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 Pour vous, pour moi je souhaite des mains enlacées en marche vers l’avenir.

 

 

Je vous souhaite d’être la cible de l’arc tendu par Cupidon.

Je vous souhaite des richesses autres que matérielles inaccessibles au fisc.

Je vous souhaite de prendre de la distance, face à la crise, face à la mort,  face à l’amour, même. Éloignez vous de tout ce qui peut vous éloigner de vous.

L’amour est le vœu  le plus demandé, que faisons nous pour qu’il soit exhaussé?

Je vous souhaite de réinventer le désir dans sa dimension mouvante, non figé par des tabous ou des excuses d’un autre monde. Je vous souhaite d’avoir l’érotisme imprévisible et sauvage; l’improvisation joueuse en cassant les rituels qui enlisent et fragilisent les amants dès lors qu’ils ne peuvent être respectés.

Je nous souhaite d’accepter nos imperfections. Le trop parfait est ennuyeux, le plus que parfait invivable. Seul le présent a de l’avenir et l’imparfait du charme.

Je vous souhaite de toucher le cœur de la personne qui vous est destinée et surtout de savoir la reconnaître.

Que pouvons nous faire qu’accepter cet été indien qui dure  en faisant de l’hiver un temps anachronique, hors saison?  Sinon l’apprécier comme s’il nous était redevable sur recette 2012 et compensatoire d’une époque en crise présumée en hauts lieux encore plus tourmentée.

Je vous souhaite d’entrer

d’un pas léger,

joyeux  en l’année 2012


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Dans ce dernier Sex-o-café l’émotion régnait en maître, d’où qu’elle provienne, femmes et hommes confondus. De là à croire que les participants de cet événement ont des caractéristiques qui ne sont pas exclusivement masculines ou féminines mais s’imbriquent selon la loi des 80-20, y a pas loin! Parce que les fidèles  du sex-o-café ont, ce soir là, permis à leurs émotions de s’exprimer. Cette loi des 80-20 quelle est-elle? Certains hommes se retrouveront parfois du côté féminin; certaines femmes se retrouveront parfois dans une description du masculin.Et cela en vertu de la loi des 80-20 qui s’applique tout autant dans les différences homme/femme.Par exemple, l’on sait que 80 des demandes de conversations dans un couple sont le fait des femmes; que 80 des dépendants émotifs sont des femmes; que 80% des parents qui s’investissent à fond dans l‘éducation des enfants et des soins aux autres sont des femmes… mais on y retrouve aussi 20% d’hommes. Alors que 80% d’hommes préfèrent aimer en silence, que 80% de ceux-ci cherchent à défendre l’intégrité de leur territoire ou s‘investissent davantage dans leur travail ou leurs projets personnels…Cependant un certain pourcentage de femmes manifestent ces tendances. Comme au Sex-o-café, où les hommes (tel Marco) ont pu se dévoiler émotionnellement (ce qui est plutôt le fait des femmes).

La différence entre une femme et  un homme tient dans le bain hormonal dans lequel l’individu mâle ou femelle est plongé dès la gestation: œstrogènes ou testostérones les différencient. Ainsi une femme obligée par ses œstrogènes exprimera ses émotions, parlera sans réfléchir, aura besoin de partager ses idées, son temps, ses sentiments. Partager verbalement et communiquer caractérisent une femme. Les mains d’une femmes sont un modèle de précision grâce à ses doigts d’une très grande dextérité. Son sens du toucher possède jusqu’à 10 fois plus de récepteurs cutanés pour le contact. Chez elle l’ocytocine et la prolactine (hormones de l’attachement et des câlins) multiplient son besoin de toucher et d’être touchée.  Une femme  a besoin d’intimité pour apprécier la sexualité. Son odorat est plus développé (jusqu’à 100 fois plus au moment du cycle). Même si la vison est plus développée chez l’homme, la femme possède une meilleure mémoire visuelle. Une femme qui n’est pas heureuse dans ses relations a du mal à se concentrer sur son travail, contrairement à l’homme qui lui a besoin d’être au top professionnellement pour se sentir à l’aise dans sa relation. Les femmes, c’est bien connu, donne du sexe pour avoir de l’amour. Elles sont moins émotives parce qu’elles s’expriment davantage que les hommes. Elles sont orientées dans le temps ce qui fait qu’elles se rappellent ce que les hommes oublient. Leur ouïe est beaucoup plus développée, certainement pour entendre, malgré la fatigue,  leur progéniture. On comprend dès lors l’importance pour elles des mots (tendres  ou pas) de l’intonation, du timbre de la voix, sa musicalité ou son agressivité qui seront autant d’impacts qui avertiront une femme de ce à quoi elle peut s’attendre venant de la personne en face. En général les femmes ont un attrait particulier pour le mâle  dominant, fort et expérimenté, socialement reconnu, donc moins jeune mais susceptible de la protéger.

Stress féminin et masculin : Si une femme est stressée elle refusera les avances d’un homme ou toute proposition de nature sexuelle. Cela serait dû au cortisol, hormone du stress, qui bloque l’action de l’ocytocine dans le cerveau, supprimant toute envie de sexe et de contact physique. De plus la perspective d’une grossesse (9mois) et des soins à donner à l’enfant dans des conditions de stress n’a pas la même signification pour elle que l‘éjaculation spermatique chez l’homme. Dans le cerveau masculin par contre un stress élevé stimule les circuits de l’amour. Après une épreuve physique et /ou psychique (défi, combat, peur) beaucoup d’hommes cherchent un rapport sexuel immédiat.

Une femme se repère : Une femme est agi par son cerveau gauche (hémisphère gauche du cerveau)qui fait qu‘elle se repère d’après des objets ou des signes concrets (noms des rues par exemple)

Alors qu’un homme s’oriente : Un homme est orienté dans l’espace, il est agi par son cerveau droit (hémisphère droit du cerveau) ce qui lui permet de s’orienter dans une direction abstraite. (Par exemple capable de prendre des raccourcis)

Plein de testostérones (hormone masculine, du désir, de la sexualité et de l‘agressivité),  l’homme centré sur l’action agira sans réfléchir; il contrôle et retient ses sentiments pour transmettre des informations,  chercher des solutions; il est porté sur la compétition, l’instinct de domination (le mâle dominant engendre et maintient la qualité de l’espèce). Par le fait de la testostérone la force musculaire des hommes  est développée à 40% contre 23% chez les femmes. Leur vitesse à réagir, l’impatience, l’agressivité, la compétition, l’endurance, la ténacité sont des comportements induits par cette hormone spécifiquement masculine.  La vue de ces messieurs est comme un véritable téléobjectif  qui assure une vision de loin. Cette vision, à l’époque de nos lointains ancêtres qui servait à repérer les animaux est aujourd’hui un vestige qui fait retourner les hommes, sans aucune discrétion, sur une femme à leur goût, cette même hormone  leur donne l’attrait  pour une jeune femme à protéger et surtout susceptible d’engendrer… Ne peut-on voir là le reliquat d’un petit quelque chose du prédateur en tout homme?

Allez ! Ce sera tout pour ce soir!  La suite pour très bientôt.

 Le sexe et l’art : tous deux formés d’une syllabe, sexe et art s’enlacent depuis la nuit des temps, depuis que l’homme dessine  du bout des doigts…

Le sexe submerge la sphère artistique quel qu’en soit le domaine, il s’exhibe dans les musées, se lit dans les ouvrages jadis cachés, s’écoute dans les théâtres, se regarde sur les écrans. Le sexe dans l’art s’expose de tout temps : des grottes de Lascaux aux fresques de Pompéi, sans aucun doute le sexe s’exhibe.

L’art questionne toujours plus ou moins le corps. Le corps où se cache ce que l’art suggère ou montre crûment.  L’artiste dévoile le désir obscur, suggère ou montre le corps pour mieux l’offrir au regard. Par ses créations l’artiste nous donne à voir, à lire, à regarder, à toucher, à entendre ; il touche nos sens, quelques fois fait effraction émotionnellement ou bien encore bouscule notre sensibilité.

L’artiste se sert de la force créatrice de la pulsion sexuelle pour transcender et révéler son inconscient qui l’agit. En psychanalyse ce phénomène se nomme la SUBLIMATION. La sublimation qui consiste à transformer une pulsion sexuelle en création artistique.

 

Narcissisme et exhibitionnisme : ce passage est inspiré d’un article de Télérama relatant des expositions à Paris en 2007

Des « Figures d’Eros » cent quarante-­cinq aquarelles de Rodin exposées au musée du Jeu de Paumes,  de « Féminin-masculin » à Beaubourg (1995) de « Amours, guerres et sexualité » aux Invalides, et ici ce soir au 3.14 par Max’O, le sexe en tant qu’art s’expose partout dans les lieux de la culture où le public peut en jouir. Ces expositions interrogent notre regard qui devant le sexe est quelques fois bousculé. De quelle manière ces ­fesses, ces seins et ces pénis, ces actes de la vie intime ici exposés vous interpellent ?

Il existe entre l’art et le sexe une histoire commune qui dure depuis toujours. Amitié déclarée et assouvie chez les Grecs et les Étrusques (entre autres), qui nous ont laissé le somptueux hermaphrodite en marbre (IIe siècle après J.-C.). Ou amitié contrariée dans l’Occident chrétien obligée de passer par les grandes scènes mythologiques ou les thèmes bibliques pour obtenir une place sur la toile. Si le sexe ne sautait pas aux yeux dans certaines peintures il laissait apercevoir des chairs voluptueuses (canon d’une époque), la naissance d’une gorge au palpitant grain de peau. Ou bien le sexe se découvre complètement dans L’Origine du monde, (1866) de Courbet, dont Lacan est devenu le dernier acquéreur avec Sylvia Bataille.

 « La pornographie n’a qu’un but, affirme Marina Wallace : exciter. Alors que l’érotisme !

Nous avons vu dans un précédent Sex-o-café le peu d’étanchéité de la barrière qui sépare l’érotisme et la pornographie ; la ligne est ténue et ce qui sera pressenti pornographique pour un tel ne le sera pas pour un autre.

Ici en particulier MAX’O, artiste atypique qui sculpte à même les corps. Il  dévoile dans le sens où il lève le voile sur l’intimité, sur une réalité souvent cachée ou exposée avec ostentation dans la pornographie, pornographie dont MAX’O se défend. Ce qui est donné à voir dans ses œuvres sont des scènes de la vie intime ordinaire (fellation, masturbation) qu’il magnifie ; parties de corps, bustes de femmes, d’hommes connus ou moins connus, des cuisses ouvertes sur des sexes de femmes (vulve et clitoris apparents) sexes d’hommes en érection ou en au contraire en détumescence. Max’O est le témoin des fantasmes qu’il réalise à la demande d’un modèle, d’un amoureux ; c’est aussi une manière d’être immortalisé comme ce fut le cas du chanteur des « Two be free » qui fit sculpter son buste quelque temps avant son décès.

L’artiste a besoin d’un modèle (mais pas toujours ; je pense à certains peintres, certains auteurs de littérature qui ont pour modèle un imaginaire, un inconscient qui les taraude et les agit). Les actrices du X sont des modèles sans tabou, elles exhibent leur corps sans complexe ; ce corps est un outil professionnel et une manière de satisfaire leur narcissisme. Peut-être aussi d’entretenir l’illusion de beauté et de jeunesse éternelles. Quelque chose d’eux qui reste au-delà du temps qui change les corps et les visages que les  portraitistes et les sculpteurs immortalisent. 

Ainsi pour ériger cette œuvre que Max’O a appelée « L’arbre de vie » 9 femmes ont accepté de prêter leur sexe afin qu’il soit moulé. L’arbre de vie est le symbole de la gestation = 9 feuilles = 9 mois de gestation au terme desquels l’enfant né.

La passion anime l’artiste, c’est la sublimation inconsciente, l’amour de l’esthétique, la sensualité et j’ai envie d’ajouter les démons ou les muses intérieurs qui s’expriment dans toute création artistique.

Le stress stimule l’artiste. Dans le cas de Max’O c’est l’angoisse  de rater le moulage qui le stresse. Le goût pour l’érotisme change son regard, fait évoluer l’approche de la sexualité qu’il regarde avec un œil d’artiste débarrassé du libidineux, de la concupiscence.

Les artistes ont besoin d’avoir un public sans lequel ils n’existent pas.

Le temps de la « libération » a pris fin avec l’arrivée du sida – ces années 1960 et 1970 pendant lesquelles « les lois s’assouplissent, les tabous tombent, on baise sans retenue et on le fait ­savoir dans ses œuvres », dixit Paul Ardenne – Et l’art militant (celui des ­minorités sexuelles, notamment), s’il reste combatif, a perdu en visibilité. Reste la dernière période, celle dans laquelle nous sommes toujours. Marquée à la fois par l’étalage de sexe – on ne biaise plus ! – et le doute : comment exprimer une émotion – le sexe – quand cette dernière est livrée en pâture à la télé, conjuguée au présent virtuel sur Meetic et proclamée de manière spectaculaire comme le nouvel impératif catégorique d’une société  « sans tabous » ? « On veut du cul ! » pouvait-on lire il y a quelques années sur une ­affiche de cinéma. On en a. A gogo. Les artistes interrogent d’ailleurs cette déferlante, mais souvent le ­regard se cherche et tourne en rond, si l’on en juge par les œuvres contemporaines exposées. L’intégration d’images pornos par les photographes (Thomas Ruff, Jeff Koons) et les peintres (Marlene Dumas) a beau se jouer des stéréotypes sexuels, elle résonne comme un commentaire froid et redondant sur l’industrie du plaisir. L‘émotion s’est enfuie.

Le scarabée est un insecte…

C’est en partie du vrac que je vais vous livrer maintenant ! Libre à vous de vous procurer « L‘amour à l’épreuve du couple »  vous faire une idée par vous-même.

Qu’est-ce qui met l’amour en danger, qu’est-ce qui le met à l’épreuve dès lors que le couple est installé dans le quotidien, la routine ?

Dans le livre, David Simard pose l’équation  ainsi : les 2 « Je » se perdraient en « Nous » phénomène de la fusion qui conduirait au sentiment d’enfermement, au couple prison. A cet écueil il a élaboré plusieurs possibilités, propositions : accepter un tiers dans sa vie sexuelle voire sentimentale ; ou encore de ne pas se mettre en couple pour échapper à l’enfermement conjugal. Autrement dit, il s’agirait de pouvoir vivre l’amour sans pour autant s’embarrasser des contraintes de la vie conjugale. Le polyamour. Vivre le polyamour (qu’il ne faut pas confondre avec l’adultère) est une alternative à la routine, c’est ce que propose David à une assistance qui n’a pas l’air tout à fait d’accord. Notamment  Magaly  à qui il parait évident que selon l’âge on évolue, on est différents à 20,30,40 ou 60 ans et au delà; à chaque période on rencontre la personne qui convient jusqu’au moment où le couple que l’on forme ne correspond plus à ce que l’on en attend. On ne reste plus avec un homme qui ne nous convient plus. Magaly est persuadée que chaque partenaire arrive sur notre route pour nous aider à résoudre une problématique particulière qui nous fera avancer. Lorsque cette relation ne convient plus la rupture plus ou moins douloureuse intervient.Les routes se séparent, chacun de son côté, en ayant progressé dans la compréhension de nous-même et de l’autre.

La répétition est un schéma inconscient qui reste à l’œuvre. On peut modifier, enrayer ce phénomène de répétition si on fait un travail sur soi, si on éclaire le schéma par lequel on fonctionne. On peut être attiré par des gens complètement différents mais compatibles avec notre schéma et ce qui s’y rejoue; le point commun avec l’autre est soi. La répétition du même – schéma -  rejoint la fusion avec production des  mêmes effets qui finissent comme dans la fusion par nous étouffer. Comment faire pour ne pas reproduire à l’identique qui cependant est rassurant, qui donne la sécurité affective, amoureuse?

Dans le quotidien, on apprend à connaître l’autre; on apprend à vivre avec la réalité qui se confronte à l’imaginaire. La routine consiste à recommencer tous les jours la même chose (aux mêmes heures, même organisation), à vivre des weekend identiques. Il est cependant important de constater que les habitudes nous structurent.

Certains partenaires du couple ont des difficultés à s’éloigner du couple qu’ils faisaient avec un de leur parent (fils et mère, ou fille et père, par exemple). Est-ce une des raisons qui fait que l’on reste dans un couple-prison ? Bien souvent dans la configuration du fils faisant couple avec la mère cette dernière exclut le tiers séparateur qu’est le père ou un homme, le partenaire de la mère, qui permettrait au désir de s’exprimer, favorisant l’enfant à prendre la place qui ne lui est pas dévolue. Dans le cas d’une fille et son père il s’agit d’un jeu de séduction quelque chose d‘incestueux (inceste psychique) qui se joue sur le plan fantasmagorique. Il en est de même pour l’homme qui représente un enfant pour sa femme qui proclame n’avoir que des enfants à la maison, « d’ailleurs mon mari ne me fait plus l’amour ».

Le couple et la sexualité : La sexualité vécue au quotidien n’est pas celle dont parlent les magazines. La femme et l’homme sont 2 êtres distincts avec des attentes, des demandes, du désir et des besoins différents. Et malgré cela, que l’on soit femme ou homme, on cherche « sa moitié », on cherche à combler de ce quoi nous avons été séparés à la naissance : Lacan disait « l’amour c’est donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’est veut pas » paroles qui éclairent les notions du complexe d’Œdipe et  l’interdit de l’inceste.

Le philosophe a répondu entre autre à la question qu’est-ce qui se manifeste dans le couple au travers de la sexualité ? Il nous a parlé  du lien qui existe entre pénétration et désir qui engendre la fusion dans un but de procréation  et la différence entre le désir de fusion qui implique le sexe.

 De vouloir combler le vide de l’autre revient à vouloir combler un puits sans fond.

Je conseille de lire particulièrement le chapitre « Doit-on se sacrifier par amour » bien que fortement orienté psy il est fort intéressant dans l’approche de notre société conçue sur l’hyperconsommation dans ce qu’elle crée comme désirs (faux besoins) qui impliquent leur satisfaction immédiate… Que pouvons-nous dire des personnes qui demandent au conjoint d’être Tout ? D’être un sauveur et de palier tous les manques et tous les traumatismes de l’enfance dont est issue cette demande.

L’amitié et l’amour : différence de ces deux sentiments ? Qu’impliquent-ils l’un et l’autre ?

La communication est-elle l’idéologie d’un monde de paix ? Ne jamais oublier qu’à travers nous parle notre inconscient, parle notre corps au travers de nos gestes, de nos comportements.

Qu’en est-il des différences entre femme et homme, existe-t-il une nature immuable aux comportements masculins ou féminins? Chasse aux idées reçues et aux préjugés qui ont la vie dure ! La commodité rassurante de s’accrocher à des généralités sur la nature des êtres nous évite la remise en question de nos comportements erronés. La différence des sexes bien réelle influe t-elle sur les comportements ? L’affirmer c’est maintenir le joug de la prétendue supériorité des hommes sur les femmes.

De vouloir combler le vide de l’autre revient à vouloir combler un puits sans fond.

Couple et homosexualité

Le multipartenariat des homosexuels empêche t-il de vivre en couple ?  Le couple homosexuel, là encore, donne à voir l’hétérosexualité comme étant la norme culturelle et historique mais non  comme étant un attribut de la nature.

 Le quotidien conjugal amenant la routine serait-il un tue l’amour ? La passion s’émousse, le désir – trop comblé s’étiole, l’ennui prend le relais, il y a séparation ou infidélité. Sans désir plus de vie ; d’un point de vue philosophique la vie est le fait de nous porter vers l’autre que soi, c’est ce qui nous rend vivant. Si on se referme sur soi, comme le couple mis en scène par Ionesco, on étouffe le désir en soi et l’on se meurt psychiquement. Il en est de même si l’on s’isole.

Sans manque pas de désir et l’absence de désir tue le couple. Tue la vie. Instaurer du manque, s’ouvrir à l’extérieur, sortir le couple de l’autarcie en ne cohabitant pas, est-ce la solution pour pérenniser le couple ?

 NAÎTRE EST SE SÉPARER ET NON FUSIONNER

La naissance est la première séparation

Tant de choses ce sont dites ce soir là que je ne peux passer le reste du mois à en parler. Je vous conseille donc de lire « L’amour à l’épreuve du couple » de David Simard qui je le rappelle ne donne pas de recette, par contre il met en lumière le fonctionnement des individus en permettant d’éviter la reproduction des erreurs.

Et comme écrivait Albert Camus : « Tous les spécialistes de la passion nous l’apprennent, il n’y a d’amour que contrarié « 

Donc continuez à contrarier pour être certain d’être toujours aimé.

A bien vite

ψ-φ-

Pour l’avoir vécue jusqu’à désirer mourir Nathalie affirme désormais haut et fort refuser la fusion dans sa relation. David philosophe : Refuser la fusion laisse la place au désir de s’installer, puisque au bout du compte le désir de fusion demeure si la fusion ne s’installe pas. Par ailleurs on ne peut concevoir l’amour qui serait pur de toute quête de fusion, ce qui reviendrait à imaginer un amour sans danger; or, dès que l’on aime il y a danger (ne serait-ce que pour notre Ego, comme je le dis dans l’article - L’amour est-il une menace pour l’Ego ? – récemment posté sur ce thème). Dans l’amour et chaque fois que l’on aime on s’expose. On prend des risques.

Peut-il y avoir fusion entre deux personnes sans qu’il ait forcément désir? Peut-il y avoir osmose sans désir sexuel renchérit-on dans l’assistance à Arlette qui posait la question: la réponse ne se fit pas attendre. Dans l’osmose il n’y a plus de désir puisqu’on est comblé. Il est très important d’empêcher l’osmose pour que demeure le désir. Si l’osmose est un état permanent(sans manque, sans vide possible)elle empêchera la manifestation du désir de l’autre.  Quelle place reste t-il pour le désir dans un lien de cette nature là? demande le philosophe. Le désir peut s’éprouver ailleurs, hors du couple si il en a été déserté. C’est dans un ailleurs (amant-maîtresse) que le-la partenaire ira chercher de quoi satisfaire son désir.

Existe-t-il  encore de nos jours beaucoup de couples qui fonctionnent sur le schéma de  La maman et la putain : on aime là où on ne désire pas et on désire là où l’on n’aime pas ? Lors du travail thérapeutique j’ai pu constater ce genre de  relation surtout parmi les hommes qui ont du mal à désirer là où ils aiment.La plupart dit qu’il est difficile de considérer son épouse avec respect si il la traite comme une putain; sous entendu en vivant le sexe sans tabou.

Pour Candice, l’être humain cherche plutôt à se réaliser avant de réaliser le couple, ce qui va favoriser les tensions. Dans la fusion on est toujours à la recherche du premier lien fusionnel (mère/fœtus). Anne demande si le désir est forcément sexuel; Marc quant à lui précise que le désir est associé à quelque chose d’inassouvi, ce à quoi David acquiesce et confirme que cela tient à la Conditionne Humaine  d’être dans l’incomplétude. Nous ne sommes pas des êtres entiers, nous sommes mortels et nous le savons. Le premier désir étant un désir de vie qui s’origine dans le sexuel est ma réponse à Anne qui ajoute « Ce sont les schémas inconscients qui font que les êtres s’attirent.  Oui, la relation amoureuse (ou tout autre relation) est conditionnée par des schémas relationnels qui se sont construits pendant l’enfance de manière inconsciente; ainsi nous serons attirés par telle ou telle personne et non par telle autre.Notre inconscient va capter l’inconscient de l’autre, donner des schémas relationnels qui peuvent s’emboiter, renvoyer à la répétition d’anciens schémas en faisant revivre ou non des situations problématiques. Ça n’est pas systématique. Cependant quant il y a problématiques  elles  donnent lieu à des souffrances notamment lorsque les attentes de réparation sont importantes. La répétition est un schéma inconscient qui reste à l’œuvre et se répète de relation en relation. Comprendre notre fonctionnement permet d’éviter les répétitions fâcheuses.

David précise qu’il  est important de noter : Tout ce qui s’est constitué au niveau inconscient ne connaît pas le temps qui passe. J’ajoute que l‘inconscient ne sait que désirer et redonne la parole à David : C’est pour cela que l’on oublie que l’amour peut faire souffrir et de ce fait que l’on peut retomber amoureux à 80 ans comme un adolescent parce que tout ce qui s’est construit sur le plan inconscient fait abstraction du temps qui passe.

Est-ce que l’expérience de vie modifie la manière de voir les choses demande notre philosophe qui répond: si notre expérience de vie amène à une remise en question, par un travail sur soi,  il est fort probable qu’il y aura une modification; sans cela rien ne changera. Il est important d’éclairer à la lumière de nos expériences le schéma construit dans l’enfance rejoué pendant l’adolescence et à chaque relation pour comprendre nos fonctionnements  qui se réfèrent à quelque chose de profondément inconscient et de très archaïque; sous cet éclairage nos  comportements changeront peu à peu. Même l’analyse de toute une vie ne parviendrait pas à nous faire devenir transparent à soi-même au risque de nous faire rejouer le fantasme de toute puissance, d’omniscience, tel qu’il se joue dans l’enfance lorsque l’enfant se considère encore comme étant TOUT y compris la cause de la totalité des émotions de sa mère. On ne peut aller au delà de notre Condition d’être humain, d’être fini. Par contre ce travail permet de comprendre notre fonctionnement, de régler quelques difficultés qui y sont attachées avec des répercussions bénéfiques sur tous les plans relationnels ( amoureux, amical, professionnel…). Cependant on peut avoir des relations qui semblent complètement différentes mais compatibles avec notre schéma actuel qui tendra à nous faire rejouer la même histoire.

Certains couples ont des difficultés à s’éloigner du couple qu’ils faisaient avec un de leur parent (fils et mère, ou fille et père, par exemple) pouvez-vous en parler ? Est-ce une des raisons qui fait que l’on reste dans un couple-prison?

A cette question et au suivantes je retranscrirai les réponses au plus vite.

Donc à suivre…

 

 

Dans le temps imparti nous avons tenté d’aborder un maximum de questions du  livre « L’amour à l’épreuve du couple » qui aborde de façon complète mais théorique les questions, les problématiques qui se posent dans le couple. Ce n’est pas un ouvrage qui donne des recettes, par contre il interroge sur la complexité du couple, l’importance de redonner du sens au désir de faire couple. Et ne jamais oublier qu’il y a autant de couples possibles que d’individus qui le forment comme je peux le vérifier tous les jours dans ma pratique en cabinet.

L’amour et le couple : L’amour est ce qui fait battre le cœur et rend les mains moites. Le couple est ce dans quoi l’on s’engage par amour. Du moins à notre époque et dans notre société. Mais pas toujours. Pas de tout temps.

Lors de la rencontre deux êtres se découvrent : toutes les différences sont abolies, on ne fait qu’un, (mais lequel des deux fait-on ?) on fusionne en parfaite symbiose, on pense la même chose au même moment, on prête à l’autre toutes les qualités, on projette sur l’autre l’idéal imaginé ; autrement dit l’amour rend aveugle : comme disait Cocteau « les hommes naissent aveugles ils ne s’en aperçoivent que lorsque la vérité leur crève les yeux « 

Mes questions : le couple rendrait-il la vue ? Serait-il garant de l’objectivité ? Le couple permettrait-il la reconnaissance des êtres tels qu’ils sont? Que devient l’amour et comment se transforme t-il à l’intérieur du couple ?

Réponse de notre invité qui remercie pour l’accueil qui lui a été réservé dans ce lieu magique (le 3.14), qui éveille l’imaginaire, lieu propice au couple et à l’amour. Pour David l’amour ne rend pas aveugle mais, parce que nous sommes agit par l’inconscient, c’est ce dernier qui est à l’œuvre  quand nous tombons amoureux.Il y a là un quelque chose qui nous échappe, un quelque chose qui n’est pas irrationnel et qui s’explique. Les rencontres se font donc au niveau inconscient. Ce qui opère dans  la rencontre est l‘idéalisation, l’imaginaire, les espoirs, les attentes de réparation d’anciennes blessures; il s’agit d’un embellissement de la réalité. Le fait de se « mettre en couple « fait-il découvrir la réalité ? Oui, car la relation s’engage au quotidien qui n’est autre que la vie réelle. La part de l’imaginaire se trouve face à une réalité qui se confronte au quotidien. Le couple ne peut continuer à vivre comme lors de la rencontre en se coupant du monde, vivant en autarcie ou sortir, passer des nuits à faire l’amour et le reste du temps à se bécoter. C’est moi qui dit ça comme ça pour résumer les propos tout en leur restant fidèle. « J’ai été trompé sur la marchandise; il /elle a changé » entent-on souvent dire!  Non, on ne change pas, ce sont les conditions qui changent. Cela peut être une aubaine, une occasion d’apprendre à se connaître en évitant les déceptions;   il y a là l’occasion à saisir pour passer de l’état d’être amoureux à celui d‘aimer.

J’insiste avec mes questions :  Les êtres que nous sommes ne changent pas ce qui change est le regard que nous portons  sur l’autre que l’on a cru idéal. On perd ses illusions, on se rend à l’évidence qu’il s’agit de la construction d’un être idéal qui n’existe pas dans la réalité. Dans nos sociétés le couple est fondé sur l’amour réciproque dès lors qu’il se forme ; est-ce à dire qu’il y a désamour lorsque le couple se sépare ? Le temps use-t-il le couple ou le consolide t-il ? Est-il si difficile de vivre l’amour au sein du mariage ? Le quotidien éteint-il le sentiment d’amour ? Le quotidien conduit-il forcément à la routine ? Le lien conjugal empêcherait-il le couple de durer? Le couple noue ses liens à l’intérieur de la sphère privée : il se recroqueville en vivant en vase clos ; est-il enfermé ? Peut-on dire que le couple est un lieu d’asphyxie, d’étouffement ? Sans parler de recette magique y a-t-il des pièges à éviter  pour qu’il n’en soit pas ainsi ?

D.S : On met dans le couple tous nos manques, tout ce que l’on n’a pas eu et dont on rêve. Effectivement il n’y a pas de recette miracle; il faut être attentif et ne pas croire qu’il existe une personne « fabriquée » sur mesure qui nous serait destinée; LA bonne personne, celle qui concentrerait en elle toutes les attentes, au risque de décevoir Laura qui dit avoir eu de la chance puisqu’elle affirme l’avoir trouvée. Or, LA bonne personne, n’existe pas. On a de la chance de rencontrer la bonne personne avec laquelle ça va bien se passer mais en aucun cas il n’existe LA bonne personne qui aurait été construite pour soi, comme un objet. Une personne n’est pas un objet qui se fabrique. Il est inquiétant de penser qu’une personne aurait été construite pour soi; d’autant qu’en ces temps modernes où l’on change facilement de partenaire dès lors qu’il ne convient plus, il serait nécessaire d’avoir plusieurs bonnes personnes en attente.Comme l’enfant capricieux qui a cassé son jouet et veut en changer.

LA bonne personne « fabriquée » pour soi est un mythe (que certains sites de rencontres font miroiter pour convaincre leurs adhérents qu’il suffirait de cocher des cases pour définir LA personne faite pour nous). Le couple est fondé sur deux individus distincts avec chacun son parcours de vie. Le fait que le couple actuel soit fondé sur l’amour pose problème parce que si il y a Amour il y a besoin, il y a tendance à fusionner. Le désir de fusion est une tendance à vouloir faire Un de deux êtres distincts. Cette tendance fusionnelle fait partie de l’amour. Or, le couple est formé de deux personnes différentes qui tiennent chacune à leur individualité, à être différenciée. Le fait de désirer fusionner avec l’autre tout en voulant rester soi provoque des tensions comme la sensation d’ étouffer, d’asphyxier. La fusion donne l’impression de ne plus être soi, de se perdre dans la relation pourtant étroite. Impression aussi de ne plus exister en tant qu’être soi.

La fusion génère l’angoisse; cette angoisse émane de notre propre tendance inconsciente à désirer fusionner qui finit par étouffer. Cette  fusion là est quelque chose vécue sur le plan psychique qui si elle perdure  déconnecte de la réalité pour en édifier une autre à partir de soi où se forme le délire.C’est ce qui advient lorsque le couple vit en osmose totale, que l’un sans l’autre ne peut agir, ce que certains appellent le bonheur.

Le bonheur parlons-en! Qu’est-ce que le bonheur?Un petit aparté : Je suis d’accord avec Léo Ferré lorsqu’il disait « le bonheur ne peut être fait que d’instants. » (Léo Ferré fait partie de mes philosophes préférés !) Une autre conception du bonheur consiste à être totalement détaché des aléas de la vie; c’est ne ressentir ni souffrance ni paix, n’avoir ni besoin  ni désir. C’est être ni plus ni moins hors du temps  ce que l’on nomme ataraxie. Sur le plan psychique on est en dehors. Le bonheur tel que décrit là est un état qui se rapproche de la mort et qui n’est pas la sérénité comme le proposait une auditrice.Si l’on pousse l’analyse plus loin on s’aperçoit qu’être dans la fusion est ce que l’on perd de soi en tant qu’identité. David évoque « Belle du Seigneur » d’Albert Cohen l’histoire de ce couple fusionnel jusqu’à la mort. (Extraordinaire roman à lire si ce n’est déjà fait)

Je m’excuse d’être une «  Psy bourreau de l’amour » comme le célèbre psy Irvin D.Yalom s’intitule dans un de ses livres. Parce que le psy démonte tout le mécanisme aussi bien physiologique que psychique, il fait toucher du doigts les illusions qui ont mis en place le couple, il repère la fonction réparatrice pour mieux la mettre en évidence. De quoi casser la baraque aux couples de la première « cuvée. » La « cuvée » suivante est beaucoup plus réaliste, elle sait mieux à quoi s’attendre…

Les questions fusent : Peut-on vivre l‘amitié sans fusion ? Et la passion ? La passion veut dire souffrance en latin, pathos en grec est un moment de la quête, quand on n’a pas encore comblé son manque; là où il y a du manque il y aura du désir.

En posant les questions à David Simard j’avais l’impression d’être un élément de jury pour la soutenance de son Mémoire !Ou le professeur qui l’interrogeait sur son travail. Cette nouvelle façon de procéder m’a bien plu, j’étais tout à fait à l’aise dans ce rôle.

à suivre…

On l’a bien compris ce qui est important dans la relation, en l’occurence dans  le couple, est de communiquer pour apprendre de l’autre ses désirs, ses préférences.  À moins que les partenaires soient totalement ouverts en vivant déjà une sexualité sans tabou, expérimenter des sextoys dans le couple ne peut se faire sauvagement. Il en est ainsi pour tout apport extérieur d’objets ou de matériel visuel (vidéo) qui doit être précédé de  dialogues, d’échanges, de consentement mutuel.Leur usage qui ne devra pas être systématique peut rebooster la sexualité qui a été affaiblie par la routine, par le temps qui a amoindi le désir, par les obligations du quotidien. L’emploi de sextoys peut être envisagé comme un jeu pour agrémenter et entretenir la complicité, pour favoriser le dialogue autour de la sexualité en suscitant les questions et autorisant des réponses; leur emploi sera fort utile pour apprendre à connaître son propre corps et celui du partenaire; ne pas s’interdire la curiosité afin de faire le plein d’idées érotiques. L’utilisation des sextoys est une préférence sexuelle dans un comportement érotique qui se développe – ou non – au cours de la vie adulte de la même manière que toutes les autres préférences par exemple alimentaires ou musicales.  « Si tu n’aimes pas le caviar ne m’en dégoute pas. » Ces jouets ont pour but d’ajouter du plaisir en aucun cas ils ne doivent devenir une corvée même pour satisfaire le conjoint.  Tout cela est le côté festif de l’usage des jouets sexuels mais ils peuvent aussi  palier les faiblesses liées à l’âge mais pas seulement induites par l’âge puisqu’on rencontre dans nos cabinet ou boutique de plus en plus de jeunes gens qui se plaignent d’absence d‘érection ou d’érection très faible et de très courte durée et cela malgré le désir. Phénomène très pénalisant et effrayant surtout pour les jeunes dans la société actuelle où il est presque interdit de ne pas jouir, où l’exortation à jouir est devenue un mode de vie, la virilité apparente une obsession. C’est ce en quoi il faut être attentif (et loin de moi de vouloir casser la barraque et les intentions de curiosité) car il peut survenir un autre danger qui est que, par habitude, ces gadgets sexuels deviennent obligatoires à l’obtention du plaisir. Si le sextoy devient indispensable à l’acte sexuel c’est qu’il y a problème. Une telle consommation témoignerait d’un déséquilibre dans le couple, au même titre que de n’avoir recours qu’à la masturbation pour obtenir satisfaction sexuelle et ne pas supporter de partager avec le/la partenaire serait pathologique. Dans le cadre d’une utilisation ponctuelle le sextoy est une préférence « normale » ne pouvant être considérée comme un acte « contre nature, » une maladie ou un trouble psychologique. Pas plus que ces objets ne sont destinés à remplacer les hommes auprès des femmes et vice versa, même s’ils ne peuvent se poser en substitut ou rivaler avec la main experte et amoureuse, il se peut que certains hommes aient besoin d’avoir recours à une pompe qui fera affluer le sang dans la verge, sang qui est à l’origine de l’érection.

Du côté de la recherche neurobiologique : Le rapport sexuel n’est plus orienté dans le seul but de la procréation mais dans une recherche de plaisir comme l’ont démontré les neurosciences : les êtres humains en stimulant leurs zones érogènes activent, dans le cerveau, le renforcement des récompences. Au cours de l’évolution la décharge hormonale qui influence  le comportement sexuel a diminué contrairement à l’importance des récompences qui est devenue majeure. Chez l’être humain, le but du comportement sexuel n’est plus le coït vaginal (d’autant qu’enfin, on a pu mettre en évidence chez la femme l’importance du plaisir clitoridien) mais la recherche des plaisirs érotiques procurés par la stimulation du corps et des zones érogènes qui active le système des récompenses,  recharge l’estime de soi par l’intermédiaire du plaisir donné et du plaisir reçu lors de l’échange érotique.

Au Sex-o-café une participante, l’index pointé comme en accusation disait qu’il ne fallait oublier celui-là, celui là pouvant être aussi efficace pour apporter du plaisir à son homme qu’un objet sexuel; ce à quoi  son voisin lui rétorca  » Il vaut mieux avoir un sextoy à la maison plutôt que de ramener un amant, et même anticiper avant que le couple ne s’enlise ». Sur ces paroles pleines de sagesse, je vous laisse méditer.

 

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Ça ne date pas d’aujourd’hui puisque Sade parlait si bien de son rapport à la jouissance. Nous vivons une époque où ce rapport se vit dans les domaines les plus éloignés et autres que sexuels : nous devons jouir à tout prix : jouir de tout,  surtout de tout ce qui est inaccessible et qui ne respecte point l’autre :  » L’autre n’est rien d’autre que l’objet de ma jouissance. » Il n’est pas nécessaire que les gens se parlent, se connaissent ou s’aiment pour jouir. Sade dans « Juliette » « Il me paraît , encore une fois, que c’est une chose très différente que d’aimer et de jouir, et que non seulement il n’est pas nécessaire d’aimer pour jouir, mais qu’il suffit même de jouir pour ne pas aimer ». La jouissance serait donc un rempart contre l’amour ? Oui, si l’on devient un automate, égoïste ne pensant qu’à son propre profit, qu’à son propre plaisir. Et dans ce cas qu’importe l’autre puisqu’il est asservi à ma jouissance.

Oooh!!!Dès le retour de la plage voilà t-il pas qu’elle nous fond un plomb, la Lyli ? Non, ce qui fond c’est la crédulité, la croyance en la générosité des  êtres. Un constat, un de plus ! De cette constatation lucide des conclusions s’imposent sur l’état du monde qui comme chaque fois me laissent aussi tremblotante que deux ronds de flan. L‘impuissance, le dépit attaquent le corps entier et c’est chaque fois dans des états identiques aux miens qu’Alexia vient consulter.

La désolation de ce dimanche qui précède la Pleine Lune fit apparaître Alexia ce lundi pour me raconter son mal. Elle est atteinte de lucidité et ça la fout en l’air, la lucidité ! Collée au plafond, araignée prise au piège de sa toile,  elle éclate soudain :

- Je ne suis plus dupe : le plaisir que je lui ai donné a servi à me l’attacher ! C’est à ça que j’ai toujours utilisé le plaisir. Ça crée des liens quasiment indestructibles. En lui donnant du plaisir, je savais que je l’attachais; du plaisir j’en faisais une chaîne qui le retenait à moi. Mais aujourd’hui je me retrouve seule, sans amoureux, sans même un coup de fil qui aurait signifié que je compte pour quelqu’un… J’osais l’interrompre :

-  Et celui que vous avez attaché, où est-il ?

-  Lui ? C’est sûr que de là où il est il ne peut me téléphoner !

- De qui alors attendiez-vous un appel, un signe ? Pourquoi tant de colère, d’amertume ?

- C’est un tout ! J’ai passé la journée à faire des rapprochements, des constats, à râler, à ranger, à récurer et pour finir à me coucher au beau milieu de l’après-midi pour dormir !

- Avez-vous rêvé ? Non, elle n’avait pas rêvé.

Parce que moi si je me couche c’est avec l’intention de rêver. Rêver pour créer un monde beau, d’où la spéculation serait absente, les sourires authentiques, les attentes comblées, les besoins satisfaits ; les repas savoureusement dégustés, les câlins amoureux, les liens resserrés, les amants aimant partager sans déposséder. L’égoïsme n’existe pas dans mes rêves et souvent l’érotisme y joue sa partition…Un rêve quoi !

Comme à chaque fois Alexia repartit rassérénée ayant compris que l’automne annonce l’hiver avec ses frimas qui la ratatineront. Elle comprit que d’attendre de l’autre était vain, tant qu’elle ne mettait pas son cœur à l’ouvrage du partage. Tant qu’elle se servirait du plaisir comme moyen tyrannique d’asservir. Et moi, j’attendrais le printemps qui ferait réapparaître Alexia comme edelweiss sur le flanc de la montagne.

Prenez soin de vous par les temps qui courent.

Maman, maman, c’est quoi la vie ?

C’est juste vouloir faire des câlins avec toi  ? C’est juste manger du chocolat et jouer avec Réglisse, le chat? C’est pas plus compliqué que ça, la vie ? Hein ! dis, maman ?

 

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Qu’ai-je répondu à mon enfant ? C’est si loin tout ça… La vie au commencement c’est une femme et un homme. Ils se rencontrent, ils s’aiment. Et sèment. De leur amour né le désir. Ou le contraire. Le plaisir s’y ajoute. Désir et plaisir mélangés  sont à l’origine de ta vie, mon fils. Comme devrait l’être chaque vie humaine. Ce n’est pas toujours le cas. Au commencement l’amour devrait présider à la vie. « J’aime ma mère qui m’aime en retour inconditionnellement. »

Alors la vie, c’est le désir d’être en vie, c’est l’envie du plaisir qui en découle. C’est l’espoir d’un monde meilleur et le désespoir de ne pas le voir arriver. C’est la richesse qui se reproduit en circulant dans les canaux du cœur.  Mais c’est aussi la  pauvreté qui envahit les pensées les empêchant d’évoluer.

La vie c’est la mie moelleuse du pain et sa croûte craquante. C’est la glace à la violette dans un petit pot que l’on déguste en marchant. La vie c’est partager un concert de Reggae, improvisé et offert assise sur la pelouse autour de la pinède du théâtre de la mer alors que le vent pousse les nuages dans le ciel. Non, ce soir il ne pleuvra pas. C’est découvrir ensemble une œuvre qui se veut d’art et qui n’est autre qu’une cheminée de neuf colonnes qui attaquent le ciel devant un mur lépreux.  C’est une promenade sur la Promenade alors que la mer s’agite, sa couleur turquoise transformée par la nuit en gris scintillant. La lune est toute ronde  ce soir.

La vie est faite de tristesse, aussi. Avec une autre il s’est barré, laissant son cœur inconsolable et ses yeux tristes de tant pleurer. La vie est frustrations, elles provoquent le manque qui nous oblige  à bouger. Au risque, si l’on restait statique,  d’en crever.

La vie se construit sur des fantasmes. À nous de réinventer nos rêves pour les réaliser. La jalousie n’implique pas l’amour et le croire c’est se duper soi-même.  Et se donner bonne conscience.

La vie c’est un partage. L’autre est le miroir dans lequel on se regarde pour desserrer le nœud  qui nous étrangle.  Entrer en relation pour ne pas oublier que seul nous ne sommes rien. Nous ne pouvons rien. Celui qui dit le contraire n’est pas encore né. Et sa mère, et son père, les aurait-ils oubliés ?

La vie est d’avancer coûte que coûte, léger et insouciant – est-ce encore possible ?  Optimisme quand tu nous tiens, avec toi tout peut changer.  Ployé sous le poids d’une charge à responsabilités, il suffit de changer d’angle de vue  pour chasser le pessimisme et tout recommencer.

La vie c’est s’étonner de choses simples, se réjouir de petits bonheurs. Le réservoir d’essence est vide, qu’importe nous avons des pieds. Apprécier le goût des épices et des cerises, le temps  est trop court pour ne pas s’en régaler. Sourire à la gardienne quand elle nous apporte le courrier. La facture n’émane pas d’elle, le croire serait injustifié.

Et, ne jamais oublier la mort qui nous guette. Le décompte commence dès l’instant où la vie nous agite. Se croire éternel, invincible serait une erreur fatale qui nous tuerait.

« L’érotisme suggère, la pornographie hurle en outrepassant les frontières du goût, elle offusque la sensibilité. »
Cette réflexion d’Yves Salgues dans « Gainsbourg » vient-elle corroborer le peu d’enthousiasme à la participation du dernier sex-o-café ? Est-ce si choquant à débattre de la pornographie? N’y a-t-il pas à apprendre de la distinction que l’on peut en faire avec l’érotisme?
La pornographie est-elle à ce point ressentie comme honteuse, dérangeante,sale, répulsive sans chercher plus loin qu’accepter les idées toutes faites établies sur l’ignorance et l’absence de curiosité ? Doit-on rejeter le mot même qui désigne la jouissance sexuelle provoquée par l’exhibition au premier degré et en gros plan des parties sexuelles – génitales négligeant par ailleurs le corps dans sa fonction érotique ? Par quel biais arrive-t-on à concilier fantasmes/pudeur/jeux érotiques sans faire soi-même la part des choses qui ne peut s’établir que sur le vécu des expériences ? Peut-on qualifier de répugnant un comportement sexuel que l’on ne pratique pas en l’affublant d’adjectifs obscènes, graveleux tout en revendiquant sa pornophobie? Car qu’est-ce-que la pornographie sinon la mise en scène outrageuse et caricaturale de représentations d’actes sexuels? Actes qui en privé n’ont rien de honteux, mais qui rendus publics et exhibés aux regards focalisent sur la génitalité et la performancehors norme des acteurs, entre autre. Mettre le doigt sur l’effet désastreux de la pornographie qui fera tôt ou tard négliger la/le partenaire parce qu’elle n’est qu’un moyen de satisfaire une pulsion, réveiller une excitation qui sans son aide n’existerait pas. Mettre en garde du moment où le recours à la pornographie devient si péremptoire qu’il y a incapacité à s’impliquer dans une relation qui la dépouillera de tout sentiment, de toute émotion en faisant du partenaire un élément superflu, non indispensable et parfois même dérangeant… ou se servant de lui – le partenaire – comme d’un instrument pour assouvir un plaisir insatiable qui transformera à plus ou moins longue échéance la relation intime en une pratique solitaire que même la compulsion masturbatoire ne pourra satisfaire. Ce n’est pas le désir qui est mis en scène dans la filmographie porno mais une surenchère des signes de la jouissance (cris évoquant l’orgasme, partenaires multiples, érections phénoménales qui durent, gros plan sur des giclées de sperme intarissable et sur le plaisir sans fin des femmes…ect…) ayant pour conséquence de réduire la personne à sa seule pulsion sexuelle. La pornographie exige d’être vue, d’être entendue; c’est en cela qu’elle se différencie de l’érotisme.
C’est tout cela dont il a été question au Sex-o-café. Mais aussi la place que tient la pornographie à l’adolescence : de quelle manière les adolescents sont touchés par la pornographie facilement accessible par Internet. Les garçons réagissent en s’identifiant plus facilement que les filles aux acteurs des films porno. Les garçons familiarisés avec leur sexe qu’ils masturbent lient plus aisément l’excitation sexuelle à la vue alors que les filles vont préférer l’imaginaire pour y retrouver l’intériorité de leur organe génital caché. Les jeunes dans la société sexualisée à outrance transformés en consommateurs sont une véritable manne pour faire vendre tout et n’importe quoi…
Judith Reisman qualifie la pornographie visuelle, d’érotoxine. D’après cet auteur la pornographie agit sur le cerveau comme une drogue. Regarder des films X déclenche des poussées d’adrénaline ainsi que des sécrétions de testostérone, d’ocytocine, de dopamine et de sérotonine. Ce véritable cocktail fait de la pornographie un puissant excitant qui provoque flash et euphorie. Elle ajoute que ce n’est pas un excitant sexuel mais un excitant par le fait qu’il mêle la peur, sexe, honte et colère.

Belle fin de journée.