danger à créer et véhiculer un modèle de performance. Dans l’amour sexuel on se doit d’oublier la performance, la compétition.

L’anorgasmie (absence d’orgasme) dépend seulement d’un blocage psychique. Peur de s’abandonner, peur de perdre le contrôle. Cette peur est subordonnée à des pensées plus ou moins conscientes : une femme correcte peut-elle se laisser aller à ce genre de choses?

Il est important d’apprendre à connaître son propre corps; communiquer sur son désir « ça j’aime pas, ça je préfère, et si on essayait ça, qu’en penses-tu ? Discuter de ses pudeurs, revisiter son enfance, revoir les attitudes des parents face à l’amour (ma mère trouvait indécent quand mon père l’embrassait ou était câlin devant nous, les enfants – disait Marie se remémorant l’image de ses parents). Chasser ses peurs en essayant de les comprendre : que va-t-il penser de moi ? Et si je perdais toute emprise sur ma vie ? Si le plaisir me rend folle sans que je ne puisse plus rien contrôler? J’ai peur de devenir accro  si j’aime trop ça…

Mais aussi on peut déceler chez certaines femmes la peur de l’intimité; des sentiments ambivalents envers le partenaire; absence d’attirance érotique; pauvreté ou absence de fantasmes.

Chez d’autres encore l‘anorgasmie sera secondaire : à un manque de désir; à une dyspareunie (douleur génitale) ou pire  suite à un traumatisme (abus sexuel, viol).

Le désir sexuel indispensable au rapport est très variable et fluctue d’une femme à l’autre, d’un moment de la vie, de l’attirance éprouvé pour le partenaire qui diminue…

Aimer n’est pas suffisant il faut être capable d’érotiser son partenaire. Être amoureux et ressentir du désir sexuel ne vont pas toujours de paire. Malheureusement nous n’avons aucun pouvoir sur le désir qui vient quand bon lui chante, jamais sur commande. Ce qui entraîne des difficultés au sein du couple. Cette femme qui a tout essayé : des lectures érotiques, la pornographie, des gadgets. Après avoir renoncé à se « forcer » elle a suivi une thérapie qui lui permit de comprendre  le pourquoi  de la fuite de son désir. Aujourd’hui, elle peut satisfaire son désir quand il passe sans se sentir handicapée lorsqu’elle n’en éprouve pas.

On peut éprouver du plaisir à faire l’amour sans pour cela avoir systématiquement un orgasme.

Bon dimanche.


Quelques personnes qui étaient présentes, n’ayant pas pu se sustenter avant de venir au sex-o-café, l’officiel, avaient l’estomac vide et commençaient à trépigner de faim. Alors savoir que notre cerveau se nourrit de stimulations; que l’éjaculation précoce provient d’un manque de magnésium et peut dénoter un trouble cardiaque; que la tyrosine est un acide aminé précurseur, précurseur de quoi ? Qu’il faut améliorer le taux de sérotonine pour améliorer l’éjaculation à tendance précoce (encore elle !) et l‘anorgasmie, (absence d’orgasme); que le petit lait est riche en tryptophane ; que les douleurs viennent d’absence d’oméga 3; que la L-carnitine se trouve dans la viande rouge…

Mais que doit-on manger qui contienne un peu de tout ? La réponse est dans le régime crétois !

Le régime crétois appelé aussi méditerranéen répond aux critères d’une bonne santé si l’on observe en même temps une activité physique douce, non contraignante.

Ce régime est un tout. Il combine modération alimentaire et grande variété d’aliments (et donc de nutriments) à une vie active au quotidien. Ses principes de base sont faciles à  comprendre et à suivre.

  • Abondance de produits céréaliers complets.
  • Abondance de fruits et de légumes.
  • Abondance d’ail, doignon, d’épices et d’aromates.
  • Utilisation de l’huile d’olive comme corps gras.
  • Consommation quotidienne de légumineuses, de noix et de graines.
  • Consommation quotidienne de yogourt et de fromage.
  • Consommation quotidienne, mais modérée, de vin rouge.
  • Grande consommation de poisson (plusieurs fois par semaine).
  • Consommation limitée de poulet et d’oeufs (quelques fois par semaine).
  • Consommation limitée d’aliments sucrés (quelques fois par semaine).
  • Consommation très limitée de viande rouge (quelques fois par mois).
  • Apport calorique quotidien raisonnable (de 1 800 à 2 500 calories par jour).

Ce paragraphe a été « piqué » sur un site concernant le régime crétois dont a parlé le Dr Pierre Maldiney. Il a notamment insisté sur la malheureuse habitude de supprimer les huiles, les graisses, alors que se sont dans ces dernières que sont contenus les oméga 3 non saturés, les vitamines. En autre. Les remplacer les aliments à 0% de MG est une ineptie…Et nuit gravement à la santé.

L‘huile d’olive est abondamment consommée sur le pourtour du bassin méditerranéen; le régime méditerranéen consiste à se nourrir de produits traditionnels, du terroir, et peu ou pas,  – c’est encore mieux -, d’aliments importés ou transformés.

Autre chose importante qui a été dite :

Pour le petit déjeuner et le déjeuner préférer un apport en protéines. Au repas du soir l’apport de  glucides est préférable qui apporteront des sucres lents, bénéfiques pour notre cerveau qui en a besoin pour la mémoire, l’intelligence…

Préférer du pain complet au levain plutôt que du pain blanc sans aucun intérêt pour l’organisme qu’un apport d’amidon. Je sais, je sais ! la baguette bien craquante est agréable. Oui, mais seulement quand elle est fraîche car au bout d’une demie-journée elle est craquante d’être sèche et de toute manière dépourvue d’éléments réellement nutritifs. En fait vous faites comme vous le voulez ! Je vous aurais avertis !

J’essaye quand même de vous tenter avec cette belle boule de pain. En prendrez-vous une tranche ?

Je crois que cette fois-ci j’en ai terminé avec l’épisode du sex-o-café, l’officiel; je vous ai tout résumé, tout dit. Il est temps de passer à autre chose comme le  thème du prochain rendez-vous qui traitera de la difficulté pour beaucoup d’hommes à tenir une érection. La souffrance qu’ils ressentent et les problèmes que cela pose chez les femmes. Comment le couple vit ce trouble? Voyez-vous on retrouve encore le souci d’érection. Oui, oui, c’est un problème pour eux et pour nous les femmes. Aussi !

  • Le lieu du 3.14 hôtel pour le SEX-O-CAFE : LOV-BOX
  • L’hôtel du 3.14 m’est apparu le lieu évident  pour un SEX-O-CAFE ; le décor est des Milles nuits, les mystères de l’Inde et la LOVE BOX dans l’intimité des chambres  dont le contenu est une l’incitation à l’amour.
  • En tant que psychothérapeute j’écoute beaucoup avant de parler et quand je parle je m’adresse à une personne, voire à deux dans la thérapie de couple. Parler de sexualité n’est facile pour personne… donc chacun doit être indulgent pour la personne qui prend la parole et qui va s’exprimer sur ce sujet difficile … Ainsi fut fait.
  • Mon intérêt pour le sujet sexuel vient d’une constatation faite, entre autre, en thérapie :
  • l’harmonie d’une relation amoureuse dépendra de l’entente sexuelle des partenaires,
  • de la complicité, des échanges,
  • de la communication verbale,
  • de la manière dont vont s’exprimer les émotions dans la relation.
  • Le but de SEX-O-CAFE est de sortir le sexe et la sexualité de l’ignorance,
  • de l’image graveleuse, irrespectueuse ; de le sortir de la pornographie, de la prostitution
  • de rendre à la sexualité ses lettres de noblesse, culturelles, érotiques ;
  • cesser de confondre pornographie et érotisme
  • Ne naissons-nous pas d’un accouplement sexuel ?
  • le sexe n’est-il pas à l’origine du monde ?
  • le sexuel n’a que faire de la survie de l’espèce puisqu’il n’obéit de tout temps qu’à la pulsion ;
  • pulsion qui agit les actes, quel que soit l’objet et le sens qu’on lui donne.
  • Freud a fait de la pulsion sexuelle le moteur universel de l’activité humaine.
  • Il y a encore quelques décennies, on pensait que seul l’être humain s’accouplait sans nécessité. Or, on sait aujourd’hui que de nombreuses espèces animales pratiquent couramment la masturbation, l’homosexualité et bien d’autres satisfactions sexuelles.
  • Le  désir, le plaisir sont en jeu.
  • Le sexe,  à des fins de reproduction n’est plus le courant actuel ; pourtant et malgré l’évolution  des mœurs la sexualité est toujours regardée sous l’angle de normes, normal/anormal,  bon/mauvais, bien/mal… et cela dans toutes les cultures, dans toutes les sociétés. Cette assemblée n’a pas porté ou en tout cas n’a pas manifesté de jugement; l’ambiance était vraiment bon enfant et joyeuse.
  • Le plaisir permis, licite, devient un droit ;
  • L’ignorance d’une sexualité bien vécue, équilibrée et les problèmes, voire les drames qu’elle suscite se retrouvent partout, dans toutes les instances :
  • pour les pannes du désir, les rapports douloureux, l’anorgasmie, le vaginisme, l’impuissance ou la faiblesse des  érections, les obsessions sexuelles, les fantasmes, on consulte des spécialistes médicaux, urologue, sexothérapeute, psychothérapeute ;
  • le droit (juriste) intervient dans les cas de déviances, (viol, inceste) de perversions, d’atteintes à la personne.
  • la psychiatrie dans les cas de pathologies sexuelles lourdes…
  • Le côté dramatique de la sexualité, ses violences n’ont pas été abordées. Seule l’éducation religieuse stricte a été reconnue comme ayant fait des dégâts psychiques, avec répercussions somatiques surtout auprès des femmes; quant aux hommes, s’ils  ont subi des violences sexuelles, la pudeur, l’humiliation  les empêchent d’en parler en public.

Les participants très vite à l’aise  s’exprimaient avec spontanéité. Autour d’un verre, regroupés autour de Ganesh qui présidait au débat (et non aux ébats), les questions furent posées. Liliane, modératrice hors pair, menait rondement l’affaire; Anne script émérite et camera-wo-man consciencieuse notait, filmait; voir les notes retranscrites sur l’article d’hier; Christophe Ghibaudo en bon  chirurgien qui connaît son affaire et l’endroit à inciser n’hésitait pas à ouvrir des brèches dans lesquelles les avis s’extirpaient;   il remit tout en place et a recousu l’ensemble avec l’énergie qui clôture un travail bien fait. Quand à moi, (certains l’ont  remarqué) – j’ai surtout écouté, c’est une déformation professionnelle;  mais rassurez-vous j’étais bien présente auprès de chacune et chacun sans en perdre une miette.

Le sujet est vaste et le temps court vite. Déjà 22 h, il fallait clôturer. Déjà ? Eh, oui déjà! rappelait Liliane. Nous aurons l’occasion de continuer ce débat le jeudi 4 Mars…Bien qu’à priori le thème demandé par les participants en fin de soirée est « le désir et le plaisir » je vous tiendrai informé.

Passez un bon week-end.