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Posts tagged ‘confiance’

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Qu’est-ce que la fidélité, sinon et d’abord un engagement envers soi-même? Combien d’entre nous peuvent se targuer de n’avoir jamais été infidèle à ses idées, à ses amours, à un parti, à ses souvenirs, à soi-même ?

Étymologiquement infidèle signifie qui n’a pas la foi. Par extension ce qualificatif est appliqué aux non-croyants d’une religion par ses fidèles. La fidélité serait donc une illusion au sens freudien dans la mesure où celle-ci comporte la croyance en un « toujours », en l’exclusivité d’être unique et seul désir pour un(e) autre, d’avoir et de servir des idées fussent-elles erronées à un moment donné. D’être privé de la liberté d’en changer. Cette croyance de la fidélité comme vertu émane du judéo-christianisme et ne sert qu’à rassurer l’époux sur sa paternité.  Or, toutes les idées qui expriment une exigence absolue sont non seulement absurdes mais qui plus  est, sont nocives.  Cette croyance de fidélité est incompatible avec la nature humaine, elle dépossède la personne de sa liberté, l’inféode à des comportements qui, parce qu’ils sont soumis à une croyance, sont immuables.

Cependant à l’origine de la fidélité se trouve un engagement. On peut se dire fidèle dans le cas où l’on respecte son engagement, sa promesse. Il y a infidélité s’il y a rupture de l’engagement pris, s’il y a trahison dans la confiance accordée.  Le mariage est lié à une promesse de fidélité, de respect du conjoint. Fidélité sexuelle, s’entend. Du moins c’est ce qui est demandé lors du passage devant Monsieur le maire, Monsieur le curé. Parce que l’infidélité intra-conjugale existe et les révélations sur le divan du psy sont étonnantes.

Qu’est-ce qu’une infidélité intra-conjugale demanderez-vous ? Des liaisons non extra-conjugales mais intra-conjugales. Il s’agit de liaisons avec les fantasmes (toujours eux) qui interviennent quand le couple fait l’amour; des images d’une tierce personne qui fera monter l’excitation du partenaire pour un autre ou une autre que celle ou que celui qui partage le lit. En fait peu d’hommes et de femmes sont fidèles dans leur tête.  C’est une constatation que cette infidélité mentale; elle permet de satisfaire un désir (d’infidélité) inavoué. Voir ailleurs si l’herbe est plus verte, en quelque sorte. L’exclusivité, la fidélité appartiennent à la passion, le mariage l’en éloigne. Au moins en pensée.

La fidélité ne devrait pas renoncer à la liberté de penser et d’exprimer ses pensées. Être fidèle à soi-même signifie être maître de sa vie dans la totale cohérence avec ses pensées et accepter, le cas échéant, de pouvoir en changer. Comme les choix, pouvoir en changer si ne sont pas les bons. Reconnaître que  ce qui était acceptable et conforme à un moment donné et accepter que ça ne puisse plus l’être. Accepter de changer de points de vue, de regard, d’opinions sur soi-même et les autres,  implique une lucidité qui permettra de se désolidariser d’un contenu qui ne nous ressemble plus en restant fidèle à soi-même.

« J’ai fini par m’apercevoir que je n’étais pas le seul à partager la fidélité de mon épouse » faisait dire Eugène Labiche à un comédien.

Personnellement j’ai été fidèle à chaque homme que j’ai aimé. Par contre j’ai été quelques fois infidèle à moi-même justement à cause de cette fidélité aux hommes que j’ai aimés. C’était avant !

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Qu’est-ce que la fidélité, sinon et d’abord un engagement envers soi-même? Combien d’entre nous peuvent se targuer de n’avoir jamais été infidèle à ses idées, à ses amours, à son parti, à ses souvenirs, à soi-même ?

Étymologiquement infidèle signifie qui n’a pas la foi. Par extension ce qualificatif est appliqué aux non-croyant d’une religion par ses fidèles. La fidélité serait donc une illusion au sens freudien dans la mesure où celle-ci comporte la croyance en un « toujours », en l’exclusivité d’être unique et seul désir pour un(e) autre, d’avoir et de servir des idées fussent-elles erronées à un moment donné. D’être privé de la liberté d’en changer. Cette croyance de la fidélité comme vertu émane du judéo-christianisme et ne sert qu’à rassurer l’époux sur sa paternité.  Or, toutes les idées qui expriment une exigence absolue sont non seulement absurdes mais qui plus  est, sont nocives.  Cette croyance de fidélité est incompatible avec la nature humaine, elle dépossède la personne de sa liberté, l’inféode à des comportements qui, parce qu’ils sont soumis à une croyance, sont immuables.

Cependant à l’origine de la fidélité se trouve un engagement. On peut se dire fidèle dans le cas où l’on respecte son engagement, sa promesse. Il y a infidélité s’il y a rupture de l’engagement pris, s’il y a trahison dans la confiance accordée.  Le mariage est lié à une promesse de fidélité, de respect du conjoint. Fidélité sexuelle, s’entend. Du moins c’est ce qui est demandé lors du passage devant Monsieur le maire, Monsieur le curé. Parce que l’infidélité intra-conjugale existe et les révélations sur le divan du psy sont étonnantes.

Qu’est-ce qu’une infidélité intra-conjugale demanderez-vous ? Des liaisons non extra-conjugales mais intra-conjugales. Il s’agit de liaisons avec les fantasmes (toujours eux) qui interviennent quand le couple fait l’amour; des images d’une tierce personne qui fera monter l’excitation du partenaire pour un autre ou une autre que celle ou que celui qui partage le lit. En fait peu d’hommes et de femmes sont fidèles dans leur tête.  C’est une constatation que cette infidélité mentale; elle permet de satisfaire un désir (d’infidélité) inavoué. Voir ailleurs si l’herbe est plus verte, en quelque sorte. L’exclusivité, la fidélité appartiennent à la passion, le mariage l’en éloigne. Au moins en pensée.

La fidélité ne devrait pas renoncer à la liberté de penser et d’exprimer ses pensées. Être fidèle à soi-même signifie être maître de sa vie dans la totale cohérence avec ses pensées et accepter, le cas échéant, de pouvoir en changer. Comme les choix si ne sont pas les bons. Reconnaître que  ce qui était acceptable et conforme à un moment donné et accepter que ça ne puisse plus l’être. Accepter de changer de points de vue, de regard, d’opinions sur soi-même et les autres,  implique une lucidité qui permettra de se désolidariser d’un contenu qui ne nous ressemble plus en restant fidèle à soi-même.

« J’ai fini par m’apercevoir que je n’étais pas le seul à partager la fidélité de mon épouse » faisait dire Eugène Labiche à un comédien.

Personnellement j’ai été fidèle à chaque homme que j’ai aimé. Par contre j’ai été quelques fois infidèle à moi-même justement à cause de cette fidélité aux hommes que j’ai aimés. C’était avant !

J’ai le plaisir et la joie de vous informer de l’ouverture du site http://www.therapeute-en-ligne.com/ afin de satisfaire aux demandes que j’ai reçues, aussi bien personnelles que via le blog  (voir commentaire ci-après)

Je trouve largement mon compte dans vos “chroniques” pertinentes, riches, originales, et si fines.
Mais je constate, au fil des jours, que, malgré tout ce qu’elles m’apportent et même si elles étaient quotidiennes, j’ai besoin d’un échange personnel avec vous, pour approfondir ce lien de confiance qui s’est tissé au fil des semaines.
Je souhaite pratiquer avec vous une thérapie à distance (vu notre éloignement géographique).
Que me proposez-vous pour commencer : rendez vous téléphoniques ou sur hotmail, vidéo conférences, échanges de mails?
Merci de me dire sous quelle forme se fera le paiement.

Que vous soyez femme, homme, adolescent et, où que vous soyez sur la planète Terre, vous pourrez entreprendre une thérapie en toute discrétion.

Quelle que soit votre problématique elle sera toujours considérée avec attention. La réponse, fidèle à  la déontologie et à mes engagements de psychothérapeute, sera rendue dans le cadre d’un échange où vous seul(e) aurez accès.

Être au plus près de vous avec confiance et conscience, maîtres mots du site http://www.therapeute-en-ligne.com/ que je vous propose de consulter.

J’ai le plaisir et la joie de vous informer de l’ouverture du site http://www.therapeute-en-ligne.com/ afin de satisfaire aux demandes que j’ai reçues, aussi bien personnelles que via le blog  (voir commentaire ci-après)

Je trouve largement mon compte dans vos “chroniques” pertinentes, riches, originales, et si fines.
Mais je constate, au fil des jours, que, malgré tout ce qu’elles m’apportent et même si elles étaient quotidiennes, j’ai besoin d’un échange personnel avec vous, pour approfondir ce lien de confiance qui s’est tissé au fil des semaines.
Je souhaite pratiquer avec vous une thérapie à distance (vu notre éloignement géographique).
Que me proposez-vous pour commencer : rendez vous téléphoniques ou sur hotmail, vidéo conférences, échanges de mails?
Merci de me dire sous quelle forme se fera le paiement.

Que vous soyez femme, homme, adolescent et, où que vous soyez sur la planète Terre, vous pourrez entreprendre une thérapie en toute discrétion.

Quelle que soit votre problématique elle sera toujours considérée avec attention. La réponse, fidèle à  la déontologie et à mes engagements de psychothérapeute, sera rendue dans le cadre d’un échange où vous seul(e) aurez accès.

Être au plus près de vous avec confiance et conscience, maîtres mots du site http://www.therapeute-en-ligne.com/ que je vous propose de consulter.


Coup de foudre

La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.  Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…

Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?

Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait, sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.

Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie, cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps.  Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…

Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence :  » Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines… » De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?

Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous?  Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.

L’amour c’est de rendre l’autre libre.

Amitié

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages; avec soleil ou pluie comme uniques bagages; ils ont fait la saison des amitiés sincères, la plus belle saison des quatre de la terre… Cette belle chanson chantée par Françoise Hardy était source de joie dans mon adolescence; depuis, je la chante encore souvent. L’amitié m’évoque un sentiment très  fort et indestructible dont je vais vous entretenir.

Des vrais amis, on en a très peu, si peu, pas tellement à vrai dire. Ou alors ce sont des copains, copines, des relations. Mais l’amitié, la vraie, est source d‘apaisement, elle est le rocher sur lequel le lien se solidifie malgré le temps qui passe, malgré les saisons qui transforment les états d’âme, malgré les changements successifs de la vie, cette amitié là se compte sur les doigts d’une main. L’amitié privilégie la durée sur l’intensité, elle a un rapport au temps. Dans ces temps instables l’amitié constitue un point fixe. Un arrimage certain dans la galère de la vie. Lien dont l’intimité ne s’appuie ni sur les liens de sang ni sexuel, encore moins sur l’intérêt ou conventions sociales. L’amitié éloigne la solitude, permet, plus que tout autre sentiment, les confidences, le partage des joies et des peines et supporte, sans défaillir, l’absence. Dans un véritable ami on peut avoir confiance il ne nous trahira pas; on peut compter sur lui, dans tous les cas, il sera là; sa fidélité est constante. L’amitié doit-elle avoir des goûts communs, partager des mêmes valeurs, des activités identiques ? Pas forcément. Une des possibilités qu’offre l’amitié est que l’on peut avoir des opinions différentes. « Croire en«  ou être totalement mécréant ne changera rien aux sentiments indéfectibles des vrais amis. Nous pouvons avoir la même soif d’absolu sans pour cela être dans la même dimension quant à l’absolu.

Cependant confondre amitié et amour est chose aisée. Ces deux  s’éprouvent comme un sentiment qui unit et l’on se réjouit du bien être de la personne aimée. Le lien amical est le lieu où se forme, plus encore que dans l’amour, des échanges de pensées, des complicités drastiques. L’amour naît sans raison alors que l’amitié est un terrain où l’on se reconnaît en l’autre, où quand elle est véritable elle ne suppose pas plus la trahison que l’abandon, contrairement à l’amour qui lui peut s’en nourrir. Si l’amitié est trahie, elle se délite, elle cesse d’exister. Elle se révèle ne pas être une amitié authentique. S’il y a  des amitiés qui ne le sont plus, l’ont elles jamais été? Sinon,  pourquoi finiraient-elles par se fracasser comme un pot déjà bien ébréché? « Qui cesse d’être un ami ne l’a jamais été « dit l’adage.

Dans l’amitié la passion physique est exclue, ce n’est pas le cas d’une relation amoureuse où la dépendance et la dépossession pour l’objet d’amour jouent souvent un rôle essentiel. L’amitié est un sentiment qui transporte ailleurs, amène ailleurs, dans un ailleurs qui ne peut être détruit par la passion, puisque celle-ci n’existe pas dans cette relation. L’amitié se satisfait de preuves sans paroles; toutefois la parole peut se dire sans que l’autre en prenne ombrage…

Je vous laisse réfléchir sur l’amitié. Demain nous parlerons des fausses amitiés, celles auxquelles on a cru et qui se sont révélées n’être que tentatives pour arriver à des fins intéressées par des chemins détournés.