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Posts tagged ‘dépendance’

Certaines personnes se sont construites sur leur seule volonté (je veux y arriver), cimentées par le seul  désir de parvenir à leurs objectifs (j’y arriverai), bétonnées par leur réussite (je me suis faite toute seule). Alors, pourquoi parvenues à un tournant de leur vie, tout  l’édifice se fissure, se délabre, finit par s’effondrer? Parce qu’un corps ligoté, sous tension d’une pensée exigeante, tyrannique, s’enferme dans un carcan, une cuirasse qui semblait, pour ces personnes, indestructible. Parce qu’un corps muselé comme  la presse iranienne ne distribue plus l‘énergie du centre vers les  organes périphériques – visage, mains, pieds et organes génitaux – organes des sens, extrémités qui établissent le contact avec le monde extérieur. L’excitation – pulsion de vie – prend sa source dans le ventre, dans les viscères, celle-ci ne se déplace plus à la périphérie. Cette excitation est bloquée par des tensions musculaires chroniques à la base de la tête – cervicales -, aux épaules, au pelvis, aux hanches et au coccyx. Le fonctionnement énergétique des organes est faible, le contact avec le corps et les sensations fortement réduit. Les émotions se dissocient du cœur qui malgré  une charge pulsionnelle faible peut paradoxalement devenir explosive. Effet de compression. Tension/ extension. La personnalité se scinde dès lors que les tensions musculaires qui maintenaient la cohérence de la personnalité s’effondrent; la périphérie est coupée  de son centre énergétique et de ses émotions.

Tous les signes de robustesse dont la personne tirait fierté,  effondrent son dos, créant un vide d’énergie qui  ne soutient plus la charpente. La sève ne monte plus dans le tronc vertébral. Pareille à la kundalini, la sève stagne dans le réservoir sacré, au sacrum, bouillonne à cet endroit,  sans  pouvoir monter le long du canal énergétique.  Les zones de tension se situent à la base du crâne,  aux articulations omoplates-épaules, à l’articulation coxo- fémorale, entravant les jambes qui se déplacent avec difficulté qui quelques fois  se paralysent.

Ce sont les genoux (je-nous) qui restent raides comme la justice en refusant de plier à une demande émotionnelle : ces personnes sont coupées de leurs émotions, des relations aux autres.gache pas tes capacités Si elles s’y attardent, elles en sont fortement perturbées. La pensée est bien trop rigide, bien trop disciplinée et ne peut agir selon un ressenti inexistant.

Ce sont les hanches, le bassin, inflexibles d’immobilité. Ne jamais pivoter, encore moins se retourner sur de possibles erreurs, leur rectitude, leurs certitudes tiennent lieu de tuteur. Socle du bas du dos, la ceinture pelvienne sous-tendue par la volonté d’avancer droit devant, aveugle à l’éventualité d’un obstacle, finit par se plier en deux en penchant inexorablement vers la terre. La cause serait-elle le trop de terre à terre sans s’y être jamais connecté?

De telles personnes ne se plaignent jamais (elles n’ont pas le temps pour ça; elles ont d’autres pragmatismes autrement plus importants qui ne concernent pas leur joie de vivre). Elles n’ont pas accès à leurs rêves nocturnes « Je ne rêve pas » disent-elles. Pas plus qu’elles n’ont de rêves diurnes. Comment pourraient-elles  rêver quand leurs émotions sont bâillonnées  par la pharmacopée en vigueur  qui les soulage de leur souffrance intense? Cortisone, morphine gonflent leur chair, contrôlent leurs muscles bloqués depuis longtemps tendus. Souffrance physique prise en charge par  un arsenal chimique qui fait barrage aux intempestives ondes émotionnelles,  endort le corps et l’esprit. Elles sont devenues toxicomanes et dépendantes de la prescription pharmaceutique.

Oui, et alors? Que faut-il faire demandent-elles, suppliant presque pour qu’on leur délivre l’ordonnance miracle qui les remettra droit dans leurs bottes qu’elles ne peuvent plus chausser?

Peut-on vivre sans corps? Sans tête? Le corps parle de Je en tant que sujet. Il raconte l’histoire de nos émotions ignorées. Il somatise (conversion des troubles psychiques en symptômes corporels). Je, sujet somatise l’incorrigible façon de le maltraiter. Je révèle nos failles, notre opiniâtreté, nos doutes, nos certitudes, nos croyances erronées… Il raconte tout ce qui a été refoulé, remisé aux oubliettes, sacrifié au plaisir de vivre, à la joie,  au plaisir d’aimer. La tête séparée émotionnellement du corps a érigé en devoir sa façon de vivre oubliant le droit que tout être respectueux de lui-même se doit.

Notre corps est notre maison, prenons-en soin.

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 » L’amour n’est possible que si deux personnes communiquent entre elles à partir du centre de leur existence… » En total accord avec Erich Fromm, je dis oui, après l’avoir souvent constaté et vécu moi-même, l’amour entre deux êtres est possible. Mais la route est longue pour y parvenir et tout au long du chemin nous devons apprendre que l’amour commence avec l’apprentissage de la séparation.

Angoisse de séparation:

Se séparer est le premier des apprentissages, séquelles récurrentes de l’unicité totale quand nous ne faisions qu’un avec la mère dans le ventre maternel

À l’âge adulte, les amoureux retrouvent pendant l’acte sexuel, notamment à l’apothéose de l’orgasme, cette complétude où ils ne font qu’un, seul moment où ils ne sont plus séparés. Ce qui peut entraîner des dépendances identiques à celles qu’éprouvent les toxicomanes, dans le cas où la recherche du plaisir  compulsif (sans amour) est seule à conditionner l’état de non séparation.

L’amour est la seule solution humaine toujours d’après Erich Fromm. Mais de quel amour parle-t-on? Certainement pas de l’amour symbiotique où la forme passive fera d’un individu un être soumis, inféodé au pouvoir d’un autre. Le masochisme, qui en est la représentation, donne l’impression au masochiste qu’il n’est pas séparé puisqu’il se croit, se veut partie intégrante d’une autre personne qui le dirige, le protège, qu’il est l’air qu’il respire « sans lui je ne peux rien faire, je meurs; je l’aime  et il a tout pouvoir sur moi » entend-on souvent en thérapie. Pouvoir au combien surévalué, puisque le masochiste n’a aucun désir qui ne soit une émanation de l’autre, aucune indépendance puisqu’il dépend de l’autre. La forme active se concrétise par la domination qui est le sadisme. Le versant actif du masochisme, le sadisme incorpore une autre personne qui lui voue un culte. Les deux ont besoin l’un de l’autre; la différence entre les deux est que le masochiste est humilié, blessé, dirigé alors que l’autre, le sadique exploite, dirige, humilie. Et les deux appellent « ça » de l’amour.

Quand on est dans cette spirale infernale, en sortir demande de faire le point sur sa relation, exige de mettre de la clarté en considérant le paradoxe de l’amour qui veut qu’amoureux, deux êtres qui ne font plus qu’un à un moment donné, devraient cependant être attentifs à rester intègres à eux-même en ne devenant pas esclave d’un autre. De toute évidece il s’agira d’apprendre à devenir libre, à rester maître de ses affects. Sortir de l’engrenage infernal des passions est possible en réservant à l’amour sa place qui ne peut se faire sous la contrainte, qui ne peut se réaliser que dans l‘engagement, que dans le don.

Or, si l’on remonte aux origines de la vie, on s’aperçoit que l’enfant est en droit d’attendre TOUT de sa mère (nourrit, soigné, vêtu) il ne sait et ne peut que recevoir. Or si l’enfant est resté fixé à cette étape, sans qu’on lui ait donné accès aux séparations successives et autonomisantes, devenu adulte le petit de l’homme  continuera à fonctionner comme l’enfant qui attendra et prendra toujours de l’autre sans rien donner lui-même en retour. On retrouvera dans ce processus, notamment dans la relation sexuelle où l’homme donne de sa personne en donnant son sperme (s’il ne veut pas donner, par égoïsme pour continuer à jouir du corps de la femme, ou par incapacité physiologique), on retrouvera donc dans ce processus un homme impuissant. Pareillement pour la femme qui ne sait pas faire don d’elle-même, parce qu’elle ne sait pas recevoir, on aura affaire à une femme frigide. Comme on peut le remarquer rien n’est simple dans la relation amoureuse que l’on peut améliorer en prenant conscience de notre manière de donner et de recevoir.

L’amour est un pouvoir qui produit l’amour, l’impuissance est l’incapacité à produire l’amour.(E.Fromm)

En résumé, pour être dans l‘amour, vrai, réciproque et authentique il faut avoir dépassé la dépendance (ne pas considérer l’autre comme objet), dépassé aussi l’égocentrisme, renoncer au désir d’exploiter les autres ou d’amasser. Par ailleurs il est important d’accorder confiance en la capacité d’humanité qui nous habite en faisant preuve de courage qui nous donnera la force d’atteindre nos buts sans léser quiconque. Manquer à ces qualités revient à avoir peur de se donner et par là même d’aimer…

La suite est pour bientôt…

Passez une belle journée malgré les trombes d’eau qui font grossir la mer… Accepter ce temps est une manière d’être solidaires au peuple du Japon.

Beaucoup de femmes se plaignent de leur compagnon quant à leur sexualité virtuelle. Beaucoup d’hommes confirment la plainte se disant « accros » à des sites dont le contenu pornographique les  éloignent de leur partenaire. Ces sites, disent-ils, font appel à leurs fantasmes dont ils ingurgitent les images sur le mode passif  sans aucune obligation de résultat si ce n’est leur propre jouissance. La masturbation, partenaire  idéale toujours satisfaite, est l’objet assouvissant la pulsion…  J’entends déjà quelques agacements réprobateurs signalant qu’il n’y a pas que ça dans la vie, du sexe! Bien évidemment il n’y a pas que du sexe, même si  pour beaucoup  d’individus le quotidien s’articule autour de l’hyper-consommation qui  veut faire croire à la  jouissance immédiate. La technologie va de plus en plus vite pendant que la pensée, elle, qui n’a pas le temps de suivre, se ralentit. Tout est fait pour mettre la personne en état de dépendances multiples et toute dépendance est ramenée au pulsionnel à satisfaire coûte que coûte. Et c’est en cela que chaque image produite fera du spectateur un voyeur ou un exhibitionniste, un sadique ou un masochiste ou encore un bourreau ou une victime d’actes qui se révèleront de nature purement sexuelle; en ce sens que l’imaginaire convoque les souvenirs, réactualise les traumatismes d’où ressurgissent les frustrations qui en appelant le manque réalisera le désir au travers du fantasme, celui-là même qui  pourvoira à l‘excitation.

« Tout est affaire de décor, changer de lit changer de corps »…Ainsi a écrit Louis (Aragon) ainsi a chanté Léo (Ferré). Sans changer de page nous allons changer de décor en évoquant nos amis.

Évoquer avec tendresse ces amis amoureux qui expriment avec pudeur, sur la pointe des mots, leur battement de cœur. Rassurez-vous ! Vous pouvez me dire sans complexe votre bonheur de vivre;  vous pouvez me dire la félicité d’avoir réuni vos deux moitiés d’orange et vous en servir de barque pour voguer  sur une mer étale aux eaux limpides…Permettez-moi de profiter de votre bonheur, d’en partager la joie, d’en apprécier les  rejaillissements; ce n’est rien que du plaisir qui laisse espérer des jours meilleurs pour  réveiller l’éros endormi… Pour chacun d’entre nous, souvent il suffirait de presque rien, comme un peu plus de travail pour ne pas avoir l’impression de perdre sa vie à vouloir la gagner; il suffirait de recevoir des mails comme des billets doux  pour ressusciter le fantôme nommé Désir, et pourquoi pas flirter avec un cœur libre qui passerait par là ? Tiens cueillons-le… Des choses simples, quoi ! Ne plus avoir à sublimer les manques  pour faire revivre l’inspiration, ne plus être terrifié par la désertion des mots, mais simplement écrire… L’espoir en bandoulière, nous pourrions aussi ouvrir une brèche où s’engouffreraient les maux  pour combler la solitude de volutes bleues de fumée qui ne seraient plus celles d’une cigarette mais celles des flammes d’un feu de cheminée. Arrêter de fumer et en être fier crée des satisfactions. On a les joies et les victoires que l’on se donne !

Pour le moment ce ne sont pas les infos ahurissantes balancées à la radio dès potron-minet qui changeront les états d’âme qui côtoient le bord du gouffre. Il est inutile de chercher à  identifier un événement perturbateur en particulier  puisque, les news débitées en un vrac  pathétique assorti d’une certaine lassitude, heure après heure, une profusion d’oxymores nous sont régurgités, de quoi faire disjoncter n’importe quel écrivain de SF.  Mais là un D se glisse entre les lettres  S et F et ce n’est pas de la Science Fiction, quoiqu’on pourrait le croire. SDF en fait c’est cela qui a plombé ma journée de samedi. Une Miss SDF a été élue. Oui, oui, vous ne rêvez pas! A 53 ans cette femme se disait fière d’avoir, enfin, GAGNÉ. Elle qui toute sa vie a été bordée par la mère misère. UN JOUR (un jour seulement) elle sort de l’ombre. Son élection la propulse  sur le devant de la scène.  Elle a gagné  le titre de Miss. Qu’importe les lettres qui viennent ensuite.

« Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Chante Ferré, chante. Continue à chanter dans tes cendres.

Si nous continuons à poursuivre le sens nous  finirons bien par le trouver, non ?  Même s’il doit être sens dessus-dessous, histoire encore de donner du fil à tordre pour le remettre à l’endroit…
Comprenez-vous ce que je dis, là? Oui, eh, bien tant mieux !

ψ

PS : article déjà publié en 2009 réactualisé.

La Lune blafarde, cette américaine moucharde ainsi que la nommait Léo Ferré, serait-elle espionne de nos nuits? Oui, certainement si l’on en juge par sa capacité à changer de formes jusqu’à disparaître complètement lors de la Nouvelle Lune. La Lune n’est visible que parce que le Soleil l’éclaire. En cela elle symbolise la dépendance et le principe féminin, la périodicité et le renouvellement. Elle agit sur les rythmes biologiques, les humeurs des femmes et leurs menstrues, (le cycle lunaire de 28 jours est identique au cycle féminin) et les marées. Tout le monde sait cela, n’est-ce-pas?

La Lune contrôle tous les plans cosmiques : eaux, pluie, végétation, fertilité.

Elle est la mesure du temps qui passe. Elle apparaît pleine, ronde pour disparaître totalement pendant trois jours. Elle se nomme à ce moment là, Nouvelle Lune. Mais son éclat réapparaît croissant après croissant et symbolise le passage de la vie à la mort et de la mort à la vie.

En astrologie elle joue un rôle aussi important que le Soleil.  Parce que son principe est passif mais fécond, elle représente la nuit, l’inconscient, l’imagination, le psychisme, le rêve. Son cycle symbolise le féminin, l‘instabilité, ce qui est transitoire et influençable. Où était nichée votre Lune à votre naissance?  Le sachant vous apprendriez l’importance de l’influence maternelle dans votre vie. Pour l’astrologue la Lune témoigne de la part d’âme animale de l’enfant.  Celui-ci dans son état d’être végétatif, ne peut subsister que par les soins prodigués par sa mère. On retrouvera dans le thème de l’adulte la dominance de la vie archaïque, végétative, artistique et animiste de la toute première enfance. Ses pulsions instinctives. Elle indiquera le « primitif » qui sommeille en nous et se révèle dans les rêves, les fantasmes (encore eux!) l’imaginaire. Tout ce travail nocturne se fait à notre insu et  façonne notre sensibilité profonde.

La Lune du 6 août sera Pleine ce jeudi 56 minutes après minuit. Notez vos rêves, plus prégnants dans cette phase lunaire. Vous ne pourrez empêcher votre imagination de vagabonder la Pleine Lune favorise aussi ce phénomène. Elle accentue la tendance à la nervosité, à la tristesse, à une espèce de neurasthénie, à avoir le bocal plus agité que d’habitude…Ou au contraire  pour les extravertis elle décuple surexcitation, joie, rend plus  enclin à la rigolade. N’avez-vous jamais entendu : « Pour être dans un tel état la Pleine Lune n’est pas loin! »

N’oublions jamais que cet astre éclaire notre chemin.

La Lune Noire, est-ce l’absence de Lune ? m’interrogeait Clotilde. Non, la Lune Noire est un point fictif dans le Ciel dont l’importance est capitale dans le thème astrologique. C’est Lilith, la première femme d’Adam, (les voilà de retour) dont la particularité était d’avoir un sexe qui s’ouvre dans le cerveau. Elle préfigure l’intangible, l’inaccessible, la présence démesurée de l’absence, l’hyperlucidité douloureuse tant elle est intense. Elle incarne la solitude vertigineuse, le vide absolu.

Par une belle nuit de Pleine Lune, entre amis nous évoquions Adam et Eve, lorsque je faisais remarquer que la première femme d’Adam était « Lilith, la salope ». Salope parce que Lilith représente notre face sombre,  tous les démons qui nous habitent, celle qui anéantit les lieux où elle passe. Vous l’aurez compris, Lilith n’est pas aimée et pourtant!  La Lilith porte en elle cette force immatérielle qui va tout transfigurer sur son passage grâce au don absolu de Soi et qui n’est autre que la Sublimation. La sublimation consiste à transformer une énergie sexuelle en une énergie créatrice. Lilith est toujours liée à des phénomènes extrêmes qui naviguent entre refoulement et fascination.

Lilith symbolise le Karma que nous devons purger, l’obscurité à éclairer, la mauvaise énergie à vaincre. Elle permet de se remettre en question dans la recherche de l’absolu. Elle préfère se détruire  plutôt que d’abdiquer. À force de travail sur nous même, Lilith nous autorisera à trouver le passage de la porte étroite, pour accéder, libéré, à  la Lumière.

De ce pas, je vais regarder où est la Lilith de mon fiancé! Et vous qu’attendez-vous pour savoir où se trouve la vôtre? Si vous avez besoin d’aide… contactez-moi!

La Passion

Bien que l’on ait envie de dire sans réfléchir « Oui,on peut être amoureux  sans pathos! » le mot passion contient une définition de souffrance tant et si bien que la question en devient inutile. Dans sa racine « passion » veut dire pathos et la pathologie est l’étude des passions. La passion est « un mouvement violent, impétueux de l’être vers ce qu’il désire, une émotion puissante et continue qui domine la raison » écrit Roland Gori dans la logique des passions.

Sachant la pluralité des passions, de celle du jeu à celle du collectionneur ou celle du toxicomane pour le produit dont il est dépendant, je ne parlerai ici que de la passion amoureuse…Dans tous les cas la passion s’exprime dans un rapport à l’objet, aussi elle peut être considérée autant comme une faiblesse que comme la marque d’une grande âme. Elle peut être une défaillance de la raison mais aussi indiquer une intensité de sentiment permettant à une force vive d’accomplir de très grandes choses. Dans « Pour introduire le narcissisme », de la passion Freud disait « elle a la force de supprimer les refoulements… », et R.Gori, précédemment cité, parle des passions comme étant « les discours de souffrance« . Alors peut-on aimer sans pathos? « Non, puisque l’amour est une névrose » me répondit l’amie à qui je posai cette question…il y a belle lurette! Et elle avait raison car comme Freud elle avait découvert sans jamais l’avoir lu « que les symptômes constituaient la manière d’aimer du névrosé » et découvrait à l’instant même de ses dires qu’être passionné était être dans la souffrance.

Qu’en est-il des femmes qui veulent représenter « tout » pour celui qu’elles aiment? Être leur femme, leur amante, leur sœur, leur putain, sans oublier  leur mère? C’est bien de cela dont il s’agit : l’on cherche dans l’amour soit à donner ce que l’on a reçu ou pas, soit à combler l’Autre de ses propres manques. Combler les failles, les carences de l’Autre. « Tu es tout pour moi » comme le lui a dit sa mère qui n’a pu tenir les engagements « fantasmés » par l’enfant. Une récurrence en thérapie est que les hommes ne peuvent aimer la femme qu’ils désirent et ne désirent pas celles qu’ils aiment, celle-ci étant trop proche de la mère « interdite » (sexuellement)

Une personne follement amoureuse est dépossédée d’elle-même, n’a plus la maîtrise de ses pensées ni de ses actes. Elle va s’entourer de vide pour le combler d’une seule et obsessionnelle présence: son objet d’amour; faire le vide relationnel pour ne vivre que ce « tout » qu’est l’Autre ». « Tu es ma vie, le sang qui coule dans mes veines… »Qui a connu la passion a dit ou entendu ces mots.

La passion ne serait que la résurgence d’un sentiment éprouvé dans l’enfance où se mêlent la peur de perdre – suite à la séparation maternelle ressentie comme étant abandonné d’elle – et l’aliénation à cet amour  illusoire. Le sentiment de détresse vécu lors de la passion est générée par la peur d’être abandonné, la résurgence d’une passion originaire dont on n’a plus la trace mnésique, et non pas produit par les effets de la passion en train de se vivre. Cet état de détresse va amener le passionné au dénuement le plus absolu, aussi bien physique que psychique; dénuement qui le dépossède totalement tant au niveau relationnel que pécuniaire, l’argent étant le signifiant suprême. « A quoi me sert d’avoir, de posséder de l’argent, puisque je t’ai et par toi je suis »

Parce que là encore la passion exprime le lien secret – et inavouable – à la mort et à la destruction pour ceux qui s’y adonnent de tout leur être. L’amour fou peut conduire les passionnés au suicide en réactualisant tous les manques, tous les traumatismes de l’enfance…quand la tentative a échoué.

Ok, mais sur le chemin de l’amour ne passe pas forcément la passion?

La passion amoureuse est comme une maladie que l’on aurait contractée mais qui, ensuite, garantit l‘immunité. Et ce n’est qu’après que l’on peut vivre le vrai et bel amour sans pathos. Mon amie qui me disait cela avait l’air de savoir de quoi elle parlait. Ouf! Je l’ai échappé belle et vous, où en êtes-vous?

Le printemps est arrosé par une pluie diluvienne et une mer déchaînée, noire…Est-ce pour cela que le rose s’est automatiquement imposé à mon vêtement matinal pour palier la mornitude ambiante? Qui sait? Une manière comme une autre de forcer les éléments et restituer à l’énergie une douceur qui semble échapper à la plupart d’entre nous ces derniers jours. D’ailleurs l’estomac acide chlorhydrique, les intestins gazent à tout va. Encore des intempestives fabrications du corps manifestées par des d’organes qui semblent être en pleine débâcle. Tout s’effondre ma brave dame! La crise financière va jusqu’à se  répercuter sur les cerveaux appauvris par le  manque d’imagination.

J’ai reçu en clientèle de très jeunes personnes tellement tristes malgré leur jeunesse! Leur sourire a déserté leur bouche que deux rides mettent entre parenthèse. Alors je vais me remettre au travail, qui est celui – entre autre – d’écrire des articles sur ce site délaissé quelques jours pour m’occuper un peu de moi en attendant le printemps qui se fait désirer. Et reprendre, à la demande de certaines, la fonction de l’intitulé : la sexualité. Et l’amour! L’amour couple des contraires.

Il n’y a rien dans l‘univers qui ne soit un couple de contraire. Tout l’univers manifesté se développe et se déploie selon un rythme bi-polaire. Ainsi il en va de l‘activité et de son contraire la passivité, du mouvement et de l’immobilité, de l’amour et de la haine. Comment concevoir l’extérieur sans l’intérieur, le centre sans le contour, l’union sans la séparation? Le masculin et le féminin symbolisé par le Soleil et la Lune quand vient la nuit faisant suite au jour. Tout phénomène passe par le nécessaire accouplement des pôles complémentaires et opposés, l’interpénétration de forces antinomiques et cela dans tous les domaines, qu’il soit psychique ou physique. Il s’agit là d’un processus universel qui déborde du cadre individuel, physiologique et psychologique; processus bien antérieur à l’apparition du système de reproduction mâle-femelle et du développement des organes génitaux comme l’écrit Ruffié dans « Le sexe et la mort« 

Or, le couple des contraires Eros et Thanatos (la pulsion de Vie et la pulsion de Mort) sont en permanence entremêlés. . .L’union sexuelle préfigure la préparation à la mort en révélant le trésor qui gît en l’être : n’appelle t-on pas un orgasme « la petite mort« ? Ce trésor est en principe voilé par nos pensées et nos passions. Transmuter la passion en sagesse, le désir en joie non duelle exige une  maturité spirituelle.

Or, les  problèmes et conflits surgissent lorsque le « moi-je » est inféodé à ses désirs exclusifs. Lorsque le « moi-je » oublie l’autre bout de la relation. Oubli qui crée la souffrance, la dépendance et la soumission. Ou l’égoïsme et la domination. Le masochisme et le sadisme. Autre couple (infernal) de contraires.

Pour éviter ce Moi hypertrophique il est nécessaire d’apprendre à se connaître soi-même (psychiquement) et apprendre à connaître l’autre afin de ne pas le dévorer. Ainsi peut-on éviter de vivre dans l’illusion qui consiste à créer une image en façonnant son objet d’amour en fonction de ses propres désirs. Cette image créée ne serait en rien fidèle à la personne que l’on désire aimer mais serait au contraire une production de son propre mental que l’on s’efforcera à faire coïncider avec un dictateur égotiste qui n’est autre que le Moi…

La pluie a cessé. Je vous laisse réfléchir pendant que je vais respirer le mauve des glycines qui embaume l’allée, insolentes de grappes joufflues riches de promesses encore à venir. Passerons-nous à l’été sans laisser le printemps s’installer, semblent elles interroger?

Amour/Amitié

Amour amitié/Je ne sais pas si par dépit ou par pitié/Je franchirai cet océan/ Qui va de l’ami à l’amant…chantait Pierre Vassiliu.

Henri Tachan chantait  « Entre l’amour et l’amitié il n’y a qu’un lit de différence. Et moi je ne vais pas vous chanter cette difficile conjugaison mais vous en parler. Ne se rapproche-t-on pas en ces temps modernes de cette tendance à vouloir être ami-amant non pour supprimer les problèmes mais pour les empêcher d’être envahissants? Obsessionnels? L’amitié comme un lien égalitaire dans lequel la sexualité est détachée de la passion. C’est ainsi que l’on peut voir des amitiés amoureuses apaisées, civilisées, remisées de ses illusions. Comme à l’adolescence. À ce stade de l’être et sans qu’elle sache bien encore se situer dans sa sexualité (homo? hétéro?) l’adolescence cherche en l’autre une manière d’aimer, douce, non violente, sans avoir à subir la réprobation inconsciente attachée à l’homosexualité. (Si, si, l’homphobie existe encore de nos jours). En l’amour demeure l’expérience la plus dure de notre dépendance à l’autre. Dans ce mélange déserté par Eros l’amitié ne garantit-elle pas une banalisation d’une sensualité sans drame? Sans fusion des âmes, vécue dans l’amour, l’amitié ne protégerait-elle pas de l’assujettissement à un autre pour rejoindre ainsi son alter égo?

En dehors de l’adolescence, qui n’a pas fait l’expérience du coup de foudre en amitié? Pour une même qu’elle-même? Un même que lui-même? Jusqu’à vivre l’expérience de l’homosexualité et faire le  deuil de l‘érotisme, de la sexualité, si l’un des deux protagonistes ne vit pas sur ce versant de la sexualité? Sans frustration pour celle/celui qui est hétérosexuel(le). Et de souffrance  frustrée pour l’homosexuel(le) mais qui demeurera cependant une hétéro-amitié. Puisque la plupart du temps (mais pas toujours) les amitiés sont choisies entre personnes de même sexe : homo-amitié : les femmes amies entre femmes; les hommes amis entre hommes…

« Offrir l’amitié à qui veut de l’amour, c’est donner du pain à qui meurt de soif « dit un proverbe.

Mais encore : Il est des personnes qui au nom de l’amitié manipulent, abusent de la confiance accordée, se servent de leur prétendue amitié pour asservir et s’en servir à des fins peu honorables. Ce sont des amitiés poison; elles vampirisent. Telle un narcotique elle endort la victime et la rend plus docile qu’une esclave. Cette fausse amitié est identique à la passion amoureuse, ravageuse, dans laquelle se perd la notion de Soi, en conduisant à la perte et à la dépersonnalisation.

Qu’en est-il de l’amitié entre une femme et un homme? Cette amitié là est-elle possible sans sexualité? Oui, diront certain-e-s je l’ai vécue! Celles qui l’ont vécue (le plus souvent des femmes) ont occulté le désir caché de l’autre. N’ont pas voulu voir dans l’avalanche de cadeaux qui en signe la preuve. Comme une manière détournée de séduire pour faire céder par tant de « gentillesse« . Quand cette situation dure, pour autant que chacune des parties y trouve son compte, n’avons-nous  pas à faire à une sublimation de l’attirance sexuelle? Car à y regarder de plus près, il s’agit la plupart du temps d’un masque que l’on affiche sur des pulsions sexuelles refoulées. Ce masque sert-il à approcher l’amour sans que l’amie s’en émeuve? Cela peut durer un temps, temps nécessaire pour des raisons contingentes ou difficilement avouables.  Mais tôt ou tard le masque finit par tomber et la personne éconduite en sera humiliée. Face à l’offense elle peut devenir féroce, tel un soupirant repoussé.Parler de ses véritables sentiments peut résoudre bien des problèmes de cette pseudo-amitié.

De mes ami-e-s d’avant l’électronique j’attendais des lettres que je lisais avec l‘intensité du plaisir qu’elles provoquaient. Aujourd’hui à l’heure des mails, je suis toujours dans la même attente. Si les réponses ou les nouvelles se font désirer, l’attente devient vite pénible et peut provoquer de l’inquiétude. La trace de la lettre ou du mail tisse un lien, entretient l’amitié.  Et pourquoi pas conserver les  beaux mails en les imprimant et les enrubanner comme on le faisait des lettres?


Amitié

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages; avec soleil ou pluie comme uniques bagages; ils ont fait la saison des amitiés sincères, la plus belle saison des quatre de la terre… Cette belle chanson chantée par Françoise Hardy était source de joie dans mon adolescence; depuis, je la chante encore souvent. L’amitié m’évoque un sentiment très  fort et indestructible dont je vais vous entretenir.

Des vrais amis, on en a très peu, si peu, pas tellement à vrai dire. Ou alors ce sont des copains, copines, des relations. Mais l’amitié, la vraie, est source d‘apaisement, elle est le rocher sur lequel le lien se solidifie malgré le temps qui passe, malgré les saisons qui transforment les états d’âme, malgré les changements successifs de la vie, cette amitié là se compte sur les doigts d’une main. L’amitié privilégie la durée sur l’intensité, elle a un rapport au temps. Dans ces temps instables l’amitié constitue un point fixe. Un arrimage certain dans la galère de la vie. Lien dont l’intimité ne s’appuie ni sur les liens de sang ni sexuel, encore moins sur l’intérêt ou conventions sociales. L’amitié éloigne la solitude, permet, plus que tout autre sentiment, les confidences, le partage des joies et des peines et supporte, sans défaillir, l’absence. Dans un véritable ami on peut avoir confiance il ne nous trahira pas; on peut compter sur lui, dans tous les cas, il sera là; sa fidélité est constante. L’amitié doit-elle avoir des goûts communs, partager des mêmes valeurs, des activités identiques ? Pas forcément. Une des possibilités qu’offre l’amitié est que l’on peut avoir des opinions différentes. « Croire en«  ou être totalement mécréant ne changera rien aux sentiments indéfectibles des vrais amis. Nous pouvons avoir la même soif d’absolu sans pour cela être dans la même dimension quant à l’absolu.

Cependant confondre amitié et amour est chose aisée. Ces deux  s’éprouvent comme un sentiment qui unit et l’on se réjouit du bien être de la personne aimée. Le lien amical est le lieu où se forme, plus encore que dans l’amour, des échanges de pensées, des complicités drastiques. L’amour naît sans raison alors que l’amitié est un terrain où l’on se reconnaît en l’autre, où quand elle est véritable elle ne suppose pas plus la trahison que l’abandon, contrairement à l’amour qui lui peut s’en nourrir. Si l’amitié est trahie, elle se délite, elle cesse d’exister. Elle se révèle ne pas être une amitié authentique. S’il y a  des amitiés qui ne le sont plus, l’ont elles jamais été? Sinon,  pourquoi finiraient-elles par se fracasser comme un pot déjà bien ébréché? « Qui cesse d’être un ami ne l’a jamais été « dit l’adage.

Dans l’amitié la passion physique est exclue, ce n’est pas le cas d’une relation amoureuse où la dépendance et la dépossession pour l’objet d’amour jouent souvent un rôle essentiel. L’amitié est un sentiment qui transporte ailleurs, amène ailleurs, dans un ailleurs qui ne peut être détruit par la passion, puisque celle-ci n’existe pas dans cette relation. L’amitié se satisfait de preuves sans paroles; toutefois la parole peut se dire sans que l’autre en prenne ombrage…

Je vous laisse réfléchir sur l’amitié. Demain nous parlerons des fausses amitiés, celles auxquelles on a cru et qui se sont révélées n’être que tentatives pour arriver à des fins intéressées par des chemins détournés.

Pour les pratiquants de l’enseignement Taoïste le plaisir sexuel comble tous les sens par l’énergie qui se répand dans tous les organes. Cela s’explique par la dopamine (dérivée de la noradrénaline) qui est libérée lors du plaisir éprouvé. C’est d’ailleurs une des « calamités » de cette hormone euphorisante qui est responsable des dépendances. Dépendance sexuelle comprise. On peut devenir accro à cette sensation de bien être, puisque la dopamine efface douleurs, dépression, stress. Pour éviter d’être dépendant, les Taoïstes préconisent de faire l’amour avec le cœur. Sachant que l’énergie sexuelle – aussi appelée énergie vitale – provient des reins, il est important de relier le cœur et les reins.

Les Taoïstes considèrent les organes comme les parents du corps, les sens en sont les enfants. En séparant les organes des sens on détruit l’harmonie du corps, on le déséquilibre en créant des manques. En pratiquant la sexualité avec conscience nous réintégrons le flux de notre énergie sexuelle à nos organes des sens,  à nos glandes qui à leur tour renforceront le corps, augmenteront sa force vitale. L’augmentation de cette force vitale va aider à la transformation des émotions négatives telle que la colère, la peur, la tristesse…ect…en émotions positives : l’amabilité, le courage, la joie

L’amour est un sentiment dont l’énergie émane du cœur alors que l’énergie sexuelle émane des reins. Il est important dans la relation amoureuse et au delà de la relation amoureuse, que la communication entre le cœur et les reins soit établie. L’énergie ( Qi- prononcer Chi) équilibrée du rein (énergie sexuelle) donne la possibilité à l’individu de se définir et de s’autodéterminer. Cette énergie favorise la responsabilité, la volonté et la sagesse. De son côté le Qi du cœur équilibré permet la bonne expression mentale en favorisant un esprit clair.

Une belle communication entre cœur et reins favorisera la sagesse dans le comportement, la conscience de soi (l’engagement) et l’élégance dans l’agir. Les émotions des reins sont le courage pour le positif, la peur pour le négatif. Trop de courage (volonté) va exprimer une rigidité psychique; pas assez de courage, inconstance et impuissance. L’énergie des reins (élément eau) contrôle la sexualité et la reproduction; de ce fait les organes génitaux sont contrôlés par les reins. Le cœur est le siège de l’amour et de la compassion; en négatif, celui de la haine et de la cruauté. L’énergie du cœur (élement feu) permet d’être présent à soi-même et aux autres, d’établir un pont entre l’Unité de l’Univers et l’unité du soi unique.

Vous l’aurez compris cette discipline ésotérique qui fait de la sexualité un véhicule vers la transcendance personnelle n’est pas à confondre avec un « prêt à jouir » sur mesure. La sexualité du pratiquant est le rapport de la sensorialité avec le monde intérieur. C’est ce qui se met en place lorsque le désir se satisfait de sa propre incandescence, lorsqu’on n’attend plus de l’autre ou d’un objet. C’est ce qu’on appelle la complétude. C’est ce qui fait la différence entre vivre sa sexualité en conscience et un rapport sexuel banal où l’on a besoin de l’autre pour combler ses manques, où l’on va se dévorer mutuellement. Un tel rapport sexuel porte en lui la violence, la désillusion et le désespoir.

Le principe est que chacun doit reconnaître en soi, le masculin chez une femme et le féminin chez un homme. Ne jamais négliger son pôle opposé et complémentaire. Et le dégager d’une volonté qui confine à la rigidité en lâchant prise sur ce l’on croit être une force (chez la femme trop Yang) et une faiblesse (chez l’hommes trop Yin).

Ne jamais oublier que la sexualité est aussi importante que tout autre fonction organique. On continuera à en parler prochainement.





Lune

La Lune blafarde, cette américaine moucharde ainsi que l’appelait Léo Ferré, serait-elle espionne de nos nuits? Oui, certainement si l’on en juge par sa capacité à changer de formes jusqu’à disparaitre complètement lors de la Nouvelle Lune. La Lune n’est visible que parce que le Soleil l’éclaire. En cela elle symbolise la dépendance et le principe féminin, la périodicité et le renouvellement. Elle agit sur les rythmes biologiques, les humeurs des femmes et leurs menstrues, (le cycle lunaire de 28 jours est identique au cycle féminin) et les marées. Tout le monde sait cela, n’est-ce-pas?

La Lune contrôle tous les plans cosmiques : eaux, pluie, végétation, fertilité.

Elle est la mesure du temps qui passe. Elle apparait pleine, ronde pour disparaitre totalement pendant trois jours. Elle se nomme à ce moment là, Nouvelle Lune.Mais son éclat réapparait croissant après croissant et symbolise le passage de la vie à la mort et de la mort à la vie.

En astrologie elle joue un rôle aussi important que le Soleil.  Parce que son principe est passif mais fécond, elle représente la nuit, l’inconscient, l’imagination, le psychisme, le rêve. Son cycle symbolise le féminin, l’instabilité, ce qui est transitoire et influençable. Où était nichée votre Lune à votre naissance?  Le sachant vous apprendriez l’importance de l’influence maternelle dans votre vie. Pour l’astrologue la Lune témoigne de la part d’âme animale de l’enfant.  Celui-ci dans son état d’être végétatif, ne peut subsister que par les soins prodigués par sa mère. On retrouvera dans le thème de l’adulte la dominance de la vie archaïque, végétative, artistique et animiste de la toute première enfance. Ses pulsions instinctives. Elle indiquera le « primitif »qui sommeille en nous en se révélant pendant le sommeil par les rêves, les fantasmes (encore eux!) l’imaginaire. Tout ce travail nocturne se fait à notre insu et  façonne notre sensibilité profonde.

La Lune était Pleine cette nuit de Lundi. Avez-vous noté vos rêves? Avez-vous laissé vagabonder votre imagination? Étiez-vous, nerveux, triste, neurasthénique, plus agité du bocal que d’habitude? Ou plutôt, surexcité, joyeux, plus  enclin à la rigolade? Ce sont ses effets que vous pourrez constater dans 28jours à la prochaine Pleine Lune…N’oublions jamais que cet astre éclaire notre chemin.

La Lune Noire, est-ce l’absence de Lune ? m’interrogeait Clotilde. Non, la Lune Noire est un point fictif dans le Ciel dont l’importance est capitale dans le thème astrologique. C’est Lilith, la première femme d’Adam, (les voilà de retour) dont la particularité était d’avoir un sexe qui s’ouvre dans le cerveau. Elle préfigure l’intangible, l’inaccessible, la présence démesurée de l’absence, l’hyperlucidité douloureuse tant elle est intense. Elle incarne la solitude vertigineuse, le vide absolu.

Un soir du mois de janvier, entre amis nous évoquions Adam et Eve, lorsque je faisais remarquer que la première femme d’Adam était « Lilith, la salope ». Salope parce que Lilith représente notre face sombre,  tous les démons qui nous habitent, celle qui anéantit les lieux où elle passe. Vous l’aurez compris, Lilith n’est pas aimée et pourtant!  La Lilith porte en elle cette force immatérielle qui va tout transfigurer sur son passage grâce au don absolu de Soi et qui n’est autre que la Sublimation. La sublimation consiste à transformer une énergie sexuelle en une énergie créatrice. Lilith est toujours liée à des phénomènes extrêmes qui naviguent entre refoulement et fascination.

Elle symbolise le Karma que nous devons purger, l’obscurité à éclairer, la mauvaise énergie à vaincre. Elle permet de se remettre en question dans la recherche de l’absolu. Elle préfère se détruire  plutôt que d’abdiquer. À force de travail sur nous même, Lilith  nous autorisera à trouver le passage de la porte étroite, pour accéder, libéré à  la Lumière.

De ce pas, je vais regarder où est la Lilith de mon fiancé! Et vous qu’attendez-vous pour savoir où elle se trouve? Si vous avez besoin d’aide…il suffit de me contacter!