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Posts tagged ‘coup de foudre’

Au noyau dur du sex-o-café, se mêlent des participants qui ne connaissent pas les règles de ce rendez-vous mensuel que Liliane rappelle systématiquement. En autre règle, celle de prendre une consommation en remerciement du Salon Shiva que le 3.14 met à notre disposition gracieusement. Réunis pour un partage à vivre autant que possible dans le respect de la libre parole, sans obliger quiconque, il est de bon ton d’accepter les règles de convivialité, qui loin d’être tyranniques rajoutent à la bonne humeur. Transgresser cette première règle en refusant haut et fort, comme ce fut le cas par une des participantes, est inconvenant et irrespectueux envers le staff et ses invités. Ceci étant dit nous pouvons aborder le vif du sujet qui ce soir là était comment se débarrasser d’un chagrin d’amour…

Le chagrin d’amour, résultat d’une passion avortée, n’a été que très peu soulevé puisque nous avons débattu essentiellement de la passion et du coup de foudre. Par contre vous trouverez le texte concernant la chimie de la passion, l’influence des hormones rédigé et lu par Liliane, que je tiens à retranscrire à la demande de quelques personnes.

Que se passe-t-il dans le cerveau lors du coup de foudre ?

Le coup de foudre modifie la chimie du corps, secrétant des molécules qui favorisent les « pensées obsessionnelles ». Il libère aussi de la peur lorsque la relation prend forme et peut débouler sur la confiance réciproque, grâce à des hormones de l’attachement.

Tout se passe dans le cerveau, dans la partie basse appelée l’hypothalamus, région en forme d’entonnoir. De la taille d’un ongle, elle rassemble les centres de commandes des grandes fonctions du corps (reproduction, régulation de la prise alimentaire et de la soif, contrôle du poids, maintien constant de la température de l’organisme et enfin sommeil). Elle est traversée par les voies nerveuses du plaisir et de la souffrance, les systèmes qui font naître le désir et l’entretiennent. Dans cette partie basse du cerveau, se trouve tout ce qui est nécessaire à l’entretien de la vie.

C’est aussi une glande qui déverse le produit des secrétions dans la circulation sanguine destinée à irriguer l’hypophyse, glande pré copulatoire. Il assure ensuite la poursuite de l’acte proprement dit.

La noradrénaline est l’hormone qui accélère l’activité des neurones de l’hypothalamus et amplifie le désir. Elle agit sur toutes les neurones, y compris celle de la satiété d’où une réduction de l’appétit. Notez le vieil adage des amoureux : « vivre d’amour et d’eau fraîche ».

Elle augmente aussi la mémoire de tout ce que dit ou fait l’être aimé. On se rappelle tel geste, tel mot. 80 % des amoureux disent disséquer le moindre acte et la moindre parole de l’être aimé. Ils sont alors attentifs à tout ce qui peut confirmer le fait qu’ils sont aimés ou non.

Les pensées échappent à notre contrôle.

Le sentiment amoureux est un liant du couple qui a permis à l’espèce humaine d’évoluer.

Faire l’amour et avoir du plaisir nous attache à notre compagnon.

Il y aussi l’ocytocine, qui est libérée dans le cerveau en réponse aux stimulations de la sphère génitale. Elle accompagne la montée en puissance du couple désir/plaisir en provoquant l’amplification des systèmes dopaminergiques. Déversée dans la circulation sanguine par l’hypophyse, elle accentue les contractions rythmiques des muscles génitaux qui amplifient en retour sa libération, réflexe contribuant ainsi à emballer le système jusqu’à l’orgasme. Celui-ci a donc son siège dans le cerveau et orchestre les manifestations organiques.

La dopamine est un neurotransmetteur, c’est à dire une molécule chargée de transmettre l’information entre les neurones. Dans le processus d’une addiction, la dopamine est un neuromédiateur du plaisir et de la récompense que le cerveau libère lors d’une expérience qu’il juge bénéfique. Elle joue donc un rôle central dans la dépendance.

Le couple dans l’amour : chimie ou alchimie ?

« Grâce à l’imagerie par résonance magnétique, les chercheurs se sont aperçus que, lorsqu’on tombe amoureux, les zones du cerveau qui nous donnent du sens critique s’éteignent », explique le Dr Reynaud. Notre jugement se met donc en veilleuse. Pendant tout ce temps, on ne voit pas les défauts, on ne perçoit aucun petit agacement (ou si peu). On ne remarque pas les chaussettes sales qui traînent, les paquets de gâteaux vides rangés dans les placards. L’amour rendrait donc aveugle au sens premier du terme ! Oui, parce que pendant que nous n’y voyons que du feu, nous pouvons envisager de faire un enfant. Et donc, nous perpétuons l’espèce sans souci. Quand nos zones d’analyse se réveillent, les chaussettes sales réapparaissent… mais l’enfant est déjà là et il est trop tard pour réaliser que notre amoureux n’est pas celui que l’on croit. La nature a réussi son pari !

Dès que l’on tombe amoureux, on a souvent tendance à se « coller » à son partenaire et à renoncer de facto à des pans entiers de sa vie sociale « d’avant ». Finis les interminables coups de fil passés aux copines, oubliées les soirées cinéma impromptues avec les collègues de bureau, terminés les départs en week-end sur un simple coup de tête… Et là encore, les scientifiques ont un avis sur la question et une explication à fournir. « La nature a besoin que deux êtres en âge de procréer soient non seulement attirés l’un par l’autre, mais qu’ils aient également très envie de rester ensemble, raconte Lucy Vincent. On est donc dans un état de dépendance intense, on a mal quand l’autre n’est pas là. » Ce petit miracle – et ce gros manque –, sont en réalité dus à deux neurotransmetteurs que notre corps sécrète alors en quantité : la dopamine et les endorphines…

En fait la passion est la rencontre d’un aveugle avec une personne cachée… Est-ce triste de savoir que tout se joue dans la tête, que la passion est la conséquence d’un raz de marée hormonal? Ou bien doit-on se réjouir qu’une fois débarrassée du pathos et de la souffrance qu’elle engendre, on peut apprendre de la passion pour vivre pleinement et sereinement l’amour?
C’est ce que nous verrons dans le prochain article dédié à ce thème…

La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.  Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…

Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?

Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait, sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle, comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.

Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie, cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps.  Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…

Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence :   » Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines… » De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?

Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous?  Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.

L’amour c’est de rendre l’autre libre.

Encore un peu de soleil que je vous encourage à profiter pendant ce premier week end d’automne.

Coup de foudre

Enlèvement d'Europe La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…

Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?

Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.

Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie,(1) cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps. Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, de la confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…

Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence : «   Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines » …  De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?

Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous ? Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.

L’amour c’est de rendre l’autre libre.

(1)Thérapie : un site pour vous aider efficacement  en toute discrétion : <http://www.therapeute-en-ligne.com>

Coup de foudre

La foudre : feu céleste d’une violence inouïe, elle brûle ce sur quoi elle est tombée. Arme du dieu du Ciel, elle frappe toute chose, fend la Terre, engendre destruction et création de son double pouvoir. Elle est vie et mort à la fois. Précédée par les éclairs (deux charges électriques opposées fortement attirées l’une vers l’autre) suivie du tonnerre (sous-produit de la foudre) expansion explosive qui accompagne une montée soudaine et rapide de la température, la foudre s’abat en faisant des dégâts. De la même manière le coup de foudre est une décharge énergétique qui ébranle la personne la laissant foudroyée, euphorique, fiévreuse. Le coup de foudre existe bel et bien. Le coup de foudre, aussi rapide que l’éclair, aussi bruyant que le tonnerre vous immole en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.  Foudroyée par le coup que lui porta la foudre, elle s’avachit sur le trottoir et se consuma pendant trente ans…

Zeus en est-il la cause? Lui qui préside à toutes les manifestations du Ciel en déchaînant la foudre, il symbolise la colère de Dieu. Il est l’autorité outragée. Par son complexe, Zeus a tendance à monopoliser l’autorité, à détruire tout ce qui apparaît comme une manifestation de l‘autonomie. Ses éclats autoritaires vont affirmer une compréhension sociale et donner chez ce type de personnes des colères calculées qui en feront un autocrate au pouvoir absolu. Mais que cache l’excès d’autorité sinon trahir un défaut de raison?

Comme tel et en tant qu’emprise, le coup de foudre s’abat comme l’éclair dont il nait, sans aucune possibilité de discernement, d’autonomie psychique, de raison gardée. Le coup de foudre aliène la personne qui devient esclave de sa toute puissance. Tout devient désordre et chaos; prison aux limites étroites d’un tonnerre intérieur qui a réduit le champ de vision de la perception. Il nous aveugle comme la foudre qui tombe juste à côté, brûle tout sur son passage.

Combien de fois ai-je entendu, dans le secret de la thérapie, cette plainte du coup de foudre qui ne s’est jamais transformé en relation durable et équilibrée? » La seule vue de cet homme que je ne connaissais pas m’a foudroyée. Pas question de sexe, à ce moment là. Seul mon regard l’avait touché, nos mains ne s’étaient pas encore frôlées, encore moins nos corps, je n’avais même pas entendu sa voix »… Comment raconter, sans blesser, l’histoire des hormones dont le coup de foudre est le résultat? Simple comme une odeur, une histoire de chimie corporelle, de sécrétions organiques agissent comme déclencheur de la fusion de deux corps.  Est-ce l’ocytocine (hormone de l’attachement, confiance) qui déclenche la réaction psycho-biologique du coup de foudre ou ce dernier qui provoque le processus hormonal et neurochimique? Qui de la poule ou de l’oeuf…

Le coup de foudre dépossède une personne d’elle même; elle n’a plus la maîtrise ni de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence :  » Tu es ma vie, mon sang qui coule dans mes veines… » De cette constatation on peut facilement comparer le coup de foudre à une maladie que l’on aurait contractée. Passé ce cap de la maladie et de la convalescence peut-on penser que le coup de foudre vécu comme une expérience transcendantale garantirait l‘immunité? Qu’une fois immunisés l’on puisse dès lors vivre le bel et vrai amour sans pathos?

Le véritable amour, loin de la foudre et des éclairs, ne concerne t-il pas la maturité psychique? N’est-il pas là pour nous apprendre quelque chose de nous, au delà de nous?  Transmuer le coup de foudre en relation amoureuse demande aux intéressés d’être responsables du bout de leur relation dans un respect réciproque. La vie amoureuse d’un couple demande de s’adapter et non de manipuler. Une union en conscience assurant à la fois l’indépendance et la liberté de chacun. Dans la liberté il n’y a plus de dominant ni de dominé.

L’amour c’est de rendre l’autre libre.

Amour/Amitié

Amour amitié/Je ne sais pas si par dépit ou par pitié/Je franchirai cet océan/ Qui va de l’ami à l’amant…chantait Pierre Vassiliu.

Henri Tachan chantait  « Entre l’amour et l’amitié il n’y a qu’un lit de différence. Et moi je ne vais pas vous chanter cette difficile conjugaison mais vous en parler. Ne se rapproche-t-on pas en ces temps modernes de cette tendance à vouloir être ami-amant non pour supprimer les problèmes mais pour les empêcher d’être envahissants? Obsessionnels? L’amitié comme un lien égalitaire dans lequel la sexualité est détachée de la passion. C’est ainsi que l’on peut voir des amitiés amoureuses apaisées, civilisées, remisées de ses illusions. Comme à l’adolescence. À ce stade de l’être et sans qu’elle sache bien encore se situer dans sa sexualité (homo? hétéro?) l’adolescence cherche en l’autre une manière d’aimer, douce, non violente, sans avoir à subir la réprobation inconsciente attachée à l’homosexualité. (Si, si, l’homphobie existe encore de nos jours). En l’amour demeure l’expérience la plus dure de notre dépendance à l’autre. Dans ce mélange déserté par Eros l’amitié ne garantit-elle pas une banalisation d’une sensualité sans drame? Sans fusion des âmes, vécue dans l’amour, l’amitié ne protégerait-elle pas de l’assujettissement à un autre pour rejoindre ainsi son alter égo?

En dehors de l’adolescence, qui n’a pas fait l’expérience du coup de foudre en amitié? Pour une même qu’elle-même? Un même que lui-même? Jusqu’à vivre l’expérience de l’homosexualité et faire le  deuil de l‘érotisme, de la sexualité, si l’un des deux protagonistes ne vit pas sur ce versant de la sexualité? Sans frustration pour celle/celui qui est hétérosexuel(le). Et de souffrance  frustrée pour l’homosexuel(le) mais qui demeurera cependant une hétéro-amitié. Puisque la plupart du temps (mais pas toujours) les amitiés sont choisies entre personnes de même sexe : homo-amitié : les femmes amies entre femmes; les hommes amis entre hommes…

« Offrir l’amitié à qui veut de l’amour, c’est donner du pain à qui meurt de soif « dit un proverbe.

Mais encore : Il est des personnes qui au nom de l’amitié manipulent, abusent de la confiance accordée, se servent de leur prétendue amitié pour asservir et s’en servir à des fins peu honorables. Ce sont des amitiés poison; elles vampirisent. Telle un narcotique elle endort la victime et la rend plus docile qu’une esclave. Cette fausse amitié est identique à la passion amoureuse, ravageuse, dans laquelle se perd la notion de Soi, en conduisant à la perte et à la dépersonnalisation.

Qu’en est-il de l’amitié entre une femme et un homme? Cette amitié là est-elle possible sans sexualité? Oui, diront certain-e-s je l’ai vécue! Celles qui l’ont vécue (le plus souvent des femmes) ont occulté le désir caché de l’autre. N’ont pas voulu voir dans l’avalanche de cadeaux qui en signe la preuve. Comme une manière détournée de séduire pour faire céder par tant de « gentillesse« . Quand cette situation dure, pour autant que chacune des parties y trouve son compte, n’avons-nous  pas à faire à une sublimation de l’attirance sexuelle? Car à y regarder de plus près, il s’agit la plupart du temps d’un masque que l’on affiche sur des pulsions sexuelles refoulées. Ce masque sert-il à approcher l’amour sans que l’amie s’en émeuve? Cela peut durer un temps, temps nécessaire pour des raisons contingentes ou difficilement avouables.  Mais tôt ou tard le masque finit par tomber et la personne éconduite en sera humiliée. Face à l’offense elle peut devenir féroce, tel un soupirant repoussé.Parler de ses véritables sentiments peut résoudre bien des problèmes de cette pseudo-amitié.

De mes ami-e-s d’avant l’électronique j’attendais des lettres que je lisais avec l‘intensité du plaisir qu’elles provoquaient. Aujourd’hui à l’heure des mails, je suis toujours dans la même attente. Si les réponses ou les nouvelles se font désirer, l’attente devient vite pénible et peut provoquer de l’inquiétude. La trace de la lettre ou du mail tisse un lien, entretient l’amitié.  Et pourquoi pas conserver les  beaux mails en les imprimant et les enrubanner comme on le faisait des lettres?