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Posts tagged ‘désir’

 

Pendant ce temps, Éros qui s’est préparé, bien avant le solstice d’été, à réveiller de sa baguette magique Psyché, a fait la règle  de la chasse à l’homme souvent confondue avec la pêche au bonheur. Et à l’amour, spécialité d’Éros.

Comme si le bonheur et l’amour pouvaient être chassés !

Poursuis-le et il t’échappera puisque le bonheur comme le désir est fait d’instants magiques impossibles à  emprisonner. Le désir ne vient pas quand on l’appelle, il surgit au détour d’un mot, d’un regard, d’un geste. Ce même mot, geste, regard qui peut annuler en quelques secondes et au moment décisif de la rencontre, toute la trame fantasmée avant la rencontre. Et l’amour ne jamais transpercer de sa flèche au cœur de l’amant.

La plage presque déserte frisonne sous septembre ; mes seuls pas, effaçant ceux d’un pigeon blanc, marquent le sable d’où l’ami est absent.  Il y avait là, qui n’est plus non plus, la femme, chercheuse de pierres magnifiques qu’elle m’exhibait comme trophées devant le soleil qui les traversait les magnifiant encore ; certaines, la transparence laiteuse, d’autres couleurs bouton-d’or, d’autres encore de lumineux ocre-rouge-cuivre.  Le prochain été ramènera-t-il la chercheuse de pierres ?

La plage est aussi le rendez-vous du marin qui mesure la température de l’eau  « Vous pouvez y aller ! La mer est encore à 24° et sans méduse, aujourd’hui  » Alors je m’engouffre en brasses coulées dans son eau souvent claire à côtoyer les poissons nombreux cette année. Jusqu’à frôler un barracuda de plus d’un mètre aussi gros que ma cuisse. Lui, même pas peur ; moi tétanisée.

Après la nage rivage/ponton et ponton/rivage, ponton qui n’est plus là ce matin, après des allées et venues crawlées dans la crique formée par les masses rocheuses Est/Ouest, la sortie de l’eau bien que topless mais quand même plus vêtue que la « Vénus sortant des flots » de Titien, je m’allonge sur le sable et rêve à ses yeux. Ses yeux bleu-porcelaine et leur profondeur dans laquelle je me plongerais avant d’arriver à la mer.

Et puis, en partage la joie instillée qui lentement se déverse laissant libre ce bonheur fugitif qu’un appel  a suffi à insuffler faisant battre le cœur. Comme un pressentiment. Serait-il la route ? Cette route retrouvée qui  couperait  l’envie de se perdre à nouveau  sur des chemins de traverse…  Retrouver le chemin et suivre la flèche lancée par Cupidon ; ne plus s’immoler  à la pulsion dévastatrice mais s’abandonner au creux de bras forts et tendres à la fois.

Le bonheur ? Il est là, prêt à remplir d’amour le sac de plage bientôt rangé jusqu’à l’année prochaine où nous irons ensemble recréer le mythe d’Éros et de Psyché.

L’amour physique ne suit aucune règle autre que celle de la parfaite bienveillance de l’un pour l’autre(Duyckaerts). L’érotisme suit un rythme qu’un rien détraque (page 256 de « Cette chose là »)

Et vous à  quoi pensez-vous pendant l’étreinte ? Vous laissez-vous envahir par les fantasmes en dérivant  sur la vague de vos rêves ? Échafaudez-vous une tour de béton dans laquelle vous vous enfermez pour être hors d’atteinte? Repassez-vous en boucle tout ce qui vous reste à faire pour le lendemain ? Ne pensez-vous qu’à son plaisir en oubliant le vôtre qui lui en donnerait ? Fantasmez-vous d’être brutalisée pour arriver à la jouissance ? Seriez-vous cette succube qui profiterait du sommeil de son homme pour le séduire parce qu’éveillé il est inoffensif ? Seriez-vous de celles qui simulent pour garder un compagnon, au risque de  le perdre à tout jamais ? Préférez-vous votre propre monde intérieur à la présence d’un homme amoureux ? Vous pensez-vous objet sexuel alors qu’il est fou de vous son seul moyen de le montrer étant de bander ? Et l’utilisation d’un objet sexuel communément appelé sextoy, qu’en pensez-vous ?

Alors que votre amant n’est que raffinement vous arrive t-il de prendre cela pour du vice ? Vous est-il arrivé de vous sentir humiliée par le manque de désir d’un partenaire? Celui-là va trop vite : trois petits coups, trois petits tours, il se retire. Ou bien celui-là qui reste à l’entrée, sans jamais pouvoir pénétrer sa tige étant trop flexible,  pas assez rigide… Et puis certains dont la raideur ne se répand jamais pris dans un priapisme douloureux. Cet autre marqué par l’impuissance sera catalogué par la femme de «pauvre mec.» Et méprisé par elle. A moins que lui impuissant et elle frigide ce couple n’accommode de tiédeur leur problématique qui les soude.  Jusqu’au réveil de l’un d’eux. Catastrophe pour l’équilibre que le  couple avait trouvé dans ce compromis.

Voilà quelques troubles qui sévissent malgré la prétendue libération sexuelle. La difficulté à dire, à parler des véritables entraves à une sexualité épanouie qui au-delà de ce que disent les magazines est toujours tabouisée, bien qu’exposée sans pudeur… Quel monde complexe, ne trouvez-vous pas ?

 

L’amour physique ne suit aucune règle autre que celle de la parfaite bienveillance de l’un pour l’autre (Duyckaerts). L’érotisme suit un rythme qu’un rien détraque (page 256 de « Cette chose là »

La femme frigide ne « supporte pas le climat créé par la présence charnelle de l’autre »(Edita Fried) Elle ne désire rien que l’objet de son rêve.

Et vous à  quoi pensez-vous pendant l’étreinte ? Vous laissez-vous envahir par les fantasmes en dérivant  sur la vague de vos rêves ? Échafaudez-vous une tour de béton dans laquelle vous vous enfermez pour être hors d’atteinte? Repassez-vous en boucle tout ce qui vous reste à faire pour le lendemain ? Ne pensez-vous qu’à son plaisir en oubliant le vôtre qui lui en donnerait ? Fantasmez-vous d’être brutalisée pour arriver à la jouissance ? Seriez-vous cette succube qui profiterait du sommeil de son homme pour le séduire parce qu’éveillé il est inoffensif ? Seriez-vous de celles qui simulent pour garder un compagnon, au risque de  le perdre à tout jamais ? Préférez-vous votre propre monde intérieur à la présence d’un homme amoureux ? Vous pensez-vous objet sexuel alors qu’il est fou de vous et son seul moyen de le montrer est de bander ?

Alors que votre amant n’est que raffinement vous arrive t-il de prendre cela pour du vice ? Vous est-il arrivé de vous sentir humiliée par le manque de désir d’un partenaire? Celui-là va trop vite : trois petits coups, trois petits tours, il se retire. Ou bien celui-là qui reste à l’entrée, sans jamais pouvoir pénétrer sa tige étant trop flexible,  pas assez rigide… Et puis certains dont la raideur ne se répand jamais pris dans un priapisme douloureux. Cet autre marqué par l’impuissance sera catalogué par la femme de «pauvre mec.» Et méprisé par elle. A moins que lui impuissant et elle frigide ce couple accommode de tiédeur leur problématique qui les soude.  Jusqu’au réveil de l’un d’eux. Catastrophe pour l’équilibre que le  couple avait trouvé dans ce compromis.

Voilà quelques troubles qui sévissent malgré la prétendue libération sexuelle. La difficulté à dire, à parler des véritables entraves à une sexualité épanouie qui au-delà de ce que disent les magazines est toujours tabouisée, bien qu’exposée sans pudeur… Quel monde complexe, ne trouvez-vous pas ?

Avez-vous trouvé de beaux œufs dans le jardin des délices ?

coccinellebrancheenfleur

Je vous propose un jeu qui consiste à écrire un scénario au fur et à mesure des acteurs en présence et en scène. Autrement dit : vous ne projetez rien, mais attendez qu’il  soit chez vous près de vous. Vous n’attendez rien…Et de surcroit vous aurez !

La seule chose que vous êtes autorisée à mettre en place est le décor : pensez à certains éléments qui rendront l’atmosphère légère. Ici une fleur ; là des serviettes d’invités ; le choix d’un thé ou d’un bon café que vous lui proposerez (selon l’heure de son arrivée) ; cela s’appelle l’accueil. Vous mettrez tout ce qui vous semble bon pour accueillir cet ami que vous n’avez pas vu depuis longtemps et qui a certainement changé… Qui ne correspond plus tout à fait à la photo du dernier mail pas plus qu’à l’image que vous en avez gardée.

L’histoire s’écrit à partir de maintenant. Il se peut que certains souvenirs refassent surface que vous jugerez opportun ou pas de les évoquer. Ressentez l’ambiance qui règne en sa présence. Tout en restant dans l’instant, consciente des émotions qui vous traversent, soyez attentive à vos impressions ; sans focaliser sur la première impression, sachez en tenir compte ; c’est toujours la bonne…

Et puis viendra la première soirée qui dépendra elle aussi de l’atmosphère de vos retrouvailles et là vous saurez votre désir  – ou non – et le sien, votre envie de partager ou pas…

Quant à dormir ou non ensemble, puisque jamais vous n’avez consommé,  laissez vous guider par cette première impression, elle déterminera le choix que vous lui proposerez : « Où veux-tu dormir ? Avec moi ? (si vous en avez envie, seulement.)  Seul sur le canapé ? »

De l’humour à saupoudrer comme une épice ; de la gaieté transmise par la dopamine. Laisser le naturel revenir au galop en étant vous-même (vous pouvez me dire « si seulement je savais qui je suis ! »)

Quoiqu’il en soit, dans l’interprétation, jouez la spontanéité ; ne sur-jouez pas ; ne faites pas ce dont vous n’avez pas envie pour seulement faire plaisir à l’ami, cela se sentirait, mettrait des fausses notes dans la partition. Acceptez sans les nier le plaisir, le désir; soyez respectueuse de vous-même…

N’anticipez pas les minutes d’après ; restez là, présente à l’instant et tout se passera bien.

Ainsi vous écrirez l’histoire au fur et à mesure. Et si un mot, une phrase sort spontanément et quelle vous semble inadéquate au sujet, au moment, à l’idée que vous vouliez exprimer … qu’à cela ne tienne vous avez le droit de poser la question tout haut « mais pourquoi j’ai dit ça ?! » en rire et en discuter avec lui.

Pour les repas lui proposer de vous accompagner en continuant la conversation pendant que vous préparez ou mieux l’inviterez à mettre la main à la pâte ; donnez lui un « truc à faire », c’est un bon test qui donnera un idée de sensualité…

L’enfant : Vous ferez les présentations de votre ami à votre enfant. «Marc est mon ami, je le connais depuis … il est venu me voir et va rester quelques jours avec nous. Présenter votre enfant à Marc : « voilà ma perle… » Là vous pourrez remarquer: Est-il attentionné ?Lui demande-t-il son âge ? S’intéresse t-il à l’enfant, à l’école, à ses jouets ? Au moment de dormir couchez votre enfant comme d’habitude avec la routine habituelle, (câlin, histoire…) et revenir vers Marc.

Projeter un futur heureux ne le fera se réaliser comme tel qu’en vivant un « ici et maintenant » heureux. Rappelez-vous « le futur est le résultat du passé qui lui-même se vit au présent » Si maintenant vous êtes confuse le futur le sera aussi. C’est aussi simple que ça. Demain n’existe pas, dans l’absolu. Demain me rappelle toujours ce dessin : une pancarte dans un magasin sur laquelle était écrit « demain on fait crédit ». Une manière comme une autre de dire que demain n’existe pas plus que l’achat à crédit.

C’est difficile de discipliner son esprit ; il est comme un cheval jeune et fou ; de plus nous ne sommes pas arrivés à l’état de Sagesse ; là encore il faut du temps pour canaliser nos pensées, nos émotions… Tous les jours une certaine pratique vécue avec douceur est une bonne manière d’arriver à être en paix avec soi-même.

Prenez soin de vous.

Pleine Conscience

Entre mes jambes repliées en lotus je posais le combiné du téléphone et essayais de me reposer quelques instants, tout en méditant sur ce que je venais de lire – Le Trou. Le trou sur lequel viennent se poser régulièrement les objets pulsionnels. Sur ce trou dans l’image, en référence au miroir évoqué par Lacan vient se poser petit « a » cause du désir. Ma pensée partit dans le jeu de mot que mon imagination transforma en  con biné. Mon con à moi n’avait pas été biné depuis des lustres où je m’accrochais pour ne pas sauter sur le premier apollon venu. Heureusement les apollons ne courent pas les rues ce qui me permet de rester à ma place. Mon con qui n’avait pas été biné depuis longtemps faisait de mon jardin intime une friche. A l’origine du mot grec hystéricon, le con veut dire sexe de femme ; le verbe biner quant à lui me rappela ma grand-mère maternelle qui régulièrement partait dans son potager avec un petit binoir pour aérer la terre autour des salades…

C’est à ce moment là de ma réflexion que le combiné se mit à vibrer entre mes cuisses transformant  en sextoy vibrant cet objet de communication. Et vous savez quoi ? A  l’autre bout du fil, un amoureux, heureux enfin de pouvoir me joindre, me proposa de venir me retrouver quelques jours afin d’aérer mon potager.