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Posts tagged ‘clitoris’

Nous ne verrons pas l’arbre portant sexes féminins au nombres de 9 feuilles dans lesquelles se sont glissées des lèvres ouvertes découvrant les nymphes et un clitoris, pour certaines laissant apparaitre un piercing…

A l’ombre du tronc le haut d’entre-cuisses ouvertes, un pubis imberbe (une toison est une torture garantie au démoulage) sur lequel repose au bas du Mont de Vénus une orchidée dorée  offerte. Seulement voir ! Pas toucher !

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Merci à Frédéric J. pour la photo d’une sculpture de Max’O.

 Le sexe et l’art : tous deux formés d’une syllabe, sexe et art s’enlacent depuis la nuit des temps, depuis que l’homme dessine  du bout des doigts…

Le sexe submerge la sphère artistique quel qu’en soit le domaine, il s’exhibe dans les musées, se lit dans les ouvrages jadis cachés, s’écoute dans les théâtres, se regarde sur les écrans. Le sexe dans l’art s’expose de tout temps : des grottes de Lascaux aux fresques de Pompéi, sans aucun doute le sexe s’exhibe.

L’art questionne toujours plus ou moins le corps. Le corps où se cache ce que l’art suggère ou montre crûment.  L’artiste dévoile le désir obscur, suggère ou montre le corps pour mieux l’offrir au regard. Par ses créations l’artiste nous donne à voir, à lire, à regarder, à toucher, à entendre ; il touche nos sens, quelques fois fait effraction émotionnellement ou bien encore bouscule notre sensibilité.

L’artiste se sert de la force créatrice de la pulsion sexuelle pour transcender et révéler son inconscient qui l’agit. En psychanalyse ce phénomène se nomme la SUBLIMATION. La sublimation qui consiste à transformer une pulsion sexuelle en création artistique.

 

Narcissisme et exhibitionnisme : ce passage est inspiré d’un article de Télérama relatant des expositions à Paris en 2007

Des « Figures d’Eros » cent quarante-­cinq aquarelles de Rodin exposées au musée du Jeu de Paumes,  de « Féminin-masculin » à Beaubourg (1995) de « Amours, guerres et sexualité » aux Invalides, et ici ce soir au 3.14 par Max’O, le sexe en tant qu’art s’expose partout dans les lieux de la culture où le public peut en jouir. Ces expositions interrogent notre regard qui devant le sexe est quelques fois bousculé. De quelle manière ces ­fesses, ces seins et ces pénis, ces actes de la vie intime ici exposés vous interpellent ?

Il existe entre l’art et le sexe une histoire commune qui dure depuis toujours. Amitié déclarée et assouvie chez les Grecs et les Étrusques (entre autres), qui nous ont laissé le somptueux hermaphrodite en marbre (IIe siècle après J.-C.). Ou amitié contrariée dans l’Occident chrétien obligée de passer par les grandes scènes mythologiques ou les thèmes bibliques pour obtenir une place sur la toile. Si le sexe ne sautait pas aux yeux dans certaines peintures il laissait apercevoir des chairs voluptueuses (canon d’une époque), la naissance d’une gorge au palpitant grain de peau. Ou bien le sexe se découvre complètement dans L’Origine du monde, (1866) de Courbet, dont Lacan est devenu le dernier acquéreur avec Sylvia Bataille.

 « La pornographie n’a qu’un but, affirme Marina Wallace : exciter. Alors que l’érotisme !

Nous avons vu dans un précédent Sex-o-café le peu d’étanchéité de la barrière qui sépare l’érotisme et la pornographie ; la ligne est ténue et ce qui sera pressenti pornographique pour un tel ne le sera pas pour un autre.

Ici en particulier MAX’O, artiste atypique qui sculpte à même les corps. Il  dévoile dans le sens où il lève le voile sur l’intimité, sur une réalité souvent cachée ou exposée avec ostentation dans la pornographie, pornographie dont MAX’O se défend. Ce qui est donné à voir dans ses œuvres sont des scènes de la vie intime ordinaire (fellation, masturbation) qu’il magnifie ; parties de corps, bustes de femmes, d’hommes connus ou moins connus, des cuisses ouvertes sur des sexes de femmes (vulve et clitoris apparents) sexes d’hommes en érection ou en au contraire en détumescence. Max’O est le témoin des fantasmes qu’il réalise à la demande d’un modèle, d’un amoureux ; c’est aussi une manière d’être immortalisé comme ce fut le cas du chanteur des « Two be free » qui fit sculpter son buste quelque temps avant son décès.

L’artiste a besoin d’un modèle (mais pas toujours ; je pense à certains peintres, certains auteurs de littérature qui ont pour modèle un imaginaire, un inconscient qui les taraude et les agit). Les actrices du X sont des modèles sans tabou, elles exhibent leur corps sans complexe ; ce corps est un outil professionnel et une manière de satisfaire leur narcissisme. Peut-être aussi d’entretenir l’illusion de beauté et de jeunesse éternelles. Quelque chose d’eux qui reste au-delà du temps qui change les corps et les visages que les  portraitistes et les sculpteurs immortalisent. 

Ainsi pour ériger cette œuvre que Max’O a appelée « L’arbre de vie » 9 femmes ont accepté de prêter leur sexe afin qu’il soit moulé. L’arbre de vie est le symbole de la gestation = 9 feuilles = 9 mois de gestation au terme desquels l’enfant né.

La passion anime l’artiste, c’est la sublimation inconsciente, l’amour de l’esthétique, la sensualité et j’ai envie d’ajouter les démons ou les muses intérieurs qui s’expriment dans toute création artistique.

Le stress stimule l’artiste. Dans le cas de Max’O c’est l’angoisse  de rater le moulage qui le stresse. Le goût pour l’érotisme change son regard, fait évoluer l’approche de la sexualité qu’il regarde avec un œil d’artiste débarrassé du libidineux, de la concupiscence.

Les artistes ont besoin d’avoir un public sans lequel ils n’existent pas.

Le temps de la « libération » a pris fin avec l’arrivée du sida – ces années 1960 et 1970 pendant lesquelles « les lois s’assouplissent, les tabous tombent, on baise sans retenue et on le fait ­savoir dans ses œuvres », dixit Paul Ardenne – Et l’art militant (celui des ­minorités sexuelles, notamment), s’il reste combatif, a perdu en visibilité. Reste la dernière période, celle dans laquelle nous sommes toujours. Marquée à la fois par l’étalage de sexe – on ne biaise plus ! – et le doute : comment exprimer une émotion – le sexe – quand cette dernière est livrée en pâture à la télé, conjuguée au présent virtuel sur Meetic et proclamée de manière spectaculaire comme le nouvel impératif catégorique d’une société  « sans tabous » ? « On veut du cul ! » pouvait-on lire il y a quelques années sur une ­affiche de cinéma. On en a. A gogo. Les artistes interrogent d’ailleurs cette déferlante, mais souvent le ­regard se cherche et tourne en rond, si l’on en juge par les œuvres contemporaines exposées. L’intégration d’images pornos par les photographes (Thomas Ruff, Jeff Koons) et les peintres (Marlene Dumas) a beau se jouer des stéréotypes sexuels, elle résonne comme un commentaire froid et redondant sur l’industrie du plaisir. L‘émotion s’est enfuie.

Le scarabée est un insecte…

Pour les gourmands qui attendent la suite je me dois d’ajouter comme l’a si bien précisé Emmy qu’il est préférable d’utiliser des sextoys en silicone pour éviter  tout risque d’allergie et un total confort.

VIBROMASSEUR. Le vibromasseur qu’Emmy tient dans la main est le classique godemiché (godemiché : instrument de forme phallique destiné au plaisir sexuel – dixit le dico).« En voilà un parmi des centaines qui existent, il y en a pour tous les budgets : «  Il est rouge vif, cranté, souple et pourtant ferme, l’embout recourbé utile pour titiller le point G. « A prendre un produit autant le prendre éloigné de la forme naturelle du sexe masculin avec des formes spécifiques pour stimuler certains endroits du corps, pas forcément accessibles autrement.  Sinon, à quoi sert d’avoir un autre sextoy quand on a un homme à la maison, pas besoin d’un deuxième ! s’amuse t-elle en passant un doigt dans l’espèce de bague à sa base  « en plus ça vibre sans bruit, de différentes intensités, sans pile mais avec un chargeur universel (c’est à dire qu’il servira à tous vos jouets sexuels)

WE VIBE: celui-ci ressemble à un U vibrant d’un bout à l’autre, souple,  avec neuf mode de vibration. Une partie vibrante pour pénétrer le vagin, une autre partie restant à l’extérieur et vibrera sur le clitoris. Quand Monsieur pénètre Madame la partie qui est dans le vagin va stimuler le pénis de Monsieur. Pour prouver ses dires Emmy passe avec le We Vibe dans les rangs et fait ressentir la vibration à chacun. Rires, réflexions amusantes, les personnes sont à l’aise et prennent du plaisir apparemment que l’on puisse exposer ces objets et parler de choses de l’intimité avec autant de naturel.
ANNEAUX vibrants pour homme ont pour but de resserrer la verge sous le scrotum, compressant ainsi le canal spermatique ce qui va prolonger l‘érection par augmentation de l’excitation et retarder l‘éjaculation . « Donc Monsieur devient Superman« , charrie Emmy ! Une question posée : est-ce qu’un préservatif risque de se rompre avec ces anneaux ? Non, mais il y aura moins de sensations, rétorque Emmy.

GANT VIBRANT : il est doux et provoque des sensations extrêmement agréables.En épousant l’endroit où il se pose le gant vibrant est un accessoire particulièrement source de plaisir. A effet orgasmique, waterproof, il se lave en machine. « Oui, évidemment on peut s’en servir pour calmer, atténuer les douleurs des membres, arthrose par exemple, répond Emmy à Arlette. De plus c’est sympa pour toute sorte de massages sans se fatiguer car il n’y a pas à forcer mais on obtient beaucoup d’effets au niveau des sensations. Posé en bas des reins, c’est relaxant et un très bon remède contre les douleurs du dos. » Toute l’assistance – y compris moi – avons eu droit à notre vibration sur l’épaule, ou colonne vertébrale. Un pur régal !
ROSEBUD : ce sextoy anal est différent selon qu’il est pour la femme ou pour l’homme. Il s’agit d’un plug en acier chirurgical dont la partie qui reste à l’extérieur est un bijou. On peut voir sur les plages de naturistes des dames qui portent un rosebud, ou les gogos danseuses, intégralement nues portent très souvent un rosebud. « Ce n’est pas juste pour faire joli, mais en plus c’est joli. Par le poids de ce sextoy il stimulera la partie anale, une zone très érogène, si en plus le vagin et le clitoris sont stimulés, l’orgasme puissant est garanti.

Petit aparté: La partie anale féminine est différente de la partie vaginale qui est un orifice d’entrée alors que la partie anale est un orifice de sortie. Le rosebud est très orgasmique lorsqu’il est bien utilisé mais peut-être catastrophique si mal fait ou fait sous la contrainte. Une femme ne devrait pas se sentir obligée d’accepter une pénétration anale ni y être forcée. Un homme ne devra jamais insister pour sodomiser une femme fatiguée ou quel que soit le motif invoqué de son refus et s’en tenir à son refus. Certaines femmes pour faire plaisir à leur homme ne diront rien et se laisseront faire sans dire qu’elles ont mal. Nous ne répéterons jamais assez l’importance de la communication entre partenaires et inciter Madame à exprimer son désir ou non désir. Bien sûr les anesthésiants aident mais d’abord il est nécessaire d’avoir un consentement mutuel. « L’amour se fait à deux, » insiste Emmy.

Il existe pour Monsieur un Rosebud dont la forme est différente muni d’une pointe qui va agir sur la prostate, cette vibration est une stimulation supplémentaire.

ŒUF à TÉLÉCOMMANDE : cet oeuf télécommandé vendu depuis 7ans rejoint dans son but les boules de geishas (raffermissement du périnée), de plus il  a la particularité d’être ludique et de s’utiliser en couple. L’œuf s’introduit dans le vagin, Madame se déplace avec; là où ça devient amusant c’est que Monsieur tient la télécommande pour diriger Madame. C’est réjouissant d’autant que seuls les partenaires complices sont au courant; cela peut engendrer des situations explosives puisque la télécommande contient 10 programmes et peut agir sur 10 mètres de distance. Cet accessoire est très stimulant, il renforce la complicité du couple. Á savoir que l’œuf protégé par une gaine peut être introduit dans le rectum du Monsieur pour faire joujou de la même manière et servira aux couples homosexuels. C’est un sextoy qui va hors de la chambre à coucher, qui pimente et stimule différemment. Une précision encore : une télécommande peut faire vibrer plusieurs personnes portant œuf qui se trouvent dans le même périmètre (par exemple dans un restaurant); l’on peut s’imaginer sans difficultés des situations cocasses.

LA FORMULE 1 : Pour les hommes un étui carrossé comme comme une voiture  dans lequel Monsieur enfouira son pénis; stimulation par la vibration. En fait cette formule 1 remplace la « poupée gonflable ».

TINGA : forme et sensation d’un vagin.

LE GEL LUBRIFIANT: Emmy nous renseigne sur les différentes sortes de gel: eau ou silicone et donne la préférence à ces derniers, sauf pour la femme enceinte. Le lubrifiant silicone ne pénètre pas dans la peau, reste en surface qu’il rend soyeuse,  une goutte reste tout le temps de la pénétration et pendant toute la durée du rapport. Il vaut mieux éviter les gels parfumés dont on finit par se lasser et se dégouter du parfum et des fruits qu’il représente (kiwi/fraise par exemple). Cependant il existe une gamme très étendue de parfums y compris les plus extravagants comme pain d’épice et barbe à papa. On peut utiliser le gel pour un massage ou toute autre circonstance sans forcément qu’elle soit sexuelle.

Emmy parle avec beaucoup d’aisance de ce qu’elle connaît parfaitement malgré son jeune âge (25ans) avec une réelle compétence, un humour léger. Elle évoque les 850 m2 de cet espace de charme dont elle est la gérante et qu’elle se refuse à nommer sexshop. Elle a su donner des exemples concrets des constations faites en boutique…

Vous voulez mon avis ?  Vous trouverez sur des sites spécialisés les sextoys évoqués sur le blog www.libidosexualite.com mais il est préférable d’aller dans les boutiques spécialisées où l’on vous conseillera intelligemment avec beaucoup de tact, on apportera des réponses adéquates à votre demande. Les responsables de ces espaces de charme ont une psychologie appropriée pour aborder la clientèle avec respect et compétente.

Il reste le petit chapitre à traiter – le regard psy -  ce que je ne manquerai pas de faire dès demain…

Ce que je vais relater là est le 3ème Sex-o-café. Malgré ce retour en arrière une question me taraude qui jusqu’à ce jour reste sans réponse. Curiosité, sortie mensuelle, voir du monde, se renseigner ? Qu’est-ce qui vous fait fréquenter le Sex-o-café ?

Peut-être un jour me donnera t-on une réponse qui me satisfasse. Quoiqu’il en soit voici comment s’est déroulé cette édition là!

Bordel au café aurait pu s’intituler ce SEX-O-CAFE là ! Oh, là, là Lyli n’y va pas de mains mortes et pourtant elle n’a pas tort ! Merci de le reconnaître. Éric, entre autre, était très mécontent. D’ailleurs il est le seul à l’avoir manifesté ouvertement avant la clôture. Fidèle depuis le premier rendez-vous et prenant la parole bien à propos, cette fois-ci, pour lui, il en fut tout autrement. Puisqu’il n’a pu parler que pour dire en fin de séance sa (presque) fureur.

Que s’est-il passé dans ce troisième rendez-vous ? D’abord une arrivée massive de personnes qui ne s’étaient pas inscrites ou qui avaient transgressé la règle – en sexualité la règle se transgresse facilement. Dans le cas qui nous occupe il faut savoir que nous ne pouvons guère dépasser une trentaine de participants compte tenu de l’exiguïté de la salle. Or, les participants sont arrivés par flots successifs bien au delà de 20h45 pour atteindre le nombre de 56. (56 c’est le nombre où Anne s’est arrêtée de compter. Elle y perdait son latin (les gens continuaient à rentrer) et la pagaille aidant elle se perdit dans les comptes. Onze messieurs. Il ne vous reste qu’à faire la différence pour avoir les dames.

Deuxième point qui concerne le retard. Les retardataires rentraient la fleur aux dents en produisant un sacré remue-ménage. Jojo (qui est Jojo? : le maître d’hôtel du bar, dévoué et très attentif aux allées et venues de la clientèle du 3.14) Jojo donc, en bon papa-poule doit ramener à chaque fois de quoi poser le postérieur des personnes en retard et en surnombre. Comment remplir un œuf? C’est la question que Jojo a du se poser ce premier avril. Oui, c’est vrai c’était aussi le premier avril, et peut-être certains étaient là pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une farce, que nous allions bien parler d‘Amour et de confusion. Pour la confusion c’est sûr, elle régnait. Quant à l’amour d’après certaines qui s’en plaignaient on en parlait pas beaucoup mais beaucoup trop de la sexualité.

Lyli, vas-y ! Raconte-nous autre chose que l’intendance, autre chose que de la promiscuité ! Je vais en parler mais d’abord faut planter le décor, non? Oui, parler de l’ambiance est important pour les lecteurs du blog. Reine et bien d’autres ayant justement critiqué le mauvais rapport antérieur. Aujourd’hui je m’applique.

Anne avait réglé la caméra prête à filmer, et ce, bien avant le comptage. C’est donc dans cette ambiance désordonnée, bruyante que Liliane, notre modératrice, rappela les règles élémentaires, demanda un peu de silence – qui se fit attendre longtemps – pour que nous puissions commencer. Cette fois, je pris la parole en premier. Tremblant de tout mon corps tout autant de la main qui tenait le texte, j’arrivais, me sembla-t-il à lire haut et fort le résumé d’un livre de Georges Abraham intitulé « Tout savoir pour comprendre l’érotisme de l’homme et de la femme » Ce texte résume dans sa totalité ce que j’essaye de faire passer comme idées. Est-ce utopique ? Sortir la sexualité de la boue dans laquelle elle se vautre, la sortir du graveleux, de la pornographie. Il est utile de considérer la première phrase du texte : « Ce n’est pas la sexualité qui épanouit l’être mais son accès à l’érotisme. S’ensuivit l’énumération des chapitres avec un très bref récapitulatif sur l’amour : Où prend-il sa source? Il est défini par ses contraires – La chimie de l’amour et la tempête hormonale qu’elle déchaîne dans le corps amoureux – L’amour sous toutes ses formes et ses appellations – et pour finir  » Confusion que sème la sexualité dans la relation amoureuse. » Vous pourrez retrouver les articles sur le blog. Ouf! Je respirais mieux, bien même; j’avais passé le cap en me lançant à l’eau et vaincu cette paralysie qui, les autres fois, me rendait muette. Ah, bon ? Les anciens n’avaient pas remarqué ma panique de prendre la parole en public?

Ensuite, il sera abordé les différences entre femme et homme dans la sexualité. Pour l’homme, le corps sait et ça marche tout seul. Il découvre l’orgasme sans avoir à l’apprendre. Par contre pour la femme qui ne le connait pas spontanément, l’orgasme sera le fruit d’une découverte plus ou moins heureuse du corps. Il décompose l’orgasme en quatre temps :

1- La phase d‘excitation. Elle se manifeste pour les femmes par humidification des parties génitales, les seins gonflent ainsi que les lèvres et les mamelons se dressent en durcissant. Pour l’homme lui, son érection prouvera son excitation. L’adrénaline se déverse à ce moment là entraînant une tension agréable.

2- La deuxième phase en plateau maintient l’excitation pendant que toutes les modifications de l’appareil sexuel sont exacerbées sous l’effet d’hormones.

3- Vient ensuite l’orgasme à proprement parlé qui envahit d’une douce euphorie avec des contractions plus ou moins fortes, notamment des contractions utérines.

4- La phase de résolution : le pénis, le clitoris, le vagin, les mamelons retrouvent leur taille initiale.

Le point G : localisation de son emplacement. Petit détour du côté des yogis tantriques : pour eux il existe 4 points répartis autour du point G.

Le moment est venu de parler d’amour et de philosophie. Platon et Aristote sont au menu. Amour difficile pour Platon puisqu’il est désir et que le désir provient d’un manque (utile de faire une piqûre de rappel d’un sex-o-café antérieur) alors que pour Spinoza (ou Aristote) l’amour est une joie qui se traduit par « aimer c’est se réjouir de ». Quoiqu’il en soit dans l’amour s’opposent les contraires. Au même titre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir faim pour aimer manger; il suffit de manger d’un bon appétit et aimer ce que l’on mange. Pour l’amour il en est de même. On n’a pas besoin d’être frustré pour faire l’amour…

L’éveil érotique est caractérisé par une grande violence émotionnelle. La rencontre sexuelle rend possible la propagation des ondes de plaisir… L’érotisation du corps de l’adolescent provoque un tumulte subi.

L’hormone du Plaisir est l‘ocytocine. C‘est elle qui lie l’enfant à sa mère lors de la tétée et serait garante de la fidélité dans le couple. Expérience de laboratoire sur des rats qui deviennent monogames suite à l’injection d’ocytocine dans le cerveau. Mesdames vous savez ce qu’il vous reste à faire. Une picouse d’ocytocine et tout rentrera dans l‘ordre et votre homme au bercail dans ses charentaises ! Cette hormone est aussi et surtout responsable de l’attachement. Attachement dont j’aurais bien aimé qu’on le développât. Mais qui fut passé sous silence. Manque de temps.

L’exposé terminé donna le top à l’assistance qui se leva pour aller chercher un verre. Re-branle-bas de combat, l’assistance relativement assagie, s’ébroua, sortit en trombe pour s’abreuver…

Ensuite ce fut tout et n’importe quoi. Un charivari au retour du bar. Des questions rarement posées. Un certain parla à plusieurs reprises de la confusion existant entre l’amour et le désir. Il insista pour dire que l’amour mettait du temps pour arriver. Il évoqua la générosité indispensable sans attente de quoique ce soit en retour; (ce en quoi il a totalement raison). J’ajouterai à la générosité le respect de l’autre. Il décrivait, nostalgique, l’amour idéal dont on rêve tous. Liliane prit pour exemple « L’art d’aimer » d’Erick Fromm et mentionna qu’il y a autant de voies que d’individus.

Une participante fait un parallèle « entre la cellule animale et la part animale de l’homme qui oscille de l’un à l’autre : tendance pulsionnelle rééquilibrée par la satisfaction qui diminuera la tension. L’éducation bien intégrée fera de la relation sexuelle le bonheur ou le malheur de le pratiquer. C’est compliqué pour se mettre en état de réceptivité. » Les interventions de cette personne étaient bien à propos, intéressantes. Et l’amour dans tout ça ? « Nous aussi (les femmes) nous pouvons avoir un côté bestial » l’air de dire que ce côté pulsionnel, animal n’était pas seulement réservé aux hommes. Oh ! Combien elle a raison !

Une autre avait envie que l’on lâche le côté sexuel pour parler d’amour: « On ne parle que de sexe et si peu d’amour » se plaignait-elle!. Ce à quoi il fut répondu par une autre femme « Quand on aime on connaît ce sentiment profond. Mais il faut une certaine maturité et vivre certaines expériences pour arriver à faire l’amour sans amour ». Ce fut un grand moment car ce que voulait exprimer cette dernière était que l’amour est un art; faire l’amour sans forcément éprouver un sentiment amoureux relevait d’une générosité, du don de soi et d’aimer faire l’amour. Un retour du nostalgique pour l’amour idéal où le charme a besoin de temps pour agir; la notion de l’amour qui s’enracine avec le temps est important pour aimer… Ce à quoi il fut rétorqué » Ça me décevrait de savoir que je n’aurais qu’un homme dans ma vie! »

Faudrait-il encore savoir et vouloir apprendre à prendre son temps; chose fort peu probable dans nos sociétés d’hyperconsommation où tout doit se faire vite et passer à autre chose si cela ne marche pas dès le début. À moins que la remise en question de nos valeurs…Mais c’est un autre sujet !

Il est ici évoqué un code qui suivrait un fil génétiquement déterminé qui nous conduirait… Un autre participant : 50°/° des gens se rencontrent sur leur lieu de travail. C’est l’endogamie qui prime! Est-ce la facilité ? Est-ce pour cela que les couples vont si mal ? Ce sont des questions qui se posent souvent.

Comme l’heure avançait à grand pas vers 22 heures la plainte d’Éric se fit entendre. Il ne viendra plus au SEX-O-CAFE dans de telles conditions. J’ai reconnu là de la frustration et presque de la colère…Liliane informe du thème du prochain SEX-O-CAFE : La sexualité compulsive.

Nous remercions chaleureusement l’assemblée. La grosse et magnifique porte s’ouvre sur l’œuf plein qui se fissure libérant les participants qui continuèrent leurs conversations. J’ai été remerciée des précisions que j’avais apportées, de la compréhension qu’elles en ont eue. Merci à ceux qui ont osé parler et à ceux qui ont écouté.

Comme quoi les sex-o-café se suivent mais ne se ressemblent pas. En attendant le prochain compte rendu du dernier débat (le chagrin d’amour, comment y remédier)…Je vous souhaite tout de bon.

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« Je sors m’installer au « bord du soleil »" m’informe joliment mon ami en fermant la porte d’entrée. Pas le temps de lui dire que pendant ce temps j’allais  retranscrire le débat du sex-o-café  ouvert par Laurent. Il demande pourquoi l’hétérosexualité ne pose pas les mêmes difficultés au moment de l’orientation sexuelle ? Est-ce dû à la société actuelle ? Suite aux informations exposées on s’aperçoit que la culture judéo-chrétienne s’est fortement imposée en ne  laissant pas vraiment le choix  aux individus quant à leur préférence sexuelle. Le problème se pose à partir du moment où la préférence sexuelle n’est pas conforme à la norme en vigueur, d’où la mise en exergue de l’homosexualité.

Dans le mode de formation de l’homosexualité est évoqué  l’œdipe inversé. Ainsi à la question de Fanny par rapport au développement de l’enfant dans les phases dont a parlé Freud (anale, orale, phallique ) n’y aurait-il pas une relation défectueuse à la mère ou au père, un rapport à la triangulation tel que décrit par Freud ? À ce jour de nombreuses théories sur l’homosexualité ont été échafaudées et toutes plus ou moins se sont vues récusées. Bien sûr toutes sortes d’hypothèses ont été émises et ce depuis que l’homosexualité est venue déranger l’ordre sexuel établi. Or, à l’heure actuelle rien ne vient confirmer l’une ou l’autre de ces théories puisque ni la génétique ni la biologie ont pu apporter d’explication satisfaisante qui tendrait à prouver une relation de cause à effet. En psy et à notre époque on considère que l’homosexualité est un choix du sujet (choix inconscient mais choix tout de même, en rapport avec son désir.) Freud avait déjà fait ce lien entre homosexualité et choix inconscient. Il refusa d’en faire une disposition innée ou naturelle (donc biologique) ou culturelle. Dans la résolution normale du complexe d’œdipe, l’enfant doit renoncer à ses désirs incestueux (et non pas les refouler)  désir le plus souvent inconscient. S’il ne le fait pas (renoncer) cela réapparaitra dans le type de conjoint choisi, cela se manifestera à travers certains problèmes de couple ou à travers ses névroses. Il en est de même pour l’œdipe inversé. Au départ il y a un choix inconscient, une position que l’individu prend pour gérer son désir. Pourquoi, demande Mireille, les adolescents changent leur sexualité en cours de route? Parce que les adolescents se cherchent ; l’adolescence est la période idéale pour explorer sa sexualité. Que penser des adolescents qui disent depuis le début « Je suis homo, et  je ne serai jamais hétéro ». Ce choix est-il irrévocable? C’est ce qu’on appelle des invertis absolus. Ces adolescents savent depuis toujours qu’ils sont attirés par les mêmes qu’eux mêmes, le même sexe qu’eux. C’est le cas d’un jeune homme qui est venu me consulter pour une tout autre raison que sa sexualité. Au fil des séances il est convenu de son homosexualité; à partir de ce moment là tout reprenait des proportions acceptables et il acceptait sa différence. La problématique restante est qu’il le tairait à son père, ne désirant pas attiser son courroux.

Qui est fait la femme qui fait l’homme ? Cette question est souvent posée y compris lors de la soirée où les exemples ne tarissent pas. Dans la plupart des couples homo il y aurait un élément passif, un autre actif. Ce que n’affiche pas vraiment les magasines gays qui n’exposent pas vraiment des « folles », des hommes très efféminés mais plutôt de très beaux gosses. Belle gueule, bien musclé, tel s’affiche l’homo qui n’est pas sans rappeler, (comme le fait remarquer Roland ou Marc, je ne sais plus) le culte romain. Les homo soignaient leur apparence, ils se devaient avant tout d’être virils… Liliane nous fait une petite aparté sur les lesbiennes en lisant le texte ci-dessous :

CES FEMMES QUI AIMENT LES FEMMES (Une enquête de Eli Flory)

La société française, en perpétuel mouvement, s’affiche de plus en plus gay-friendly à lire les sondages favorables au mariage des couples homosexuels  et à voir les devantures de lieux de réjouissances ou de villégiature s’étiqueter aux couleurs du rainbow flag, drapeau arc-en-ciel de la fierté « d’en être ». Les icônes lesbiennes d’aujourd’hui ne sont plus celles d’hier : après les courtisanes de l’Ancien Régime, les décadentes de le la Belle Époque et les militantes des seventies, on porte aux nues des joueuses de tennis et des pop stars. Le mythe des « deux amies » si rassurant à l’époque où la société voyait dans la procréation sa seule téléologie (étude de la religion, des textes sacrés), a fait son temps. La lipstick lesbian, celle qu’on ne remarque pas dans la rue parce que ses talons hauts, ses jupes courtes ou ses décolletés plongeants la classent dans la catégorie des « hétéros sexy », brouille les repères, désarçonne les hommes et alimente leurs fantasmes.

Dans l’inconscient collectif, malgré l’évolution des mentalités, l’homosexualité féminine n’est-elle-pas encore toujours considérée comme un choix de vie, affectif et esthétique, ou comme un goût, une préférence, voire une identité. Dans l’imaginaire masculin, on est lesbienne par défaut, c’est un pis-aller. A moins qu’un appétit sexuel démesuré n’abolisse les frontières entre les sexes, le goût des femmes est souvent la conséquence d’un dégoût des hommes, mis sur le compte d’une relation conflictuelle avec le père et/ou la mère, d’expériences décevantes vécues dans les bras d’un garçon – du chagrin d’amour d’adolescente aux violences sexuelles. Combien sont-ils encore pour penser que, si une lesbienne les « essayait », elle aimerait les hommes ?

Beaucoup d’hommes avouent fantasmer sur les femmes qui font l’amour entre elles : partager leur couche est souvent perçu comme un eldorado sexuel. D’autres, au contraire, souvent du fait de leur culture ou de leur religion, rejettent l’homosexualité féminine qu’ils perçoivent comme du gâchis, quand ils ne brandissent pas le Coran ou la Bible pour châtier ces « maîtresses de Satan ».

Une femme qui est avec une femme c’est avant tout par passion amoureuse.

La relation lesbienne reste pour beaucoup d’hétérosexuelles, une relation incomplète à mettre sur le compte de l’amitié amoureuse, de la tendresse, de la complicité affective. Le monde gay et lesbien n’est pas un. Des divergences d’intérêts et de way of life dessinent des territoires aux frontières souvent imperméables. Les lesbiennes ont leur presse, leurs festivals, leurs archives.

Le film Gazon maudit, sorti en 1995, s’avère révélateur du regard porté sur le couple lesbien. Vision caricaturale d’une liaison entre deux femmes. La vogue du porno chic dans la publicité, parce que le cul fait vendre. Les publicitaires aiment jouer avec l’ambiguïté des femmes et des relations qu’elles peuvent entretenir. Images sexy, mâtinées de glamour pour bourgeoises et demi-mondaines. Cette vogue a favorisé le développement du fantasme masculin archétypique de la lesbienne hypersexuée. L’homosexualité féminine est d’autant plus considérée que son image est déformée ou recréée à travers le prisme d’un imaginaire érotique hétéro centré. La lesbienne n’existe pas encore à part entière, en dehors des stéréotypes de la « camionneuse » ou de la « femme fatale ».

Elle fut longtemps considérée comme une anomalie, une chose sans nom, hors normes, en marge des faits naturels et sociaux si bien que les mots pour la nommer ont fait défaut pendant des siècles. Jusqu’au 16ème siècle, la langue française ignore la lesbienne en ne la nommant pas. Aucune législation spécifique n’a vraiment réprimé l’amour entre femmes.

Les « vilaines » (anciennement appelées tribades) sont les courtisanes, les prostituées, les hétaïres (Femme éduquée et de haut niveau social qui offre compagnie et services sexuels, souvent de manière non ponctuelle) de la Grèce antique, les femmes de mauvaise vie, mais aussi et surtout les disciples de Sapho. A l’époque de la Renaissance, où l’homme se prend pour le centre du monde, aimer une femme se réduit à des techniques sexuelles très approximatives et vaguement animales. Elles s’entrefrottent, rien de plus. Que pourraient-elles faire d’autre d’ailleurs, celles à qui manque le phallus. Leurs étreintes, privées de ce seul objet de plaisir, ne peuvent être qu’une pâle imitation, une contrefaçon de l’amour que les hommes font aux femmes. « Une femme qui abuse d’une autre femme » définition de 1762 dans la « 4ème Édition du Dictionnaire de l’Académie », qui va s’imposer jusqu’au début du 20ème siècle, sous l’influence des nouvelles découvertes, faites par des hommes, de l’anatomie féminine.

Diderot parle d’une « espèce de dépravation particulière aussi inexplicable que celle qui enflamme un homme pour un autre homme ». C’est de la faute du clitoris. La Tribade est une « femme dont le clitoris a pris un développement exagéré et qui abuse de son sexe ». Le mot « lesbienne » apparaît en 1904, dans le Nouveau Larousse illustré avec le sens de « femmes aimant les femmes » Toute sexualité qui n’a pas pour finalité la reproduction de l’espèce est considérée comme anormale. Puis une dichotomie entre sexe anatomique et instinct sexuel va faire école aussi bien chez les médecins que dans l’inconscient collectif. Sous l’influence des mouvements féministes, le terme de lesbienne va connaître des inflexions importantes en se teintant d’une coloration politique et idéologique.

L’homosexualité féminine reste encore sujette à discrimination et à propos lesbophobes, qui empêchent certaines femmes d’assumer ce qu’elles sont et de s’épanouir. Un sondage SOFRES en 1997 révélait que 80 % des jeunes homo intérrogés disaient mener une double vie et ne pas assumer leur homosexualité ; 10 % d’entre eux la vivaient sur le mode du refoulement. Au final, seuls 10 % de la jeune population homosexuelle pouvaient affirmer sans baisser les yeux, « être bien dans sa peau ».

La suite des questions posées seront dans le prochain article; donc

à suivre

le lien d’un article paru sur le blog libidosexualité que vous pourrez suivre

http://www.libidosexualite.com/2011/01/homophobie-ou-la-haine-du-different-dans-la-transgression-des-preferences-sexuelles/

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Au repos, une perle que seules les femmes enserrent à l’abri de leur vulve (voir l’article précédent).  Excité, tel un anthurium, le clitoris s’érige en une longue hampe. Gorgées de sang, les « jambes » autour du pubis entourent une paire de deux corps caverneux  où contre elles se nichent deux bulbes en forme d’amande qui s’étirent près des grandes lèvres, les corps spongieux. Ces quatre fuseaux gonflés de sang pendant l’amour, enserrent le vagin. Ou la verge qui s’y trouve. Alors là, bonjour le décalage horaire, on ne sait plus l’heure ni le lieu habité.

C’est ici que se situe le point G. Sur la paroi intérieure dans la partie profonde du clitoris, le point G, massé par le pénis de Monsieur, s’extravase comme l’exocet en plein vol. Le clitoris, volumineux organe à quatre branches érectiles est le seul pourvoyeur de plaisir, contrairement au vagin qui ne dispose d’aucune innervation. Le vagin, fonctionnel, accueille l’oiseau de Monsieur et c’est le clitoris qui fait  chanter l’oiseau de Madame.

La question dès lors ne se pose plus pour savoir si une femme est clitoridienne ou vaginale. Vous l’aurez compris, si le clitoris est en émoi, le vagin, fourreau accueillant, participera au plaisir. Le clitoris est l’organe humain dévolu au seul plaisir féminin. Les féministes des années 70 l’ont mis en évidence, le Dr Foldès le réhabilite 40 ans après. Jouissance et reproduction ne peuvent plus être séparés mais cheminent de concert pour donner aux femmes le droit au plaisir.

La révolution du plaisir féminin n’est qu’un début. En ces temps d’apparente sexualité débridée, où tout est mis en œuvre pour le seul plaisir des hommes, la plupart des femmes culpabilisent à revendiquer leur plaisir autrement que par la pénétration systématique. Parce qu’elles ignorent leur clitoris, à plus forte raison comment pourraient elles en faire prendre conscience à leur compagnon?

Certaines femmes comme Natalie Angier (Prix Pulitzer dans Woman. An Intimate Geography) consacre un chapitre entier à revaloriser le plaisir clitoridien, évoque la puissance dionysiaque des femmes. Et en France leDr Damien Mascret  et la journaliste Maïa Mazaurette dans la « Revanche du clitoris » en parle comme d’une véritable excision intellectuelle de l’Occident dont Freud serait à l’origine. Pour lui, les femmes devaient s’en débarrasser : est-ce par lui  que Marie Bonaparte avait succombé en se faisant excisée ? Le saura-t-on jamais.

Demain nous poursuivrons cet article sur le plaisir féminin. Sans attendre demain, faites-vous plaisir. Avec Antoine dont voici la chanson (si le lien fonctionne) et en changeant les paroles.

http://www.greatsong.net/PAROLES-ANTOINE,JE-LAPPELLE-CANNELLE,101180761.html

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Aujourd’hui nous allons nous pencher sur l’anatomie. Anatomie féminine et la sexualité qui en découle. La sexualité féminine posait tant de problèmes à papa Freud qu’il la nomma aussi mystérieuse qu »Un continent noir« . Même si nous devons beaucoup à ce cher homme pour avoir sorti la sexualité de l’ornière, on pourrait lui reprocher d’être resté bloqué sur le pénis et d’en faire la pièce maîtresse pour l’homme ET pour la femme, érigeant cet appendice en »primat du phallus. » Il se désintéressa de  la sexualité féminine en oubliant qu’elle était dotée de son corollaire le CLITORIS. C’est de lui essentiellement dont nous allons parler. Mais non pas de Freud mais de son oubli !

Un sexe de femme pareil à la fleur d’orchidée, très peu s’y intéressèrent. À part Marie Bonaparte pour se le faire ôter (exciser) par trois fois. Puisqu’il ne servait pas son plaisir orgasmique, trop éloigné du méat urétral, distance trop grande entre clitoris et le vagin, autant l’enlever. C’est ce qu’elle fit.. S’attendait-elle, la très chère, à ce que son clitoris remplisse l’office pénien pour s’auto-masturber ? Attendait-elle des hommes de sa vie une satisfaction sexuelle qu’elle ne trouva jamais auprès d’eux, le coït la laissant de marbre? Voulait-elle les préserver de la menace que représentait cette apparence phallique qu’elle attribuait au clitoris et entériner le désir des hommes pour qu’ils restent seuls maîtres à bord? Ici, ce n’est pas Marie qui nous intéresse mais de cette perle dont elle se débarrassa.

Du point G dont parlent les sexologues, Philippe Brenot en distingue deux : le premier étant fantôme et ne serait qu’un fantasme masculin selon lequel un homme pourrait faire jouir une femme à volonté, la déclencher comme un sex-toys. Le second point G est la zone sensible associée au clitoris, dixit Ph.Brenot. Le Dr Pierre Foldès (anatomiste et chirurgien) lui, reconstruit depuis vingt ans des clitoris des femmes excisées. Cet homme se fâche quand il évoque la pauvreté des bibliographies médicales concernant la sexualité féminine et le clitoris en particulier. Des milliers de références sur la chirurgie  du  pénis, rien sur le clitoris. Médicalement la femme est niée, autant que son organe du plaisir (clitoris).

Le clitoris, n’est pas un petit pénis comme on l’a longtemps cru. C’est une femme chirurgienne, Helen O’ Connor, qui en 1998 démontre les erreurs  perpétrées depuis des lustres de l’anatomie admise du clitoris. Pierre Foldès et Odile Buisson, à l’aide d’un matériel de fortune qu’ils ont bricolé, découvrent le grand oiseau qu’est l’organe du plaisir féminin. Le clitoris présente une petite tête de la taille d’une myrtille posée à fleur de pubis dont peu imaginent et visualisent la partie enchâssée sous la peau. »

Ce que montre l’échographie de ces deux obstinés chercheurs est  que l’oiseau caressé finit par chanter, comme chante Antoine à Cannelle  » J’ai un oiseau qui chante ». Lorsque l’oiseau de Cannelle chante elle n’a plus rien à envier à Antoine. Le clitoris en forme de myrtille est un organe comme un canevas enchevêtré d’un réseau de nerfs deux fois plus denses que le gland du pénis et les 8000 corpuscules de Krause sont des capteurs nerveux les plus sensibles du corps directement reliés au cerveau. De frôler ce petit bouton fera éprouver à la dame des sensations très agréablement fortes. Par sa puissante capillarité,  le clitoris se remplira de sang, et provoquera l’érection.

Suivi de la tête de l’oiseau de Cannelle un cou relié au cordage de 20 à 30 millimètres parcourant le pubis. Très innervé, il est sensible et aussi très capillarisé, il s’enfonce dans la chair en redescendant le long de l’os pubien. Toujours démontré par l’échographie on aperçoit quatre longues jambes (sorte de racines) de 10 à 12 cm qu’il lance autour du vagin…

C’est assez pour ce soir. Demain je vous promets la suite du chant de l’oiseau de Cannelle. En attendant essayez de le faire chanter, seule ou par l’entremise de votre compagnon. Que diable il est temps qu’il apprenne !

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Bordel au café aurait pu s’intituler ce dernier SEX-O-CAFE ! Oh, là, là Lyli n’y va pas de mains mortes et pourtant elle n’a pas tort ! Merci de le reconnaître. Éric, entre autre, était très mécontent. D’ailleurs il est le seul à l’avoir manifesté ouvertement avant la clôture.  Fidèle  depuis le premier rendez-vous et prenant la parole bien à propos, cette fois-ci, pour lui, il en fut tout autrement. Puisqu’il n’a pu parler que pour dire en fin de séance sa (presque) fureur.

Que s’est-il passé dans ce troisième rendez-vous ? D’abord une arrivée massive de personnes qui ne s’étaient pas inscrites ou qui avaient transgressé la règle – en sexualité la règle se transgresse facilement. Dans le cas qui nous occupe il faut savoir que nous ne pouvons guère dépasser une trentaine de participants compte tenu de l’exiguïté de la salle. Or, les participants sont arrivés par flots successifs bien au delà de 20h45 pour atteindre le nombre de 56. (56 c’est le nombre où Anne s’est arrêtée de compter. Elle y perdait son latin (les gens continuaient à rentrer) et la pagaille aidant elle se perdit dans les comptes.  Onze messieurs. Il ne vous reste qu’à faire la différence pour avoir les dames.

Deuxième point donc concerne le retard. Les retardataires rentraient la fleur aux dents en produisant un sacré remue-ménage. Jojo (qui est Jojo? : le maître d’hôtel du bar, dévoué et très attentif aux allées et venues  de la clientèle du 3.14) Jojo donc, en bon papa-poule doit ramener à chaque fois de quoi poser le postérieur des personnes  en retard et en surnombre. Comment remplir un œuf? C’est la question que Jojo a due se poser ce premier avril. Oui, c’est vrai c’était aussi le premier avril, et peut-être certains étaient là pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une farce, que nous allions bien parler d‘Amour et de confusion. Pour la confusion c’est sûr, elle régnait. Quant à l’amour d’après certaines qui s’en plaignaient on en parlait pas beaucoup mais beaucoup trop de la sexualité.

Lyli, vas-y ! Raconte-nous autre chose que l’intendance, autre chose que de la promiscuité ! Je vais en parler mais d’abord faut planter le décor, non? Oui, parler de l’ambiance est importante pour les lecteurs du blog. Reine et bien d’autres ayant justement critiqué le mauvais rapport antérieur. Aujourd’hui je m’applique.

Anne avait réglé la caméra prête à filmer, et ce, bien avant le comptage. C’est donc dans cette ambiance désordonnée, bruyante que Liliane, notre  modératrice,  rappela les règles élémentaires, demanda un peu de silence – qui se fit attendre longtemps -  pour que nous puissions commencer.  Cette fois, je pris la parole en premier.  Tremblant de tout mon corps tout autant de la main qui tenait le texte j’arrivais me sembla-t-il à lire haut et fort le résumé d’un livre de Georges Abraham intitulé « Tout savoir pour comprendre l’érotisme de l’homme et de la femme » Ce texte résume dans sa totalité ce que j’essaye de faire passer comme idées. Est-ce utopique ? Sortir la sexualité de la boue dans laquelle elle se vautre, la sortir du graveleux, de la pornographie. Il est utile de considérer la première phrase du texte : « Ce n’est pas la sexualité qui épanouit l’être mais son accès à l’érotisme. S’ensuivit l’énumération des chapitres avec un très bref récapitulatif sur l’amour : Où prend-il sa source? Il est défini par ses contraire – La chimie de l’amour et la tempête hormonale qu’elle déchaîne dans le corps amoureux – L’amour sous toutes ses formes et ses appellations – et pour finir La confusion que sème la sexualité dans la relation amoureuse. Vous pourrez retrouver les articles sur le blog. Ouf! Je respirais mieux, bien même; j’avais passé le cap en me lançant à l’eau et vaincu cette paralysie qui les autres fois, me rendait muette. Ah, bon ? Les anciens n’avaient pas remarqué ma panique de prendre la parole en public?

Ensuite, Christophe prit la parole en parlant des différences entre femmes et hommes dans la sexualité. Pour les hommes, le corps sait et ça marche tout seul. Ils découvrent l’orgasme sans avoir à l’apprendre. Par contre pour les femmes qui ne le connaissent pas spontanément, l’orgasme sera le fruit d’une découverte plus ou moins heureuse du corps. Il décompose l’orgasme en quatre temps :

1- La phase d‘excitation. Elle se manifeste pour les femmes par humidification des parties génitales, les seins gonflent ainsi que les lèvres et les mamelons se dressent en durcissant. Pour l’homme lui, son érection prouvera son excitation. L’adrénaline se déversant à ce moment là entraîne une tension agréable. 2- La deuxième phase en plateau maintient l’excitation pendant que toutes les modifications de l’appareil sexuel sont exacerbées sous l’effet d’hormones. 3- Vient ensuite l’orgasme à proprement parlé qui envahit d’une douce euphorie avec des contractions plus ou moins fortes, notamment des contractions utérines. 4- La phase de résolution : le pénis, le clitoris, le vagin, les mamelons retrouvent leur taille initiale.

Le point G : Christophe renseigne sur son emplacement. Petit détour du côté des yogis tantriques : pour eux il existe 4 points répartis autour du point G.

Le moment est venu pour Christophe de parler d’amour et de philosophie. Platon et Aristote sont au menu. Amour difficile pour Platon puisqu’il est désir et que le désir provient d’un manque (utile de faire une piqûre de rappel du 2ème sex-o-cafe) alors que pour Spinoza (ou Aristote) l’amour est une joie qui se traduit par « aimer c’est se réjouir de ».  Quoiqu’il en soit dans l’amour s’opposent les contraires. Au même titre qu’il n’est pas nécessaire d’avoir faim pour aimer manger; il suffit de manger d’un bon appétit et aimer ce que l’on mange. Pour l’amour il en est de même. On n’a pas besoin d’être frustré pour faire l’amour…

L’éveil érotique est caractérisé par une grande violence émotionnelle. La rencontre sexuelle rend possible la propagation des ondes de plaisir… L’érotisation du corps de l’adolescent provoque un tumulte subi.

L’hormone du Plaisir est l‘ocytocine. C‘est elle qui lie l’enfant à sa mère lors de la tétée et serait garante de la fidélité dans le couple. Expérience de laboratoire sur des rats qui deviennent monogames suite à l’injection d’ocytocine dans le cerveau. Mesdames vous savez ce qu’il vous reste à faire. Une picouse d’ocytocine et tout rentrera dans l ‘ordre  et votre homme au bercail dans ses charentaises ! Cette hormone est aussi et surtout responsable de l’attachement. Attachement dont j’aurais bien aimé qu’on le développât. Mais qui fut passé sous silence. Manque de temps.

Christophe terminant son exposé donna le top à l’assistance qui se leva pour aller chercher un verre. Re-branle-bas de combat, l’assistance relativement assagie, s’ébroua, sortit en trombe pour s’abreuver. Au retour dans le salon Ganesh, Christophe fit une place à la Garcitude qui s’installa en quatrième position sur le canapé. La Garcitude de retour, j’étais contente.

Ensuite ce fut tout et n’importe quoi. Un charivari au retour du bar. Des questions rarement posées. Un certain parla à plusieurs reprises de la confusion existant entre l’amour le désir. Il insista pour dire que l’amour mettait du temps pour arriver. Il évoqua la générosité indispensable sans attente de quoique ce soit en retour; (ce en quoi il a totalement raison). J’ajouterai à la générosité le respect de l’autre. Il décrivait, nostalgique, l’amour idéal dont on rêve tous. Liliane prit pour exemple « L’art d’aimer » d’Erick Fromm et mentionna qu’il y a autant de voies que d’individus.

Une participante fait un parallèle « entre la cellule animale et la part animale de  l’homme qui oscille de l’un à l’autre : tendance pulsionnelle rééquilibrée par la satisfaction qui  diminuera la tension. L’éducation bien intégrée fera de la relation sexuelle le bonheur ou le malheur de le pratiquer. C’est compliqué pour se mettre en état de réceptivité. » Les interventions de cette personne étaient bien à propos, intéressantes. Et l’amour dans tout ça ? « Nous aussi (les femmes) nous pouvons avoir un côté bestial » l’air de dire que ce côté pulsionnel, animal n’était pas seulement réservé aux hommes. Oh! combien elle a raison !

Une autre avait envie que l’on lâche le côté sexuel pour parler d’amour: « On ne parle que de sexe et si peu d’amour » se plaignait-elle!. Ce à quoi il fut répondu par une autre femme « Quand on aime on connaît ce sentiment profond. Mais il faut une certaine maturité et vivre certaines expériences pour arriver à faire l’amour sans amour ». Ce fut un grand moment car ce que voulait exprimer cette dernière était que l’amour est un art; faire l’amour sans forcément éprouver un sentiment amoureux relevait d’une générosité, du don de soi et d’aimer faire l’amour.Un retour du nostalgique pour l’amour idéal où le charme a besoin de temps pour agir; la notion de l’amour qui s’enracine avec le temps est important pour aimer… Ce à quoi il fut rétorqué  » Ça me décevrait de savoir que je n’aurais qu’un homme dans ma vie! »

Faudrait-il encore savoir et vouloir apprendre à prendre son temps; chose fort peu probable dans nos sociétés d’hyperconsommation où tout doit se faire vite et passer à autre chose si cela ne marche pas dès le début. À moins que la remise en question de nos valeurs…Mais c’est un autre sujet !

Christophe parle d’un code qui suivrait un fil génétiquement déterminé qui nous conduirait… Un autre participant : 50°/° des gens se rencontrent sur leur lieu de travail. C’est l’endogamie qui prime! Est-ce la facilité ? Est-ce pour cela que les couples vont si mal ? Ce sont des questions qui peuvent se poser.

Comme l’heure avançait à grand pas vers 22 heures la plainte d’Éric se fit entendre. Il ne viendra plus au SEX-O-CAFE dans  de telles conditions. J’ai reconnu là de la frustration et presque de la colère…Liliane informa du thème du prochain SEX-O-CAFE : La sexualité compulsive. Christophe remercia chaleureusement  l’assemblée. La grosse et magnifique porte s’ouvrit, l’œuf plein se fissura libérant les participants et les conversations continuèrent. Je fus remerciée par de jeunes femmes des précisions que j’avais apportées, de la compréhension qu’elles en ont eue. Merci à elles. Merci à tous les intervenants : Sylvain,Nathalie, Muriel, Anne, Nadège, Pascale, Caroline, Steve…et tous les autres dont je n’ai pas retenu le prénom. Merci à ceux qui ont osé parler et à ceux qui ont écouté.

Passez de belles Pâques.

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Le baiser

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Le fait de s’embrasser – se donner un baiser - puisque c’est de cela dont il s’agit, est la réunion des lèvres. Quatre en principe  et d’une langue dans le baiser amoureux ou de deux lèvres et d’une main ou d’une joue. Mais ce n’est pas cela qui nous intéresse bien que de ces deux manières l’une est une marque de respect, l’autre d’affection.

Seul le genre humain a le visage pourvu de lèvres avec un extérieur et un intérieur qui renferme un système sensoriel similaire à celui du clitoris et du pénis : c’est à dire un organe érectile… Cet organe érectile – appelé corpuscule de Krause – est identique aux trois endroits (lèvres, clitoris et pénis). Il libère la fameuse ocytocine. On comprend dès lors l’importance du baiser puisque  cette hormone déclenchera le processus de l’orgasme. Par la contraction des lèvres et le relâchement du corps l’hormone s’y répand pendant un baiser amoureux.

Échanger notre salive nous immunise, renforce notre bien être et notre vitalité, raffermit la tonicité de nos lèvres. D’où l’intérêt du baiser, qui en libérant les hormones anti-stress, stimule l’excitation. Le baiser servira de messager aux préliminaires incitant à s’unir et couvrir de baisers toutes les parties du corps.

À l’origine du baiser « intra buccal – c’est la nourriture qui était donnée au bouche à bouche aux nouveaux nés, aux petits enfants. On retrouve ces pratiques chez les grands singes et chez les humains dans certaines cultures.

Viens là, toi, que je te mange. Un doigt sur la bouche et chut je n’en dirai pas plus !

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Comme précédemment c’est avec l’aide  du livre « Eloge de la masturbation » de Ph.Brenot que nous allons continuer le pèlerinage vers notre centre intime. Avant S.A.Tissot (1728) maître après Dieu  et créateur du mythe du fléau masturbatoire, on se masturbait allègrement dans les chaumières, sans y trouver à redire, sans que cet acte soit répréhensible ni comme pouvant mettre un terme à l’espèce humaine. Un siècle plus tôt avant ce médecin, la masturbation n’était condamnée ni par l’Eglise ni par la médecine ni par la société qui mettait seulement en garde contre ses excès. Il a suffi de la publication d’un ouvrage de Samuel Tissot en 1758 « Essai sur les maladies produites par la masturbation«   pour mettre le feu aux poudres et réveiller la chasse aux sorcières en transformant durablement les habitudes et la morale jusqu’au début du XX° siècle…  Mais avant cela, la découverte du spermatozoïde par Leeuwenhoek et  de son contenu vivant changea la donne des savants et des philosophes de l’époque  qui durent repenser la morale sexuelle à la lumière de cette nouvelle et étonnante perspective.(Ph. Brenot)  La publication d’un ouvrage anonyme attribué par Tissot à un certain Dr Bekkers : Onania ou le Péché infâme de la souillure de soi et toutes ses conséquences affreuses chez les deux sexes, avec des conseils moraux et physiques  à l’adresse de ceux qui ont déjà eu préjudice de cette abominable habitude dont Voltaire en recense  vingt quatre édition – rien que ça!-, met en marche le complot médico-religieux en condamnant la masturbation.

Au cours des XII et XIII ème siécle,  l’acte solitaire se vivait librement dans le plaisir, aucune condamnation n’y portait atteinte en ne laissant que peu de traces dans la littérature, si ce n’est quelque satire burlesque qui fait toujours de l’acte solitaire une alternative plaisante, mais stérile, au plaisir fécondant.  Elle (la littérature) nous informe sur l’acte solitaire comme étant un substitut quand il ne peut se réaliser à deux, un jeu de l’amour dans les préliminaires recommandé par Ambroise Paré; elle a toujours chanté la légitimité et …l’honnêteté de l’acte le plus naturel et le plus nécessaire à la nature humaine. Cette ambiance libre, érotique relativement libertine, est à mille lieux de penser à la tourmente qui va s’abattre au XVIIème causée par Tissot et ses préceptes liberticides auprès duquel  se confesseront Rousseau et Diderot qui tout deux se compromettent dans cette morale assassine. Ces deux là avaient le sexe solitaire, coupable, d’autres tourmentés par lui comme le fut Julien Green; certains refoulèrent les « mauvaises habitudes » ainsi firent Proust et Gide, et d’autres encore comme Sachs et Emmanuelle y trouvèrent une immense joie…

Il semblerait que le terme masturbation soit apparu sous la plume de Montaigne, écrivain lucide empreint de sagesse. Libre penseur et penseur libre de tout dogmatisme, Montaigne s’appuyant sur la Raison et la Nature était défenseur du loisir, du bonheur et de la Liberté de l’homme. Pendant plus d’un siècle coexistent deux mots manustupration (de manus, main et stupratio, action de souiller) et masturbation (du latin masturbatio, ou du grec mastropeuein, prostituer). L’usage de ces mots était rare puisqu’en ce temps de Montaigne la masturbation n’est pas frappée d’interdit mais a plutôt sa place naturelle  dans la maturation et dans l’épanouissement sexuel (Ph.Brenot) Il fallut attendre 1835 pour que ce mot fasse son apparition dans la sixième édition le Dictionnaire  de l’Académie ! Avant la naissance du mot masturbation, on se manuélisait, on se clitorisait. Se manuéliser ou se clitoriser était le seul moyen d’être sage au couvent, en prison, avant le mariage et en toutes circonstances où il ne fallait user des organes de la génération qu’à des fins de procréation.

À la fin du XIX on doit à un médecin anglais l’invention du terme autoérotisme qui définit la masturbation comme un fait naturel sans conséquence pathologique. Mais avant d’en arriver là, il faudra encore faire la différence entre celle-ci et l’onanisme. A bientôt pour la suite, en attendant soyez sage!

Cet article a déjà été publié en mai. Vu la demande concernant la masturbation tous les articles la concernant déjà édités le seront de nouveau.